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lundi 22 avril 2019

Les Gilets jaunes ont repris leur souffle lors de l'Acte XXIII...

Plus de 98.000 manifestants en France, le samedi 20 avril 2019

27.900 manifestants
 seulement en France, dont 9.000 à Paris, selon l'Intérieur, objectivement...


L’image contient peut-être : texte
Les perroquets de l'AFP, LCI et Le Figaro, CNews et RTL ou Europe 1 et 20 minutes
négligent le Nombre jaune: le 'politiquement correct' leur interdit
le pluralisme

La presse malveillante ne prend pas en compte les appels tournants à manifester.
Pour l'Acte XXII, les villes des principaux rassemblements étaient Toulouse, Lyon et Bordeaux.
Les media pro-Macron ont donc mis en valeur la participation à ...Paris, au détriment des régions.


La désinformation est liée au choix de la ville référence. Or, cette fois, Paris était la ville privilégiée par les Gilets jaunes. BFMTV reproduit sa manipulation habituelle : "ces chiffres de mobilisation [qui plus est produits par le gouvernement], indiquent une légère baisse de la mobilisation sur l'Hexagone par rapport à la semaine dernière."  Ce n'est que subsidiairement que la chaîne privée consent à citer Paris, où "il y avait quasiment le double de manifestants"... 

"Ces chiffres officiels sont régulièrement contestés par les manifestants," commente BFMTV. 
Une occasion manquée par la chaîne des hommes d'affaires Patrick Drahi (principal actionnaire de l'opérateur français Altice France, elle-même propriétaire de plusieurs media, dont Libération, L'Express, BFM TV et RMC) et Aalin Weill (président des chaînes de radios RMC et BFM Business, de la chaîne de télévision BFM TV et du Groupe 01, ainsi que PDG du groupe SFR) d'informer complètement - équitablement - leur public du comptage du 'Nombre jaune'...


gilets jaunes paris

BFMTV ne cite pas le comptage alternatif du 'Nombre jaune' (ci-dessus).
La Voix de son Maître Macron ne connaît que les chiffres du gouvernement et les martèle: "Pour ce 23e week-end de mobilisation, environ 27.900 gilets jaunes étaient rassemblés ce samedi dans toute la France, selon les chiffres communiqués par le ministère de l'Intérieur. Dans la capitale, ils étaient environ 9.000." Le commentaire a disparu : il faisait en effet état d'un doublement de participation. Difficile par ailleurs de pointer un essoufflement...

BFMTV poursuit sa manipulation des chiffres: "au niveau national et alors que certaines figures du mouvement avaient évoqué un "ultimatum 2" pour frapper fort [sic], la mobilisation enregistre une légère baisse en comparaison de la semaine dernière. Du déjà dit, en titre et en amorce, mais il faut bien persuader le public.  "A Paris en revanche, il y avait plus de manifestants en comparaison des 5.000 recensés lors de la 22e journée des gilets jaunes". 

Ce pilonnage de 'fake news' vise à décrédibiliser le 'Nombre jaune'.
Quand BFMTV évoque finalement le chiffrage du collectif de Gilets jaunes (le Nombre jaune est opérationnel depuis l'acte VII), la chaîne commerciale indique une tendance inverse : il y avait ainsi, selon le "Nombre jaune", 101.125 protestataires partout en France. Soit une légère hausse face aux 91.276 la semaine dernière.
Lorsque le Nombre jaune aura l'honnêteté de rectifier les chiffres de cette "mobilisation record" [...] "avec toutes nos excuses", et d'affiner son chiffrage définitif "inférieur à notre première estimation", BFMTV ne relaiera pas....

BFMTV claironnera des chiffres d'intimidation des mécontents

Deux reporters indépendants ont été interpellés par la police à Paris, le 20 avril. 
Le Syndicat national des journalistes et Reporters sans frontières ont dû se mobiliser pour défendre la liberté d'informer
"227 interpellations à Paris à 19h, plus de 20.000 contrôles préventifs"...
Une bonne partie de ces interpellations ont été réalisées en raison du port de matériel interdit, avant que les violences ne démarrent aux alentours de la place de République.
Selon un communiqué du ministère de l'Intérieur, les forces de l'ordre ont procédé à l'interpellation de 227 personnes dans les rues de [la] capitale [bien qu'elles se mettent à deux pour rédiger 10 lignes, ni Mélanie Vecchio, ni Juliette Mitoyen ne se relit...] à 19h, ce samedi". 
Les deux journalistes (?) se contentent de diffuser des chiffres : "Au moins 160 ont été placées en garde à vue. Sur l'ensemble du territoire, 249 personnes ont été interpellées, donnant lieu à 182 gardes à vue. Ces deux jeunes négligentes auraient-elles plutôt leur place au service compta ? Aux stats, ce serait moins risqué : elles sont faites pour tromper...

Et ça continue... "En tout, la police parisienne a procédé à plus de 20.000 contrôles préventifs ce samedi, avant que quelques heurts ne se produisent sur le chemin de la manifestation, de Bercy à la place de la République.

La vraie sottise de la paire de journalistes aura été de rappeler la dramatisation de l'Acte XXIII, par anticipation.

"Pour cette nouvelle journée de mobilisation, les autorités craignaient de violents débordements.  Or, ce rappel est un peu court. Dans la doublette, en avait fait des tonnes puisque, vendredi, Christophe Castaner avait annoncé le déploiement de 60.000 policiers et gendarmes sur l'ensemble du territoire.
Il n'avait d'ailleurs pas fait que ça, en termes d'intimidation des potentiels manifestants :
Juliette Mitoyen
Trouver la nouille
"Christophe Castaner a affirmé ce vendredi que les "casseurs" seraient au rendez-vous samedi, alors que de nombreux appels à un "ultimatum 2", principalement dans la capitale[ah bon?], ont été lancés sur les réseaux sociaux. 
60.000. C’est le nombre de policiers et gendarmes qui seront mobilisés dans toute la France ce samedi [nombre à nouveau disproportionné qui explique la saturation des policiers], pour la 23ème journée de manifestation des gilets jaunes, a annoncé Christophe Castaner. Leur but : "assurer la sécurité des Français et garantir la liberté de manifester sans danger", selon le ministre de l’Intérieur. [Ainsi, la sécurisations des commerces et des  commerçants les plus exposés aux anti-capitalistes n'était-elle pas prise en compte] 
Lors d’une conférence de presse ce vendredi, Christophe Castaner a également affirmé que "les casseurs seront de nouveau au rendez-vous" et aurait [si ce sont "les casseurs", Juliette, ça donne "auraient" : deux accords corrects d'affilée, c'est trop demander à l'"élite"!] selon lui pour but de "reproduire le 16 mars". Pour rappel, des boutiques des Champs-Elysées avaient été saccagées et incendiées par des casseurs lors de cette 18ème journée de mobilisation des gilets jaunes [rappelle à tout hasard Juliette, à moins qu'elle ne fasse oeuvre d'intimidation à l'instar du fêtard de Beauvau].

Un "ultimatum 2" à Paris?

A Paris, plusieurs secteurs tels que les Champs-Elysées [au bas desquels se trouvent le palais présidentiel et le magasin de souvenirs de Brigitte] ou les abords de Notre-Dame seront interdits aux manifestations samedi, mais le ministre de l’Intérieur craint tout de même de nombreux débordements dans la capitale et en région, alors que de nombreuses pages Facebook appellent à un "ultimatum 2" samedi, après "l’ultimatum 1" qui s’était tenu le 16 mars dernier.
"Acte 23 Ultimatum 2 Appel National Et International Tous A Paris", "Acte 23: Paris Ultimatum Et Révolte Du Peuple !", "RDV à l’Elysée"... Beaucoup de groupements de gilets jaunes appellent à faire de Paris la capitale du mouvement ce samedi. [Plus haut, BFMTV n'avait pas gardé cette réalité à l'esprit...]
Des groupes de région ont également lancé des appels pour se regrouper dans la capitale lors de cette 23ème journée de mobilisation, via des pages Facebook intitulées "Acte 23 Ultimatum: Le Grand Sud Envahit Paname !" ou encore "Acte 23 - Ultimatum 2 - Toute la Normandie à Paris !". Pour faire court, le benêt de Beauvau et son berger Lallement se sont fait rouler dans la farine !]

Deux manifestations interdites à Paris 

Le 28 mars, Eric Drouet, figure controversée [jusqu'ici "médiatique"] du mouvement des "gilets jaunes", avait déjà appelé à une mobilisation de grande ampleur le 20 avril, une fois le grand débat terminé. Dans une vidéo, il interpellait le président de la République et le ministre de l'Intérieur en leur demandant “d’organiser la sécurité” de la manifestation.
Le préfet de police de Paris a par ailleurs annoncé avoir interdit deux manifestations, dont le trajet initial prévoyait un départ depuis le secteur de Bercy, dans l'est de la capitale pour rejoindre les Halles ou la place de l'Etoile.
Toulouse, Montpellier, Bordeaux
Lors de sa conférence de presse ce vendredi, Christophe Castaner a également déclaré que les "casseurs" seraient aussi présents dans d’autres villes françaises, "à Toulouse, à Montpellier, à Bordeaux". De nombreux événements Facebook pour manifester en province - dans ces villes et dans d'autres - à destination des gilets jaunes ne désirant pas se rendre à Paris ont en effet été créés.
Samedi 13 avril, lors de la 22ème journée de mobilisation des gilets jaunes, Toulouse avait été le centre du mouvement. De nombreux débordements et incidents avaient eu lieu. [Les petites comptables de BFMTV ne connaissent que les heurts et la dramatisation: si tout se passe bien à Marseille, deuxième ville de France, ou Lille, c'est sans intérêt...]
L'inconnue Notre-Dame
La situation risque d’être d’autant plus tendue samedi qu’il s’agira du premier jour de manifestation des gilets jaunes depuis l’incendie de Notre-Dame [la bienveillance et le respect auraient inspiré un raisonnement inverse à une presse républicaine]. Alors que de nombreuses entreprises et familles de milliardaires françaises [en euros ou en francs ?] ont d’ores et déjà promis des centaines [seulement deux] de millions d'euros  de dons pour aider à la reconstruction de la cathédrale, de nombreuses voix s’élèvent, notamment chez les gilets jaunes [sur quelle étude précise ce "notamment" est-il fondé ?], pour dénoncer la rapidité avec laquelle ces grandes fortunes promettent de telles sommes d’argent à l’heure où le pays connaît une crise sociale et politique de grande ampleur. [Juliette Mitoyen n'effectue-t-elle pas une sortie de route en passant la ligne blanche du sujet des Gilets jaunes, ou plus exactement des casseurs anarchistes en noir? On revient à la question si vous le voulez bien ?]
Mais Mitoyen poursuit son hors piste. Le préfet de police Didier Lallement a affirmé ce vendredi que les projets de rassemblement de "gilets jaunes" aux abords de Notre-Dame relevaient de la "pure provocation". [Les a priori de notre Juliette, si libre et indépendante soit-elle bien évidemment, prennent leur source dans une conception de la 'présomption d'innocence' qui n'est pas dans la culture de ce petit préfet de police de province qui n'enraya rien à Bordeaux, ville qui a retrouvé le calme avec son départ ! Mais elle n'est déjà pas celle de Castaner]
A noter qu’Emmanuel Macron, qui devait s’adresser aux Français en début de semaine pour présenter des mesures prises par le gouvernement à la suite du Grand débat national, n’a finalement pas pris la parole en raison de l’incendie qui a frappé la cathédrale. Le président de la République n’a donc toujours pas fait d’annonce en réponse aux demandes des gilets jaunes, qui commencent à s'impatienter. Juju a retrouvé la ligne directrice, mais réduire l'impatience des Français à celle des Gilets jaunes paraît 

samedi 19 janvier 2019

Le Grand débat national ne fait pas taire les Gilets jaunes dans la rue, encore ce samedi

Zappés par Macron dans ses débats avec les maires, il leur reste la rue pour s'exprimer

Les manifestants ne subissent pas de provocations et peuvent maîtriser la mobilisation



Partout plus nombreux encore en France que pour l'Acte 9, des milliers de "gilets jaunes" manifestaient samedi pour leur dixième journée d'action, une mobilisation particulièrement scrutée quelques jours après le lancement par Emmanuel Macron d'un "grand débat national"  qui ne vise qu'à servir sa cause en tentant de contrecarrer un mouvement social inédit qui perdure depuis dix semaines.
A Paris, le cortège parti à la mi-journée dans le calme des Invalides, le point de rendez-vous principal annoncé sur les réseaux sociaux, avait atteint la place d'Italie à 14h30, avant de retourner d'un bon pas au point de départ.
"Je gagne 4.000 euros par mois, j'ai trois voitures et deux motos, tout va bien pour moi. Mais je suis mobilisé depuis le début car je ne peux plus supporter de voir les jeunes autour de moi qui ne peuvent pas vivre correctement", dit Eric, 58 ans, électrotechnicien de Nemours.

Dans la capitale, à Rennes, Bordeaux ou Montpellier, des pancartes affichaient "le roi Macron et sa cour déconnent", "On n'arrête pas l'histoire avec des flashball" ou "60 milliards d'euros par an d'évasion fiscale"
Les manifestants scandaient "Macron démission" et "Castaner, nique ta mère", un slogan devenu courant ces dernières semaines.

Bordeaux, peu habituée aux manifestations aussi longtemps que Juppé ne s'est pas grillé avec Macron, a vu converger plus d'un millier de personnes. Initiative prise par le gouvernement sous la pression des Gilets jaunes, le grand débat qui doit durer deux mois, "ne changera rien" face à un président qui "méprise le peuple," se désole Michel Garriga, retraité de 68 ans

A Grenoble, 1.500 personnes défilaient dans le calme.
Ils étaient 2.000 à Belfort, venus d'Alsace, des Vosges ou de Franche-Comté, encadrés par des forces de l'ordre qui n'ont plus pour consigne de frapper fort.

Beaucoup réclament un "référendum d'initiative citoyenne", "plus de démocratie".
Dans la foule, à Rennes, le dos d'un manifestant prévient: "Injustice fiscale, colère sociale".

L'ambiance était globalement bon enfant. 
A Paris, pour la première fois, les manifestants restaient groupés sur le parcours annoncé. D'autres rassemblements sont également annoncés à travers le pays, à Toulouse, Marseille, Lyon, Saint-Etienne, Roanne, Valence, Clermont-Ferrand, Montélimar, Dijon, Nevers, Montceau-les-Mines, Toulon, Avignon...

A la mi-journée, douze interpellations avaient eu lieu dans la capitale, "essentiellement pour port d'arme prohibé", selon la préfecture de police. Les précédents samedis avaient très vite été émaillés de heurts au vu du déploiement de forces de l'ordre déterminées à intimider et interpeller. 

L'exécutif a mis en place un dispositif d'ampleur comparable au week-end précédent, soit environ 80.000 policiers et gendarmes en France, dont 5.000 à Paris.

Les autorités s'attendent à une mobilisation "au moins égale à la semaine dernière"
, selon une source policière. 

Jusqu'ici, le mouvement était soumis au seul comptage officiel du ministère de l'Intérieur. Ainsi,
samedi dernier, 80.000 manifestants avaient été recensés, sans contrôle possible, loin des centaines de milliers rassemblés en novembre ou décembre, du fait de la trêve des confiseurs et de consigne de respect des commerçants.

Cet acte 10 est motivé par une source de griefs de plus: la semaine a en effet été marquée par une vive polémique sur l'usage du lanceur de balle de défense (LBD) par les forces de l'ordre et les blessures graves subies par de nombreux manifestants atteints au crâne, notamment à l'oeil, et hospitalisés dans un état préoccupant.
Vendredi, à la veille de la mobilisation, Christophe Castaner a pourtant encore défendu son usage lors des opérations de maintien de l'ordre. Sans cette arme, les forces de l'ordre n'auraient plus d'autre option que le "contact physique" et il y aurait "beaucoup plus de blessés", a librement commenté le demi-ministre de l'Intérieur. 
Il nie aussi les violences policières, se déclarant "sidéré" par les accusations, malgré certaines vidéos qui montrent un usage du LBD, sans menace immédiate sur le tireur et néanmoins visant la tête. Face à la controverse, les policiers de l'Ain porteurs de LBD lors de manifestation de Bourg-en-Bresse seront aussi équipés de "caméras-piétons".

Des femmes "gilets jaunes" appellent à une manifestation à Paris, dimanche, inspirée par l'événement pacifique qu'elles avaient déjà organisé avec succès le 6 janvier. 
Dimanche verra également l'arrivée d'un "gilet jaune" moins connu dans la capitale: José Manrubia. Parti d'Arles (Bouches-du-Rhône) le 16 décembre, cet artiste plasticien rallie Paris à pied après 34 jours de marche. Pour lui, malgré le grand débat lancé par Emmanuel Macron, pas question de désarmer sans l'instauration du référendum d'initiative citoyenne (RIC).

Le référendum d'initiative citoyenne, "c'est la revendication principale de 90% des ronds-points", estime-t-il. "Après 40 ans d'une politique de droite ou de gauche où les intérêts privés ont prévalu sur l'intérêt général, on veut pouvoir prendre en main notre destinée." Clairement, l'arrivée de représentants de la société civile - des blancs-becs ou des arrogants et les deux - n'a réussi qu'à exacerber la colère populaire.

Sourd à cette revendication du RIC, bien que bien-entendant, le chef de l'Etat privilégie le "débat national" qu'il a lancé cette semaine avec deux shows retransmis sur la longueur par les chaînes d'information en continu lors de déplacements hautement sécurisés en régions, dans des communes connues de ses proches, notamment de Lecornu, dans l'Eure. Pouvoir d'achat, fiscalité, démocratie et environnement: avec ces quatre thèmes exclusifs, le président espère répondre à tous les mécontentements.

Depuis ce samedi 19 janvier, les Gilets jaunes sont en mesure d'effectuer  leur propre décompte
 sur une page Facebook intitulée "Le nombre jaune".

Il reste encore à créer un institut non commercial susceptible d'offrir des études indépendantes et dont les responsables ne se pavaneront plus sur toutes les chaînes de radio et de télévision pour offrir leurs commentaires militants, tout en se défendant de tout conflit d'intérêts.