POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est France Nature Environnement. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est France Nature Environnement. Afficher tous les articles

lundi 12 novembre 2018

Carburants : associations et ONG font le procès de la fiscalité gouvernementale

Pour Greenpeace et des ONG, "le gouvernement est responsable de la crise actuelle"

"Politiques de tous bords, prenez vos responsabilités !", exhortent ces groupes de pression

C'est le titre de l'appel de 23 associations membres du Réseau Action Climat, dont font partie Greenpeace et WWF. Dans une tribune publiée lundi 12 novembre, en réaction à la grogne des gilets jaunes contre l'écologie punitive sur les carburants, les ONG écologistes incitent les dirigeants à ne rien céder sur la "fiscalité écologique" et pressent le gouvernement de monter un projet de solutions pour "sortir les citoyens de leur dépendance au diesel et à l'essence".

A défaut de propositions personnelles et collectives, Greenpeace, WWF, le Secours catholique ou encore France Nature Environnement : ces 23 associations du Réseau Action Climat signent un appel en faveur d'une politique plus ambitieuse en matière de transition écologique dans le secteur des transports. 

Les signataires n'hésitent pas à déclarer "le gouvernement responsable de la crise en cours"

Dans cette tribune, publiée à cinq jours de la journée nationale de mobilisation contre la hausse des prix des carburants, ils estiment que Macron "tarde à mettre en place des mesures rapides et suffisamment ambitieuses pour financer les alternatives à la voiture et aider ceux qui n'ont pas les moyens de se déplacer autrement".
Selon les signataires subventionnés par les citoyens-automobilistes donateurs et contribuables, le débat sur la taxation des carburants ferait l'objet d'une "instrumentalisation irresponsable". La "fiscalité écologique", autrement dit la taxation des carburants, "est un outil indispensable, en soi, pour répondre à la crise climatique que nous connaissons", assure le texte, qui prône un soutien aux alternatives à la voiture, qu'il s'agisse des transports en commun, du vélo, des véhicules moins polluants ou d'un meilleur réseau ferré. Ils ne font en revanche aucune proposition sur le recyclage des batteries électriques des voitures qu'ils préconisent. 

Les écologistes radicaux dressent les Français les uns contre les autres

Le gouvernement est également responsable de la grogne des gilets jaunes, selon les porteurs de stylos à pétitions. Or, si elles admettent que  la " fiscalité qui touche les Français épargne les secteurs les plus polluants et émetteurs de gaz à effet de serre, comme le secteur aérien ou le transport routier de marchandises", ces ONG vertueuses à l'origine de cette tribune incohérente et sectaire ne soutiennent pas pour autant leurs concitoyens. 

"Le gouvernement actuel mène une politique des transports qui, à ce jour, n'est ni cohérente avec l'urgence climatique, ni juste socialement", critique le texte de ces bobos-gauchos, qui réclame "des solutions d'urgence pour ne laisser personne sur le carreau", en particulier les automobilistes qui sont obligés de prendre leur voiture au quotidien. Comptent-ils réclamer que l'abus de déplacements jugés inutiles devienne un délit puni par la loi ?

Les juges verts renforcent les discriminations
"Il y a ceux qui ne peuvent pas faire autrement : parce qu'ils ont peu de moyens mais qu'en plus, du fait de leur implantation géographique, ils ne peuvent se déplacer autrement qu'en prenant leur voiture", estiment les ONG. "C'est à ces citoyens que le gouvernement doit apporter de manière urgente un soutien financier, pour leur permettre de faire face à la hausse du prix des carburants".

Et il y a ceux et celles qui peuvent faire autrement
Les rats des villes sont visés : les privilégiés, qui bénéficieraient d'un réseau dense de transports divers et variés - et payants -  ou qui sont riches et qu'il faut taxer par tous les moyens disponibles et à inventer.

Les écolos attendent du pouvoir la "libération" de leurs concitoyens

Les ONG réclament l'abandon progressif de la voiture et le développement de transports respectueux de l'environnement pour "libérer notre pays de son addiction au pétrole", disent-ils. Ils se shootent aux particules fines...
"Les prises de parole de plusieurs responsables politiques de tous bords alimentent les tensions autour de la hausse des prix des carburants. Ces accusateurs stigmatisent à l'aveugle tous ceux qui, selon eux, "dénoncent à tout va la fiscalité écologique, et ce, alors que ces mêmes responsables placent l'urgence climatique et la lutte contre la pollution de l'air parmi leurs priorités"...

Ainsi François Hollande a-t-il répondu à des questions posées par des gilets jaunes au salon du livre de Brive. Il en a profité pour donner son sentiment sur la politique d'Emmanuel Macron, et sur la hausse du carburant, une "injustice" envers le peuple.
 
La loi mobilités, qui est supposée répondre à toutes ces questions, sera présentée en Conseil des ministres mercredi 21 novembre.
Signataires : Le Réseau Action Climat et ses associations membres (350.org ; Agir pour l'environnement ; Alofa Tuvalu ; Alternatiba ; CLER – Réseau pour la transition énergétique ; CCFD-Terre solidaire ; 4D ; FUB ; Fnaut ; Fondation pour la Nature et l'Homme ; France Nature Environnement ; Greenpeace France ; Hespul ; Les Amis de la Terre ; Ligue de protection des oiseaux ; Oxfam France ; REFEDD ; Réseau Sortir du nucléaire ; Secours catholique-Caritas France ; WECF ; WWF France ; Zero Waste France).

vendredi 8 juillet 2016

Feu vert du gouvernement aux premières éoliennes françaises en mer

Hollande balaie les craintes sur la protection de la biodiversité de la mer  

Les trois premiers parcs d'éoliennes en mer en projet au large des côtes françaises, pilotés par EDF, ont désormais le feu vert des préfectures
 
Trois projets ont été choisis en avril 2012 lors du premier appel d'offres passé par le gouvernement. 

Il
 a permis d'attribuer les sites au large 
de Fécamp (PS jusque 2014, Seine-Maritime,  PS jusque 2014, 500 MW), 
de Courseulles-sur-Mer, UMP (Calvados, UDI, 450 MW) 
et de Saint-Nazaire, PS (Loire-Atlantique, PS), 480 MW) au consortium associant EDF Energies Nouvelles, Dong Energy Power (Danemark) et Alstom (France, actionnariat flottant à 47,79 %). 
La construction et l'exploitation du parc de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor, 500 MW) a été confiée au consortium composé d'Iberdrola, Eole-Res et Areva. 
Ces quatre parcs devraient entrer en service en 2019. 
En mai 2014, dans le cadre du second appel d'offres, les sites du Tréport (Seine-Maritime, 500 MW) et des Îles d'Yeu et de Noirmoutier (Vendée, 500 MW) ont été attribués au consortium formé par GDF Suez, Areva, EDP Renewables (USA) et Neoen Marine. La construction des parcs devrait être lancée à l'horizon 2019.
La Loire-Atlantique pourrait être le premier département français à voir pousser des éoliennes en mer. Les recours contre ce projet de 480 MW (80 éoliennes à 12 km des côtes) doivent être déposés au plus tard le 25 juillet. Or, Prosimar, association locale membre du réseau Pulse opposé à l'éolien offshore, expliquait mardi ne pas avoir pour l'heure les fonds nécessaires à son combat.

France nature environnement est favorable aux trois projets qui prévoient des suivis environnementaux mais restera "vigilante" sur leur mise en oeuvre. Son président a été conseiller municipal écologiste (EELV) à Quimper, dont le maire fut Bernard Poignant (PS), battu par la droite en 2014, mais conseiller intime de François Hollande à l'Élysée.

Les opposants ont quatre mois pour saisir la cour d'Appel administrative de Nantes à compter de la publication ces derniers mois des arrêtés préfectoraux "autorisant l'implantation et l'exploitation" de ces parcs situé au large de quelques-unes des plages du Débarquement.
Début avril 2016, Ségolène Royal, la ministre de l'Environnement, en était encore à lancer deux appels d'offres éolien en mer pour la construction de six parcs offshore, pour une puissance totale de 3 GW d'ici à 2020 (contre 6 GW visés par le Grenelle). 
En France, des opposants se sont organisés sous forme d'associations: par exemple l'association bretonne C du Vent (communale) ou la fédération Vent de Colère ! (qui fait "échouer 60% des projets éoliens", se vante Alain Bruguier, président de la fédération), qui regroupe plus de 300 de ces associations.
Des associations travaillent à des recours 

Une barre d'éoliennes,
comme on connaît les barres d'immeubles
Le projet de Courseulles-sur-mer (75 éoliennes développant 450 MW à 10 km des côtes) semble le plus exposé à des recours. Les opposants ont jusqu'au 10 octobre pour le contester.
"On va déposer un recours. Avec plusieurs associations, on va plancher tout l'été. Notre argument principal est l'incompatibilité de ce projet avec celui de classement des plages du Débarquement au patrimoine de l'Unesco", explique Elsa Joly Malhomme, de l'association Libre Horizon (qui milite pour que ce parc soit situé non pas à 10 mais à 20 km au large), membre du réseau Pulse. Leur avocat, Francis Monamy, a obtenu en 2014 l'annulation du schéma régional éolien d'Ile-de-France.
Association française et internationale, Robin des bois affirme elle aussi préparer un recours contre Courseulles. Ce parc qu'elle juge tout aussi "surdimensionné" que les deux autres,  menace la biodiversité et la sécurité des navires.

A Fécamp (83 éoliennes produisant 498 MW à 13 km des côtes), un recours est juste "envisagé", selon l'association locale du réseau Pulse. Les opposants ont jusqu'au 22 août pour saisir la justice.

Le coût: une facture d'au moins 2 milliards, par parc 

EDF Energies Nouvelles doit prendre sa décision finale d'investissement au premier semestre 2017sur les trois parcs, pour une mise en service en 2020, sauf recours. Le groupe mène ces projets en partenariat avec le canadien Enbridge et Alstom Renewable Power.
Ce dernier a inauguré fin 2014 la première usine de pièces d'éoliennes, la seule à ce jour en France. La pose de la première pierre d'une seconde usine Alstom est espérée à Cherbourg pour "fin 2016, début 2017", après avoir été repoussée de plus d'un an.
Un quatrième projet, 62 éoliennes pour 496 MW, en tout à 17 kilomètres au large de Saint-Brieuc, avait aussi remporté l'appel d'offres. Il est mené par l'espagnol Iberdrola avec Adwen, la coentreprise d'Areva avec l'espagnol Gamesa, dont Areva est en train de se retirer. L'enquête publique préalable à l'arrêté préfectoral d'autorisation doit démarrer le 4 août et durer deux mois. La mise en service est annoncée pour 2020.

Ces quatre parcs représentent un investissement de 2 à 2,5 milliards d'euros chacun.

Deux autres projets, menés par Engie, ont été ensuite choisis, en 2014, par le gouvernement, au large du Tréport (Seine-Maritime) et des îles d'Yeu et de Noirmoutier (Vendée, dans les Pays de la Loire, un Conseil régional présidé par le PS Jacques Auxiette). La mise en service est envisagée à partir de 2021.

Au large du Royaume-Uni, EDF EN a déjà mis en service 62 mégawatts éoliens.
Fin 2015, l'Europe totalisait 3.230 éoliennes offshore réparties dans 84 parcs dans 11 pays (en incluant les sites en construction), pour une capacité cumulée de 11.027 MW, soit l'équivalent d'environ 11 réacteurs nucléaires et 1,5% de la consommation électrique totale de l'UE. Les plus grands parcs éoliens extraterritoriaux se trouvent au Danemark, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni.

mercredi 5 novembre 2014

Le Guen accuse la gauche du PS de radicalisation

Le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement dénonce "une forme d'escalade gauchiste"

Les violences altermondialistes sur le réservoir de Sivens font sortir Jean-Marie Le Guen de sa réserve
Il a dénoncé une "forme d'escalade gauchiste" de ceux qui défendent "la violence".
Les affrontements du week-end lors de l'hommage "pacifique" à l'activiste écologiste mort sur le site du projet contesté de réservoir d'eau, le responsable socialiste a observé : "Il y a malheureusement autour de ces infrastructures des groupes d'une extrême violence. Nous sommes face à une contestation violente et je m'étonne que certains, par facilité, continuent à dire que cette violence peut être légitime."

VOIR et ENTENDRE Christophe Caresche condamner "l'exploitation des morts" par Cécile Duflot qui a fait son show au Palais Bourbon en tentant d'imposer une minute de silence à l'Assemblée des députés après la mort de l'activiste.

Le protégé de Cécile Duflot était membre de France nature environnement (FNE),
association de 3.000 associations membres ou affiliées, qui s'est  livrée à une démonstration de force à Paris, avec le soutien des trotskistes du NPA. "Le héros, c'est Rémi", a lancé une manifestante, Sophie Tissier, intermittente du spectacle qui investit du temps et son allocation chômage dans l'action militante. 
76 personnes ont été interpellées dimanche en marge d'un rassemblement non autorisé place Stalingrad à Paris. Certaines d'entre elles étaient en possession de marteaux, pinces, poings américains ou pétards. Dix-neuf des interpellés ont été placés en garde à vue, trois pour port d'arme prohibé et quatorze pour participation à un attroupement en vue de commettre des violences, a précisé la préfecture de police de Paris.


Cette forme d'escalade gauchiste est tout à fait dangereuse", rappelle l'élu parisien

"Il y a eu un certain nombre de déclarations de responsables politiques -
à l'extrême gauche, Mélenchon, un certain nombre d'écologistes - qui ne se rendent pas compte qu'on est dans un État de droit, qu'il faut aller vers un apaisement de la société, mais en aucune façon essayer de justifier la violence."

L
e PS et l'extrême gauche s'éclaboussent au pédiluve de Sivens.
 
Ce lundi matin sur Europe 1, le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement est revenu sur les méthodes altermondialistes d'EELV adressant des critiques frontales à l'ancienne ministre écologiste du logement. 
Le secrétaire d'Etat de Hollande Le Guen est revenu sur les violences de l'ultra-gauche altermondialiste. pour conclure son analyse en soulignant "une forme d'escalade gauchiste tout à fait dangereuse".a lancé: "cette forme d'escalade gauchiste est tout à fait dangereuse".

Une agression ad hominem qui a fait se déverser Cécile Duflot sur les réseaux sociauxestimant que Jean-Marie Le Guen "devrait réviser ce qu'est la notion d'Etat de droit... sérieusement".
 

Jean-Marie Le Guen rétorque
Interrogé sur ce tweet, le secrétaire d'Etat de Hollande a débordé sur Europe 1 : "je pense qu'elle a perdu ce qu'elle avait acquis lorsqu'elle était au gouvernement, c'est à dire le sens de l'Etat". Et le secrétaire d'Etat d'ajouter : "depuis qu'elle a quitté le gouvernement, elle est en perpétuelle dérive, elle s'éloigne de ce qu'est la responsabilité de la gestion d'une société". "C'est un constat. Je le regrette, bien sûr", a conclu Jean-Marie Le Guen.

La fracture entre les socialistes et les écologistes est béante.
Le Guen maintient toutefois dans la majorité présidentielle des éléments "qui ont perdu le sens de l'Etat"...

mardi 7 août 2012

Ayrault impose l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, sans concertation

Les opposants à l'aéroport accusent l'Etat de passer en force

Une dizaine d'organisations opposées au projet de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) ont accusé l'Etat de refuser la concertation mardi,  jour de clôture de l'enquête publique sur le dossier "loi sur l'eau".


Cinq enquêtes publiques ont été organisées fin juillet, dont deux, dites "loi sur l'eau", ont notamment pour objectif d'évaluer "l'impact de l'aéroport et de sa desserte routière sur l'eau et les milieux aquatiques".
François Hollande, élu par le peuple français, se décharge habituellement (et normalement !) de ses dossiers embarrassants en faveur de commissions et d’experts qui n’ont de comptes à rendre à personne et en particulier pas au Parlement et aux Français.
En cas d'impacts négatifs sur l'environnement, le concessionnaire Aéroport du Grand Ouest/Vinci doit proposer des mesures compensatoires.
Le gouvernement se heurte à ses alliés
Les délégations régionales d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), des Alternatifs,  d'ATTAC ou encore de France Nature Environnement se sont réunies  mardi dans la commune pour s'opposer à ces propositions.
"Le dossier ne dit ni comment, ni quand, ces mesures compensatoires seront mises en place. Il n'y a également aucune évaluation financière des coûts. Ce projet est une façon de déshabiller cette loi sur l'eau parce que l'Etat et les maîtres d'oeuvre passent outre et en force", a jugé Hélène Debost, secrétaire régionale d'EELV.
"Il y a 50 ans, quand on a commencé à parler du projet, on ne se souciait pas des zones humides. Et généralement, quand il y a un dossier d'aménagement sur des zones humides, l'Etat est très regardant, il faut aboutir à un plus écologique. Ce n'est pas le cas ici", a de son côté relevé Geneviève Lebouteux, co-présidente du Collectif d'élu-e-s doutant de la pertinence de l'aéroport.
Les Alternatifs dénoncent une méthode "dérogatoire", "réductrice" et "imprécise" dans leur contribution à l'enquête publique.
La commission d'enquête doit à présent analyser chaque courrier et dresser un procès-verbal aux deux maîtres d'ouvrage: AGO/Vinci et la Direction régionale de l'environnement. La commission remettra ensuite son avis au préfet vers la mi-octobre.
L'aéroport doit être construit par le groupe Vinci d'ici à 2017 à Notre-Dame-des-Landes, à 30 km au nord de Nantes, dont le Premier ministre PS, Jean-Marc Ayrault, était le député-maire il y a trois mois encore.
De nombreuses associations contestent pourtant l'utilité de cette infrastructure et mettent en avant son impact environnemental et son coût.
"Ce projet, validé par l'Etat et soutenu notamment par les élus locaux PS [sic] est contesté par de nombreuses associations qui contestent l'utilité de cette infrastructure et mettent en avant son impact environnemental et son coût." (AFP)

Le quotidien de la région de Jean-Marc Ayrault est-il libre ?
Dix lignes partisanes dans Ouest France
Un tissu d'observations tendancieuses



Et une photo-montage verdoyante
et mensongère

"Les commissaires enquêteurs ont tenu leur dernière permanence ce matin à Notre-Dame-des-Landes, au terme de plus de sept semaines d’enquête publique dans le cadre du projet d’aéroport et de sa desserte routière. Cette enquête vise à assurer le respect de la loi Grenelle sur l’eau. Malgré la période estivale, les contributions, notamment d’entreprises et d’associations, ont été nombreuses. La mobilisation en faveur du projet a été forte, tout comme celle des opposants. Les commissaires devraient rendre leur rapport, qui s’annonce complexe à rédiger, dans un mois."

Servile, Rue89 -site socialiste militant- se livre à une intox médiatique éhontée

vendredi 2 avril 2010

Grenelle de l'environnement: le tango de Nicolas Hulot

Jadot, oiseau mazouté de mauvais augure

Lundi, la fondation Nicolas Hulot annonce son retrait des discussions après l'abandon de la taxe carbone. Vendredi, son président, réhabilite la politique gouvernementale.

A l 'écrit dans Le Parisien et à l'oral sur RTL, Nicolas Hulot apporte une sorte de rectificatif au courrier qu'il avait envoyé aux 750 000 signataires de son pacte écologique, dans lequel le conseiller officieux de Jacques Chirac se justifiait: « Quand les décideurs politiques prendront des décisions structurantes, nous reviendrons au sein des groupes de travail. »

Un coup de fil de Jean-Louis Borloo a calmé Monsieur Hulot
Ce dernier explique sur RTL : « J'ai eu une longue et franche discussion hier [jeudi] soir avec Jean-Louis Borloo, qui considère que nos inquiétudes ne sont pas fondées, et qui rappelle à juste titre qu'il ne faut surtout pas tomber dans le travers qui consiste à dire que le Grenelle n'a servi à rien. »

L'écologiste vif-argent se lance plus loin dans une ré-évaluation de la politique gouvernementale :
« Déjà en Europe, la France est devenue leader en matière de logement, de transport… Il y a une commission sur l'environnement à l'Assemblée, le Conseil économique et social est devenu environnemental. »
Et de faire le mise au point qui s'imposait: « Vous ne m'entendrez pas dire que le président n'a rien fait »

Le président n'est pas resté les « bras ballants »

Nicolas Hulot nuance donc sa révolte

Alors que le bouclier fiscal est la cible d'une nouvelle polémique et que 13 députés chiraquiens et villepinistes s'inquiètent de leurs ré-élections, Hulot se déclarait précisément contre notre « modèle capitaliste pas tenable ». Pour autant, il reconnaît maintenant le travail accompli par Sarkozy et ses ministres, ce qui n'est pas commun dans le climat post-régionales actuel qui émoustille l'opposition. Les Verts bobos qui ne savent pas être objectifs en restent babas.
« Vous ne m'entendrez pas dire que le président de la République n'a rien fait. Il a été offensif à Copenhague. Et sur le Grenelle, il a tenu la plupart des engagements qu'il a pris. »

Hulot rend hommage au ministre Borloo et à sa secrétaire d'Etat, Ch. Jouanno : « Heureusement qu'on les a au gouvernement ! » Yannick Jadot manque d'air.
Lien PaSiDupes

Ecologistes et écologistes politiques s'affrontent

Yannick Jadot, (au centre et à la droite d'Eva Joly ) ancien directeur de Greenpeace et eurodéputé (Europe Ecologie) déclarait en 2008: “ Si je suis contraint de quitter Greenpeace et de sortir de mon rôle de contre-pouvoir, c'est que face à la crise écologique, l'offre politique est insatisfaisante, voire indigente”, avant de rejoindre Europe Ecologie et Dany-le-rouge.
Hulot et sa fondation (ex-Fondation Ushuaïa avant janvier 1995) fait faire aujourd'hui la découverte de la mesure au co-fondateur et porte-parole de l’Alliance pour la planète, réseau d'ONG, de syndicats, d'associations et de collectifs d'associations de consommateurs et d’agriculteurs, etc liés à l’écologie. La Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l'homme, France nature environnement et Réseau Sortir du nucléaire n'en sont plus membres...

Le député européen altermondialiste s'étonne que l'écologiste « renvoie droite et gauche dos à dos et omet de reconnaître qu'Europe Ecologie est la troisième force politique ». L'écologique est-elle restée sa priorité ? Jadot estime que « Hulot avait été le seul à soutenir la taxe carbone à la mode Sarkozy (lien PaSiDupes: les Verts veulent une taxe plus lourde) alors que les écolos la trouvaient inefficace sur le plan environnemental et injuste sur le plan social. »
Partisans para-politiques

L'épisode taxe carbone aura sans doute permis de prendre la température de la radicalité des associations -Lien PaSiDupes sur la défiance des Verts :

Le WWF a ainsi eu des mots très durs : son directeur général, s'emballe sur le retocage annoncé de la taxe carbone. Selon Serge Orru, qui prétend "renouer le lien entre l'humain et son environnement", mais certes pas entre humains, ce délai ne constitue « pas un enterrement mais un reniement du président et un très mauvais signal ». De tels jugements font douter que ceux qui les profèrent souhaitent sincèrement faire avancer le débat.
Le panda hurle au loup, mais ne procède finalement pas autrement que Nicolas Hulot, puisqu'il demande « un entretien avec le président et les associations participantes pour qu'il réaffirme son engagement ».


Yannick Jadot, quant à lui, n'a pas non plus de préjugés, mais tout de même...
Il fait parler le chef de l'Etat sans aucun a priori: « Sarkozy va tous les réunir et leur dire “faites-moi confiance” et tout le monde retournera à table. ». Jadot recherche si fort le dialogue qu'il réunit toutes les conditions...

Greenpeace, qui, en tant qu'organisation supra-nationale et illégitime, ne reçoit pas de subventions, joue sur la rupture, estimant qu'il n'y a pas à se retirer d'un processus « quasiment mort depuis quelques mois déjà ». Ca ressemble à du Besancenot. Elle est capable de reprocher le manque de dialogue du pouvoir exécutif, mais ne demande pas à rencontrer les membres du gouvernement. Les seuls interlocuteurs à la convenance des démocrates de Greenpeace sont ses collègues associatifs. L'ouverture n'est pas au programme des organisations radicales.

Avant même que Greenpeace ne réalise cette concertation unilatérale, Yannick Jadot, s'est fait une opinion
: il prévient, comme si c'était fait, que Greenpeace, suivie par sa meute des Amis de la Terre, va faire le choix de la rupture. « Je serais eux, je ne retournerai pas à table tant qu'il n'y aura pas d'actes posés », explique l'ancien patron de Greenpeace. Classés ONG par l'ONU, les Amis de la Terre s'opposèrent vivement à la conférence de Copenhague (Danemark), du 7 au 18 décembre 2009.

Mais, pour Hulot, le « dialogue n'est pas rompu »

Vigilante, mais pas soumise, la Fondation Nicolas Hulot dérange.
Car les autres ONG ont été forcées de aligner en urgence.

L'autonomie médiatique de la Fondation indispose le tout nouveau président de France Nature Environnement (FNE), Bruno Genty.
« Ça va nous obliger à arrêter une position commune. De notre coté, on se dit qu'il y a d'autres enjeux que la taxe carbone, et que la discussion de la loi Grenelle II, qui arrive en discussion au parlement début mai, sera le véritable test. Le dialogue environnemental, c'est comme le dialogue social, on est dans la position des syndicats qui ont beau être radicaux, ils ne se retirent pas pour autant des négociations. » L'autonomie de FO ne lui pose pas tant de problèmes.
Bruno Genty (FNE) succède à Jean-Pierre Raffin (né en 1937) qui en est maintenant président d'honneur, mais il fut membre du cabinet (de 1997 à 1999) de Dominique Voynet, ministre de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement de Jospin et reste un proche de Daniel Cohn-Bendit.

Si FNE se radicalisait, met en garde son président, cela déboussolerait les milliers de militants de terrain, qui siègent dans des commissions institutionnelles (de protection de la nature, de gestion des risques, etc.).
Les associations qui touchent le plus de subventions, comme FNE (38% du budget), la Ligue de protection des oiseaux (37 % selon son rapport d'activités 2008), sont typiquement bien installées dans la cogestion et il deviendrait inconfortable d'opter pour la rupture. Ecologie sans frontière appelle même les autres ONG à « ne pas quitter le navire », estimant que « le combat se situe à l'intérieur du processus Grenelle. »

Les associations ont déjà réussi à se diviser: celles qui participaient et celles qui avaient refusé le Grenelle.


Ainsi, Sortir du nucléaire, qui n'avait pas rejoint le Grenelle, avait rayé de ses sujets de discussion la question de l'atome.
Le réseau Sortir du nucléaire, qui vit des cotisations de ses adhérents, refuse par principe toute concertation avec la mission Granite sur l'enfouissement des déchets nucléaires. Des acteurs plus radicaux du mouvement antinucléaire le critiquent pourtant.
Cette fois, la taxe carbone fissure la digue associative des « grenelliens » .

L'altermondialiste Vert Jadot sous l'emprise d'éoliennes

L'éolien est un "très mauvais signal".
Orru ne communique pas sur le sujet et le directeur-général du WWF n'est pas encore mûr pour un ... "reniement" !


Pourtant, la proximité des éoliennes provoquerait, selon un article paru dans Le Monde Magazine du 28 novembre 2009, du stress, des insomnies, des nausées, des vertiges, une irascibilité, etc. Pauvre Yannick !

jeudi 22 janvier 2009

Chantal Jouanno nommée au secrétariat d'État à l'Écologie

Elle succède à Nathalie Kosciusko-Morizet

La génération Sarkozy
Enarque de 39 ans née à Vernon, dans l'Eure et mère de trois enfants, c’est en tant qu'administrateur civil qu’en 1999 Chantal Jouanno a intégré le ministère de l'Intérieur, comme plume de Sarkozy. Quelque dix ans après, la présidente de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie remplace Nathalie Kosciusko-Morizet.

Dernier acte du mini-remaniement gouvernemental

Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, va être épaulé par une proche de Sarkozy. Chantal Jouanno. La présidente de l' Ademe depuis 2003 a été nommée mercredi secrétaire d'Etat à l'Ecologie, au poste de Nathalie Kosciusko-Morizet, qui a été désignée la semaine dernière secrétaire d'Etat à l'Economie numérique, et dont les initiatives et déclarations n’étaient pas seulement contestées par son ministre de tutelle, Jean-Louis Borloo.

Dès l'annonce du départ de Nathalie Kosciusko-Morizet, de quatre ans sa cadette, le nom de Chantal Jouanno avait émergé de la liste de ses successeurs potentiels. La nouvelle promue est un fidèle compagnon de route de Nicolas Sarkozy qu'elle décrit comme un homme «de parole et attachant qui a beaucoup d'humour». C'est en juillet 2002, qu'elle rejoint le cabinet du chef de l'Etat, alors ministre de l'Intérieur. C'est place Beauvau qu'elle découvre le monde de l'écologie, poussée par Claude Guéant, alors directeur de cabinet du ministre. Conseillère technique chargée de la sécurité routière et du développement durable, elle rédige aussi la plupart de ses discours. En avril 2004, elle devient sa directrice de cabinet à la présidence du Conseil général des Hauts-de-Seine. Un peu plus de deux ans plus tard, elle le suit de nouveau au ministère de l'Intérieur.

Les associations écologistes satisfaites

Douze fois championne de France de karaté, elle a suivi la naissance et les premiers pas du «Grenelle» de l'environnement, comme conseillère pour le développement durable à l'Elysée d'abord puis, depuis un an, en tant que présidente de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) qui coordonne et réalise des opérations de protection de l'environnement et de maîtrise de l'énergie. Dans une période d'arbitrages complexes et difficiles entre le premier ministre François Fillon et le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo, elle pèse avec habileté pour que les décisions soient rendues en faveur du second.

Tandis que certains nuisibles de la gauche ne regrettent Nathalie Kosciusko-Morizet que par esprit de contradiction et parce qu’elle s’en va , la nomination de sa remplaçante a été bien accueillie par les milieux environnementaux qui finissaient par s'inquiéter de cette vacance à l'Ecologie. L'association écologiste France nature environnement a salué «la compétence de Chantal Jouanno, qui a la mémoire du Grenelle de l'environnement». Mais «pas de chèque en blanc ou en vert», a prévenu FNE, qui a demandé«à rencontrer la nouvelle secrétaire d'Etat à l'Ecologie immédiatement pour lui exposer nos priorités pour 2009».

Chantal Jouanno va avoir dans les mois à venir un emploi du temps chargé. La loi Grenelle 1 va être examiné mardi par le Sénat. La loi Grenelle 2, considérée comme la «boite à outils» de la première - un texte particulièrement lourd et technique de plus d'une centaine d'articles - sera soumis au Parlement courant mars. Enfin, à la fin de l'année, la communauté internationale doit conclure à Copenhague un nouvel accord de lutte contre le changement climatique pour relayer le Procole de Kyoto, dont la négociation s'avère ardue et nécessitera de très nombreux rendez-vous.