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dimanche 15 décembre 2019

Temps de travail des internes : Agnès Buzyn menace de sanctions

La ministre de la Santé s'en prend aux plus vulnérables 

Buzyn 
rappelle ses confrères à la loi


Les hôpitaux ne respectant pas la loi en matière de temps de travail des internes sont dans le viseur de la ministre. En grève illimitée depuis mardi, les internes en médecine ont été entendus par la ministre, qui renvoie la responsabilité du dépassement des horaires de travail sur les hôpitaux, ce dimanche.
"Leur temps de travail n'est pas respecté, c'est contre la loi", a observé la ministre, sur BFMTV, à deux jours d'une manifestation regroupant médecins, soignants et internes.
Selon la ministre, les internes "ne doivent pas travailler plus de 48 heures par semaine. Or, c'est parfois beaucoup plus". Elle a ainsi promis que les dépassements du temps de travail réglementaire seraient "rendus publics, dans tous les hôpitaux", qui "pourraient avoir des sanctions".

Un bras de fer est engagé entre les médecins et la ministre qui réagit à la tribune de ses confrères (lien PaSiDupes). 
Agnès Buzyn l'assure : "Je suis la ministre qui, depuis 10 ans, a ré-augmenté le budget des hôpitaux".

L'hôpital public, lieu privilégié de formation à l'abandon

Appelés à la grève par l'Intersyndicale nationale des internes, principal syndicat (Isni), depuis le 10 décembre, les internes dénoncent depuis plusieurs mois la "dégradation des soins" et le dépérissement de l'hôpital public, "lieu privilégié" de leur formation. 
"La qualité et le temps de formation est en constante décadence", écrit l'Isni samedi. Pour lutter contre "les dérives de leur temps de travail", il réclame le décompte de leurs heures pour identifier les services avec les plus importants manquements.

Buzyn, prête à desserrer le garrot.
L'ouverture prochaine de discussions pourrait être décidée sous la pression pour  "valoriser leur temps de travail additionnel" et "faire en sorte que la réglementation s'applique, c'est-à-dire qu'ils aient un repos compensatoire après une garde". Ce qui supposerait des créations de postes dans sept et neuf ans...

En attendant, les internes rejoindront mardi les médecins et soignants mobilisés partout en France, après neuf mois de crise à l'hôpital public, pour réclamer davantage de moyens et d'effectifs.
Leur souci est de "rester visibles" parmi les actions prévues le même jour contre la réforme des retraites. 
Rendez-vous à Paris le lundi 20 janvier : le syndicat appelle en effet à une manifestation nationale. 
Pas sûr que ses confrères laissent à Buzyn un peu de "repos compensatoire" pendant les fêtes de fin d'année. Mais ça fait deux ans et demi qu'ils nous disent qu'ils sont au travail. Qu'ils gardent le rythme !

vendredi 6 mai 2016

EELV s'est marginalisé

EELV, le parti fantôme qui ne retentit qu'aux douze coups de minuit

Le parti doit faire face aux défections de ses meneurs mais également à une véritable hémorragie de sa base militante

Europe Ecologie-les Verts ne compte plus que 6.000 adhérents.
Le 12 février, EELV a intronisé son nouveau secrétaire national David Cormand, qui remplace Emmanuelle Cosse, qui a tant fait pour se faire nommer au gouvernement. Après des départs en cascade de ses représentants politiques, c'est au tour des militants de quitter le navire Europe Écologie-Les Verts. Le parti  compterait  3.000 de moins qu'il y a deux ans. D'après les calculs du Lab politique d'Europe 1, le parti ferait même face à une baisse de plus de 60 % de ses militants depuis son lancement en 2006.

Comparaison qui en dit long sur la santé de la formation politique,
EELV se fait devancer par le Parti radical de gauche et le Parti chrétien-démocrate de Christine Boutin, qui revendiquent chacun 10.000 adhérents en 2015, comme le rappelle le site.
Le parti de Nicolas Dupont-Aignan, Debout la France, atteindrait les 15.000.

Interrogée par le site d'Europe 1, Sandrine Rousseau, la porte-parole d'Europe Écologie-Les Verts, tente de justifier cette baisse spectaculaire par le non-renouvellement des cartes de la part de ses adhérents. Elle assure que le chiffre des militants serait plutôt de 8.000.

Depuis l'entrée au sein du gouvernement de François Hollande d'une partie de ses chefs de file, Cécile Duflot (en mai 2012, avant son départ en mars 2014), puis Emmanuelle Cosse (promue en février 2016), les dissensions internes ont fait fondre les effectifs.

François de Rugy et Jean-Vincent Placé (ci-contre à gauche) ont quitté le navire en août 2015 pour fonder Ensemble écologistes !.
Un mois plus tard, Barbara Pompili (ci-contre à droite) rend elle aussi son tablier. La nouvelle formation siphonne un peu plus la réserve de sa base militante.
En avril, c'était au tour de  Monsieur Cosse, Denis Baupin, vice-président de l'Assemblée nationale, de faire défection.


Qu'est devenue sa représentativité ?
Une hécatombe qui s'explique également par les échecs électoraux successifs. Résultat, les effectifs d'EELV fondent aussi sur les bancs de l'Assemblée. Des dix-sept députés que compte le groupe écologiste, seuls huit sont encore encartés à EELV. Même scénario au Sénat, où ils ne sont plus que six sur un groupe de dix à avoir leur carte. Dans ce contexte, le lancement de la campagne du parti pour la présidentielle de 2017 risque de ressembler à un parcours du combattant.
Vu la dégelée qu'il va se prendre en 2017, tant à la présidentielle qu'aux législatives qui vont suivre en juin, le PS sera sur la même pente descendante, déserté de ses adhérents et ruiné financièrement. Les jours s'annoncent très sombres également pour le PS. Pendant son quinquennat, Hollande n'aura réussi qu'à affaiblir le PS.

samedi 4 juillet 2015

La fonction publique n'attire plus les demandeurs d'emploi français

50.000 postes de fonctionnaires restent non pourvus

Les embauches de fonctionnaires seraient loin d'atteindre les objectifs annoncés par le gouvernement et votés par le Parlement

Un document que s'apprête à publier la rapporteur du Budget à l'Assemblée, Valérie Rabault (photo ci-dessous), le révèle: les effectifs de fonctionnaires accusent un déficit de 50.000 postes par rapport aux promesses du gouvernement.

Le compte n'y est pas

Par rapport aux effectifs inscrits dans la loi de finances et votés par le Parlement, il manquerait 13.300 enseignants, 5.000 militaires et 4 300 policiersselon les comptes de la néo-députée PS du Tarn-et-Garonne, diplômée de... l'École nationale des Ponts et Chaussées.

Au cours de sa campagne, François Hollande avait promis le recrutement de 60. 000 agents à l'Éducation nationale et 5.000 dans la justice et la sécurité. Les autres administrations devaient en échange diminuer leurs effectifs. Fin 2014, le compte n'y était pas, "les ministères prioritaires ne font pas le plein".

Les promesses de Hollande ne trouvent pas preneurs 

Le manque de candidats au concours 2013 de l'Éducation nationale est en cause. 6.135 postes étaient ouverts au concours externe du CAPES. 26.180 candidats s'étaient inscrits, 8.913 avaient été déclarés admissibles, mais seulement 5.164 étaient finalement admis, soit 1 candidat sur 5...
Les épreuves de 2014 auraient "tout de même attiré plus de monde et les chiffres devaient donc remonter", selon la presse militante qui se garde bien toutefois de fournir les chiffres officiels. Pour commencer, 6.062 postes offerts, c'est moins ! Et 5.177, c'est pourtant plus d'admis... Sans compter les 445 inscrits sur liste... complémentaire! Ainsi les Français paient-ils la désinformation de la presse toujours plus cher.

Également pointées du doigt, malgré l'obtention de nouveaux emplois d'urgence annoncés après les attentats de janvier, l'armée et la police qui, "n'avaient pas atteint le maximum de leurs recrutements l'an dernier".

Comment expliquer une telle situation ? Soit "le plafond d'emplois n'est pas assez contraignant », soit il y a « des difficultés à pourvoir les postes votés », souligne le rapport, cité par le JDD. En ne respectant pas les objectifs fixés, l'État aurait économisé, « mécaniquement », 228 millions d'euros en 2014, conclut le journal.
La jeunesse - priorité de Hollande - sous influence de la FSU et de la presse socialiste se tourne vers le djihad plutôt que vers le service de la patrie qu'elles dénigrent.

Mais la presse continue de participer à l'enfumage gouvernemental

"Des chiffres qui devraient cependant remonter en 2015, assure à nouveau les professionnelsdu magazine Le Point, dans un copié-collé de l'année précédente, "alors que les concours ont attiré de nombreux candidats l'année dernière.
Mais les lecteurs de PaSiDupes savent ce qu'il faut penser des analyses de décrypteurs patentés.

dimanche 8 mars 2015

Hôpitaux: Marisol Touraine fait le lit de la logique comptable

Les syndicats ne descendent  plus tousser dans la rue 

L
e pouvoir socialiste se décharge sur les régions, 
mais il prévoit la mise à la diète du budget de la santé et des amputations d'effectifs 

Les syndicats ont fait fuiter un document confidentiel - le "Kit de déploiement régional du plan Ondam à destination des ARS" - pour prendre le pouls de la population. C’est un plan opérationnel sur trois ans, distribué le mois dernier aux directeurs des agences régionales de santé (ARS), avec mention explicite : "diffusion restreinte". La semaine dernière, le magazine Challenges avait fait état d’une version de ce document qui aurait été débattu avec la ministre de la Santé, Marisol Touraine. 
Ce plan global de 69 pages n'a qu'un seul objectif: 10 milliards d’économies à l’horizon 2017. Et, dans ce lot, la part des restrictions pour l’hôpital tournent autour de 3 milliards d’euros

Marisol Touraine veut des pétaudières à la place d'hôpitaux

Au nom de la démocratie, la ministre socialiste de la Santé veut donner plus de poids aux médecins et réformer la tarification. 
Pour ce faire, elle entend remettre en cause l'emblématique loi "Hôpital patients santé et territoires" (dite HPST) votée en 2009 par la majorité précédente, en prétendant "un sentiment de démobilisation et de perte des repères" du personnel. "Il faut donc rétablir la confiance", a-t-elle estimé. 
Son idéologie la conduit à s'attaquer aux symboles. Pour commencer, elle entend rogner les prérogatives du directeur d'hôpital, élargies lors de la loi HPST. Elle assure qu'"une gouvernance équilibrée" redonnera du poids aux médecins dans la stratégie des établissements. "Il n'y aura plus de patron: comme l'hôpital n'est pas une entreprise, c'est un terme plus que malvenu. Attention, cela ne veut pas dire qu'il n'y aura plus de directeur, a nuancé la ministre. Un médecin a beaucoup de qualités, mais il rencontrerait des difficultés pour faire tourner une blanchisserie ou dresser un compte d'exploitation," a-t-elle admis, soulignant du même coup que son projet constitue un risque.

Les patients auront aussi leur mot à dire dans la gestion de l'hôpital. 
Un "comité technique des usagers" - au rôle encore flou - sera mis en place dans les grands établissements. Une mission, confiée à une personnalité du monde associatif en 2013, devait en préciser les pouvoirs "dans les prochains mois". Ce sera peut-être pour 2015... ou les prochaines années. 

L'hallucinée s'attaque également au mode de financement des établissements. Aujourd'hui, un hôpital est rémunéré pour chaque acte médical qu'il réalise. Or, "cette méthode génère des effets pervers", soutient la ministre, certains hôpitaux multipliant les actes pour générer plus de revenus. Un patient a deux fois plus de chances de se faire opérer de l'appendicite dans certains départements qu'à Paris, dénonce ainsi l'Inspection ­générale des affaires sociales, une niche dorée de retraités méritants de la socialie. C'est ainsi qu'en janvier 2013, l'ancien secrétaire général de la CFDT -proche du PS- a été intronisé inspecteur général des affaires sociales à 7.257,55 euros net par mois. Savoir si le syndicaliste et ses petits camarades, tel Aquilino Morelle, ancien conseiller politique de François Hollande, va être mis à la diète.

La ministre veut donc introduire une "tarification au parcours".
Elle met par terre un système qui a fait ses preuves, mais qu'elle a décrété médicalement inefficace et mauvais pour les... finances publiques. En clair, le gouvernement socialiste veut réduire la rémunération des hôpitaux avec un forfait pour la prise en charge de certains patients. Et les autres ? Par exemple, lorsqu'il accueille une personne âgée en fin de vie dans son service de soins palliatifs. Il ne fera donc pas bon s'accrocher à la vie. Quant aux "riches", la plupart des Français depuis plusieurs générations, ils ne seront plus bons qu'à financer la CMU et l'AME, l'aide médicale dite de l'Etat, au bénéfice des défavorisés d'ici et d'ailleurs.

L'entourage de la ministre dresse le public contre le privé
"Les intentions de la ministre sont bonnes", clame Gérard Vincent, délégué général de la Fédération hospitalière de France, alliée du gouvernement dans sa politique de décentralisation. Mais il faudrait qu'elles soient suivies par des actes. Or, les cliniques privées ont été favorisées cette année dans les choix budgétaires.»
Marisol Touraine devait présenter sa loi sur l'hôpital début... 2014 seulement. L'agenda des réformes en cours, des retraites et de la dépendance notamment, ne permettra pas de s'y pencher plus tôt, avait prévu la ministre. Soit un retard augmenté encore d'une année au moins.
  
Dans un hôpital parisien, en novembre.L’hôpital devra réduire ses effectifs et les malades passer la ceinture de contention

Après avoir fait obstacle à la réforme de l'hôpital par Nicolas Sarkozy en 2008, la presse aux ordres a entrepris de convaincre les malades que nul ne conteste plus la nécessité d’une forte évolution du paysage hospitalier. Le journal socialiste Libération affirme tout à coup qu'il y a beaucoup d’hôpitaux en France, "voire trop" (sic), et qu'ils coûtent cher. L’hôpital représente 45% des dépenses de santé, insiste le quotidien. Avec près de 3.000 établissements, la France est un pays largement doté, avec 6 lits pour 1.000 habitants, le double de la Suède ou de la Grande-Bretagne. Ces hôpitaux sont en outre souvent mal localisés : trop pour les soins de courte durée, pas assez pour les handicapés et les personnes âgées. Et ils sont trop nombreux dans les grandes villes comme Paris, Lyon ou Marseille.

Touraine veut défaire la réforme Sarkozy
Alors, et ce "kit" -cette trousse médicale du ministère de la Santé- permettra-t-il de sauver la vie de l'hôpital public ? "Des économies ? C’est possible", réagit Gérard Vincent, toujours ce même délégué général de la FHF, décidément ravi. Mais ce responsable FHF, qui fédère la totalité des hôpitaux de France se sent mené en bateau : "On a le sentiment d’un double langage. La ministre nous avait promis que ce serait à chaque région, à chaque établissement de s’adapter. Et, là, on voit la technostructure du ministère qui prend le pouvoir." Et d’enfoncer le clou : "Avec ce plan, on assiste à l’étatisation rampante du système hospitalier. Où est la ministre ?" s'agace le responsable, découvrant que Marisol Touraine refuse le dialogue. C'était le cas en décembre quand, après avoir donné satisfaction aux Urgentistes en 48 heures, elle avait renvoyé la concertation avec les médecins du secteur privé à un mois, au milieu janvier. 

L’Ondam hospitalier (objectif national de dépenses de l’assurance maladie) est un levier fort les pouvoirs publics pour agir sur la masse budgétaire des hôpitaux. Il fixe d’une année à l’autre l’augmentation des budgets des hôpitaux. Si rien n’est fait, le budget des hôpitaux augmente automatiquement de 2,9%, et cela en particulier avec les hausses automatiques de salaires. Là, l’objectif est clair : en 2015, l’Ondam sera de 2,1% en 2015, de 2% en 2016 et de 1,9% en 2017.
En conséquence, les budgets des hôpitaux vont baisser fortement de plusieurs centaines de millions d’euros. "Si les hôpitaux ne veulent pas augmenter leur déficit, ils doivent faire des économies. Et le premier poste, ce sont les salaires, la masse salariale représentant 65% des charges des établissements de santé, donc de l’emploi", explique un ancien directeur des hôpitaux, sans faux-fuyant, mais anonyme. Et on arrive à la question sensible de l’emploi. Le chiffre de 22.000 postes supprimés a été évoqué pour les trois années à venir dans les hôpitaux. Mais, voilà, le gouvernement ne veut pas assumer. Mercredi, la ministre de la Santé a nié devant les députés que son plan de 3 milliards d’euros d’économies pour les hôpitaux d’ici à 2017 a  vocation à "baisser les effectifs hospitaliers".

L'étude du "kit" révèle qu'il est prévu 860 millions d’économies sur la masse salariale pour 2015-2017. Pour y parvenir, il est proposé tout un ensemble d’indicateurs et de pistes, comme : "la mise à plat des protocoles ARTT, le réexamen des avantages extra-statutaires ou non conventionnels, l’optimisation des dépenses de personnel médical, la réduction des coûts liés à l’intérim médical". Les bonnes pratiques sont détaillées: "mettre en place des maquettes organisationnelles par unités en fonction de leur taille et procéder à une harmonisation au sein de l’établissement". Si cela ne veut pas dire… diminuer les effectifs !

L’avenir, c’est l’ambulatoire: dans l'intérêt du patient ?

Les vertus de l’ambulatoire sont devenu un refrain. les hôpitaux de demain ne doivent plus être des lieux de séjour, le patient ne devra plus s'attarder. Bien des interventions chirurgicales ne nécessitent plus d’hospitalisations et l’hôpital public prend désormais en exemple le privé qu'il décriait.

Mais, dans ce plan,  la montée en puissance de l’ambulatoire est purement statistique, sans la moindre évaluation de son coût, ni de l’intérêt du patient en termes de santé publique. Des études indiquent, par exemple, que l’ambulatoire peut engendrer des inégalités d’accès aux soins. Qu’importe, un seul objectif est affiché : économiser un milliard en 3 ans. Et des chiffres : "52,1% en 2015, 54,2% en 2016, 57% en 2017".

8 blocs et 23 actions

Le plan se décline en 8 blocs (chirurgicaux !), avec 23 actions. Certaines sont pleinement justifiées, comme celui concernant la pertinence des actes médicaux. Pourquoi certaines régions font deux fois plus de césariennes que d’autres ? Et pourquoi y a-t-il aussi des variations en chirurgie cardiaque ? "La réduction du nombre d’actes non pertinents est un enjeu fort",souligne le document.
Or, le plan ne prodigue  aucun conseil pertinent pour atteindre l'objectif de 140 millions d’euros, dont 50 millions sur les actes hospitaliers.

Une action forte est prévue, ensuite, sur les médicaments
Les génériques vont être imposés aux patients, pour "une maîtrise médicalisée de médicaments de spécialités." Ces derniers sont en effet des médicaments extrêmement chers - comme on l’a vu encore récemment avec celui contre le virus de l’hépatite C (45.000 euros, le traitement sur un mois, comme s'il n'existait pas déjà un produit alternatif...). Comment limiter les prescriptions sans ouvrir la voie à une médecine à plusieurs vitesses ? La ministre n'a pas la réponse. Là encore, Marisol Touraine n'a rien à proposer d'autre qu'un objectif économique à atteindre.

Autres économies : des actions sur le transport sanitaire. Et enfin ce qu’ils appellent les GHT, les groupes hospitaliers de territoire, qui visent à regrouper sur un même territoire des hôpitaux. Objectif : 400 millions d’euros d’économies.

D’aucuns voient dans le "kit" un plan désespérément technocratique, sans le moindre volet sanitaire. "Mais c’est un peu la loi du genre. Le problème est que ce sujet soit porté de façon cohérente", tempère un ancien ministre. Et de prendre un exemple récent : "Un jour, pour cause d’épidémie de grippe, le ministère va affirmer qu’il n’y aura pas de fermeture de lits. Et, en même temps, il fait paraître ces instructions. Comment voulez-vous mobiliser de cette façon-là ?"

jeudi 30 octobre 2014

Le "problème d'effectifs et de moyens" est une cause principale de la mort du sous-officier au Mali

La force Serval est partie prématurément, dénonce le général Desportes

Un soldat français est mort au Mali


"La France va devoir "finir le job"
Au lendemain du sacrifice de ce sous-officier pour le Mali et les Maliens, Vincent Desportes, professeur de stratégie et ancien directeur du Collège interarmées de défense, parle.

Ce drame était prévisible,
explique le général Vincent Desportes. 

"On a d'abord l'opération Serval qui se passe extrêmement bien. Et qui détruit la grande majorité des forces djihadistes. Et puis, hélas, cette force doit partir beaucoup trop tôt, en particulier parce que nous sommes engagés en République centrafricaine. Le terrain qui avait été conquis, stabilisé, est lâché beaucoup trop tôt, alors que ni l'armée malienne, ni les forces de la Minusma ne sont capables de prendre véritablement la relève des forces françaises.

Et comme la nature a horreur du vide, les djihadistes se sont replacés.
 
On déshabille Jacques pour habiller Paul, tout cela n'est pas très sérieux. On a un problème d'effectifs et de moyens", s'indigne ce meneur d'hommes.

"Il faudra bien que l'armée française revienne terminer le job,
prévient le général de division. 

Nous devons redéployer les moyens nécessaires pour faire face
à cette menace qui est aussi dangereuse pour nous et pour les Français que l'Etat islamique en Syrie et en Irak".

En 2010, pour avoir exercé sa liberté d'expression, Vincent Desportes fut sanctionné par le Chef d'état-major des armées, l'amiral Guillaud, sur ordre du ministre de la Défense, Hervé Morin, et quitta le ministère de la Défense. Selon l'économiste d'extrême gauche Jacques Sapir, le général Desportes ne prenait pas position sur la stratégie française, mais mettait en question l'ambivalance de la stratégie américaine qui aboutit à une absence. 
Il est aujourd'hui professeur associé à Sciences Po Paris.

vendredi 22 novembre 2013

Chute continue des effectifs de pompiers volontaires

Ces humanitaires refusent de se faire agresser

La désertification des zones de non-droit se poursuit

Les pompiers volontaires étaient 192.986 en France en 2012, soit 2.232 de moins que l'année précédente, selon les chiffres diffusés vendredi par le ministère de l'Intérieur.

Hollande avait  été érigé leur recrutement en "priorité"
Le président socialiste avait annoncé en octobre un "plan national" pour enrayer la chute continue du nombre de volontaires depuis 2010 et s'était engagé à atteindre à nouveau le nombre de 200.000 d'ici la fin de son quinquennat en 2017. 

15.000 pompiers volontaires en moins en 8 ans
Maillon essentiel de la sécurité civile, ces hommes et femmes qui occupent souvent un autre métier à côté représentent 78% des pompiers.

Une perte de plus de 10% au dernier comptage
Au 1er janvier 2013, ils étaient encore 2.500 de moins que l'année d'avant , sur un total de 245.800 pompiers (volontaires, professionnels civils, militaires) en France, selon "les statistiques des services d'incendie et de secours" diffusées par la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises du ministère de l'Intérieur.

En France, les pompiers interviennent en moyenne toutes les 7,4 secondes, avec 4,2 millions d'interventions en 2012, un chiffre en hausse continue depuis 2010.

1 234 agressions à leur encontre

Quand les pompiers interviennent, c'est dans 71% des cas pour des "secours à la victime", dans 7% pour éteindre un incendie, dans 6% pour des accidents de la circulation.

Le soir du match Algérie-Burlina-Faso de qualification au Mondial de football, les véhicules des pompiers et de la police ont été pris pour cible alors que ceux-ci intervenaient suite à l'incendie de deux véhicules et d'un scooter, le 19 novembre à Limoges, dans le quartier de la Bastide.

En novembre 2012, 1.234 agressions ont été recensées à l'encontre de pompiers, un nombre "stable", est-il convenu de diffuser.
En vérité, les victimes d'une agression en intervention étaient de 1.155 en 2010.

jeudi 23 mai 2013

La cogestion de l'Éducation nationale épinglée par la Cour des comptes

Un an après, la Cour des comptes donne raison à Sarkozy

Les défaillances de l'Éducation nationale ne relèvent pas d'un manque de moyens budgétaires  
La "réussite pour tous"
est-elle une  affaire de gros sous?
Un rapport de la Cour des comptes publié ce mercredi met en cause une mauvaise organisation et une mauvaise gestion de ses professeurs.

Pour la première fois, les options de gestion des ressources humains sont rendus responsables des errements de l’Éducation nationale, observe ce rapport intitulé "Gérer les enseignants autrement", publié ce mercredi. Plus que d'un manque de moyens, l'institution souffre d'une mauvaise gestion des professeurs.
La Cour prône donc une "réforme d'ensemble" pour enrayer les "multiples dysfonctionnements" de l’Éducation nationale et la baisse des résultats des élèves et la crise de vocation des enseignants. 

Ce n’est pas le nombre d’enseignants en France qui pose problème, mais la manière dont ils sont utilisés.
"Le problème n'est pas celui du nombre d'enseignants ou d'une insuffisance des moyens" budgétaires : […] la création prévue de 60 000 postes en cinq ans "[est] vaine si elle se [fait] à règles de gestion inchangées", juge encore la Cour.

Pour le socialiste Didier Migaud, son premier président, ne pas changer ces règles, c’est participer à la "dégradation des performances du système scolaire". La France est au 18e rang (sur 34) des pays membres de l'OCDE pour la performance de ses élèves. L'impact de leur origine sociale sur leurs résultats est d’ailleurs deux fois plus important que dans les pays qui réussissent le mieux.

Le système scolaire actuel "ne parvient pas davantage à répondre aux attentes des enseignants", a ajouté Didier Migaud lors d'une conférence de presse, rappelant que "la France connaît un profond malaise enseignant et une inquiétante crise d'attractivité du métier".

La Cour a donc énuméré toute une série de recommandations pour "redéfinir" le métier d'enseignant, de la revalorisation salariale en passant par les règles de mutation des professeurs.

Recommandation 1 : revalorisation salariale
Dans le détail, elle préconise ainsi de "mieux valoriser" les enseignants recrutés à Bac+5. "Cela passe par la formation, le déroulement des carrières, les conditions de travail et la rémunération", a continué le premier président de la Cour. Selon l'Insee, sur les traitements perçus en 2009, "la rémunération nette annuelle des enseignants est inférieure de 35 % à celle d'un cadre non enseignant de la fonction publique". Selon l'OCDE, les salaires des profs français sont inférieurs à ceux de leurs homologues des pays de l'organisation en début et en milieu de carrière, et baissent depuis 1995.

Recommandation 2 : revoir les règles d'affectation des professeurs 
Elles reposent sur l'application mécanique d'un barème de points attribués en fonction de différents critères (ancienneté, situation familiale...). Didier Migaud rappelle que la première affectation de deux tiers des enseignants se fait sur des postes de remplacement ou des postes difficiles pour lesquels, au contraire, "une solide expérience pédagogique et un recrutement sur profil seraient bien plus efficaces".

Recommandation 3 : mettre en place un "forfait annuel" intégrant les heures de cours à l'ensemble des activités des enseignants (travail en équipe pédagogique, accompagnement personnalisé des élèves...). "La répartition de ce temps de service doit pouvoir être modulée en fonction du type de poste occupé et des besoins locaux des élèves", précise Didier Migaud.

Mise en cause de la cogestion corporatiste par le syndicat dominant 

 Vincent Peillon, ne peut partager le constat de mauvaise utilisation des moyens existants.
Précédent ministre de l'Education, Luc Chatel prônait l'autonomie des établissements qu'il avait étudiée en Finlande, pays qui l'a expérimenté avec succès, mais c'était un autre excès.
La question des effectifs aurait pu être désormais réglée: malgré les suppressions de postes de 16 000 postes d'enseignants et 1 500 classes qui n'ont pas rouvert à la rentrée 2011, l'école dispose en effet de bien plus de moyens qu'il y a vingt ans. Mais, par démagopgie et clientélisme, Hollande a rouvert le dossier et décidé d'alourdir -sur plusieurs générations- les charges liées à l'Education. 

Chatel pensait que l'avenir de l'école passe par un système plus déconcentré et décentralisé. 
Le principal avantage de cette ambition était de desserrer l'étau corporatiste dans lequel l'Education se trouve prisonnière. Comme dans de nombreux pays, tels la Finlande ou le Danemark, le recrutement des professeurs appartient en effet aux établissements et donc aux mairies, qui contrôleraient ainsi les personnels en plus du financement des établissements du primaire. Un pouvoir politique certes décentralisé mais actuellement détenu largement par la gauche. Pour autant, ces pays référents sont-ils mieux classés dans les évaluations internationales du fait du recrutement de leurs professeurs par les établissements? 

Luc Chatel s'aliénait les syndicats d'enseignants
lorsqu'il faisait valoir que notre système d'affectation, d'évaluation et de gestion de carrière des professeurs est archaïque. Il souhaitait comme le rapport de la Cour des Comptes à sa suite que le chef d'établissement puisse recruter lui-même ses enseignants en ciblant ses besoins et non pas en se soumettant à des tableaux d'avancement gérés par le SNUIPP (FSU).
Luc Chatel ne pouvait se satisfaire d'un système qui prévoit une inspection pédagogique en moyenne tous les cinq ans et préconisait un dispositif administratif plus moderne, plus équitable (libéré des appartenances syndicales), fondé sur des critères d'évaluation plus transparents.

Les ministres de l’Éducation ne sont pas libres et autonomes
Ils reçoivent leurs ordres des syndicats (notamment la FSU ou le SNU-ipp et le SGEN). "L'amélioration de la [co-]gestion des ressources humaines [qui  pourtant lui échappe] est indispensable. Elle n'est pas pour autant suffisante à elle seule pour améliorer d'un point de vue pédagogique notre système éducatif et des créations de postes sont aujourd'hui nécessaires pour accomplir des missions que nous souhaitons réaffirmer", maintient Vincent Peillon, otage de la toute puissante FSU. Avec Peillon, l'époque de la cogestion n'est pas révolue.
Lien PaSiDupes - " Cogestion : les ministres dirigent-ils leurs ministères ? " : La gauche s’accroche à la cogestion

Que représentent les syndicats d'enseignants ?
Ils restent un réservoir d'électeurs fidèles à la gauche (républicaine ou non, depuis la montée de SUD). Mais, au soir du 20 octobre 2011,  avec 38% de participation au lieu de 61%, la chute de la participation des enseignants aux élections professionnelles  est extrêmement brutale et pose la question de la légitimité de la représentation syndicale. Il manquait en effet 250 000 électeurs. Complot  ou non, le résultat est là.  Ce net recul écorne la légende selon laquelle le ministère de l'Education est celui où les syndicats ont une grande capacité de mobilisation lors des élections. L'ont-ils conservée sur des mots d'ordre corporatistes ?

Le ministre de l'Éducation nationale a annoncé en décembre l'ouverture d'une grande réflexion sur l'évolution du métier d'enseignant au second semestre de 2013.
La rentrée 2013 promet d'être tumultueuse...

samedi 16 mars 2013

Marseille: quatrième mort en 15 jours, malgré des effectifs renforcés par Valls

Plus d'effectifs, mais encore un nouveau règlement de comptes mortel...

Retrouvé carbonisé dans une voiture 



Valls en à la frange
toute ébouriffée

La découverte macabre a eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi à l'intérieur d'un véhicule incendié dans une cité des quartiers nord de Marseille, a-t-on appris de source proche de l'enquête.

La victime se trouvait à la place du mort
Les marins-pompiers appelés vers 1 heure du matin pour un incendie de voiture à la cité Font Vert (14e), bien connue comme lieu de trafic de drogue, n'ont pu que constater le décès.

Le nouveau préfet de police des Bouches-du-Rhône est débordé

Jean-Paul Bonnetain
 s'est rendu sur place, ainsi qu'un représentant du Parquet, qui a confié les investigations a la brigade criminelle de la police judiciaire. Venu de l'Yonne en septembre 2012, il a succédé à Alain Gardère par la volonté du prince socialiste de l'Elysée et on allait voir ce qu'on allait voire ! 
Mais, malgré des pouvoirs étendus par rapport à l'ancien préfet délégué à la sécurité à Marseille et le renfort de 230 hommes, son bilan est remarquable d'inefficacité. Sur les deux zones de sécurité prioritaires (ZSP) qui ont en outre été créées, l'une est située dans le nord de la ville, dont la députée n'est autre que l'amazone Sylvie Andrieux.

Le maire socialiste des 13 et 14e arrondissement ne s'impatiente pas
Garo Hovsepian75 ans, mais également conseiller régional de la région PACA (Provence-Alpes-Côte-d'Azur) depuis mars 1998, assure qu'il faut donner du temps au préfet, mais, en attendant, c'est la pègre qui passe le Kärcher   fait le ménage.

Les enquêteurs et leurs collègues de l'identité judiciaire ont travaillé une partie de la nuit sous de puissants projecteurs, afin de relever des traces et indices autour et sur la voiture brûlée probablement volée.


Métrosexuel ?

Retour aux méthodes criminelles apparues avec Jospin (1997-2002)

Cette "méthode" de la voiture incendiée, apparue au début des années 2000 dans la région, "permet justement de rendre les identifications plus complexes et les malfaiteurs ne l'ignorent pas," explique un syndicaliste policier après ce nouvel assassinat, le quatrième règlement de comptes en une quinzaine de jours à Marseille.


Du coup, Valls dépêche à Marseille 240 policiers en renfort.

N'est-ce pas une politique comptable qui privilégie le quantitatif sur le qualitatif et qu'il y a quelques mois la gauche dénonçait encore  ?


A noter enfin que les crédits de la Région présidée par Michel Vauzelle (PS) ont été détournés des quartiers nord de Marseille par la députée socialiste Sylvie Andrieux... Elle répond actuellement de ses détournements de fonds publics "présumés" devant la Justice.

lundi 11 février 2013

Nos scolaires ont-ils des conditions de travail déplorables ?

Rythmes scolaires à revoir, selon Yves Durand

Mais la "refondation de tout le système" est un préalable à la réforme des rythmes scolaire, explique le rapporteur de la prochaine loi d'orientation et de programmation sur l'école qui ambitionne de réformer le système scolaire français.
Il détaille les mesures à prendre dans un entretien avec '20 Minutes'

L'avenir de l'école sera en effet au coeur des débats à partir du 11 mars à l'assemblée nationale, mais une première grève a alerté l'exécutif sur les résistances des enseignants du primaire sur le sujet de la modification des rythmes scolaires en faveur de la semaine de quatre jours et demi. Lien PaSiDupes - Paris: Peillon met les écoles en grève : les écoles parisiennes massivement en grève contre la réforme des rythmes scolaires

Une deuxième grève est annoncée pour ce mardi. Près de six enseignants sur 10 (58%) seront en grève mardi pour protester contre cette réforme qui prévoit le passage à la semaine de quatre jours et demi, selon le SNUipp-FSU, syndicat dominant du primaire, qui réclame le report de la mesure à la rentrée 2014.
Les syndicats dénoncent notamment un nombre insuffisant d'animateurs formés avant septembre pour gérer les activités périscolaires et redoutent des inégalités croissantes entre les écoles concernant ces activités. Invité sur France Info, Bertrand Delanoë, qui souhaite mettre en place la réforme contestée des rythmes scolaires dès la rentrée 2013 à Paris, a lui aussi lancé un appel au dialogue.

Yves Durand, député PS du Nord et fils d'instituteur militant du SNI (SNUipp), ne peut pas être confondu avec son homonyme, Yves Durand (1932-2004) qui fut recteur des académies de Rouen puis d'Aix-Marseille (1977-1981), professeur d'histoire moderne à la Sorbonne, et ancien conseiller pour l'éducation, l'enseignement supérieur et la recherche (1986-1988) auprès du Premier ministre de l'époque, Jacques Chirac.
Celui-ci, ancien maire de Lomme, située dans l'orbite de Lille, participe aux travaux du club Réformer, groupe de réflexion politique animé par Martine Aubry.

Qu'est- ce que cette loi va changer?
On parle beaucoup des rythmes scolaires, mais cette loi ne se limite pas à ça. Il s'agit d'une refondation de tout le système. Notre pays a trop longtemps imposé des conditions de travail déplorables aux élèves. Ces mauvaises conditions sont une des causes de l'échec scolaire dans notre pays: 150.000 jeunes quittent l'école chaque année sans diplôme. Cette reforme va coûter cher, mais a-t-on déjà calculé le coût de cet échec scolaire?

Quelles sont les grandes nouveautés [!] ? 
La loi propose de reconstruire à partir de l'école primaire et de changer les méthodes d'enseignement. [On a déjà eu les "maths nouvelles" et la "méthode globale" de lecture, mais au PS on n'apprend ni de l'expérience ni de ce qui marche] L'école doit devenir un endroit où il fait bon apprendre. C'est pourquoi la formation est indispensable. Sur les 60.000 créations de postes [d'enseignants ?] dans les 5 ans à venir, l'équivalent de 27.000 sera dédié à la formation avec la création d'écoles supérieures du professorat et de l'éducation. [Lien PaSiDupes 2012: " Education nationale cherche professeurs désespérément "] Ces écoles, une par académie, dépendront de l'université et auront un budget propre pour fonctionner. Les formateurs pourront être des enseignants eux-mêmes [ce qui était déjà le cas des calamiteuses IUFM] qui feront profiter de leur expérience [les prédécesseurs étaient devenus des théoriciens coupés des réalités de la classe]. Une réflexion sur le métier d'enseignant doit être lancée. [Une de plus ! Mais de la revalorisation du métier, Durand ne parle pas. C'est pourtant une des raisons du conflit avec le ministre V. Peillon: depuis que la défiscalisation des heures supplémentaires est intervenue (lien PaSiDupes), Marylise Lebranchu a opposé un "niet" sonnant et très peu trébuchant - Lien PaSiDupes : "Austérité: Lebranchu veut faire trinquer les fonctionnaires "]


On parle aussi de mettre davantage d’enseignants que de classes. Pourquoi? 
Le principe sera d’éclater les classes et les emplois du temps [les petits groupes et sous-groupes existent déjà], de développer le travail en petit groupe pour les élèves en difficulté. [Un état d'esprit qui génère un nivellement par le bas en négligeant les éléments seulement moyens et en mettant le paquet sur les moins adaptés aux études, selon le principe idéologique et utopique du "nous naissons tous égaux": en droit, sans doute, mais certainement pas en génétique !] 
Il faudra donc davantage d’enseignants que de classes. [Il existe déjà des enseignants sans élèves. Lien PaSiDupes- 18 000 professeurs du primaire n'ont jamais vu un élève ! : Le PS et la FSU sont-ils justifiés à manifester contre les suppressions de postes ? Autre lien PaSiDupes] On va renforcer les cycles, c'est-à-dire que la frontière entre les classes ne sera plus aussi rigide. L’idée est d’éviter les redoublements qui sont inefficaces. [Encore une certitude qui pénalise ceux qui pourraient en bénéficier, mais dont on les a privés par le passé pour des motifs ...budgétaires...]

Le collège et le lycée sont-ils concernés?
Le collège est concerné en premier avec la mise en place d’un conseil pédagogique entre les écoles primaires et le collège de référence. Le passage en sixième est une rupture trop forte pour beaucoup d’élèves. L’idée est d’avoir une continuité pédagogique entre les enseignants du primaire et du secondaire. Cette réforme doit aussi renforcer la carte scolaire et réaffirmer la notion de collège unique [autant de mesures qui n'ont pas répondu aux espoirs placés en eux, du fait des passe-droits et du nivellement vers le bas: à la création du collège unique remonte la décadence de l'enseignement secondaire].

Beaucoup de communes s’inquiètent du financement des activités périscolaires qui vont se développer...
Un fonds d’aide de 250 millions d'euros va être débloqué pour aider les petites communes à instaurer ces activités périscolaires. C’est clair que nous allons tâtonner un peu pendant deux ou trois ans, mais notre système éducatif est dans un tel état de délabrement qu’il serait encore plus grave pour les enfants de ne rien faire.


Encore un expert de l'éducation qui n'a jamais enseigné, mais qui croit tout savoir pour réinventer l'école...
Comme un boulet, l'idéologie de Durand, apparatchik doctrinaire socialiste dont on ne sait rien du parcours professionnel et de la connaissance du monde du travail, vient à nouveau plomber les chances promises de réussite.