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samedi 20 juin 2020

Blogger est-elle une plateforme 'fair-play"

Le blog PaSiDupes subit des brimades de son... hébergeur !

Outre que le moteur de recherche Google, maison-mère, signale des "risques" à la connexion,


Blogger dresse des entraves permanentes

dès la publication, laquelle n'est pas la garantie que le lien ne sera pas brisé...

Et cela après avoir contraint l'auteur à un changement de plateforme.

Merci donc de votre fidélité.

Je vous invite à renforcer votre fréquentation de PaSiDupes,

Avis aux amateurs...

mais aussi à signaler en "commentaire" les dysfonctionnements constatés,
en sorte que je puisse tenter de résoudre les problèmes qui se dressent.
Indice: certains "libellés" (évidemment convenables) sont clairement censurés. 

samedi 8 août 2015

Ségolène Royal souhaite baisser la vitesse sur les autoroutes traversant les villes

Incohérente S. Royal qui bride les Français en se disant opposée à l'écologie punitive

La ministre de l'Écologie veut abaisser à 90km/h la vitesse sur les autoroutes qui traversent les villes




Ce dimanche, elle délègue encore à son cabinet l'annonce de nouvelles brimades, recyclant l'idée du maire de Valence (Drôme), qui  lui a fait cette suggestion mi-juillet.


Royal ne relâche pas son harcèlement de l'automobiliste et Ségolène charge son cabinet d'annoncer son intention, assurant que la ministre soutiendra la demande de Nicolas Daragon, même si la décision doit être prise en "interministériel".
Et "de façon générale, les limitations de vitesse sur les autoroutes urbaines vont dans le bon sens", se félicite-t-on encore dans l'entourage de la ministre. Celle-ci "donnera donc un avis favorable" si d'autres villes formulaient des demandes similaires, ajoute-t-on. Selon le maire de Valence, une quinzaine de villes en France seraient concernées, avec des autoroutes passant à moins de 300 mètres du centre.


Royal veut mettre les automobilistes au pas

La ministre de l'Écologie et du Développement durable, Ségolène Royal, veut donner plus de pouvoir aux maires qui souhaitent réduire la vitesse de circulation sur les portions d'autoroutes traversant leur ville. "Lorsque les maires demanderont un ralentissement de la vitesse de circulation dans les agglomérations traversées, je leur donnerai cette responsabilité-là", a annoncé la ministre sur Europe 1, promettant de "donner davantage de pouvoir d'autonomie aux élus locaux" sur ce sujet.

Vers une limitation à 90km/h, au lieu de 110 km/h

Le maire Les Républicains de Valence, Nicolas Daragon (un gérant de société de 43 ans), a fait sa demande au ministère le 17 juillet, pour réduire les émissions de particules dans l'air. "Ma demande est issue de l'enquête parlementaire - qui chiffre la pollution à 100 miliards d'euros par an d'effets induits - sollicitée par la ministre à qui il a été remis il y a quinze jours et de trois autres études conduites localement, qui disent que la pollution atmosphérique sur le territoire de Valence est générée essentiellement par le transport routier, parce qu'on a très peu d'industries polluantes à Valence et très peu besoin d'utiliser le chauffage", argumente le maire, également 4e vice-président du Conseil départemental, chargé de l'économie, du Tourisme et de l'emploi.


Le cas particulier de Valence s'imposera-t-il  aux autres ?
Toutes les villes traversées par des autoroutes ne profitent pas des avantages qui ont fait la prospérité commerciale de Valence dans le couloir rhodanien. Cette ville est en effet dotée de transports et de communications plus favorables que bien d'autres: deux gares ferroviaires (Valence-Ville et Valence-TGV), un port de commerce, un port de plaisance et un aéroport. Toutes les villes visées ne cumulent pas non plus ses inconvénients environnementaux spécifiques sur des axes  autoroutiers majeurs à la croisée de A7, de l'A49 et de la RN7. 
Ville la plus peuplée de la Drôme, Valence est traversée par l'A7, "l'autoroute du soleil", très fréquentée pendant les vacances, mais aussi le reste de l'année, pour sa position stratégique en vallée du Rhône. Actuellement, la vitesse y est déjà réduite de 20 km/h, à 110 km/h. 


La ministre de l'Écologie tient le prétexte qui lui permet de sévir.
55 décès attribués à la pollution
Cette pollution serait la cause de 55 décès dans l'agglomération, ajoute le maire, soucieux de la santé des Valentinois, citant des données de l'Institut de veille sanitaire.  

Mais la gendarmette saura-t-elle maîtriser sa tendance naturelle à la répression et éviter de se jeter sur cet exemple pour l'étendre à d'autres moins évidents ? Les circonstances, à l'approche de la Conférence de Paris de 2015 sur le climat (COP21), la portent à faire du zèle.
L'annonce sera faite à la rentrée.

mercredi 24 juillet 2013

Limitations de vitesse: les automobilistes se dressent contre les contraintes routières

Assez de brimades, monsieur Valls  !

Faut-il encore abaisser de 10km/h les limitations de vitesse?

Un rapport remis  au gouvernement le jeudi 18 juillet prône la baisse des vitesses maximales de 10 à 20 km/h sur les routes de l’Hexagone. Cette synthèse pour la France émane du Conseil national du débat sur la transition énergétique. Elle liste 15 enjeux essentiels, parmi lesquels la réduction de la part du nucléaire de 75% à 50% dans le mix électrique à l’horizon de 2025, une réduction de 50% de la consommation énergétique finale d’ici à 2050, la collectivisation des transports (éco-mobilité, programme de covoiturage) et réduction des émissions de Co2 (sauf durant le Tour de France et ses transferts par avions), la rénovation de 500.000 bâtiments par an, afin d'en réduire la consommation énergique des bâtiments ou l'évaluation socio-économique, environnementale et climatique de l’exploitation du gaz de schiste. Des pressions des écologistes radicaux  qui ne sont pas du goût de tout le monde.

Devoir de mémoire

Lien PaSiDupes - "Président Hollande repéré à 170 km/h en Normandie" : Le président exemplaire juge normal de rouler en excès de vitesse...

LIGUE DE DEFENSE 
DES CONDUCTEURS

Stop à la répression absurde
Oui à une conduite responsable
23, avenue Jean Moulin 
75014  PARIS
Chère Madame, Cher Monsieur,

Notre action
contre le projet de Manuel Valls de baisser les limitations de vitesse vient de dépasser 230.000 signataires.
Si chacun arrive mobiliser cinq personnes, nous pouvons dépasser le million de protestataires.
Et Il y en aura besoin. Car le gouvernement est en train de sortir l'artillerie lourde pour nous imposer ce nouvel épisode de punition-taxation des automobilistes.

Aucun des arguments avancés, ni la sécurité, ni l'écologie, ne tient. 
Mais si nous nous laissons faire, si nous les laissons convaincre l'opinion publique, alors :
Vous devrez bientôt rouler en toutes circonstances à 110 km/h maximum sur autoroute, à 80 sur route, et à 30 km/h partout en ville!
Et comme ce sera impossible de tenir des vitesses si basses, nous serons tous des proies faciles pour les radars fixes, mobiles et embarqués dont sont, de plus en plus, truffés nos t
 Les PV pour "excès" de vitesse vont nous tomber dessus en rafale.

S'il vous plaît, aidez-nous à stopper de toute urgence ce projet effroyable.
Signez dès maintenant votre pétition et transférez ce mail et les informations qu'il contient à tous amis qui seraient intéressés :

1) L'argument "sécurité" ne tient pas la route:
On dispose de données qui montrent qu'augmenter les limitations de vitesse ne nuit pas à la sécurité. Aux Sables d'Olonne, en Vendée, un conducteur qui roulait à 36 km/h en bordure de plage (limitation à 50 km/h), s'est vu attribué une amande de 22 euros pour "vitesse trop réduite"...
En France, entre 1998 et 2002, le nombre de décès sur les routes a diminué de 15 % alors que la vitesse moyenne de circulation augmentait sur tous les types de réseaux : autoroutes, routes nationales et réseaux urbains.
Au Texas, les autorités viennent d'augmenter la limitation de vitesse sur ses autoroutes récentes à 85 mph (137 km/h). Elles ont fait un constat simple : la précédente augmentation (à 80 mph en 2006) n'a pas empêché le taux de mortalité de continuer à baisser. La Virginie réfléchit également à une telle augmentation.
En réalité, compte tenu des progrès techniques gigantesques des véhicules ces dernières décennies (tenue de route, freinage…) et de la voirie (revêtement drainant, etc.), les limitations actuelles sont caduques. Les maintenir au niveau actuel est déjà discutable. Mais les baisser, c'est carrément indéfendable.
Baisser les limitations obligerait simplement, tous les jours, des millions de personnes qui roulent à une vitesse très raisonnable, sans provoquer le moindre accident, à rouler… encore moins vite. Qui peut croire un seul instant que ça fera diminuer le nombre d'accidents ?
Sans compter qu'avec une limitation à 110 km/h sur autoroute, les conducteurs seront très nombreux à se détourner de ce réseau payant. Ils iront donc sur les nationales dont certains tronçons sont dix fois plus dangereux que les autoroutes.oins vite. Qui peut croire un seul instant que ça fera diminuer le nombre d'accidents ?
Et on voudrait nous faire croire que ce projet va améliorer notre sécurité ?

2) L'argument "écologie" ne tient pas :
Une semaine après les déclarations de Manuel Valls, c'est le secrétaire général du "débat national sur la transition énergétique", Thierry Wahl, qui s'y est mis ! Selon lui, il faudrait baisser les limitations pour réduire la consommation de carburant et polluer moins.
Mais là encore, rien n'est moins sûr.
Au contraire, l’Ademe (Agence de l’environnement et de la Maîtrise de l’Energie) elle-même affirme que "le passage de 50 km/h à 30 km/h affiche des résultats très variables voire contradictoires, soit de -10% à +30% selon les polluants et les études."
Quand aux autoroutes, pour avoir un réel impact sur la pollution, il faudrait les limiter à... 80 km/h !

3) Un coût insupportable
La baisse des limitations aura un impact économique désastreux : perte de temps dans les trajets, ralentissement et renchérissement du trafic des marchandises, etc. Selon les premières estimations, cela représenterait une facture comprise entre 5 et 8 milliards d'euros par an ! Irresponsable en cette période de récession où chaque nouvelle charge pesant sur les entreprises françaises se traduit par des chômeurs supplémentaires.
Ne pas oublier, non plus, que baisser les limitations de vitesse, c'est changer des centaines de milliers de panneaux. Ce serait engager une dépense publique de plusieurs dizaines de millions d'euros. Inacceptable, à l'heure où l'Etat manque cruellement d'argent.rajets, ralentissement et renchérissement du trafic des marchandises, etc. Selon les premières estimations, cela représenterait une facture comprise entre 5 et 8 milliards d'euros par an ! Irresponsable en cette période de récession où chaque nouvelle charge pesant sur les entreprises françaises se traduit par des chômeurs supplémentaires.
Avec les limitations actuelles, plus de 27.000 PV pour excès de vitesse sont dressés chaque jour, et 10 millions de points de permis sont retirés chaque année.
Sur des routes truffées de radars-pièges (fixes, mobiles, embarqués), une baisse des limitations de vitesse entraînerait une explosion de PV à 68 €. Insupportable pour des millions de Français qui ont déjà du mal à joindre les deux bouts.

Ne laissez pas Manuel Valls nous imposer ça.
Ce document de synthèse sera remis officiellement au gouvernement lors de la Conférence environnementale qui aura lieu les 20 et 21 septembre 2013 et un projet de loi sur la transition énergétique devrait voir le jour à l’autonome avant d’être ensuite soumis au Parlement.
Ne vous laissez pas prendre de vitesse comme pour le vote de la loi autorisant le mariage homosexuel ! 

S'il vous plaît, signez votre pétition "Non à la baisse des limitations de vitesse" et mobilisez vos ami(e)s et connaissances.

Merci de votre vigilance citoyenne et bonne route !

Christiane Bayard
Secrétaire générale


mardi 2 juin 2009

Ecole - La FCPE soutient l’agresseur contre la victime

La famille qui porte plainte doit se justifier
L'enfant de 8 ans qui a subi des brimades à répétition de ses camarades de classe se voit reprocher de ne pas avoir encaissé en silence et sa famille d'avoir porté plainte. Sa mère a eu le courage de ne pas se taire mais se voit montrée du doigt. Car l'auteur des violences a été auditionné, à la gendarmerie de Courdimanche (Val-d'Oise), en la présence de son père.

La presse a créé la polémique

La presse s’indigne que le jeune butor de huit ans ait été « incriminé pour s'être battu à l'école». Les bagarres de préau seraient-elles naturelles et encouragées : sans doute forgent-elles le caractère ?
Cette presse engagée s’en prend un peu à la famille qui ose porter plainte et beaucoup à la gendarmerie qui ne fait que suivre la procédure.

-> Graine de violence
Mais dans quel cas peut-on commencer à s’indigner des violences scolaires ? Le seuil de tolérance n’est-il dépassé qu’en cas de port d’arme ? Une plainte n’est-elle recevable qu’à la première goutte de sang versé ? Ou faut-il attendre le premier coup de poignard ?

->
Une vérité partielle
Lors de son audition, qui a duré vingt minutes, « l'écolier », qu’il est peut-être permis de qualifier d’agresseur, a reconnu sans problème s'être battu avec l'un de ses camarades de classe. Mais la presse morale ne rappelle pas que les auteurs de ces violences sur le petit s’y mettaient à plusieurs. Si vingt minutes d'audition par la gendarmerie sont traumatisants, le calvaire de l’enfant au quotidien est-il un détail ?

-> L’Education Nationale est-elle encouragée à occulter les actes de violence ?
A défaut de morale, la prévention par l’instruction civique et citoyenne ne prévoit pas de condamner les « bagarres » à tous contre un. L’école élémentaire n’est plus le sanctuaire qu’elle était et les parents ne reçoivent plus la garantie de la sécurité de leurs gosses en milieu scolaire, car il ne faudrait pas gonfler les statistiques.
L’école est devenue une serre où sont forcées les graines de violence, dans le silence complice de l’institution et des media. Signaler des brimades et porter plainte sont synonymes d’attaque de l’institution. Protéger son enfant de la violence au quotidien fait naître le soupçon d’intention sécuritaire…

La famille de la victime doit justifier sa plainte

Les parents attentifs sont montrés du doigt et les parents permissifs confortés.
«Si j'avais un parent d'élève qui venait me voir en me disant "votre enfant tape mon fils", croyez moi que j'interrogerais mon fils et que si nécessaire il serait puni. Ça me paraît être le bon sens et le devoir de tout parent. Dans 99% des cas de figure, une discussion entre parents vaut bien mieux, mais quand vous êtes devant un mur, vous n'avez pas d'autre choix (que de porter plainte)», regrette le père de la petite victime.

  • Pour rapporter le point de vue du père dont l'épouse a porté plainte après une bagarre entre leur fils de 8 ans et un autre élève, on peut se satisfaire d’un lien... Le papa s'est en effet expliqué ce mardi matin au micro de RTL sur cette démarche , mais il faudra ouvrir un lien. Reproduire l’argumentaire du plaignant n'aurait-il pas été plus équitable ?<br><li>La mère, de son côté, explique au Parisien qu'elle a «essayé d’aller voir les parents, l’institutrice et le directeur de l’école, mais personne ne voulait m’écouter (...) J’ai essayé d’autres solutions avant d’aller voir les gendarmes, je n’ai pas commencé par déposer plainte

    «Le bon sens des parents devrait prévaloir»


    Le gouvernement fait savoir que, dans ce dossier, la procédure a été respectée, mais regrette que le conflit n'ait pas été géré par les parents.

    Lorsque le dialogue est impossible entre les parents et si l’institution n’assure aucun arbitrage, quel autre recours reste-t-il au plaignant, sinon la gendarmerie ?

    "Cela ne me choque pas" a notamment déclaré le ministre de l'Immigration , Eric Besson, qui estime que les gendarmes peuvent entendre un enfant "s'ils ont le sentiment qu'il y a un problème" pour "faire de la prévention", particulièrement en présence d’un parent. Il n’est pas superflu de faire l’éducation des parents, en plus de celle des enfants. Ou alors renommons ‘instruction publique’ l’Education nationale.

    Encore faut-il que les préoccupations politiques n’enveniment pas la situation ?
    Bayrou et Marianne ?
    Les politiques également s'emparent de cette affaire. François Bayrou, le premier, dénonce un climat "qui entraîne un certain nombre de dérives". Marianne et le « meilleur opposant » à Sarkozy seraient-ils étrangers à ce réchauffement climatique ?
  • La loi du plus fort est celle de la FCPE.
    La FCPE ne défend pas le plus faible. Elle apporte son soutien aux agresseurs.
    La secrétaire générale de la Fédération des conseils de parents d'élèves estime que cette affaire "s'inscrit dans le contexte actuel : à force de dire qu'il faut légiférer, fouiller les enfants, ça entraîne des réactions outrancières des parents". Ca n’est donc pas loin de déclencher des bagarres dans les cours de récréation…

    Est-il excessif d’affirmer que la FCPE politise le débat ?
    Elle ajoute, sans aucun esprit partisan: "deux gosses de 8 ans qui se battent, il y en a toujours eu, mais le fait que la mère ait porté plaine, c'est la conséquence directe du discours sécuritaire du gouvernement depuis quelques mois et surtout depuis une quinzaine de jours".
    Autre rapport « direct » de cause à effet :
    "Le gouvernement dit que les enfants ont des comportements dangereux et ça renforce la méfiance et la peur des adultes qui les entourent". Par chance, nous avons la FCPE qui a la solution à tout. Au final, ô surprise ! c'était simple ; il fallait y penser, Sarkozy est le seul coupable des violences à l’école, et pourtant, ne déclarait-elle pas que « "deux gosses de 8 ans qui se battent, il y en a toujours eu » ?...
  • La FCPE concède que "la gendarmerie a eu la réponse adaptée d'entendre l'enfant avec son père."

    D’ailleurs, à midi M6 faisait état d’un sondage selon lequel, malgré le parti pris de la presse, 52% des Français ne sont pas choqués de l’intervention de la gendarmerie.
  • samedi 30 mai 2009

    Interpellé à 8 ans : la maman de la petite victime avait porté plainte

    La presse ne retiendra que l’audition

    Les violences scolaires sont tolérables à huit ans...
    Une bagarre à la récréation mérite toute l'indulgence de la presse soixante-huitarde qui tolère jusqu'aux agressions répétitives et à deux contre un... A partir de quand y voit-elle des violences scolaires?

    Dépêche d’agence, avant duplication par les organes de presse


    « "Cela ne me choque pas" que des policiers et des gendarmes entendent un enfant "s'ils ont le sentiment qu'il y a un problème", pour "faire de la prévention", a déclaré aujourd'hui le ministre de l'Immigration Eric Besson, après qu'
    un enfant de 8 ans a été auditionné hier, avec son père, à la gendarmerie de Courdimanche (arrondissement d'Evry, Val-d'Oise), à la suite d'une plainte portant sur une bagarre à l'école avec un autre garçon.
    Phrase longue et tarabiscotée manquant de clarté. Mais la pensée du journaliste, si confuse soit-elle, importe plus que les faits.
    «Cette procédure est la conséquence logique d'un dépôt de plainte de la mère de l'enfant ayant reçu des coups, a-t-on précisé de même source, confirmant une information du Parisien. Lors de son audition, qui a duré 20 mn, l'écolier a reconnu s'être battu avec l'un de ses camarades de classe, expliquant avoir agi ainsi parce que ce dernier "cherchait à (le) manipuler". Selon la même source, les deux enfants ne seraient déjà plus brouillés. » 31/05/2009

    La presse manipule l’opinion

    Journaliste à France Info est un métier harassant.
    Ni plus ni moins que l’agence de presse, la journaliste n’est neutre dans son compte rendu du fait divers le dimanche 31 mai, malgré l’éthique professionnelle et les prétentions morales de la profession. Il paraît en effet logique à cette radio engagée de présenter les faits en donnant la priorité aux conséquences sur les causes.

    « Il a 8 ans et en présence de son père, il a été auditionné hier à la gendarmerie de Courdimanche dans le Val d’Oise » France Info choisit de mettre en exergue l’âge puis l’audition de l’enfant, dans une volonté partisane de nature à influencer le lecteur. Susciter l’indignation a priori, telle est la mission du service public.

    Ce n’est qu’ensuite que la radio motive l’interpellation. « Il s’était battu à l’école avec un autre garçon dont la mère a porté plainte. Cette procédure est donc la conséquence logique de ce dépôt de plainte, selon la gendarmerie ». Une logique que ne partage manifestement pas la radio de service public, puisque sa chronologie des faits ne l’est pas.

    Le compte-rendu confirme l’intention de manipulation. « Lors de son audition qui a duré vingt minutes, l’écolier a reconnu s’être battu avec l’un de ses camarades de classe. Il a expliqué avoir agi ainsi parce que ce dernier “cherchait à (le) manipuler”. Le ‘jeune’ garçon aurait-il des dispositions pour le journalisme ?

    La journaliste n’y est pour rien car « toujours selon la gendarmerie, les deux enfants ne seraient déjà plus brouillés. » Ainsi, la gendarmerie, on l’aura compris, reconnaîtrait être allée vite en besogne. Ca tombe bien, puisque c’est la thèse de la station radio !

    Conclusion la maman de la victime est allée encore plus vite et, à l’avenir, il faudra donc veiller à bien négliger les plaintes de victimes…

    Les termes choisis du journal Le Parisien

    Chronologie à l’identique de la dépêche de presse
    Un écolier de 8 ans a été convoqué samedi à la gendarmerie de Courdimanche (Val-d’Oise) pour s’être bagarré pendant la récréation. Les militaires s’étaient présentés chez lui, la veille au soir, pour remettre la convocation à ses parents. D’abord abasourdi, le couple tient à dénoncer le « ridicule » de la situation, sans pour autant nier la réalité des faits. » On observera la volonté d’envenimer la situation : les gendarmes sont certes des militaires, mais le choix de ce terme n’est pas anodin.
    « Le petit a été auditionné par les gendarmes pendant vingt minutes, rapporte-t-il [le couple parlant de leur propre ‘petit’…]. Il reconnaît qu’il s’est battu avec un camarade. » Il avoue même [le bon petit!] qu’ils étaient deux contre un, parce que la victime des coups « cherche toujours à nous manipuler et à nous commander », justifie l’écolier. [La victime serait donc le bourreau] Son père s’indigne pourtant de cette procédure, qu’il juge démesurée : « C’est une histoire qui n’aurait même pas dû sortir de l’école. Elle aurait dû se régler entre adultes, au lieu de dramatiser à ce point. »
    « Il y a deux mois, la mère de cet enfant est venue me demander pourquoi mon fils s’acharnait sur le sien, reprend-il. J’ai juste répondu que s’il y avait un problème l’institutrice nous en aurait parlé et le directeur nous aurait convoqués… » Selon lui, ni l’un ni l’autre ne s’est produit. [Les enseignants sont donc accusés de négligences] Nous apprenons finalement pourquoi la gendarmerie est intervenue. « La mère du garçon, elle, est allée déposer plainte. [‘Elle’ suggère aux parents du jeune butor d'en faire autant !]
    « La convocation est une conséquence logique », justifient les militaires [deuxième fois, pour les esprits lents]. Si les parents des deux garçons ne se sont toujours pas rencontrés, les enfants, eux, se seraient déjà réconciliés. »

    Notons que, bien que ce soit le b.a.b.a. du métier, la maman de la victime n’est pas invitée à donner sa version des faits: l’eût-elle été, que son refus e s’exprimer aurait, à coup sûr, été souligné.

    Confusion entre victime et auteur des violence

    Le centre d’intérêt du site Internet LePoST n’est plus aucun des deux écoliers, mais les organisations institutionnelles.

    Titre : « A 8 ans, il est entendu par les gendarmes: "Une histoire qui n’aurait même pas dû sortir de l’école"

    « La mère de l'un des deux enfants [lequel?] a porté plainte suite à la
    bagarre entre les deux garçons. L'enfant de 8 ans a été convoqué avec ses parents suite à cette plainte. [Quel âge a donc la victime? Serait-elle encore plus jeune, que la précision n'est pas fournie? Le plus petit est-il la victime des plus grands?] Pour ce gendarme, "il y a quand même eu des coups violents... on a convoqué les parents et l'enfant, c'est la procédure", a t-il explique sur I Télé (Canal+). Qui est qui ? Nul ne sait plus qui est l’agresseur.
    « C'est une simple histoire de bagarre, explique [minimise] son père, encore abasourdi par toute cette histoire. » Il est en revanche sans intérêt de savoir si la famille de la victime est ‘abasourdie’.
    « Ce samedi,
    son fils âgé de 8 ans a été auditionné à la gendarmerie de Courdimanche (Val d'Oise), après y avoir été convoqué, relate Europe 1. » LePost juge donc subalterne la précision de France Info : « en présence de son père »…
    « La mère de son petit camarade a porté plainte. "Il y a deux mois, elle est venue me demander pourquoi mon fils s’acharnait sur le sien", explique le père du garçon entendu. Mais, dit-il ni l'institutrice ni le directeur de l'école ne l'ont convoqué.
    Il croyait l'histoire close.
    Jusqu'à la convocation de son fils. Pendant son
    audition, il a reconnu s'être battu avec son camarade, il a même avoué l'avoir fait avec un autre, à 2 contre 1. » Le fair play ne s’apprend pas à l’école, mais la presse n’a pas davantage de responsabilité éducative. Les parents, alors ?...
    « Mais
    ce n'est pas une raison, précise le père qui juge l'histoire "ridicule". "C’est une histoire qui n’aurait même pas dû sortir de l’école", explique-t-il au Parisien.
    D'autant que, précise le quotidien, les 2 enfants se seraient réconciliés depuis longtemps... » Affirmation au conditionnel qui n’engage que l’agence de presse et semble arranger les duplicateurs de presse.

    Les "coups violents" n'ont pas été portés, aucun des deux galopins ne serait donc coupable, mais LePost n’est pas aussi indulgent et compréhensif envers l’école et la gendarmerie.
    Rappelons que Désirdavenir Royal est partie en guerre contre les brutalités et les petites terreurs qui font l'admiration de leurs papas: elle s'est prononcée contre les brimades et le bizutage. Logiquement, elle ne devrait pas manquer d'approuver Eric Besson haut et fort !