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lundi 30 septembre 2019

Du sursis pour le ministre Urvoas: la Cour de justice de la République juge qu'il ne faut pas faire un plat d'une "violation du secret professionnel" de ministre

L'ex-garde des Sceaux de Hollande reste donc un ministre exemplaire...

Le ministre de la Justice soi-même avait 
transmis au député Thierry Solère des éléments de l'enquête qui le visait : en voilà une affaire !...

Vous ne lui donneriez pas le bon dieu sans confession ?
Eh bien, la Cour de justice de la République, si !
Le principe de séparation des pouvoirs, plus que jamais un principe...
L’ancien garde des Sceaux - pendant un an et trois mois - Jean-Jacques Urvoas s'en est tiré ce lundi 30 septembre avec une condamnation à un mois de prison avec sursis et 5.000 euros d’amende pour "violation du secret professionnel" par la Cour de justice de la République (CJR). Thierry Solère s'inquiétait que justice soit faite dans l’enquête qui le visait, mais le socialiste l'a tranquillisé...

Il est le huitième ministre à comparaître depuis 1999 devant la CJR.
L’accusation avait requis un an de prison avec sursis contre Jean-Jacques Urvoas, 60 ans, ex-président de la Commission des lois, dont l’image d'honnêteté reste écornée par cette affaire.  

La CJR ne sort encore pas grandie de ce dossier. Juridiction controversée, elle est la seule habilitée à juger des actes commis par des membres du gouvernement dans l’exercice de leurs fonctions.
Laurence Rossignol - sénatrice féministe PS (ex-LCR) de 61 ans - et Laurence Vichnievsky - députée LREM du Puy-de-Dôme (venue de PACA), ex-magistrate de 64 ans, ex-MoDem - qui siègent à la LCR sont-elles tranquilles avec leur conscience ?

Rappel des faits que la CJR blanchit

Le 13 décembre 2017, le Canard enchaîné révèle que, dans l’entre-deux-tours sensible de l’élection présidentielle de 2017, le ministre socialiste de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, a transmis des informations confidentielles à l'élu de droite des Hauts-de-Seine Thierry Solère, girouette politique alors orientée vers l'UMP et visé par une enquête pour fraude fiscale, blanchiment et trafic d’influence. Selon le journal anarchiste, "au mépris du secret inhérent à sa fonction, le garde des sceaux a donc envoyé à un justiciable une note confidentielle émanant de la Direction des affaires criminelles et des grâces détaillant les investigations en cours à son sujet".

Une copie de ce document, que Thierry Solère prend soin de transmettre via la messagerie chiffrée russe Telegram, est découverte le 26 juin lors d'une perquisition à son domicile. Thierry Solère avait gardé ces informations dans son téléphone avec la mention "Amitiés Jean-Jacques Urvoas" ! Or, le 31 mars 2015, l'ancien député Urvoas avait proposé un amendement pour contraindre, sans délai, à la remise de clés de chiffrement, en outre utilisées par des applications comme Telegram...

Le 13 décembre 2017, le procureur général de la Cour de cassation, Jean-Claude Marin, saisit pour avis la Cour de justice de la République (CJR). Après l'avis "favorable" émis le 16 janvier 2018 par sa commission des requêtes, la Cour de justice de la République ouvre une enquête le 17 janvier 2018. Le 19 juin 2018, six mois plus tard, Jean-Jacques Urvoas est mis en examen par la Cour de justice, mais seulement pour violation du secret professionnel. 

En juin 2014, le président de la République avait réaffirmé son intention de supprimer la Cour de justice de la République (CJR). 
Après quelque 25 années, malgré son engagement de campagne présidentielle, elle est toujours là et vient encore de se montrer fort magnanime... 
Créée en 1993, cette juridiction est chargée de juger les crimes ou délits commis par des ministres dans l’exercice de leurs fonctions. Elle peut juger tous les membres du gouvernement, c’est-à-dire le premier ministre, les ministres et les secrétaires d’Etat.
Pour François Hollande, "les ministres doivent être des citoyens comme les autres" et être "soumis aux juridictions de droit commun". Un souhait qui ne peut s’appliquer aux affaires en cours, alors que Philippe Léotard et Edouard Balladur vont faire l’objet d’une enquête dans le cadre de l’affaire Karachi.   Mis en cause dans le volet financier de l’affaire Karachi, l’ex-ministre de la Défense François Léotard et son ancien premier ministre seront peut-être les derniers à être jugés par la CJR. L’ancien premier ministre Edouard Balladur est suspecté par la CJR, qui va se pencher sur les rétro-commissions des contrats d’armement lesquels auraient financé sa campagne présidentielle en 1995, mais aussi sur d’éventuels détournements des fonds secrets de Matignon.

Ont-ils eu à se plaindre de la CJR ?

Laurent Fabius. En 1999, la CJR juge l’ancien premier ministre Laurent Fabius, l’ancienne ministre des Affaires sociales Georgina Dufoix et l’ancien secrétaire d’Etat à la Santé Edmond Hervé, tous trois en fonction au moment de l’affaire du sang contaminé dans les années 1980. Verdict: Les deux premiers sont relaxés, le troisième sera condamné, mais dispensé de peine.

Ségolène Royal. Alors qu’elle est ministre déléguée à la Famille, Ségolène Royal est poursuivie en diffamation par deux enseignants du lycée Thiers de Marseille à propos d’une affaire de bizutage. En 2000, la CJR admet que les propos de la ministre sont "de nature à porter atteinte à l’honneur et à la considération" des plaignants, mais estime que la ministre a rapporté "la preuve parfaite" que les faits étaient vrais. Ségolène Royal est relaxée.

Michel Gillibert. En juillet 2004, la CJR condamne l’ancien secrétaire d’Etat aux Handicapés, en poste de 1988 à 1993, pour des détournements de fonds. Accusé d’avoir détourné 1,3 million d’euros au préjudice de l’Etat, Michel Gillibert écope d’une peine de trois ans de d’emprisonnement avec sursis, de 20.000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité et d’interdiction de vote.

Charles Pasqua. Tête de turc de la CJR, il aura droit à pas moins de trois passages devant la CJR. En 2010, l’ancien ministre de l’Intérieur est condamné à un an de prison avec sursis pour des détournements de fonds au préjudice de la Sofremi, société sous tutelle de son ministère. La même année, il est relaxé des accusations de "complicité et recel d’abus de biens sociaux" qui pesaient sur lui dans le cadre de l’affaire du siège de GEC-Alsthom Transport. La Cour a également reproché à l’ancien ministre d’Edouard Balladur d’avoir bénéficié de 7,5 millions de francs (1,14 million d’euros) pour sa campagne électorale européenne de 1999. Une cagnotte issue de la vente du casino d’Annemasse (Haute-Savoie), dont il avait autorisé l’exploitation en 1994 contre l’avis de la commission supérieure des jeux. Il écope de 18 mois de prison avec sursis pour "faux, financement illégal de campagne et abus de confiance".
Ils y passent

Eric Woerth. Octobre 2013, l’ancien ministre du Budget, puis du Travail, sous la présidence de Nicolas Sarkozy est entendu pendant deux jours par la CJR. Accusé d’avoir "bradé" l’hippodrome de Compiègne, Eric Woerth est maintenu sous le statut de témoin assisté.

Christine Lagarde. La patronne du FMI, ex-ministre de l’Economie est visée mise en cause par la CJR pour "complicité de faux et de détournement de fonds publics" dans l’affaire Tapie. Convoquée en mai 2013, puis de nouveau le 31 janvier 2014, Christine Lagarde, placée sous le statut de témoin assisté, est accusée d’avoir favorisé Bernard Tapie dans l’arbitrage du contentieux sur la vente d’Adidas, et qui a permis à l’homme d’affaires de récupérer 400 millions d’euros. Elle est mise en examen le 27 août 2014 au motif de "négligence". Le 15 décembre 2016, les réquisitions du procureur général font état d'une "faute politique", mais pas d'infraction. Le 19 décembre 2016, à l’issue de son procès, la CJR se rangera aux réquisitions du procureur en la déclarant coupable de "négligence", mais la dispense de peine et ne fait pas inscrire cette condamnation à son casier judiciaire, en raison de la "personnalité" et de la " réputation internationale" de Christine Lagarde, actuelle présidente de la Banque centrale européenne.

Combien de ces affaires sont-elles des coups bas médiatiques ?  

mercredi 25 avril 2018

Macron négligé se fait tendrement épingler par Trump

Donald époussette les pellicules sur l'épaule d'Emmanuel 

Brigitte encaisse mal la réprimande moqueuse 

Emmanuel se fait bizuter par Donald dès sa première sortie officielle.
Résultat de recherche d'images pour "LE SECRET DE BROKEBACK MOUNTAIN"
Après la bise d'Emmanuel Macron qui a choqué les journalistes américains
,


Donald Trump s'est pris au jeu du harcèlement viril des cadets réservé aux vestiaires de football américain : l'oncle Trump s'est laissé aller à une petite brimade, un geste paternel, selon l'opposition républicaine, mais paternaliste, selon la gauche radicale.
Une idylle dont la presse spécialisée saura mieux rendre compte que ce blog.



Les tapes dans le dos, les déambulations main dans la main, les bises et les câlins se sont multipliés, mardi 24 avril, au deuxième jour de la visite d'État d'Emmanuel Macron aux États-Unis, provoquant des interrogations chez les uns, mais un malaise chez les autres. 

Ce copinage ambigu a atteint son paroxysme avec l'humiliation de Macron (et Mamie Brigitte) quand Donald Trump a balayé les "pellicules" sur l'épaule du p'tit Manu, en plein bureau ovale de la Maison Blanche, sous les caméras du monde entier.
Donald Trump s'est livré à cet ajustement juste avant la pose des deux dirigeants devant les photographes de presse. Macron a semblé quelque peu gêné par ce moment d'intimité.

"Nous avons une relation très privilégiée; d'ailleurs je vais retirer ces quelques pellicules", a lâché le président américain, en passant une main attentionnée sur l'épaule d'Emmanuel Macron. Imagine-t-on cette attitude avec le président chinois ? Voilà le Nord-Coréen prévenu...
"Nous devons le rendre impeccable; il est impeccable", a commenté, rigolard, Donald Trump. "C'est un grand honneur et nous avons vraiment cette relation spéciale", avait-il assuré quelques instants plus tôt. 
De quoi faire jaser, en Iran et ailleurs ?

mardi 18 novembre 2014

Marronnier gouvernemental: la question de la fessée et des châtiments corporels dans l'éducation est de retour

Le gouvernement exclut l'auto-flagellation...

La secrétaire d'État chargée de la Famille tente de justifier son poste
Laurence Rossignol saisit l'occasion de la Journée internationale des droits de l'enfant pour dire sa volonté de relancer  sur la place publique le débat autour des châtiments corporels, gifles et fessées. A 48 heures de l'ouverture de cette Journée, la secrétaire d'État en charge de la Famille a pris le train international en marche, mardi 18 novembre sur Europe 1,  recommandant "une éducation sans violence" à la faveur d'une "prise de conscience collective" autour des punitions corporelles envers les enfants.

Réfléchir à la frontière entre claque ordinaire et maltraitance

Axiome de la secrétaire d'État: "On peut être parents et se faire obéir sans recourir à la violence, surtout quand il s'agit de petits enfants". Cette affirmation émane peut-être d'une ancienne enfant battue, à défaut d'une mère. "Quand on voit un homme battre sa femme, tout le monde intervient, assure la féministe mono-maniaque. Et de dérouler l'argumentaire anaphorique: "Si on voit deux adultes se battre, on va essayer de les séparer. Si on voit quelqu'un martyriser un animal, on va intervenir. En fin de compte, les seuls êtres vivants [entre autres animaux] que l'on peut frapper sans justifier que l'on puisse intervenir, ce sont les enfants". Abstraction faite des personnes âgées...

"Il y a probablement quelque chose à travailler collectivement", estime cette apparatchik peu entraînée à remonter elle-même les manches. Elle précise d'ailleurs que le gouvernement n'envisage pas de légiférer dans l'immédiat: d'une part, il n'a pas vu venir cette journée internationale et, d'autre part, il est délicat de signaler qu'avec le bizutage Ségolène Royal n'a fait qu'agiter la surface du problème, comme ministre déléguée à l'Enseignement scolaire de Claude Allègre sous Lionel Jospin, en 1997-2000. "Le Code civil prévoit déjà que les violences interpersonnelles sont proscrites. Il y a une dérogation pour l'exception éducative. Il faut simplement faire disparaître cette exception éducative des habitudes et des certitudes des parents".

Les socialistes pénètrent à nouveau dans les familles 

La secrétaire d'État répond à la convocation de l'ONU
 
Elle doit néanmoins se rendre à New York, ce mercredi, pour signer au siège des Nations Unies le troisième protocole de la Convention internationale des droits de l'enfant. Un texte permettant aux mineurs estimant qu'un de leurs droits a été violé de déposer plainte devant le Comité des droits de l'enfant de l'ONU.

La fessée déjà exclue de la loi Famille
À la fin du mois de mai, les députés de la majorité présidentielle avaient rejeté l'amendement "anti-fessée" de la loi Famille, repoussant cette disposition à un texte ultérieur. En octobre 2013, la question de l'interdiction de la fessée s'était invitée dans le débat public après la condamnation d'un père à 500 euros d'amende avec sursis pour avoir donné une fessée à son fils de 9 ans.

samedi 21 juillet 2012

La robe qui soulève des oh ! et des ah ! des député(e)s

Duflot tombe les jeans et les sacs pour des fleurs bleues !




Deux femmes ministres en pantalons,
Duflot et Najat Vallaud-Belkacem côte à côte, mais aussi Delphine Batho, derrière elles:
par convictions religieuses ou
pour ne pas provoquer des commentaires graveleux
de leurs collègues ministres exemplaires ?


Réactions  à droite
Valérie Pécresse a estimé sur son compte Facebook que :  "Duflot en jeans au conseil des ministres, je suis réac, j'assume, je trouve ça irrespectueux des institutions de la République."

Christine Boutin y est allée aussi de sa petite phrase sur Twitter : "Est ce une provocation ? 1er conseil des ministres, le jour de l'Ascension. Très mauvais symbole - jour férié catholique - Ayrault - Hollande"
Selon Nadine Morano, "il faut faire la différence entre la dilettante du week-end et la tenue du conseil des ministres qui est un moment protocolaire de la République".


Le magazine féministe Elle y voit du machisme !...

Des députés UMP ont salué la métamorphose de la ministre du Logement mardi à l'Assemblée nationale lors de la séance de questions au gouvernement. "On peut regarder une femme avec intérêt sans que ce soit du machisme", rétorque le député UMP Patrick Balkany.

La vidéo a fait le tour des réseaux sociaux.
Lors de la séance des questions au gouvernement, le député-maire de Neuilly, Jean-Christophe Fromantin (UDI, centriste), interpelle le premier ministre sur l'avenir du Grand Paris. Cécile Duflot, la ministre de l'Égalité des territoires, prend la parole pour lui répondre. La ministre descend les marches qui la séparent du micro sous les quolibets émanant des rangs des députés UMP. Certains apprécient manifestement la robe à motifs bleus que porte ce jour-là Cécile Duflot. Comme le montre la vidéo de la séance, le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, intervient pour rétablir le calme. La ministre enchaîne: "Mesdames et messieurs les députés, mais surtout messieurs, 
visiblement..." Allez savoir !



VOIR la gracieuse virevolte:



Avait-elle enfilé cette robe pour distraire l'attention de son discours ? 

Il n'est pas rare pour un député de se faire chahuter, interrompre, invectiver par le camp adverse sur ses prises de position, comme en témoigne la nuit électrique qu'ont passée les députés mardi soir. Mais ici c'est bien la tenue vestimentaire de la ministre qui était l'objet des quolibets, comme le reconnaît Laurent Wauquiez sur France Info , qui évoque "un moment pas très glorieux".

" Nous n'avons pas hué ni sifflé Cécile Duflot, nous avons admiré, raconte Patrick Balkany, démentant les interprétations machistes de la presse à sensations. Tout le monde était étonné de la voir en robe. Elle a manifestement changé de look, et si elle ne veut pas qu'on s'y intéresse, elle peut ne pas changer de look. D'ailleurs, peut-être avait-elle mis cette robe pour ne pas qu'on écoute ce qu'elle avait à dire."

Pour Patrick Balkany, il ne s'agit toutefois pas de machisme. 
"Enfin, on peut regarder une femme avec intérêt sans que ce soit du machisme !" 
Recevoir des critiques ou des compliments sur sa tenue n'est pas l'apanage des femmes, rappelle d'ailleurs l'élu: " Souvenez-vous du député à la veste rouge." Le député socialiste du Nord Patrick Roy, décédé en 2011, était en effet connu sous ce surnom. 
Même réaction pour Laurent Wauquiez: "Il y aurait eu le même type de chahut si un homme avait porté une cravate fluo orange."
Et puis Valérie Boyer (à droite) n'a jamais fait l'objet d'aucun commentaire déplacé, malgré son abondante chevelure noire et sa grande féminité: affaire de classe, tout simplement...



Aurélie Filippetti et Cécile Duflot n'ont pas les mêmes courbes

Peu de détails de la scène sont précisés dans le compte-rendu de la séance 
sur le site de l'Assemblée nationale, où il est simplement mentionné des "exclamations sur les bancs du groupe UMP" à l'arrivée virevoltante de la ministre. Le cabinet de Cécile Duflot n'a pas davantage accordé d'importance à ces oh ! narquois, trop "occupé par des dossiers de fond". Fond de petite culotte ?


Frédérique Matonti est professeure de sciences politiques à l’Université Paris I Panthéon Sorbonne. Elle s’intéresse aux gender studies, c’est-à-dire aux " rapports sociaux entre les hommes et les femmes, pour aller vite ! ". " Ce genre de railleries, de sifflements lors de leur première montée à la tribune, c’est un classique que racontent bon nombre de femmes politiques ", affirme la spécialiste qui a notamment travaillé sur les élues du Conseil régional d’Île-de-France et leur apprentissage du rôle politique.
Un bizutage qui laisse en revanche Sa Cynique Majesté Royal de marbre.

mardi 20 septembre 2011

Guerre des Boutons de braguettes socialistes sur Canal+

Le Grand Journal veille à ne pas fâcher le PS de Martine Aubry



Dominique Strauss-Kahn a-t-il été victime
d'un traumatisme sexuel de l'enfance?




Après une longue omerta du Parti socialiste consentie par la presse engagée, tout le monde parle: Tristane Banon n'a pas mâché ses mots sur les turpitudes sexuelles de Dominique Strauss-Kahn (lien PaSiDupes), alors le Grand Journal voudrait-il maintenant rééquilibrer la balance ?

A Jack Lang de conclure ?

Une mafia socialiste au grand jour
Ce soir mardi, Michel Denisot reçoit en effet Jack Lang qui n'a jamais caché son amitié pour son camarade DSK. Il l'a soutenu tout au long des quatre derniers mois après son arrestation à New York en mai dernier. A son retour, on l'a d'ailleurs encore vu prendre sa part du triomphe médiatique de DSK et Anne Sinclair devant la porte cochère de leur appartement de grand luxe du quartier huppé - "en tant que voisin" - pour la réunion des nantis du PS concentrés sur les quelques hectares de la place des Vosges.

Le triomphe de la vertu socialiste ?
A n'en pas douter, il reviendra ce soir sur "l'affaire" et ne devrait pas manquer de régler son compte à Tristane Banon.

Et Jean-Michel Aphatie devrait en prendre our son grade au passage... De manière aussi indignée qu'allusive: les pleutres ne prennent pas le risque de braquer la presse toute-puissante !

samedi 30 mai 2009

Interpellé à 8 ans : la maman de la petite victime avait porté plainte

La presse ne retiendra que l’audition

Les violences scolaires sont tolérables à huit ans...
Une bagarre à la récréation mérite toute l'indulgence de la presse soixante-huitarde qui tolère jusqu'aux agressions répétitives et à deux contre un... A partir de quand y voit-elle des violences scolaires?

Dépêche d’agence, avant duplication par les organes de presse


« "Cela ne me choque pas" que des policiers et des gendarmes entendent un enfant "s'ils ont le sentiment qu'il y a un problème", pour "faire de la prévention", a déclaré aujourd'hui le ministre de l'Immigration Eric Besson, après qu'
un enfant de 8 ans a été auditionné hier, avec son père, à la gendarmerie de Courdimanche (arrondissement d'Evry, Val-d'Oise), à la suite d'une plainte portant sur une bagarre à l'école avec un autre garçon.
Phrase longue et tarabiscotée manquant de clarté. Mais la pensée du journaliste, si confuse soit-elle, importe plus que les faits.
«Cette procédure est la conséquence logique d'un dépôt de plainte de la mère de l'enfant ayant reçu des coups, a-t-on précisé de même source, confirmant une information du Parisien. Lors de son audition, qui a duré 20 mn, l'écolier a reconnu s'être battu avec l'un de ses camarades de classe, expliquant avoir agi ainsi parce que ce dernier "cherchait à (le) manipuler". Selon la même source, les deux enfants ne seraient déjà plus brouillés. » 31/05/2009

La presse manipule l’opinion

Journaliste à France Info est un métier harassant.
Ni plus ni moins que l’agence de presse, la journaliste n’est neutre dans son compte rendu du fait divers le dimanche 31 mai, malgré l’éthique professionnelle et les prétentions morales de la profession. Il paraît en effet logique à cette radio engagée de présenter les faits en donnant la priorité aux conséquences sur les causes.

« Il a 8 ans et en présence de son père, il a été auditionné hier à la gendarmerie de Courdimanche dans le Val d’Oise » France Info choisit de mettre en exergue l’âge puis l’audition de l’enfant, dans une volonté partisane de nature à influencer le lecteur. Susciter l’indignation a priori, telle est la mission du service public.

Ce n’est qu’ensuite que la radio motive l’interpellation. « Il s’était battu à l’école avec un autre garçon dont la mère a porté plainte. Cette procédure est donc la conséquence logique de ce dépôt de plainte, selon la gendarmerie ». Une logique que ne partage manifestement pas la radio de service public, puisque sa chronologie des faits ne l’est pas.

Le compte-rendu confirme l’intention de manipulation. « Lors de son audition qui a duré vingt minutes, l’écolier a reconnu s’être battu avec l’un de ses camarades de classe. Il a expliqué avoir agi ainsi parce que ce dernier “cherchait à (le) manipuler”. Le ‘jeune’ garçon aurait-il des dispositions pour le journalisme ?

La journaliste n’y est pour rien car « toujours selon la gendarmerie, les deux enfants ne seraient déjà plus brouillés. » Ainsi, la gendarmerie, on l’aura compris, reconnaîtrait être allée vite en besogne. Ca tombe bien, puisque c’est la thèse de la station radio !

Conclusion la maman de la victime est allée encore plus vite et, à l’avenir, il faudra donc veiller à bien négliger les plaintes de victimes…

Les termes choisis du journal Le Parisien

Chronologie à l’identique de la dépêche de presse
Un écolier de 8 ans a été convoqué samedi à la gendarmerie de Courdimanche (Val-d’Oise) pour s’être bagarré pendant la récréation. Les militaires s’étaient présentés chez lui, la veille au soir, pour remettre la convocation à ses parents. D’abord abasourdi, le couple tient à dénoncer le « ridicule » de la situation, sans pour autant nier la réalité des faits. » On observera la volonté d’envenimer la situation : les gendarmes sont certes des militaires, mais le choix de ce terme n’est pas anodin.
« Le petit a été auditionné par les gendarmes pendant vingt minutes, rapporte-t-il [le couple parlant de leur propre ‘petit’…]. Il reconnaît qu’il s’est battu avec un camarade. » Il avoue même [le bon petit!] qu’ils étaient deux contre un, parce que la victime des coups « cherche toujours à nous manipuler et à nous commander », justifie l’écolier. [La victime serait donc le bourreau] Son père s’indigne pourtant de cette procédure, qu’il juge démesurée : « C’est une histoire qui n’aurait même pas dû sortir de l’école. Elle aurait dû se régler entre adultes, au lieu de dramatiser à ce point. »
« Il y a deux mois, la mère de cet enfant est venue me demander pourquoi mon fils s’acharnait sur le sien, reprend-il. J’ai juste répondu que s’il y avait un problème l’institutrice nous en aurait parlé et le directeur nous aurait convoqués… » Selon lui, ni l’un ni l’autre ne s’est produit. [Les enseignants sont donc accusés de négligences] Nous apprenons finalement pourquoi la gendarmerie est intervenue. « La mère du garçon, elle, est allée déposer plainte. [‘Elle’ suggère aux parents du jeune butor d'en faire autant !]
« La convocation est une conséquence logique », justifient les militaires [deuxième fois, pour les esprits lents]. Si les parents des deux garçons ne se sont toujours pas rencontrés, les enfants, eux, se seraient déjà réconciliés. »

Notons que, bien que ce soit le b.a.b.a. du métier, la maman de la victime n’est pas invitée à donner sa version des faits: l’eût-elle été, que son refus e s’exprimer aurait, à coup sûr, été souligné.

Confusion entre victime et auteur des violence

Le centre d’intérêt du site Internet LePoST n’est plus aucun des deux écoliers, mais les organisations institutionnelles.

Titre : « A 8 ans, il est entendu par les gendarmes: "Une histoire qui n’aurait même pas dû sortir de l’école"

« La mère de l'un des deux enfants [lequel?] a porté plainte suite à la
bagarre entre les deux garçons. L'enfant de 8 ans a été convoqué avec ses parents suite à cette plainte. [Quel âge a donc la victime? Serait-elle encore plus jeune, que la précision n'est pas fournie? Le plus petit est-il la victime des plus grands?] Pour ce gendarme, "il y a quand même eu des coups violents... on a convoqué les parents et l'enfant, c'est la procédure", a t-il explique sur I Télé (Canal+). Qui est qui ? Nul ne sait plus qui est l’agresseur.
« C'est une simple histoire de bagarre, explique [minimise] son père, encore abasourdi par toute cette histoire. » Il est en revanche sans intérêt de savoir si la famille de la victime est ‘abasourdie’.
« Ce samedi,
son fils âgé de 8 ans a été auditionné à la gendarmerie de Courdimanche (Val d'Oise), après y avoir été convoqué, relate Europe 1. » LePost juge donc subalterne la précision de France Info : « en présence de son père »…
« La mère de son petit camarade a porté plainte. "Il y a deux mois, elle est venue me demander pourquoi mon fils s’acharnait sur le sien", explique le père du garçon entendu. Mais, dit-il ni l'institutrice ni le directeur de l'école ne l'ont convoqué.
Il croyait l'histoire close.
Jusqu'à la convocation de son fils. Pendant son
audition, il a reconnu s'être battu avec son camarade, il a même avoué l'avoir fait avec un autre, à 2 contre 1. » Le fair play ne s’apprend pas à l’école, mais la presse n’a pas davantage de responsabilité éducative. Les parents, alors ?...
« Mais
ce n'est pas une raison, précise le père qui juge l'histoire "ridicule". "C’est une histoire qui n’aurait même pas dû sortir de l’école", explique-t-il au Parisien.
D'autant que, précise le quotidien, les 2 enfants se seraient réconciliés depuis longtemps... » Affirmation au conditionnel qui n’engage que l’agence de presse et semble arranger les duplicateurs de presse.

Les "coups violents" n'ont pas été portés, aucun des deux galopins ne serait donc coupable, mais LePost n’est pas aussi indulgent et compréhensif envers l’école et la gendarmerie.
Rappelons que Désirdavenir Royal est partie en guerre contre les brutalités et les petites terreurs qui font l'admiration de leurs papas: elle s'est prononcée contre les brimades et le bizutage. Logiquement, elle ne devrait pas manquer d'approuver Eric Besson haut et fort !

vendredi 24 octobre 2008

Le professeur qui s'était suicidé suite à l’ accusation d’un élève était innocent

« Une bien triste affaire », selon l'honorable JDD… Vendredi, le collégien menteur a avoué avoir abusé les enquêteurs.
L'adolescent de Saint-Michel (Aisne) , âgé de 15 ans, doit désormais être mis en examen et présenté à un juge pour enfants pour "dénonciation calomnieuse". Et c’est tout ? Le magistrat avait immédiatement placé l’enseignant en garde à vue suite à une plainte pour coups et blessures déposée par les parents de cet élève menteur, alors que l’accusé n'avait pas commis les faits qui lui étaient reprochés. La justice est lente, mais sait parfois ne pas prendre le temps de la réflexion. Le petit jeune aura gardé un mois son terrible secret "L'élève a menti." C’est en ces termes que lors d'une conférence de presse organisée vendredi 24 à Laon, Francis Les, l'avocat de la famille de Jean-Luc Bubert, le professeur du collège César-Savart de Saint-Michel (Aisne), a révélé que la victime de cet élève n’était pas coupable du coup de poing que l’élève l’accusait de lui avoir porté. L’innocent avait été retrouvé pendu à son domicile quelques heures après sa garde à vue. Le jeune homme a finalement avoué aux enquêteurs, au cours de sa garde à vue, avoir inventé de toutes pièces les accusations aux conséquences tragiques qui avait conduit son professeur au désespoir. « Des accusations qui vont désormais lui coûter une mise en examen », s’apitoie déjà le JDD, respectueux de la mémoire de l’enseignant... Les jeunes savent qu’ils ont la loi avec eux Les professeurs firent l’objet d’accusations et de coups et blessures redoublés, dès l’instant qu’une certaine ministre déléguée à l'Enseignement scolaire, entre 1997 et 2000, se fit un nom en faisant campagne contre le racket, mais aussi en traquant les strings dans les lycées et en chassant le bizutage dans les écoles (loi de juin 1998). Le drame vient de ce que Marie-sEGOlène Royal désigna les enseignants comme des menaces potentielles mais permanentes dans sa défense médiatisée des droits de l'enfant et dans sa lutte contre la violence à l'école (loi de juin 1998 relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles ainsi qu'à la protection des mineurs). Les parents et enseignants ne surent plus comment ne pas s'exposer à des poursuites et les jeunes firent bien savoir qu’ils étaient conscients du pouvoir qui leur était dévolu.
VOIR et ENTENDRE Dès avant la présidentielle, les électeurs attentifs étaient prévenus par ses actes et ses propos dissuasifs... Le Parcours de Ségolène Royal I-tele envoyé par omar95 Seule circule la version de l’élève Retenu, sans témoin, par son professeur à la fin d'un cours d'EPS pour justifier un retard, l'élève exploita la situation et la loi. Il assura avoir reçu "un coup de poing pour avoir refusé de remettre son carnet de correspondance". En père responsable, non pas de l’éducation qu’il aurait due à son fils mais du respect qui lui est dû, le géniteur porta alors bravement plainte pour coups et blessures contre l'enseignant, qui, devant les enquêteurs, nia farouchement les faits. La société médiatique fait des morts Le fait qu’outre sa mise en garde à vue l’institution organisât sa confrontation avec la présumée soi-disant victime, fut une manière de déjuger le professeur : sa parole d’éducateur était mise en balance avec celle d’un irresponsable. L’enseignant était suspect et sa personne humiliée. A la fin de la mise en présence, le procureur de la République de Laon, Olivier Hussenet prit cependant ses responsabilités et estima qu'il n'existait "aucune raison de poursuivre l'enseignant". On sait maintenant que bafouer l’honneur d’un homme respectable peut avoir des conséquences tragiques. L’institution se défend Selon les honorables psychologues et institutionnels post-soixante-huitards, les accusations portées contre Jean-Luc Bubert n’auraient alors joué qu’un rôle d'"élément déclencheur" dans son suicide ! Raisonnement de ceux qui n’ont de l’honneur qu’une notion livresque et idéologique, mais aucun ressenti personnel. Lorsqu’un enseignant est précipité dans ce type de situation imprévisible et injuste, on fouille dans sa vie, plutôt que dans celle de la famille de l’élève perturbé. Si l’éducateur ne peut décemment pas être traité d’ivrogne ou de déséquilibré notoire, on déclare qu’il traversait précisément une période délicate sur le plan personnel. L’homme, âgé de 38 ans, était notamment en instance de divorce, avait-on appris …de sources judiciaires, lentes mais bavardes. Combien d’enseignants en instance ou divorcés sont donc en effet, en puissance, des brutes incontrôlables, nous dirait Sa Cynique Majesté Royal, si elle n’était pas exclusivement préoccupée de sa propre sortie du frigidaire et fort peu de celle de l’enseignant...
Une mise au point courageuse mais tardive Qu’il n’a pas été donné à Jean-Luc Bubert d’entendre.
  • Le procureur de la République, Olivier Hussenet, corroborait vendredi les propos de l'avocat de la famille du défunt. "Tout au plus le professeur a-t-il empoigné le menton de l'élève, avec une certaine rudesse, pour lui faire relever la tête", indique-t-il. Jamais Jean-Luc Bubert "ne lui a porté ni un coup de poing, ni même une gifle, et ne lui a pas cassé une dent", ajoute-t-il.
  • Me Francis Les a lui parlé d'"un gâchis immense dans l'Education Nationale qui se répète trop souvent". "On n'a pas tiré les leçons du procès d'Outreau", a ajouté l'homme de loi. A son côté, Jean Bubert, le père de la victime, a annoncé qu'il allait se porter partie civile. "L'objectif premier est atteint: rendre son honneur à mon fils", a-t-il également lancé aux journalistes, en espérant être compris. Suggère-t-il que l’honneur de la presse est en cause ? Il n’aurait pas tort. Et encore ne parle-t-il pas de charognards.
  • Que dire du certificat médical de complaisance pour coup de poing et dent cassée ? Quant à l’honneur du chef d’établissement qui ne s’est pas porté garant de son professeur ? La protection des enseignants contre la diffamation. Ne voilà-t-il pas un ‘honorable’ mot d’ordre de grève de la FSU, syndicat d’enseignants pousés au suicide…