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mercredi 21 février 2018

Deux nouveaux soldats français tués au Mali

Les deux soldats ont été tués dans l'explosion d'une mine au Mali

Leur véhicule blindé a explosé sur une mine ...artisanale





Deux soldats français de l’opération 'Barkhane' au Mali ont été tués, et un autre blessé, entre Gao et Ménaka, dans l’est du pays, mercredi 21 février, selon une source militaire. Ils auraient été touchés par l’explosion d’une mine artisanale au passage de leur véhicule blindé, raconte cette source, portant à 21 le nombre de soldats français morts au Mali depuis le lancement de l’opération en 2013.


La France est engagée depuis janvier 2013 au Mali pour chasser les groupes salafistes djihadistes du pays et l'ensemble du Sahel, 
d’abord sous le nom d’opération 'Serval' (qui a fait suite à l'opération 'Epervier', déclenchée en février 1986, à l'initiative de la France après le franchissement du 16e parallèle par les forces armées libyennes) menée au Mali par l'armée française, 
puis sous celui d’opération 'Barkhane' (en partenariat avec les cinq pays membres du G5 du Sahel).
Près de 4.000 soldats français sont toujours engagés. 

Le président de la République a exprimé sa "très vive émotion"
Les soldats morts en mission sont rattachés au "1er régiment de spahis de Valence", confirme-t-il également par communiqué, mercredi. Emmanuel Macron "adresse à leurs familles et à leurs proches ses plus sincères condoléances" et "tient à saluer le courage des militaires français engagés au Sahel",  dont la mission "permet de porter des coups sévères" par les forces françaises, a précisé E. Macron lors d’un point de presse à l’Elysée le même jour. 

Devant l’Assemblée nationale, la ministre des Armées, Florence Parly, n'a pas dit mieux mercredi, faisant également part de sa "très vive émotion" à l’annonce de la mort des deux soldats, à qui les députés ont rendu hommage, debout, par de longs applaudissements.

La France souhaite depuis plusieurs mois se désengager du Mali

Macron souhaite accélérer le déploiement de la force G5 Sahel réunissant le Mali, le Niger, le Burkina Faso, le Tchad et la Mauritanie. Lancée au début de 2017, l’initiative vise à former une force de 5.000 hommes, composée de soldats des cinq pays impliqués, d’ici à la mi-2018. 

Douze militaires tués depuis 2014 
Le 12 janvier 2018, trois soldats de 'Barkhane' avaient été blessés, dont un grièvement, lors d’un attentat-suicide à la voiture piégée contre leur convoi entre Ménaka et Indelimane, dans le nord-est du Mali. 
Bien que, depuis 2013, les groupes liés à Al-Qaida aient été dispersés et en grande partie chassés du nord du Mali, des zones entières du pays échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU (Minusma), régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les djihadistes.

samedi 5 novembre 2016

Mali: le groupe djihadiste malien Ansar Dine revendique la mort d'un militaire français

Le chef de guerre va encore compatir en gros plan sous les caméras

Un jeune, priorité du candidat Hollande, est mort.

Ce militaire français de 28 ans n'a pas vu le soleil se lever sur le désert du Mali, ce matin.
Mali: un soldat de 28 ans du 515e régiment de La Braconne tué dans une explosion
Blessé par l'explosion d'une mine au passage de son véhicule blindé, vendredi après-midi près de Kidal, dans le nord du Mali, le maréchal des logis-chef Fabien Jacq est décédé samedi, ont annoncé les services de l'Elysée. Il était engagé dans l'armée depuis près de neuf ans.
Il avait servi la France et la paix au Liban, en Afghanistan et une première fois au Mali en 2013. 
Il avait également participé à deux reprises à l'opération Sentinelle, mise en place sur le territoire national après les attentats de janvier 2015. 

L'explosion de la mine qui l'a tué a également blessé un autre soldat et "commotionné" trois autres militaires. 
Selon le ministère de la Défense, en l'absence de Jean-Yves Le Drian, l'explosion s'est produite vers 14 heures, ce vendredi. "Deux véhicules de l’avant blindé appartenant à un convoi logistique [...] ont subi une attaque par un engin explosif [il n'est pas certifié qu'il s'agit d'une mine] alors qu’ils faisaient route au nord-est de Kidal. L'explosion de l'engin a grièvement blessé le maréchal des logis-chef Fabien Jacq, sous-officier adjoint du peloton de circulation routière, blessé plus légèrement un autre soldat et commotionné trois autres", précise un communiqué. Ces hommes ont immédiatement été transportés par hélicoptère à Tessalit où se trouve une unité chirurgicale.

Le groupe armé salafiste malien Ansar Dine clame sa responsabilité
Dirigés par un chef de la rébellion touarègue de 1990-1996, les djihadistes d'Ansar Dine ont revendiqué l’attaque vendredi soir par l’intermédiaire de son canal de communication, indique le quotidien Le Monde. Ansar Dine affirme avoir visé "un véhicule" français sur la route de Kidal. Le groupe armé Ansar Dine est apparu en 2012 et reste l'un des plus importants à opérer au Mali.

Un communiqué du président a aussitôt exprimé son "émotion" et "salué le sacrifice" de ce soldat, un sous-officier du 515e régiment du Train installé en forêt domaniale de la Braconne, près d'Angoulême (PS jusqu'en mars 2014), dans le département de la Charente, dans l'ex-Poitou-Charentes, région que présida Ségolène Royal.
Créé en 1944 en Algérie, le groupe de transport 515 (GT 515) participe à la campagne de France. De 1947 à 1954, il participe aux opérations en Indochine. Ses actions et ses exploits lui valent l'attribution en 1956 du droit au port de la fourragère aux couleurs de la croix de guerre des théâtres d'opérations extérieures. Dès 1955, il embarque pour l'Algérie où il participe à de nombreuses missions dans le sud oranais jusqu'en 1963, date à laquelle il rejoint le camp de Tanaïs près de Bordeaux. En 1967, il s'installe définitivement au camp de la Braconne et prend en 1978 son appellation actuelle de 515e régiment du train.
Ce décès porte à 18 le nombre de militaires tués depuis le début en janvier 2013 de l'opération Serval au Mali

L'opération Serval fut élargie au Sahel sous le nom d'opération Barkhane à partir d'août 2014.
Les derniers militaires morts au champ d'honneur remontaient au mois d'avril, quand trois soldats avaient été tués par l'explosion d'une mine au passage de leur véhicule blindé, aux abords de la ville de Tessalit, également dans le nord du Mali, où l'Etat Islamique soutient les opposants touaregs.

Six soldats français ont pour leur part été blessés légèrement dans des conditions similaires le mois dernierLes groupes djihadistes qui avaient pris le contrôle du nord du Mali en ont été en grande partie chassés, à la suite de l'intervention militaire française Serval en 2013, avait-on officiellement assuré.

A la vérité, des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et françaises qui se mettent en valeur dans les périodes de calme, mais qui se déclarent membres de l'ONU (Minusma, Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali) en cas de malheur.
Un accord de paix supposé isoler définitivement les djihadistes a été signé en mai-juin 2015, mais son application accumule les retards. Le 29 juin 2016, le Conseil de sécurité des Nations unies a prolongé jusqu'au 30 juin 2017, le mandat de la mission de l'ONU au Mali (Minusma) en lui assignant une priorité stratégique d'aider le gouvernement malien à appliquer l'accord de paix conclu il y a un an avec des groupes armés du Nord, à rétablir son autorité sur le nord et le centre du pays, et à organiser des élections crédibles.
L'opération française Barkhane contre les djihadistes

Lancée le , à la suite des opérations Serval et Épervier, elle s'étend sur cinq pays (Mali, Mauritanie, Tchad, Niger et Burkina Faso) du Sahel  (qui s'étend de l'Atlantique à la mer Rouge). Elle doit procéder à une "montée en gamme" avec la fin de la saison des pluies, fin octobre-début novembre, avait expliqué le mois dernier le porte-parole des armées, le colonel Patrick Steiger, chef de corps, depuis 2013, du 3e Régiment d'infanterie de Marine (Rima) à Vannes.

samedi 2 avril 2016

"Ces problèmes de pédophilie concernent toutes les religions et les sans-religion aussi !" souligne Odon Vallet

Et aussi l'Education nationale ou l'armée...

L’historien des religions Odon Vallet s’est exprimé sur la cabale visant actuellement le cardinal Barbarin

 Programme ABCD de l'égalité des ministères des Droits des femmes
et de l'Education nationale, visant les jeunes de 3 à 15 ans

"Il doit demander à être libéré de ses responsabilités épiscopales qui sont très lourdes dans ce diocèse" de Lyon, fragilisé par les affaires de pédophilie, a estimé l'invité de BFMTV ce jeudi soir. Le prélat doit en effet pouvoir se défendre, mais une mise en retrait serait interprétée comme un aveu de culpabilité. 

Ce spécialiste a exclu la culpabilité de l’archevêque, tout en estimant qu’il y a " un vrai problème de gestion". 

Il a par la suite rappelé que la pédophilie concerne "toutes les religions", ainsi que les athées

Toute personne au contact avec les mineur(e)s est exposée, jusqu'aux directeurs de chorale ou les entraîneurs de club sportif:

Parmi les athées et les libres-penseurs toujours prompts à salir les religions, notamment les anarcho-révolutionnaires de Charlie hebdo dissimulés sous le qualificatif de "libertaires", Daniel Cohn-Bendit, dit Dany-le-rouge de Mai 68 et militant écologiste, ne se flattait-il pas de pratiques pédophiles sur de très jeunes enfants?

Le professeur de Coran des Mureaux écroué pour pédophilie

Sans remonter à Mahomet, ni pointer la polygamie et les mariages forcés ou arrangés, cet exemple parmi d'autres n'est pas fait pour absoudre tout laxisme dans le diocèse de Lyon, mais la mise en examen de ce musulman jeudi 14 janvier à Versailles rappelle les trolls malveillants à la décence et à l'honnêteté intellectuelle: quel que soit leur milieu, les jeunes sont exposés. Ce disciple d'Allah a été écroué pour viol et agressions sexuelles sur trois filles de 11 ans, à qui il enseignait l'arabe à travers les textes du Coran. La justice reproche à cet homme de 35 ans - dont l'identité n'est pas révélée - sans emploi et résidant dans un foyer des Mureaux (Yvelines), des attouchements sur les fillettes, qui suivaient son enseignement d'alphabétisation, et au moins un viol sur l'une d'entre elles, selon une source proche de l'enquête.

L'affaire remonte à novembre lorsque les trois fillettes, deux sœurs et leur cousine, se plaignent à leur famille d'avoir été agressées par cet anonyme qui leur inculquait la langue de leur religion au domicile d'un de leurs proches, dans cette commune socialiste de banlieue parisienne. Les enquêteurs de la brigade de la protection de la famille de la Sûreté départementale l'ont interpellé à l'aéroport parisien d'Orly cette semaine, alors qu'il s'apprêtait probablement à fuir vers le Sénégal, son pays d'origine. Inconnu des services de police et affable selon le quidam, l'agresseur présumé a nié les faits devant les policiers et le juge d'instruction.

Le détraqué sexuel avait été passé à tabac par la famille et s’était rendu au commissariat pour porter plainte. Ses deux agresseurs, âgés de 29 ans, ont été condamnés à des peines de 6 et 12 mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Versailles, pour arrestation arbitraire, séquestration et violence aggravée. Le marabout avait été déshabillé, les coups de poing et de ceinture avaient plu sur tout son corps. La "victime" parla d’un couteau avec lequel il aurait été menacé. Il évoqua aussi la présence d’un troisième homme lors de l’agression et de femmes qui n’auraient pas été avares de coups.

L'armée française des forces de l'ONU est accusée depuis 2015 

Le 30 juin, le Parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur des
soupçons d’agressions sexuelles sur mineur par des soldats français en mission au Burkina Faso.
Bernard Cazeneuve avait dû annoncer la suspension de deux soldats français soupçonnés d' "actes à connotation sexuelle" sur deux enfants dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

Cette suspension rompt avec la loi du silence jusqu'ici observée par la hiérarchie militaire et la presse et encore récemment, lors d'un premier scandale de viol sur mineurs, par des militaires de la force Sangaris en Centrafrique. 14 militaires français ont été mis en cause dans cette dernière affaire, dont trois sont identifiés, par les témoignages de six enfants âgés de 9 à 13 ans dénonçant des faits commis au début de l’opération Sangaris entre fin 2013 et fin mai-début juin 2014.

Cinq scandales ont éclaboussé les casques bleus de l’ONU
Depuis 2004, plusieurs soldats faisant partie des forces de maintien de la paix ont été mis en cause ou accusés pour des faits similaires au Burundi (décembre 2004, ONUB), en République démocratique du Congo (2009, MONUC), en Côte d’Ivoire (2010, ONUCI), à Haïti (2011, Minustah),  ou encore au Mali (Septembre 2013, Minusma)Au Burkina-Faso, deux militaires français sont sous le coup d'accusations d'agression sexuelle sur une fillette de 5 ans, une scène filmée avec une caméra oubliée.

Pédophilie à l'école

Villefontaine: mon pédophile chez les laïcs

Le directeur de l'école publique de Villefontaine (Isère), Romain Farina, était un "prédateur". L'enseignant interpellé le 23 mars 2015 dans le groupe scolaire Le Mas de La Raz qu'il dirigeait est aujourd'hui mis en examen pour "viols et agressions sexuelles" sur 66 enfants. "Ce décompte n'est pas clos, les enquêteurs ayant procédé à des auditions récemment". 
"Les faits les plus anciens remontent à 2001, année où Romain Farina a démarré sa carrière à Vénissieux", dans le Rhône. Les parents d'une fillette avaient alors déposé une plainte pour agression sexuelle, classée sans suite par l'administration avec à sa tête Jack Lang (mars 2000-mai 2002).

L'accusé, un éducateur prompt à s'exonérer de ses responsabilités
Selon le compte-rendu des psychiatres, "ce père de famille de 46 ans"  estime que "c'est plus fort" que lui et qu'il "n'a pas choisi" d'être pédophile. Il admet toutefois s'être servi d'enfants comme d'"objets". Le journal rapporte aussi que le pervers qualifie de "dégustation" les "prétendus 'ateliers du goût' durant lesquels les enfants étaient contraints à des fellations les yeux bandés".
Condamné en 2008 pour recel d'images pédopornographiques, avec injonction de soins, il avait consulté pendant deux ans un psychologue "sans réelle intention de coopérer".

Un animateur d'une école maternelle lyonnaise suspecté de pédophilie
L'école Ferdinand Buisson de Lyon 5eme est bouleversée depuis la révélation en mardi 1er avril 2016 de faits remontant à novembre. Une mère de famille a saisi le procureur de Lyon pour des suspicions d'agressions sexuelles sur son enfant de 3 ans. L'auteur présumé des faits, âgé de 34 ans, est un animateur du temps périscolaire attaché à la MJC Saint-Just. Après avoir nié, la ville de Lyon, qui emploie également l'animateur dans une garderie du soir, l'a suspendu en janvier.

Depuis, d'autres petits ont rapportés des témoignages troublants concernant cet animateur, actuellement placé en arrêt maladie.

En 2015, 27 enseignants ont été révoqués pour pédophilie.

Vingt affaires de pédophilie à l'école sont actuellement en cours d'instruction.

samedi 7 mars 2015

Attentat terroriste à Bamako, Mali: trois Européens et deux Maliens abattus dans un restaurant européen

Défi à Hollande

Une attentat contre un restaurant européen de Bamako a fait cinq morts dans la capitale malienne.

Trois Blancs, dont un Français et un Belge, et deux Maliens,  ont été assassinés dans la nuit de vendredi à samedi, ont annoncé la police et une source hospitalière. Dans un communiqué en langue de bois, l'Elysée dénonce "avec la plus grande force le lâche attentat" commis à Bamako et annonce que le président Hollande va "offrir l'aide de la France" au président malien Ibrahim Boubakar Keïta, qui était présent à Paris le 11 janvier 2015 pour l'hommage aux 17 victimes des attentats par des djihadistes français, a indiqué la présidence française.
"Au moins un homme armé est entré peu après minuit heure locale dans le restaurant La Terrasse", explique -de toute évidence- la police malienne... Au vu des victimes au sol, la police conclut tout aussi finement qu' "il a ouvert le feu," dans ce lieu de convivialité situé dans un quartier de la capitale malienne apprécié des expatriés.

"C'est une attaque terroriste, même si nous attendons des précisions." 

Selon un bilan provisoire, il y a quatre morts: un Français, un Belge et deux Maliens", a d'abord déclaré un policier. 
Mais un troisième Européen, dont la nationalité n'a pas pu être établie, est mort lors de son admission, révèle  une source à l'hôpital Gabriel Toure de Bamako

De plus, huit personnes ont été blessées, selon cette source hospitalière.
Paris a confirmé la probabilité du décès d'un Français. "ll y a très vraisemblablement un Français, en cours d'identification, parmi les cinq victimes ayant trouvé la mort. Il n'y aurait pas de Français, en revanche, parmi les blessés, mais des vérifications sont en cours", indique le communiqué de la présidence. 

Valls est encore monté dans les cintres

pour manier l'hyperbole



Un homme et une femme ont ouvert le feu avec des armes de gros calibre, selon  Le Combat, un quotidien de Bamako, sur son site web.  Selon cette source, un troisième assaillant montait la garde à l'entrée du restaurant, mais cette information n'a pas encore été confirmée.
Selon ce même quotidien, des témoins ont déclaré avoir vu les agresseurs s'échapper dans au moins deux véhicules, une Mercedes noire et une BMW.


Contraste: froideur proche de l'indifférence chez Fabius


Des pompiers ont sorti sur une civière le corps d'un Français tué dans l'établissement La Terrasse, un restaurant-nightclub situé dans le quartier très fréquenté de l'Hippodrome. Dans une rue voisine du bar, le corps d'un policier malien et celui du gardien d'un domicile privé gisaient au sol, alors qu'un peu plus loin le corps d'un ressortissant belge était également visible. Des dizaines de policiers ont bouclé le secteur, et les rares témoins directs de l'événement refusaient de témoigner par peur de représailles.

Bartolone prépare son retour dans le 9.3...



L'ambassade de France à Bamako a adressé un message conseillant "la prudence" à tous les ressortissants français vivant dans la capitale malienne.

Les Maliens en colère contre la France


La visite du premier ministre malien Moussa Mara à Kidal en mai 2014 – la première d’un officiel malien de haut rang depuis le début des troubles en janvier 2012 – a été l’occasion d’un déchaînement de violence qui a fait plusieurs dizaines de morts. Le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA, organisation politique et militaire majoritairement touarègue, active au Nord du Mali), qui contrôle de fait la ville avec la bénédiction de la France et des forces des Nations Unies (MINUSMA) a en effet considéré cette visite comme une provocation et a attaqué la délégation gouvernementale sans que ni Serval ni la MINUSMA ne lève le petit doigt pour le protéger.

Le Mali se retrouve donc de fait en guerre contre le MNLA et après avoir massé des troupes autour de la ville de Kidal– on parle de 1.500 hommes – est passé à l’offensive, apparemment sans grand succès.
Rare au Sahel, le serval est amical
et facile à domestiquer
Les tragiques événements de mai 2014 sont la conséquence directe des décisions prises par la France et par son Président et suscitent la colère de la population malienne.En effet, après avoir laissé son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, effectuer des purges rigoureuses au sein de la direction Afrique du Quai d’Orsay, François Hollande a abdiqué tout pouvoir devant les militaires et les services spéciaux qui règnent désormais en maîtres au Sahel. Hollande a clairement a tout perdu en croyant pouvoir s’appuyer sur le MNLA pour conduire le combat contre AQMI, récupérer les otages français du Sahel et rétablir la paix au Mali. Le serval, rappelle un leader politique de premier plan à Bamako, a pour principale caractéristique de pisser toutes les deux minutes pour marquer son territoire. Les Français ont pissé partout... Aujourd'hui, Hollande se pisse dessus.

L'armée française est supposée assurer le maintien de la sécurité

L'ambassade de France dit qu'elle "a constitué une cellule de crise, averti les Français dès cette nuit et renforcé la sécurité de nos implantations en liaison avec les autorités maliennes", a précisé la présidence française soucieuse de justifier sa présence au Mali et son assistance au régime. 
Le parti du président IBK, le Rassemblement pour le Mali, est membre observateur de... l’Internationale socialiste. Hollande "va s'entretenir avec le président du Mali Ibrahim Boubakar Keïta pour lui témoigner sa sympathie, son amitié et lui offrir l'aide de la France", déclare le communiqué.

Depuis le "printemps arabe" et la chute des pouvoirs forts du Proche-Orient, le Mali, qui est le théâtre d'affrontements ethniques et d'une insurrection islamiste, tente de retrouver la stabilité et la paix depuis un coup d'Etat en 2012.
Des djihadistes liés à al-Qaïda -sunnite fondamentaliste- contrôlent encore  une grande partie du territoire, après plus de neuf mois de liberté de nuire et malgré une intervention militaire française qui les a  repoussé au nord du pays. L'argent qui permet aux terroristes d'Al-Qaïda de mener leurs combats provient en grande partie de riches et pieux donateurs privés -salafistes fondamentalistes- vivant dans la péninsule arabique, Arabie saoudite ou Qatar.


jeudi 30 octobre 2014

Le "problème d'effectifs et de moyens" est une cause principale de la mort du sous-officier au Mali

La force Serval est partie prématurément, dénonce le général Desportes

Un soldat français est mort au Mali


"La France va devoir "finir le job"
Au lendemain du sacrifice de ce sous-officier pour le Mali et les Maliens, Vincent Desportes, professeur de stratégie et ancien directeur du Collège interarmées de défense, parle.

Ce drame était prévisible,
explique le général Vincent Desportes. 

"On a d'abord l'opération Serval qui se passe extrêmement bien. Et qui détruit la grande majorité des forces djihadistes. Et puis, hélas, cette force doit partir beaucoup trop tôt, en particulier parce que nous sommes engagés en République centrafricaine. Le terrain qui avait été conquis, stabilisé, est lâché beaucoup trop tôt, alors que ni l'armée malienne, ni les forces de la Minusma ne sont capables de prendre véritablement la relève des forces françaises.

Et comme la nature a horreur du vide, les djihadistes se sont replacés.
 
On déshabille Jacques pour habiller Paul, tout cela n'est pas très sérieux. On a un problème d'effectifs et de moyens", s'indigne ce meneur d'hommes.

"Il faudra bien que l'armée française revienne terminer le job,
prévient le général de division. 

Nous devons redéployer les moyens nécessaires pour faire face
à cette menace qui est aussi dangereuse pour nous et pour les Français que l'Etat islamique en Syrie et en Irak".

En 2010, pour avoir exercé sa liberté d'expression, Vincent Desportes fut sanctionné par le Chef d'état-major des armées, l'amiral Guillaud, sur ordre du ministre de la Défense, Hervé Morin, et quitta le ministère de la Défense. Selon l'économiste d'extrême gauche Jacques Sapir, le général Desportes ne prenait pas position sur la stratégie française, mais mettait en question l'ambivalance de la stratégie américaine qui aboutit à une absence. 
Il est aujourd'hui professeur associé à Sciences Po Paris.