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mardi 24 décembre 2019

Mali: un premier drone de combat envoyé par la France

Macron n'observe pas de trêve de Noël au Sahel

L’armée française a utilisé ce week-end un drone armé lors d’une attaque anti-terroriste contre des djihadistes

C’est une première dans le cadre de l’opération Barkhane au Mali. 


En fait, une première absolue. 
Les drones militaires américains Reaper ont effectué leurs premiers tirs français au Sahel, alors que Macron et son épouse faisaient une apparition médiatisée de quelques heures aux côtés du président ivoirien Ouattara, puis au Niger, d'où décollent les aéronefs de l'armée française.

Les drones US de l’armée de l’Air française sont désormais en mesure de larguer des bombes à guidage laser
et, bientôt, de tirer des missiles air-sol. Ils ont effectué leurs premiers tirs d’expérimentation dans le cadre de l’opération Barkhane, au Niger. La ministre des Armées, Florence Parly, a annoncé que "les armées françaises ont réalisé avec succès les tirs d’expérimentation de drones armés depuis la base aérienne de Niamey au Niger, dans le cadre de l’opération Barkhane".
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La décision d’armer les drones français de type Reaper (fabriqués aux Etats-Unis et dont
la France a acheté 16 exemplaires) avait été annoncée le 13 septembre 2017, lors du discours de clôture de l’Université d’été de la Défense.
Les premiers tirs en opérations du drone Reaper sont désormais possibles, et dépendront, comme toujours, du rythme des opérations et du besoin du commandant de l’opération Barkhane.

L’arsenal français, à faire pleurer Trump de rire


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Aujourd'hui, l'Armée de l'air dispose de deux systèmes de drones MALE (Moyenne altitude, longue endurance) et Reaper, avec 3 drones chacun. L'un des systèmes est déployé en permanence au Sahel depuis 2016.
Deux systèmes Reaper supplémentaires seront livrés, à compter de début 2020, en deux temps. Chaque drone aura la capacité d’emporter quatre bombes guidées laser de 250 kg, les GBU-12, des bombes déjà employées par les avions de chasse Mirage et Rafale.
Le mardi 17/12, un Reaper est armé
pour le 3e tir en 3 jours
Les dernières livraisons de drones Reaper américains (au standard Block 5) disposeront dès la fin 2020 d’une capacité d’armement complète : bombes GBU-12, mais aussi missiles air-sol Hellfire (fin 2020) et bombes GBU-49 (en 2021).
Le gouvernement français a délégué à la firme américaine General Atomics Aeronautical Systems Inc. la "weaponization" de l'armement de ses Reaper français (les MQ-9 Block 5). Ce marché d’une valeur de 17,8 millions de dollars court sur deux ans.

La dotation de Reapers est affectée à la 33e Escadre.
Les drones français sont regroupés à la 33e ESRA (
Escadre de surveillance, de reconnaissance et d’attaque), créée le 5 septembre 2019, sur la base aérienne 709 de Cognac avec un détachement à Niamey (Niger). Au total, au moins trois de ces drones seraient basés à Niamey, au Niger. Administrativement, l'ESRA avait été créée en 2018.

Cette escadre rassemble actuellement deux escadrons de drones : le 1/33 Belfort équipé de Reaper et le 3/33 Moselle, un escadron de transformation. En 2020, un escadron de soutien technique et aéronautique sera créé, ainsi que le 2/33 avec les prochains drones Reaper.

De la surveillance à l'engagement dans le combat. 



Equipé de plusieurs bombes à guidage laser de 250 kg chacune, un drone de combat a été utilisé par l’armée française pour la première fois ce week-end. Venu en appui à des troupes au sol intervenant au Mali, cet appareil aurait permis l'élimination de 7 djihadistes


Avec cette frappe, la France rejoint la liste des pays qui détiennent et utilisent des drones de combat. Pendant 10 ans, les Etats-Unis ont été seuls à se servir de cette technologie, la leur. Aujourd'hui, une dizaine d'Etats utilisent ces engins. Cette nouvelle force de frappe sera strictement encadrée, assure la ministre des Armées, Florence Parly. Ses objectifs déclarés consistent à améliorer la sécurité des soldats, par élimination de l'ennemi, et gagner en efficacité au Sahel, une zone grande comme l'Europe que les forces, principalement françaises, engagées dans l'opération Barkhane peinent à sécuriser, malgré son partenariat avec les Etats de la zone.

A l'origine, les accords de défense franco-maliens signés à Bamako le 16 juillet 2014 entre le ministre malien de la Défense et celui de Hollande, le socialiste Jean-Yves Le Drian, devaient se contenter d' "identifier les principaux domaines de coopération de défense : échange d'informations et consultations régulières sur les problèmes sécuritaires, formation, conseil, entraînement et équipement "
Le gouvernement a sollicité TF1 pour la diffusion de ce sujet  dans le JT de 20h du 23/12/2019 présenté par Julien Arnaud.

Le général Trinquand décrypte l'accord franco-britannique qui va accélérer le développement de drones de combat

La France et la Grande-Bretagne allaient investir "plus de 2 milliards d'euros" dans un programme commun de fabrication de drones de combat opérationnels.
Un drone Reaper armé

Il devait être en capacité capable d'effectuer des missions à l'horizon... 2030, notamment d'observation et de surveillance, d'identifier des cibles et d'effectuer des frappes. Cette annonce a été faite le jeudi 3 mars 2016, lors du 34e sommet franco-britannique d'Amiens réunissant le président François Hollande et le premier ministre britannique, David Cameron, en présence des ministres français et britanniques des Affaires étrangères, de la Défense et de l'Intérieur. Le général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire auprès des Nations unies, décrypte cette nouveauté du paysage de l'armement français.


"C'est l'arme du futur, ils sont très utilisés actuellement pour de la surveillance dans le Sahel, mais là on franchit un pas supplémentaire, puisqu'il s'agit de drones de combat. La France n'avait pas, jusque-là, franchit ce pas."

Un retard accumulé pour ne pas vexer les pilotes traditionnels ?
Ce retard peut s'expliquer : les industriels et l'armée de l'air de l'époque n'avait pas choisi de s'engager dans ce domaine-là. En vue de ne pas vexer les pilotes de chasse ? Le général Trinquand concède qu'il y a "peut être un peu de ça", mais qu'aujourd'hui le chef d'état major très clairement veut aller vers les drones de combat. "Il y a des problèmes éthiques aussi, avance-t-il. La perception humaine est quelque chose de très important, il ne faut pas laisser les 'rênes longues' aux armements automatiques, le rôle de l'homme reste important."

Des hackers d'IBM ont démontré qu'ils étaient capables de prendre le contrôle des drones de la police américaine rappelle par exemple le général, mais il affirme que c'est "l'arme de demain". "C'est la fin d'une certaine sorte de pilotes, explique-t-il. Les USA en revanche, qui ont beaucoup de drones, ont du mal à recruter des pilotes de drones. Avoir un pilote de drone dans son siège en Floride et le soir faire 'ses trois 8', c'est différent du chasseur tel qu'on le voyait dans nos bandes dessinées."



"L'armée française franchit un pas", estimait le général Trinquand, dès février 2016


Dérapage : La France est-elle vraiment en guerre ? s'interrogea-t-on alors, il y a trois ans, quand Le Drian était à l'Hôtel de Brienne, au 14 rue Saint-Dominique.
« La France est en guerre » est une formule en vogue cet an-ci.Lancée publiquement la première fois par Aymeric Chauprade en janvier 2015 (ce qui lui vaut un procès), cette formule a été depuis lors reprise par l’ensemble de la classe politique ou presque.
L’intérêt d’une formule lapidaire choc comme celle-ci, est qu’elle capte immédiatement l’attention des médias.
Elle provoque également chez ceux qui l’entendent un effet émotionnel proche de la sidération qui ne favorise pas, si elle n’est pas solidement accompagnée d’un discours argumentatif structuré, l’exercice de la pensée rationnelle ni de l’esprit critique. A vrai dire, c’est fait exprès…

La guerre ?Le lendemain ou presque d’un mitraillage dans une salle de concert et devant quelques bistrots parisiens, celui qui fait office de Président de la République [Hollande] nous déclara le 16 novembre 2015 que « la France est en guerre » contre un état islamique qui n’est pas islamique, composé de Musulmans qui ne sont pas musulmans et qu’il convient d’aller bombarder quelques baraquements en Syrie pour montrer qu’on défendra jusqu’au bout le droit d’aller au bistrot tranquille. Puis annonça qu’il convenait de déclarer un état d’urgence (renouvelable), d’espionner toutes nos communications et enfin de modifier notre Constitution afin de donner encore plus de pouvoir à l’exécutif dans les « situations de  crise ». C’est bien pratique la guerre pour faire accepter à toute vitesse des mesures que tout le monde aurait refusé en temps normal…

Ou pas ?D’habitude quand on est en guerre, il est d’usage de scruter le ciel pour guetter les bombardiers, on cherche les uniformes ennemis, on examine les cartes pour voir les parties du pays envahies par les troupes ennemies. Ici pourtant, rien de tout cela. L’ennemi n’arrive pas de Syrie mais de Molenbeek en Belgique, il n’a pas d’uniforme et est majoritairement composé de Français. Certains observateurs mal intentionnés firent remarquer que tous les membres des commandos mitrailleurs étaient musulmans, mais les autorités compétentes nous affirmèrent que cela n’avait, bien évidemment et au soulagement général, aucun rapport avec l’affaire.
C’est quand même étrange que dans une guerre avec un état situé au Moyen Orient, ceux qui vous attaquent soient originaires de votre propre pays. C’est également étonnant qu’une partie non négligeable de vos citoyens manifestent bruyamment leur soutien à l’ennemi sur les réseaux sociaux et de manière presque ouverte dans la rue et dans leurs comportements quotidiens calqués sur ceux de l’ennemi qui nous est désigné comme responsable de nos malheurs.

Ça, une guerre ? Ça ressemble plutôt à une rébellionQuand une partie de la population d’un pays cesse d’être loyale au reste de la Nation, quand elle prend fait et cause pour un ennemi déclaré, commet d’innombrables déprédations, violences et agressions, quand elle affiche au quotidien mépris et irrespect des codes sociaux et culturels du pays et du reste de la population, ce n’est pas une guerre, c’est une rébellion.
Les spécialistes du déni de réalité qui nous gouvernent parlent de terrorisme quand les armes sont utilisées et de délinquance le reste du temps, mais si les moyens diffèrent (tout le monde n’a pas de Kalachnikov), la dynamique et motivations sont les mêmes : l’agression de la France et la volonté de l’affaiblir, la haine de sa population et la volonté de nuire et d’humilier.
Ces rebelles ne sont pas tous les Musulmans, mais ceux, et ils sont de plus en plus nombreux, qui répudient volontairement la citoyenneté française. Ceux-là rejettent la liberté pour la soumission aux lois étrangères de la charia, ils rejettent l’égalité pour l’adhésion à une idéologie discriminatoire et enfin, ils rejettent la fraternité avec leurs concitoyens pour l’approbation du jihad contre les mécréants.

Des citoyens déloyauxEn changeant d’allégeance, en abandonnant la loyauté qu’ils devaient à la France et à sa Nation ces rebelles ralliés à la cause de la charia ont, de leur propre fait, quitté la citoyenneté française. Ils ne sont plus français.[Et pourtant, quand ils demandent à revenir en France, de belles âmes y militent pour qu'ils soient repris, leurs enfants nés à l'étrangers d'abord, mais leurs mamans avec et leurs traîtres de papas aussi, par compassion républicaine et humaniste] 
Que ces individus soient encore administrativement des Français ne signifie rien et ne mène nulle part, cela crée de facto une catégorie aberrante de citoyens [mais, "en même temps", n'avons-nous pas aussi des enfants de deux papas et de deux mamans?] : des citoyens déloyaux haïssant la Nation. En maintenant contre leur gré ces individus au sein de la communauté nationale, la République ne rend service à personne, elle ne fait que maintenir des traîtres en son sein pour le malheur de tous.
Notre gouvernement nous ment quand il prétend que nous sommes en guerre contre un état lointain. L’état d’urgence ne sert qu’à tenter de juguler les actes meurtriers de la frange la plus violente des citoyens déloyaux devenus rebelles à la France, assistés de ceux qui franchissent nos frontières en étant déjà acquis à l’idéologie de la charia et à la haine de l’Occident.

Et le déni de réalitéMais que peut cet état d’urgence contre la rébellion islamique en cours puisque tous refusent de la voir alors même qu’elle sert de terreau à toutes les violences et les haines ? Il n’est au fond qu’une gesticulation de plus dans le grand déni de réalité dans lequel se vautre la classe politique actuelle.
L’absurde concept, importé d’Amérique, de « guerre au terrorisme » ne sert qu’à camoufler la désagréable réalité de la révolte islamique. Cette « rébellion de la charia » en cours en France comme dans toute l’Europe, si elle n’est pas reconnue pour ce qu’elle est et traitée de manière adéquate, ne fera qu’empirer et devenir la véritable guerre civile que beaucoup commencent à pressentir dès aujourd’hui comme l’avenir de nos enfants.
« Mal nommer les choses, c’est ajouter aux malheurs du monde » disait Albert Camus, qui parmi ceux qui prétendent nous gouverner aura le courage d’être premier à enfin bien nommer ce qui arrive à notre pays ?
Alain Wagner (Riposte laïque, le 
04/03/2016) 
En août 2018, l’armée française commanda de nouveaux drones MQ-9 Reaper.

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Le contrat passé avec General Atomics pour ces deux systèmes de drones Reaper MQ-9 Block 5 supplémentaires s’élève à 123 millions de dollars (106,4 millions d’euros) dont la fabrication devrait être terminée début mai 2020. Le ministère des Armées n’a pas souhaité confirmer l’information.
Obama avait autorisé la vente du modèle en 2015, alors que le pays du président métis et démocrate assurait presque la totalité des missions avec des drones. En 2017, la France avait reçu le deuxième système de drones Reaper. L’ensemble était composé de trois avions et d’une station de contrôle au sol (GCS).

Un achat dans le cadre de la Loi de programmation militaire.
Cette nouvelle commande - que la ministre des Armées Florence Parly, sous tutelle de Le Drian, n’a pas souhaité confirmer - s’inscrirait dans le projet de Loi de programmation militaire (LPM) qui portera le budget de la défense à 2% du PIB d’ici 2025. Il prévoit un effort financier de 198 milliards d’euros sur la période 2019-2023 et un total de 295 milliards d’euros sur la période 2019-2025. Cela représente un budget moyen de 39,6 milliards d’euros par an sur les cinq prochaines années.

Le budget 2018 s'est élevé à 34,2 milliards d’euros, indique le ministère des Armées, soit une hausse de 1,8 milliard par rapport à 2017. Ces dépenses se traduisent notamment par l’achat de matériel pour l’armée de l’air. Il est ainsi prévu une livraison de 6 drones Reaper armées, un système de drone MALE européen, 28 nouveaux Rafale, 55 Mirage 2000D rénovés et 12 Airbus MRTT (avion ravitailleur et transport stratégique) pour 2023.


Début août, les Reaper de l’armée française avaient effectué plus de 21.000 heures de vol. 
Depuis novembre 2019, au moins quatre soldats maliens, deux soldats burkinabé et un soldat français ont été tués par des mines artisanales.

samedi 21 décembre 2019

Sahel : Macron est allé chercher en Côte d'Ivoire comment se flatter un jour d'avoir exterminé les djihadistes

Le va-t-en guerre pusillanime veut pousser les Africains à chasser les terroristes islamistes

La présence de l’armée française au Mali de plus en plus contestée



De nombreuses critiques apparaissent, notamment du côté des populations africaines, singulièrement depuis la collision de deux hélicoptères au Mali, dans laquelle treize militaires ont été tués en novembre 2019, relançant la question du maintien des soldats de la force Barkhane au Sahel. 
Barkhane est synonyme d'épineuse opération militaire qui mobilise 4.500 soldats français depuis 2013, principaux remparts contre la propagation du terrorisme au Sahel. Mais la France paye un lourd tribut après la mort de treize militaires dans une collision entre deux hélicoptères au Mali. Ce drame fait resurgir une question récurrente: "Passé le moment des hommages et du deuil, on ne pourra pas échapper à une interrogation collective sur le devenir et les modalités de l'intervention française. Où va Barkhane?", souligna le journaliste Claude Weill dans Nice-Matin.
Depuis que les socialistes Hollande et Le Drian ont engagé nos troupes il y a six années au Sahel, cette intervention est en vérité "un échec pour la diplomatie et la coopération militaire [l'un et l'autre incarnées par le funeste Le Drian, d'abord comme ministre de la Délense de Hollande, puis comme ministre des Affaires étrangères de Macron]. Un fiasco pour l'Europe, incapable de se mobiliser pour protéger, ensemble, ses valeurs et son territoire", insiste le rédacteur en chef de Midi Libre, Jean-Michel Servant.
En effet,
sur le front, la France est seule, tançait sur BFMTV Frédéric Encel, géopolitologue, taclant les alliés européens (britanniques et estoniens) qui fuient le contact avec les islamistes et restent dans leurs casernes, refusant de s'exposer sur le terrain. "Cela pose la question de la solidarité européenne avec la France dans la région. L’Europe ne conçoit pas que la lutte contre l’islamisme radical est une lutte commune", regrette-t-il.

"Seule au front", la France de Macron renâcle.


Le 14 juillet 2014, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a rappelé avec insistance que l'opération Barkhane "se fait en partenariat avec les cinq pays de la zone sahélo-saharienne" (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad), membres du G5 du Sahel. Sans la Côte d'Ivoire, à laquelle Macron rend pourtant visite ce week-end. C'est à tout le monde, Européens et Africains, que s'en prend Macron:
"La France est en partie seule parce que les pays européens n’ont pas compris les enjeux et les risques. Quand on est intervenus en 2013, il fallait agir vite, on n’avait pas le temps de la concertation. Et on a réussi à empêcher le pire. Maintenant, il faut entraîner l’adhésion européenne. Notre sécurité commune se joue en Afrique", observe le général Jean-Paul Palomeros, ancien chef d’état-major de l’armée de l’air.
Il concède toutefois que des Européens ont pris la mesure de cette nécessité: "La République Tchèque, la Belgique et l’Estonie sont prêts à rejoindre les opérations", selon le général Palomeros. 
"Nous sommes à un moment clé. Aujourd’hui, c’est l’heure de la confiance, il faut s’engager collectivement. Ces treize militaires morts doivent servir à stimuler ces communautés africaine et européenne pour venir en aide à l’Afrique qui mérite une chance pour l’avenir", assure Jean-Paul Palomeros qui précise que l’armée française a des victoires quotidiennes au Sahel. "C’est le cas quand on reprend des villages, qu’on apporte l’eau, des aides, de l’éducation. C’est ça qui redonnera sa prospérité à l’Afrique", fait-il valoir.

Aux accusations de "néocolonialisme", Macron répond défaillance collective

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Des améliorations peuvent être apportées à la gestion de cette région aux prises avec les islamistes, insiste Macron. "L’opération Barkhane doit mieux s’articuler avec les soldats de l’ONU et les armées africaines regroupées au sein du G5 Sahel. Il y a des leçons à tirer de ce drame qui a tué treize de nos soldats, mais on n’a pas le droit de refuser le combat quand on voit les conséquences du terrorisme", avance au micro de BFMTV Jean-Pierre Sueur, sénateur socialiste, vice-président de la Commission des lois et proche de Le Drian qui a embarqué la France dans cette galère, comme un autre socialiste, Guy Mollet, en Egypte, lors de la crise de Suez (octobre 1956). 

Après six années de guerre, la présence de l’armée française est de plus en plus critiquée par les populations locales
qui la comparent parfois à une forme de "néocolonialisme", rapporte Courrier international.
Las des affrontements, le quotidien malien L’Essor s’interroge: "Que font tous ces soldats étrangers chez nous, s’ils ne peuvent pas nous aider à lutter efficacement contre le terrorisme?"
Face à ces contestations, les députés LFI (La France Insoumise) ont réclamé mardi une "discussion sérieuse pour envisager les voies de sortie" de la "guerre" au Mali. 
Mais d'autres affirment que le maintien de nos troupes est plus que jamais nécessaire dans cet immense désert brûlant vaste comme l'Europe et qui borde une dizaine de pays d'Afrique. "Partir d’un coup serait pire que tout", commente Jean-Marie Bockel, sénateur du Haut-Rhin, ancien secrétaire d'Etat à la Défense et aux Anciens combattants (2008-2009) et père de Pierre-Emmanuel Bockel, l’un des treize soldats morts lundi soir. S’il reconnaît que ce débat est légitime, sa "conviction de citoyen et de père d’un militaire décédé est qu’on ne peut pas partir comme ça. En 2013, notre venue était utile, pour endiguer la montée du djihadisme".

Tout le monde doit s'y mettre...
D’autant qu’il n’existe pas "de maillage sécuritaire efficace sur le terrain pour prendre le relais de l’armée française si elle se retire", insinue Anthony Fouchard, ancien correspondant au Mali pour France 24.
"D’ailleurs après l’attaque d’Indelimane – qui a fait 49 morts au sein de l’armée malienne - les militaires africains ont dû quitter leurs postes avancés sur la frontière avec le Niger. Concrètement, ça veut dire que l’armée abandonne des camps car ils sont trop exposés".
Malgré la défiance, L’Essor (Mali) le concède lui-même: "Il serait bon que notre orgueil nous conduise à nous regarder dans le miroir et à nous interroger sur notre propre rôle dans le pourrissement de la situation dans notre pays." "Chasser les forces étrangères ne ferait qu’aggraver cette situation, car l’adversaire risque de réoccuper le territoire", reconnaît également le media Mali Web dans son article intitulé "Cabale contre les forces étrangères: et si les Maliens changeaient leur fusil d’épaule".

Macron met son arrogance dans sa poche


Jupiter avoue ne rien pouvoir tout seul : une avancée psychologique ?
Après la crispation née début décembre de ses déclarations demandant aux chefs d'Etat de "clarifier" leur position sur la présence militaire française au Sahel, le président français a souligné vendredi lors d'un déplacement en Côte d'Ivoire que "sans leur engagement politique (des chefs d'Etat), nous ne pouvons lutter efficacement". Chacun a compris qu'il met en fait les chefs d'Etat africains en accusation : si le conflit s'éternise et si la valeureuse l'armée française s'enlise au Sahel, c'est que ses partenaires ne font pas ce qu'ils devraient... 

Le coût de l'opération Barkhane est de 600 millions d'euros par année : une somme dont Macron a besoin par ailleurs...
Vendredi 20 décembre en Côte d'Ivoire, où il est venu passer Noël avec les troupes françaises, le président français avait ces 600 millions en tête en racontant qu'il souhaite donner "une nouvelle force" à la lutte anti-djihadiste au Sahel à l'occasion du sommet prévu en janvier avec les dirigeants des pays de la région à Pau (sud-ouest de la France). "Je souhaite que nous puissions donner une nouvelle profondeur, de nouveaux engagements, une nouvelle force à cette opération pour gagner ce combat indispensable à la stabilité et à la sécurité du Sahel, plus largement de toute la région et aussi de l'Europe", a déclaré Macron, lors son discours aux soldats.

"Nous continuerons à lutter contre les terroristes djihadistes avec nos partenaires africains et avec nos partenaires européens et internationaux, a-t-il insisté.  "Nous continuerons à le faire [...] car si nous laissons prospérer la menace, elle nous touchera aussi", a-t-il prévenu.

950 soldats français de métier sont en Côte d'Ivoire.
Macron est arrivé vendredi en fin de journée en Côte d'Ivoire pour une visite de 48 heures au président ivoirien Alassane Ouattara. De l'aéroport, il s'est rendu directement à la base française pour partager avec les quelque 1.000 soldats français présents un dîner préparé par le chef de l'Elysée, Guillaume Gomez.
Le camp des Forces françaises en Côte d'Ivoire (FFCI), fortes de 950 hommes, dont 84% sont en mission de courte durée (quatre mois), est comme "un sous-marin" capable "de se déployer dans toute l'Afrique de l'Ouest en fonction des besoins", expliquait leur commandant, le colonel Frédéric Gauthier, avant l'arrivée de  Macron.Les FFCI sont aussi régulièrement mobilisées pour acheminer équipements et marchandises débarquées au port d'Abidjan jusqu'aux bases de l'opération Barkhane, au Niger ou au Mali. Un long trajet effectué par des convois d'une cinquantaine de véhicules placés sous haute sécurité.
Macron veut faire d'une pierre deux coups : amadouer les militaires et tenter de mobiliser la Côte d'Ivoire.
Le président français s'appliquera à renforcer les relations franco-ivoiriennes, en privilégiant la jeunesse et le sport. Il débute ainsi sa journée en inaugurant une "agora" sportive dans le quartier populaire de Koumassi, à Abidjan, en compagnie de l'ex-footballeur Didier Drogba et de la championne olympique de judo Priscilla Gneto, médaillée de bronze en 2012, née en Côte d'Ivoire et fille de deux sportifs ivoiriens.
Samedi, Macron et Ouattara doivent relancer le chantier de l'Académie internationale de lutte contre le terrorisme, qui vise devenir le centre de formation des acteurs du secteur en Afrique de l'Ouest.
Annoncé fin 2017, le projet n'a jamais décollé depuis, faute de moyens.

Tout le Sahel - en particulier le Mali, le Niger et le Burkina - est désormais visé par les assauts de plus en plus audacieux de groupes islamistes, en dépit du renforcement des armées locales et de la présence de 4.500 militaires français de la force anti-djihadiste Barkhane. La Côte d'Ivoire a été frappée à son tour par le terrorisme islamiste, avec un attentat qui avait fait 19 morts dans la station balnéaire de Grand-Bassam en 2016.

Au terme de sa visite de mobilisation en Côte d'Ivoire, Macron fera dimanche une étape de trois heures au Niger, à Niamey, pour rendre hommage aux 71 soldats nigériens ayant récemment péri dans l'attaque d'un camp militaire, mais aussi pour préparer avec le président nigérien Mahamadou Issoufou le sommet sur le Sahel prévu le 13 janvier à Pau (sud-ouest de la France). Les présidents du G5 Sahel (Niger, Burkina Faso, Mali, Tchad et Mauritanie) y sont conviés, après la crispation qu'il a provoquée début décembre avec ses déclarations en forme d'ultimatum demandant aux chefs d'Etat de "clarifier" leur position sur la présence militaire française au Sahel

jeudi 5 décembre 2019

Macron critique ses alliés africains au Mali; Le Monde lui emboite le pas

Le quotidien fait état de "folles rumeurs qui courent sur l’armée française au Sahel"

L’opération 'Barkhane' est l’objet de nombreuses infox en Afrique de l’Ouest, où elles rencontrent un fort écho sur les réseaux sociaux
 

Française, selon le quotidien des hommes d'affaires macroniens Xavier Niel et Matthieu Pigasse - ce qui traite comme quantité négligeable la participation des armées estonienne et britannique -, l’opération 'Barkhane', qui mobilise 4.500 hommes dans la bande sahélo-saharienne, d'une part, s'enlise, mais, d'autre part, constitue un terreau fertile à de nombreuses rumeurs en Afrique de l’Ouest, lesquelles rencontrent un fort écho sur les réseaux sociaux et entraînent des milliers de commentaires nourris d’un fort sentiment anti-français.
Or, il se trouve que Macron conditionne la suite de l’opération militaire 'Barkhane' à une "clarification" de la part des pays du Sahel.

Des photos de l’accident d’hélicoptères au Mali circulent : 
sont-elles fausses? 

La collision de deux hélicoptères, le 25 novembre au Mali, a entraîné la mort de treize soldats français et de nombreuses images montrant la collision et les débris des appareils sont apparues sur des pages Facebook maliennes. 
Elles ont été partagées des milliers de fois, du Burkina Faso à la Côte d’Ivoire, en passant par le Sénégal. Or, plusieurs d'entre elles auraient été prises en Argentine lors du tournage d’un jeu télévisé, et les autres, en Irak et en Azerbaïdjan ou seraient extraites d’un jeu vidéo, assure-t-on du côté français. Mais toutes étaient étrangères à cet accident, survenu par une nuit noire dans une zone inaccessible à la presse, soutiennent les complotistes. 

Non, l’armée française n’a pas frappé une base militaire au Niger.
Résultat de recherche d'images pour "forces armées maliennes livraison motos aux djihadistes"Une autre série de publications extrêmement virales  est partagée sur Facebook au Mali, au Burkina Faso et en Côte d’Ivoire, depuis le 23 novembre. Elles tendent à démontrer que l’armée française a frappé une base militaire située à Diffa, dans le sud-est du Niger. Cette information est prise  au sérieux par des centaines d’internautes qui, dans les commentaires, accusent l’armée française d’entretenir les conflits djihadistes au Sahel.
Ces publications ont pris de telles proportions que l’ambassade de France au Niger a dû les démentir sur ses comptes Facebook et Twitter dès le 24 novembre. Le président du Conseil régional de Diffa - ville frontalière du Nigeria, au sud-est du Niger, et en proie à de très nombreuses attaques du groupe islamiste nigérian Boko Haram - et le secrétaire général du gouvernorat de la région ont tous deux officiellement parlé de "mensonge".  
 
Image"L’armée malienne risque des attaques terroristes dans les jours avenirs [sic]," et ne souhaite pas communiquer sur le message alarmiste, extrêmement viral sur les réseaux sociaux au Mali, accompagné de quatre photographies sur lesquelles on voit un avion militaire français déchargeant des dizaines de motos, lesquelles seraient destinées à des djihadistes. Il a recueilli plus de 1.200 partages depuis sa mise en ligne sur une page Facebook malienne, le 2 décembre.
Ce message a été pris au sérieux par les forces armées malienne et française, qui, toutes deux, l'ont démenti, indiquant que ces photographies documentaient la réception par la force 'Barkhane' de 60 motos destinées à être livrées prochainement à l’armée malienne. 
L’état-major de l’armée française a transmis une photographie montrant les 60 deux-roues et l’avion ayant servi à les transporter. Or, sur ce cliché, on distingue sur la carlingue de l’avion la même immatriculation que sur la photographie prouvant la fourniture de motos à des djihadistes par l’armée française.
C'est parole contre parole.

lundi 2 décembre 2019

Les 13 militaires français sont morts au Mali, mais n'ont pas été tués par Daesh, conteste la France

Le ministère des Armées nie la revendication des islamistes

L
a mort de 13 soldats français n'est pas due à des tirs ou à une action des djihadistes
Résultat de recherche d'images pour "hommage aux militaires Mali"La France dément que les avions de l'opération Barkhane ont été abattus par Daesh à Gao, le 27 novembre 2019, comme l'affirment les islamistes.  

La collision entre les deux hélicoptères au Mali, dans laquelle nos militaires ont péri, est survenue alors qu'ils combattaient, a confirmé le général François Lecointre, chef d'état-major de l'armée françaiseinterrogé par RFI le vendredi 29 novembre.

"C'est absolument faux" que des tirs de djihadistes aient mené à la collision.
Le chef d'état-major de l'armée française a démenti l'affirmation avancée par l'organisation Etat islamique et a affirmé que "ce qui est vrai, c'est qu'il y a eu collision dans une opération de combat très complexe, qui nécessite (...) une très fine coordination."

"Il n'y a pas eu de prise à partie par les djihadistes qui étaient poursuivis et marqués au sol. Il n'y a pas eu de retrait d'un appareil face à un tir de djihadistes", a encore affirmé le général Lecointre. 
"L'armée française dit la vérité, s'est-il défendu. Nous la devons à nos soldats et aux familles de nos compagnons qui sont morts. (...) Les enquêtes ne sont pas terminées, les boîtes noires vont être exploitées pour avoir les détails précis de la manière dont nos soldats sont morts".



Les membres de l'équipe de commando qui étaient dans l'un des appareils accidentés, l'hélicoptère Cougar, étaient une équipe d'extraction, présente comme le veut la procédure pour appuyer les équipages des hélicoptères d'attaque Tigre au cas où l'un d'eux devrait se poser en urgence. 

Ces commandos, membres des chasseurs alpins, "ne venaient pas d'être embarqués ou débarqués de leur appareil", a encore insisté le général. 

Les deux hélicoptères, un Tigre et un Cougar, sont entrés en collision durant une opération de combat contre des djihadistes lundi soir au Mali. 
La perte de 13 militaires est une des plus grandes pour l'armée française depuis l'attentat contre le QG français Drakkar à Beyrouth en 1983, qui avait fait 58 morts.
Résultat de recherche d'images pour "hommage aux militaires Mali traversee pont Paris"
Un hommage national a été rendu aux Invalides aux soldats morts au Mali.

lundi 4 novembre 2019

Mali : Daesh revendique les morts de deux soldats malien et d'un français

Un soldat français de l'opération Barkhane a encore donné sa vie pour la sécurisation du Mali contre le terrorisme islamiste

Le pays a également été secoué par deux autres attaques depuis vendredi, où 51 soldats maliens ont péri, avant la perte du soldat français mort samedi au Mali sur un engin explosif
 Le brigadier Ronan Pointeau est mort samedi après que son véhicule blindé a été frappé par un engin explosif.
Soldat engagé au Mali depuis le mois d’octobre
au 1er régiment des Spahis,
Ronan Pointeau venait de fêter ses 24 ans.
 
Plus de sept ans après l’invasion du pays par des terroristes islamistes, le Mali reste toujours sous la menace des djihadistes. 
Ce dimanche, deux soldats maliens ont été tués par un engin explosif. Samedi, le brigadier français Ronan Pointeau, membre de la force Barkhane déployée au Mali, avait été également tué dans l’explosion d’un engin explosif artisanal au passage de son véhicule.

L’attaque a été revendiquée par Daesh.
"Cette attaque insidieuse montre l’importance et l’âpreté de la lutte contre les groupes armés terroristes pour la sécurisation du Liptako [une région à cheval entre le Mali et le Burkina Faso]," a expliqué l’état-major des Armées dans un communiqué.  
Quelle est aujourd’hui la situation au Mali ?
Un soldat français de Barkhane apprend à un soldat des forces armées maliennes l'utilisation de son arme, le 27 avril 2019.
"La situation n’est pas hors de contrôle, mais les capacités de gestion de l’État malien s’amenuisent," analyse Philippe Migaux, maître de conférences à Sciences Po Paris. Docteur en Ethnologie, il est expert sécuritaire, depuis 2010 pour l’Union Européenne (Sahel et Yémen) et, depuis 2013 pour l’Organisation des Nations-Unis (phénomènes djihadistes).
Le spécialiste énumère les nombreuses forces djihadistes en présence : "Le GSIM (groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), héritier d’Al-Qaïda, a développé un djihadisme touareg autour de Kidal, dans le nord du pays, mais aussi un djihadisme peul, dans le centre et le sud. Depuis 2017, l’Etat islamique du Grand sahara (EIGS) collabore avec eux, ce qui contribue à aggraver la situation".

Vendredi, 49 soldats maliens ont été tués près de Ménaka (nord-est du Mali) au cours d’une "attaque terroriste" attribuée aux djihadistes islamistes. C’est l’une des plus graves subies par l’armée malienne. 
Elle vient s’ajouter à d’autres attaques menées ces derniers mois dans le sud du pays. Sur son site, le ministère des Affaires étrangères déconseille formellement de voyager au Mali. L'information serait utile aux soldats professionnels, s'ils étaient venus faire du tourisme, mais elle est particulièrement indécente dans la situation ?

La force Barkhane dispose-t-elle aujourd’hui d’assez de moyens ?
Créée en août 2014, l’opération Barkhane est venue prendre le relais de l’opération Serval, qui avait stoppé l’avancée des forces djihadistes en direction de Bamako. Barkhane ne vise plus qu'à aider les pays du "G5 Sahel" (Niger, Mali, Burkina Faso, Mauritanie, Tchad) à lutter contre les islamistes armés
Les 4.500 militaires français peuvent aussi mener leurs propres opérations. Depuis le début de Barkhane, quinze militaires français sont morts dans l’exécution de leur mission.

"La force Barkhane joue son rôle de force régionale en attendant que le G5 Sahel puisse prendre la main, rappelle Philippe Migaux. Mais il n’est pas question de réinstaller une force française pour faire le travail des autorités africaines. C’est un travail de longue haleine". Le problème, c’est que le G5 Sahel peine à tenir son rôle. Début octobre, plusieurs témoignages recueillis par le journal Le Monde montraient à quel point les soldats burkinabés, membres du G5, étaient mal équipés pour faire face aux terroristes.

Y a-t-il un risque de déstabilisation de la région ?
Les pays frontaliers du Mali sont aussi touchés par la vague djihadiste : le Burkina a subi plusieurs attaques au cours des derniers mois. La dernière en date, mi-octobre, a visé une mosquée et a fait au moins seize morts. Au Niger, douze soldats ont été tués dans la nuit du 29 au 30 octobre, vraisemblablement par des membres du groupe terroriste Boko Haram.

"La réponse militaire ne peut être suffisante (…) Il faut que les pays européens aident les Etats sahéliens touchés par le-dit djihadisme à se réformer en profondeur. Pour le moment, les Occidentaux ont surtout contribué à restaurer un système inégalitaire qui permet aux djihadistes de recruter sans difficultés," affirmait Roland Marchal, chercheur au CERI de Sciences Po, dans un entretien à La Croix en mai dernier. 
"Pour l’instant, il n’y a pas de prise de territoires de la part des djihadistes, poursuit Philippe Migaux. Cela reste une présence clandestine, mais qui a réussi à fédérer tous les mécontents".