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vendredi 22 février 2019

Secrétaire d'État à la Transition écologique de Macron, flashée à 150 km/h en pic de pollution

Bonne fille, Emmanuelle Wargon "va régler l'amende" ! 

"Il y a avait un pic de pollution et nous n'étions pas au courant," raconte la sous-ministre de l'Ecologie

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La fille de... qui pollue au ministère de la Transition écologique
"C'est une erreur de notre part", explique la ministre. 
C'est même une faute, dans sa position de membre du gouvernement... Lors des pics de pollution atmosphérique, la préfecture peut prendre des mesures de restrictions de vitesse sur les routes.

Prise en flagrant délit d'excès de vitesse, la secrétaire d'Etat à la Transition écologique, Emmanuelle Wargon, a été enregistrée jeudi à 40 km/h au-dessus de la vitesse maximale autorisée lors d'un pic de pollution, selon Ouest-France.

De retour à Paris après un déplacement dans le cadre de l'opération arrêt du gaz B à Cambrai (Nord), la voiture de la secrétaire d'Etat, conduite par son chauffeur, a été flashée à 150 km/h sur l'autoroute A1, alors que la vitesse était limitée à 110 km/h en raison d'un pic de pollution.

La ministre va régler l'amende dès qu'elle la recevra", a déclaré le cabinet de la ministre

Résultat de recherche d'images pour "wargon exces de vitesse"Pourvu qu'elle la reçoive !
Mais cela va-t-il mieux en le disant ? Wargon assume tellement son infraction au code de la route et à la réglementation préfectorale dépendante du ministère de l'Intérieur, que Wargon pense qu'il suffit, pour racheter sa faute, d'endosser l'excès de vitesse du chauffeur au volant et de promettre de payer. 
On veut juste voir le chèque et avoir la preuve qu'il a été encaissé...

Le ministère de la Transition écologique assume cette surconsommation de carburant et la surproduction de CO2 qui en découle, menaces sur la couche d'ozone. Reconnaissant une "erreur", son cabinet promet jeudi 21 février qu'elle "va régler l'amende dès qu'elle la recevra". "Ils ont dû rouler vite car ils étaient pris dans l'urgence de l'agenda mais ce n'est de toute façon pas une excuse", a commenté son cabinet, assurant qu'il "redoublera de vigilance pour que cela ne se reproduise plus". Montebourg avait viré son chauffeur en excès de vitesse,  Alexandre Benalla, qui avait voulu échapper à un contrôle de police en prenant la fuite...

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Née Stoleru, Wargon est la fille de Lionel Stoléru (1937-2016), secrétaire d'Etat chargé des travailleurs manuels et immigrés, dans le gouvernement Barre, sous la présidence Giscard d'Estaing (1974-1981), puis de nouveau sous la seconde présidence de François Mitterrand, comme secrétaire d'Etat chargé du Plan (1988-1991) auprès de Rocard, premier ministre.
Selon de nombreux journaux, l'ex-activité de Wargon comme "lobbyiste en chef" en matière environnementale pour le groupe Danone (cf. Franck Riboud) a amené cette écologiste pas très bio à défendre l'huile de palme ou les OGM. Sa nomination  à ce poste interpelle toujours - et plus que jamais - sur sa légitimité au gouvernement, après que Nicolas Hulot a dénoncé la pression des lobbies, lors de sa démission d'août 2018.
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De plus, la 
série de va-et-vient entre hautes fonctions publique-privé-publique est à nouveau dénoncée comme un retour au "rétro-pantouflage", comme celui antérieur de sa consœur au ministère de la Transition écologique et solidaire, Brune Poirson, franco-américaine qui, elle, a précédemment travaillé pour Veolia
(dont le PDG, Antoine Frérot, fit polémique en se faisant le défenseur de l'apprentissage, tout en avouant que ses enfants étaient trop "brillants" pour suivre ce cursus) , et se trouve ainsi en situation de conflit d'intérêts pour avoir été salariée d'un grand groupe de traitement des déchets.
Que va-t-elle pouvoir répondre aux participants « grand débat national" ?
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Avec Sébastien Lecornu, déjà éclaboussé dans l'affaire Benalla, Wargon anime cet entre-soi d'élus et de citoyens triés sur le volet, pour gagner du temps et sortir de la crise sociale portée par les Gilets jaunes.

mercredi 8 octobre 2008

Françoise Rudetzki, victime courageuse du terrorisme

SOS-Attentats, un « rassemblement de la fraternité », sans paillettes
Cérémonie annuelle en hommage à toutes les victimes du terrorisme – 19 septembre 2007 (lien SOS-Attentats)

Françoise Rudetzki, née à Paris en 1948, est directrice d'un magasin de mode lorsqu’elle est grièvement blessée dans un attentat près du Palais-Royal à Paris le 23 décembre 1983: elle subit soixante interventions chirurgicales pour pouvoir marcher à nouveau.
En 1985, un journal écrit : «La bombe a fait plus de bruit que de mal». Extrêmement choquée par l'absence de considération envers les victimes des attentats, elle décide, malgré une amputation et sa séropositivité, de consacrer sa vie à la défense de leurs droits.

Son combat va fédérer les quelque 3 000 victimes françaises d'attentats.
Elle fonde SOS Attentats, avec une cinquantaine d'autres victimes
- de la rue Marbeuf
- de la rue des Rosiers en 1982,
- d'Orly en 1983,
- des Galeries Lafayette de Paris en 1985,
- de la rue de Rennes,
- de Gibert-Jeune
- du Claridge en 1986.
De 1983 à 2003, neuf actes de terrorisme, commis en France, ont entraîné la mort de 44 personnes. Dans le même temps, 57 Français ont péri dans des attentats perpétrés à l'étranger.

Entretien de mai 2005 (cliquer sur l'image pour l'agrandir):

Sous son impulsion, depuis les Invalides, où la ministre Michèle Alliot-Marie héberge l’association, elle obtient la création d'un fonds de garantie, mais aussi la reconnaissance en 1990 du statut de victime civile de guerre, ouvrant droit aux soins gratuits et à la protection due aux pupilles de la nation pour les orphelins. La même année, SOS Attentats sera autorisée à se constituer partie civile dans les procès des actes de terrorisme. Un droit de vigilance allait enfin pouvoir s'exercer pour que tous les terroristes soient poursuivis et jugés.
Elle soutient avec détermination notamment la création du fonds de garantie des victimes d'actes de terrorisme auprès des hommes politiques.

Lorsque Françoise Rudetzi se retourne sur son passé…
Elle n’oublie cette scène où Max Frerot, l'artificier d'Action Directe, qui d'ordinaire vindicatif, dans le box des accusés, baisse les yeux quand vient témoigner une humble portugaise rendue aveugle par la bombe que son groupuscule avait posée rue de la Baume, à Paris.
Sans elle, et sans le juge Bruguière, pas de procès de l'attentat du DC-10 d'UTA qui accuse la Lybie, état terroriste, et jusqu'au propre beau-frère du colonel Kadhafi. Malgré les menaces et les insultes, cette dame de fer à la voix posée n'a jamais exprimé de haine pour ses bourreaux. Mais elle n'oublie ni les amnisties des années Mitterrand qui coûteront la vie au général Audran ou à Georges Besse, ni le non-lieu prononcé dans son affaire. «Comme si l'attentat n'avait pas eu lieu !», s'indigne-t-elle, dressée sur ses béquilles.

Victimes oubliées, négligées

Infectée par le virus du sida lors des transfusions sanguines réalisées au cours de ses multiples opérations, elle a tu ce terrible secret des années durant pour protéger sa fille. (Article de L’Express dans lequel elle se confie en janvier 2004) La France n'a pas connu d'attentat de grande am­pleur depuis douze ans. Le sort des victimes, dont cette femme fut la voix, suscite peut-être moins de compassion aujourd'hui. Et les aides se font plus rares. Fatiguée, mais confiante, Françoise Rudetzki forme un dernier vœu : «Que Nicolas Sarkozy crée une structure pérenne, pour que les victimes d'attentats n'aient plus à mendier une juste réparation.»

A 60 ans, Françoise Rudetzki passe le relais
L'association SOS Attentats s'auto-dissout. Sa fondatrice, Françoise Rudetzki, est venue en aide aux victimes du terrorisme pendant 25 ans. Elle suggère aujourd'hui aux pouvoirs publics de mettre en place «une structure avec des moyens humains et financiers plus importants».

Son autobiographie '
Triple Peine' est parue chez Calmann-Levy en 2004,
L’Express écrit :
'On l'a souvent vue, d'abord dans un fauteuil roulant, puis soutenue par une canne, le visage grave, affrontant les caméras après un nouvel attentat; on l'a entendue évoquer la dignité des victimes, dire la nécessité de les accompagner et de les indemniser; on l'a vue plaider leur cause devant des chefs d'Etat, des ministres, des magistrats, et même affronter des terroristes dans les prétoires... De Françoise Rudetzki, fondatrice de SOS-Attentats, on connaissait donc le courageux combat public. On ne se doutait pas de ce que cachait sa vie privée...

Ce qu'elle révèle ici, en avant-première de la publication d'un livre bouleversant, Triple Peine, n'était en effet pas imaginable. La vie de Françoise Rudetzki a basculé le 23 décembre 1983, à 22 h 40, quand une bombe a explosé au restaurant où elle dînait. C'était il y a vingt ans. Mais l'attentat est toujours là, dans son corps, dans sa tête, dans son âme. «A ceux qui ont subi le terrorisme dans leur chair ou dans celle de leurs proches, je dis toujours qu'il est vain d'oublier, dit-elle. On peut déménager, changer d'emploi, refaire sa vie, mais on ne peut pas fuir le souvenir de l'attentat et tout ce qu'il a tué en vous.»

Mais il y a plus encore... Il a aussi fallu vingt ans pour que Françoise Rudetzki se décide à le dire: l'attentat, sa première «peine», en a engendré deux autres, qu'elle dévoile ici... On pourrait voir, dans ce récit, une étonnante leçon de vie, mais Françoise Rudetzki s'en défend: son histoire, confit-elle, est peut-être un combat, mais elle ne veut pas qu'on l'érige en exemple. On le comprendra en tout cas, l'humanité de cette femme-là est à l'évidence aussi exceptionnelle que son courage et sa persévérance.'

2004 est l’année de parution de son autobiographie et où elle célébrait le dixième anniversaire de son mariage quand sa vie a basculé. Elle est enfin retournée dans le restaurant du drame. Dans un flot de larmes. Il y a vingt-cinq ans de cela. Elle avait 35 ans.

A lire aussi
: Terrorisme, victimes et responsabilité pénale internationale, ouvrage collectif, édité par SOS-Attentats chez Calmann-Lévy, décembre 2003.