POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Protocole de Kyoto. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Protocole de Kyoto. Afficher tous les articles

vendredi 18 décembre 2009

Conférence de Copenhague: les activistes sont-ils amis de la planète ?

Que n’organisent-ils une contre-sommet pour le climat ?

Beaux parleurs et censeurs

Nous n’aurons entendu parler que des ONG. Les media nous aurons abreuvé du spectacle de leurs provocations, de leurs débordements et de leurs violences ?


envoyé par Ultimatum-climatique

Et pendant qu'elles lançaient des ultimatums, depuis deux ans, les négociations se déroulaient loin des caméras insolentes et des analystes omniscients..

Les ONG n’ont aucune légitimité

Elles sont pourtant médiatiquement omniprésentes.
Par leur dictature idéologique sur l’environnement et leurs pressions médiatiques sur l’opinion et leurs entraves aux discussions internationales, les ONG jouent un rôle ambigu dont elles devront un jour rendre compte.
Parce qu’elles sont supranationales et non pas seulement le plus souvent internationalistes, elles échappent à tout contrôle. Leur soif de puissance, leur volonté de nuire et leur totalitarisme ne réussissent qu’à freiner les initiatives de rapprochement et à enrayer les organisations internationales, tant et si bien que leurs tentatives étant actuellement contrecarrées par le sectarisme vert, les efforts altruistes des états risquent fort de se lasser. Ainsi, les ONG conserveront-elles leur fonds de commerce florissant pour des décennies encore.
Mais les organisations internationales pourraient décider que l’intransigeance des ONG et leur politique du tout ou rien font plus de tort que de bien à la planète et que pour la sauver, il faut d’abord la protéger des ONG incontrôlables et incontrôlées.

Les Etats entendent conserver leur souveraineté

C’est la condition de leur liberté et de leur perénité. Leur souveraineté est fondée sur la majorité des électeurs majeurs et sains d’esprit, laquelle préserve de la volonté de quelques-uns l’équilibre de la nation que pourrait compromettre un groupe qui ne représente que lui-même, telle une ONG.
Bien qu’elles ne puissent se prévaloir d’aucune représentativité, les ONG prétendent leur dicter leur conduite, leur imposer leur loi. Au nom de quoi ? D’une création de l’esprit. Une entité dénommée ’vigilance citoyenne’, qui cherche à s’imposer sur le terrain par la force, faute de légitimité et de reconnaissance. Cette abstraction peine à prendre corps, mais vise à se substituer à la représentation nationale, issue du suffrage populaire. Et la démocratie en sortirait grandie !

Les grandes premières

- 192 états, un événement historique, ont accepté de se rencontrer, affichant ainsi leur conscience de l’urgence de l’enjeu du climat dans la survie de la planète.

Une prise de conscience inattendue, mais officielle, de certaines nations, tels la Chine et les Etats-Unis, qui n’étaient pas signataires du Protocole de Kyoto : ratifié le 16 mars 1998, entré en vigueur en février 2005, il a été ratifié à ce jour par 183 pays, à l'exception notable des États-Unis, mais à la différence de la Chine , de l’Inde, du Brésil ou de la Russie.
Mais les commentateurs font la fine bouche.

-2009- A la conférence de Copenhague, le ministre indien de l'Environnement, Jairam Ramesh, déclare : "Après 36 heures de négociations intensives et éprouvantes, nous sommes proches de décrocher un accord non-contraignant sur le plan juridique". Mais ce qui n’est pas contraignant ne satisfait pas les sadiques de l’écologie : ce ne serait pas bon si ça ne fait pas mal !
Or, sur le sujet, nos socialistes hexagonaux ne contestent plus les mesures non librement consenties. Peu leur importe désormais que l’on n’ait pas les moyens de les faire appliquer… Le PS ne se contente plus de ‘prévention’ !

Barack Hussein Obama, l’icône grise américaine a renoncé à se rendre en Europe pour seulement prendre furtivement son Nobel de la Paix. Il a dû polluer l’atmosphère une deuxième fois en quinze jours pour la photo de famille des chefs d’états à l’ouverture, puis une troisième fois pour la fermeture. Ce sommet a déplacé 130 chefs d'Etat et les a mobilisés une nuit de plus pour tenter de concilier les intérêts de leurs peuples. Ils ont recherché des solutions pour les193 pays membres de la Convention climat de l'ONU, dont certains, tel le président Lula da Silva, ex-figure du syndicalisme brésilien (d'inspiration trotskiste), ont préféré jeter l’éponge et rentrer au pays avant les autres. Quant à la Chine communiste, elle n’a pas accepté de sacrifier sa croissance tardive à la planète.

Ces ONG qui feraient mieux

Les beaux parleurs volontaires :
Serge Orru, WWF-France
Pascal Husting, Greenpeace France
François Danel, Action contre la Faim
Olivier Braunsteffer, Care France
Souhayr Belhassen, FIDH
Nicolas Hulot, Fondation Nicolas Hulot
Anne Bringault, Les amis de la terre
Luc Lamprière, Oxfam France Agir Ici
Michel Bruguière, Médecins du Monde
Michel Roy, Secours Catholique
Sandrine Mathy, Réseau Action Climat

Leur feuille de route ?

Stopper la croissance des émissions mondiales de gaz à effet de serre d’ici à 2015 avant de les faire décroître. Mieux que les politiques, ils réussiront ainsi à limiter le réchauffement des températures bien en-dessous de 2°C, seuil au-delà duquel la capacité à s’adapter de nos sociétés et des écosystèmes est menacée.
Pour ce faire, les ONG doivent s’engager à soutenir les efforts des pays industrialisés, dont la France, à réduire collectivement leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% d’ici à 2020 par rapport à 1990.

Pourquoi aussi ne pas confier l’avenir climatique de la planète au polémiste-escroc Michael
Moore ? Et même à l’artiste photographe Yann Arthus-Bertrand ou à Nicolas Hulot qui a renoncé à briguer la fonction suprême à l’Elysée ?
Ces artistes des media savent tout mieux que quiconque mais éveiller les consciences ne suffit pas. Avec des convictions mais aussi des contraintes diverses, les politiques essaient bien d’aller plus loin, mais n’y parviennent pas par magie et doivent avancer par paliers. Les beaux parleurs, ceux qui, par leurs exigences et leur impatience, créent des irritations et dressent des difficultés, ne sont donc pas satisfaits.

Les ONG, plus que quiconque, saturent les media et parasitent les débats.
Loin d’aider à la manœuvre, elles montent la barre et rendent les obstacles infranchissables. Elles veulent discréditer les responsables politiques, contraindre les Etats et mettre les citoyens au pas.
La dictature des ONG mènera-t-elle à la terreur ?
1793 ou dictature du peuple écologique, façon Révolution culturelle chinoise ?

jeudi 17 décembre 2009

Conférence de Copenhague: des activistes bouleversent le climat

Qui sont les acteurs du somment contre le changement climatique ?
Pourquoi les négociations sur le climat étaient-elles arrivées à une impasse mercredi soir à Copenhague et cela malgré les engagements financiers à court terme de plusieurs pays riches, en particulier pour lutter contre la déforestation, à l'issue d'une journée chaotique ?

Des efforts constructifs

L'Australie, la France, le Japon, la Norvège, le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont annoncé une aide immédiate de 3,5 milliards de dollars sur trois ans pour "enrayer et si possible inverser la déforestation dans les pays en développement".

Ces grandes nations ont donc pris en compte la protection de la forêt, puisqu'elle constituait l'un des enjeux importants de la conférence climat de Copenhague pour des pays comme le Brésil, l'Indonésie ou ceux du Bassin du Congo notamment. Au rythme actuel - près de 15 millions d'hectares par an, soit la superficie du Bangladesh - la déforestation est en effet responsable de près d'un cinquième des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, soit plus que le secteur du transport.

L'Afrique de son côté a revu ses exigences financières à la baisse.
Le Premier ministre éthiopien Meles Zenawi a évoqué le chiffre de 100 milliards de dollars par an à partir de 2020. Bien que nettement en retrait aux demandes formulées jusqu'ici par l'Union africaine, la prise de conscience internationale a le mérite d'être concrète.

Les critiques internes

Mais la journée de mercredi a pourtant été marquée par d'incessantes querelles de procédure, dans un climat tendu, limitant les débats sur le fond: l'élaboration d'une riposte internationale aux dérèglements climatiques qui menacent. "La situation est toujours complètement bloquée. Nous avons quasiment perdu deux journées de négociations", a déploré la secrétaire d'Etat française à l'Ecologie, Chantal Jouanno.

De plus, certains pays en développement ont accusé la vice-présidente de la conférence, la Danoise Connie Hedegaard, de préparer un texte de négociations ignorant les résultats des groupes de travail. "Ce processus n'est pas transparent. Vous ne pouvez simplement mettre en avant un texte tombé du ciel", a déclaré le principal négociateur chinois, Su Wei. La Chine est parmi les pays les plus pollueurs au monde et qui a ignoré le Protocole de Kyoto....

L'organisation du sommet laisserait à désirer.
Autre pollueur majeur de la planète et nouveau participant aux conférences internationales de protection de la planète, l'Inde a dénoncé un "bazar intégral". Bénéficiaire des décisions de la conférence , le micro-Etat de Tuvalu a comparé la conférence au Titanic. Quant au Brésil, il a protesté auprès du Danemark, le chef de sa délégation s'étant vu barrer le passage par un service d'ordre strict. La priorité de la sauvegarde du climat est toute relative...

Les activistes aiment-ils le climat plus que la politique ?

Pendant que les délégations nationales oeuvrent à la protection du climat, des activistes se déversent sur le Danemark pour hurler leur haine du monde dans lequel ils vivent.
Comme chaque jour depuis l’ouverture de la conférence de l'ONU sur le climat, des manifestants ont encore défilé mercredi 16 dans les rues de la capitale danoise pour faire entendre leur présence jusqu'à l’intérieur du Bella Center, où se tiennent les négociations et tenter d’influencer (?) les négociateurs officiels.

Ces manifestations qui se prétendent pacifistes dégénèrent néanmoins souvent en affrontementS avec les forces de l’ordre.
Environ 250 démocrates, qui défiaient leurs représentants légitimes, ont donc encore été arrêtées dans la banlieue de Copenhague, ainsi que dans le centre de la capitale danoise.
Des manifestations qui ont une nouvelle fois dégénéré en affrontements. La police annonçait avoir procédé à 260 arrestations ce mercredi à proximité du Bella Center.

Qui sont ces pseudo-pacifistes ?
Idéologie dominante: « Contre la privatisation de l’atmosphère ».
Mais si, mais si ! Le couplet politique n'a pas varié, seule la cause: « la crise écologique va dramatiquement accroître la pauvreté et les inégalités, car les plus pauvres et les plus vulnérables sont les premières victimes du changement climatique ».Ils se distinguent visiblement de la grande majorité des gens qui viennent défiler pacifiquement.

L’ONG supranationale Climate Justice Action a organisé une "irrésistible machine de résistance", à partir d’une centaine de vieilles bicyclettes, pour contribuer à "créer un espace de discussion", "afin de parler de notre agenda, un agenda pour la justice climatique, un agenda de solutions réelles. Ce jour là sera le nôtre", selon les organisateurs. Il s’agira là d’une vraie action de désobéissance civile, pour contrer les barrières physiques en usant de non-violence.
"J’espère que nous avons grandi dans notre désobéissance", explique Jordan, "car la vie dans ce monde qui est le nôtre pourrait bien s’arrêter à cause de trop nombreux actes d’obéissance"…

La réalité de l'activisme local

Les 12 et 13 décembre 2009 s’annonçaient comme un grand moment de mobilisation « citoyenne » à Copenhague. Le mot est lâché ! Citation Greenzer: «les militants français, belges, espagnols et anglais arrivés à Copenhague par le train baptisé « Climat Express » étaient d’attaque ».
Et qui étaient ces « attaquants » ?
Greenzer nous le dit: « Ils faisaient partie de ces 5000 militants issus d’ONG internationales qui, aller et retour, avaient produit un peu plus de CO2, s’étaient donné rendez-vous dans le centre de Copenhague. Equipés de cirés bleus, à l’initiative de Friends of the Earth » (1969).

D'abord, dès l’aéroport, des manifestants bloquent le passage.
A proximité du Bella Center, où se tient le sommet, le cortège est souvent très paisible, les gens chantent parfois au son de la musique. Mais si vous réussissez à franchir le cordon de police, vous vous trouvez soudain face à des groupes de manifestants. Ils brandissent des banderoles et, comme "Reclaim the power" (Reconquérir le pouvoir) peuvent demander à la foule de compter jusqu’à 5, puis de forcer le barrage des policiers. La police, qui sinon ne fait pas usage de ses matraques, est ainsi mise dans l'obligation de repousser, à coups de gaz lacrymogènes, des jeunes qui souhaitaient à l'origine refaire le monde paisiblement, et qui ne réalisent pas comment ce jeu bon-enfant a pu tourner court.
La police, qui sera accusée de violences, n'aura pas eu le choix de faire pleurer les militants pacifistes instrumentalisés par les activistes. Ainsi, « Friends of the Earth-Suède » (les attaquants en cirés bleus mentionnés plus haut) déposera une plainte pour brutalité policière...

Des perturbateurs aguerris réussissent à pénétrer aussi à l’intérieur du centre Bella Center pour manifester. Ce sont à l'évidence des membres d’ONG puisqu'il faut un pass pour entrer. Ou des complicités. Ainsi, Greenpeace n'a pu investir le balcon de l'Assemblée Nationale que par l'entremise de députés, lesquels n'ont reçu aucun rappel à l'ordre, que ce soit pour complot ou pour bêtise.
Témoin d’un débordement, Yann Arthus-Bertrand estime avec une pointe de compassion qu’il s’agissait « juste de jeunes anars qui ont cassé des vitrines »...

Les petits groupes violents, tel "Reclaim the power", ne sont pas rares.
Ils provoquent la police, au doux nom de la « justice climatique », en forçant les barrages et nuisent ainsi à la construction de la solidarité internationale.

On note aussi la présence de casseurs, tels que les « black blocks » (lire PaSiDupes ( et libellé) qui ont ravagé un quartier de Strasbourg lors du Sommet de l'OTAN en avril 2009 et n'ont rien à faire du changement climatique ! (Lire PaSiDupes et aussi cet article)
Le Che-Besancenot s'agitait déjà à Strasbourg (Lire PaSiDupes). Pourvu que la police danoise ne lui retourne pas un ongle...
Les trotskistes du NPA de Besancenot
sont à Copenhague

Attendons-nous à ce que le perspicace Lolo Joffrin (Libération) se demande si la Conférence n’a pas été victime « d’une démonstration de force, d’un coup de com' de la police à destination des media ».

lundi 7 décembre 2009

Deux semaines pour le climat à Copenhague

Le président démocrate Obama pour la photo

Un "Tous ensemble, tous ensemble !" positif...

Les représentants de 192 pays se réunissent à Copenhague à partir de ce lundi et pour deux semaines, pour
trouver un accord de lutte contre le réchauffement de la planète, avec un final en apothéose en présence d'une centaine de chefs d'Etat.

L'événement, sans précédent par son ampleur et ses enjeux, constitue un véritable défi pour la police danoise qui a mobilisé plus de la moitié de ses effectifs: déjà 34.000 personnes - délégués, ONG, media - se sont enregistrées auprès des organisateurs, mais seules 15.000 pourront accéder au centre de conférence pour des raisons de sécurité.

Chacun sa méthode de défense du climat

  • Ceux qui dialoguent et bâtissent l'avenir

    Dans les deux semaines qui s'ouvrent, pays industrialisés et grands pays émergents devront se mettre d'accord sur leurs engagements respectifs afin de limiter le réchauffement à venir à +2°C, et sur les mécanismes pour les faire respecter.
    Ils devront également assurer les pays les plus vulnérables au chaos climatique de leur soutien financier, et ce dès l'an prochain.
  • Ceux qui dénigrent et manifestent
    Des milliers de défenseurs du climat devraient converger, en bus et trains spéciaux notamment, d'ici la fin de la semaine vers la capitale danoise où les ONG appellent, samedi, à une grande journée de manifestations pour faire pression sur les délégations.

    Les « instrumentalistes »

    Nouveau coup médiatique de Greenpeace, la veille de l'ouverture du Sommet de Copenhague. L'ONG supranationale n'existerait pas sans ses coups de force anti-démocratiques. Elle instrumentalise les initiatives internationales pour les parasiter et nuire aux bonnes volontés.

  • C'est ainsi qu'un activiste de l'association écolo-politique, présenté comme un « responsable » sur France Info ce matin, s'est enchaîné dimanche 6 au soir à une voie ferrée près de la gare maritime de Cherbourg, dans le but d'empêcher -pendant trois heures- l'évacuation de déchets nucléaires vers la Russie. Suffisant pour faire parler de soi, sans qu'aucun bilan positif ne soit envisageable à la suite de cet action.
    Avec le discernement qu'on lui connaît, la presse militante accorde à cet épiphénomène dérisoire un retentissement disproportionn, sans commune mesure avec les enjeux des discussions positives qui s'engagent.

    Greenpeace empêche le débat parlementaire
    surle chagement climatique
    à l'Assemblée Nationale (2/12/09)

    Une icône sur le tapis rouge du Sommet

    Garant peu crédible de la normalisation de la situation en Afghanistan ou de la lutte contre le réchauffement climatique, le Nobel de la Paix 2009 n'aura pas réussi à apaiser Greenpeace.

    Il était prévu que le président démocrate des Etats-Unis ne fasse qu'une apparition le 9 décembre, de crainte d'y faire grise mine. Il est en effet stigmatisé pour sa passivité sur les questions environnementales.

    Bien que les bien-pensants de la pensée unique nous prédisent un échec du Sommet, Barack Hussein s'est finalement libéré pour apparaître sur la photo. Aurait-il des informations que les "désinformateurs citoyens" dissimulent ?

    "Coup de théâtre à trois jours de la conférence sur le climat ", s'écrit Le Monde !

    Barack Obama a fait savoir, vendredi dernier, qu'il ferait la grâce au reste du monde de finalement se rendre à Copenhague, non pas la semaine prochaine comme prévu initialement, mais à l'issue des négociations, afin de parader avec les autres dirigeants mondiaux.

    22, v'la Obama !

    Barack Obama, icône de la diversité, des intellos et des bobos a modifié son agenda pour le climat et sera donc présent le 18 décembre à Copenhague, pour la clôture du sommet.
    Le président français, Nicolas Sarkozy, a immédiatement accueilli cette annonce "avec beaucoup de satisfaction", jugeant que cette décision "témoigne de l'importance accordée par les Etats-Unis au succès de cette conférence sur le climat".


    Une simple apparition d'Obama peut changer la face du climat
    M. Gibbs, le porte-parole de la Maison-Blanche, nous le laisse entendre: " Il reste des questions importantes qui doivent être négociées pour parvenir à un accord, mais cette décision illustre l'engagement du président à faire tout ce qu'il peut pour aboutir à un résultat positif". D'autant qu'il s'est déterminé en constatant des progrès dans les discussions destinées à aboutir à un accord sur le climat...

    Des actes Monsieur le Président

  • Dans un message vidéo inattendu diffusé en novembre 2008 (en Californie, sur les terres du républicain Schwarzenegger) à un sommet international consacré au changement climatique, M. Obama avait promis qu'il effectuerait des choix nouveaux sur cette question lorsqu'il prendrait ses fonctions le 20 janvier. Où en est-on, près d'un an plus tard ?
  • Arnold Schwarzenegger, qui s'est imposé en héraut de la lutte contre le réchauffement, s'était dit "très, très heureux" du discours de Barack Hussein Obama. Bien que républicain, M. Schwarzenegger contredit la propagande développée en France, prétendant que l'écologie n'est pas naturelle à droite. Le gouverneur républicain a en effet mené une politique à rebours de l'administration fédérale sur la question du réchauffement.
    Dès 2006, il a notamment promulgué une loi ambitieuse sur la réduction des émissions polluantes, dans l'esprit du protocole de Kyoto que les Etats-Unis n'ont toujours pas ratifié, et poursuivi Washington en justice pour que son Etat puisse imposer ses normes antipollution aux constructeurs automobiles.
  • En créant la surprise, les Etats-Unis font oublier qu'ils ne jouent aucun rôle moteur.
    Si , au moment où le plan d'aide à la lutte contre le réchauffement climatique des pays en développement devrait être adopté à Copenhague, les Etats-Unis tirent la couverture couche d'ozone à eux en se disant prêts à payer "leur juste part" du plan, ce sont la Grande-Bretagne et la France qui avaient appelé, la semaine dernière, à la création de ce fonds de soutien.
    "Un consensus est en train de se former pour considérer qu'un des éléments centraux d'un accord à Copenhague devrait être la mobilisation de 10 milliards de dollars par an d'ici 2012" au profit des pays en développement, a observé M. Gibbs. En acceptant que les Etats-Unis paient cette « juste part de ce montant", soit 10 milliards de dollars annuels, Obama ne fait que s'aligner sur le reste du monde.

    => M. Gibbs a en effet admis que M. Obama avait discuté de l'état des négociations avec M. Sarkozy, ainsi qu'avec le premier ministre britannique, Gordon Brown, le premier ministre australien, Kevin Rudd, et la chancelière allemande, Angela Merkel.

    Les prises de position d'ONG politisées
  • Jim Lyons, vice-président de l'ONG Oxfam, qui le 18 novembre 2008 s'était exclamé: "Eh bien, quel changement une élection peut apporter!", a-t-il équitablement salué l'action concertée de Brown et Sarkozy ?
  • C'est exactement le genre de "leadership" que le pays et le monde attendaient", s'est également félicité la présidente du centre Pew sur le changement climatique mondial, Eileen Claussen. Depuis, elle s'est tue !

    Les contestataires destructeurs d'espoir nous polluent l'atmosphère

    N'en déplaise aux activistes de Greenpeace, le président démocrate cautionnera donc par sa présence la réunion qu'ils tentent de discréditer avant qu'elle ne commence.
    Les préjugés des associations systématiquement contestatrices -sans aucune légitimité- font-elles avancer les choses ?

    Les totalitaires de Greenpeace sont une menace pour nos libertés

    Ils estiment que "tous les éléments [sont] maintenant réunis pour que les leaders aillent de l'avant et s'entendent sur un accord contraignant" qui limite efficacement les émissions de gaz à effet de serre.
    Pour être acceptée, l'écologie doit être librement consentie. Elle reste à inventer.
    Et Greenpeace ne peut que créer des blocages.

  • jeudi 22 janvier 2009

    Chantal Jouanno nommée au secrétariat d'État à l'Écologie

    Elle succède à Nathalie Kosciusko-Morizet

    La génération Sarkozy
    Enarque de 39 ans née à Vernon, dans l'Eure et mère de trois enfants, c’est en tant qu'administrateur civil qu’en 1999 Chantal Jouanno a intégré le ministère de l'Intérieur, comme plume de Sarkozy. Quelque dix ans après, la présidente de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie remplace Nathalie Kosciusko-Morizet.

    Dernier acte du mini-remaniement gouvernemental

    Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, va être épaulé par une proche de Sarkozy. Chantal Jouanno. La présidente de l' Ademe depuis 2003 a été nommée mercredi secrétaire d'Etat à l'Ecologie, au poste de Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a été désignée la semaine dernière secrétaire d'Etat à l'Economie numérique, et dont les initiatives et déclarations n’étaient pas seulement contestées par son ministre de tutelle, Jean-Louis Borloo.

    Dès l'annonce du départ de Nathalie Kosciusko-Morizet, de quatre ans sa cadette, le nom de Chantal Jouanno avait émergé de la liste de ses successeurs potentiels. La nouvelle promue est un fidèle compagnon de route de Nicolas Sarkozy qu'elle décrit comme un homme «de parole et attachant qui a beaucoup d'humour». C'est en juillet 2002, qu'elle rejoint le cabinet du chef de l'Etat, alors ministre de l'Intérieur. C'est place Beauvau qu'elle découvre le monde de l'écologie, poussée par Claude Guéant, alors directeur de cabinet du ministre. Conseillère technique chargée de la sécurité routière et du développement durable, elle rédige aussi la plupart de ses discours. En avril 2004, elle devient sa directrice de cabinet à la présidence du Conseil général des Hauts-de-Seine. Un peu plus de deux ans plus tard, elle le suit de nouveau au ministère de l'Intérieur.

    Les associations écologistes satisfaites

    Douze fois championne de France de karaté, elle a suivi la naissance et les premiers pas du «Grenelle» de l'environnement, comme conseillère pour le développement durable à l'Elysée d'abord puis, depuis un an, en tant que présidente de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) qui coordonne et réalise des opérations de protection de l'environnement et de maîtrise de l'énergie. Dans une période d'arbitrages complexes et difficiles entre le premier ministre François Fillon et le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, elle pèse avec habileté pour que les décisions soient rendues en faveur du second.

    Tandis que certains nuisibles de la gauche ne regrettent Nathalie Kosciusko-Morizet que par esprit de contradiction et parce qu’elle s’en va , la nomination de sa remplaçante a été bien accueillie par les milieux environnementaux qui finissaient par s'inquiéter de cette vacance à l'Ecologie. L'association écologiste France nature environnement a salué «la compétence de Chantal Jouanno, qui a la mémoire du Grenelle de l'environnement». Mais «pas de chèque en blanc ou en vert», a prévenu FNE, qui a demandé«à rencontrer la nouvelle secrétaire d'Etat à l'Ecologie immédiatement pour lui exposer nos priorités pour 2009».

    Chantal Jouanno va avoir dans les mois à venir un emploi du temps chargé. La loi Grenelle 1 va être examiné mardi par le Sénat. La loi Grenelle 2, considérée comme la «boite à outils» de la première - un texte particulièrement lourd et technique de plus d'une centaine d'articles - sera soumis au Parlement courant mars. Enfin, à la fin de l'année, la communauté internationale doit conclure à Copenhague un nouvel accord de lutte contre le changement climatique pour relayer le Procole de Kyoto, dont la négociation s'avère ardue et nécessitera de très nombreux rendez-vous.