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vendredi 6 mars 2015

Guéant en garde à vue: l'Etat PS, démocratie du soupçon et république des juges

Rythme socialiste: une garde à vue à quinze jours de chaque élection

Claude Guéant a de nouveau été placé en garde à vue
vendredi matin

Bataille de Lépante, Andries van Eertvelt, 1622
Un soupçon qui, depuis deux ans, fait de l'usage, parce que Claude Géant fut pendant 10 ans le bras droit de Nicolas Sarkozy. Cette fois, des juges d'instruction du pôle financier de Paris cherchent à prouver l'hypothèse d'un financement libyen de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy, venue à l'esprit d'un juge malveillant à partir de la découverte lors d'une perquisition en février 2013 d'un virement de 500.000 euros sur un compte à l'étranger de l'ancien ministre de l'Intérieur, rapporté le Canard enchaîné.

Cl. Guéant est visé parce qu'"ancien premier flic de France", selon un élégant copié-collé de l'AFP par L'Obs.

Guéant a déjà justifié ce virement par la vente à un avocat malaisien de deux tableaux d'un peintre flamand du XVIIe, Andries van Eertvelt. Mais des experts évidemment choisis pour leur indépendance avaient contesté la valorisation de ces oeuvres, la société Artprice chiffrant à 140.000 euros, hors frais, le prix record aux enchères d'une des toiles de ce peintre.
 

Pourtant, la bataille de Lépante avait été proposée en 2005 par Sotheby’s France, avec une estimation comprise entre 300.000 et 500.000 euros sans qu’elle trouve preneur. Ces chiffres ne sont que de montants atteints en ventes publiques et, dans le cas d’une vente de gré à gré, les prix peuvent être bien plus élevés.

Bataille de Lépante, Andries van Eertvelt, 1640
L'ancien ministre, qui fut auparavant secrétaire général de l'Elysée, a été placé en garde à vue tôt vendredi, ont indiqué des sources anonymes, judiciaire et proche du dossier. Une mesure dont il n'a pas été précisé si elle est liée à cette cession de tableaux.

"A ceux qui pensaient que ce dossier était au point mort, cette garde à vue démontre que les investigations progressent", ont réagi le président de Sherpa William Bourdon et Me Marie Dosé, le conseil de l'association anticorruption, partie civile.

Les accusations d'un financement libyen de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy avaient vu le jour entre les deux tours de la campagne présidentielle de 2012

Le site Mediapart - trotskiste et révolutionnaire - avait publié un document accusant le candidat Sarkozy d'un accord avec la Libye de Mouammar Kadhafi et suggérant un financement que le candidat UMP réfute comme faux.

Attribué à Moussa Koussa, ex-chef des renseignements extérieurs libyens, ce document affirmait que Tripoli avait accepté de financer  la campagne à hauteur de "50 millions d'euros". Moussa Koussa avait d'ailleurs qualifié ce document de "faux" et la note soi-disant signée de lui ne précise pas si ces fonds ont été versés. Nicolas Sarkozy a porté plainte, notamment pour "faux et usage de faux", ce qui a donné lieu à l'ouverture d'une enquête distincte.

Plusieurs anciens "dignitaires" libyens -car ils existent, selon le cas, dans l'entourage de Kadhafi- ont également relayé les accusations de financement illicite par la Libye de cette campagne, n'apportant toutefois aucune preuve formelle à l'appui de ces accusations.

Une première information judiciaire avait été ouverte sur ces accusations en avril 2013, notamment pour "corruption active et passive" et "trafic d'influence", et confiée aux juges Serge Tournaire et René Grouman.

C'est la troisième fois que Claude Guéant est harcelé sous le prétexte de soupçons

On a vu qu'ils ne sont pas étayés, mais placer en garde à vue un ancien patron de toutes les polices de France procure une jouissance infinie à un certain type de juges.

Il l'avait été une première fois fin 2013 dans l'affaire des primes en liquide quand il dirigeait le cabinet de N. Sarkozy alors ministre de l'Intérieur.
La justice avait été saisie par Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur, sur la base d'un rapport d'inspection, selon lequel quelque 10.000 euros auraient été puisés chaque mois, entre 2002 et 2004, et remis à Claude Guéant.
La police a achevé ses investigations dans cette affaire, et il revient au Parquet national financier (PNF) de se prononcer sur un éventuel renvoi en correctionnelle, sur l'ouverture d'une information judiciaire ou sur le classement, cela 18 mois plus tard.

Guéant avait également été placé en garde à vue en mai 2014 dans l'enquête sur la sentence arbitrale qui avait accordé en 2008 plus de 400 millions d'euros à l'homme d'affaires Bernard Tapie pour solder son vieux contentieux avec le Crédit Lyonnais sur la vente d'Adidas.
Il avait été interrogé sur son rôle en tant que secrétaire général de l'Elysée, dans le processus qui avait légalement débouché sur le recours à la justice privée pour régler cette affaire. Il n'avait pas été déféré devant les magistrats instructeurs à l'issue de sa garde à vue.

Marronnier du ministère de la Justice selon Taubira, ça recommence en mars 2015... Un "soupçon" de  débâcle socialiste aux départementales de la fin du mois justifie-t-il une mise en examen par les juges "indépendants ?

La bataille de Lépante ?

C'est l'une des plus grandes batailles navales de l'histoire. Elle s'est déroulée le 7 octobre 1571 dans le golfe de Patras en Grèce. La puissante marine ottomane y affrontait une flotte chrétienne comprenant des escadres vénitiennes et espagnoles renforcées de galères génoises, pontificales, maltaises et savoyardes, le tout réuni sous le nom de Sainte Ligue, à l'initiative du pape Pie V. 
Elle se termina par un désastre pour les Turcs qui y perdirent la plus grande partie de leurs vaisseaux et près de 30.000 hommes. 
Une représentation que les islamistes ne poursuivent pas: la justice socialiste s'en charge...

mardi 18 novembre 2014

Marronnier gouvernemental: la question de la fessée et des châtiments corporels dans l'éducation est de retour

Le gouvernement exclut l'auto-flagellation...

La secrétaire d'État chargée de la Famille tente de justifier son poste
Laurence Rossignol saisit l'occasion de la Journée internationale des droits de l'enfant pour dire sa volonté de relancer  sur la place publique le débat autour des châtiments corporels, gifles et fessées. A 48 heures de l'ouverture de cette Journée, la secrétaire d'État en charge de la Famille a pris le train international en marche, mardi 18 novembre sur Europe 1,  recommandant "une éducation sans violence" à la faveur d'une "prise de conscience collective" autour des punitions corporelles envers les enfants.

Réfléchir à la frontière entre claque ordinaire et maltraitance

Axiome de la secrétaire d'État: "On peut être parents et se faire obéir sans recourir à la violence, surtout quand il s'agit de petits enfants". Cette affirmation émane peut-être d'une ancienne enfant battue, à défaut d'une mère. "Quand on voit un homme battre sa femme, tout le monde intervient, assure la féministe mono-maniaque. Et de dérouler l'argumentaire anaphorique: "Si on voit deux adultes se battre, on va essayer de les séparer. Si on voit quelqu'un martyriser un animal, on va intervenir. En fin de compte, les seuls êtres vivants [entre autres animaux] que l'on peut frapper sans justifier que l'on puisse intervenir, ce sont les enfants". Abstraction faite des personnes âgées...

"Il y a probablement quelque chose à travailler collectivement", estime cette apparatchik peu entraînée à remonter elle-même les manches. Elle précise d'ailleurs que le gouvernement n'envisage pas de légiférer dans l'immédiat: d'une part, il n'a pas vu venir cette journée internationale et, d'autre part, il est délicat de signaler qu'avec le bizutage Ségolène Royal n'a fait qu'agiter la surface du problème, comme ministre déléguée à l'Enseignement scolaire de Claude Allègre sous Lionel Jospin, en 1997-2000. "Le Code civil prévoit déjà que les violences interpersonnelles sont proscrites. Il y a une dérogation pour l'exception éducative. Il faut simplement faire disparaître cette exception éducative des habitudes et des certitudes des parents".

Les socialistes pénètrent à nouveau dans les familles 

La secrétaire d'État répond à la convocation de l'ONU
 
Elle doit néanmoins se rendre à New York, ce mercredi, pour signer au siège des Nations Unies le troisième protocole de la Convention internationale des droits de l'enfant. Un texte permettant aux mineurs estimant qu'un de leurs droits a été violé de déposer plainte devant le Comité des droits de l'enfant de l'ONU.

La fessée déjà exclue de la loi Famille
À la fin du mois de mai, les députés de la majorité présidentielle avaient rejeté l'amendement "anti-fessée" de la loi Famille, repoussant cette disposition à un texte ultérieur. En octobre 2013, la question de l'interdiction de la fessée s'était invitée dans le débat public après la condamnation d'un père à 500 euros d'amende avec sursis pour avoir donné une fessée à son fils de 9 ans.

mardi 4 mars 2014

Affaire Bygmalion : Le Point s'en prend maintenant à son confrère Le Figaro

Le Point ne supporte pas que Le Figaro apporte son soutien à Jean-François Copé

Totalitarisme socialiste vs liberté de la presse
Le Point fait renaître La Pravda
L'affaire Bygmalion mettrait-elle à mal la solidarité corporatiste de la presse ? C'est ce que donne penser un article publié cet après-midi sur le site LePoint.fr. Intitulé "L'avocat de Buisson défend Copé dans 'Le Figaro' !", il critique directement un autre papier paru dans la matinée sur le site internet du "Figaro".

Le Point ne tolère pas la contestation
Le Point vise en fait une tribune de l'avocat Gilles-William Goldnadel publiée sur "FigaroVox", la plate-forme de débats lancée récemment par "Le Figaro.fr", et intitulée "Affaire Copé-Bygmalion : l'analyse du dossier"*. Dans son texte, cet avocat affirme notamment qu'il "n'a pas été convaincu" par le dossier de l'hebdomadaire du milliardaire Pinault paru jeudi dernier. Mais selon Le Point, la prise de position de Gilles-William Goldnadel dans cette affaire n'a rien d'innocente. Pas plus, sans doute, que le coup bas porté par Franz-Olivier Giesbert, avec la bénédiction du riche soutien assumé de Hollande.


Le Point voudrait imposer au Figaro les chroniqueurs à sa convenance
"Parmi les 56.000 avocats exerçant en France (dont 23.000 à Paris), Le Figaro s'est finalement résigné à demander les lumières de Gilles-William Goldnadel, conseil de Patrick Buisson...", lance ainsi l'hebdomadaire, non sans mépris. Et le journal détenu par François Pinault de railler : "Incroyable, mais vrai ! Un avocat qui, il y a trois semaines, avait annoncé haut et fort (...) que son client déposerait plainte contre Le Point à la suite de nos révélations sur ce conseiller de l'ombre de l'ex-président Sarkozy [Patrick Buisson], qui enregistrait les conversations sensibles qu'il a eues avec lui à l'Élysée. Un modèle d'analyse juridique, on s'en doute...".
Le Point s'est en revanche bien gardé de révéler les liens d'étroite amitié entretenue par Anne Hidalgo, candidate PS à la mairie de Paris, avec Bastien Millot, élu UMP et conseiller de Jean-François Copé, incriminé dans une supposée affaire avec la société Bygmalion dirigée par l'ami universel. Un modèle d'enquête journalistique, donc...

Le vertueux patron du Point s'était déjà autorisé quelques piques à ses confrères du Figaro 

Mussolinien
Réagissant un peu plus tôt dans l'après-midi à la conférence de presse de Jean-François Copé Etienne Gernelleinterrogé dans "La Nouvelle édition" sur les aides d'Etat que reçoit annuellement son journal,  avait ainsi lancé : "Il y a une aide à la poste de 4,6 millions d'euros. On est le journal qui en touche le moins. Le Figaro qui défend beaucoup Jean-François Copé touche le triple". L'Humanité est d'ailleurs celui qui en touche le plus. 
Raillé un peu plus tard pour les Unes régulières du Point sur les Francs-maçons, le nouveau directeur de la rédaction du Point avait de nouveau porté des coups: "Ça fait très très longtemps qu'on a pas fait ça dans Le Point, c'est le Figaro Magazine qui l'a fait la semaine dernière". Le Point réclame-t-il l'exclusivité des marronniers comme France 2 les retransmissions sportives ?

La presse de gauche craint l'ouverture publique de ses comptes
Mis à part ce petit conflit Le Point vs. Le Figaro", la volonté de Copé d'aligner la presse sur la transparence financière des partis politique n'a pas manqué de resserrer les rangs au sein de la presse française. Très attaqués ce matin par Jean-François Copé lors de sa conférence de presse, plusieurs journaux ont ainsi vivement réagi. 
"Jean-François Copé agite un leurre pour détourner l'attention de ses difficultés, en laissant entendre que les journalistes sont tous suspects, tous pourris" s'est ainsi emporté Renaud Dély, directeur de la rédaction du Nouvel Observateur, propriété de magnats de la presse. "C'est une dérive populiste que de jeter l'opprobre sur l'ensemble des partis et des médias", a-t-il ajouté.
"C'est une diversion scandaleuse (...) Il veut faire des journalistes des boucs émissaires" s'est pour sa part écrié le patron du site troskiste Mediapart, Edwy Plenel
"C'est un coup politique" a enfin expliqué Dominique Pradalié, secrétaire générale du très marxisant Syndicat national des journalistes (SNJ). "Les journalistes sont une cible qu'ils veut désigner au public, c'est ridicule", a-t-il estimé. 
Encore un, comme Gernelle, qui pourrait "mourir de rire" jaune.

*Pendant la rédaction de cet article, la tribune de Gilles William Goldnadel a été retitrée par "Le Figaro" : "Affaire Copé-Bygmalion : le plaidoyer de Goldnadel", au lieu de "Affaire Copé-Bygmalion : l'analyse du dossier".