POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est enquête Pirls. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est enquête Pirls. Afficher tous les articles

samedi 16 décembre 2017

Redoublement scolaire: le retour à la raison

La démagogie progressiste de la gauche et de la fédération dominante de parents d'élèves au point mort

La décision du ministre de l’Education "d’autoriser à nouveau" le redoublement va dans le bon sens 

Le ministre s'attaque ainsi à l'idée reçue imposée par la gauche selon laquelle le redoublement serait une solution inefficace. Contrairement à ce qu'elle persiste à proclamer, la tendance générale dans l'opinion n'est pas à l'abandon de cette pratique. 

Un sondage de 2015 révélait déjà que
69 % des élèves se déclarent plutôt ou tout à fait favorables à la suppression du redoublement. La ministre (2014-2017) Najat Vallaud-Belkacem a balayé d'un revers de manche l'avis d'une vaste majorité d'élèves qui voient une seconde chance dans la possibilité de redoubler. 
La socialiste se targuait de l'idée répandue qu'il n'est pas vécu comme une réussite ! Du même coup, la socialiste de gauche ignorait que l'échec peut être formateur. N'a-t-elle pas elle-même collé, à deux reprises, au concours de l'ENA, avant de devenir ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche? Battue à la législative de 2017, elle est d'ailleurs en ...recherche d'emploi au Sénat ou au parlement de Strasbourg. Ainsi se forge-t-elle actuellement une nouvelle motivation et une confiance en soi toute neuve.

Jusqu'ici, les dés étaient pipés par l'idéologie dominante, mais aussi les esprits comptables du ministère, le coût d'un redoublement

Selon une étude organisée par le Conseil national de l'évaluation du système scolaire (CNESCO), l'expérience du redoublement, par les redoublants eux-mêmes, apparaît "très négative", sur "certaines points" montés en épingle: on ne retient pas le positif. En effet, le CNESCO est placé sous l'autorité du ministre chargé de ...l'Education nationale, pour évaluer les effets de la politique décidée par son supérieur hiérarchique politique.
Or, un décret de Najat Vallaud-Belkacem, en date du 20 novembre 2014modifie le code de l'éducation et rend la pratique du redoublement plus exceptionnelle en France, en la limitant à deux cas de figure : le redoublement peut être consécutif à une interruption de scolarité, ou exprimer le choix de la famille de s'opposer à la décision définitive d'orientation proposée à l'issue des niveaux de troisième de collège et de seconde de lycée : "Pour les élèves des classes de troisième et de seconde, lorsque la décision d'orientation définitive n'obtient pas l'assentiment des représentants légaux de l'élève ou de l'élève majeur, ceux-ci peuvent demander le maintien dans le niveau de classe d'origine." Le décret mettait le feu aux rapports parents-ados ! Et croyez-vous que les membres du CNESCO, nommé par la ministre, allaient la contrarier ?
Menée auprès de 5.615 élèves dans 60 établissements du 10 novembre au 5 décembre 2014, cette enquête sur la perception du redoublement par les élèves a été effectuée deux mois après la publication du décret... Le gouvernement n'en a retenu que ce qui lui convenait, la presse se chargeant de valoriser une limitation du redoublement, une pratique pédagogique jugée à la fois inefficace et trop chère.

Le coût du redoublement est estimé à deux milliards par an, selon une étude aussi inédite que bienvenue. Exactement (et sans gonflette ?), environ 0,4 milliard pour le redoublement en primaire (largement pris en charge par les municipalités) et 0,6 milliard au collège (à la charge des Conseils généraux d'alors). Au lycée, à la louche, pour les besoins de la cause, il était estimé à "environ 1 milliard d'euros", pour faire un chiffre rond.
Elle avait été confiée aux économistes de l'Institut des Politiques Publiques (IPP), dont le directeur de 39 ans - inspirateur de propositions pour la réforme des retraites de Macron - est un proche du socialiste de gauche Thomas Piketty, afin de répondre aux interrogations soulevées lors de la préparation de la conférence de consensus, organisée les 27 et 28 janvier 2015 par le ...CNESCO. Objectif non dissimulé : des économies progressives en cas de suppression du redoublement. L'intérêt pédagogique après. L'échec et le décrochage scolaires sont récompensés.

Si il demeure élevé en France, par rapport aux autres pays, le taux de redoublement a nettement régressé au cours de la dernière décennie. Or, les compétences en lecture et compréhension des écoliers français en classe de CM1 sont en baisse par rapport au début des années 2000, révèle l'étude internationale PIRLS. 
La gauche conservatrice tente de bloquer Blanquer

Sa presse développe l'idée que le ministre Jean-Michel Blanquer opérerait des retours en arrière, selon la communauté éducative. Le Monde et Libération ne supportent pas que les rythmes scolaires, le collège unique ou l’accompagnement éducatif puissent être remis en question depuis les dernières élections qui ont laminé le Parti socialiste. 

Blanquer est apprécié des Français et cette presse en fait une cible. 
En 4 mois, il est devenu intouchable et le petit monde des pédagos-idéologues n'en peut plus. Ils ne font plus la pluie et le beau temps et les vachards se lâchent. " Les médias l'adorent, lui offrent Une sur Une et sont à fond derrière lui, surtout ceux qui ne connaissent rien à l'école", écrit un instit dépossédé de son pouvoir de formatage des esprits. Et de se rassurer auprès du microcosme des arrogants : "Dès qu'on se rapproche de la sphère éducative, ça se couvre, nombre de journalistes spécialisés ne cachent pas leur scepticisme." Ils n'ont pas renoncé, les "sachants" contre les "apprenants" qui n'ont pas renoncé à les combattre, mais les journalistes même spécialisés ont-ils un droit à influencer la politique gouvernementale ?

Les maths dites "modernes" et la  méthode "globale" de lecture ont fait tant de mal aux enfants que, maintenant qu'ils devenus parents, les adultes refusent de leur faire confiance et de leur livrer leurs enfants. D'autant qu'ils ont été jeunes adultes témoins des tentatives d'endoctrinement par l'école à la théorie du genre ou à l'ABCD de l'égalité. 

Nommé par le président pour ramener le système scolaire à la raison, le ministre a donc pour tâche de mettre un terme à la cabale anti-redoublement. "Il n’est pas normal d’interdire le redoublement, a-t-il déclaré, jeudi 8 juin, dans un entretien au Parisien. Il y a quelque chose d’absurde à laisser passer de classe en classe des élèves accumulant les retards." C'est le bon sens, mais c'est ce qui est le moins partagé des intellos. Le ministre de l'Education entend "autoriser à nouveau" le redoublement dès l’année scolaire 2017-2018. Les dominants du monde éducatif, les enseignants du  syndicat FSU (SNES et SNU-ipp) et son satellite, la FCPE refusent de se désavouer. 

L'idéologie fera-t-elle perdre de vue, aux parents d'élèves de cette fédération, l'intérêt de leurs propres enfants, dont ils savent par l'enquête PISA (sur les acquis des élèves auprès de jeunes de 15 ans dans les 34 pays membres de l'OCDE depuis 2000) et PIRLS (qui évalue l'apprentissage de la lecture dans différents pays participants) qu'ils sont parmi les jeunes scolarisés qui savent le moins bien lire et écrire et comprendre ce qu'ils lisent. 
Pirls 2016, publiée ce mardi 5 décembre 2017 montre que le niveau des CM1 en lecture a baissé ces cinq dernières années, les menant loin derrière les autres pays de l'OCDE. Faut-il néanmoins laisser les élèves en difficulté accroître leur retard en poursuivant leur parcours scolaire comme si de rien n'était et fabriquer des perturbateurs  et des décrocheurs scolaires ?  La gauche veut-elle des adultes manipulables faute d'un accès personnel facilité à la lecture, l'information et la culture?  

Mais "dans des cas qui doivent rester rares", a précisé le ministre. 

La presse désavouée aux élections veut sa revanche.
Au journal Le Monde, on peut gloser sur "la dernière étude du ministère de l’éducation nationale, publiée mardi 21 juin [2016, qui] montre que l’école ne parvient toujours pas à réduire les écarts de réussite suivant le milieu social" et politiser le sujet. Ils savent mais, constamment marxisante, leur approche est biaisée: "en dépit des politiques et des discours sur l’égalité des chances [aveu d'échec], le système scolaire français reste fortement marqué par des écarts de réussite. Il ne parvient pas à réduire ce «noyau dur» d’élèves en difficulté, qui sont en grande majorité issus de milieu social défavorisé." Nous y voilà : l'adéquation est tenace !

En juin 2017, Le Monde maintient. 
"L’annonce sonne comme un signal politique. A trois jours du premier tour des élections législatives, le ministre laisse entendre que la gauche avait, d’un coup et de manière idéologique, supprimé le redoublement – pratique à laquelle l’opinion publique reste attachée. Il revendique une «inflexion importante» par rapport à la ligne de sa prédécesseure, Najat Vallaud-Belkacem, qui avait, sans l’interdire, réduit fortement le recours au redoublement." 
La journaliste feint ainsi d'ignorer qu'un tel aval ministériel encourage le front du refus du redoublement et amplifie la tendance au rejet existante sur le terrain, notamment depuis ce décret de novembre 2014 qui l’avait rendu "exceptionnel", on l'a vu, soit en cas de "rupture des apprentissages" (une période de maladie, par exemple), soit en fin de 3e et de 2de, si un élève n’a pas obtenu l’orientation souhaitée et, rappelons-le, à la demande de ses parents, dont on sait qu'ils ne sont pas maîtres chez eux, d'autant moins quand ils ne parlent pas le français. L'évaluation des compétences non-acquises est évacuée.

Dans la majorité des cas, le passage d’office dans la classe supérieure est donc aujourd’hui la règle. Quels que soient les résultats scolaires et l'avis du conseil de classe. 

La journaliste du Monde écrit comme une syndicaliste FSU...
"Ce décret s’inscrit dans un mouvement de recul sur le long terme," commente-t-elle,  "même si la France reste dans le peloton de tête des pays qui font le plus redoubler". Et même si l'élève ne comprend pas ce qu'il lit, quand il sait lire ?
En classe de 3e, seuls 3 % des élèves ont redoublé en 2015, alors qu'ils étaient déjà peu, 6 %, dix ans plus tôt. En 6e, la baisse est encore plus forte : 1,5 % des élèves redoublaient en 2015, contre 7 % en 2005.  Or, si cette journaliste est compétente, elle sait qu'aujourd'hui, août 2017 (source ministérielle), plus de 20 % des élèves sortent de l'école primaire sans savoir correctement lire, écrire ou compter. Son article est-il donc une désinformation politicienne du niveau d'une twitto ?

La manipulation, ça suffit. 
La même journaliste poursuit sa sélection d'informations, au détriment des éléments en faveur du redoublement. "Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques [OCDE], 22 % des élèves français de 15 ans disaient, en 2015, avoir redoublé au moins une fois au cours de leur scolarité, contre 38 % en 2003. Deux raisons expliquent cette tendance. La première [comptable et non pédagogique], c’est que le redoublement coûte cher." Elle évoque les 2 milliards d’euros par an, mentionnés plus haut, selon l’Institut des politiques publiques. "La seconde, c’est que, en dépit d’une croyance répandue, il est le plus souvent inefficace, aux yeux de la recherche." C'est là que la twitto devrait produire ses sources... Si l’élève peut progresser l’année du redoublement – puisqu’il refait le même programme [avec d'autres profs et d'autres condisciples, éventuellement dans un autre établissement, avec une maturité plus grande d'un an], à long terme [sic], «le redoublement n’a pas d’effet sur les performances scolaires» et a «toujours un effet négatif sur les trajectoires», affirmait péremptoirement et sans nuances, en janvier 2015, le Conseil national d’évaluation du système scolaire" (CNESCO [dont elle sait, comme vous et moi, quel est le degré d'indépendance et d'objectivité]) dans un rapport remis à l'autorité de tutelle, le ministère. 
"Sans parler des traces psychologiques : perte de confiance, sentiment d’échec, démotivation." Elle oublie l'humiliation, la perte d'estime de soi, etc... C'est catégorique et définitif. Notons que l'opinion adverse n''est pas exprimée.

Les théoriciens pris en flagrant délit d'échec ont toujours un 'plan B'
"Le Cnesco recommandait de trouver d’autres solutions pour prévenir et remédier aux difficultés scolaires," se félicite la petite journaliste : prise en charge des élèves fragiles en classe, remédiation, tutorat… Le coût de ces alternatives - dont certaines existent déjà - n'est pas chiffré; il n'en plus question de budget national...
"Le décret de 2014, aussi, prévoyait un «accompagnement pédagogique spécifique» lorsqu’un élève est autorisé à redoubler." On comprend que ce décret prévoyait tout ! Mais, surtout, que ces familles demandeuses de redoublement ne sont pas bien considérées: elles bravent l'idéologie dominante et ces enfants imposent un surcoût à la société ... "Reste que, dans les faits, cet accompagnement peine à s’organiser dans les classes. En France, les alternatives sont à la traîne," accuse Le Monde. 

"Aujourd’hui, qu’en est-il, à l’heure des conseils de classe de fin d’année ? «Concrètement, le redoublement a quasiment disparu, souligne Julien Maraval, principal de collège et membre du syndicat de chefs d’établissement SNPDEN-UNSA [gauche radicale: elle l'a choisie !] Le seul moment où il peut y avoir redoublement, c’est en fin de 3e, mais il ne peut pas être proposé par le conseil de classe.» Au lycée, même constat : «Le conseil de classe ne peut plus, en fin de 2de, prononcer de redoublement. Il doit obligatoirement proposer une orientation dans une série générale ou technologique», rapporte Claire Guéville, enseignante en lycée [qui s'est laissée déposséder de sa prérogative professionnelle (comme celle de dispenser des connaissances)] et secrétaire nationale du SNES-FSU [les démocrates du journal Le Monde ne connaît pas  les syndicats minoritaires et méprise les syndiqués opprimés]. Au lycée comme au collège, c’est aux parents de demander un redoublement, lorsqu’ils n’ont pas obtenu satisfaction dans leurs vœux d’orientation." On le voit, cette liberté est strictement encadrée. 

Là où la responsabilité gouvernementale est engagée, le conseil de classe n'est pas coupable des effets pervers du décret, contrairement aux allégations du Monde.
"Là où, auparavant, le conseil de classe proposait un redoublement, aujourd’hui, il tend à orienter, en fin de 3e, en lycée professionnel – bac pro ou CAP –, et, après la classe de 2de, en 1re technologique. [De quel autre possibilité dispose-t-il ?] «Certains lycées se sont retrouvés avec des effectifs en STMG [série technologique management et gestion] pléthorique, voire ont dû ouvrir en catastrophe une classe de STMG à la rentrée. Cela fragilise la voie technologique et renforce la hiérarchie des filières," regrette Mme Claire Guéville de Rouen, dont le syndicat SNES-FSU est pourtant consulté par le ministère- faut-il lui rappeler ?- peut émettre des avis et mettre en évidence des risques de cette ampleur. S'il est apte à les dénoncer quand il est en opposition, il doit être apte à les anticiper quand il soutient un décret pervers.

"D’autant qu’aucun moyen n’est mis pour ces élèves en termes de remédiation [c'est-à-dire un coût non chiffré par le CNESCO !]. Ce qu’on reproche à cette politique [de Blanquer], ce n’est pas de limiter le redoublement, mais de ne pas proposer d’alternatives conclut la syndicaliste. [Ces alternatives ont été énumérées plus haut par la journaliste...] 

"Il est trop tôt pour savoir ce que le virage que veut prendre M. Blanquer va changer concrètement, concède-t-elle. Si tant est qu’on puisse parler de virage. Pour Claire Krepper, du SE-UNSA, "on peut parler d’effet d’annonce, car rien ne change en définitive. Pour le ministre, il est clair que le redoublement doit rester exceptionnel. Il nous l’a redit, jeudi [8 juin], lors du Conseil supérieur de l’éducation." Ce n'est pas tombé dans l'oreille d'une sourde et c'est aux professeurs d'en décider au final en Conseil de classe... 

La syndicaliste présente au CSE n'a pas écouté
Résultat de recherche d'images pour "redoublement scolaire"
Au rayon des alternatives, la première des réponses, pour M. Blanquer, réside dans les dispositifs de lutte contre l’échec scolaire. Dans ce cadre, le nouveau ministre prévoit, dès cet été, des stages de remise à niveau d’une semaine fin août pour les élèves entrant en 6e – "au moins en éducation prioritaire", a-t-il nuancé auprès du Parisien –, ainsi que la mise en place d’études dirigées au collège pour que les élèves rentrent chez eux les "devoirs faits". 
La journaliste du Monde est soupçonneuse. "Reste à savoir si ces dispositifs «hors de la classe» suffiront à aider les élèves qui accumulent les difficultés dès les plus petites classes. En termes de soupçons, cette personne pourrait également s'interroger de savoir si, dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires, l'argent des collectivités a été utilisé au mieux et au bénéfice réel des enfants, notamment les plus défavorisés. On est en droit de penser que la priorité était à la lecture plutôt qu'aux rythmes africains. 
Bilan :  les "difficultés accumulées dès les plus petites classes" ne sont pas un mythe. Il aurait pu y être remédié si les élèves avaient été diagnostiqués et pris en compte sans retard.

jeudi 7 décembre 2017

Lecture: Peillon, Hamon et Vallaud-Belkacem ont fait régresser les Français

Bilan négatif du quinquennat de Hollande en matière d'éducation

Le président sorti avait fait une priorité de la jeunesse...

La France est plus que jamais la mauvaise élève de la lecture en Europe.
Les petits Français se sont rapprochés un peu plus encore du radiateur au classement européen, comme indiqué par l'étude internationale qui évalue depuis 2001 le niveau de lecture des enfants de 50 pays tous les 5 ans. 

L'enquête Pirls (Programme international de recherche en lecture scolaire) évalue les performances en compréhension de l'écrit des écoliers à la fin de leur quatrième année de scolarité obligatoire (CM1 pour la France) dans 50 pays, a dévoilé ses résultats mardi
L'étude Pirls est conduite par l'IEA, une association internationale à but non-lucratif, et indépendante des États qu'elle étudie, et dont les membres sont des organismes de recherches universitaires ou gouvernementaux. L'IEA mène également une autre étude internationale, Timss, qui analyse les compétences et connaissances en mathématiques et sciences des enfants en CM1.
La plus connue sur les compétences des élèves et les systèmes éducatifs à l'échelle internationale,
l'étude Pisa, publiée fin 2016, montrait que la France se situait dans la moyenne des pays comparables en termes de compétences mais mettait en cause l'origine sociale des élèves -sans nommer les immigrés, notamment les clandestins, bien plus que dans une grande partie des pays évalués.
Les programmes éducatifs mis en question. 
L'étude Pirls a testé 320.000 écoliers au total, tous âgés de 9 ou 10 ans, et ayant tous suivi quatre années de scolarité obligatoire (soit le CM1 en France). Ces élèves ont été testés sur leurs capacités à comprendre des textes littéraires ou purement informatifs.

C'est sur ces textes informatifs que les écoliers français ont le plus "décliné", avec un score de 510 en 2016, contre 532 en 2001 lors de la première étude Pirls. Les élèves testés sont le plus souvent entrés en maternelle en 2008. Ils ont servi de cobayes pour des tests sur la théorie du genre ou l'ABCD de l'égalité, avant de subir la réforme des rythmes  scolaires, désormais critiquée dans le monde de l'éducation nationale et non plus seulement par les collectivités territoriales. 

L'enquête Pirls questionne aussi parents et professeurs et fournit une grande quantité de données sur les enseignants, les établissements scolaires, les conditions d'apprentissage de la lecture à la maison etc...
Les compétences en lecture et compréhension des écoliers français ont chuté par rapport au tout début des années 2000

La France et les Pays-Bas sont les deux seuls pays à afficher des scores à la baisse depuis 2001. Ces cinq dernières années, Vincent Peillon a été ministre de l'Education nationale de mai 2012 à mars 2014 et Najat Vallaud-Belkacem, de 2014 à 2017, avec un passage fugitif et déstabilisant de quatre mois avec Benoît Hamon (avril-août 2014) : trois ministres socialistes pour un seul quinquennat.
Paris comptabilise un score de 511 points et se maintient donc au-dessus de la barre des 500 points, fixée en 2001 comme la moyenne des performances des pays participant. 


Dans l'étude 2016, 34 de ces 50 pays ont obtenu un score dépassant les 500 points. La Russie, Hong Kong, Singapour, la Finlande et l'Irlande font partie des pays les plus performants dans le domaine de la lecture et de la compréhension. A l'inverse, l'Egypte, l'Afrique du Sud et le Maroc, pays d'origine de l'ex-ministre socialiste de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem,arrivent en queue de classement.

La France est de nouveau en queue de peloton des pays européens, avec un score médiocre.  
Résultat de recherche d'images pour "Lire et faire lire"De quoi conforter l'actuel ministre de l'Education nationale dans sa volonté de renforcer les fondamentaux à l'école primaire. Mardi, Jean-Michel Blanquer a commenté les résultats de Pirls 2016. L'intitulé de sa conférence de presse ? "Maîtriser le français, une exigence pour la réussite de tous"…

Mi-octobre, le locataire de la rue de Grenelle avait déjà lancé une campagne, "Ensemble pour un pays de lecteurs", pour redonner le goût de cette activité aux jeunes. Il compte sur l'association Lire et faire lire. 
Quelque 18.000 personnes contribuent à ce réseau, auprès de 650.000 enfants. L'objectif est d'atteindre, sous quatre ans, les 50.000 bénévoles, pour toucher 1 million d'élèves.