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dimanche 5 janvier 2020

Irak: Macron émet des voeux pieux avec importance, faisant comme si il avait la moindre influence

Macron se fait-il des illusions en croyant peser sur les parties au Moyen-Orient?

L'Elysée fait savoir qu'il s'est entretenu avec le président irakien




En pleine mobilisation populaire contre son projet de réforme des retraites, Macron s'agite sur la scène internationale. Cherchant des compensations au désaveu de sa politique par la rue en France, le président français aurait également contacté  le prince héritier d’Abou Dhabi par téléphone pour évoquer la crise libyenne. Se croit-il incontournable au Proche-Orient ?

Le président Macron s’est entretenu samedi matin avec le président irakien Barham Saleh, après l'exécution dans un raid américain en Irak du puissant général iranien Qassem Soleimani, a tenu à faire savoir l’Elysée. 
Macron a donc "rappelé son attachement à la sécurité et à la souveraineté de l’Irak", indique un communiqué, comme si Macron avait le moindre poids dans la zone, lui qui s'enlise au Mali. "Les deux présidents sont convenus de rester en contact étroit pour éviter une aggravation supplémentaire des tensions et agir pour la stabilité de l’Irak et de la région dans son ensemble", a-t-on poursuivi de même source, sans crainte de prêter à sourire.

Pendant qu'il y était, Macron est également entré en contact téléphonique samedi avec le prince héritier d’Abou Dhabi, cheikh Mohammed ben Zayed, dirigeant de fait des Emirats arabes unis avec qui ils "sont convenus d’agir ensemble auprès de toutes les parties prenantes pour éviter une escalade dangereuse des tensions dans la région".

Le Français a évoqué avec Mohammed ben Zayed "les derniers développements de la crise libyenne"

Résultat de recherche d'images pour "grenouille aussi gros que le boeuf"
Les deux dirigeants ont "exprimé leur détermination à agir", deux jours après l’autorisation donnée par le parlement turc d’un déploiement de l’armée turque en Libye, a souligné l’Elysée. Ils sont notamment convenus de plaider pour qu’un "cessez-le-feu soit établi" et que "les négociations inter-libyennes reprennent dans les meilleurs délais". Des voeux pieux...

Or, plus tard dans la journée de samedi, au moins 28 personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées dans un raid aérien contre une école militaire dans un quartier résidentiel de Tripoli sous contrôle du Gouvernement d’union nationale (GNA). 
Sur Facebook, le GNA a accusé les partisans du maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est libyen, d’avoir mené cette frappe, publiant des photos des blessés et des victimes. 
La Libye est plongée dans le chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. En février 2011, Mouammar Kadhafi était l'homme fort de la région et la Libye, un verrou face à la poussée migratoire. Mais, quand la Libye fut à son tour touchée par le Printemps arabe, Kadhafi dut faire face à une révolte populaire et la France le combattit, au prétexte idéologique que le peuple ne peut avoir tort, fût-il agité par les rebelles islamistes. L'intervention internationale empêche les forces de Kadhafi de reprendre Benghazi et se poursuit durant les mois suivants par des raids aériens de l'OTAN en soutien aux rebelles. Le 17 mars 2011, le Conseil de sécurité de l'ONU vote la résolution 1973 autorisant le recours à la force contre les troupes gouvernementales libyennes pour protéger les populations. La résolution est présentée par la France, le Liban, et le Royaume-Uni, sans l'Allemagne. Elle fut votée par l'Afrique du Sud, la Bosnie-Herzégovine, la Colombie, les Etats-Unis, le Gabon, le Liban, le Nigeria, le Portugal, le Royaume-Uni et la France.
Le 20 octobre 2011, alors que Mouammar Kadhafi quitte Syrte, dernier bastion tenu par ses partisans, son convoi est obligé de changer de route par un tir des avions de l'OTAN, puis se retrouve piégé dans une embuscade orchestrée par la rébellion. Il est capturé vivant. Les corps de Mouammar Kadhafi et de son fils Moatassem, lynchés par la populace le 20 octobre à Syrte, furent exposés le 21 octobre à Misrata et, dans son ensemble, la communauté internationale salua la mort du "dictateur"

vendredi 30 mars 2018

Quelques juges parviendront-ils à dévoyer la Justice de ce pays ?

Les juges du PNF sont-ils placés sous la responsabilité du gouvernement pour défendre tous les Français contre l'arbitraire et l'injustice
Quels intérêts politiques et financiers cette presse soutient-elle ?
Très impliqué dans la décision française d'intervention contre Mouammar Kadhafi en 2011, le philosophe Bernard Henri-Lévy, n'a "pas de doute" sur l'innocence de Nicolas Sarkozy indiqué le philosophe, ce vendredi, alors que la justice s'acharne sur l'ancien président de la République désigné à la honte publique par sa mise en examen pour "corruption passive" et "recel de fonds libyens".
"Je ne suis pas le plus mauvais témoin de ces mois-là et je ne pense pas que Nicolas Sarkozy ait pu être coupable de ce dont on l'accuse aujourd'hui", a-t-il déclaré sur Europe 1.

"La Libye de Kadhafi, comme la Syrie de Bachar El-Assad, sont des petites Loubiankas (ex-QG du KGB) du désert où l'on fabrique des faux à tire-larigot d'où l'on peut lancer les rumeurs les plus folles", a souligné Bernard Henri-Lévy.

"Et je pense toujours que cette guerre en Libye était juste et que c'est ce qu'on aurait dû faire depuis longtemps en Syrie", a-t-il insisté.

Le juge Tournaire, un incontournable de la justice gauchiste 

Soupçonné d'appartenir au Syndicat de la Magistrature (le bien-nommé SM), le juge Serge Tournaire ne dément pas. On le retrouve dans toutes les affaires qu'accumulent sur le dos de Sarkozy le site révolutionnaire trotskiste Mediapart et le journal Le Monde 
des socialistes Xavier Niel, le conjoint de Delphine Arnault, directrice générale adjointe de Louis Vuitton qui habille Brigitte Macron, et lui-même homme d'affaire multi-milliardaire (Free) qui a fait ses premiers pas dans les serveurs érotiques des années Mitterrand, le "3615" et les sex-shops - mis en examen et placé en détention provisoire à la prison de la Santé en mai 2004 pour proxénétisme aggravé et recel d'abus de biens sociaux concernant un de ses 'peep-shows', mais bénéficiaire d'une ordonnance de non-lieu rendue en sa faveur par le juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke, doyen du pôle financier du tribunal de Paris, un autre harceleur de Sarkozy (affaire Clearstream 2) -, et qui a investi en 2010 dans Mediapart et Bakchich, deux sites anti-libéraux),
ainsi que le banquier Matthieu Pigasse,
également actionnaire du Huffington Post et ancien des cabinets ministériels de Dominique Strauss-Kahn, puis de Laurent Fabius. Après cinq ans d'enquête, le magistrat désigné par Van Ruymbeke a mis en examen Nicolas Sarkozy,  le 21 janvier, pour "corruption passive", "recel de fonds libyens" et "financement illégal de campagne", des soupçons qu'il conteste farouchement.

Depuis cinq ans, les juges mènent des investigations inlassables sur des accusations de financement de sa campagne présidentielle de 2007 par le régime dictatorial libyen (des parents et d'anciens dignitaires du régime de Mouammar Kadhafi), que l'intervention franco-britannique sous mandat de l'ONU a contribué à éliminer.  
La triade de juges du PNF (Tournaire S., assisté d'Aude Buresi et de Clément Herbo) ne semble pas disposés à soupçonner une vindicte libyenne. 
A titre d'exemples, ce sont les juges Renaud van Ruymbeke et Aude Buresi qui enquêtent de concert sur le financement du FN par ses banques et ce sont déjà eux qui ont mis Fillon en examen...
Quant au juge Clément Herbo, placé en juillet 2015, depuis Meaux auprès du premier président de la cour d'Appel de Paris, avait repris l'enquête sur l'assassinat du président rwandais Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994, avant d'être nommé au pôle financier de Paris en 2011, pour se faire les dents sur l'affaire Pierre Berès le prince des libraires."

Pour mémoire,
le juge Jean-Michel Gentil - dont la partialité avait été mise en évidence par les liens d’amitié de son épouse avec l’une des expertes du dossier - avait mis Sarkozy en examen dans le dossier Bettencourt, avant de renoncer et de lui accorder un non-lieu.

Le dossier Bygmalion, dans lequel l’ancien président de la République, renvoyé en correctionnelle, a fait appel, c'est encore le juge Tournaire qui est aux manettes. Diriez-vous qu'il est pugnace ou acharné ?
Les soupçons de financement libyen avaient resurgi en novembre 2016, comme il fallait s'y attendre (Radio France, Le Monde et Mediapart écrivent alors que "l'ancien chef de l'Etat est rattrapé par la justice", comme si elle l'avait jamais lâché). 
Avant l'élection présidentielle et dans l'entre-deux tours de la primaire de la droite et du centre des 20 et 27 novembre 2016, le juge Tournaire avait justement interrogé Ziad Takieddine, un mythomane qui avait fait les délices de la presse de gauche avec ses déclarations tendancieuses : intermédiaire de l'ex-régime libyen, il avait affirmé avoir lui-même remis 5 millions d'euros d'argent libyen au camp Sarkozy quelques mois avant son élection à la présidence en 2006. La justice ne craint pas de troubler sa sérénité par des amalgames entre deux campagnes... Ni même de s'ingérer dans un deuxième scrutin présidentiel.

BHL, figure de la gauche intellectuelle engagée, avait milité en 2011 contre le régime dictatorial libyen. Exécutée sous le nom de code américain Unified Protector, l'intervention multinationale mit en place un embargo sur les armes à destination de la Libye et bloqua entre autres les avoirs du régime en place. Des avions de l'Armée de l'air française détruisirent des chars de combat libyens qui menaçaient les populations civiles dans le secteur de Benghazi et participa à des frappes américaines, détruisant des dépôts de munitions, tout en participant aux opérations de guerre psychologique menées par les alliés.
Au lendemain de la mort de Mouammar Kadhafi, survenue le 20 octobre 2011, l'OTAN annonça qu'elle arrêtait la mission. Au 5 avril 2011, la France déclara avoir tiré 11 missiles de croisière SCALP et, au 22 août 2011, plus de 2.225 frappes aériennes, soit 35 % des frappes totales.En 2017, dans un entretien publié par huit journaux européens, le président Macron déclara que la démocratie ne s'imposant pas "depuis l'extérieur", la France "a eu tort de faire la guerre de cette manière en Libye": ces deux "interventions" [en Irak et en Libye] ont eu pour résultat des "Etats faillis dans lesquels prospèrent des groupes terroristes", des rebelles armés et financés par des pays du Golfe. Il réitéra ces critiques lors de sa visite d’Etat en Tunisie, pays frontalier de la Libye (par où transitent désormais nombre des migrants). Le 1er février 2018, il y déclara que "l’Europe, les Etats-Unis et quelques autres ont une responsabilité dans la situation actuelle en Libye. (…) Je n’oublie pas que plusieurs ont décidé qu’il fallait en finir avec le dirigeant libyen, sans qu’il y ait pour autant de projet pour la suite", a-t-il accusé.
L'heure du dénigrement passée, le temps est venu pour lui de faire ses preuves.

jeudi 22 mars 2018

Sarkozy, mis en examen sans preuves d'un financement libyen de sa campagne de 2007

Nicolas Sarkozy a-t-il dit aux juges ce qu'ils voulaient entendre ?

Voici ce que Nicolas Sarkozy a dit aux magistrats 
mercredi soir  lors de sa comparution, selon Le Figaro, à l'issue de sa garde à vue [le 21 mars 2018].


"Dans l'énoncé des faits que vous envisagez de retenir à mon endroit, vous avez indiqué que j'avais travaillé en vue de favoriser les intérêts de l'Etat libyen.
Comment peut-on dire que j'ai favorisé les intérêts de l'État libyen? C'est moi qui ai obtenu le mandat de l'ONU pour frapper l'État libyen de Kadhafi. Sans mon engagement politique, ce régime serait sans doute encore en place.
Le Colonel Kadhafi lui-même ne s'y est pas trompé, puisque je vous rappelle qu'entre 2007 et le 10 mars 2011, il n'y a aucune espèce d'allusion au prétendu financement de la campagne.
Les déclarations M. Kadhafi, de sa famille et de sa bande n'ont commencé que le 11 mars 2011, c'est-à-dire le lendemain de la réception à l'Elysée du CNT, c'est-à-dire les opposants à Kadhafi. C'est à ce moment-là, et jamais avant, que la campagne de calomnies a commencé. [Et au cours de la campagne présidentielle de François Hollande]

Je suis accusé sans aucune preuve matérielle par les déclarations de M. Kadhafi, de son fils, de son neveu, de son cousin, de son porte-parole, de son ancien premier ministre et par les déclarations de M. Takieddine dont il est avéré à de multiples reprises qu'il a touché de l'argent de l'Etat libyen. Je dirais qu'il a pillé l'Etat libyen. A propos de M. Takieddine, je voudrais vous rappeler qu'il ne justifie durant cette période 2005-2011 d'aucun rendez-vous avec moi.
Mieux, dans une autre procédure où vous avez eu accès à l'intégralité de mon agenda 2007 - L'Express l'a publié - jamais personne n'a fait état d'un quelconque rendez-vous avec M. Takieddine. Et pour cause, il n'a jamais existé durant toutes ces années de 2004 à aujourd'hui.

Durant ma garde à vue, j'ai démontré un mensonge de M. Takieddine.
M. Takieddine aurait vu le fils Kadhafi le 4 mars 2011.
Il ne peut pas y avoir d'erreur sur cette date, puisque c'est le lendemain que M. Takieddine a été arrêté au Bourget avec une importante somme en liquide.
Or, en relatant cet entretien, M. Takieddine dit: "J'ai demandé au fils de Kadhafi si ce qu'il avait dit à Euronews concernant le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy était vrai".

Or, ce fait est matériellement impossible, puisque l'interview à Euronews de Saïf Al Islam n'a eu lieu que 12 jours plus tard, soit le 16 mars.
Comment peut-on interroger quelqu'un sur une émission qui n'a pas eu lieu et sur des propos qui n'avaient donc pas encore été tenus ?
C'est un mensonge !

M. Takieddine ment lorsqu'il affirme sans aucune preuve qu'il pouvait pénétrer place Beauvau sans justifier du moindre rendez-vous, simplement en déposant son nom. On ne rentre pas place Beauvau sans indiquer avec qui on a rendez-vous !
C'est un mensonge!

Troisième mensonge: il se trompe sur la prétendue description des lieux du ministère de l'Intérieur quand il indique que le bureau de Claude Guéant était au premier étage à côté de l'appartement du ministre de l'Intérieur. C'est faux ! Le bureau du directeur de cabinet, Claude Guéant ou un autre, a toujours été au rez-de-chaussée, et au premier étage il n'y a aucun autre bureau que celui du ministre. C'est très facilement vérifiable.

Enfin, il indique être passé au ministère de l'Intérieur aux alentours du 27 janvier 2007 précisant qu'il n'avait pas rendez-vous avec Claude Guéant. Mais il n'avait pas non plus rendez-vous avec moi: mon agenda en portera témoignage.

Fort heureusement, alors qu'il était porteur d'une mallette, dit-il, contenant 1,5 million d'euros, il dit m'avoir croisé par hasard. Qu'aurait-il fait de cette mallette s'il ne m'avait pas croisé ?

Toutes les investigations montrent que je n'ai jamais été un proche de M. Takieddine.
Lui-même a déclaré que je ne l'avais jamais reçu à l'Élysée.
Compte tenu de leur absence de crédibilité, les propos de M. Takieddine ne peuvent en aucun cas constituer des indices graves et concordants quand on connaît son passé judiciaire et les multiples déclarations contradictoires qu'il a proférées.

La guerre menée par la coalition internationale en 2011 s'est étalée entre mars et octobre 2011 et elle a duré 7 mois.
Durant ces 7 mois, M. Kadhafi était en vie, rien ne l'empêchait de livrer les documents, photos, enregistrements, virements que lui-même et ses proches ont indiqués tout au long de ces sept dernières années posséder sans qu'à aucun moment, d'aucune façon, on n'en voit le début du commencement.

Enfin, il me faut terminer par le document MEDIAPART, comble de la manipulation.

Durant ma garde à vue, j'ai versé au dossier le rapport des enquêteurs sur ce document dans le cadre de l'instruction de M. Cros.

Je cite les trois dernières phrases: "La réunion évoquée par cet écrit n'a pas pu se tenir à la date indiquée, ce qui semble confirmer que le contenu pourrait être mensonger. Il existe donc une forte probabilité pour que le document produit par MEDIAPART soit un faux".

Ce n'est pas moi qui le dis, ce sont les enquêteurs dans le cadre d'une procédure parallèle à la vôtre sur une plainte que j'avais moi-même déposée.

Pendant les 24 heures de ma garde à vue, j'ai essayé avec toute la force de conviction qui est la mienne de montrer que les indices graves et concordants qui sont la condition de la mise en examen n'existaient pas compte tenu de la fragilité du document ayant fait l'objet d'une enquête judiciaire et compte tenu des caractéristiques hautement suspectes et du passé lourdement chargé de M.Takieddine.

S'agissant du financement illégal de la campagne 2007, j'ignorais qu'il existât un réquisitoire supplétif du chef de ce délit, y compris au début de ma garde à vue, puisque quand les enquêteurs m'ont présenté les motifs de la garde à vue, ce délit n'y figurait pas.

J'ai fourni aux policiers qui m'ont interrogé une décision de non-lieu définitive sur le chef du délit de financement illégal de parti politique, comme de financement illégal de campagne électorale, puisque votre collègue M. Gentil avait longuement enquêté sur la campagne 2007, non pas pour savoir si elle avait été financée par les Libyens, mais par Mme Bettencourt.
Je précise que ce n'est pas moi qui ai bénéficié d'un non-lieu pour ce délit .puisque je n'avais pas été mis en examen pour cela. Mais ce délit a été écarté par le juge Gentil pour la campagne 2007.

J'ai également communiqué un article commentant ce non-lieu et indiquant qu'en tout état de cause, pour le parquet de Bordeaux, les faits étaient prescrits et ce dès 2013. S'ils étaient prescrits en 2013, que doit-on dire pour 2018 ?

Les faits dont on me suspecte sont graves, j'en ai conscience. Mais si comme je ne cesse de le proclamer avec la plus totale constance et la plus grande énergie, si c'est une manipulation du dictateur Kadhafi ou de sa bande, ou de de ses affidés, dont Takieddine fait à l'évidence partie, alors je demande aux magistrats que vous êtes de mesurer la profondeur, la gravité, la violence de l'injustice qui me serait faite.

J'ai déjà beaucoup payé pour cette affaire. 

Je m'en explique: j'ai perdu l'élection présidentielle de 2012 à 1,5%. La polémique lancée par Kadhafi et ses sbires m'a coûté ce point et demi. Le document MEDIAPART ayant été publié entre les deux tours le 28 avril 2012 alors que je me trouvais à Clermont-Ferrand en présence de Brice Hortefeux. [Le combat mené ne l'était pas "à armes égales"...]

M. Takieddine a toujours affirmé ne m'avoir jamais remis de liquide jusqu'au mois de novembre 2016. Très exactement trois jours avant le plus important débat qui opposait les candidats de la droite à la primaire.

J'ai perdu la primaire et les déclarations de M. Takieddine n'y sont pas pour rien. Déclarations immédiatement postérieures à un article du Monde qui reprenait les déclarations de M. Senoussi devant la Cour pénale internationale, lequel M. Senoussi ne m'apparaît pas être un témoin de moralité s'agissant d'un homme qui a mis en œuvre l'attentat du DC10 d'UTA, qui a coûté la vie à des dizaines de nos compatriotes.

Depuis le 11 mars 2011, je vis l'enfer de cette calomnie.

A ma connaissance, aucun élément tangible autre que les déclarations de la famille Kadhafi, du clan, des affidés, n'est susceptible d'apporter le moindre crédit à leur propos.

Croyez-vous que si j'avais la moindre chose à me reprocher en la matière, j'aurais été assez bête, assez fou pour m'attaquer à celui qui m'aurait à ce point financé ?

Pourquoi prendre ce risque ?
Je ne suis pas un intime de Takieddine. J'ai été le chef de la coalition qui a détruit le système Kadhafi et j'ai d'ores et déjà payé un lourd tribut à cette campagne rarement égalée de boue, de calomnies et d'insanités.

Je vous demande avec toute la force de mon indignation de retenir des indices et non pas des indices graves et concordants.

Si dans le cadre de vos investigations ultérieures des éléments dirimants apparaissaient tels qu'ils ne sont pas apparus durant les sept dernières années, vous auriez naturellement toute liberté de revoir votre position.

Dans l'affaire Bettencourt, j'avais d'abord été mis sous le statut de témoin assisté, puis mis en examen, puis finalement j'ai eu un non-lieu.

Je pense que présenter la demande comme je le fais est quelque chose d'honnête, me paraît conforme à l'attitude que j'ai toujours eue à l'endroit de l'institution judiciaire et de vous-même M. le Président.

Je n'ai jamais cherché à me soustraire à mes obligations dans mes rapports avec mes amis, mes collègues et toutes les personnes citées dans la procédure, vous avez pu voir que je n'ai jamais cherché à influer sur leurs déclarations ou leurs jugements, y compris s'agissant de personnes qui sont mes plus proches collaborateurs encore aujourd'hui.

Et donc je vous demande de retenir, comme la loi vous en donne la possibilité, un autre statut que celui de mis en examen: celui de témoin assisté.

Je m'en remets à l'intime conviction qui est la vôtre sur la sincérité de mes propos et sur la force des arguments que j'ai essayé de présenter devant vous."


vendredi 6 mars 2015

Guéant en garde à vue: l'Etat PS, démocratie du soupçon et république des juges

Rythme socialiste: une garde à vue à quinze jours de chaque élection

Claude Guéant a de nouveau été placé en garde à vue
vendredi matin

Bataille de Lépante, Andries van Eertvelt, 1622
Un soupçon qui, depuis deux ans, fait de l'usage, parce que Claude Géant fut pendant 10 ans le bras droit de Nicolas Sarkozy. Cette fois, des juges d'instruction du pôle financier de Paris cherchent à prouver l'hypothèse d'un financement libyen de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy, venue à l'esprit d'un juge malveillant à partir de la découverte lors d'une perquisition en février 2013 d'un virement de 500.000 euros sur un compte à l'étranger de l'ancien ministre de l'Intérieur, rapporté le Canard enchaîné.

Cl. Guéant est visé parce qu'"ancien premier flic de France", selon un élégant copié-collé de l'AFP par L'Obs.

Guéant a déjà justifié ce virement par la vente à un avocat malaisien de deux tableaux d'un peintre flamand du XVIIe, Andries van Eertvelt. Mais des experts évidemment choisis pour leur indépendance avaient contesté la valorisation de ces oeuvres, la société Artprice chiffrant à 140.000 euros, hors frais, le prix record aux enchères d'une des toiles de ce peintre.
 

Pourtant, la bataille de Lépante avait été proposée en 2005 par Sotheby’s France, avec une estimation comprise entre 300.000 et 500.000 euros sans qu’elle trouve preneur. Ces chiffres ne sont que de montants atteints en ventes publiques et, dans le cas d’une vente de gré à gré, les prix peuvent être bien plus élevés.

Bataille de Lépante, Andries van Eertvelt, 1640
L'ancien ministre, qui fut auparavant secrétaire général de l'Elysée, a été placé en garde à vue tôt vendredi, ont indiqué des sources anonymes, judiciaire et proche du dossier. Une mesure dont il n'a pas été précisé si elle est liée à cette cession de tableaux.

"A ceux qui pensaient que ce dossier était au point mort, cette garde à vue démontre que les investigations progressent", ont réagi le président de Sherpa William Bourdon et Me Marie Dosé, le conseil de l'association anticorruption, partie civile.

Les accusations d'un financement libyen de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy avaient vu le jour entre les deux tours de la campagne présidentielle de 2012

Le site Mediapart - trotskiste et révolutionnaire - avait publié un document accusant le candidat Sarkozy d'un accord avec la Libye de Mouammar Kadhafi et suggérant un financement que le candidat UMP réfute comme faux.

Attribué à Moussa Koussa, ex-chef des renseignements extérieurs libyens, ce document affirmait que Tripoli avait accepté de financer  la campagne à hauteur de "50 millions d'euros". Moussa Koussa avait d'ailleurs qualifié ce document de "faux" et la note soi-disant signée de lui ne précise pas si ces fonds ont été versés. Nicolas Sarkozy a porté plainte, notamment pour "faux et usage de faux", ce qui a donné lieu à l'ouverture d'une enquête distincte.

Plusieurs anciens "dignitaires" libyens -car ils existent, selon le cas, dans l'entourage de Kadhafi- ont également relayé les accusations de financement illicite par la Libye de cette campagne, n'apportant toutefois aucune preuve formelle à l'appui de ces accusations.

Une première information judiciaire avait été ouverte sur ces accusations en avril 2013, notamment pour "corruption active et passive" et "trafic d'influence", et confiée aux juges Serge Tournaire et René Grouman.

C'est la troisième fois que Claude Guéant est harcelé sous le prétexte de soupçons

On a vu qu'ils ne sont pas étayés, mais placer en garde à vue un ancien patron de toutes les polices de France procure une jouissance infinie à un certain type de juges.

Il l'avait été une première fois fin 2013 dans l'affaire des primes en liquide quand il dirigeait le cabinet de N. Sarkozy alors ministre de l'Intérieur.
La justice avait été saisie par Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur, sur la base d'un rapport d'inspection, selon lequel quelque 10.000 euros auraient été puisés chaque mois, entre 2002 et 2004, et remis à Claude Guéant.
La police a achevé ses investigations dans cette affaire, et il revient au Parquet national financier (PNF) de se prononcer sur un éventuel renvoi en correctionnelle, sur l'ouverture d'une information judiciaire ou sur le classement, cela 18 mois plus tard.

Guéant avait également été placé en garde à vue en mai 2014 dans l'enquête sur la sentence arbitrale qui avait accordé en 2008 plus de 400 millions d'euros à l'homme d'affaires Bernard Tapie pour solder son vieux contentieux avec le Crédit Lyonnais sur la vente d'Adidas.
Il avait été interrogé sur son rôle en tant que secrétaire général de l'Elysée, dans le processus qui avait légalement débouché sur le recours à la justice privée pour régler cette affaire. Il n'avait pas été déféré devant les magistrats instructeurs à l'issue de sa garde à vue.

Marronnier du ministère de la Justice selon Taubira, ça recommence en mars 2015... Un "soupçon" de  débâcle socialiste aux départementales de la fin du mois justifie-t-il une mise en examen par les juges "indépendants ?

La bataille de Lépante ?

C'est l'une des plus grandes batailles navales de l'histoire. Elle s'est déroulée le 7 octobre 1571 dans le golfe de Patras en Grèce. La puissante marine ottomane y affrontait une flotte chrétienne comprenant des escadres vénitiennes et espagnoles renforcées de galères génoises, pontificales, maltaises et savoyardes, le tout réuni sous le nom de Sainte Ligue, à l'initiative du pape Pie V. 
Elle se termina par un désastre pour les Turcs qui y perdirent la plus grande partie de leurs vaisseaux et près de 30.000 hommes. 
Une représentation que les islamistes ne poursuivent pas: la justice socialiste s'en charge...

dimanche 13 juillet 2014

Après l'opération Serval au Mali, Hollande voit plus grand avec Barkhane

L'ingérence française s'étend du Mali au Sahel

L'opération française Serval au Mali sera remplacée dans les jours qui viennent par l'opération Barkhane
Lancée le 11 janvier 2013 pour stopper la progression des islamistes armés et soutenir les troupes maliennes, l'opération Serval est « terminée de fait ».
L'opération française Serval au Mali est déclarée terminée mais Hollande enchaîne avec l'opération "Barkhane" pour lutter contre le terrorisme dans l'ensemble du Sahel, avec "3.000 militaires en tout", a annoncé dimanche le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.
"Le président de la République a souhaité qu'il y ait une réorganisation de nos forces dans la zone" du Sahel, avec "l'opération Barkhane", du nom d'une dune de la forme d'un croissant allongé dans le sens du vent. Son objectif est essentiellement du contre-terrorisme" dans toute la région, a-t-il déclaré lors de l'émission Le Grand Rendez-vous Europe 1-Le Monde-i-télé.

Lancée le 11 janvier 2013 pour stopper la progression des islamistes armés et soutenir les troupes maliennes, l'opération Serval est officiellement "terminée de fait", a-t-il affirmé. "L'opération contre le terrorisme a été menée à bien, avec une grande efficacité", tellement bien qu'il faut élargir la zone de combat malgré "beaucoup d'élimination" de terroristes "et beaucoup de stocks d'armes repris", insiste Le Drian.

L’élimination du colonel Kadhafi, qui maintenait la paix au Sahara ou au Sahel, c'est un adversaire en moins pour AQMI qui a reconstitué ses stocks d’armes. Alors que les rivalités dans le nord du Mali menacent toute la région, le terrorisme et la criminalité ajoutent à la confusion. La rébellion touarègue est ainsi un "dégât collatéral de la crise libyenne". De son côté, le MNLA — qui semble avoir rompu avec Ançar Dine - se défend de faire cause commune avec AQMI : "Les actes d’AQMI polluent notre territoire et ont perduré à cause des autorités à Bamako. Nous disons à la communauté internationale : "Donnez-nous l’indépendance et ce sera la fin d’AQMI au Mali."

Des centaines de membres de la secte islamiste Boko Haram se sont réfugiés au Niger et au Tchad. Les miliciens islamistes shebab, en Somalie, aux prises avec les armées kényane et éthiopienne, risquent d’essaimer vers le Sahel. Le Mouvement pour la justice et l’égalité de Gibril Ibrahim est tenté de reprendre les armes au Darfour. Dans le nord de la Centrafrique, le "général" Baba Laddé, à la tête d’un Front populaire pour le redressement, prétend renverser le président tchadien Idriss Déby Itno et appelle à une grande alliance entre Touaregs, AQMI, Sahraouis du Front Polisario, etc.

LAlgérie, le Niger, la Mauritanie et le Burkina Faso ont vu arriver du Mali deux cent mille réfugiés fuyant les combats dans le Nord. Combien en France?

Une opération d'envergure

"Maintenant il y a le souci pour nous et pour les pays de la zone de veiller à ce qu'il n'y ait pas de recrudescence" du terrorisme, admet-il, avouant que Serval n'a pas permis d'éradiquer le mal car "il y a toujours des risques majeurs de développement de djihadistes dans la zone qui va de la Corne d'Afrique à la Guinée-Bissau", a-t-il insisté.

3.000 militaires
L'opération Barkhane "va se mettre en place dans les jours qui viennent". "Ca se fait en partenariat avec les cinq pays de la zone sahélo-saharienne, ça fait à peu près 3.000 militaires en tout",  ainsi que "des drones, des hélicoptères, des avions de chasse" pour avoir "la réactivité nécessaire", a précisé le ministre de la Défense, soulignant qu'il s'agit bien d'une "présence durable".

"Le but, c'est d'empêcher que ce que j'appelle l'autoroute de tous les trafics ne devienne un lieu de passage permanent, de reconstitution des groupes djihadistes entre la Libye et l'océan Atlantique, ce qui entraînerait ensuite des conséquences graves pour notre sécurité. C'est notre sécurité qui est en jeu !", a-t-il insisté.

mercredi 6 mars 2013

Mélenchon désorienté par la mort du dictateur Chavez

Mélenchon défend le bilan "positif" du camarade Chavez

Mélenchon dénonce des "commentaires haineux et ...vulgaires"
"Ce jour est un jour de deuil pour nous et pour de très nombreux peuples et militants. Nous nous sentons liés de coeur", a déclaré l'ex-candidat du Front de gauche, PCF compris. L'oeil humide et le teint pâle, le président du Parti de gauche a dénoncé les "commentaires haineux, vulgaires que nous voyons se multiplier dans les medias européens", au lendemain de la mort du tyran vénézuélien.
L'occasion de baver sur son entourage
"Les Européens si prétentieux, arrogants, méprisants, l'infecte social-démocratie qui depuis 24 heures se répand en injures contre les figures progressistes d'Amérique latine feraient bien de se souvenir qu'au Venezuela, contrairement à la France [...], on a fait reculer la pauvreté de manière spectaculaire, éradiqué ce qui est classé comme extrême pauvreté [...]. L'analphabétisme a été éradiqué [...], on est parvenu à faire progresser de 70 % la scolarisation des enfants. Voilà le bilan que nous portons fièrement à l'heure où l'image de Hugo Chávez va se retirer", a ajouté l'extrémiste de gauche. Et si Mélenchon prenait son baluchon pour s'exiler en Amérique latine ? 
Alors, il nous parlerait en connaissance de cause de l'état de l'agriculture et des libertés individuelles au Vénézuela...

Le député européen appelle à un rassemblement au pied de la statue de Simon Bolivar
pour honorer la mémoire du leader vénézuélien. Dans l'ancien QG de campagne de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle, les drapeaux vénézuéliens, français et du Front de gauche étaient en berne. 

Mélenchon tire largement son inspiration des régimes révolutionnaires d’Amérique latine

C'est ainsi que Mélenchon n'a pas inventé tout seul son concept de "révolution citoyenne " importé d’Equateur et qu'il rêve de mettre en place en France une nouvelle constitution du Venezuela.
"Les cendres de Chávez sont chaudes, sont brûlantes, et nous avons au coeur non seulement l'idée que nous continuons ce combat, mais la haine intacte que nous avons contre les puissants et les puissances, qui, même à l'heure de la mort, sont incapables du respect qu'ils manifestent pour tant d'autres qui le méritent moins", a encore déclaré Jean-Luc Mélenchon.


Les ministres et responsables socialistes aiment à rappeler que l’ancien socialiste revient d’un séjour au Venezuela, et insistent volontiers sur le lien personnel entre Chavez et Mélenchon.



Les amis de Chavez sont les amis de Mélenchon


Mélenchon, au côté de Fidel Castro, révolutionnaire et ancien dictateur cubain: il prit le pouvoir en 1959 et le conserva jusqu'en ...2008.  En 2009, un sondage Gallup révèle que seulement 26 % des Cubains sont satisfaits de leur liberté individuelle. " Depuis quarante ans, Amnesty International fait campagne contre les atteintes aux droits humains perpétrées par le gouvernement cubain ; l'organisation s'est élevée, en particulier, contre l'emprisonnement de dissidents politiques et de journalistes, victimes des sévères restrictions imposées à la liberté d'expression, d'association et de réunion."




Chavez se flattait aussi de l'amitié de Mahmoud Ahmadinejad, actuel tyran islamiste iranien, arrivé au pouvoir avec le soutien de l' ayatollah Ali Khamenei, l'homme fort du pays, successeur de ayatollah Khomeini, guide spirituel de la révolution islamique de 1979 qui vécut en exil en France avant de renverser le shah d'Iran. Selon Amnesty International, en mars et en juin 2007, à Téhéran, les forces de sécurité ont dispersé violemment des manifestants qui réclamaient l'abrogation des lois discriminatoires envers les femmes.

Chavez exerçait un pouvoir ultra personnalisé marqué par une idéologie gauchiste et militariste. Farouche opposant aux Etats-Unis, le Commandante fréquenta les ennemis de Washington, nouant des alliances avec tout ce que le monde compte de dirigeants controversés, tel Kadhafi, miltaire arrivé au pouvoir en Lybie à la suite du coup d'État en 1969, ici en 2009 à Caracas.
Après la mort du dirigeant libyen, Chavez reviendra sur le sort de son "ami" en octobre 2012 : "Je ne sais pas si quelqu’un de rationnel peut être d’accord avec ce qui s’est passé en Libye. C’est barbare. J’étais très ami avec Muammar Kadhafi, le chef de l’Etat libyen. Il a été torturé, assassiné. Les derniers mots de Kadhafi ont été: "Je mourrai comme le Che. Je vais au martyr".

Le chef de l'Etat syrien Bachar al-Assad a salué mercredi la mémoire du président vénézuélien Hugo Chavez et affirmé que sa mort est "une grande perte" pour lui et pour le peuple syrien.
"Le président Assad présente ses condoléances au peuple vénézuélien et au vice-président Maduro. La disparition de ce leader unique est une grande perte pour moi personnellement et pour le peuple syrien, au même titre qu'elle est une perte pour le peuple du Venezuela", a-t-il affirmé dans un communiqué diffusé par la télévision officielle.


Le président russe a encensé le président vénézuélien dans un télégramme de condoléances où il le qualifie d'"ami proche de la Russie", "homme hors du commun et fort qui regardait vers l'avenir".




La haine habite le coeur de Mélenchon

"Ce qu'est Chávez ne meurt jamais. C'est l'idéal inépuisable de l'espérance humaniste, de la révolution", a martelé le coprésident du Parti de gauche, osant affirmer qu' "il n'a pas seulement fait progresser la condition humaine des Vénézuéliens, il a fait progresser d'une manière considérable la démocratie".
 
"J'ai honte pour nous tous en Europe du niveau lamentable des commentaires que j'ai vus. Comment pouvez-vous être aussi infâmes et aussi bas ? Comment pouvez-vous être devenus à ce point aussi insensibles à ce que représente le progressisme latino-américain dans ces moments de l'histoire pour avoir pour tout commentaire des insultes [...] ?" a-t-il demandé.

"Les cendres de Chávez sont chaudes, sont brûlantes, et nous avons au coeur non seulement l'idée que nous continuons ce combat, mais la haine intacte que nous avons contre les puissants et les puissances, qui, même à l'heure de la mort, sont incapables du respect qu'ils manifestent pour tant d'autres qui le méritent moins", a encore estimé Jean-Luc Mélenchon.