POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Meirieu Ph. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Meirieu Ph. Afficher tous les articles

mercredi 22 janvier 2020

La PMA pour toutes n'est pas la seule abomination contenue dans la réforme combattue par Philippe Meirieu

PMA, un (bel) arbre qui cache la forêt…

Une tribune du Philippe Meirieu, professeur émérite en sciences de l’éducation à l’université Lumière-Lyon II et d'Hélène Le Gardeur, formatrice en bioéthique, a paru dans libération du 19 janvier 2020
Macron veut-il du bien aux enfants ?
Meirieu est militant écologiste en désaccord de fond avec les propositions du maire PS de Lyon, Gérard Collomb, ancien ministre d'Etat de Macron. Ancien directeur de l'IUFM de l'Académie de Lyon (2001-2006), il est co-signataire d'un texte intitulé Contre l'école inégalitaire, vive le collège du XXIe siècle qui soutient la réforme de l'enseignement au collège de 2015 qu'il a inspiré et, q'en dépit des critiques exprimées par le personnel politique, y compris au Parti socialiste, par de nombreux intellectuels, syndicats et associations, et malgré une large opposition des enseignants, mais que la ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem a imposé par décret.
Résultat de recherche d'images pour "frankenstein"
"S’il fallait légiférer sur la PMA, la loi de bioéthique en lecture au Sénat est bien loin de se limiter à cette question,écrit Libération, inversant les priorités. Elle rend aussi possible de dangereuses manipulations génétiques."

Tribune. 
L’ouverture de la procréation médicalement assistée à toutes les femmes qui forment [orthographe d'universitaires experts] le projet d’avoir et d’élever un enfant représente, sans nul doute, une avancée importante vers plus d’égalité et de justice. Certes, aucune loi ne permettra jamais, une bonne fois pour toutes, de dépasser la tension constitutive de toute filiation entre «le droit à l’enfant» et «les droits de l’enfant» : le premier est aussi légitime que le sont les seconds, et c’est à chacune et à chacun, en accompagnant la venue au monde d’un petit humain, de tenter une conciliation pour laquelle aucun modèle social de la famille ne peut prétendre, aujourd’hui, représenter la norme universelle. C’est, en effet, une des conséquences de l’effondrement de tous les moralismes dogmatiques ainsi que de l’explosion des possibilités offertes par la science que de confier à notre responsabilité, et à elle seule, la décision de mettre un enfant au monde et de créer les conditions de son développement. Et cela, quelle que soit la configuration familiale : un couple hétérosexuel se trouve ici face à la même exigence qu’un couple homosexuel ou une femme seule : se voir prolongé par une naissance - aspiration humaine par excellence - n’exonère personne d’une réflexion sur les conditions d’une éducation qui permette à celui ou à celle qui arrive de prendre sereinement sa place dans le monde.

Il fallait donc légiférer sur la PMA et nous nous réjouissons que cela soit en bonne voie. Mais la loi dite de «bioéthique», actuellement en débat entre l’Assemblée nationale et le Sénat, est bien loin de se limiter à cette question : sur les 34 articles qu’elle comporte, 30 portent sur d’autres questions sur lesquelles le débat public a été largement escamoté. Qui sait que cette loi, dans son article 14 (25-26), autorise l’implantation d’embryons humains dans un animal à des fins de gestation ? Qui a compris toutes les conséquences de la suppression de l’actuel article 17 du code de la santé publique («la création d’embryons transgéniques ou chimériques est interdite») et de son remplacement par un nouvel article qui autorise, de fait, la création d’embryons humains génétiquement modifiés avec la technique dite des «ciseaux ADN» ? Qui a vu l’impact de la possibilité (ouverte par l’amendement posé par le Sénat sur l’article 2) donnée à des structures à but lucratif de conserver et de commercialiser des gamètes, des ovocytes et des embryons ?

Ce qui est en train de se décider sous nos yeux change radicalement le rapport anthropologique de l’humain à la procréation. Même si la loi réserve pour le moment - mais pour combien de temps ? - cette possibilité à la recherche, il s’agit bien de pouvoir enlever tel ou tel gène ou d’en remplacer un par un autre pour modifier des embryons humains : rien d’autre que la possibilité de «fabriquer» des enfants en manipulant les données génétiques selon notre bon vouloir.

Il n’est plus seulement question de permettre aux femmes de choisir le moment de leur grossesse, il sera possible, dès maintenant et grâce à la congélation d’ovocytes (autorisée à l’article 2), d’améliorer la «performance» des femmes au travail et d’ouvrir la porte à leurs employeurs pour qu’ils décident à leur place de leur maternité. Il n’est plus seulement question de conserver dans des banques de sperme publiques les moyens offerts aux femmes et aux couples infertiles de procréer, il s’agit d’organiser un véritable marché des spermatozoïdes les officines privées feront sans doute miroiter, moyennant finance, des enfants de meilleure qualité.

Comment ne pas voir qu’il s’agit là, tout simplement, de la marchandisation du vivant ? Comment ne pas déceler, dans les interlignes d’une loi qui s’avance masquée sous le vœu légitime de «la PMA pour toutes», la vieille songerie du docteur Frankenstein ? Comment ne pas s’inquiéter des risques d’eugénisme que font courir les techniques légitimées par cette loi : à quand l’élimination systématique des embryons qui ne correspondraient pas exactement à nos vœux ? Et comment ne pas imaginer que nous ouvrons la porte, grâce au recueil systématique des données génétiques (auquel la loi fait référence à de nombreuses reprises), à la mise en place de fichiers dont l’usage par un pouvoir politique ou par des «industries de l’humain» pourrait s’avérer terrifiant ?

Enfin, pourquoi une loi censée ouvrir des possibilités nouvelles aux femmes qui veulent des enfants a-t-elle été proposée aux parlementaires sans que soit évoquée, dans un premier temps, la recherche sur les causes de l’infertilité ainsi que sur les moyens de la prévenir ? Pourquoi ne dit-elle rien sur la manière de faciliter l’adoption qui reste encore trop souvent un épuisant parcours du combattant ? Décidément, cette loi dite de «bioéthique» n’est «ni faite ni à faire». Le débat sur la bioéthique a été confisqué. Les entreprises et laboratoires de biotechnologie y trouveront leur compte. Mais, sans un sursaut de démocratie, c’est l’humain même, dans sa précieuse spécificité, qui est menacé.

Philippe Meirieu professeur émérite en sciences de l’éducation à l’université Lumière-Lyon II , Hélène Le Gardeur formatrice en bioéthique

mardi 26 novembre 2013

Réforme de la lecture: l'inspection des instits n'est pas fameuse

La critique des enseignants à nouveau possible

20 % des enfants ne maîtrisent pas les fondamentaux en fin de CM2
Le ministre Peillon a-t-il fait une nouvelle erreur de diagnostic? 
Le ministre a prévu de revoir les programmes du primaire, alors qu'il se confirme que c'est la formation des enseignants qu'il faudrait revoir ? Mais Peillon bat en retraite face au mamouth. La question des rythmes scolaires lui a aliéné la grande majorité des instits, alors il refuse de se poser maintenant celles qui les met en cause. La lecture du rapport saignant de l'Inspection générale de l'Education nationale le décidera-t-il à l'affrontement ?

Sous le titre "École primaire : le rapport qui accuse"le site internet du Monde a révélé  la semaine dernière ce qui bloque.
Premiers cités à comparaître : les professeurs des écoles. Ils se sont fait bombarder "professeurs" pour être mieux payés, mais les instituteurs ne sont pas pour autant devenus meilleurs, selon les inspecteurs qui en ont inspecté des dizaines et ont visité autant d'écoles, dans toute la France. Leur jugement est sévère. Il apparaît en fait que tout ce qui va dans le sens d'une plus grande autonomie des établissements est facteur de désorganisation. 
Il faut en outre déplorer que cette dérégulation a favorisé l'interprétation et la dénaturation de la plupart des nouveautés introduites ces dernières années sous la pression pourtant du SNU-ipp.  

Les principaux échecs

La lecture, pourtant priorité des priorités.
Si on fait abstraction du grignotage du temps réél consacré aux enseignements fondamentaux par l'éveil et les animations, la lecture occuperait bien la majorité du temps d'enseignement dans les premières années mais, selon le rapport, "la majorité des maîtres ne dispose pas des cadres théoriques minimaux, ce qui ne leur permet pas d'être lucides quant à leurs pratiques."

En clair chacun bricole dans son coin en fonction de son idéologie personnelle, pour le meilleur et pour le pire, au risque de discontinuité et de confusion chez l'apprenant, sans avoir vraiment métabolisé les tenants et les aboutissants des méthodes préconisées et laissées au libre choix des enseignants, meême débutants qui ne dominent pas le sujet, faute du recul de l'exprience et d'unité des pratiques en travail d'équipe.

La mise en cause de la
 formation nie le besoin d'un choix de méthode unique
L'enseignant revendique le droit d'être seul maître de son enseignement. Livré à lui-même, il n'est pas toujours au point et ne peut prendre en compte le suivi de son enseignement. Et, puisqu'il faut ménager les ego des instits, le reproche qui parcourt les 100 pages du rapport contourne cet état de fait qui nuit à tous les acteurs de l'éducation.  
Le rapport n'est pas non plus exempt 'arrières-pensées politiques
Il s'agit pour les rapporteurs de dénoncer un défaut de formation initiale depuis 2008, date de sa suppression par le ministère Darcos, qui prenait pourtant en compte l'inadaptation des IUFM, obsolètes, théoriques et donc coupés de la réalité concrète du terrain. Le rapport n'est pas non plus le premier à pointer un défaut plus ancien de formation continue à destination des enseignants déjà en poste, sans pour autant rappeler d'une part l'hostilité du SNU-ipp à une formation en dehors des heures de présence et, d'autre part, l'indignation des parents d'élèves qui doivent assurer la garde de leurs enfants pendant les temps de formation des maîtres. Résultat : les principales réformes menées "depuis dix ans" (et bien plus!) donnent des résultats modestes et surtout des avis contradictoires.

Exemple avec les langues vivantes, dont l'enseignement est censé avoir été généralisé. Les intervenants extérieurs, profs de collèges ou de lycées et natifs, ont été écartés pour laissé aus instits la haute main sur les écoles. La réalité de l'enseignement confié à des "professeurs" des écoles non spécialistes, est tellement contrastée et, souvent, tellement décevante, que les inspecteurs se demandent même s'il faut vraiment persévérer. Que dit le rapport? "Cet enseignement a incontestablement une apparence : les programmes, les horaires affichés, une certaine pratique dans les classes, un accompagnement didactique, une validation. Cependant, la réalité sur l'ensemble du territoire est si diverse que l'on peut se poser la question de savoir si les conditions sont réunies pour parler d'un véritable enseignement". Mais pourquoi ce qui est particulièrement vrai de l'enseignement de l'anglais, presqu'exclusivement, n'est-il pas admis de l'apprentissage de la langue maternelle ?  

Idem de l'instruction morale, qualifiée de "variable d'ajustement des horaires"
En clair, on en fait quand on a le temps.
On pourrait encore parler de la réalité du "socle commun de connaissances et de compétences", colonne vertébrale de la loi de 2005.
En fait, ce socle co-existe avec les programmes sans véritablement se confondre avec. On juge donc le scolaire au regard des programmes et on tente d'évaluer les à-côtés à partir du socle.

Le numérique, dont on parle beaucoup ?
Marginal. "Au cycle 2, 10 % des maîtres consultés par questionnaire disent mettre régulièrement leurs élèves en situation d'écrire avec un clavier (c'est une composante explicite du programme) et 54 % reconnaissent ne jamais le faire." Cette pratique est certes un variable d'ajustement, lorsqu'un directeur doit abandonner sa classe pour accomplir ses tâches administratives, mais cette évaluation du numérique est aussi tendancieuse que les autres car les enseignants ont souvent conservé leur engouement initial, d'autant que les logiciels se sont améliorés. Le rapport fait croire que l'usage de l'ordinateur resterait extrêmement limité dans la classe et quasiment réservé aux  enseignants qui s'en serviraient pour préparer leurs cours.
On commence à comprendre que ce rapport tend à dessiner les grands axes des futures coupes budgétaires...

Les plaintes des maîtres

Les inspecteurs ont-ils choisi leurs interlocuteurs ? 
"Manque de matériel aisément mobilisable, nécessité de travailler en groupes réduits dès que l'on recourt au numérique et temps à consentir pour cela". Le temps, qui revient d'ailleurs comme un leitmotiv dans les témoignages des enseignants qui ont le sentiment de courir en permanence après la montre. Ainsi les instits ne voudraient plus travailler à petits effectifs: qui peut y croire ?

Les programmes sont-ils trop lourds ou trop éparpillés ?
Le rapport ne tranche pas. Lourds ou légers, les programmes apparaissent finalement comme une donnée assez fictive. Et cela restera le cas tant que leur mise en œuvre, notamment en cas de changement, ne fera pas l'objet d'actions de formation robustes et massives, prétend le rapport, qui ne se risque pas à préconiser une reprise en main des professeurs.  Ne serait-ce que pour aider certains maîtres à profiter de ce qui est censé faire la force du primaire, à savoir la polyvalence des enseignants. Cette polyvalence ne supposerait-elle pas une révision du programme et des modalités du concours d'entrée dans la carrière? La prééminence du scientifique assure-t-elle en effet le recrutement d'enseignants motivés par l'apprentissage de la tecture ou des langues?

Les auteurs du rapport confirment que la formation demeure théorique. 
Outre que les formateurs se prennent aussi pour des professeurs d'Université face à des auditoires d'étudiants recrutés à la licence qui ne veulent d'ailleurs plus s'en laisser compter, la formation dispensée réussit certes à fabriquer des "hussards noirs de la république", mais échoue à armer les nouveaux maîtres de l'enseignement élémentaire face à des petits "apprenants" que Philippe Meirieu et Lionel Jospin ont placés "au centre du système éducatif" et qui, avec leurs parents, n'entendent pas le restituer aux "sachants. "

Le rapport ressert les critiques tarte à la crème rancies
"Les professeurs des écoles peinent incontestablement à exploiter les avantages liés à leur polyvalence: l'enseignement demeure scindé en champs disciplinaires trop cloisonnés. Les champs transversaux n'ont pas été déminés qu'ils sont prêts à reservir. L'intérêt de réinvestir ce qui a été appris en français vers les sciences ou, réciproquement, ce qui a été découvert en sciences dans des activités liées à la maitrise de la langue est sous-évalué, à moins que cette pratique ne se heurte à une véritable difficulté pédagogique nécessitant de véritables actions de formation." L'idée unique à tous les services ! Le rapport fait du neuf avec de l'ancien.

Enfin, le rapport ne manque pas d'être compassionnel et démagogue

Les inspecteurs s'auto-flagellent. Ils ont le sentiment que certains enfants sont littéralement sacrifiés sans que l'institution ne fasse rien: "Quelques professeurs des écoles, même s'ils sont très rares parmi ceux qui ont été rencontrés, n'ont pas eux-mêmes une maîtrise optimale de la langue, surtout à l'écrit, indiquent les auteurs du rapport. Ni le bac, ni le concours à bac +3 (avant l'année de formation), rien ne les a écartés. La majorité d'entre eux manquent de connaissances, ne perçoivent pas la langue comme un système et n'ont pas la vue d'ensemble qui leur permettrait d'établir une hiérarchisation entre les notions à étudier, une progression, des relations fructueuses entre domaines.

La querelle sur les rythmes scolaires avait-elle besoin de cette polémique?

A quinze jours d'une grève nationale dans le primaire, la parution de ce rapport n'est pas de nature à apaiser les instituteurs...
Cela ferait maintenant sept ans (ne calculez pas: c'est 2007 !) que le ministère ou l'Etat, sous diverses formes, critiquent fortement l'école primaire et le changement annoncé par Hollande n'y change rien. Et, selon certain ce rapport refléterait un formidable cynisme de l'institution qui adresse des reproches à des professeurs des écoles qui n'auraient pas été  formés... 
La vérité est en fait beaucoup plus embarrassante: plus ils sont formés longtemps, plus ils sont inadaptés. Le problème de la formation initiale et continue des enseignants durera aussi longtemps que l'idéologie marxisante  sapera une éventuelle "refondation" de l'école.

Devoir de mémoire
Les "maths modernes" ont commencé leurs ravages dans les années 70. C'est un avatar du structuralisme en sciences humaines et de la pédopsychologie de Piaget. Cette réforme élitiste fut pilotée sans grande concertation au moment de la massification de l'enseignement. Elle fut abandonnées par la plupart des enseignants durant les années 1980.
La méthode "globale" -par opposition à la méthode syllabique- est une méthode dévastatrice d'apprentissage de la lecture et elle a été mise en oeuvre dans les années 80, sous la présidence du socialiste François Mitterrand.

Un cruel constat d'échec pour Jospin (PS) et Meireu (EELV)
Ce Meirieu est l'inspirateur de réformes pédagogiques du PS (instauration des modules au lycée, ainsi que des IUFM au début des années 1990), il y a donc plus de 10 ans, ces années coupables de tous les maux de Hollande et sa bande. Et il continue de sévir en Rhône-Alpes.

mardi 11 juin 2013

Professeur de maths payé pour jouer à faire peur à des collégiens de Colombes

Effectifs enseignants suffisants pour passer des films d'horreur

La FSU, syndicat dominant, ne dit mot !
"Et dire que vous allez voir votre premier film d'horreur en cours de maths". Voici les mots prononcés, lundi, par un professeur de mathématiques du collège Jean-Baptiste Clément, à Colombes, dans les Hauts-de-Seine, juste avant de diffuser, devant ses élèves de sixième, l’un des opus de la série de films d’horreur Saw.

Un film interdit aux moins de 16 ou 18 ans, selon les pays, culte pour les amateurs du genre, mais qui a "largement de quoi choquer un élève de 11 ans", témoigne Jean-François Launay, père d’un des élèves qui se trouvaient dans la salle de classe lundi.

Le professeur "a été exclu une journée"

"Lundi soir, mon fils est rentré du collège visiblement gêné, pas bien. Je l’ai donc interrogé et il m’a raconté que son prof de maths leur avait diffusé un film d’horreur pendant le cours", confie le parent d’élève à Europe1.fr. "En ce moment les professeurs assistent aux conseils de classe, donc les cours sont un peu raccourcis ou interrompus", précise le père de l’élève de sixième qui a aussitôt contacté la direction du collège.



La Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) du collège a confirmé l’ "incident" à Europe1.fr. "Le professeur a, pour le moment, été exclu une journée", nous explique-t-on. "Et nous sommes en train de voir quelle suite légale nous pouvons donner à cette histoire", ajoute-t-on. Le principal "m’a assuré que le professeur était convoqué mardi matin et suspendu dans la foulée, le temps qu’il y ait une enquête administrative", abonde Jean-François Launay.

Un élève propose, le prof laisse faire
Il a rasé sa moustache...
"L'élève est au centre du processus pédagogique" depuis que Jospin a bombardé Philippe Mérieu grand maître des IUFM. Contactée par Europe1.fr, la direction du collège se refuse à faire le moindre commentaire. Le chef d'établissement précise, néanmoins, être en contact sur ce sujet avec le rectorat de Versailles. Selon le rectorat, c'est un élève de la classe qui aurait proposé de regarder ce film sur un site internet de streaming. Le professeur aurait laissé faire. L'adulte n'est plus maître de sa classe.

Situé en zone prioritaire d’éducation (ZEP), le collège est réputé pour accueillir quelques élèves difficiles. "Mais compte tenu de la situation et ses moyens, l’équipe enseignante et encadrante a toujours fait un très bon travail", se félicite Jean-François Launay, pour qui c’est un "dérapage" isolé.