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mardi 26 juillet 2016

Islamisme: prêtre égorgé au cours de la messe près de Rouen

La presse parle de prise d'otage et non de martyr du prêtre égorgé au pied de l'autel

10:48 Prise d'otages en cours à l'intérieur d'une église de Haute-Normandie 

La prise d'otages se déroule à Saint-Etienne-du-Rouvray, dans le département de Seine-Maritime, non loin de Rouen, rapportent plusieurs media et journalistes sur place. Selon France 3, "deux forcenés ont pris en otage le curé, deux sœurs et plusieurs fidèles [...] au moyen d'armes blanches". 
Un journaliste de RTL signale que le Groupe d'intervention de la police nationale (GIPN) et des militaires sont sur place, et que de "nombreux tirs" ont été entendus.

11:01 Saint-Etienne-Du-Rouvray. La police appelle à ne pas franchir le périmètre de sécurité installé autour du lieu de la prise d'otages en cours dans une église. [#SaintEtienneDuRouvray] Ne franchissez pas le périmètre de sécurité pr prendre des photos/vidéos, vous perturbez le travail des policiers. 26.07.16 Police Nationale. @PoliceNationale 

11:09 Les deux preneurs d'otages ont été abattus, annonce le ministère de l'Intérieur. 
11:17 "Au moins" un des otages est mort, selon l'AFP citant une source policière, . Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, se rend sur place. 
11:31  François Hollande se rend à Saint-Etienne-Du-Rouvray, annonce l'Elysée. Le moteur de la voiture officielle du croque-mort de l'Elysée tourne en permanence...
11:47 Le parquet antiterroriste est saisi. Le parquet antiterroriste a été saisi après la prise d'otages qui s'est déroulée ce matin à Saint-Etienne-du-Rouvray, selon France Info et l'AFP, qui citent le Parquet. L'enquête a été confiée à la Sous-direction antiterroriste (SDAT) et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). 
11:51 A Cracovie, l'équipe nationale des JMJ en réunion de crise Saint-Etienne-du-Rouvray. A Cracovie, l'équipe nationale qui supervise les 35.000 jeunes Français catholiques présents aux Journées mondiales de la jeunesse, qui s'ouvrent mardi, tient en ce moment une réunion de crise. L'évêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun, est sur place en Pologne depuis la semaine dernière. Selon une source catholique, l'archevêque devrait probablement rentrer en urgence dans son diocèse. A l'archevêché de Rouen, il n'y avait aucune information disponible pour le moment. "On attend le retour des personnes qui sont sur place", y dit-on. De nombreux prêtres du diocèse accompagnent les groupes de jeunes aux JMJ de Cracovie. 
12:02  Le Premier ministre évoque une "attaque barbare". 
Valls agira  un jour futur.
"Bloc" avec la communauté musulmane ?
12:08  Un des otages est grièvement blessé, selon le ministère de l'Intérieur. 

12:22  T
rois otages ont été libérés sains et saufs,
indique le porte-parole du ministère de l'Intérieur. @PHBrandet (porte-parole) : L'intervention rapide de la BRI de Rouen a permis de libérer 3 otages sains et saufs #SaintEtienneduRouvray 26.07.16 Ministère Intérieur. @Place_Beauvau 

12:51 Le pape s'associe "à la douleur et à l'horreur"
 
Dans un communiqué du Vatican, le pape François  "condamne de la manière la plus radicale" l"assassinat dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray. "Nous sommes particulièrement frappés parce que cette violence horrible est intervenue dans une église, un lieu sacré où s'annonce l'amour de Dieu, avec le meurtre barbare d'un prêtre et des fidèles touchés", souligne le Vatican.
  
13:08 Le prêtre tué en plein choeur de l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, Jacques Hamel, était âgé de 84 ans, a indiqué dans un communiqué l'archevêque de Rouen, Dominique Lebrun. "De Cracovie, j'apprends la tuerie advenue ce matin à l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray. Elle fait trois victimes : le prêtre, le père Jacques Hamel, 84 ans, et les auteurs de l'assassinat", a écrit l'archevêque depuis la Pologne, où il participait aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ). "Je crie vers Dieu, avec tous les hommes de bonne volonté. J'ose inviter les non-croyants à s'unir à ce cri", ajoute le prélat, qui précise qu'il sera "dès ce soir dans mon diocèse auprès des familles et de la communauté paroissiale très choquée". 
"L'Eglise catholique ne peut prendre d'autres armes que la prière et la fraternité entre les hommes", conclut-il, comme les démocrates qui appellent à l'application de la loi. 

12:58 Une cellule psychologique a été ouverte dans ses locaux, précise sur Twitter la mairie de Saint-Etienne-du-Rouvray.
une cellule psychologique est ouverte. 

13:22  Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve est sur place avec François Hollande. 
13:00  François Hollande a eu Mgr Georges Pontier, président de la Conférence des évêques de France, au téléphone, pendant son trajet vers Saint-Etienne-du-Rouvray a aussi indiqué l'Elysée.  
Le président @fhollande est à Saint-Etienne-du-Rouvray où il fait actuellement un point avec les forces de police 26.07.16 Élysée. @Elysee SUIVRE 

1
3:30 Jean-Marc Ayrault appelle à l'unité - même pas nationale, en l'occurrence
13:34 ​ Un vieillard, proie facile des islamistes 
"Je ne pouvais pas imaginer qu'une telle chose pourrait nous arriver", a déploré, à Libération, le père Auguste Moanda Phuati, curé de la paroisse de Saint-Etienne-du Rouvray, près de Rouen. Affecté depuis cinq ans, le prêtre affirme qu'il "n'a jamais reçu de menaces". De nationalité congolaise, le prêtre rentre à peine de vacances qu'il a passées au Congo et avoue être "bouleversé et consterné." "J'ai appris ce qui s'était passé en allumant la télévision", poursuit-il. 
Octogénaire, le prêtre égorgé, Jacques Hamel, secondait le curé de la paroisse 
Il célébrait la messe pendant ses absences, explique le père Moanda Phuati qui s'apprêtait à regagner dans l'après midi, sa paroisse. En retraite depuis une dizaine d'années, le père Jacques Hamel avait choisi de rester à Saint-Etienne-du-Rouvray dont il avait été auparavant le curé de la paroisse. "Son souhait était de demeurer au service de l'Eglise", souligne le curé de Saint-Etienne-du-Rouvray. Décrit comme "chaleureux, simple et vivant modestement", mais également courageux, à plus de 80 ans, le père Hamel était, souligne son confrère, "très apprécié". Ce serviteur de Dieu, qui avait fêté son jubilé d'or en 2008, avait consacré cinquante ans de sa vie aux hommes.

Saint-Etienne-du Rouvray (PCF, et l'une des premières villes de France à devenir communiste, d'ailleurs) est située en bordure de la commune du Grand-Quevilly (fief de Laurent Fabius, maire de 1995 à 2000) et appartient au même canton que Sotteville-lès-Rouen (PS).
Pour un total de 28.000 "âmes" (dixit France Info), la commune possède une mosquée, dont le terrain a été offert par la municipalité communiste. Tous les propriétaires dont le bien est préempté apprécieront...
Double langage lors du carnage de Charlie hebdo: "on ne fait pas de mal aux autres"
"Ils ne connaissent rien à la religion musulmane" , "ils n'ont pas le respect de la vie humaine". Les fidèles disait alors leur amour avec émotion et  douleur de voir la religion musulmane instrumentalisée par des terroristes. La journaliste de France 3 dénonçait au passage le risque d'amalgame.
VOIR et ENTENDRE des personnes et des propos édifiants: 

Une réalité de communautariste impérialiste que le gouvernement ne maîtrise pas
Une habitante du Havre s'était indignée des propos de Laurence Rossignol - ministre des droits des femmes- sur la mode islamique.

vendredi 8 juillet 2016

Feu vert du gouvernement aux premières éoliennes françaises en mer

Hollande balaie les craintes sur la protection de la biodiversité de la mer  

Les trois premiers parcs d'éoliennes en mer en projet au large des côtes françaises, pilotés par EDF, ont désormais le feu vert des préfectures
 
Trois projets ont été choisis en avril 2012 lors du premier appel d'offres passé par le gouvernement. 

Il
 a permis d'attribuer les sites au large 
de Fécamp (PS jusque 2014, Seine-Maritime,  PS jusque 2014, 500 MW), 
de Courseulles-sur-Mer, UMP (Calvados, UDI, 450 MW) 
et de Saint-Nazaire, PS (Loire-Atlantique, PS), 480 MW) au consortium associant EDF Energies Nouvelles, Dong Energy Power (Danemark) et Alstom (France, actionnariat flottant à 47,79 %). 
La construction et l'exploitation du parc de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor, 500 MW) a été confiée au consortium composé d'Iberdrola, Eole-Res et Areva. 
Ces quatre parcs devraient entrer en service en 2019. 
En mai 2014, dans le cadre du second appel d'offres, les sites du Tréport (Seine-Maritime, 500 MW) et des Îles d'Yeu et de Noirmoutier (Vendée, 500 MW) ont été attribués au consortium formé par GDF Suez, Areva, EDP Renewables (USA) et Neoen Marine. La construction des parcs devrait être lancée à l'horizon 2019.
La Loire-Atlantique pourrait être le premier département français à voir pousser des éoliennes en mer. Les recours contre ce projet de 480 MW (80 éoliennes à 12 km des côtes) doivent être déposés au plus tard le 25 juillet. Or, Prosimar, association locale membre du réseau Pulse opposé à l'éolien offshore, expliquait mardi ne pas avoir pour l'heure les fonds nécessaires à son combat.

France nature environnement est favorable aux trois projets qui prévoient des suivis environnementaux mais restera "vigilante" sur leur mise en oeuvre. Son président a été conseiller municipal écologiste (EELV) à Quimper, dont le maire fut Bernard Poignant (PS), battu par la droite en 2014, mais conseiller intime de François Hollande à l'Élysée.

Les opposants ont quatre mois pour saisir la cour d'Appel administrative de Nantes à compter de la publication ces derniers mois des arrêtés préfectoraux "autorisant l'implantation et l'exploitation" de ces parcs situé au large de quelques-unes des plages du Débarquement.
Début avril 2016, Ségolène Royal, la ministre de l'Environnement, en était encore à lancer deux appels d'offres éolien en mer pour la construction de six parcs offshore, pour une puissance totale de 3 GW d'ici à 2020 (contre 6 GW visés par le Grenelle). 
En France, des opposants se sont organisés sous forme d'associations: par exemple l'association bretonne C du Vent (communale) ou la fédération Vent de Colère ! (qui fait "échouer 60% des projets éoliens", se vante Alain Bruguier, président de la fédération), qui regroupe plus de 300 de ces associations.
Des associations travaillent à des recours 

Une barre d'éoliennes,
comme on connaît les barres d'immeubles
Le projet de Courseulles-sur-mer (75 éoliennes développant 450 MW à 10 km des côtes) semble le plus exposé à des recours. Les opposants ont jusqu'au 10 octobre pour le contester.
"On va déposer un recours. Avec plusieurs associations, on va plancher tout l'été. Notre argument principal est l'incompatibilité de ce projet avec celui de classement des plages du Débarquement au patrimoine de l'Unesco", explique Elsa Joly Malhomme, de l'association Libre Horizon (qui milite pour que ce parc soit situé non pas à 10 mais à 20 km au large), membre du réseau Pulse. Leur avocat, Francis Monamy, a obtenu en 2014 l'annulation du schéma régional éolien d'Ile-de-France.
Association française et internationale, Robin des bois affirme elle aussi préparer un recours contre Courseulles. Ce parc qu'elle juge tout aussi "surdimensionné" que les deux autres,  menace la biodiversité et la sécurité des navires.

A Fécamp (83 éoliennes produisant 498 MW à 13 km des côtes), un recours est juste "envisagé", selon l'association locale du réseau Pulse. Les opposants ont jusqu'au 22 août pour saisir la justice.

Le coût: une facture d'au moins 2 milliards, par parc 

EDF Energies Nouvelles doit prendre sa décision finale d'investissement au premier semestre 2017sur les trois parcs, pour une mise en service en 2020, sauf recours. Le groupe mène ces projets en partenariat avec le canadien Enbridge et Alstom Renewable Power.
Ce dernier a inauguré fin 2014 la première usine de pièces d'éoliennes, la seule à ce jour en France. La pose de la première pierre d'une seconde usine Alstom est espérée à Cherbourg pour "fin 2016, début 2017", après avoir été repoussée de plus d'un an.
Un quatrième projet, 62 éoliennes pour 496 MW, en tout à 17 kilomètres au large de Saint-Brieuc, avait aussi remporté l'appel d'offres. Il est mené par l'espagnol Iberdrola avec Adwen, la coentreprise d'Areva avec l'espagnol Gamesa, dont Areva est en train de se retirer. L'enquête publique préalable à l'arrêté préfectoral d'autorisation doit démarrer le 4 août et durer deux mois. La mise en service est annoncée pour 2020.

Ces quatre parcs représentent un investissement de 2 à 2,5 milliards d'euros chacun.

Deux autres projets, menés par Engie, ont été ensuite choisis, en 2014, par le gouvernement, au large du Tréport (Seine-Maritime) et des îles d'Yeu et de Noirmoutier (Vendée, dans les Pays de la Loire, un Conseil régional présidé par le PS Jacques Auxiette). La mise en service est envisagée à partir de 2021.

Au large du Royaume-Uni, EDF EN a déjà mis en service 62 mégawatts éoliens.
Fin 2015, l'Europe totalisait 3.230 éoliennes offshore réparties dans 84 parcs dans 11 pays (en incluant les sites en construction), pour une capacité cumulée de 11.027 MW, soit l'équivalent d'environ 11 réacteurs nucléaires et 1,5% de la consommation électrique totale de l'UE. Les plus grands parcs éoliens extraterritoriaux se trouvent au Danemark, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni.

lundi 30 mars 2015

Valls et son gouvernement, tous déjugés: peuvent-ils se maintenir contre le peuple ?

Aucun ministre survivant au "crash" des départementales

François Hollande, président de la République: chassé de Corrèze;

Manuel Valls, premier ministre, chassé de l'Essonne;



Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, chassé de Seine-Maritime;

Ségolène Royal, ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, virée des Deux-Sèvres où elle a été parachutée:

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche: Lyon-ville n'était pas appelé à voter... Mais le Rhône est gagné par la droite;

Christiane Taubira, garde des sceaux, ministre de la Justice: la Guyane n'était pas appelée à voter... 

Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics, majorité sortante UMP reconduite dans l'Indre;

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense (mais plutôt de la guerre), chassé du Morbihan passé à l'Union de la droite;

Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, chassée d'Indre-et-Loire;

François Rebsamen, ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, chassé de Côte-d'Or;

Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, chassé de la Manche;

Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt, porte-parole du Gouvernement, sur le départ de la Sarthe;

Emmanuel Macron, ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique: n'a aucun ancrage municipale ni départemental, n'a jamais sollicité de légitimité populaire...

Sylvia Pinel, ministère du Logement, de l'Égalité des territoires et de la Ruralité,  sur le départ de Tarn-et-Garonne;

Marylise Lebranchu, ministère de la Décentralisation et de la Fonction publique, admise à faire valoir ses droits à le retraite hors du Finistère;

Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, n'a aucun ancrage municipale ou départemental: sans aucune légitimité populaire...

George Pau-Langevin, ministre des Outre-mer, en attente des Régionales de décembre: elle est conseillère régionale d'Île-de-France.

Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, viré de la forteresse PS du Nord, dont il était le président (2011-2014).

Le bilan des Départementales est sans appel.
Le gouvernement a été massivement désavoué; 
il ne peut s'incruster.


mercredi 15 octobre 2014

Rythmes scolaires: la justice politique sanctionne les réfractaires dans tous les cas

Après Marseille, le tribunal donne tort à Port-Saint-Louis-du-Rhône et Fos-sur-Mer

Le tribunal administratif de Marseille donne raison au préfet
Vingt-trois communes de France avaient opposé des difficultés budgétaires ou d'organisation et refusé d'ouvrir leurs écoles le premier mercredi de la rentrée, entraînant une riposte judiciaire immédiate de l'Etat. Le ministère ne reconnaissait qu'une quinzaine de communes et pour ces maires, ce serait la tolérance zéro, avait prévenu Najat-Vallaud-Belkacem, avec le renfort des juges "indépendants". Officiellement adepte de la concertation et du dialogue, le pouvoir avait mis en garde : "Nous allons en référer au tribunal administratif, qui fera une injonction au maire, sinon les préfets pourront se substituer aux maires."
Cette réforme gouvernementale contestée et votée au forcing impose aux communes une cinquième matinée de classe supprimée par la droite en 2008, généralement le mercredi matin, parfois le samedi. Elle vise à mieux distribuer les 24 heures de classe hebdomadaires et introduit des activités périscolaires facultatives, à la charge des communes.
Au jour J, selon le ministère, 23 maires de "villages gaulois" ont néanmoins bloqué l'accès à leurs écoles (21 totalement et 2 partiellement). Dans la seule Essonne, la préfecture a alors annoncé que "dans 12 communes essonniennes les écoles étaient fermées", ce mercredi matin-là. A la suite de la manifestation qui a rassemblé environ 150 personnes, une délégation d’élus a été reçue à la préfecture et à la direction des services de l’Éducation nationale à Evry, ville dont le Premier ministre, Manuel Valls, fut le député-maire.
Sur i-télé, la député PS Annick Lepetit réclamait des têtes, estimant que "les maires qui n'appliquent pas la loi doivent être démis de leurs fonctions".

Même les parents d'élèves n'ont pas voix au chapître.
"Je veux dormir le mercredi". "Faire lever les enfants cinq jours par semaine, sachant que le lundi après-midi ils n'ont pas cours mais que des activités, je n'en vois pas l'intérêt. (...) Je ne veux pas qu'on m'impose les activités, je veux les choisir", proteste Carine, membre de la FCPE, devant une école des Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rhône) où plusieurs établissements étaient cadenassés dans cette ville entre Marseille et Aix-en-Provence.

Dans les Pyrénées-Orientales, sept écoles étaient occupées par des parents d'élèves. Environ 300 enfants issus de 14 villages et répartis dans 7 écoles du Capcir et du Haut-Conflent, près des Angles dans les Pyrénées-Orientales, n'avaient pas eu classe, rapporte le Midi Libre. Des parents d'élèves et des élus ont occupé les écoles et ont empêché les instituteurs d'ouvrir les classes. Venu à leur rencontre, l'inspecteur d'académie a proposé d'engager une concertation d'urgence.

Selon France Bleu,
des parents d'élèves manifestaient et boycottaient ce jour de classe dans huit communes de Drôme et d'Ardèche.

Scène de colère à Montgeron où le maire UMP François Durovray avait fait fermer dans la nuit les écoles de la ville. A Jean-Charles Gatinot, un parent d’élève a repéré un portail dépourvu de cadenas à l’arrière de l’établissement et l’a ouvert. "On s’y est tous engouffré. Une fois à l’intérieur, c’était gagné !" s'enthousiasma une maman d’élève.
Si on fait les comptes, le nombre de commune dont le ministre fait état est dépassé...

Mais un juge non élu impose les cours le mercredi matin 
aux élus du peuple
 

de Port-Saint-Louis-du-Rhône et de Fos-sur-Mer qui depuis la rentrée refusent d'appliquer la réforme sur les nouveaux rythmes scolaires.

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Des activités scolaires "gratuites et obligatoires" 
passent à la charge des communes et des contribuables

Après l'audience de lundi,
un juge seul a en effet décidé de s'opposer aux  deux Conseils municipaux de Fos-sur-Mer et Port-Saint-Louis-du-Rhône, en suspendant leurs délibérations.

La décision a été prise en urgence par le juge des référés, qui considère qu'il existe "un doute sérieux" quant à la légalité de ces délibérations, ce qui, selon cet homme seul, "justifie d'en interdire toute application dans l'immédiat".

Marseille a déjà été condamnée pour l'exemple

Le 10 octobre,
ce juge des référés avait ordonné à la ville de Marseille d'organiser 
des garderies le vendredi après-midi dans les écoles et cela dès le 7 novembre pour pallier son retard dans la mise en place des activités périscolaires prévues dans la réforme des rythmes scolaires. 

"Le juge des référés du Tribunal administratif de Marseille (...) a fait injonction à la commune de Marseille d'organiser la garderie municipale des enfants" les vendredi 7 et 14 novembre après-midi -c'est-à-dire les deux semaines suivant la rentrée des vacances de la Toussaint-, puis d'organiser dès la semaine suivante, le 21 novembre, "les temps d'activités périscolaires dans les écoles municipales dans lesquelles ils n'ont pas été encore mis en place", écrit le tribunal dans un communiqué. Le tribunal avait été saisi par 22 parents d'élèves militants scolarisés dans des écoles où les activités périscolaires n'avaient pas été mises en place le vendredi après-midi. 
Depuis la rentrée scolaire, la mairie est régulièrement prise à partie par des opposants à la mairie UMP, dont des parents d'élèves, pour dénoncer la mise en oeuvre différée de la réforme, qui prévoit des activités périscolaires le vendredi après-midi, et qui n'est appliquée pour le moment que dans une quarantaine d'écoles sur plus de 400.



Le juge a assorti chacune de ses décisions d'astreintes de 50 euros par famille et par jour de retard, précise le tribunal. "Le juge des référés a considéré qu'eu égard tant aux difficultés rencontrées depuis le début de la rentrée scolaire par les familles dont les parents travaillent qu'à l'intérêt même des enfants, âgés de 6 à 11 ans, que les parents ne peuvent aller chercher ou occuper le vendredi après-midi, les mesures sollicitées revêtaient un caractère d'urgence", insiste le communiqué.

Le juge a décidé d'activer le mouvement
Le maire visé, Jean-Claude Gaudin, s'était pourtant engagé à déployer les activités périscolaires "progressivement au cours du premier trimestre scolaire". Dans un courrier du 8 septembre adressé aux chefs d'établissement, son adjointe en charge des écoles, Danielle Casanova, avait également exprimé sa volonté d' "offrir une solution de garde à tous les parents qui sont dans l'impossibilité de reprendre leurs enfants à l'heure de la sortie de la cantine le vendredi à 13h30 et ceci dès le vendredi 12 septembre 2014".
Mme Casanova a estimé à début novembre quelque 200 mises en oeuvre, voire 250, selon le maire Jean-Claude Gaudin.

Un jugement du tribunal administratif de Rouen donne satisfaction au maire de Ganzeville, en Seine-Maritime. 

Jean-Marie Crochemore a en effet obtenu gain de cause, alors qu'il est décidé à ne pas ouvrir les portes de l'école le mercredi.
Le 5 septembre, le tribunal administratif de Rouen a débouté le préfet de sa demande d'annulation de la délibération du conseil municipal sur les rythmes scolaires. Les élus municipaux avaient décidé, en commun accord avec les habitants de Ganzeville, de rester à la semaine de quatre jours. La commune fait jusqu'ici figure d'exception, bon nombre de villes récalcitrantes ayant décidé de rentrer dans le rang. 

Les maires résistants souhaitent notamment pouvoir bénéficier, comme la Guyane, d'un report de la réforme à la rentrée 2015

Des rendez-vous à la ministre de l'Education ont été sollicités par Nicolas Dupont-Aignan, député-maire de Yerres (photo), Christian Schoetti, maire de Janvry (Essonne), deux des opposants à la réforme les plus déterminés, et deux autres élus nordistes

Jean-Marie Crochemore prévoit que le gouvernement va relancer le tribunal pour faire plier la population.
 Le tribunal administratif doit se prononcer le 15 septembre sur une autre demande d'annulation du préfet.

La ministre de l'Education, Najad Vallaud-Belkacem, a déjà jugé pour sa part que le préfet a été débouté pour une raison de forme. "Sur le fond, la règle demeure que le temps scolaire est défini par l'Etat et que c'est désormais cinq matinées partout pour les enfants de l'école primaire, et que ces cinq matinées doivent être respectées au premier chef par les maires.

L'Etat décide et les communes doivent s'exécuter mais, pour l'instant, Ganzeville résiste. 
La concertation n'est qu'un argument de discours de préau... 

lundi 5 novembre 2012

Montebourg pourrait vendre Petroplus à la Libye

Le ministre du Redressement productif  l'a annoncé lundi matin sur RTL...
)
 Mitterrand serra la main de Khadafi
en Crète, le 15/11/1984
Le "fonds souverain libyen" voudrait "examiner le dossier" 

Il pourrait peut-être faire une offre de reprise de la raffinerie Pétroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime) a  annoncé Arnaud Montebourg  ce lundi. 

Lettre d'intérêt "non engageante"
Invité lundi matin de RTL, le ministre du Redressement productif a expliqué avoir reçu dimanche à son ministère une "lettre, à ce stade non engageante, mais demandant à examiner ce dossier, de la part du Fonds souverain libyen" qui est  le deuxième producteur de pétrole brut en Afrique après le Nigeria et devant l'Algérie. Et d'ajouter: "Vous savez que la France n'a pas été étrangère à la libération de la Libye".

Le ministre va demander un délai supplémentaire au tribunal de commerce de Rouen
Voilà que les socialistes se découvrent du goût pour les "fonds souverains", ou fonds d'État, c'est-à-dire les fonds de placements financiers (actions, obligations, etc.)...

Ce lundi est le dernier jour fixé par le tribunal de Rouen pour le dépôt de dossiers de reprises du site.
Bien que le fonds souverain lybien ne s'engage pas davantage dans sa lettre, "je vais donc demander au tribunal de commerce de surseoir à statuer, de prendre le temps qu'il faut, pour éventuellement permettre à nos amis libyens d'investir dans cette raffinerie de Petit Couronne, a clamé Montebourg, se prévalant du fait que la Lybie est un producteur de pétrole.

Pour mémoire, c'est Alain Juppéministre des Affaires étrangères français de Nicolas Sarkozy, s’était exprimé à l'ONU l17 mars 2011, pour convaincre le conseil de sécurité de voter une résolution franco-britannico-libanaise, permettant le recours à des moyens militaires et de mettre de hors d’état de nuire les troupes de Kadhafi. Le 23 octobre 2011 à Benghazi, le président du CNT (Conseil national de transition), Moustafa Abdel Jalil proclame la " libération " de la Libye, mettant officiellement fin à la guerre civile qui durait depuis huit mois. Mais  Le même jour, au cours de la même cérémonie, il proclame l'instauration de la charia. Il fait remettre le pouvoir à Mohammed Youssef el-Megaryefun islamiste dit 'modéré', mais qui dirigea néanmoins une tentative d'assassinat de Mouammar Kadhafi. Montebourg n'en est pas plus que ça  troublé...

Deux possibles repreneurs de la raffinerie se sont pourtant déjà déclarés intéressés. 
Les premiers seront les derniers.  
Le tribunal de commerce a rejeté le 16 octobre les deux seules offres de reprise en lice, déposées respectivement par Alafandi Petroleum Group (APG), basé à Hong-Kong, et NetOil, dont le siège est à Dubaï.
Notant la préférence affichée du ministre pour la Lybie "qui a décidé de reprendre des relations économiques et politiques avec la France" et qu'il dit liée par ses "libérateurs" français, NetOil et APG (Alafandi Petroleum Group) ont signalé qu'ils maintiennent leurs candidatures.

La CGT a appelé à une grève de 24h reconductible dans les raffineries et dépôts de carburants de France ce lundi.

Fin juillet, l'intersyndicale s'était pourtant dite plutôt satisfaite de ces deux premières offres.  " Le comité d’entreprise a examiné les offres de reprise et les a estimées pertinentes et recevables",
 avait déclaré Nicolas Vincent. "Au regard de cela les salariés de la raffinerie ne comprendraient pas que le tribunal n’en retienne pas une ». avait-il poursuivi.
Mais ces offres de reprise auront-elle la faveur de l'administrateur judiciaire ? La question du coût est épineuse. On estime que si la raffinerie devrait être destinée à une autre activité que pétrolière, la facture pour dépolluer le site s'élèverait entre 150 et 200 millions d'euros...
Redémarrage temporaire de Pétroplus
Le 14 juin 2012, la raffinerie, qui emploie 550 salariés, a repris du service pour honorer un contrat pour Shell, l'ancien propriétaire du site. L'usine était à l'arrêt depuis début janvier 2012 faute d'approvisionnement en brut, à la suite de la faillite de sa maison mère suisse.
Retour sur ces derniers mois:
Petit-Couronne est administrée par un socialiste et se situe en Seine-Maritime, dont le député, membre du Conseil général et du Conseil régional fut ... Laurent Fabius !