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jeudi 27 juin 2019

Les gilets jaunes ont-ils sauvé Macron du naufrage ?

Le président de la République doit son salut au "grand" débat national, donc aux Gilets jaunes, explique Bruno Retailleau

Les Gilets jaunes ont offert à Macron son costume de "candidat talentueux"

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"Il s'est mis en scène," observe 
le sénateur LR
Le chef de file des Républicains au Sénat a évoqué les derniers mois d'Emmanuel Macron au pouvoir, déclarant que le mouvement social de l'hiver a favorisé la "résurrection" du locataire de l'Elysée dans l'opinion. "L'histoire contemporaine retiendra que les gilets jaunes ont sauvé du naufrage Emmanuel Macron", a commenté Bruno Retailleau sur CNews, jeudi 27 juin.
Selon le sénateur, les épisodes de grogne sociale et de violences lui ont "permis d'apparaître comme le chef de l'Etat détenteur de l'autorité de l'Etat". Dans ce contexte, "il est redevenu un candidat talentueux qu'il est.  
"Les Français jugeront Emmanuel Macron aux résultats que sa politique produira", a t-il conclu.

vendredi 12 avril 2019

Grand débat : Macron, Blanquer et Castaner chutent dans les sondages

Les marioles  perdent la face dans les sondages de confiance

Le président et ses ministres semblent payer leurs mensonges lors du Grand débat national





En avril, le gouvernement n’a pas la cote. 
Un sondage Ifop (pourtant) commandé par les macroniens primaires de Paris Match et Sud Radio indique une nette baisse de sympathie pour Emmanuel Macron et certains de ses ministres, très manipulateurs ces derniers temps.
Les ministres "de droite" s’en sortent mieux

C’est Jean-Michel Blanquer qui perd le plus de terrain, et semble payer sa réforme sur l’école qui passe mal chez les enseignants. Crédité de 29% d’opinions favorables, le ministre de l’Education nationale perd neuf points par rapport au précédent sondage.

Derrière lui, Emmanuel Macron lâche cinq points et culmine à 34% d’opinions favorables. Ce qui supposerait qu'il soit remonté un jour à 39%... La mauvaise gestion fallacieuse du "grand" débat national ne serait pas seule en cause. 

Les ministres François de Rugy, Marlène Schiappa et Christophe Castaner sont également sanctionnés dans ce sondage, perdant respectivement cinq, quatre et trois points. 

Au gouvernement, seuls les ministres issus de la droite Edouard Philippe (46%, +2), Bruno Le Maire (43%, +3) et Gérald Darmanin (31%, +1) se maintiennent à flots. 

Bellamy, le choix gagnant de Wauquiez pour LR ? 

A droite justement, Laurent Wauquiez connaît une progression fulgurante puisqu’avec un score de 36% :  il gagne huit points par rapport au précédent sondage. Une façon de récompenser son choix d’avoir nommé François-Xavier Bellamy comme tête de liste LR aux européennes ? 
En tout cas, il parvient à rallier à lui 72% (+4) des sympathisants LR, faisant ainsi jeu égal avec Valérie Pécresse et presqu’aussi bien que Xavier Bertrand (76%) et l’imbattable Nicolas Sarkozy qui culmine à 87% de bonnes opinions à droite ! 

Macron n’a plus de réserve à gauche.
Du côté du Rassemblement national, Marine Le Pen émarge à 29% et gagne cinq points. Elle progresse ainsi de 12 points chez les Républicains et de trois points dans son propre parti. Néanmoins, cette embellie ne lui permet pas de battre Emmanuel Macron, dans un duel virtuel testé par l’Ifop. L’entreprise commerciale de sondage estime qu’elle est toujours largement devancée par le président de la République, ne récoltant que 29% d’opinions favorables contre 61%. 
Quant au duel Macron/Mélenchon, il tourne également à l’avantage du chef de l’Etat (48% contre 45%).

Le match Macron/Wauquiez est bien plus serré puisque les deux hommes ne sont séparés que de quatre points dans l’opinion (47% contre 43%). On notera cependant que dans l'hypothèse devenue probable de cette confrontation, la gauche choisirait… le président des Républicains ! 

"Grand" débat : Jupiter va adresser aux gueux ses conclusions

Le nouveau 'one-man show' de Macron serait pour le début de semaine prochaine 

Après trois mois de déplacements sous haute surveillance et de débats encadrés avec des élus consentants, des militants non représentatifs de l'ensemble de la population et des enfants des écoles
Macron doit tirer les conclusions d'une concertation, dont on sait que la synthèse est remontée pervertie et tronquée.

La place des enfants est en classe et pas dans une parodie d'assemblée délibérative, souligne le professeur J.-P. Brighelli
Macron devrait dresser son bilan de la consultation sur-mesures que les Gilets jaunes ont suscitée, mais qu'ils auraient voulue sincère. L'intervention jupitérienne devrait avoir lieu avant mardi, dès dimanche ou lundi, mais pas plus que pour les remaniements au gouvernement, Macron n'est le "maître [ponctuel] des horloges" qu'il prétend. "Ce sera en début de semaine prochaine, mais rien n’est arbitré à ce stade pour le reste", commente de son côté l’entourage du Président dans Le Parisien. En somme, vous verrez bien! "Il va surprendre, ce sera un bon coup. Il va être disruptif, scotcher tout le monde", affirme un "marcheur historique", soit fantasmé, soit honteux, mais amateur de "one-shot". Pour cet admirateur inconnu, l'Histoire de France aurait commencé il y a seulement trois ans.

Une intervention depuis l'Elysée ou le Fouquet's (fish & chips, 31 euros)

"Le chemin qui tient la corde [sic] pour le moment, c'est
une intervention solitaire et solennelle dimanche soir ou lundi soir à l'Elysée. Cela sera suivi d'une explication plus longue dans un entretien. Emmanuel Macron a assez envie de s'exprimer dans la presse quotidienne régionale parce que ça lui parait correspondre au mouvement des Gilets jaunes. Des télés et des radios ne sont pas exclu(e)s", a expliqué Jean-Michel Apathie [selon France Info, pour 'Aphatie'] jeudi matin sur Europe 1. "Je parlerai au début de la semaine prochaine et je ne dirais [selon ce même service public de qualité, pour "dirai"] pas tout d'une seul coup", a également confié Emmanuel Macron à des proches.

Le chef de l'Etat prendra des décisions immédiates qui seront "puissantes et concrètes"

Résultat de recherche d'images pour "grand debat national EHPAD"
Grand débat national à Saint-Brieuc, à l’Ephad des Filles du Saint-Esprit 
Tel est l'engagement qu'a pris pour lui Edouard Philippe devant l'Assemblée mardi
Même qu'il va ouvrir des "grands chantiers" lors de son intervention prévue dans les jours à venir. Ces "grands chantiers", que le Premier ministre n'a pas détaillés... 

Macron sera attendu sur les points qu'il a lui même définis :

  • Comment mieux accompagner les Français dans leur vie quotidienne pour se loger, se déplacer, se chauffer ?
  • Comment rendre notre fiscalité plus juste [notamment l'ISF], plus efficace, plus compétitive et plus lisible ?
  • Comment faire évoluer la pratique de la démocratie et de la citoyenneté ?
  • Comment faire évoluer l’organisation de l’Etat et des services publiques [publics] pour les rendre plus proches des Français et plus efficaces ?
Ces chantiers d'envergure concerneront "les sujets qui devront faire l'objet d'une concertation". La semaine prochaine, Emmanuel Macron devrait également évoquer les questions de fiscalité, les services publics et l'urgence climatique. 
Or, le 10 décembre en Conseil des ministres, les quatre questions majeures sur lesquelles le président avait autorisé les Français à débattre - pour sortir de la crise sociale incarnée par les Gilets jaunes - étaient : la transition écologique, la fiscalité, la démocratie et la citoyenneté, l'organisation de l'Etat et des services publics. 
A-t-il ouvert ce débat qui devait "redonner la parole aux Français sur l’élaboration des politiques publiques qui les concernent" [...], permettant "à chaque Français de faire part de son témoignage, d’exprimer ses attentes et ses propositions de solutions" ? Il semble bien qu'au contraire, Macron n'a pas évolué, puisque l'un des thèmes n'est plus évoqué : il se serait même plutôt replié...

lundi 25 mars 2019

Fonction publique: suppression de 120.000 postes d'ici trois ans

Un objectif "tenable", se félicite Guérini (LREM

L'AFP parle de "réductions"

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Macron, Jupiter ou Jivaro, réducteur de têtes ? 
"Réduire de 120.000 le nombre de postes de fonctionnaires dans le cadre du projet de réforme de la fonction publique". Ces suppressions seront examinées mercredi en conseil des ministres mais, lundi, le délégué général de La République en marche, LREM, Stanislas Guerini y voit déjà un objectif "tenable".

Ce chiffre est en accord avec le souhait de davantage de service public exprimé par les Français dans le cadre du grand débat nationala estimé Guérini sur France 2. Il ne faut donc rien attendre de la synthèse des requêtes et propositions des Français qui se sont prêtés au jeu. 
"120.000, c'est toujours le chiffre que l'on essaiera de tenir", a-t-il par la suite nuancé. 
En fait, un rétropédalage : "Mais ce n'est pas l'alpha et l'oméga de la réforme de la fonction publique. L'alpha et l'oméga de la réforme de la fonction publique, c'est de repenser la façon dont on rend les services aux Français", a-t-il ajouté.

Moins de services publics, mais plus de sens, de proximité et de qualité !
"Il faut donner aussi plus de sens aux fonctionnaires dans leur travail, plus de souplesse, une meilleure organisation. C'est ça l'objectif de la réforme de la fonction publique.
Et ensuite, parce qu'on a pensé la qualité des services, alors on peut voir comment on peut être plus efficace et donc avec moins de fonctionnaires", a-t-il martelé.

Objet de profonds désaccords entre syndicats et gouvernement, le processus de consultation sur ce projet de loi est clos mi-mars.
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Le texte prévoit notamment une refonte, comme dans le privé, des instances de dialogue social, un recours accru aux contractuels, une plus grande individualisation de la rémunération, ainsi que des mesures pour "favoriser la mobilité" des agents (à La Poste, les personnels ne sont-ils pas déjà nomades?), qui s'inscrivent dans l'objectif gouvernemental de réduction des effectifs de 120.000 postes d'ici à 2022.

Sept syndicats de fonctionnaires appellent à une journée de grève et d'actions le 9 mai pour protester contre ce projet de réforme, qui selon eux "tourne le dos aux principes de la fonction publique".

L'adoption du texte par le Parlement est programmée "d'ici à la fin du premier semestre", selon le gouvernement.

samedi 23 mars 2019

Jouanno pointe l'instrumentalisation du "grand débat" par Macron à des fins électorales

Le gouvernement confond "débat public et campagne électorale," dénonce la présidente de la Commission nationale du débat public 

L'ancienne karatéka ne lâche pas prise


L'ancienne auteure d'un rapport sur le travail frontalier pour le ministère du Travail et de l'Emploi de la socialiste Martine Aubry en 1992 avait dû se retirer de l'organisation du grand débat après que son salaire mirifique a filtré dans la presse.
En qualité de présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP), ses attaques renouvelées contre le grand débat national font d'autant plus mouche que cette nomination "n'est probablement pas étrangère à son appel au rassemblement autour d'Emmanuel Macron après son élection," estime Capital, Bien qu'elle ait renoncé à piloter le grand débat, confié à deux membres du gouvernement, Emmanuelle Wargon et Sébastien Lecornu. 

Le premier clash remonte à janvier 2019.
Elle est alors l'objet d'une polémique sur le montant de son salaire de 176.000 euros bruts annuels qu'elle touchera en 2019 en tant que présidente de la CNDP, soit 14.666 euros bruts mensuels, une rémunération proche des 15.410 euros touchés chaque mois par le premier ministre et le chef de l'Etat, preuve qu'une femme puisse être employée à salaire égal à celui d'un homme... Or, si ce salaire a été augmenté de 13 % par rapport à celui de son prédécesseur, c'est probablement le prix à payer pour le soutien officiel de la dame au candidat à la présidence de la République.
Elle répond à l'indignation générale en déclarant : "Cela ne dépend pas de moi et ça n'est pas lié au grand débat national […]; c'est le salaire fixé par les autorités […] [pour] les présidents de la CNDP, quels qu'ils soient", assurant que "ses missions, en tant que présidente de la CNDP, sont "plus larges que le grand débat national", ajoutant qu'elle "comprend" que ce salaire puisse choquer et invitant "les gens [à dire] […] en quoi ça les choque" et "[à] faire une proposition pour réviser ce salaire"". Un voeu qui sera entendu, puisque le statut des hauts fonctionnaires sera réformé. Elle annonce finalement qu'elle se met en retrait du pilotage du grand débat national pour éviter de perturber les discussions, mais reste présidente de la CNGD et ...conserve son salaire.

La polémique sur le salaire était née au moment où la présidente de la CNGD commençait à émettre des doutes sur les conditions dans lesquelles allait se dérouler le grand débat national. "Je suis devenue le symbole de l'injustice sociale. Et ne pouvais donc plus rester la garante du grand débat national, dont le ferment était précisément l'injustice sociale", se justifie-t-elle auprès de l'hebdomadaire Challenges (groupe L'Obs).

Une nouvelle polémique éclatera le 10 janvier.
Dans ses propos tenus la veille ("j'ai pris acte de la démission de Mme Jouanno que je regrette"), Edouard Philippe vendait la peau de l'ourse avant de l'avoir tuée, car contrairement à ce qu'avait rêvé le premier ministre, l'exécutif regrette justement qu'elle n'ait pas "démissionné" à proprement parler, puisqu'elle se maintient à la tête de la CNGD - continuant à percevoir les mêmes émoluments, sans accomplir les missions qui incombent à sa fonction, le pilotage du "grand débat". Trois personnes sont-elles payées pour assumer cette responsabilité ! Si Wargon et Lecornu ne percevaient aucune rétribution, de quelque nature que ce soit, il resterait qu'ils n'accomplissent pas les tâches liées à leurs fonctions gouvernementales, l'une secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, à qui il est reproché son inaction, et l'autre comme ministre chargé des Collectivités territoriales, domaine pourtant particulièrement sollicité actuellement. 
Aussi certains membres du gouvernement (et autres politiques) encouragent-ils Jouanno à renoncer à l'autorité administrative qu'elle dirige. Ainsi que l'a déploré le premier ministre lors de son intervention du 9 janvier, la nomination de Chantal Jouanno étant "irrévocable", seule sa démission pourrait provoquer une nouvelle nomination à la présidence de la CNGD. Le 10 janvier, Chantal Jouanno annonça qu'elle ne présenterait pas sa démission et dénonça des "attaques personnelles incompréhensibles", selon elle.
Quelques jours plus tard, Mediapart révéla qu'elle avait en réalité démissionné de l'organisation du grand débat national, avant même le déclenchement de la polémique sur son salaire, après que le gouvernement a refusé de se soumettre à la méthodologie de la CNGD pour son organisation, au risque, selon Chantal Jouanno, que le débat ne devienne une "campagne de communication".

La présidente de la Commission nationale du débat public vient, une nouvelle fois, de critiquer sèchement l'organisation de la grande consultation décidée par Macron. Dans un entretien à Challenges, l'ancienne sénatrice UDI ne mâche pas ses mots sur les intentions du gouvernement. "Ce qu'Emmanuel Macron et le gouvernement ont organisé, ce n'est pas un débat public, mais une opération de communication politique", dénonce-t-elle. En janvier, déjà, elle avait qualifié sur LCI les discussions d' "opération de communication" et estimé le débat "faussé". 

"On n'est pas dans un #GrandDebat, on est dans une consultation..." 


"Quand vous procédez uniquement par un questionnaire, en réalité, la réponse est déjà faite, le débat est faussé"  
A l'approche des élections européennes, le gouvernement, et plus particulièrement Emmanuel Macron, omniprésent avec d'interminables interventions, sont pointés  du doigt pour avoir voulu transformer le grand débat en une pré-campagne électorale. Un sentiment partagé par Chantal Jouanno : " Ils ont confondu débat public et campagne électorale. Ecouter, cela n'est pas convaincre. Ni faire de la pédagogie.
En pointant la mise en place d'un questionnaire où les "questions sont vite orientées", Chantal Jouanno dénonce en même temps les sondages

Vient ensuite la question de la restitution de toutes les contributions. 
Une tâche difficile que le gouvernement n'a pas exécutée en toute transparence souligne-t-elle. "L'exécutif voulait pouvoir relire et corriger le rapport final  !" prévient ainsi Chantal Jouanno. 

La collecte des doléances et des suggestions manque en outre de diversité : les profils qui participent aux différentes réunions publiques ne permettent pas d'avoir un maillage global des demandes des Français. "C'est le grand écueil d'une consultation sujette à caution : les participants ressemblent aux organisateurs du débat. Les opposants ou les personnes isolées ne s'y rendent pas. Or, c'était justement ces populations-là que le gouvernement devait entendre", déplore l'ancienne ministre.

dimanche 24 février 2019

Quand la ministre MoDem Jacqueline Gourault voulait que tous les Français payent l'impôt sur le revenu

La ministre de la cohésion des territoires a mis le feu au gouvernement 

Jacqueline Gourault voulait que tous les Français soient solidaires par l'impôt


Jacqueline Gourault est-elle un "casseur" de la cohésion nationale ?
En estimant que tous les Français devraient payer l'impôt sur le revenu, la ministre de la Cohésion des territoires a ajouté le chaos au chaos dans l'exécutif. 

Que chaque Français paye l’impôt sur le revenu, "même un euro", pourrait être l’une des pistes de sortie du grand débat national, estime la ministre de la cohésion des territoires, Jacqueline Gourault, dans un entretien au JDD paru ce dimanche.
"Chacun pourrait contribuer à la hauteur de ses moyens, y compris les plus modestes, même de manière très symbolique, pour recréer le lien entre citoyen et impôt, alors que l'impôt sur le revenu est aujourd'hui payé par moins d'un ménage français sur deux (43%). 

"Notre système fiscal est surconcentré sur les classes moyennes", explique Gourault, 68 ans, qui veut "redonner à chacun le sens de l’impôt, qui est un acte citoyen ." "Dans le même temps, il faut aussi que nous réfléchissions à la contribution que devraient apporter les très hauts revenus."
Cette ex-professeure d'histoire-géographie ne serait ainsi "pas choquée" d’instaurer une nouvelle tranche d’impôt sur les plus hauts revenus, même si elle ne croit "pas que les solutions aux problèmes de notre pays viendront d’une augmentation globale des impôts".

Le sujet de la fiscalité est l’un des quatre thèmes du grand débat lancé par l’exécutif pour anesthésier le mouvement des Gilets jaunes

A propos de l’idée de faire payer l’impôt à tous les Français dès le premier euro gagné, le premier ministre Edouard Philippe a pourtant fait valoir fin janvier que c’est déjà le cas pour la contribution sociale généralisée (CSG), impôt modulé, ou pour la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), impôt indirect frappant à l'aveugle tous les Français,  en ce qui concerne les dépenses, sans toutefois en écarter l’idée.

La création d’une tranche supplémentaire de l’impôt sur le revenu pour les hauts revenus est notamment soutenue par le patron de la CFDT Laurent Berger mais aussi par certains députés La République en Marche (LREM).

Cinq tranches progressives existent actuellement pour l'impôt sur le revenu : 0 %, 14 %, 30 %, 41 % et 45 %, pour les revenus supérieurs à 153.783 euros. 

Quant à la taxe d'habitation, dont la suppression n'était initialement prévue que pour 80 % des Français, Jacqueline Gourault estime qu'il est "préférable de la supprimer totalement". "Faire croire que les 20 % qui restent sont des riches, comme si nous vivions dans une société binaire, serait une erreur", a commenté l'adjointe au ministre de l'Intérieur.

L
a piste "n’est pas à l’étude", réplique sèchement Matignon

L’entourage d’Edouard Philippe a  rejeté l'hypothèse émise par la ministre de la Cohésion des territoires, Jacqueline Gourault qui avait porté un sérieux coup à la cohésion gouvernementale.
Dimanche 24 février, Matignon a bloqué la piste ouverte par Gourault. "C’est une idée qui revient souvent dans les débats et Jacqueline Gourault peut légitimement la restituer et la soutenir dans un moment où chacun est invité à faire des propositions. Mais la piste d’un impôt sur le revenu universel n’est pas à l’étude", a fait savoir Matignon, bien que, rappelons-le, Edouard Philippe, n'en ait pas toutefois écarté l’idée, fin janvier.

L’entourage du ministre de l’économie, Bruno Le Maire, confirme : "les Français payent déjà l’impôt dès le premier euro avec la CSG (contribution sociale généralisée). Tous payent la TVA", rappelle-t-on à Bercy. 
N'en déplaise au secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, mais aussi à certains députés La République en marche (LRM), comme les premiers "frondeurs" Matthieu Orphelin (Maine-et-Loire), Sacha Houlié (Vienne), Guillaume Chiche (Deux-Sèvres) ou encore Aurélien Taché (Val-d’Oise).

vendredi 22 février 2019

Secrétaire d'État à la Transition écologique de Macron, flashée à 150 km/h en pic de pollution

Bonne fille, Emmanuelle Wargon "va régler l'amende" ! 

"Il y a avait un pic de pollution et nous n'étions pas au courant," raconte la sous-ministre de l'Ecologie

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La fille de... qui pollue au ministère de la Transition écologique
"C'est une erreur de notre part", explique la ministre. 
C'est même une faute, dans sa position de membre du gouvernement... Lors des pics de pollution atmosphérique, la préfecture peut prendre des mesures de restrictions de vitesse sur les routes.

Prise en flagrant délit d'excès de vitesse, la secrétaire d'Etat à la Transition écologique, Emmanuelle Wargon, a été enregistrée jeudi à 40 km/h au-dessus de la vitesse maximale autorisée lors d'un pic de pollution, selon Ouest-France.

De retour à Paris après un déplacement dans le cadre de l'opération arrêt du gaz B à Cambrai (Nord), la voiture de la secrétaire d'Etat, conduite par son chauffeur, a été flashée à 150 km/h sur l'autoroute A1, alors que la vitesse était limitée à 110 km/h en raison d'un pic de pollution.

La ministre va régler l'amende dès qu'elle la recevra", a déclaré le cabinet de la ministre

Résultat de recherche d'images pour "wargon exces de vitesse"Pourvu qu'elle la reçoive !
Mais cela va-t-il mieux en le disant ? Wargon assume tellement son infraction au code de la route et à la réglementation préfectorale dépendante du ministère de l'Intérieur, que Wargon pense qu'il suffit, pour racheter sa faute, d'endosser l'excès de vitesse du chauffeur au volant et de promettre de payer. 
On veut juste voir le chèque et avoir la preuve qu'il a été encaissé...

Le ministère de la Transition écologique assume cette surconsommation de carburant et la surproduction de CO2 qui en découle, menaces sur la couche d'ozone. Reconnaissant une "erreur", son cabinet promet jeudi 21 février qu'elle "va régler l'amende dès qu'elle la recevra". "Ils ont dû rouler vite car ils étaient pris dans l'urgence de l'agenda mais ce n'est de toute façon pas une excuse", a commenté son cabinet, assurant qu'il "redoublera de vigilance pour que cela ne se reproduise plus". Montebourg avait viré son chauffeur en excès de vitesse,  Alexandre Benalla, qui avait voulu échapper à un contrôle de police en prenant la fuite...

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Née Stoleru, Wargon est la fille de Lionel Stoléru (1937-2016), secrétaire d'Etat chargé des travailleurs manuels et immigrés, dans le gouvernement Barre, sous la présidence Giscard d'Estaing (1974-1981), puis de nouveau sous la seconde présidence de François Mitterrand, comme secrétaire d'Etat chargé du Plan (1988-1991) auprès de Rocard, premier ministre.
Selon de nombreux journaux, l'ex-activité de Wargon comme "lobbyiste en chef" en matière environnementale pour le groupe Danone (cf. Franck Riboud) a amené cette écologiste pas très bio à défendre l'huile de palme ou les OGM. Sa nomination  à ce poste interpelle toujours - et plus que jamais - sur sa légitimité au gouvernement, après que Nicolas Hulot a dénoncé la pression des lobbies, lors de sa démission d'août 2018.
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De plus, la 
série de va-et-vient entre hautes fonctions publique-privé-publique est à nouveau dénoncée comme un retour au "rétro-pantouflage", comme celui antérieur de sa consœur au ministère de la Transition écologique et solidaire, Brune Poirson, franco-américaine qui, elle, a précédemment travaillé pour Veolia
(dont le PDG, Antoine Frérot, fit polémique en se faisant le défenseur de l'apprentissage, tout en avouant que ses enfants étaient trop "brillants" pour suivre ce cursus) , et se trouve ainsi en situation de conflit d'intérêts pour avoir été salariée d'un grand groupe de traitement des déchets.
Que va-t-elle pouvoir répondre aux participants « grand débat national" ?
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Avec Sébastien Lecornu, déjà éclaboussé dans l'affaire Benalla, Wargon anime cet entre-soi d'élus et de citoyens triés sur le volet, pour gagner du temps et sortir de la crise sociale portée par les Gilets jaunes.