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dimanche 27 novembre 2016

Ségolène Royal opte pour l'avion et le CO2 contre le train de Strasbourg

Les contradictions de l'irrespectueuse Ségolène Royal indisposent les eurodéputés

Déjà invitée à deux reprises, en vain, 
Ségolène Royal était auditionnée par la commission d'enquête mise en place après le Dieselgate

Elle n'a finalement pas pu se dérober et s'est résolue in extremis à répondre à la convocation des eurodéputés. La ministre de l'Environnement qui combat le diesel  est arrivée à Strasbourg en avion ministériel, avec presque une heure de retard, pour une audition qui devait en durer deux... 

Les élus des peuples européens n'ont pas dissimulé leur irritation. 
Après des échanges très vifs, Ségolène Royal a prétendu ne pas regretter d'avoir fait le déplacement. 

Les provocations de Royal ont créé des tensions  

"Je croyais qu'on m'avait fait venir pour me féliciter, a-t-elle ironisé. Heureusement que je suis venue pour vous expliquer les choses", s'est exclamée, arrogante, la ministre de l'Environnement à la fin de son audition devant les parlementaires européens. 

La ministre s'est présentée en retard pour écourter l'audition
Les membres de la commission d'enquête EMIS sur les émissions polluantes, notamment diesel, avaient prévu d'y consacrer le double d'un temps compté, puisqu'ils poursuivaient avec une séance de vote à midi. "Visiblement les ministres français ont autant de mal que nous à arriver jusqu'à Strasbourg", a lancé un eurodéputé britannique. 
"Je ne me permettrais pas de vous donner de conseils, mais avec le TGV, Paris est à 1h50 de Strasbourg : on aurait pu commencer à l'heure et mes collègues auraient également pu poser leurs questions", a souligné l'eurodéputé allemand Jens Gieseke, rapporteur de la commission d'enquête. La France favorise-t-elle les moteurs diesel dans la législation européenne ? Veut-elle protéger Renault, cache-t-elle des informations sur les résultats de la commission Royal, y a-t-il un secret d'Etat comme pour le nucléaire ?
Ségolène Royal a défendu avec aplomb les actions "exemplaires" menées par la France. Avant de conclure : "Ils avaient un état d'esprit de mise en cause de ce qu'a fait la France; c'est quand même invraisemblable. La France a été le seul pays d'Europe à avoir réagi au scandale Volkswagen, à avoir mis en place un système de contrôle unique en Europe, et même unique dans le monde, parce que je ne vois pas beaucoup de pays qui contrôlent la pollution de leurs propres constructeurs", a polémiqué l'indélicate. 
"C'est pour ça que je ne me suis pas laissée mettre en accusation", s'est-elle justifiée. "J'ai retourné la situation, je pense," a-t-elle conclu. 

Et Ségolène Royal a proposé aux industriels européens, "plutôt que de se faire concurrence, de se mettre ensemble pour produire une voiture européenne grand public, pas chère, à moins de 5.000 euros, qui fonctionne de façon électrique : c'est ça l'enjeu du futur."

L'avion emprunté par la grossière devait-être le Solar Impulse... 
Solar Impulse est un projet d'avion solaire entrepris à l'initiative des Suisses Bertrand Piccard et André Borschberg. Le rendement optimal de ses cellules photovoltaïques permet de réduire sa consommation d'énergie.
En revanche, l'avion de la ministre française de l'Environnement a émis plus de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère que le train: selon la SNCF et l'Agence publique de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), un voyage en TGV n'émet que 6 kg de CO2 par passager, et la voiture 277 kg, tandis que l'aérien (et Mme Royal) produit 165 kg. La donneuse de leçon est une inconsciente irresponsable. 

lundi 8 août 2016

"C'est l'été de tous les reculs de l'écologie," dénonce Duflot, ex-ministre de Hollande

Cécile Duflot s'en est prise au gouvernement et à Emmanuel Macron

La députée écologiste de Paris par la grâce du PS et ancienne ministre a pointé un "été de tous les reculs" pour l'écologie
,
Invité de France Info ce lundi matin, Cécile Duflot a dénoncé une "offensive anti-écologistedu  gouvernement, selon elle : "C'est l'été de tous les reculs de l’écologie". "On supprime les trains de nuit, en même temps qu’on développe des bus", regrette notamment la députée EELV de Paris, isolée dans son parti.

"Entre le discours et les actes en matière d’écologie, c’est là qu’existe le gouffre," selon Cécile Duflot. "Nous sommes dans un mode de développement insoutenable" et il existe, dit-elle, des dispositions législatives, comme la loi sur la transition énergétique, pour mieux protéger l’environnement. Mais d’après elle, c’est aujourd’hui "une loi de papier".

Elle a également dénoncé la position du ministre de l'Economie Emmanuel Macron 

Pour lui, le nucléaire "est non négociable et un outil de souveraineté". "On a relancé le projet très coûteux du Lyon-Turin, alors qu’on sait très bien qu’on a des projets beaucoup moins coûteux en matière de ferroviaire", a ajouté l’ancienne ministre du logement.

Nianshou, ou Nian, animal maléfique 
à tête de lion et corps de taureau,
dans le folklore chinois
Députée de Paris sur un siège gagé par le PS, l'élue réclame un changement de modèle en faveur "d’un scénario 100% énergies renouvelables." Il permettrait de créer 800.000 à 900.000 emplois, selon une étude macro-économique de l’ADEME (Agence De l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) rendue publique fin juin "dans une relative discrétion", rappelle Cécile Duflot. 

L'écologiste radicale conclut : "Ce quinquennat est en train de devenir un quinquennat gâché pour l'écologie, malgré l'accord de Paris" signé lors de la COP 21.
Bien qu'elle passe pour être l'actuelle ministre de l'Environnement, de l'Energie et de la Mer, Marie-Ségolène Royal serait-elle un monstre de papier, un fantoche ?

samedi 23 mai 2015

La loi contre le gaspillage alimentaire est-elle une fausse bonne idée?

La lutte contre le gaspillage alimentaire créera un besoin de nouveaux dons

Chaque année, 1,3 milliard de tonnes de nourriture gaspillées:
effet pervers du principe de sécurité

Les Français gaspillent 30 kg par habitant et par an, 
si on en croit 'France nature environnement' (FNE), Présidée par un écologiste de 67 ans, ancien conseiller municipal Europe Ecologie Les Verts de Quimper), cette fédération française force le trait. Nous gaspillons en fait moins de 20 kg (dont 7 non déballés), d'après l'ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC)

En 2012, le gaspillage vient également de la restauration commerciale (environ 230 g par personne et par repas, étant entendu que, s'agissant des clients, ils finissent leur assiette
et collective (environ 167 g par personne et par repas, notamment à l’hôpital (mais aussi en médicaments); dans les cantines scolaires, près de 30 % du contenu des assiettes partent à la poubelle, un effet induit des menus à la carte, notamment de substitution). Par ailleurs, 10.000 à 13.000 tonnes de poissons seraient invendus en France, parce que la réglementation sanitaire est particulièrement rigoureuse.
Seulement 10 % est reversé à l'aide alimentaire, le reste étant pour partie transformé en farine animale, pour partie détruit par ajout de matière non comestible. Au total, le gaspillage sur l'ensemble de la chaîne alimentaire est estimé à 150 kilos par personne et par an en France, pour 190 kilos en moyenne en Europe.

Trois amendements qui interdisent à la grande distribution de jeter ses invendus ont été adopté

Les députés les ont votés à l’unanimité, jeudi 21 mai, dans le cadre de l’examen de loi sur la transition énergétiqueElle fait suite au vote du Parlement européen, le 19 janvier 2012, et à l'engagement de la France à diviser par deux le gaspillage d'ici 2025. Les moyennes et grandes surfaces, au-delà de 400 m², devront désormais passer des conventions avec les associations afin de faciliter les dons alimentaires.

Une obligation légale qui ne fait que consolider un système déjà existant, rappelle Jacques Bailet, président de la Fédération française des banques alimentaires : "Cet amendement renforce la solidarité qui était déjà présente entre distributeurs et associations. Nous travaillons avec près de 2.000 grandes surfaces, c’est notre principal contributeur." Ainsi, sur les 100.000 tonnes de denrées alimentaires que distribuent chaque année les Banques alimentaires, 35 % viennent des grandes surfaces. "Et il y a eu une progression de 10 % entre 2013 et 2014", précise Jacques Bailet.

Une obligation défavorable aux petites surfaces

Mais si l’unanimité a été trouvée dans l’Hémicycle et les associations alimentaires, la grande distribution ne s’associe pas à ce consensus politique. Pour Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), ces amendements "viennent ajouter de nouvelles contraintes et de la paperasse supplémentaire". "Nous comptons 4.500 magasins qui ont déjà des partenariats avec les associations alimentaires, précise J. Creyssel. Ces amendements viennent compliquer un système qui marche."

"Le système de conventions entre les associations et la grande distribution existe déjà", reconnaît la Croix-Rouge. Mais pour Patrice Dalem, directeur de l’Urgence et du secourisme dans cette association humanitaire, le vote des députés permet "une prise de conscience de la part de ceux qui n’étaient pas dans cette démarche. C’est une dynamique vertueuse qui est mise en place." En clair, le pouvoir se fait mousser sur un problème soulevé au niveau européen et sur lequel le précédent gouvernement a déjà pris des engagements

Mais le délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution se soucie particulièrement des plus petites surfaces : "On sait bien que dans les grandes surfaces ça se passe bien, mais pour les plus petites, celles qui font entre 400 et 1.000 m², ça sera plus compliqué de respecter ces obligations. Elles se situent souvent en centre-ville, elles ont peu de produits qui peuvent être donnés et elles n’ont pas forcément d’entrepôt de stockage."

Les associations réclament aussi des moyens

Le vote des députés embarrasse aussi l’association 'Le Chaînon manquant'
Elle fait le lien entre la grande distribution et les associations alimentaires et commence par applaudir à ces trois amendements. Pour son délégué général, Julien Meimon, "ce vote contribue à mettre l’accent sur la lutte contre le gaspillage alimentaire. Ça va permettre d’amplifier et de dynamiser un système qui existe déjà".

Les entreprises ne sont pas seules à subir les contraintes socialistes. Ces nouvelles obligations vont en effet exiger une logistique accrue aux associations alimentaires. 
Elles vont devoir s’adapter à l’explosion des dons. C’est le cas des Banques alimentaires, prévient Jacques Bailet  : "Il va falloir assurer des moyens humains et matériels pour gérer ces nouveaux dons. Il faut que les associations bénéficient de moyens complémentaires de la part des collectivités locales, des mécènes et des enseignes de la grande distribution."

Les associations balancent notamment sur la déduction fiscale de 60 % dont bénéficient les grandes surfaces après chaque don. Pour J. Bailet (Fédération française des banques alimentaires), "il paraît normal qu’une partie de cette déduction fiscale soit recyclée vers les associations, pour nous permettre de nous équiper en biens logistiques". Si le président des Banques alimentaires accorde un bon point à Carrefour, "qui nous a déjà livré près de 200 camions frigorifiques", il tacle certains autres groupes qui ne voudront pas apporter une aide financière aux associations : "Nous mettrons les autres enseignes en face de leurs responsabilités," menace-t-il.

Les acteurs de la lutte contre le gaspillage alimentaire se repassent la patate chaude.
Ainsi, pour le délégué général de la FCD (distribution): "On aide déjà beaucoup les associations. Des fondations ont été créées par les grands groupes pour financer des camionnettes, des entrepôts… On ne peut pas à la fois donner et financer le système.
Pour lui, c’est désormais à... "l’Etat et aux... collectivités locales de prendre leurs responsabilités". Nous allons devoir les prendre, ces responsabilités de l'Etat, au tri sélectif, à la lutte contre le gaspillage et au financement de la logistique !


vendredi 27 juin 2014

Poitou-Charentes conteste l'échec du projet Royal de voiture électrique régional

La chambre régionale des comptes (CRC) d'Aquitaine a révélé vendredi le gouffre financier creusé par la voiture écolo 

Le Monde est impayable ! Il titre que "la région Poitou-Charentes défend le projet de voiture électrique de Ségolène Royal"...

Ségolène Royal pose au volant d'un prototype de véhicule électrique, en octobre 2008, lors de la présentation de voitures "propres" à bas coût développées par des entreprises de la région Poitou-Charentes.
Photo d'archives montrant l'ex-présidente de Poitou-Charentes,
Ségolène Royal, prenant la pose
pour promouvoir un projet de voiture électrique qui a depuis capoté

Le journal gouvernemental ne tarde pas à expliciter 
Comme présidente PS du Conseil régional de 2004 à avril 2014 avant d'entrer au gouvernement, Ségolène Royal avait lancé la production des voitures SimplyCity en novembre 2009 à Chauvigny (Vienne). Développées par la société Eco & Mobilité, la présidente claironnait  qu'il s'agissait "d'une première en Europe, la production du premier véhicule électrique de nouvelle génération, c'est-à-dire un véhicule à bas coût, grand public, disposant de batteries rechargeables chez soi". Pas étonnant que son successeur défende le projet, si indéfendable qu'il puisse être. Il était alors vice-président de région et particulièrement mouillé puisque chargé de l'Economie.

Lancé en 2008, ce projet visait à construire un véhicule électrique écologiquement conçu et fabriqué entièrement en Poitou-Charentes. Finalement, quelque 1.000 exemplaires ont été essentiellement achetés par des collectivités locales avant que la société ne soit liquidée en mai 2012.
Extrait Le Monde-27 juin 2014
En 2013, il était affirmé que quatre repreneurs potentiels étaient intéressés par la société Heuliez SAS, placée en redressement judiciaire depuis le 11 avril. Le 31 octobre 2013, le tribunal de commerce de Niort autorisa la reprise par une SEM, dont la région Poitou-Charentes est encore actionnaire majoritaire (associée à un ensemble de sociétés privées : EURL La Charpenterie, Groupe Millet Industrie, Onex, SA Libner, SBCA, SAS Aphelie, Laboratoire Science et Nature et le député PS Jean Grellier, responsable du groupe socialiste pour le projet de loi relatif à l'économie sociale et solidaire)

Conflit d'intérêt
Une "Traban" électrique et éphémère
En 2010, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) s'était déconsidérée en accordant son aide à l'achat à deux autres véhicules électriques commercialisés en France, pour un montant de 3 000 euros pour le SimplyCity Pick-Up et de 2 000 euros pour la Ligier Be Sun Proline.
C'est la société française Heuliez qui produit en série cette année le pick-up électrique SimplyCity d'Eco&Mobilité dans l'usine de Cerisay (Deux-Sèvres). 
Or, l'ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) est un établissement public présidé par un syndicaliste CFDT.
Vendredi, la CRC a notamment épinglé le "soutien important et inconditionnel " de la région dans ce projet éphémère.

Le successeur de Mme Royal tente de démonter les reproches

Macaire nie que beaucoup d'argent a été gaspillé.
"Important oui, mais inconditionnel non", a estimé Jean-François Macaire, le nouveau président du Conseil régional, qui estime à 7 millions d'euros "le concours de la région et l'apport à la société de capital-risque".
Le successeur de Royal défend le droit de la région de perdre l'argent du contribuable
"Tout ce qui a été acté a été fait. Il n'y a pas eu d'argent de gaspillé", tente-t-il de faire croire, en dépit de la liquidation de l'entreprise. "Le modèle de lancement d'un véhicule innovant, c'est de perdre de l'argent et la CRC ne rentre pas dans ces détails", a-t-il expliqué, jugeant que la société n'était " pas si loin que ça de réussir".
"Le rôle des collectivités locales est aussi de soutenir des filières locales et de prendre des risques comme ceux que rencontre toute entreprise innovante. Nous avons accepté ces risques et les assumons"
En Poitou-Charentes, on accuse les autres
Selon le socialiste qui était alors vice-président de la région, la suspension d'une aide de 6.000 euros par voiture décidée par le gouvernement Fillon "quelque temps après le lancement du projet a pénalisé la société" Eco & Mobilité. Avec cette aide, le véhicule, vendu 11.000 euros, revenait finalement à 5.000 euros au constructeur. Le dispositif, mis en place en 2008 pour soutenir l'achat de véhicules propres au détriment de ceux plus polluants, était déficitaire et coûtait de plus en plus cher à l'Etat.

Nombre insuffisant de bornes: 
8.000 sont en service 
ou en cours d'installation
Cependant, Jean-François Macaire considère qu'avec "deux constructeurs de bornes électriques de recharge et deux constructeurs de voitures électriques", JDM et Noon Electric [mais une densité extrêmement faible du réseau de bornes  électriques de recharge en France: Montebourg promet de les développer de même qu'il rétablit le bonus à 6.300 euros], sans compter le problème de la viabilité de la Mia Electric, qui doit être tranché mercredi par le tribunal de Commerce de Niort avec quatre repreneurs potentiels, "la filière existe dans la région", si bancale soit-elle. "Nous avons perdu le premier étage de la fusée, mais la fusée a décollé quand même", a-t-il raconté.

mercredi 24 juillet 2013

Limitations de vitesse: les automobilistes se dressent contre les contraintes routières

Assez de brimades, monsieur Valls  !

Faut-il encore abaisser de 10km/h les limitations de vitesse?

Un rapport remis  au gouvernement le jeudi 18 juillet prône la baisse des vitesses maximales de 10 à 20 km/h sur les routes de l’Hexagone. Cette synthèse pour la France émane du Conseil national du débat sur la transition énergétique. Elle liste 15 enjeux essentiels, parmi lesquels la réduction de la part du nucléaire de 75% à 50% dans le mix électrique à l’horizon de 2025, une réduction de 50% de la consommation énergétique finale d’ici à 2050, la collectivisation des transports (éco-mobilité, programme de covoiturage) et réduction des émissions de Co2 (sauf durant le Tour de France et ses transferts par avions), la rénovation de 500.000 bâtiments par an, afin d'en réduire la consommation énergique des bâtiments ou l'évaluation socio-économique, environnementale et climatique de l’exploitation du gaz de schiste. Des pressions des écologistes radicaux  qui ne sont pas du goût de tout le monde.

Devoir de mémoire

Lien PaSiDupes - "Président Hollande repéré à 170 km/h en Normandie" : Le président exemplaire juge normal de rouler en excès de vitesse...

LIGUE DE DEFENSE 
DES CONDUCTEURS

Stop à la répression absurde
Oui à une conduite responsable
23, avenue Jean Moulin 
75014  PARIS
Chère Madame, Cher Monsieur,

Notre action
contre le projet de Manuel Valls de baisser les limitations de vitesse vient de dépasser 230.000 signataires.
Si chacun arrive mobiliser cinq personnes, nous pouvons dépasser le million de protestataires.
Et Il y en aura besoin. Car le gouvernement est en train de sortir l'artillerie lourde pour nous imposer ce nouvel épisode de punition-taxation des automobilistes.

Aucun des arguments avancés, ni la sécurité, ni l'écologie, ne tient. 
Mais si nous nous laissons faire, si nous les laissons convaincre l'opinion publique, alors :
Vous devrez bientôt rouler en toutes circonstances à 110 km/h maximum sur autoroute, à 80 sur route, et à 30 km/h partout en ville!
Et comme ce sera impossible de tenir des vitesses si basses, nous serons tous des proies faciles pour les radars fixes, mobiles et embarqués dont sont, de plus en plus, truffés nos t
 Les PV pour "excès" de vitesse vont nous tomber dessus en rafale.

S'il vous plaît, aidez-nous à stopper de toute urgence ce projet effroyable.
Signez dès maintenant votre pétition et transférez ce mail et les informations qu'il contient à tous amis qui seraient intéressés :

1) L'argument "sécurité" ne tient pas la route:
On dispose de données qui montrent qu'augmenter les limitations de vitesse ne nuit pas à la sécurité. Aux Sables d'Olonne, en Vendée, un conducteur qui roulait à 36 km/h en bordure de plage (limitation à 50 km/h), s'est vu attribué une amande de 22 euros pour "vitesse trop réduite"...
En France, entre 1998 et 2002, le nombre de décès sur les routes a diminué de 15 % alors que la vitesse moyenne de circulation augmentait sur tous les types de réseaux : autoroutes, routes nationales et réseaux urbains.
Au Texas, les autorités viennent d'augmenter la limitation de vitesse sur ses autoroutes récentes à 85 mph (137 km/h). Elles ont fait un constat simple : la précédente augmentation (à 80 mph en 2006) n'a pas empêché le taux de mortalité de continuer à baisser. La Virginie réfléchit également à une telle augmentation.
En réalité, compte tenu des progrès techniques gigantesques des véhicules ces dernières décennies (tenue de route, freinage…) et de la voirie (revêtement drainant, etc.), les limitations actuelles sont caduques. Les maintenir au niveau actuel est déjà discutable. Mais les baisser, c'est carrément indéfendable.
Baisser les limitations obligerait simplement, tous les jours, des millions de personnes qui roulent à une vitesse très raisonnable, sans provoquer le moindre accident, à rouler… encore moins vite. Qui peut croire un seul instant que ça fera diminuer le nombre d'accidents ?
Sans compter qu'avec une limitation à 110 km/h sur autoroute, les conducteurs seront très nombreux à se détourner de ce réseau payant. Ils iront donc sur les nationales dont certains tronçons sont dix fois plus dangereux que les autoroutes.oins vite. Qui peut croire un seul instant que ça fera diminuer le nombre d'accidents ?
Et on voudrait nous faire croire que ce projet va améliorer notre sécurité ?

2) L'argument "écologie" ne tient pas :
Une semaine après les déclarations de Manuel Valls, c'est le secrétaire général du "débat national sur la transition énergétique", Thierry Wahl, qui s'y est mis ! Selon lui, il faudrait baisser les limitations pour réduire la consommation de carburant et polluer moins.
Mais là encore, rien n'est moins sûr.
Au contraire, l’Ademe (Agence de l’environnement et de la Maîtrise de l’Energie) elle-même affirme que "le passage de 50 km/h à 30 km/h affiche des résultats très variables voire contradictoires, soit de -10% à +30% selon les polluants et les études."
Quand aux autoroutes, pour avoir un réel impact sur la pollution, il faudrait les limiter à... 80 km/h !

3) Un coût insupportable
La baisse des limitations aura un impact économique désastreux : perte de temps dans les trajets, ralentissement et renchérissement du trafic des marchandises, etc. Selon les premières estimations, cela représenterait une facture comprise entre 5 et 8 milliards d'euros par an ! Irresponsable en cette période de récession où chaque nouvelle charge pesant sur les entreprises françaises se traduit par des chômeurs supplémentaires.
Ne pas oublier, non plus, que baisser les limitations de vitesse, c'est changer des centaines de milliers de panneaux. Ce serait engager une dépense publique de plusieurs dizaines de millions d'euros. Inacceptable, à l'heure où l'Etat manque cruellement d'argent.rajets, ralentissement et renchérissement du trafic des marchandises, etc. Selon les premières estimations, cela représenterait une facture comprise entre 5 et 8 milliards d'euros par an ! Irresponsable en cette période de récession où chaque nouvelle charge pesant sur les entreprises françaises se traduit par des chômeurs supplémentaires.
Avec les limitations actuelles, plus de 27.000 PV pour excès de vitesse sont dressés chaque jour, et 10 millions de points de permis sont retirés chaque année.
Sur des routes truffées de radars-pièges (fixes, mobiles, embarqués), une baisse des limitations de vitesse entraînerait une explosion de PV à 68 €. Insupportable pour des millions de Français qui ont déjà du mal à joindre les deux bouts.

Ne laissez pas Manuel Valls nous imposer ça.
Ce document de synthèse sera remis officiellement au gouvernement lors de la Conférence environnementale qui aura lieu les 20 et 21 septembre 2013 et un projet de loi sur la transition énergétique devrait voir le jour à l’autonome avant d’être ensuite soumis au Parlement.
Ne vous laissez pas prendre de vitesse comme pour le vote de la loi autorisant le mariage homosexuel ! 

S'il vous plaît, signez votre pétition "Non à la baisse des limitations de vitesse" et mobilisez vos ami(e)s et connaissances.

Merci de votre vigilance citoyenne et bonne route !

Christiane Bayard
Secrétaire générale


mercredi 29 juillet 2009

La taxe sur le CO2 proposée par Rocard sera redistribuée, précisent Borloo et Lagarde

Des réactionnaires taxent le projet de leurs inévitables critiques

L'ancien Premier ministre socialiste, Michel Rocard, président de la conférence d'experts sur la création d'une taxe carbone, ou Contribution climat énergie (CCE), a rendu mardi 28 après-midi sa copie au ministère du développement durable. Il s'est rendu à 16h30 à l'Hôtel de Roquelaure où il a remis ses recommandations à Jean-Louis Borloo et à la ministre de l'Economie Christine Lagarde.
Les ministres ne voyaient pas alors la nécessité de communiquer à ce stade, estimant "que tout a été dit" après les fuites parues la semaine dernière dans le quotidien économique Les Echos, ont-ils observé lundi.

La conférence de consensus d'experts

Elle a réuni pendant deux jours début juillet économistes, industriels, syndicalistes et associatifs pour dessiner les contours de cette CCE.
Puis, le 9 juillet, une table ronde a rassemblé à huis-clos, sous la présidence de M.Rocard, une quinzaine de personnes (élus, économistes, représentants du patronat et des syndicats), pour formuler ses recommandations.
Ce sont celles qui ont fait l'objet d'un consensus qui ont été présentées aux ministres mardi. LIEN vers les recommandations que l'ancien premier ministre a officiellement remis mardi 28 juillet.

Les objectifs de la taxe carbone

Cette future taxe concerne les énergies fossiles - pétrole, gaz, charbon - "afin de dissuader les consommations excessives", génératrices d'émissions de gaz à effet de serre, a rappelé lundi Michel Rocard. Elle pourrait également s'appliquer à l'électricité, mais ce "n'est pas encore décidé". M. Rocard s'est déclaré "personnellement pour".

Cette taxe pourrait rapporter 8 milliards d'euros sur la base d'une tonne de CO2 facturée 32 euros dans l'immédiat (puis 100 euros en 2030). Avec le chauffage, elle représenterait un total moyen de 300 euros annuels par ménage.

"Nous voulons en tirer de quoi compenser les pertes de pouvoir d'achat des classes moyennes et populaires et soulager les entreprises menacées par la concurrence étrangère", insiste Michel Rocard, qui met en garde: la CCE ne doit pas servir à boucher des trous dans les finances publiques.

Que fera en effet le gouvernement des 8 à 9 milliards d'euros que devrait rapporter ce nouvel instrument dès la première année ?

M. Rocard avait précisé lundi que la manière de compenser la taxe n'était"pas encore tout à fait mise au point". Ce serait à l'administration fiscale d'y travailler pour une inscription possible de la CCE au projet de budget, dès cet automne.L'idée initiale de reverser intégralement ce montant sous forme d'un "chèque vert" pour les ménages ou de baisser les charges pour les entreprises a d'ailleurs été écartée.

Une partie de cette somme pourrait donc être affectée au financement des dispositifs de type prêt à taux zéro mis en place pour inciter les ménages à isoler leur logement ou à changer leurs systèmes de chauffage, indiquait-on. La compensation serait alors réservée aux ménages les plus modestes en prenant en compte d'autres critères, comme la nécessité d'emprunter sa voiture pour aller travailler et le fait d'habiter en milieu rural qui introduit, comme l'ont montré les études de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), une inégalité devant l'impôt.

Ils ont tous des raisons de craindre les conséquences du changement climatique
Tous d'accord pour que soit fait quelque chose, à condition de ne pas être touchés.<br>
"On nous demande de parler avant d'avoir fini de travailler. Or c'est un processus lent, il faut être prudent", regrette Michel Rocard. Et en effet, les ministres Borloo et Lagarde n'avaient pas reçu les propositions de la conférence que chacun y était déjà allé de sa critique, ou de sa propre recommandation: des syndicats au Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) du Che-Besancenot, en passant par des associations de consommateurs, et des mouvements de défense de l'environnement, comme évidemment le réseau Sortir du nucléaire qui n'a jamais rien approuvé, et de la CGPME (Confédération générale des petites et moyennes entreprises) à des responsables politiques de l'UMP. Ils qualifient tour à tour la taxe carbone de hold-up sur le pouvoir d'achat des ménages, de menace sur la compétitivité des entreprises, de cadeau à l'industrie du nucléaire...

Certains élus soucieux de la réduction des déficits publics, comme le rapporteur UMP du budget à l'Assemblée Gilles Carrez, réclamaient tout naturellement que les futures recettes tombent dans le budget général.
Rocard lui-même préfère pour sa part la jouer en mineur: "Nos recommandations sont fermes sur les principes mais il faut maintenant que le ministère de l'économie règle les détails, affine ses évaluations. Il y a encore des mois de travail."
Mais si le premier ministre, François Fillon, a promis "d'ouvrir un grand débat", les arbitrages ne sont pas pris.

Le fruit de la taxe serait intégralement redistribué aux ménages

Les mécontents patentés se sont emportés bille en tête avant d'en savoir plus.

Le lendemain, le temps de recevoir l'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard et le rapport de sa commission sur cette contribution climat-énergie (CCE), les ministres de l'Ecologie et de l'Economie, Jean-Louis Borloo et Christine Lagarde annonçaient pourtant mardi 28, que la future taxe sur les émissions de CO2 sera intégralement redistribuée aux ménages et aux entreprises.
"Cette contribution sera strictement compensée par une baisse des prélèvements obligatoires, de façon à préserver le pouvoir d'achat des ménages et la compétitivité des entreprises", ont-ils déclaré dans un communiqué.

jeudi 22 janvier 2009

Chantal Jouanno nommée au secrétariat d'État à l'Écologie

Elle succède à Nathalie Kosciusko-Morizet

La génération Sarkozy
Enarque de 39 ans née à Vernon, dans l'Eure et mère de trois enfants, c’est en tant qu'administrateur civil qu’en 1999 Chantal Jouanno a intégré le ministère de l'Intérieur, comme plume de Sarkozy. Quelque dix ans après, la présidente de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie remplace Nathalie Kosciusko-Morizet.

Dernier acte du mini-remaniement gouvernemental

Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, va être épaulé par une proche de Sarkozy. Chantal Jouanno. La présidente de l' Ademe depuis 2003 a été nommée mercredi secrétaire d'Etat à l'Ecologie, au poste de Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a été désignée la semaine dernière secrétaire d'Etat à l'Economie numérique, et dont les initiatives et déclarations n’étaient pas seulement contestées par son ministre de tutelle, Jean-Louis Borloo.

Dès l'annonce du départ de Nathalie Kosciusko-Morizet, de quatre ans sa cadette, le nom de Chantal Jouanno avait émergé de la liste de ses successeurs potentiels. La nouvelle promue est un fidèle compagnon de route de Nicolas Sarkozy qu'elle décrit comme un homme «de parole et attachant qui a beaucoup d'humour». C'est en juillet 2002, qu'elle rejoint le cabinet du chef de l'Etat, alors ministre de l'Intérieur. C'est place Beauvau qu'elle découvre le monde de l'écologie, poussée par Claude Guéant, alors directeur de cabinet du ministre. Conseillère technique chargée de la sécurité routière et du développement durable, elle rédige aussi la plupart de ses discours. En avril 2004, elle devient sa directrice de cabinet à la présidence du Conseil général des Hauts-de-Seine. Un peu plus de deux ans plus tard, elle le suit de nouveau au ministère de l'Intérieur.

Les associations écologistes satisfaites

Douze fois championne de France de karaté, elle a suivi la naissance et les premiers pas du «Grenelle» de l'environnement, comme conseillère pour le développement durable à l'Elysée d'abord puis, depuis un an, en tant que présidente de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) qui coordonne et réalise des opérations de protection de l'environnement et de maîtrise de l'énergie. Dans une période d'arbitrages complexes et difficiles entre le premier ministre François Fillon et le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, elle pèse avec habileté pour que les décisions soient rendues en faveur du second.

Tandis que certains nuisibles de la gauche ne regrettent Nathalie Kosciusko-Morizet que par esprit de contradiction et parce qu’elle s’en va , la nomination de sa remplaçante a été bien accueillie par les milieux environnementaux qui finissaient par s'inquiéter de cette vacance à l'Ecologie. L'association écologiste France nature environnement a salué «la compétence de Chantal Jouanno, qui a la mémoire du Grenelle de l'environnement». Mais «pas de chèque en blanc ou en vert», a prévenu FNE, qui a demandé«à rencontrer la nouvelle secrétaire d'Etat à l'Ecologie immédiatement pour lui exposer nos priorités pour 2009».

Chantal Jouanno va avoir dans les mois à venir un emploi du temps chargé. La loi Grenelle 1 va être examiné mardi par le Sénat. La loi Grenelle 2, considérée comme la «boite à outils» de la première - un texte particulièrement lourd et technique de plus d'une centaine d'articles - sera soumis au Parlement courant mars. Enfin, à la fin de l'année, la communauté internationale doit conclure à Copenhague un nouvel accord de lutte contre le changement climatique pour relayer le Procole de Kyoto, dont la négociation s'avère ardue et nécessitera de très nombreux rendez-vous.