POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est carte scolaire. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est carte scolaire. Afficher tous les articles

mardi 10 novembre 2015

La carte scolaire de Najat Vallaud-Belkacem (PS) discrimine les élèves en France

Mixité sociale au collège:  votre enfant servira d'aspirateur vers le haut, mais qu'a-t-il à y gagner ? 

La ministre de l'Education renonce toujours plus à l'intégration des immigrés

La marxisante Najat Vallaud-Belkacem a encore confirmé ses intentions mardi en présentant -sous couvert de la "mixité sociale"- les détails de son plan pour relever le niveau dans les collèges, tout en rabattant: finies l'orientation étatique 1/3, 1/3, 1/3... A quand l'enfant unique pour les couples indigènes depuis plusieurs générations ? 

Une vingtaine de territoires, dans 17 départements pilotes, va notamment mettre en oeuvre
dès la rentrée 2016 des secteurs multi-collèges. 
L'obligation scolaire jusqu'à 16 ans était faite pour favoriser l'accès équitable du jeune scolarisé à l'ensemble de la culture de son pays. Puis, les CAP et les BEP furent dépréciés par l'idée que les métiers manuels étaient dévalorisants. Et montèrent les incivilités et violences scolaires: les jeunes inappétents au bourrage de crane et au brassage des idées commencèrent à faire imploser la marmite. Pas grand chose à voir donc avec l'origine sociale ou ethnique: les chirurgiens ne font pas des chirurgiens: des kinés, peut-être, et l'ascenseur social redémarre à l'entresol... 
Aujourd'hui, les "sachants" qui défendaient hier le choix des 'mathématiques modernes' pour tous ou des thèmes transversaux en défendant la transdisciplinarité et la perte des repères, dénoncent encore aujourd'hui l'enseignement professionnel et les formations en apprentissage réservés aux enfants des autres. Quoi qu'ils en disent, les jeunes sont nombreux à les réclamer, mais se les voient refuser au prétexte qu'ils ont droit, bon gré mal gré, à se frotter à l'abstraction. La vérité est tout autre: ces enseignements professionnels coûtent cher à la collectivité, tout comme les redoublements, dont une nouvelle chance a été retirée aux enfants en difficulté, au nom d'exigences plus comptables que pédagogiques. Les jeunes retenus en otage du système scolaire le prennent en exécration et, avec lui, la société qui lui impose ces brimades "pour leur bien" ! Et on entend maintenant les proches de la Rue de Grenelle (et les journalistes, qui se flattent de les manipuler l'opinion) assurer que l'enseignement professionnel et les formations en apprentissage font obstacle à la mixité sociale dans les établissements scolaires. "Tout le monde trouve ça formidable, mais seulement pour les enfants des autres", affirment les petits porteurs des éléments de langage gouvernementaux, ceux-là même qui se plaignent de ne pas trouver de plombier et placent leurs enfants dans l'enseignement privé. Ca va avec les avantages fiscaux des journalistes: une idée de "marronnier" (sujet de presse récurrent à chaque saison) qui a peu de chances de prendre !

C'est dire si Najat Vallaud-Belkacem, ministre nourrie de marxisme dégénéré, est embarquée sur un mauvais cheval de bataille, un de plus, après la théorie des genres ou ses rythmes scolaires consistant à remettre les enfants aux mains des associations militantes pour leur rééducation. Passons donc sur les cris d'orfraie poussés par les collectivités qui ont dû se plier à cette réforme autoritaire et ne bouclent plus leurs budgets, puisque le "compte n'y est pas" dans la redistribution des dotations gouvernementales aux communes endettées, comme l'est, depuis le 8 novembre, l'Etat socialiste, insolvable...  

Ce mardi, la ministre de l'Education nationale présente les grandes lignes d'
une expérimentation destinée à être étendue pour améliorer la mixité sociale de "certains" collèges. La ministre a prévenu: elle ne veut pas refaire la carte scolaire, mais persuader tous les parents de l'intérêt d'aller collectivement vers plus de mixité, à l'encontre de ce qu'ils perçoivent peut-être comme l'intérêt de leur enfant. En février dernier, il y a seulement huit mois, le ministère envisageait encore de revoir la carte scolaire des collèges pour améliorer la mixité sociale dans les collèges, l'un des objectifs de la loi sur la Refondation de l'école. Aurait-elle changé de méthode ou aurait-elle décider d'imposer sournoisement la mixité, par le biais de conclusions tirées par un groupe d'experts politiques désignés par ses soins ?
Vaste gageure en tout état de cause que de démontrer que les familles ont tout faux et que la ministre a seule raison. N'est-ce pas d'ailleurs une caractéristique des régimes totalitaires?  Tout vient d'en haut et la base doit se soumettre ou craindre les sanctions et représailles.

Une circulaire passée inaperçue (car publiée au Bulletin officiel de l'Education nationale le 8 janvier 2015, dans le brouhaha des attentats par des djihadistes français), invite à se rapprocher des départements, qui financent les collèges et définissent la carte scolaire. L'objectif est de renforcer la mixité sociale, en la rendant plus contraignante pour les familles. C'est ainsi que le cloisonnement des dossiers ne doit pas occulter le fait que les dérogations deviennent de plus en plus difficiles à obtenir et que Najat Vallaud-Belkacem rappelle obstinément l'objectif d'amélioration de la mixité sociale à l'école. On comprend donc que, si complexe soit-il à mettre en oeuvre, ce dossier tient particulièrement à coeur à la ministre franco-marocaine

La réalité des chiffres est d'autant plus dure qu'on leur fait dire ce qu'on veut

La composition sociale de la population des collèges français est mieux connue que l'appartenance religieuse des collégiens... 
  • 21% de collégiens issus des catégories sociales et professionnelles (CSP) très favorisées (cadres supérieurs, professions libérales)
  • 12% de collégiens issus des CSP favorisées (cadres intermédiaires)
  • 28% de collégiens issus des CSP moyennes (employés)
  • 39% des collégiens issus des CSP défavorisées (ouvriers, inactifs, chômeurs)
Le tableau dressé est d'autant frappant qu'il est la représentation concrète de la politique économique de Hollande, marquée par le chômage et la précarité d'une part grandissante de la population, laquelle est d'autant plus exposée qu'elle vient d'ailleurs, ajoutant de la précarité à la précarité des plus défavorisés d'origine. Pour le coup, les familles doivent ce besoin nouveau de mixité sociale à la majorité de gauche au pouvoir depuis plus de trois ans.  
Sur le papier, pour qu'un collège bénéficie d'un bon niveau de mixité sociale, il faudrait donc -outre un vrai contrôle des flux migratoires- que la répartition des élèves de chaque catégorie s'approche au plus prés de cette répartition nationale. Mais, nous en sommes loin. D'après les chiffres du ministère de l'Education nationale, les 7075 collèges publics et privés sont très hétérogènes en termes de composition sociale:
  • 1% des collèges accueillent 82% de collégiens d'origine défavorisée (les collèges "ghettos"),
  • 10% des collèges accueillent plus de 42% d'élèves d'origine sociale très favorisée (collèges de centres-villes dans les quartiers huppés).
Ces collèges "ghettos" sont la résultante de la circulation incontrôlée des migrants qui ne parlent pas la langue pratiquée dans les écoles, mais qui sont pourtant scolarisés dans des établissements déstabilisés par les arrivants qu'ils accueillent tant bien que mal.
"C’est un peu comme un voyage sur place", s'émerveille Vanda Derkac, une enseignante de français langue étrangère ('FLE', dans le jargon de l’école), en se glissant entre les rangées d’élèves. Ce vendredi 10 septembre-2015, elle sert d'alibi à la pseudo-politique d'accueil des migrants, à dose homéopathique, le temps d’une matinée. "Les langues autant que les voix se mêlent : au premier rang [!], si l’anglais et le chinois dominent, l’hindi et le serbe se devinent. A droite, c’est en arabe que les adolescents chuchotent [ils ne s'agitent pas...]; à gauche, ils parlent le russe ou l’italien ; un peu plus loin le coréen…" C'est le récit du journal officieux du PS, Le Monde, qui présente comme une joyeuse Babel cette mascarade de classe, un stage d’une demi-journée dans des locaux du rectorat de Paris, à deux pas de la porte des Lilas (Paris-20e) où une quarantaine d’adolescents se succède chaque matin, depuis la rentrée. Des jeunes que l’Education nationale qualifie, dans sa novlangue, d’ "élèves allophones nouvellement arrivés" – autrement dit, des élèves parlant une autre langue que le français. Et qui ne parviennent pas à échanger entre eux... Vous avez dit ghetto ? Oui, mais un ghetto, à cet égard, de bon aloi... 
C'est aux collégiens autochtones de s'adapter. Pas facile, car cette hétérogénéité varie en fonction des secteurs géographiques mais aussi des types de collèges. Et de pointer ce qui fonctionne: la plupart des collèges privés sont moins "mixtes" socialement parlant que les collèges publics. Dit autrement, "l'entre-soi y est plus courant". Un ghetto de mauvais aloi ?

Liberté, égalité, fraternité, mixité. Et nivellement par le bas ?

NVB renforce le système D et le pouvoir de l'argent
Les chiffres officiels sont posés somme des seuils à respecter. La mixité sociale est donc loin d'être une réalité dans nombre de collèges français publics et privés. Mais pourquoi culpabiliser les communes, bon gré, mal gré, accueillantes? Le pouvoir socialiste n'a-t-il pas aggravé un problème identifié existant ? L'air de ne pas y toucher, la ministre franco-marocaine pointe désormais certains départements. "La mixité sociale n'est ni un slogan, ni une chimère, ou un totem, assure la ministre. Il s'agit de développer le sentiment de tous les enfants de France d'appartenir à la République". Enfants de France et enfants en France, indistinctement. Et la presse établit des liens artificiels pour justifier l'obsession de la ministre, détectant "une nécessité qui a sauté aux yeux de tout le pays dans 'l'après-Charlie' ", selon la journaliste spécialisée de L'Express qui est tout aussi experte en "aurores boréales dans le nord de la France" ou en "transat Jacques Vabre: des marins costauds de l'innovation"...
Une telle récupération politique n'est pas plus acceptable que celle de la mixité sociale tombée d'en haut sur les collèges où tous les parents, allogènes et indigènes mêlés, connaissent les mêmes galères d'emploi, de logement et de pouvoir d'achat. 

Une mixité sociale obligée est-elle un pré-requis approprié à plus de cohésion sociale et à un climat scolaire apaisé ? Nombre d'études françaises (notamment Grande pauvreté et réussite scolaire, mai 2015) ou internationales ont prouvé que les jeunes issus de milieux défavorisés sont plus exposés à l'échec scolaire, et qu'ils ont tout à gagner à fréquenter des classes dans lesquelles règnent une réelle mixité sociale. Une immersion en nombre peu être bénéfique, mais une bombe à plusieurs dans la piscine éclabousse toute la collectivité des nageurs.

17 département volontaires

Reste à passer à la pratique. Pour parvenir à davantage de mixité, l'un des outils retenus par Najat Vallaud-Belkacem est l'instauration desecteurs multi-collèges. 17 départements, bientôt 20 promet la ministre, ont accepté d'expérimenter cette mesure sur une ou deux communes. Des départements aux profils politiques et sociologiques variés: droite, gauche, urbain, rural, etc:
  • le Doubs (DVD), la Haute-Loire (LR), le Puy-de-Dôme (PRG), la Seine-Saint-Denis (PS), la Haute-Savoie (LR), la Loire (LR), l'Hérault (PS), la Meurthe-et-Moselle (PS), le Maine-et-Loire (UDI), l'Eure-et-Loir (LR), l'Indre-et-Loire (UDI), Paris (PS), la Charente-Maritime (LR), l'Ile-et-Vilaine (PS), le Bas-Rhin (LR), le Tarn (PS)et la Haute-Garonne (PS).
Le principe de ces secteurs multi-collèges: dans une commune donnée, les élèves entrants en 6e peuvent être affectés à plusieurs collèges différents, à condition que ceux-ci soient tous suffisamment proches de leur domicile ou accessibles simplement en transport en commun. En fin de primaire, les parents émettent des voeux et les futurs 6es sont affectés en tenant compte de trois éléments discriminants :
  • les voeux des parents,
  • le respect d'un ensemble de critères définis par la communauté éducative (y compris les parents délégués): santé, boursier ou non, rapprochement de fratrie, etc
  • le profil socio-économique de la famille.
L'enseignement privé -catholique- s'est dit prêt (et les autres?) à se montrer solidaire de cette expérimentation qui entrera en vigueur dès la rentrée 2016.

Et les enfants dits favorisés ?

La ministre socialiste, hostile à la notion de "race", redéploie celle, marxiste, de "classe sociale" 
Pour faire avancer la mixité sociale dans les collèges de France, Najat Vallaud-Belkacem veut démontrer aux parents étiquetés 'favorisés' (on disait 'bourgeois') "qu'ils peuvent à la fois être de bons parents et de bons citoyens". La culpabilisation de certains est en marche.   Si la plupart d'entre eux sont -au départ et en théorie- convaincus de l'intérêt de la mixité sociale dans les collèges, ils changent souvent d'avis au contact des réalités, en découvrant que l'établissement qui est désigné à leurs enfants -discriminés parce que privilégiés- est un ghetto notoire. D'où l'obligation de se replier sur un privé en pleine expansion. 

Nombre de parents se posent des questions fondamentales et naturelles.
La mixité sociale tant vantée profite-t-elle aussi bien aux enfants indigènes sur plusieurs générations assimilées, polonais ou portugais, italiens ou espagnols d'origine et donc statistiquement meilleurs élèves, qu'aux allogènes fraîchement arrivés, déracinés et inadaptés ? Sans surprise, "Toutes les études que nous avons pu consulter sur le sujet montrent qu'il n'y a pas d'effet significatif sur les résultats scolaires des bons collégiens suivant qu'ils soient dans une classe de bons ou de moins bons élèves", résume Catherine Moisan, directrice de la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP), balayant toutes les évidences constatées sur le terrain et qui ont échappé aux experts aveuglés d'idéologie. 

Les temps ont changé:
la gauche inverse les inégalités
Et Florence Robine, la directrice de la DGESCO et véritable instigatrice des projets controversés successifs du ministère (théorie du genre, rythmes scolaires, notation, etc), d'interroger: "Comment mesure-t-on la réussite scolaire? Pas seulement avec  les notes. Etudier dans un collège où règne une vraie mixité sociale, c'est aussi avoir l'occasion de rencontre d'autres que soi-même, d'acquérir de nouvelles compétences sociales et psychologiques, de développer son empathie." Un effort exigé des enfants et non pas une aide accordée aux arrivants. Quant à l'école, lieu de rencontres, on ne nous l'avait pas encore fait !
Rendez-vous dans un an pour savoir si cet appel à l'esprit citoyen des parents et au renoncement des enfants soumis à des ralentissements inutiles a porté ses fruits. Ou simplement contribué, dans les territoires-tests, à faire gonfler les rangs du privé et monter le Front national

lundi 19 octobre 2015

Carte scolaire: discrimination des collégiens affectés en fonction de leur "classe" sociale

Au lieu de revaloriser les collèges, NVB veut pénaliser certains collégiens 

La ministre républicaine de l'Education nationale cherche à pénaliser les indigènes blancs 

Une carte scolaire basée sur des critères sociaux pourrait être bientôt expérimentée dans dix départements. L'objectif de la ministre franco-marocaine est d'en finir avec les collèges ghettos que fuient les familles qui en ont la possibilité. Les établissements à risques continueront à prospérer, mais tous les enfants en subiront les influences néfastes: s'ils ne sont pas tous gagnés par la violence et le rejet de l'école, rares seront les enfants épargnés. Un dossier potentiellement explosif, puisque la ministre socialiste renonce à redresser les collèges en perdition.

Après s'être lancée dans le chantier de la réforme du collège, s'être attaquée aux notes chiffrées et imposé la quasi-suppression des redoublements, dont les lycéens faibles et immatures arrivés en bac pro ont déjà à souffrir, et tripoté à tous les programmes scolaires du CP à la troisième, Najat Vallaud-Belkacem a décidé d'ouvrir un nouveau front particulièrement sensible, celui de la mixité scolaire au collège. 

Dès le mois de janvier, la ministre de l'Education nationale s'était mis en tête d'en finir avec ce qu'elle appelle les collèges "ghettos", ces établissements parfois difficiles qui accueillent majoritairement des jeunes issus de milieux défavorisés, autant dire des immigrés, voire des clandestins. Des collèges sans aucune mixité sociale, soigneusement contournés par les parents "bien informés" des classes plus favorisées socialement ou simplement domiciliées à proximité immédiate.

"Élargir la base de recrutement des établissements"

En janvier dernier, le ministère de l'Education nationale avait envoyé une circulaire aux recteurs pour les inviter à se rapprocher des conseils généraux, qui financent les collèges, dans le but de dresser un état des lieux de la mixité sociale, en faisant semblant d'ignorer la pratique religieuse des uns et des autres. Sur la base de cet état des lieux, les recteurs devaient développer des secteurs "multi-collèges", un choix élargi à plusieurs collèges d'affectation pour une même zone géographique. 

"Puisque nous ne pouvons pas modifier la composition sociale des quartiers, il faut élargir la base de recrutement des établissements," expliquait-on alors à la Direction générale de l'enseignement scolaire (DGESCO). Dit autrement, il s'agissait de trouver le biais permettant de répartir les élèves venant d'un même bassin géographique sur plusieurs établissements au lieu d'un seul, sur la base de la catégorie sociale des parents - quitte à ne pas tous les envoyer dans le collège le plus proche - au risque de créer des problèmes d'acheminement scolaires et aussi de sommeil amputé. Cette circulaire de Najat Vallaud-Belkacemétait alors passée quasi inaperçue car publiée le 7 janvier, jour de l'attentat contre Charlie Hebdo. Un tel procédé démontre, s'il le fallait, que la ministre n'a pas un souci équitable de l'intérêt de tous les enfants. 


Des expérimentations dans une dizaine de départements

Selon Libération, le ministère a décidé de passer à la vitesse supérieure sur ce dossier très sensible. La rue de Grenelle s'apprêterait en effet à annoncer début novembre une série d'expérimentations dans une dizaine de départements. Serait testé grandeur nature le principe des secteurs "multi-collèges", déjà évoqué dans la circulaire de janvier. Parmi les départements-tests, la Seine-Saint-Denis. L'issue de cette mascarade ne fait pas de doute: les rapporteurs savent d'avance comment complaire à la ministre et au parti.

Aujourd'hui et depuis 1963, l'affectation en collège se joue sur l'adresse des parents de l'enfant. Difficile de contourner cette carte scolaire, même "assouplie" en 2007, à moins de choisir le privé, de déménager ou de demander une option "rare" qui n'est pas proposée par le collège du secteur -et encore, cette dernière possibilité reste très encadrée par les rectorats.

Délocalisation des familles et hausse des inscriptions dans le privé

Plutôt que de soigner le mal, le gouvernement Valls le répand. En 2007 et les années qui ont suivi, l'assouplissement de la carte scolaire avait logiquement entraîné une accélération du phénomène d'évitement de certains collèges à la mauvaise réputation, qu'elle soit justifiée ou pas. 
Une étude sur mesures du ministère de l'Education nationale en 2013 soulignait également une hausse des inscriptions dans le privé: de nombreux enfants de ministres et grands élus socialistes ont trouvé refuge dans le privé. NVB se défend face à Nicolas Dupont-Aignan d'avoir toujours évité le public à ses jumeaux nés prématurés à six mois de grossesse et pesant 1,2 et 1,8 kilos. Elisabeth Gigou et Claude Bartolone ont préféré mettre leurs enfants dans des écoles privées du sixième arrondissement. Gérard Collomb, le maire PS de Lyon, a inscrit ses deux filles dans une école privée. Quant au président Hollande, ancien élève des Frères des écoles chrétiennes, et à Marie-Ségolène Royal, ancienne élève du pensionnat Saint-Joseph de Cluny à Fort-de-France, puis au lycée privé Saint-Joseph d'Épinal, ont confié leurs enfants à l’Ecole alsacienne, école privée sous contrat, comme Martine Aubry, Robert Badinter, Jean Pierre Chevenement ou Pierre Joxe.
L'affectation autoritaire d'un enfant dans un collège éventuellement loin de chez lui, sur la base de critères sociaux, ne garantit pas que les demandes d'asile en établissements privés soient endiguées
Un sondage de mai 2013 indique que l'enseignement privé catholique bénéficie d'une réelle attractivité dans la population française. Alors que cette école scolarise un petit français sur cinq, 43% des parents souhaiteraient y voir leur enfant scolarisé.
D'après la DGESCO, chaque année, les demandes de dérogation à la carte scolaire sont marginales: 10% des entrants en 6e et en 2nde. 64% de ces demandes reçoivent une réponse favorable. Des statistiques qui ne prennent pas en compte le contournement de la carte scolaire "invisible", c'est-à-dire celui qui conduit les parents à choisir leur lieu d'habitation en fonction de la réputation du collège. Un droit bientôt remis en question ?

samedi 6 décembre 2014

Seine-Saint-Denis: Vallaud-Belkacem sifflée par des élèves et des enseignants de ZEP

La ministre de l'Éducation manque de crédibilité auprès des élèves et des enseignants

La ministre de l'Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, n'a pu ignorer l'opposition à sa réforme de la carte des zones prioritaires


Il aura fallu une opération de propagande ministérielle pour que des élèves et des enseignants d'établissements de ZEP puisse se faire entendre de l'ancienne porte-parole du gouvernement, spécialiste présumée de la communication en milieu protégé

Les ZEP (Zone d'Education Prioritaire) qu'on appelle désormais  Réseau d'Education Prioritaire (REP) avaient mauvaise presse, mais la manne ministérielle en avait fait des établissements recherchés. Dans le 93, cinq collèges sont menacés de sortie de ce dispositif: le collège Gérard Philippe (Aulnay-sous-Bois), Paul Eluard (Montreuil), Honoré de Balzac (Neuilly sur Marne), Gustave Courbet (Romainville), et René Descartes (Tremblay-en-France). Ces établissements, qui se seraient "embourgeoisés", ne répondent plus aux critères de classification ZEP : le pourcentage d'habitants en zone urbaine sensible (ZUS), de population défavorisée, taux d'élèves boursiers, et de redoublants ("élèves en retard", selon le jargon du ministère) à l'arrivée en 6ème.

Une cinquantaine de mécontents, venus de Seine-Saint-Denis ont sifflé la ministre, brandissant des pancartes "Touche pas à ma ZEP", dans la coupole d'entrée du Palais de la découverte, où elle venait expliquer sa stratégie -la énième- pour rendre les mathématiques plus ...ludiques.

Des élèves et enseignants de quatre des cinq collèges visés, trois d'Aulnay-sous-Bois (Victor Hugo, Gérard Philipe et Christine de Pisan) et du collège Paul Eluard de Montreuil ont participé à l'opération.

"Pourquoi est-ce qu'on ne garderait pas nos maigres moyens qui nous permettent de fonctionner à peu près correctement ?" (Un enseignant de Montreuil)

"Pourquoi est-ce qu'on ne garderait pas nos maigres moyens qui nous permettent de fonctionner à peu près correctement ?", l'a interpellée un des enseignants du collège Paul Eluard à Montreuil.

La ministre fuit ses responsabilités

"
Je laisse évidemment de la marge de manœuvre aux recteurs pour s'adapter à la réalité locale, mais ce qu'il faut que vous compreniez, précise-t-elle, condescendante, c'est que, si on fait cette réforme de l'éducation prioritaire, c'est pour actualiser une carte", avec des établissements qui rentrent et d'autres qui sortent, a expliqué la ministre.
"Nous on soutient tout à fait qu'il y ait des établissements qui rentrent, par contre on trouve complètement injuste et révoltant le fait que des établissements , y compris en Seine-Saint-Denis (département) touché par les difficultés sociales et scolaires, (...) sortent de l'éducation prioritaire." (un enseignant de Montreuil, partisan des avantages acquis) 

La Seine-Saint-Denis "est l'un des départements les mieux servis" dans le cadre de cette réforme, a fait valoir Najat Vallaud-Belkacem. "Ceux qui en sortent, vous ne perdez pas vos avantages du jour au lendemain, on les maintient pendant trois ans", jusqu'en 2017... La patate chaude sera pour les successeurs, avec le commentaire malveillant assorti les mettant alors en cause.


"On s'est retrouvé obligé de faire des actions comme ça, un peu coup de poing, pour montrer qu'on existait", s'est justifiée devant la presse Amandine Cormier, enseignante de mathématiques au collège Paul Eluard, où il n'y a pas cours depuis deux semaines du fait d'une grève de professeurs et d'un blocage par des parents d'une fédération dominante, la FCPE, proche du Front de gauche, pourquoi ne pas le dire. 
"On nous explique que parce qu'on a bien fait notre travail, on va nous enlever les moyens qui nous ont permis de le faire". (Amandine Cormier, enseignante en mathématiques)
Selon le ministère, des manifestants ont été reçus en catastrophe par des conseillers sur place, et tous ceux qui avaient demandé à être reçus localement l'avaient été.

Une révision de la carte de l'éducation prioritaire est en cours au ministère, diligentée par la rue de Grenelle et selon des choix effectués sur ordre par chaque académie suivant un indicateur social. Dans plusieurs académies ces choix sont contestés par des parents et des enseignants qui bloquent des établissements.
La nouvelle carte de l'éducation prioritaire sera arrêtée par le ministère mi-décembre, en même temps que sera annoncée une nouvelle répartition des moyens budgétaires à tous les établissements, avec prise en compte du profil sociologique des élèves et non plus des seuls effectifs.

Une gestion comptable

L'antenne CGT Educ-action du 93, dénonce un "effet de seuil injuste".
"Le ministère a opéré un classement, mais entre le 30ème et 31ème collège, qui perd son statut, il n'y a pas de différence sociologique majeure". Et le syndicat de donner l'exemple du "collège Gustave Courbet, à Romainville qui a un taux de CSP défavorisé de 47,9%".

Une "sanction" qui vient aussi parfois récompenser une réussite:
ainsi, le collège Gérard Philippe, à Aulnay-sous-Bois, qui a obtenu un taux de 94% de réussite au brevet l'an dernier. "Merci bien", commente un membre du personnel du collège, où certains professeurs font grève. Ces derniers s'inquiètent de la baisse de moyens que va entrainer une telle reclassification. "Si on nous enlève les moyens que nous avions grâce à ce classement, on va couler!", témoigne une enseignante dans Le Parisien. 
Mais ce sont surtout les parents qui sont à la manoeuvre et organisent le blocage des établissements, inquiets de voir réduits les moyens alloués à leur progéniture. En effet, le statut de ZEP offre de nombreux avantages matériels. Des moyens qui permettent d'engager davantage de personnel, notamment des surveillants, mais aussi de lancer des "projets de classe" censés donner aux élèves le "goût de la connaissance" par des activités sportives ou culturelles.

Fin de la "prime ZEP" et des classes à 25 élèves
Mais la perte du statut ZEP a aussi des conséquences pour les enseignants, qui perdront leur bonus de mutation pour travailler en zone prioritaire. Cette "prime ZEP", actuellement de 80 euros sera doublée en 2015 pour les enseignants des REP + (établissements très prioritaires), et revalorisée pour ceux des REP (établissements prioritaires). Quant aux enseignants des établissements sortants de l'Éducation prioritaire, ils verront leur régime indemnitaire spécifique maintenu pendant 3 ans, par une clause de sauvegarde. Certains professeurs voient dans ce geste du gouvernement "un moyen d'acheter la paix sociale", sans prendre en compte la question cruciale des effectifs dans les classes, nerf de la guerre dans l'éducation prioritaire. La classification ZEP met en effet en place un verrou de limitation des effectifs, qui ne peuvent dépasser 25 élèves par classe.

En janvier dernier, Vincent Peillon avait détaillé son plan d'action pour l'éducation prioritaire. "5 à 10% des établissements aujourd'hui classés en éducation prioritaire seront amenés à sortir du dispositif", avait annoncé le ministre de l'Education nationale, tout en promettant une augmentation de moyens de 100 millions d'euros .

On comptait alors 1099 collèges en ZEP en 2014 (contre 503 en 1982, année de leur création). La nouvelle carte d'Education prioritaire qui se dessine comptera 1082 réseaux d'Education prioritaire à la rentrée 2015, a annoncé Najat Vallaud Belkacem.

Nul doute que les huées adressées à NVB  plongent dans l'embarras Bruno Le Roux, chef de file des députés-godillots socialistes, et Claude Bartolone, ex-président du Conseil général de Seine-Saint-Denis: se ranger aux côtés de leurs électeurs ou soutenir la ministre ? Leurs courageuses prises de position tardent à venir...

lundi 11 février 2013

Nos scolaires ont-ils des conditions de travail déplorables ?

Rythmes scolaires à revoir, selon Yves Durand

Mais la "refondation de tout le système" est un préalable à la réforme des rythmes scolaire, explique le rapporteur de la prochaine loi d'orientation et de programmation sur l'école qui ambitionne de réformer le système scolaire français.
Il détaille les mesures à prendre dans un entretien avec '20 Minutes'

L'avenir de l'école sera en effet au coeur des débats à partir du 11 mars à l'assemblée nationale, mais une première grève a alerté l'exécutif sur les résistances des enseignants du primaire sur le sujet de la modification des rythmes scolaires en faveur de la semaine de quatre jours et demi. Lien PaSiDupes - Paris: Peillon met les écoles en grève : les écoles parisiennes massivement en grève contre la réforme des rythmes scolaires

Une deuxième grève est annoncée pour ce mardi. Près de six enseignants sur 10 (58%) seront en grève mardi pour protester contre cette réforme qui prévoit le passage à la semaine de quatre jours et demi, selon le SNUipp-FSU, syndicat dominant du primaire, qui réclame le report de la mesure à la rentrée 2014.
Les syndicats dénoncent notamment un nombre insuffisant d'animateurs formés avant septembre pour gérer les activités périscolaires et redoutent des inégalités croissantes entre les écoles concernant ces activités. Invité sur France Info, Bertrand Delanoë, qui souhaite mettre en place la réforme contestée des rythmes scolaires dès la rentrée 2013 à Paris, a lui aussi lancé un appel au dialogue.

Yves Durand, député PS du Nord et fils d'instituteur militant du SNI (SNUipp), ne peut pas être confondu avec son homonyme, Yves Durand (1932-2004) qui fut recteur des académies de Rouen puis d'Aix-Marseille (1977-1981), professeur d'histoire moderne à la Sorbonne, et ancien conseiller pour l'éducation, l'enseignement supérieur et la recherche (1986-1988) auprès du Premier ministre de l'époque, Jacques Chirac.
Celui-ci, ancien maire de Lomme, située dans l'orbite de Lille, participe aux travaux du club Réformer, groupe de réflexion politique animé par Martine Aubry.

Qu'est- ce que cette loi va changer?
On parle beaucoup des rythmes scolaires, mais cette loi ne se limite pas à ça. Il s'agit d'une refondation de tout le système. Notre pays a trop longtemps imposé des conditions de travail déplorables aux élèves. Ces mauvaises conditions sont une des causes de l'échec scolaire dans notre pays: 150.000 jeunes quittent l'école chaque année sans diplôme. Cette reforme va coûter cher, mais a-t-on déjà calculé le coût de cet échec scolaire?

Quelles sont les grandes nouveautés [!] ? 
La loi propose de reconstruire à partir de l'école primaire et de changer les méthodes d'enseignement. [On a déjà eu les "maths nouvelles" et la "méthode globale" de lecture, mais au PS on n'apprend ni de l'expérience ni de ce qui marche] L'école doit devenir un endroit où il fait bon apprendre. C'est pourquoi la formation est indispensable. Sur les 60.000 créations de postes [d'enseignants ?] dans les 5 ans à venir, l'équivalent de 27.000 sera dédié à la formation avec la création d'écoles supérieures du professorat et de l'éducation. [Lien PaSiDupes 2012: " Education nationale cherche professeurs désespérément "] Ces écoles, une par académie, dépendront de l'université et auront un budget propre pour fonctionner. Les formateurs pourront être des enseignants eux-mêmes [ce qui était déjà le cas des calamiteuses IUFM] qui feront profiter de leur expérience [les prédécesseurs étaient devenus des théoriciens coupés des réalités de la classe]. Une réflexion sur le métier d'enseignant doit être lancée. [Une de plus ! Mais de la revalorisation du métier, Durand ne parle pas. C'est pourtant une des raisons du conflit avec le ministre V. Peillon: depuis que la défiscalisation des heures supplémentaires est intervenue (lien PaSiDupes), Marylise Lebranchu a opposé un "niet" sonnant et très peu trébuchant - Lien PaSiDupes : "Austérité: Lebranchu veut faire trinquer les fonctionnaires "]


On parle aussi de mettre davantage d’enseignants que de classes. Pourquoi? 
Le principe sera d’éclater les classes et les emplois du temps [les petits groupes et sous-groupes existent déjà], de développer le travail en petit groupe pour les élèves en difficulté. [Un état d'esprit qui génère un nivellement par le bas en négligeant les éléments seulement moyens et en mettant le paquet sur les moins adaptés aux études, selon le principe idéologique et utopique du "nous naissons tous égaux": en droit, sans doute, mais certainement pas en génétique !] 
Il faudra donc davantage d’enseignants que de classes. [Il existe déjà des enseignants sans élèves. Lien PaSiDupes- 18 000 professeurs du primaire n'ont jamais vu un élève ! : Le PS et la FSU sont-ils justifiés à manifester contre les suppressions de postes ? Autre lien PaSiDupes] On va renforcer les cycles, c'est-à-dire que la frontière entre les classes ne sera plus aussi rigide. L’idée est d’éviter les redoublements qui sont inefficaces. [Encore une certitude qui pénalise ceux qui pourraient en bénéficier, mais dont on les a privés par le passé pour des motifs ...budgétaires...]

Le collège et le lycée sont-ils concernés?
Le collège est concerné en premier avec la mise en place d’un conseil pédagogique entre les écoles primaires et le collège de référence. Le passage en sixième est une rupture trop forte pour beaucoup d’élèves. L’idée est d’avoir une continuité pédagogique entre les enseignants du primaire et du secondaire. Cette réforme doit aussi renforcer la carte scolaire et réaffirmer la notion de collège unique [autant de mesures qui n'ont pas répondu aux espoirs placés en eux, du fait des passe-droits et du nivellement vers le bas: à la création du collège unique remonte la décadence de l'enseignement secondaire].

Beaucoup de communes s’inquiètent du financement des activités périscolaires qui vont se développer...
Un fonds d’aide de 250 millions d'euros va être débloqué pour aider les petites communes à instaurer ces activités périscolaires. C’est clair que nous allons tâtonner un peu pendant deux ou trois ans, mais notre système éducatif est dans un tel état de délabrement qu’il serait encore plus grave pour les enfants de ne rien faire.


Encore un expert de l'éducation qui n'a jamais enseigné, mais qui croit tout savoir pour réinventer l'école...
Comme un boulet, l'idéologie de Durand, apparatchik doctrinaire socialiste dont on ne sait rien du parcours professionnel et de la connaissance du monde du travail, vient à nouveau plomber les chances promises de réussite.

jeudi 29 novembre 2007

Montebourg harcèle Dati

Les pitbulls sont-ils autorisés à l’Assemblée Nationale ?
Un député socialiste -donc courtois- de Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg, a qualifié un ministre de la France, la garde des Sceaux, Rachida Dati, de “stupide”. La ‘république du respect’ est en marche… C’était dans un entretien accordé à des ex de Libération et publié, vendredi 23 novembre, sur le site Rue89, il faut bien dire ! Interrogé sur la réforme de la carte judiciaire, Arnaud Montebourg a lancé : “cette réforme est aussi stupide que la ministre, excusez-moi de vous le dire”. Il a des manières
Le pit mord mais ne réfléchit pas après. Il récidive. Hollande avait déjà subi ce type de morsure au mollet. Ne cherchez pas un argument documenté ou des exemples précis. “Cette une réforme qui ferme des tribunaux qui marchent pour envoyer les justiciables se faire juger dans des tribunaux qui ne marchent pas ou qui marchent moins bien”, a commenté l’ancien porte-parole de Sa Cynique Majesté Royal, faut-il le rappeler ?

samedi 15 septembre 2007

La carte scolaire, une réforme en cours bien engagée

Est-elle valorisée comme il se devrait par les médias
Qu’est-ce que la carte scolaire ?
La carte scolaire consiste en l’affectation d’un élève dans un établissement correspondant à son lieu de résidence. Introduite en 1963, elle est maintenant et depuis de nombreuses années jugée inadaptée aux besoins des élèves d’aujourd’hui. Sa disparition progressive a donc été entreprise dès juin dernier avec la réouverture de la période d’inscription dans les établissements scolaires. Les demandes prioritaires ont été celles relatives aux : - élèves handicapés ; - élèves dotés d’une bourse au mérite ; - boursiers sur critères sociaux ; - élèves nécessitant une prise en charge médicale lourde à proximité de l’établissement demandé ; - élèves devant suivre un parcours scolaire spécifique ; - élèves ayant un frère ou une sœur déjà scolarisé dans l’établissement demandé ; - élèves dont le domicile se situe à la limite du secteur proche de l’établissement souhaité.
13 500 nouvelles demandes de dérogation ont été déposées : 77 % d’entre elles ont été satisfaites pour le collège et 67 % pour le lycée. La presse militante ne s’est guère intéressée à ce score et n’a pas diffusée cette performance dans l’opinion, comme elle le mérite.
Feront suite à cette première étape le doublement du nombre de dérogations pour la rentrée scolaire 2008-2009 et, surtout, la suppression totale de la carte scolaire à l’horizon 2010. Sa disparition se déroulera dans la concertation et aura pour objectif de favoriser la qualité de l’enseignement et la mixité sociale.
Bilan de cette rentrée 2007-2008
Ainsi, la première étape de la disparition progressive de la carte scolaire a été engagée, dans les collèges et les lycées, dès le mois de juin 2007, les élections présidentielles et législatives à peine passées. Une liberté nouvelle est désormais offerte aux familles dans le choix du collège ou du lycée de leurs enfants. En décidant d'élargir les possibilités offertes aux parents, Xavier Darcos a réussi à satisfaire le maximum de demandes de dérogation dans la limite des capacités d'accueil des établissements.
Lorsque la capacité d'accueil ne permettait pas d'accepter toutes les demandes de dérogation pour l'inscription dans un établissement situé hors secteur, ces demandes ont été examinées en fonction des critères prioritaires suivants :
les élèves souffrant de handicap,
les élèves bénéficiaires d'une bourse au mérite,
les boursiers sur critères sociaux,
les élèves nécessitant une prise en charge médicale importante à proximité de l'établissement demandé,
les élèves qui doivent suivre un parcours scolaire particulier,
les élèves dont un frère ou une soeur est scolarisé(e) dans l'établissement souhaité,
les élèves dont le domicile est situé en limite de secteur proche de l'établissement souhaité.
Ce premier assouplissement important a permis de satisfaire la quasi-totalité des nouvelles demandes tout en favorisant la diversité sociale
À la suite de la réouverture de la campagne d'inscription, 13 500 nouvelles demandes de dérogation ont été déposées, dont 2 500 en région parisienne. Un tiers de ces demandes concernait l'entrée en 6e, les deux tiers l'entrée au lycée.
Grâce à cela, à Paris, par exemple, le rectorat a indiqué que 82 % des demandes répondant à des critères sociaux ont été acceptées. La municipalité socialiste s’attribuera-t-elle le mérite de l'assouplissement de la carte scolaire et retira-t-elle le bénéfice d’une plus grande diversité sociale aux prochaines municipales?
Au final, les taux de satisfaction des demandes des familles ont progressé en s'établissant respectivement à 77 % au niveau du collège et 67% au niveau du lycée %, en hausse de 10 et 6 points de plus que l'année dernière.
La suppression de la carte scolaire sera progressive, concertée et équilibrée
La suppression de la carte scolaire, à terme, se fera de manière progressive pour ne pas désorganiser les établissements. Les établissements qui perdront des élèves en raison de la suppression de la carte scolaire conserveront leurs moyens et les mobiliseront pour améliorer la réussite de leurs élèves, par exemple au travers de projets personnalisés de réussite éducative.
Au cours de l'année 2007-2008, une campagne d'information sera également mise en place à destination de toutes les familles, notamment les plus modestes, pour leur indiquer l'existence de cette nouvelle liberté.
La réforme ne remet pas en cause la règle générale qui permet aux familles d'inscrire leurs enfants dans l'établissement le plus proche de leur domicile. Elle ne remet pas davantage en cause le pouvoir des maires de maintenir une sectorisation pour les écoles primaires, qui ne sont pas concernées par ces mesures.
Par ailleurs, la suppression de la carte scolaire s'accompagnera de la mise en place d'outils de régulation destinés à assurer une véritable diversité sociale dans les écoles.
Finalement, cette nouvelle liberté offerte aux familles aboutira non seulement à améliorer la mixité sociale et géographique des établissements, mais aussi à renforcer l'égalité des chances. L'objectif est, à terme, de permettre à chaque élève de suivre sa scolarité dans l'établissement de son choix.
Le rôle de la presse est-il toujours d’informer, ou consiste-t-il désormais à dénigrer ?

lundi 30 juillet 2007

Familles ravies de la carte scolaire

Malgré la propagande de gauche dans les médias

L'assouplissement de la carte scolaire décidé par le gouvernement pour la rentrée prochaine a permis de satisfaire les demandes des familles dans une proportion plus élevée qu'en 2006, avec un taux de satisfaction de 77% à l'entrée de la sixième, a déclaré Xavier Darcos.

Le délai d'inscription des élèves dans un établissement autre que celui de leur secteur avait été rouvert jusqu'au 30 juin.

"Les résultats de cette première étape d'assouplissement de la carte scolaire sont encourageants", a déclaré le ministre de l'Education nationale en conseil des ministres, selon le texte du compte rendu.

Plus de 13.500 demandes d'inscription supplémentaires hors secteur ont été formulées par les familles, dont environ un tiers à l'entrée de la classe de sixième et deux-tiers pour la classe de seconde.

"Les taux de satisfaction ont progressé en s'établissant respectivement à 77% et 67%, en hausse de 10 et six points par rapport à l'année précédente", a précisé Xavier Darcos.

Les dogmes de gauche, socialistes et radicaux, battus en brèche par les Français, ça les énerve les conservateurs du 19° siècle!

mercredi 14 février 2007

Royal: quel 'paquet global' pour les profs?

Les profs sont-ils plus concrets qu'elle ne pense?
L'indigence de sa culture générale ne plaide, ni en faveur de la candidate, ni de l'Education Nationale, qui a face à elle l'image de son échec. Pas facile donc de renouer le diaologue rompu par le coup bas de la candidate socialiste qui allait de section en section promettre que les 35 heures de présence dans les établissements, ce serait aussi pour les profs: leur 'paquet global'!
Avant un meeting consacré à l'éducation ce jeudi à Dunkerque, Marie-sEGOlène Royal multiplie cette semaine les rencontres avec les enseignants pour tenter de renforcer les liens avec cet électorat traditionnellement porté à gauche, à dix semaines du premier tour.

Selon D'Jack Lang, porte-parole de la candidate socialiste, le discours de Dunkerque "marquera un engagement très fort en faveur de l'école et des enseignants". 'En faveur', c'est le minimum! Très ‘fort’ : et ça veut dire quoi, au juste ?
"Il y aura des engagements, en particulier sur le recrutement et la formation des maîtres", a expliqué l'ancien ministre de l'Education. C’était d’ailleurs au siècle précédent et les jeunes lycéens qui n'étaient pas nés ne le connaissent pas! ...Lyrique, le Che, D’Jack Lang, par ailleurs star planétaire du Festival des Vieilles Charrues, a assuré que "notre engagement pour l'école n'est pas dicté par des considérations électorales mais par une conviction, une volonté, un idéal". Dont acte ! Et alors ?

Une semaine après une grève qui a mobilisé seulement 30% à peine des enseignants selon le ministère de l'Education, les attentes de la profession sont en effet 'très fortes'.
"Il y a une forme de scepticisme et d'interrogations sur ce que propose le PS", a déclaré Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, l'une des organisations syndicales dans l'Education nationale, qui a rencontré Sa Docte Majesté mercredi. Etant donné qu’elle débarque sur tous les sujets, il a ajouté, en langage politiquement correct : "Elle était en situation d'écoute plus qu'en situation de réponse. J'en tire le sentiment qu'elle est en train de préciser, d'affiner le détail de ses propositions". Encouragements purement pédagogiques… La phase d'écoute s'éternise un peu, non?
La candidate a plusieurs fois affirmé sa volonté de placer l'éducation "au coeur de tout", et c’est en soi une vaste ambtion, si elle s’entendait parler ; mais aussi une promesse, si elle s’en souvenait… Elle s’est ainsi engagée dimanche, dans son discours de Villepinte, à organiser des états généraux des enseignants pour préparer un "plan pluriannuel" de recrutement et à mettre en place le soutien gratuit pour tous les élèves "grâce à des répétiteurs". Les états généraux –réflexion, préparation, organisation nationale, bilan et lancement– pourraient prendre à eux seuls, en comptant chaque phase, … cinq ans ? (Pour le temps que prennent les choses, voir ci-dessous : le redécoupage de la carte scolaire).
"Il y a toute une série de mesures et d'annonces qui restent souvent ambiguës, sur la carte scolaire, le rôle des répétiteurs et la répartition des moyens supplémentaires, a insisté Gérard Aschieri, accablé.
En signe d'écoute attentive, Sa Majesté Royal a maintenu dimanche sa proposition controversée de réviser la carte scolaire afin de "supprimer les ghettos scolaires et d'assurer la mixité sociale", précisant ensuite qu'elle voulait que "chaque famille ait le choix entre plusieurs établissements". Démagogie ou populisme ? Il faut faire plaisir aux mamans…
Si elle est ‘à l’écoute’, ce n’est pas des professeurs de la FSU laquelle est en effet "hostile à un assouplissement de la carte scolaire qui permettrait théoriquement aux familles de choisir entre plusieurs établissements mais d'accord sur des redécoupages au cas par cas pour qu'il y ait plus de mixité", a précisé le foireux Gérard Aschieri. Compromis ciblé sur les établissements qui tournent encore un peu sans crachats, ni insultes et violences physiques en tous genres et au quotidien, plusieurs fois par jour? A Istres, des élèves de sixièmes brûlent une maison voisine d'un collège ; des troisièmes diffusent des gaz paralysants dans le système d’aération d’un collège, des secours sont appelés de la base aérienne d’Istres et des SAMU, jusqu’à 40 kms à la ronde -de Salon à Martigues- et des enfants intoxiqués doivent être évacués. Les coupables ont été … exclus… cinq jours ! Aschiéri demande des gaz pour tous ?… Ou est-ce qu'il organise la délocalisation vers le privé?...
Sur le redécoupage, la candidate a indiqué lundi lors d'une rencontre avec des professeurs en Seine-Saint Denis que "les solutions ne seront pas uniformes sur l'ensemble du territoire" et qu'il faudrait prendre "un an de réflexion" avant la réforme. (Pour le temps que prennent les choses voir ci-dessus : les états généraux). Il n’y a pas le feu au lac…
Miss Boulettes ne s'est pas non plus prononcée clairement sur les 5.000 suppressions de postes annoncées à la rentrée prochaine dans l'Education nationale, déclarant qu'elle ne voulait pas être "dans une logique de guichets". Les petits commerçants apprécieront. "Tout ce que je pourrai rétablir, je le ferai", a-t-elle toutefois ajouté, finement. Sans engagement ! Et ce qu'elle ne pourra pas faire, est-ce qu'elle le fera?!! Connaissant ses aptitudes...
Selon Gérard Aschieri, les professeurs demandent surtout à la candidate un projet d'ensemble sur l'éducation, "sur quoi met-on l'accent?". A la fois "Plan d’ensemble" et "sur quoi met-on l'accent? ", n’est-ce pas la quadrature du cercle ?
"Pour nous, ce doit être sur l'éducation prioritaire", a-t-il dit.

Avant l'arrivée de 80.000 nouveaux adhérents à la faveur d'une offre promotionnelle de type braderie « le PS casse les prix » sur internet, on estimait entre 15% et 20% la proportion d'enseignants au PS.
"Le PS ne fera pas rentrer les enseignants au bercail simplement en leur disant 'revenez chez nous', mais en étant en adéquation avec leur représentation de l'idéal de la société française et de la République", a expliqué Jean-Daniel Lévy, de l'institut de sondages CSA. Remarque aussi profonde qu'utile... A combien d'euros net mensuels?...
Revenant sur l'épisode de la vidéo de Sa Très Socialiste Majesté Royal et des professeurs sur les 35h, le phare du CSA a ainsi jugé que "le problème n'est pas tant sur la vidéo ou son contenu mais sur l'articulation avec l'ensemble du processus qui est proposé". Le problème, c'est la TRAHISON. Selon Jean-Daniel Lévy, "le rapport des enseignants au PS est un rapport d'amour distendu". Comique! Et qu’est-ce que l’amour, aujourd’hui 14 février, pour cet ardent St Valentin socialiste, sondeur des reins et des cœurs ? Il va nous le dire: "Il n'y a plus de lien naturel de vote entre les enseignants et le PS", a-t-il ajouté. Distendu’ veut donc dire ‘rompu’ en langage CSA…
Au premier tour de la présidentielle de 2002, un nombre "non négligeable" d'enseignants s'était tournés vers Olivier Besancenot, Noël Mamère, Christiane Taubira, Jean-Pierre Chevènement, a-t-il rappelé. Seul Besancenot ne s'est pas laissé casser les genoux! Famille alors déjà décomposée ? Retournée à la terre ? Détrompez-vous !

C’est sans compter sur l’inoxydable ressort du pantin socialiste : vous le remontez et il jaillit de sa boîte.
"Il y a peut être eu un malentendu à un certain moment", a imaginé D’Jack Lang (1939, 67 ans). ‘Léger’, le 'malentendu', il va de soi, et ‘très passager', le ‘certain moment’ ? Et le Black D’Jack d’insinuer : "Mais les professeurs savent très bien qui a mieux servi l'éducation, qui a fait quoi et surtout qui a défait". Et s'ils ne le savent pas, je vais leur dire? Il n’est pas beau, le fielleux nostalgique (Ministre d'Etat, ministre de l'éducation nationale et de la culture du 03/04/1992 au 29/03/1993 –un an , puis du 27/03/2000 au 05/05/2002 –deux ans).
Avec D'Jack Lang, la relève est assurée!