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vendredi 18 novembre 2016

Les professeurs chahutent Macron à Marseille

Emmanuel Macron était attendu de pied ferme par des professeurs d'extrême gauche. 

Ces professeurs  de Marseille manifestaient pour la défense des moyens consacrés à l'éducation prioritaire, à l'occasion d'un déplacement mouvementé de l'ex-banquier. 

Jeudi 17 novembre, l'ex-ministre de l'Économie de Hollande, Emmanuel Macron, a été chahuté à Marseille, pour son premier déplacement de candidat déclaré à la présidentielle, par des enseignants de lycées en ZEP, en grève pour demander le maintien des moyens supplémentaires particuliers aux zones d'éducation prioritaire. 
Descendu de son train dans la cohue de la gare Saint-Charles vers 15 heures, le candidat était attendu par des professeurs qui manifestaient non loin de là, à deux pas du rectorat, dans le cadre d'un mouvement national pour la défense des moyens consacrés à l'éducation prioritaire. 

Des professeurs inquiets des mesures envisagées par Vallaud-Belkacem

Des professeurs d'un lycée voisin l'ont interpellé, disant se sentir "oubliés" par le gouvernement, malgré une visite ministérielle sans suites, l'an dernier. "Ils ont paradé dans le lycée, ils nous ont promis des moyens, nous n'avons rien eu", a lancé l'un d'eux à l'ancien ministre, qui tentait d'établir le dialogue. "Nous n'avons quasiment plus de moyens supplémentaires [par rapport aux lycées classiques]", a renchéri une autre. 
Le candidat s'est ensuite frayé un chemin jusqu'à une voiture qui devait le conduire à un IUT dans le nord de la ville. 

Emmanuel Macron avait ensuite à tenir à 18 h 30 son premier meeting de candidat aux Pennes-Mirabeau, lieu du e la plus grande zone commerciale de France, au nord de Marseille, puis dîner avec des "personnalités marseillaises issues du monde économique, culturel, sportif, et de la santé, en présence des parlementaires locaux". Ainsi a-t-il été accueilli par l'élue locale socialiste, rivale de Mennucci, Samia Ghalli qui la assuré de son amitié.

Les enseignants de lycées en zone prioritaire étaient en grève jeudi pour réclamer le maintien, dans la durée, des moyens supplémentaires dont ils bénéficient, estimant qu'ils sont "les grands oubliés" de la réforme de l'éducation prioritaire de 2014.


mardi 31 mai 2016

Le gouvernement tente de regagner son électorat d'enseignants: coût, 1 milliard à financer après 2017

Vallaud-Belkacem annonce une revalorisation des salaires des profs, financée par le prochain président...

Les retraités
, eux, peuvent attendre

Alors que les enseignants de la FSU et de SUD sont dans la rue et que le climat social ne se détend pas, l'exécutif socialiste tente une opération séduction auprès de son électorat traditionnel. Le ministère de l'Éducation nationale a annoncé une revalorisation progressive de la rémunération des enseignants, avec 500 millions d'euros budgétés dès 2017, année électorale lourde, avec une présidentielle et des législatives, pour atteindre un milliard d'euros en ...2020.
Des professeurs davantage payés à partir du 1er janvier 2017, des carrières accélérées pour les enseignants les plus engagés, notamment en éducation prioritaire : Najat Vallaud-Belkacem fait ce mardi l'annonce d'une première tranche de revalorisations qui prendra effet dans sept mois et cinq mois avant cette présidentielle.

Pourquoi une augmentation ?

[Après quatre années de présidence socialiste] les professeurs français, moins payés que leurs homologues de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), attendent depuis des années d'être augmentés. "Cette revalorisation va permettre, d'après nos estimations, de replacer la France au-dessus de la moyenne de l'OCDE" et "d'atteindre pour les fins de carrière les niveaux des pays les plus favorables, l'Allemagne notamment", a promis la ministre. La dernière réorganisation générale des carrières des enseignants datait d'il y a 25 ans, sous Lionel Jospin, a déclaré Najat Vallaud-Belkacem.

L'objectif est par conséquent "d'accroître l'attractivité du métier", a expliqué la socialiste, accordant à l'argent un pouvoir politique inattendu, mais aussi de "mieux accompagner les enseignants tout au long de leur carrière et de mieux valoriser leur engagement".

De combien les enseignants seront-ils augmentés ?

Lors de leur première année d'enseignement, les professeurs [stagiaires et donc à temps partiel] gagneront à terme, d'ici 2020 [dans quatre ans], 1.400 euros bruts de plus par an [ils bénéficient déjà d'une indemnité annuelle...]. Un professeur des écoles qui exercera dix ans en éducation prioritaire ET deviendra [de surcroît ] directeur d'école [et à cette condition particulière] pourra gagner en fin de carrière 1.000 euros de plus par mois qu'actuellement. [Combien de privilégiés concernés?]

La revalorisation se reflétera aussi dans les retraites, calculées pour les profs sur la base des six derniers mois d'exercice. [un avantage spécifique maintenu, face au secteur privé, et de nature à amadouer les professeurs militants qui s'opposent actuellement à la loi Valls sur la réforme contestée du code duTravail...]  

Une alternance en 2017 peut-elle remettre en cause ce dispositif ? 

Interrogée, lors de la présentation de ces décisions à la presse, sur une éventuelle remise en cause de ces engagements en cas d'alternance, la ministre de l’Education nationale a lancé un défi à l'opposition : "je souhaite bien du courage à celui qui voudra remettre en question ce PPCR[Parcours professionnels, carrières et rémunérations].

Des enseignants choyés pendant le quinquennat ? 

Depuis le début du quinquennat, plusieurs mesures de revalorisation ont été prises, a rappelé la ministre, au risque de livrer les enseignants à la vindicte publique. Vincent Peillon avait créé une indemnité de 400 euros par an pour les professeurs des écoles, qui sera alignée à la rentrée 2016 avec la prime correspondante des professeurs du secondaire fixée à 1.200 euros [soit 800 euros], comme l'a annoncé Manuel Valls, le 3 mai [suite aux violentes manifestations de rue  contre le projet de réforme Valls du Travail]. 
Dans le cadre de la réforme de l'éducation prioritaire, les primes des enseignants y ont été augmentées de 50% en REP et de 100% en REP+.

Les enseignants vont aussi bénéficier du dégel du point d'indice des fonctionnaires, avec deux revalorisations de 0,6%, en juillet 2016 et février 2017.

"Ça va mieux pour la France," mais les enseignants sont-ils toute la France ?

Il a fait valoir [plus que jamais] le redressement des indicateurs économiques : la croissance qui "va mieux" [sic]; les déficits publics à 3,5 % en 2015, et qui seront "à moins de 3 % en 2017"  [mais auxquels il faut toutefois encore ajouter 1 milliard]; l’ "investissement qui repart"; les "créations nettes d’emplois " [compte-tenu des radiations administratives et des défauts d'actualisation à Pôle Emploi ? Cf. lien PaSiDupes].

Ces cadeaux au monde éducatif seront-ils suffisants pour empêcher les perturbations des examens, notamment les épreuves du baccalauréat ? 
En tout état de cause, ils arrivent à temps...

samedi 6 décembre 2014

Seine-Saint-Denis: Vallaud-Belkacem sifflée par des élèves et des enseignants de ZEP

La ministre de l'Éducation manque de crédibilité auprès des élèves et des enseignants

La ministre de l'Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, n'a pu ignorer l'opposition à sa réforme de la carte des zones prioritaires


Il aura fallu une opération de propagande ministérielle pour que des élèves et des enseignants d'établissements de ZEP puisse se faire entendre de l'ancienne porte-parole du gouvernement, spécialiste présumée de la communication en milieu protégé

Les ZEP (Zone d'Education Prioritaire) qu'on appelle désormais  Réseau d'Education Prioritaire (REP) avaient mauvaise presse, mais la manne ministérielle en avait fait des établissements recherchés. Dans le 93, cinq collèges sont menacés de sortie de ce dispositif: le collège Gérard Philippe (Aulnay-sous-Bois), Paul Eluard (Montreuil), Honoré de Balzac (Neuilly sur Marne), Gustave Courbet (Romainville), et René Descartes (Tremblay-en-France). Ces établissements, qui se seraient "embourgeoisés", ne répondent plus aux critères de classification ZEP : le pourcentage d'habitants en zone urbaine sensible (ZUS), de population défavorisée, taux d'élèves boursiers, et de redoublants ("élèves en retard", selon le jargon du ministère) à l'arrivée en 6ème.

Une cinquantaine de mécontents, venus de Seine-Saint-Denis ont sifflé la ministre, brandissant des pancartes "Touche pas à ma ZEP", dans la coupole d'entrée du Palais de la découverte, où elle venait expliquer sa stratégie -la énième- pour rendre les mathématiques plus ...ludiques.

Des élèves et enseignants de quatre des cinq collèges visés, trois d'Aulnay-sous-Bois (Victor Hugo, Gérard Philipe et Christine de Pisan) et du collège Paul Eluard de Montreuil ont participé à l'opération.

"Pourquoi est-ce qu'on ne garderait pas nos maigres moyens qui nous permettent de fonctionner à peu près correctement ?" (Un enseignant de Montreuil)

"Pourquoi est-ce qu'on ne garderait pas nos maigres moyens qui nous permettent de fonctionner à peu près correctement ?", l'a interpellée un des enseignants du collège Paul Eluard à Montreuil.

La ministre fuit ses responsabilités

"
Je laisse évidemment de la marge de manœuvre aux recteurs pour s'adapter à la réalité locale, mais ce qu'il faut que vous compreniez, précise-t-elle, condescendante, c'est que, si on fait cette réforme de l'éducation prioritaire, c'est pour actualiser une carte", avec des établissements qui rentrent et d'autres qui sortent, a expliqué la ministre.
"Nous on soutient tout à fait qu'il y ait des établissements qui rentrent, par contre on trouve complètement injuste et révoltant le fait que des établissements , y compris en Seine-Saint-Denis (département) touché par les difficultés sociales et scolaires, (...) sortent de l'éducation prioritaire." (un enseignant de Montreuil, partisan des avantages acquis) 

La Seine-Saint-Denis "est l'un des départements les mieux servis" dans le cadre de cette réforme, a fait valoir Najat Vallaud-Belkacem. "Ceux qui en sortent, vous ne perdez pas vos avantages du jour au lendemain, on les maintient pendant trois ans", jusqu'en 2017... La patate chaude sera pour les successeurs, avec le commentaire malveillant assorti les mettant alors en cause.


"On s'est retrouvé obligé de faire des actions comme ça, un peu coup de poing, pour montrer qu'on existait", s'est justifiée devant la presse Amandine Cormier, enseignante de mathématiques au collège Paul Eluard, où il n'y a pas cours depuis deux semaines du fait d'une grève de professeurs et d'un blocage par des parents d'une fédération dominante, la FCPE, proche du Front de gauche, pourquoi ne pas le dire. 
"On nous explique que parce qu'on a bien fait notre travail, on va nous enlever les moyens qui nous ont permis de le faire". (Amandine Cormier, enseignante en mathématiques)
Selon le ministère, des manifestants ont été reçus en catastrophe par des conseillers sur place, et tous ceux qui avaient demandé à être reçus localement l'avaient été.

Une révision de la carte de l'éducation prioritaire est en cours au ministère, diligentée par la rue de Grenelle et selon des choix effectués sur ordre par chaque académie suivant un indicateur social. Dans plusieurs académies ces choix sont contestés par des parents et des enseignants qui bloquent des établissements.
La nouvelle carte de l'éducation prioritaire sera arrêtée par le ministère mi-décembre, en même temps que sera annoncée une nouvelle répartition des moyens budgétaires à tous les établissements, avec prise en compte du profil sociologique des élèves et non plus des seuls effectifs.

Une gestion comptable

L'antenne CGT Educ-action du 93, dénonce un "effet de seuil injuste".
"Le ministère a opéré un classement, mais entre le 30ème et 31ème collège, qui perd son statut, il n'y a pas de différence sociologique majeure". Et le syndicat de donner l'exemple du "collège Gustave Courbet, à Romainville qui a un taux de CSP défavorisé de 47,9%".

Une "sanction" qui vient aussi parfois récompenser une réussite:
ainsi, le collège Gérard Philippe, à Aulnay-sous-Bois, qui a obtenu un taux de 94% de réussite au brevet l'an dernier. "Merci bien", commente un membre du personnel du collège, où certains professeurs font grève. Ces derniers s'inquiètent de la baisse de moyens que va entrainer une telle reclassification. "Si on nous enlève les moyens que nous avions grâce à ce classement, on va couler!", témoigne une enseignante dans Le Parisien. 
Mais ce sont surtout les parents qui sont à la manoeuvre et organisent le blocage des établissements, inquiets de voir réduits les moyens alloués à leur progéniture. En effet, le statut de ZEP offre de nombreux avantages matériels. Des moyens qui permettent d'engager davantage de personnel, notamment des surveillants, mais aussi de lancer des "projets de classe" censés donner aux élèves le "goût de la connaissance" par des activités sportives ou culturelles.

Fin de la "prime ZEP" et des classes à 25 élèves
Mais la perte du statut ZEP a aussi des conséquences pour les enseignants, qui perdront leur bonus de mutation pour travailler en zone prioritaire. Cette "prime ZEP", actuellement de 80 euros sera doublée en 2015 pour les enseignants des REP + (établissements très prioritaires), et revalorisée pour ceux des REP (établissements prioritaires). Quant aux enseignants des établissements sortants de l'Éducation prioritaire, ils verront leur régime indemnitaire spécifique maintenu pendant 3 ans, par une clause de sauvegarde. Certains professeurs voient dans ce geste du gouvernement "un moyen d'acheter la paix sociale", sans prendre en compte la question cruciale des effectifs dans les classes, nerf de la guerre dans l'éducation prioritaire. La classification ZEP met en effet en place un verrou de limitation des effectifs, qui ne peuvent dépasser 25 élèves par classe.

En janvier dernier, Vincent Peillon avait détaillé son plan d'action pour l'éducation prioritaire. "5 à 10% des établissements aujourd'hui classés en éducation prioritaire seront amenés à sortir du dispositif", avait annoncé le ministre de l'Education nationale, tout en promettant une augmentation de moyens de 100 millions d'euros .

On comptait alors 1099 collèges en ZEP en 2014 (contre 503 en 1982, année de leur création). La nouvelle carte d'Education prioritaire qui se dessine comptera 1082 réseaux d'Education prioritaire à la rentrée 2015, a annoncé Najat Vallaud Belkacem.

Nul doute que les huées adressées à NVB  plongent dans l'embarras Bruno Le Roux, chef de file des députés-godillots socialistes, et Claude Bartolone, ex-président du Conseil général de Seine-Saint-Denis: se ranger aux côtés de leurs électeurs ou soutenir la ministre ? Leurs courageuses prises de position tardent à venir...

vendredi 17 janvier 2014

Encore de l'argent et du temps pour enseigner autrement en ZEP: aux francophones ?

Peillon offre "300 à 400 millions d'euros" aux ZEP

Le ministre de l'Education nationale veut réduire l'écart de performances scolaires entre les élèves de ZEP et les francophones.

Vincent Peillon a présenté en conseil des ministres, mercredi 15 janvier, les grandes lignes de sa réforme des zones d’éducation prioritaires (ZEP), une refondation qui devenait urgente tant les élèves des établissements classés en ZEP, et pourtant bien dotés, décrochent du système scolaire à l'âge de 16 ans, à la fin de l'obligation scolaire: 20 % sont des "décrocheurs". Le nouveau dispositif se décline en trois axes : aider les enseignants, aider les élèves, améliorer l’environnement éducatif.
"Les résultats des zones d'éducation prioritaire ne sont pas bons". 
Le constat est sans appel : selon Vincent Peillon, les ZEP créées en 1981, par Alain Savary, le ministre de l'Education de François Mitterrand, sont un échec qu'il faut endiguer au plus vite. Premier symptôme de ces mauvais résultats, l'acquisition des compétences de base à la sortie de la 3ème. "En fin de 3ème, 79% des élèves hors éducation prioritaire maîtrisent les compétences de base telles que la lecture. Ils ne sont que 42% en ZEP", constate le ministre de l’Éducation nationale, aidé de la Cour des Comptes.  

"On fait croire que l'on donne davantage aux ZEP mais c'est faux", polémique Peillon.
"On consacre aujourd'hui 50% d'argent public en plus pour un élève du centre parisien que pour un élève de Créteil", affirme Peillon. Alors, cent millions d'euros supplémentaires ont été affectés par Bercy aux professeurs de ZEP, environ 90 € par tête et par mois, outre la création d’un nouvel échelon auquel pourront accéder les professeurs de ZEP, avec l'effet  prévisible d'aspiration bien connu... Ce sont donc "300 à 400 millions d'euros" qui seront au total réaffectés à ces zones en difficultéen sorte d'attirer des enseignants en ZEP, leur offrir du temps pour se former et pour travailler en équipe. Le service hebdomadaire des professseurs de ZEP va être réduit à 16 heures 30 et les enseignants du premier degré vont bénéficier de 9 jours sans classe, pour leur formation et leur concertation.

Sans dépense budgétaire supplémentaire
 
Selon le ministre, cette somme ne représente "pas un euro de plus par rapport à la loi de programmation de l'école": il s'agit donc d'une redistribution des moyens déjà engagés, en concentrant les efforts sur 350 réseaux de l’éducation populaire, qui seront nommés "Rep +".Il est vrai que nombre de ces établissements, écoles, collèges ou lycées, restent classés ZEP sans vraie justification, tandis que d’autres, qui auraient besoin de plus de moyens, sont maintenus à l’extérieur du dispositif, mais il n'est pas moins vrai que la sectorisation sera revue pour assurer une mixité sociale plus grande dans les établissements, en faveur des enfants dont les familles sont éloignées de l’école, avec le risque de nivellement par le bas et de gangrène par la violence.

VOIR et ENTENDRE que Peillon va déshabiller Pierre pour habiller Samir:

Le gouvernement a donc décidé de donner la priorité aux ZEP.
Le projet Peillon repose sur le pari que l’institution est capable de se transformer. L’essentiel de ce plan réside dans le choix de la transformation des pratiques et des organisations pédagogiques et éducatives en vue de faire entrer les enfants plus précocement dans la culture scolaire et d’assurer une meilleure réussite des élèves des territoires de l’éducation prioritaire, "ceux qui ne bénéficient pas à la maison de la même chance que les fils de cadres supérieurs bercés aux jeux éducatifs et aux lectures d’albums", dont la propagande marxisante officielle oublie de reconnaître en même temps que ces enfants manquent souvent d'une présence parentale effective.
Vincent Peillon entend dégager du temps pour certains professeurs en les faisant bénéficier de décharges horaires de deux heures hebdomadaires. Une mesure qui sera d'abord testée à la rentrée 2014 - essentiellement en termes de formation - pour une centaine de collèges de ZEP, avant de s'étendre à un plus grand nombre d'établissements en 2015. Les professeurs affectés à ces zones devront également bénéficier d'une meilleure formation et de l'encadrement d'un tuteur. Avec une inconnue, que chaque École Supérieure du Professorat et de l’Éducation (ESPE) joue le jeu, souligne l'OZP, Observatoire des Zones Prioritaires.

Le recrutement est d'ailleurs l'une des priorités de Vincent Peillon
7.000 des 54.000 créations de postes d'enseignants prévues pour le quinquennat étant destinés à améliorer le taux d'encadrement - "plus de professeurs que de classes" - afin d'arriver au taux optimum que le ministre évalue à "20/25 élèves par classe"
L'objectif final du ministre est de "réduire l'écart de performances scolaires (entre les jeunes hors éducation prioritaires et élèves de ZEP) de 10%". Cet écart serait actuellement de 30%.
La FSU, la FCPE et les maires sont étrangement silencieux.
Comme l’éducation prioritaire s’organise plutôt autour des collèges que des écoles, "dans tous les collèges de l’éducation prioritaire, les élèves de 6e seront pris en charge de façon continue jusqu’à 16 h 30 grâce à des recrutements d’assistants d’éducation permettant de leur proposer des activités pédagogiques et éducatives en petits groupes lorsqu’ils n’ont pas cours". 
Ces élus nous avaient pourtant habitués à critiquer le manque de formation des intervenants extérieurs qui venaient en outre concurrencer les maîtres et que les municipalités disaient ne pas pouvoir financer...

Peillon n'a rien inventé

Au moins, il ne "détricote pas, il "refonde"... 
Pour la rentrée 2012, Luc Chatel avait en effet voulu le programme des écoles, collèges et lycées pour l’ambition, l’innovation et la réussite (Éclair). Il concernait 339 établissements, dont 303 collèges et les écoles de leurs secteurs de recrutement. 
Ses objectifs étaient déjà de faciliter la réussite de chacun et d'améliorer le climat scolaire, de développer l'ambition pour tous et de renforcer la stabilité des équipes. 
Ce programme prévoyait des innovations en matière de pédagogie, de vie scolaire et de ressources humaines à organiser au sein de chaque établissement ou école.

Un copié-collé que Peillon aura le temps de mettre en oeuvre.
Avec la contribution de la presse qui a anticipé l'annonce de Peillon, le 16 janvier, et chaque jour sur France Info, en toute indépendance, bien qu'il soit permis d'évoquer une étroite collaboration.

lundi 16 septembre 2013

Marseille: attentat contre un lycée qui attend Peillon en visite

La voiture-bélier visait-elle le lycée ou Peillon?

Alors que le ministre de l'
Education y est attendu ce lundi, une voiture a été projetée et incendiée contre le portail du lycée Diderot

Stigmatisés par le pouvoir socialo-écolo, les quartiers nord de la ville accueillent Vincent Peillon par un attentat.
Vers une heure du matin ce lundi, un ou plusieurs individus ont propulsé une Clio Renault volée en marche arrière contre un premier portail qui a cédé.
La voiture est venue s'immobiliser dans une seconde porte métallique. 

Cet attentat est minimisé en acte de vandalisme 
Il n'a pas fait de victime. Cependant, à cause des dégâts matériels, l'établissement du 13e arrondissement a été fermé pendant la matinée. 

Un acte de récidive
Déjà l'an passé, deux jeunes hommes armés avaient pénétré dans ce lycée avant de se faire refouler et de prendre la fuite. 

La venue de Vincent Peillon est diversement appréciée...

Le ministre de l'Education nationale a trois  visites d'établissements marseillais à son programme ce lundi : une école élémentaire du 3e arrondissement, un lycée du 15e arrondissement et un collège du 14e arrondissement. 
Proche du PCF, le Syndicat national des enseignements du second degré (SNES-FSU), doit remettre au ministre une lettre qui exige un "plan d'urgence pour l'éducation prioritaire plus que jamais nécessaire".