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jeudi 26 avril 2018

Education nationale : 4 circulaires Blanquer pour sauver nos écoliers du grand n'importe quoi

L'Education nationale publie 4 circulaires de"recommandations" aux enseignants

Les professeurs ne devraient plus pouvoir interpréter les textes comme les magistrats la loi

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Ministre en marche avant
L'Education nationale publie jeudi pour les enseignants de l'école primaire, quatre circulaires, qui détaillent des "recommandations" sur la meilleure manière d'inculquer les bases du calcul, de la lecture et de la grammaire, pour aider à "la réussite des élèves", indique, jeudi 26 avril, Jean-Michel Blanquer dans un entretien au journal Le Parisien, quotidien qui devient résolument porte-parole du gouvernement.

"L'idée n'est pas d'homogénéiser les pratiques, mais de créer une référence commune. Ce n'est pas la même chose" de Lille à Marseille, explique le ministre de l'Education nationale au journal. 
"Bien des manières de faire sont possibles pour les professeurs. Mais il y a un cadre et je crois que beaucoup d'enseignants l'attendaient. La liberté pédagogique n'a jamais été l'anarchisme pédagogique", affirme-t-il. 

"Ne nous trompons pas d'objectif : la liberté pédagogique est un moyen mais la finalité est la réussite de tous les élèves," a-t-il lancé.
Jean-Michel Blanquer assure avoir : "Une grande confiance dans l'action des professeurs. Ils recherchent par définition la réussite des élèves et ces textes vont les aider dans ce sens".

Le ministère apporte les moyens de la réussite de toutes et tous

Résultat de recherche d'images pour "Blanquer"Des milliers de livrets sur "l'apprentissage de la lecture au CP", de 130 pages chacun, sont partis du ministère pour toutes les écoles de France, rapporte également Le Parisien. 
Concernant la lecture, le ministre est ferme : "Entre quelque chose qui ne marche pas - la méthode globale - et quelque chose qui fonctionne - la syllabique - il ne peut y avoir de 'compromis' mixte. Ce sujet ne relève pas de l'opinion, mais de faits démontrés par la recherche. C'est très clair".
Blanquer "recommande vivement l'existence d'un manuel pour tous les élèves, explicite, linéaire, clair".

Au sujet de la grammaire : "Fort heureusement dans la majorité des écoles, les pratiques des enseignants correspondent à nos recommandations. Mais ils y sont parvenus par tâtonnements. Désormais, il existe une référence", souligne-t-il.

Et le ministre de conclure : "Nous sommes en train de faire un pas vers le futur. Ce que nous proposons, ce ne sont pas les méthodes de la IIIe République. Ce sont celles du XXIe siècle, qui puisent au meilleur de la tradition et au meilleur de la modernité".


Blanquer ne craint pas les grèves 

Blanquer s'attendait à des "grèves limitées" dans les écoles jeudi 19 avril
Saint-Dié (Vosqges), le 18 avril 2018
Le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, s'est en effet déclaré confiant lundi que les réformes seront "bien comprises des professeurs"
Interrogé sur RTL sur l'ampleur de la mobilisation dans l'Education nationale jeudi, J.-M. Blanquer a répondu: "On ne peut jamais dire à l'avance ce genre de choses, mais je pense qu'elle ne sera pas trop forte parce qu'en ce moment, il y a une atmosphère de réforme à l'Education nationale, qui est en général bien comprise par les professeurs".
"Ils peuvent avoir des motifs d'insatisfaction qui, bien sûr, remontent à loin, mais la grande majorité d'entre eux comprend le sens des réformes que l'on fait", a-t-il ajouté.

"Normalement les grèves seront limitées", insiste-t-il. "Je pense qu'on n'a absolument pas besoin de grève pour se parler (...) Je n'ai pas besoin d'une grève pour comprendre les revendications (...) On n'a pas besoin de grève en France", a-t-il martelé.

Suite au mouvement des fonctionnaires du 22 mars, le syndicat communiste CGT et le trotskiste Solidaires avaient appelé à une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle - de convergence des luttes - le jeudi 19 avril 2018 partout en France pour défendre leur avenir et leur pouvoir d'achat, rejoints par les cheminots (vidéo ci-dessous à Saint-Dié, où Macron a été copieusement hué et sifflé le 18 avril 2018)


ils s'étaient donné rendez-vous pour une manifestation nationale à Paris contre la réforme de la SNCF annoncée par le gouvernement, avant leur grève séquencée d'avril à juin. Voire juillet, si affinité de l'opinion et des usagers.

Prochaine mobilisation, le mardi 1er mai.

jeudi 7 décembre 2017

Lecture: Peillon, Hamon et Vallaud-Belkacem ont fait régresser les Français

Bilan négatif du quinquennat de Hollande en matière d'éducation

Le président sorti avait fait une priorité de la jeunesse...

La France est plus que jamais la mauvaise élève de la lecture en Europe.
Les petits Français se sont rapprochés un peu plus encore du radiateur au classement européen, comme indiqué par l'étude internationale qui évalue depuis 2001 le niveau de lecture des enfants de 50 pays tous les 5 ans. 

L'enquête Pirls (Programme international de recherche en lecture scolaire) évalue les performances en compréhension de l'écrit des écoliers à la fin de leur quatrième année de scolarité obligatoire (CM1 pour la France) dans 50 pays, a dévoilé ses résultats mardi
L'étude Pirls est conduite par l'IEA, une association internationale à but non-lucratif, et indépendante des États qu'elle étudie, et dont les membres sont des organismes de recherches universitaires ou gouvernementaux. L'IEA mène également une autre étude internationale, Timss, qui analyse les compétences et connaissances en mathématiques et sciences des enfants en CM1.
La plus connue sur les compétences des élèves et les systèmes éducatifs à l'échelle internationale,
l'étude Pisa, publiée fin 2016, montrait que la France se situait dans la moyenne des pays comparables en termes de compétences mais mettait en cause l'origine sociale des élèves -sans nommer les immigrés, notamment les clandestins, bien plus que dans une grande partie des pays évalués.
Les programmes éducatifs mis en question. 
L'étude Pirls a testé 320.000 écoliers au total, tous âgés de 9 ou 10 ans, et ayant tous suivi quatre années de scolarité obligatoire (soit le CM1 en France). Ces élèves ont été testés sur leurs capacités à comprendre des textes littéraires ou purement informatifs.

C'est sur ces textes informatifs que les écoliers français ont le plus "décliné", avec un score de 510 en 2016, contre 532 en 2001 lors de la première étude Pirls. Les élèves testés sont le plus souvent entrés en maternelle en 2008. Ils ont servi de cobayes pour des tests sur la théorie du genre ou l'ABCD de l'égalité, avant de subir la réforme des rythmes  scolaires, désormais critiquée dans le monde de l'éducation nationale et non plus seulement par les collectivités territoriales. 

L'enquête Pirls questionne aussi parents et professeurs et fournit une grande quantité de données sur les enseignants, les établissements scolaires, les conditions d'apprentissage de la lecture à la maison etc...
Les compétences en lecture et compréhension des écoliers français ont chuté par rapport au tout début des années 2000

La France et les Pays-Bas sont les deux seuls pays à afficher des scores à la baisse depuis 2001. Ces cinq dernières années, Vincent Peillon a été ministre de l'Education nationale de mai 2012 à mars 2014 et Najat Vallaud-Belkacem, de 2014 à 2017, avec un passage fugitif et déstabilisant de quatre mois avec Benoît Hamon (avril-août 2014) : trois ministres socialistes pour un seul quinquennat.
Paris comptabilise un score de 511 points et se maintient donc au-dessus de la barre des 500 points, fixée en 2001 comme la moyenne des performances des pays participant. 


Dans l'étude 2016, 34 de ces 50 pays ont obtenu un score dépassant les 500 points. La Russie, Hong Kong, Singapour, la Finlande et l'Irlande font partie des pays les plus performants dans le domaine de la lecture et de la compréhension. A l'inverse, l'Egypte, l'Afrique du Sud et le Maroc, pays d'origine de l'ex-ministre socialiste de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem,arrivent en queue de classement.

La France est de nouveau en queue de peloton des pays européens, avec un score médiocre.  
Résultat de recherche d'images pour "Lire et faire lire"De quoi conforter l'actuel ministre de l'Education nationale dans sa volonté de renforcer les fondamentaux à l'école primaire. Mardi, Jean-Michel Blanquer a commenté les résultats de Pirls 2016. L'intitulé de sa conférence de presse ? "Maîtriser le français, une exigence pour la réussite de tous"…

Mi-octobre, le locataire de la rue de Grenelle avait déjà lancé une campagne, "Ensemble pour un pays de lecteurs", pour redonner le goût de cette activité aux jeunes. Il compte sur l'association Lire et faire lire. 
Quelque 18.000 personnes contribuent à ce réseau, auprès de 650.000 enfants. L'objectif est d'atteindre, sous quatre ans, les 50.000 bénévoles, pour toucher 1 million d'élèves.

lundi 10 février 2014

Outrage public à la pudeur de Vincent Peillon et Najat Vallaud-Belkacem

"Tous à poil !" : le livre qui ne fait pas rire Copé, ricane Rue89

La gauche installe le "désordre moral"

Le président Hollande initie des réformes sociétales, contre la volonté des Français, destinées à masquer son fiasco socio-économique. L'objectif de la gauche est en même temps de donner à penser que l'opposition serait conservatrice et ringarde. Ainsi, la droite a en effet dû réagir contre le saccage du droit sur le mariage, puisque la majorité présidentielle a imposé le mariage entre personnes du même sexe et tenté de faire passer sournoisement un projet qui aurait mis à mal la famille avec la PMA, dans un premier temps, et la GPA.


Résumé éditorial du livre : Tous à poil !
"A poil le bébé ! Bon d’accord. A poil les voisins ! Euh... A poil la boulangère ! Ben... A poil le policier ! Vraiment ?! Mais à quoi se préparent donc tous ces gens qui quittent leurs habits, les uns soigneusement, les autres de façon plus expéditive ? Une visite médicale ? Non. Une séance de pose aux Beaux-Arts ? Pas du tout. Un essayage de maillot de bain ? Ah ! Pas loin... Les personnages ne posent pas et sont saisis en pleine action sur ces doubles pages sans décor, où seuls quelques détails laissent présager la chute finale : le bonheur simple d’une baignade (tous à poil !) dans la mer." 

Les ministres coalisés, Vincent Peillon à l'Education et Najat Vallaud-Belkacem, continuent de menacer l'équilibre psychologique des jeunes enfants de France en les perturbant dans leur identité sexuelle par une pégagogie inspirée par la "théorie du genre", sous la forme perverse de dossiers niant les différences biologiques entre les sexes et fallacieusement vendue comme une éducation à l'égalité
Dans ce vaste projet de ré-éducation des mentalités par le formatage des esprits, c'est maintenant un livre de lecture qui fait débat. Au risque de profondes perturbations psychiques,  il est en effet attentatoire à l'intimité individuelle et à la pudeur des jeunes enfants.

"Tous à poil": Copé, indigné par un livre pour enfants de maternelles

"Imaginaires" et "irrationnelles" ?
Le titre est assez explicite pour ne pas nécessiter une mise en images, pensez-vous. Mais détrompez-vous! La nudité ne doit plus être taboo et la priorité de l'Education nationale est la libération des enfants de la pression de leurs hormones. Raisonnement d'adultes obsédés, sans doute, mais aussi de ministres en mal de modernité et de changements, quand l'économie en berne ne parvient pas à assouvir les plus élémentaires besoins, en matière d'emploi dans les chaussettes et de pouvoir d'achat en éjaculation précoce aux premiers jours du mois.

Le livre de lecture qui "défrise" Jean-François Copé, selon Le Point, le responsable politique l'avait apporté dimanche au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro pour  dénoncer les obsessions de Peillon et Vallaud-Belkacem, dont les urgences résistent au bromure. Copé a donc condamné le livre "Tous à poil !" en tant qu'il est recommandé aux enseignants pour ..."faire la classe". 
"Je tourne les pages:  à poil la mamie, à poil le chien, à poil la maîtresse – vous voyez, c’est bien, pour l’autorité des professeurs – à poil la chanteuse, à poil le docteur, à poil le président directeur général – ah ben oui, bien sûr!"
"Mon sang n’a fait qu’un tour", explique le président de l’UMP, d'autant qu'il fait partie "des livres recommandés aux enseignants pour faire la classe aux enfants de primaire". Ajoutant: "Il y a un moment où il va falloir qu’à Paris on atterrisse sur ce qui est en train de se faire dans ce pays."

Banalisation: "On a tous des fesses"!

D'après ses éditeurs, ce bouquin entend " apporter un regard décomplexé sur la nudité". "On a tous des fesses, un nombril, un sexe et même des grains de beauté." Et un nez, mais ça ne fait plus partie du jeu.
"[Jean-François Copé] parle de l’inverse de ce qu’on a voulu", appuie la co-auteure de l’ouvrage, Claire Franek, interrogée par le service public de France info. "Plus les enfants pourront accéder à des choses vraies, moins ils risquent d’avoir des idées tordues ou perverses." 
Sauf que la vérité, c'est aussi le sado-masochisme: est-ce le tome 2 d'une série? Dans un souci de "vérité", signalons à cette écrivaine que la zoophilie, ça existe aussi... 
La dame n'est pas sexologue; elle doit donc être une malade, car elle a aussi raconté les émois de la pré-adolescence: "à 12 ans, on grandit très vite, trop vite... les seins qui poussent, la voix qui mue, la sexualité qui se développe... On se pose alors beaucoup de questions sur soi, son corps, son image, sans trouver toutes les réponses. Un livre pour vous aider à mieux vous comprendre et à passer le cap des années puberté", assure l'éditeur.

Sur le site du CNDP (Centre national de documentation pédagogique dépendant du ministère de l'Education), la seule référence au livre se trouve dans la sous-rubrique d’une association, L’atelier des Merveilles, qui propose une bibliographie [PDF] pour "bousculer les stéréotypes fille garçon". Cette compilation fait également partie des outils pédagogiques mis à disposition des enseignants dans le cadre des "ABCD de l’égalité", a révélé Le Lab d’Europe 1. Rien n'est le fait du hasard: tout ce maillage souterrain est coordonné par Peillon et Vallaud-Belkacem. 

Parmi ces "choses vraies" que la gauche revendique 
pour ré-éduquer les jeunes esprits à la faveur de l'allongement des rythmes scolaires, on trouve la pédophilie

Et l'illustration ci-contre lutte aussi contre les tabous conservateurs et les peurs les plus archaïques. On y reconnaît Daniel Cohn-Bendit qui pose en victime des pulsions enfantines.

Frédéric Mitterrand et J. Lang,
ex-ministre de l'...Education !
A quoi le patron du MoDem fait-il référence?
VOIR et ENTENDRE l'eurodéputé écologiste d'EELV pérorer ("Pourquoi ne pas leur donner des idées, d'ailleurs, " s'interroge déjà une bobo parisienne, en 1982, lors de l'émission Apostrophe du socialiste  B. Pivot): cliquer sur "Voir et entendre".



mardi 26 novembre 2013

Réforme de la lecture: l'inspection des instits n'est pas fameuse

La critique des enseignants à nouveau possible

20 % des enfants ne maîtrisent pas les fondamentaux en fin de CM2
Le ministre Peillon a-t-il fait une nouvelle erreur de diagnostic? 
Le ministre a prévu de revoir les programmes du primaire, alors qu'il se confirme que c'est la formation des enseignants qu'il faudrait revoir ? Mais Peillon bat en retraite face au mamouth. La question des rythmes scolaires lui a aliéné la grande majorité des instits, alors il refuse de se poser maintenant celles qui les met en cause. La lecture du rapport saignant de l'Inspection générale de l'Education nationale le décidera-t-il à l'affrontement ?

Sous le titre "École primaire : le rapport qui accuse"le site internet du Monde a révélé  la semaine dernière ce qui bloque.
Premiers cités à comparaître : les professeurs des écoles. Ils se sont fait bombarder "professeurs" pour être mieux payés, mais les instituteurs ne sont pas pour autant devenus meilleurs, selon les inspecteurs qui en ont inspecté des dizaines et ont visité autant d'écoles, dans toute la France. Leur jugement est sévère. Il apparaît en fait que tout ce qui va dans le sens d'une plus grande autonomie des établissements est facteur de désorganisation. 
Il faut en outre déplorer que cette dérégulation a favorisé l'interprétation et la dénaturation de la plupart des nouveautés introduites ces dernières années sous la pression pourtant du SNU-ipp.  

Les principaux échecs

La lecture, pourtant priorité des priorités.
Si on fait abstraction du grignotage du temps réél consacré aux enseignements fondamentaux par l'éveil et les animations, la lecture occuperait bien la majorité du temps d'enseignement dans les premières années mais, selon le rapport, "la majorité des maîtres ne dispose pas des cadres théoriques minimaux, ce qui ne leur permet pas d'être lucides quant à leurs pratiques."

En clair chacun bricole dans son coin en fonction de son idéologie personnelle, pour le meilleur et pour le pire, au risque de discontinuité et de confusion chez l'apprenant, sans avoir vraiment métabolisé les tenants et les aboutissants des méthodes préconisées et laissées au libre choix des enseignants, meême débutants qui ne dominent pas le sujet, faute du recul de l'exprience et d'unité des pratiques en travail d'équipe.

La mise en cause de la
 formation nie le besoin d'un choix de méthode unique
L'enseignant revendique le droit d'être seul maître de son enseignement. Livré à lui-même, il n'est pas toujours au point et ne peut prendre en compte le suivi de son enseignement. Et, puisqu'il faut ménager les ego des instits, le reproche qui parcourt les 100 pages du rapport contourne cet état de fait qui nuit à tous les acteurs de l'éducation.  
Le rapport n'est pas non plus exempt 'arrières-pensées politiques
Il s'agit pour les rapporteurs de dénoncer un défaut de formation initiale depuis 2008, date de sa suppression par le ministère Darcos, qui prenait pourtant en compte l'inadaptation des IUFM, obsolètes, théoriques et donc coupés de la réalité concrète du terrain. Le rapport n'est pas non plus le premier à pointer un défaut plus ancien de formation continue à destination des enseignants déjà en poste, sans pour autant rappeler d'une part l'hostilité du SNU-ipp à une formation en dehors des heures de présence et, d'autre part, l'indignation des parents d'élèves qui doivent assurer la garde de leurs enfants pendant les temps de formation des maîtres. Résultat : les principales réformes menées "depuis dix ans" (et bien plus!) donnent des résultats modestes et surtout des avis contradictoires.

Exemple avec les langues vivantes, dont l'enseignement est censé avoir été généralisé. Les intervenants extérieurs, profs de collèges ou de lycées et natifs, ont été écartés pour laissé aus instits la haute main sur les écoles. La réalité de l'enseignement confié à des "professeurs" des écoles non spécialistes, est tellement contrastée et, souvent, tellement décevante, que les inspecteurs se demandent même s'il faut vraiment persévérer. Que dit le rapport? "Cet enseignement a incontestablement une apparence : les programmes, les horaires affichés, une certaine pratique dans les classes, un accompagnement didactique, une validation. Cependant, la réalité sur l'ensemble du territoire est si diverse que l'on peut se poser la question de savoir si les conditions sont réunies pour parler d'un véritable enseignement". Mais pourquoi ce qui est particulièrement vrai de l'enseignement de l'anglais, presqu'exclusivement, n'est-il pas admis de l'apprentissage de la langue maternelle ?  

Idem de l'instruction morale, qualifiée de "variable d'ajustement des horaires"
En clair, on en fait quand on a le temps.
On pourrait encore parler de la réalité du "socle commun de connaissances et de compétences", colonne vertébrale de la loi de 2005.
En fait, ce socle co-existe avec les programmes sans véritablement se confondre avec. On juge donc le scolaire au regard des programmes et on tente d'évaluer les à-côtés à partir du socle.

Le numérique, dont on parle beaucoup ?
Marginal. "Au cycle 2, 10 % des maîtres consultés par questionnaire disent mettre régulièrement leurs élèves en situation d'écrire avec un clavier (c'est une composante explicite du programme) et 54 % reconnaissent ne jamais le faire." Cette pratique est certes un variable d'ajustement, lorsqu'un directeur doit abandonner sa classe pour accomplir ses tâches administratives, mais cette évaluation du numérique est aussi tendancieuse que les autres car les enseignants ont souvent conservé leur engouement initial, d'autant que les logiciels se sont améliorés. Le rapport fait croire que l'usage de l'ordinateur resterait extrêmement limité dans la classe et quasiment réservé aux  enseignants qui s'en serviraient pour préparer leurs cours.
On commence à comprendre que ce rapport tend à dessiner les grands axes des futures coupes budgétaires...

Les plaintes des maîtres

Les inspecteurs ont-ils choisi leurs interlocuteurs ? 
"Manque de matériel aisément mobilisable, nécessité de travailler en groupes réduits dès que l'on recourt au numérique et temps à consentir pour cela". Le temps, qui revient d'ailleurs comme un leitmotiv dans les témoignages des enseignants qui ont le sentiment de courir en permanence après la montre. Ainsi les instits ne voudraient plus travailler à petits effectifs: qui peut y croire ?

Les programmes sont-ils trop lourds ou trop éparpillés ?
Le rapport ne tranche pas. Lourds ou légers, les programmes apparaissent finalement comme une donnée assez fictive. Et cela restera le cas tant que leur mise en œuvre, notamment en cas de changement, ne fera pas l'objet d'actions de formation robustes et massives, prétend le rapport, qui ne se risque pas à préconiser une reprise en main des professeurs.  Ne serait-ce que pour aider certains maîtres à profiter de ce qui est censé faire la force du primaire, à savoir la polyvalence des enseignants. Cette polyvalence ne supposerait-elle pas une révision du programme et des modalités du concours d'entrée dans la carrière? La prééminence du scientifique assure-t-elle en effet le recrutement d'enseignants motivés par l'apprentissage de la tecture ou des langues?

Les auteurs du rapport confirment que la formation demeure théorique. 
Outre que les formateurs se prennent aussi pour des professeurs d'Université face à des auditoires d'étudiants recrutés à la licence qui ne veulent d'ailleurs plus s'en laisser compter, la formation dispensée réussit certes à fabriquer des "hussards noirs de la république", mais échoue à armer les nouveaux maîtres de l'enseignement élémentaire face à des petits "apprenants" que Philippe Meirieu et Lionel Jospin ont placés "au centre du système éducatif" et qui, avec leurs parents, n'entendent pas le restituer aux "sachants. "

Le rapport ressert les critiques tarte à la crème rancies
"Les professeurs des écoles peinent incontestablement à exploiter les avantages liés à leur polyvalence: l'enseignement demeure scindé en champs disciplinaires trop cloisonnés. Les champs transversaux n'ont pas été déminés qu'ils sont prêts à reservir. L'intérêt de réinvestir ce qui a été appris en français vers les sciences ou, réciproquement, ce qui a été découvert en sciences dans des activités liées à la maitrise de la langue est sous-évalué, à moins que cette pratique ne se heurte à une véritable difficulté pédagogique nécessitant de véritables actions de formation." L'idée unique à tous les services ! Le rapport fait du neuf avec de l'ancien.

Enfin, le rapport ne manque pas d'être compassionnel et démagogue

Les inspecteurs s'auto-flagellent. Ils ont le sentiment que certains enfants sont littéralement sacrifiés sans que l'institution ne fasse rien: "Quelques professeurs des écoles, même s'ils sont très rares parmi ceux qui ont été rencontrés, n'ont pas eux-mêmes une maîtrise optimale de la langue, surtout à l'écrit, indiquent les auteurs du rapport. Ni le bac, ni le concours à bac +3 (avant l'année de formation), rien ne les a écartés. La majorité d'entre eux manquent de connaissances, ne perçoivent pas la langue comme un système et n'ont pas la vue d'ensemble qui leur permettrait d'établir une hiérarchisation entre les notions à étudier, une progression, des relations fructueuses entre domaines.

La querelle sur les rythmes scolaires avait-elle besoin de cette polémique?

A quinze jours d'une grève nationale dans le primaire, la parution de ce rapport n'est pas de nature à apaiser les instituteurs...
Cela ferait maintenant sept ans (ne calculez pas: c'est 2007 !) que le ministère ou l'Etat, sous diverses formes, critiquent fortement l'école primaire et le changement annoncé par Hollande n'y change rien. Et, selon certain ce rapport refléterait un formidable cynisme de l'institution qui adresse des reproches à des professeurs des écoles qui n'auraient pas été  formés... 
La vérité est en fait beaucoup plus embarrassante: plus ils sont formés longtemps, plus ils sont inadaptés. Le problème de la formation initiale et continue des enseignants durera aussi longtemps que l'idéologie marxisante  sapera une éventuelle "refondation" de l'école.

Devoir de mémoire
Les "maths modernes" ont commencé leurs ravages dans les années 70. C'est un avatar du structuralisme en sciences humaines et de la pédopsychologie de Piaget. Cette réforme élitiste fut pilotée sans grande concertation au moment de la massification de l'enseignement. Elle fut abandonnées par la plupart des enseignants durant les années 1980.
La méthode "globale" -par opposition à la méthode syllabique- est une méthode dévastatrice d'apprentissage de la lecture et elle a été mise en oeuvre dans les années 80, sous la présidence du socialiste François Mitterrand.

Un cruel constat d'échec pour Jospin (PS) et Meireu (EELV)
Ce Meirieu est l'inspirateur de réformes pédagogiques du PS (instauration des modules au lycée, ainsi que des IUFM au début des années 1990), il y a donc plus de 10 ans, ces années coupables de tous les maux de Hollande et sa bande. Et il continue de sévir en Rhône-Alpes.

lundi 11 février 2013

Nos scolaires ont-ils des conditions de travail déplorables ?

Rythmes scolaires à revoir, selon Yves Durand

Mais la "refondation de tout le système" est un préalable à la réforme des rythmes scolaire, explique le rapporteur de la prochaine loi d'orientation et de programmation sur l'école qui ambitionne de réformer le système scolaire français.
Il détaille les mesures à prendre dans un entretien avec '20 Minutes'

L'avenir de l'école sera en effet au coeur des débats à partir du 11 mars à l'assemblée nationale, mais une première grève a alerté l'exécutif sur les résistances des enseignants du primaire sur le sujet de la modification des rythmes scolaires en faveur de la semaine de quatre jours et demi. Lien PaSiDupes - Paris: Peillon met les écoles en grève : les écoles parisiennes massivement en grève contre la réforme des rythmes scolaires

Une deuxième grève est annoncée pour ce mardi. Près de six enseignants sur 10 (58%) seront en grève mardi pour protester contre cette réforme qui prévoit le passage à la semaine de quatre jours et demi, selon le SNUipp-FSU, syndicat dominant du primaire, qui réclame le report de la mesure à la rentrée 2014.
Les syndicats dénoncent notamment un nombre insuffisant d'animateurs formés avant septembre pour gérer les activités périscolaires et redoutent des inégalités croissantes entre les écoles concernant ces activités. Invité sur France Info, Bertrand Delanoë, qui souhaite mettre en place la réforme contestée des rythmes scolaires dès la rentrée 2013 à Paris, a lui aussi lancé un appel au dialogue.

Yves Durand, député PS du Nord et fils d'instituteur militant du SNI (SNUipp), ne peut pas être confondu avec son homonyme, Yves Durand (1932-2004) qui fut recteur des académies de Rouen puis d'Aix-Marseille (1977-1981), professeur d'histoire moderne à la Sorbonne, et ancien conseiller pour l'éducation, l'enseignement supérieur et la recherche (1986-1988) auprès du Premier ministre de l'époque, Jacques Chirac.
Celui-ci, ancien maire de Lomme, située dans l'orbite de Lille, participe aux travaux du club Réformer, groupe de réflexion politique animé par Martine Aubry.

Qu'est- ce que cette loi va changer?
On parle beaucoup des rythmes scolaires, mais cette loi ne se limite pas à ça. Il s'agit d'une refondation de tout le système. Notre pays a trop longtemps imposé des conditions de travail déplorables aux élèves. Ces mauvaises conditions sont une des causes de l'échec scolaire dans notre pays: 150.000 jeunes quittent l'école chaque année sans diplôme. Cette reforme va coûter cher, mais a-t-on déjà calculé le coût de cet échec scolaire?

Quelles sont les grandes nouveautés [!] ? 
La loi propose de reconstruire à partir de l'école primaire et de changer les méthodes d'enseignement. [On a déjà eu les "maths nouvelles" et la "méthode globale" de lecture, mais au PS on n'apprend ni de l'expérience ni de ce qui marche] L'école doit devenir un endroit où il fait bon apprendre. C'est pourquoi la formation est indispensable. Sur les 60.000 créations de postes [d'enseignants ?] dans les 5 ans à venir, l'équivalent de 27.000 sera dédié à la formation avec la création d'écoles supérieures du professorat et de l'éducation. [Lien PaSiDupes 2012: " Education nationale cherche professeurs désespérément "] Ces écoles, une par académie, dépendront de l'université et auront un budget propre pour fonctionner. Les formateurs pourront être des enseignants eux-mêmes [ce qui était déjà le cas des calamiteuses IUFM] qui feront profiter de leur expérience [les prédécesseurs étaient devenus des théoriciens coupés des réalités de la classe]. Une réflexion sur le métier d'enseignant doit être lancée. [Une de plus ! Mais de la revalorisation du métier, Durand ne parle pas. C'est pourtant une des raisons du conflit avec le ministre V. Peillon: depuis que la défiscalisation des heures supplémentaires est intervenue (lien PaSiDupes), Marylise Lebranchu a opposé un "niet" sonnant et très peu trébuchant - Lien PaSiDupes : "Austérité: Lebranchu veut faire trinquer les fonctionnaires "]


On parle aussi de mettre davantage d’enseignants que de classes. Pourquoi? 
Le principe sera d’éclater les classes et les emplois du temps [les petits groupes et sous-groupes existent déjà], de développer le travail en petit groupe pour les élèves en difficulté. [Un état d'esprit qui génère un nivellement par le bas en négligeant les éléments seulement moyens et en mettant le paquet sur les moins adaptés aux études, selon le principe idéologique et utopique du "nous naissons tous égaux": en droit, sans doute, mais certainement pas en génétique !] 
Il faudra donc davantage d’enseignants que de classes. [Il existe déjà des enseignants sans élèves. Lien PaSiDupes- 18 000 professeurs du primaire n'ont jamais vu un élève ! : Le PS et la FSU sont-ils justifiés à manifester contre les suppressions de postes ? Autre lien PaSiDupes] On va renforcer les cycles, c'est-à-dire que la frontière entre les classes ne sera plus aussi rigide. L’idée est d’éviter les redoublements qui sont inefficaces. [Encore une certitude qui pénalise ceux qui pourraient en bénéficier, mais dont on les a privés par le passé pour des motifs ...budgétaires...]

Le collège et le lycée sont-ils concernés?
Le collège est concerné en premier avec la mise en place d’un conseil pédagogique entre les écoles primaires et le collège de référence. Le passage en sixième est une rupture trop forte pour beaucoup d’élèves. L’idée est d’avoir une continuité pédagogique entre les enseignants du primaire et du secondaire. Cette réforme doit aussi renforcer la carte scolaire et réaffirmer la notion de collège unique [autant de mesures qui n'ont pas répondu aux espoirs placés en eux, du fait des passe-droits et du nivellement vers le bas: à la création du collège unique remonte la décadence de l'enseignement secondaire].

Beaucoup de communes s’inquiètent du financement des activités périscolaires qui vont se développer...
Un fonds d’aide de 250 millions d'euros va être débloqué pour aider les petites communes à instaurer ces activités périscolaires. C’est clair que nous allons tâtonner un peu pendant deux ou trois ans, mais notre système éducatif est dans un tel état de délabrement qu’il serait encore plus grave pour les enfants de ne rien faire.


Encore un expert de l'éducation qui n'a jamais enseigné, mais qui croit tout savoir pour réinventer l'école...
Comme un boulet, l'idéologie de Durand, apparatchik doctrinaire socialiste dont on ne sait rien du parcours professionnel et de la connaissance du monde du travail, vient à nouveau plomber les chances promises de réussite.