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mardi 31 mai 2016

Le gouvernement tente de regagner son électorat d'enseignants: coût, 1 milliard à financer après 2017

Vallaud-Belkacem annonce une revalorisation des salaires des profs, financée par le prochain président...

Les retraités
, eux, peuvent attendre

Alors que les enseignants de la FSU et de SUD sont dans la rue et que le climat social ne se détend pas, l'exécutif socialiste tente une opération séduction auprès de son électorat traditionnel. Le ministère de l'Éducation nationale a annoncé une revalorisation progressive de la rémunération des enseignants, avec 500 millions d'euros budgétés dès 2017, année électorale lourde, avec une présidentielle et des législatives, pour atteindre un milliard d'euros en ...2020.
Des professeurs davantage payés à partir du 1er janvier 2017, des carrières accélérées pour les enseignants les plus engagés, notamment en éducation prioritaire : Najat Vallaud-Belkacem fait ce mardi l'annonce d'une première tranche de revalorisations qui prendra effet dans sept mois et cinq mois avant cette présidentielle.

Pourquoi une augmentation ?

[Après quatre années de présidence socialiste] les professeurs français, moins payés que leurs homologues de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), attendent depuis des années d'être augmentés. "Cette revalorisation va permettre, d'après nos estimations, de replacer la France au-dessus de la moyenne de l'OCDE" et "d'atteindre pour les fins de carrière les niveaux des pays les plus favorables, l'Allemagne notamment", a promis la ministre. La dernière réorganisation générale des carrières des enseignants datait d'il y a 25 ans, sous Lionel Jospin, a déclaré Najat Vallaud-Belkacem.

L'objectif est par conséquent "d'accroître l'attractivité du métier", a expliqué la socialiste, accordant à l'argent un pouvoir politique inattendu, mais aussi de "mieux accompagner les enseignants tout au long de leur carrière et de mieux valoriser leur engagement".

De combien les enseignants seront-ils augmentés ?

Lors de leur première année d'enseignement, les professeurs [stagiaires et donc à temps partiel] gagneront à terme, d'ici 2020 [dans quatre ans], 1.400 euros bruts de plus par an [ils bénéficient déjà d'une indemnité annuelle...]. Un professeur des écoles qui exercera dix ans en éducation prioritaire ET deviendra [de surcroît ] directeur d'école [et à cette condition particulière] pourra gagner en fin de carrière 1.000 euros de plus par mois qu'actuellement. [Combien de privilégiés concernés?]

La revalorisation se reflétera aussi dans les retraites, calculées pour les profs sur la base des six derniers mois d'exercice. [un avantage spécifique maintenu, face au secteur privé, et de nature à amadouer les professeurs militants qui s'opposent actuellement à la loi Valls sur la réforme contestée du code duTravail...]  

Une alternance en 2017 peut-elle remettre en cause ce dispositif ? 

Interrogée, lors de la présentation de ces décisions à la presse, sur une éventuelle remise en cause de ces engagements en cas d'alternance, la ministre de l’Education nationale a lancé un défi à l'opposition : "je souhaite bien du courage à celui qui voudra remettre en question ce PPCR[Parcours professionnels, carrières et rémunérations].

Des enseignants choyés pendant le quinquennat ? 

Depuis le début du quinquennat, plusieurs mesures de revalorisation ont été prises, a rappelé la ministre, au risque de livrer les enseignants à la vindicte publique. Vincent Peillon avait créé une indemnité de 400 euros par an pour les professeurs des écoles, qui sera alignée à la rentrée 2016 avec la prime correspondante des professeurs du secondaire fixée à 1.200 euros [soit 800 euros], comme l'a annoncé Manuel Valls, le 3 mai [suite aux violentes manifestations de rue  contre le projet de réforme Valls du Travail]. 
Dans le cadre de la réforme de l'éducation prioritaire, les primes des enseignants y ont été augmentées de 50% en REP et de 100% en REP+.

Les enseignants vont aussi bénéficier du dégel du point d'indice des fonctionnaires, avec deux revalorisations de 0,6%, en juillet 2016 et février 2017.

"Ça va mieux pour la France," mais les enseignants sont-ils toute la France ?

Il a fait valoir [plus que jamais] le redressement des indicateurs économiques : la croissance qui "va mieux" [sic]; les déficits publics à 3,5 % en 2015, et qui seront "à moins de 3 % en 2017"  [mais auxquels il faut toutefois encore ajouter 1 milliard]; l’ "investissement qui repart"; les "créations nettes d’emplois " [compte-tenu des radiations administratives et des défauts d'actualisation à Pôle Emploi ? Cf. lien PaSiDupes].

Ces cadeaux au monde éducatif seront-ils suffisants pour empêcher les perturbations des examens, notamment les épreuves du baccalauréat ? 
En tout état de cause, ils arrivent à temps...

mercredi 15 octobre 2014

Rythmes scolaires: la justice politique sanctionne les réfractaires dans tous les cas

Après Marseille, le tribunal donne tort à Port-Saint-Louis-du-Rhône et Fos-sur-Mer

Le tribunal administratif de Marseille donne raison au préfet
Vingt-trois communes de France avaient opposé des difficultés budgétaires ou d'organisation et refusé d'ouvrir leurs écoles le premier mercredi de la rentrée, entraînant une riposte judiciaire immédiate de l'Etat. Le ministère ne reconnaissait qu'une quinzaine de communes et pour ces maires, ce serait la tolérance zéro, avait prévenu Najat-Vallaud-Belkacem, avec le renfort des juges "indépendants". Officiellement adepte de la concertation et du dialogue, le pouvoir avait mis en garde : "Nous allons en référer au tribunal administratif, qui fera une injonction au maire, sinon les préfets pourront se substituer aux maires."
Cette réforme gouvernementale contestée et votée au forcing impose aux communes une cinquième matinée de classe supprimée par la droite en 2008, généralement le mercredi matin, parfois le samedi. Elle vise à mieux distribuer les 24 heures de classe hebdomadaires et introduit des activités périscolaires facultatives, à la charge des communes.
Au jour J, selon le ministère, 23 maires de "villages gaulois" ont néanmoins bloqué l'accès à leurs écoles (21 totalement et 2 partiellement). Dans la seule Essonne, la préfecture a alors annoncé que "dans 12 communes essonniennes les écoles étaient fermées", ce mercredi matin-là. A la suite de la manifestation qui a rassemblé environ 150 personnes, une délégation d’élus a été reçue à la préfecture et à la direction des services de l’Éducation nationale à Evry, ville dont le Premier ministre, Manuel Valls, fut le député-maire.
Sur i-télé, la député PS Annick Lepetit réclamait des têtes, estimant que "les maires qui n'appliquent pas la loi doivent être démis de leurs fonctions".

Même les parents d'élèves n'ont pas voix au chapître.
"Je veux dormir le mercredi". "Faire lever les enfants cinq jours par semaine, sachant que le lundi après-midi ils n'ont pas cours mais que des activités, je n'en vois pas l'intérêt. (...) Je ne veux pas qu'on m'impose les activités, je veux les choisir", proteste Carine, membre de la FCPE, devant une école des Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rhône) où plusieurs établissements étaient cadenassés dans cette ville entre Marseille et Aix-en-Provence.

Dans les Pyrénées-Orientales, sept écoles étaient occupées par des parents d'élèves. Environ 300 enfants issus de 14 villages et répartis dans 7 écoles du Capcir et du Haut-Conflent, près des Angles dans les Pyrénées-Orientales, n'avaient pas eu classe, rapporte le Midi Libre. Des parents d'élèves et des élus ont occupé les écoles et ont empêché les instituteurs d'ouvrir les classes. Venu à leur rencontre, l'inspecteur d'académie a proposé d'engager une concertation d'urgence.

Selon France Bleu,
des parents d'élèves manifestaient et boycottaient ce jour de classe dans huit communes de Drôme et d'Ardèche.

Scène de colère à Montgeron où le maire UMP François Durovray avait fait fermer dans la nuit les écoles de la ville. A Jean-Charles Gatinot, un parent d’élève a repéré un portail dépourvu de cadenas à l’arrière de l’établissement et l’a ouvert. "On s’y est tous engouffré. Une fois à l’intérieur, c’était gagné !" s'enthousiasma une maman d’élève.
Si on fait les comptes, le nombre de commune dont le ministre fait état est dépassé...

Mais un juge non élu impose les cours le mercredi matin 
aux élus du peuple
 

de Port-Saint-Louis-du-Rhône et de Fos-sur-Mer qui depuis la rentrée refusent d'appliquer la réforme sur les nouveaux rythmes scolaires.

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Des activités scolaires "gratuites et obligatoires" 
passent à la charge des communes et des contribuables

Après l'audience de lundi,
un juge seul a en effet décidé de s'opposer aux  deux Conseils municipaux de Fos-sur-Mer et Port-Saint-Louis-du-Rhône, en suspendant leurs délibérations.

La décision a été prise en urgence par le juge des référés, qui considère qu'il existe "un doute sérieux" quant à la légalité de ces délibérations, ce qui, selon cet homme seul, "justifie d'en interdire toute application dans l'immédiat".

Marseille a déjà été condamnée pour l'exemple

Le 10 octobre,
ce juge des référés avait ordonné à la ville de Marseille d'organiser 
des garderies le vendredi après-midi dans les écoles et cela dès le 7 novembre pour pallier son retard dans la mise en place des activités périscolaires prévues dans la réforme des rythmes scolaires. 

"Le juge des référés du Tribunal administratif de Marseille (...) a fait injonction à la commune de Marseille d'organiser la garderie municipale des enfants" les vendredi 7 et 14 novembre après-midi -c'est-à-dire les deux semaines suivant la rentrée des vacances de la Toussaint-, puis d'organiser dès la semaine suivante, le 21 novembre, "les temps d'activités périscolaires dans les écoles municipales dans lesquelles ils n'ont pas été encore mis en place", écrit le tribunal dans un communiqué. Le tribunal avait été saisi par 22 parents d'élèves militants scolarisés dans des écoles où les activités périscolaires n'avaient pas été mises en place le vendredi après-midi. 
Depuis la rentrée scolaire, la mairie est régulièrement prise à partie par des opposants à la mairie UMP, dont des parents d'élèves, pour dénoncer la mise en oeuvre différée de la réforme, qui prévoit des activités périscolaires le vendredi après-midi, et qui n'est appliquée pour le moment que dans une quarantaine d'écoles sur plus de 400.



Le juge a assorti chacune de ses décisions d'astreintes de 50 euros par famille et par jour de retard, précise le tribunal. "Le juge des référés a considéré qu'eu égard tant aux difficultés rencontrées depuis le début de la rentrée scolaire par les familles dont les parents travaillent qu'à l'intérêt même des enfants, âgés de 6 à 11 ans, que les parents ne peuvent aller chercher ou occuper le vendredi après-midi, les mesures sollicitées revêtaient un caractère d'urgence", insiste le communiqué.

Le juge a décidé d'activer le mouvement
Le maire visé, Jean-Claude Gaudin, s'était pourtant engagé à déployer les activités périscolaires "progressivement au cours du premier trimestre scolaire". Dans un courrier du 8 septembre adressé aux chefs d'établissement, son adjointe en charge des écoles, Danielle Casanova, avait également exprimé sa volonté d' "offrir une solution de garde à tous les parents qui sont dans l'impossibilité de reprendre leurs enfants à l'heure de la sortie de la cantine le vendredi à 13h30 et ceci dès le vendredi 12 septembre 2014".
Mme Casanova a estimé à début novembre quelque 200 mises en oeuvre, voire 250, selon le maire Jean-Claude Gaudin.

Un jugement du tribunal administratif de Rouen donne satisfaction au maire de Ganzeville, en Seine-Maritime. 

Jean-Marie Crochemore a en effet obtenu gain de cause, alors qu'il est décidé à ne pas ouvrir les portes de l'école le mercredi.
Le 5 septembre, le tribunal administratif de Rouen a débouté le préfet de sa demande d'annulation de la délibération du conseil municipal sur les rythmes scolaires. Les élus municipaux avaient décidé, en commun accord avec les habitants de Ganzeville, de rester à la semaine de quatre jours. La commune fait jusqu'ici figure d'exception, bon nombre de villes récalcitrantes ayant décidé de rentrer dans le rang. 

Les maires résistants souhaitent notamment pouvoir bénéficier, comme la Guyane, d'un report de la réforme à la rentrée 2015

Des rendez-vous à la ministre de l'Education ont été sollicités par Nicolas Dupont-Aignan, député-maire de Yerres (photo), Christian Schoetti, maire de Janvry (Essonne), deux des opposants à la réforme les plus déterminés, et deux autres élus nordistes

Jean-Marie Crochemore prévoit que le gouvernement va relancer le tribunal pour faire plier la population.
 Le tribunal administratif doit se prononcer le 15 septembre sur une autre demande d'annulation du préfet.

La ministre de l'Education, Najad Vallaud-Belkacem, a déjà jugé pour sa part que le préfet a été débouté pour une raison de forme. "Sur le fond, la règle demeure que le temps scolaire est défini par l'Etat et que c'est désormais cinq matinées partout pour les enfants de l'école primaire, et que ces cinq matinées doivent être respectées au premier chef par les maires.

L'Etat décide et les communes doivent s'exécuter mais, pour l'instant, Ganzeville résiste. 
La concertation n'est qu'un argument de discours de préau... 

samedi 19 octobre 2013

Le rapport conclut que l'expulsion de Leonarda est "conforme à la réglementation"

Hollande mettra-t-il le feu?  Ayrault et Valls claqueront-ils la porte ?
Harcelé, surtout à gauche, le ministre de l'Intérieur a pris connaissance des résultats de l’enquête administrative
remis par deux responsables de l'Inspection générale de l'administration (IGA), sur les conditions d’expulsion de Leonarda vers le Kosovo.

Leonarda va-t-elle rentrer en 
France
 ?

Les réseaux de gauche et d'extrême gauche ont soulevé la jeunesse, notamment la diversité, depuis le début de la semaine, sur les conditions supposées de son expulsion, qui ne seraient pas conformes au droit. 
Ces questions doivent être tranchées. 
Or, un retour de Leonarda serait à l'encontre de la volonté populaire. 

Selon un sondage BVA pour i>télé et Le Parisien
, 65% des Français se disent opposés au retour de la collégienne et de sa famille, dont le père a menti sur sa nationalité italienne et son mariage avec la mère de ses enfants illégitimes.

L'Elysée a déjà évoqué une possible évolution des instructions ministérielles pour sanctuariser non seulement l'école, ce qui est déjà le cas, mais aussi "le temps de la vie scolaire", ce que la réforme Peillon des rythmes scolaires n'a pas non plus envisagée . On "ne franchit pas certaines frontières et la porte de l'école en est une" a soutenu vendredi la compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler, lors d'une rencontre avec la presse à Angers

12h15, le rapport a été mis en ligne sur le site de l'IGA
Les services de l'Elysée sont depuis à l'écoute de la tendance à la lecture des premières réaction: c'est la dictature des media, des réseaux et de l'émotion... Il stipule que les forces de l'ordre «n'ont pas fait preuve du discernement nécessaire» et que l'expulsion de la famille de Leonarda est "conforme à la réglementation en vigueur". Il recommande également de "proscrire" les interventions dans "le temps scolaire", ce qui est inscrit dans la loi depuis 2005.

Valls et Ayrault avaleront-ils leurs chapeaux?



Une déclaration alambiquée du président de la République est attendue sous peu: la lâcheté de Hollande apaisera-t-elle la rue et ses collaborateurs?


mercredi 9 octobre 2013

Abandon de la réforme des rythmes scolaires de Peillon dans une première commune

53% des Français sont opposés à la réforme

La réforme des rythmes scolaires est un échec.


Les mamans font reculer les élus sur la semaine de quatre jours et demi. L'expérience n'a résisté que deux semaines: mi-septembre, deux semaines seulement après la rentrée des classes, le regroupement pédagogique intercommunal de Crillon, Haucourt, Vrocourt et Martincourt a décidé d'abandonner le passage à la semaine de quatre jours et demi, a révélé Le Courrier picard, samedi 5 octobre.
Les parents d'élèves se sont mobilisés, dès l'annonce en mai de l'application des nouveaux rythmes scolaires à la rentrée 2013. Ils ont d'abord dénoncé une réforme appliquée "sans concertation", puis ils ont pointé un manque d'accompagnateurs pour encadrer les enfants lors des activités périscolaires. 

Ils ont fini par obtenir gain de cause. 

Surtout,
l'inspection académique "n'a pas validé les horaires". 
Car le regroupement pédagogique intercommunal a appliqué la réforme avec des horaires irréguliers. Les cours finissaient tous les jours à 15h30, suivait une heure d'activités périscolaires, sauf le vendredi, où les enfants quittaient l'école à 16h30, sans activité annexe. Les animateurs d'arts plastiques, d'anglais et d'initiation à l'informatique ont été remerciés. 
A Crillon, la semaine de quatre jours et demi attendra donc.
Dès la rentrée, 25% des villes françaises appliquent la semaine de 4,5 jours. Pour les autres, ce sera en septembre 2014.

Les
 nouveaux rythmes des élèves sont inadaptés à plus de la moitié des intéressés
Des parents d'élèves protestent 
contre la réforme des rythmes scolaires, 

devant une école à Aubervilliers (93), 
le 4 octobre 2013.
La réforme des rythmes scolaires divise très nettement. Plus de la moitié des Français interrogés, 53%, y sont "opposés", selon un sondage BVA pour Le Parisien/Aujourd'hui-en-France/i-Télé, publié samedi 5 octobre. La réforme des rythmes scolaires est pourtant déjà mise en place dans 4000 établissements, en dépit de 53% des sondés qui se disent   "opposés" et 45% y être "favorables". 2% ne se prononcent pas.

Un choix politique 
Parmi les sympathisants de droite, 74% y sont "opposés", 26% y sont "favorables". Parmi les sympathisants de gauche, 72% y sont en revanche "favorables" et 24%"opposés". 4% ne se prononcent pas.

Rattachée à la Communauté de communes de la Picardie verte (CCPV), Crillon est située à 15 km au Nord-Ouest de Beauvais et son nouveau maire, Pierre Desmet, a été élu en 2008 avec 64% des voix. 
En 2012, sur fond de bataille aux élections législatives, Jean-François Mancel porta plainte contre un prospectus diffusé par la candidate PS, Sylvie Houssin, selon qui l'UMP Jean-François Mancel aurait été à l'origine d'une proposition de loi prévoyant la disparition de la Picardie et le rattachement de l'Oise à l'Ile-de-France. Le tribunal correctionnel de Beauvais avait condamné Sylvie Houssin. Son rival avait décidé de ne pas se pourvoir en cassation. "Elle a déjà été sanctionnée par les urnes..." a réagi le député UMP, dont la dernière élection avait été annulée par le Conseil constitutionnel le 25 janvier 2013. Mancel fut réélu député UMP de la 2e circonscription de l'Oise le 24 mars 2013.

Des maires de gauche engagent la réforme sans moyens d'application
"Ce qui coince, c’est moins l’esprit de la réforme que sa mise en œuvre", assure Le Parisien. La presse a pourtant mené une campagne pédagogique avec des actions de soutien des parents: ainsi, "Rythmes scolaires : composez votre semaine idéale" ou "petit manuel de survie pour parents inquiets", car  en même temps les mamans sont culpabilisées!

VOIR et ENTENDRE le service public d'information relayer la consigne de Vincent Peillon de montrer ce qui marche dans sa réforme:


Mais
"nombre d’enseignants et de parents d’élèves grognent aussi, dénonçant une mise en place précipitée, un manque de moyens et une désorganisation globale."

Des refus approuvés par l'opposition. 
Le patron de l'UMP, Jean-François Copé, réclame la "suspension" de la réforme, dénonçant un "capharnaüm".
Le maire socialiste sortant de Paris  a fourni un argument de campagne à la candidate à la mairie de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet  pour les municipales de 2014. 
D'après le sondage BVA, plus de deux Français sur trois (67 %) pensent que le pouvoir socialo-écolo-communiste a donné à l'opposition le moyen de mobiliser les électeurs contre le gouvernement.

samedi 6 avril 2013

La FSU tire la réforme de l'école à l'extrême gauche

Les profs parisiens toujours remontés contre Peillon 

Pour la manifestation contre leur réforme de l'école du 12 février 2013,
55 % des enseignants parisiens s'étaient déjà manifestés par la grève et 101 écoles étaient restées fermées, selon les syndicats. 
Les profs parisiens une nouvelle fois dans la rue. (BERTRAND LANGLOIS / AFP)
Un slogan qui sent fort le Mélenchon primaire...

En avril, les enseignants ne désarment toujours pas face au ministre de l'Education nationale de la gauche et réclament que "le système éducatif soit transformé en profondeur"

Sept mille personnes selon les organisateurs, 2.200 selon la police, ont manifesté ce samedi 6 avril à Paris de la Bastille vers Montparnasse à l'appel de la FSU, fédération dominante de l'Education, pour réclamer "une vraie refondation de l'école".

Une manif plus politique que syndicale

"Peillon, Peillon, faut vite que tu balayes toutes les réformes de Chatel... Livret de compétences, mise en concurrence", clamaient-ils au porte-voix. Et d'entonner avec une orchestre de rue : "Emplois, salaires, c'est la galère, les enseignants sont en colère, Peillon, tu parles d'refondation, depuis pas d'amélioration".

Les démonteurs dans la rue
Guislaine, professeur d'histoire-géo venue d'Agen, se dit "extrêmement déçue de la politique éducative mise en place par Peillon. Il faut aller beaucoup plus loin et beaucoup plus vite, revenir sur toutes les réformes depuis dix ans, le socle, le collège, la réforme du lycée qui est une catastrophe", estime-t-elle.
Pousser le ministre à accélérer "la refondation de l'école." Le "redressement improductif" ?

Un fourre-tout de revendications multiples : les manifestants réclamaient le maintien du réseau des CIO (centre d'information et d'orientation), l'ouverture de discussions sur le collège et le lycée, des négociations salariales ou encore des pré-recrutements d'enseignants, comme Marianne, professeur du secondaire à la retraite, qui s'inquiète face aux postes non pourvus : "Mon fiston a tout le lycée à faire, j'aimerais bien qu'il ait des profs". A la retraite? Soit la maman était précoce, soit son fiston l'est bien peu... 

La crise n'a toujours pas effleuré la bulle éducative... 
"Nous voulons manifester parce qu'il ne suffira pas qu'il y ait 60.000 créations de postes de professeur [Non ! De divers personnels de l'Education...] et un projet de loi discuté au Parlement pour que le système éducatif soit transformé en profondeur", a déclaré Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, fédération de fonctionnaires radicaux qui revendique 163.000 adhérents dont 80% dans l'éducation, au sein de dix syndicats d'enseignants et d'autres personnels, de la maternelle à l'enseignement supérieur. Bernadette Groison appartient au courant Unité et Action qui se situe dans la mouvance "cégétiste."

"Il faut aller au-delà de ce qui est annoncé et qui va dans le bon sens : priorité à l'école primaire, réhabilitation de la formation initiale. On veut que de manière urgente s'ouvre un chantier sur l'éducation prioritaire et la carte scolaire", a-t-elle dit.

Et la réforme des rythmes scolaires est-elle devenue taboue ? Disparue de la photo !