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mardi 4 février 2020

Attaque de la gendarmerie de Dieuze : attaque islamiste probable

Un islamiste présumé s'est infiltré dans la gendarmerie pour arraquer les militaires

Le procureur de la République de Metz n'exclut pas un attaque terroriste.

Résultat de recherche d'images pour "Tir à vue""Lundi, un gendarme a dû ouvrir le feu sur un militaire armé d'une arme blanche. 
Le militaire de 19 ans, un couteau à la main, a attaqué la gendarmerie de Dieuze (Moselle), faisant deux blessés légers: un gendarme, toujours hospitalisé mardi, mais dont les jours ne sont pas en danger, et la victime. 
Quelques minutes avant, un individu avait appelé la gendarmerie et avait menacé d’y commettre un "carnage" au nom du groupe Etat islamique.

Un assaillant en "période probatoire" et bien sous tous rapports...
Sur place, Christian Mercuri, le procureur de la République de Metz, Christian n’exclut pas la piste terroriste : il a "bien évidemment pris attache avec le Parquet national antiterroriste de Paris" (Pnat), qui dira s’il "se saisit ou pas" de l’enquête. 
Les officiels sélectionnent les indices pour distiller le doute sur les motivations islamiste du terroriste infiltré dans la gendarmerie: aucun lien n’aurait été établi entre le coup de fil et l’attaque. 

Une enquête pour "tentative d’homicide sur agent de la force publique" a été ouverte dans la foulée. Contacté par Libération, le procureur n’a pas donné suite à nos sollicitations pour le moment. 

Les informations sur l'agresseur infiltré, Mathias R., ne filtrent pas. 

L'assaillant a rejoint l’armée début décembre, confirme la ministre des Armées, Françoise Parly, sur Twitter, et il était "en période probatoire" et "pas en service" au moment de l’attaque, précise-t-elle. Originaire du Puy-de-Dôme, il réside au Centre de formation initiale des militaires du rang (CFIM) de Dieuze, dans le département de la Moselle.
Le procureur ne précise pas si l'individu est un converti . 
Sa chambre et le domicile de ses parents auraient été perquisitionnés ce mardi, mais les enquêteurs n’auraient rien trouvé permettant de soutenir la piste terroriste. Les investigations sur la personnalité du terroriste et sur son entourage sont en cours. Oseront-ils étiqueter Mathias R. "déséquilibré"?

Des menaces "prises au sérieux" !

Ignace - Toujours plus de kamikazes islamistes



Tout a commencé à 15 heures lundi
: le centre opérationnel de la gendarmerie reçoit un appel et des menaces 
"prises au sérieux", rapporte le colonel Nicolas Philippotin, commandant de la section de recherches de la gendarmerie de Metz, y sont proférées. "L’individu a déclaré qu’il était militaire, qu’il allait y avoir un carnage à Dieuze et qu’il se revendiquait de l’Etat islamique", a expliqué le procureur, sans que son allégeance ne suffise à orienter les investigation sur la piste du terrorisme islamiste.

A l’arrivée de l’assaillant, une fonctionnaire à l’accueil a alerté ses collègues. L’un d’entre eux s’est interposé. Le gendarme aurait d’abord riposté avec sa bombe lacrymogène, affirme France 3 Grand Est, avant de faire usage de son arme de service à deux reprises, blessant l’assaillant infiltré à l’abdomen. Le gendarme, auteur des coups de feu, a "été légèrement blessé au bras par l’arme blanche et hospitalisé", rapporte le procureur. Blessé par des tirs de riposte, il a été opéré avec succès. Puis placé en garde à vue à l'hôpital.
Les deux hommes ont été transportés à l’hôpital de Metz. Le jeune militaire a subi une opération dans la nuit, son pronostic vital n’est plus engagé.

Aux dernières nouvelles, si l'assaillant n'est pas déséquilibré, il est suicidaire...
Ce qui est assez commun parmi les kamikazes...

Il aurait déclaré qu'il a cherché à commettre un "suicide by cops", suicide par policier interposé. En clair, il aurait délibérément provoqué les forces de l'ordre afin d'être abattu sous leurs balles. C'est ce que popularise les films comme Chute libre (1993, avec Michael Douglas), Duos d'un jour (2000, Duets), Tir à vue (1984, avec Sandrine Bonnaire) et certains épisodes de séries américaines (FBI : Portés disparus sur CBS, New York, section criminelle sur NBC). Le roman The Outsiders en fait également état. Enfin, le film Seven en montre une variante particulièrement complexe.
Selon le jeune homme, son acte ne revêtait aucune dimension religieuse ou politique.

lundi 4 novembre 2019

Mali : Daesh revendique les morts de deux soldats malien et d'un français

Un soldat français de l'opération Barkhane a encore donné sa vie pour la sécurisation du Mali contre le terrorisme islamiste

Le pays a également été secoué par deux autres attaques depuis vendredi, où 51 soldats maliens ont péri, avant la perte du soldat français mort samedi au Mali sur un engin explosif
 Le brigadier Ronan Pointeau est mort samedi après que son véhicule blindé a été frappé par un engin explosif.
Soldat engagé au Mali depuis le mois d’octobre
au 1er régiment des Spahis,
Ronan Pointeau venait de fêter ses 24 ans.
 
Plus de sept ans après l’invasion du pays par des terroristes islamistes, le Mali reste toujours sous la menace des djihadistes. 
Ce dimanche, deux soldats maliens ont été tués par un engin explosif. Samedi, le brigadier français Ronan Pointeau, membre de la force Barkhane déployée au Mali, avait été également tué dans l’explosion d’un engin explosif artisanal au passage de son véhicule.

L’attaque a été revendiquée par Daesh.
"Cette attaque insidieuse montre l’importance et l’âpreté de la lutte contre les groupes armés terroristes pour la sécurisation du Liptako [une région à cheval entre le Mali et le Burkina Faso]," a expliqué l’état-major des Armées dans un communiqué.  
Quelle est aujourd’hui la situation au Mali ?
Un soldat français de Barkhane apprend à un soldat des forces armées maliennes l'utilisation de son arme, le 27 avril 2019.
"La situation n’est pas hors de contrôle, mais les capacités de gestion de l’État malien s’amenuisent," analyse Philippe Migaux, maître de conférences à Sciences Po Paris. Docteur en Ethnologie, il est expert sécuritaire, depuis 2010 pour l’Union Européenne (Sahel et Yémen) et, depuis 2013 pour l’Organisation des Nations-Unis (phénomènes djihadistes).
Le spécialiste énumère les nombreuses forces djihadistes en présence : "Le GSIM (groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), héritier d’Al-Qaïda, a développé un djihadisme touareg autour de Kidal, dans le nord du pays, mais aussi un djihadisme peul, dans le centre et le sud. Depuis 2017, l’Etat islamique du Grand sahara (EIGS) collabore avec eux, ce qui contribue à aggraver la situation".

Vendredi, 49 soldats maliens ont été tués près de Ménaka (nord-est du Mali) au cours d’une "attaque terroriste" attribuée aux djihadistes islamistes. C’est l’une des plus graves subies par l’armée malienne. 
Elle vient s’ajouter à d’autres attaques menées ces derniers mois dans le sud du pays. Sur son site, le ministère des Affaires étrangères déconseille formellement de voyager au Mali. L'information serait utile aux soldats professionnels, s'ils étaient venus faire du tourisme, mais elle est particulièrement indécente dans la situation ?

La force Barkhane dispose-t-elle aujourd’hui d’assez de moyens ?
Créée en août 2014, l’opération Barkhane est venue prendre le relais de l’opération Serval, qui avait stoppé l’avancée des forces djihadistes en direction de Bamako. Barkhane ne vise plus qu'à aider les pays du "G5 Sahel" (Niger, Mali, Burkina Faso, Mauritanie, Tchad) à lutter contre les islamistes armés
Les 4.500 militaires français peuvent aussi mener leurs propres opérations. Depuis le début de Barkhane, quinze militaires français sont morts dans l’exécution de leur mission.

"La force Barkhane joue son rôle de force régionale en attendant que le G5 Sahel puisse prendre la main, rappelle Philippe Migaux. Mais il n’est pas question de réinstaller une force française pour faire le travail des autorités africaines. C’est un travail de longue haleine". Le problème, c’est que le G5 Sahel peine à tenir son rôle. Début octobre, plusieurs témoignages recueillis par le journal Le Monde montraient à quel point les soldats burkinabés, membres du G5, étaient mal équipés pour faire face aux terroristes.

Y a-t-il un risque de déstabilisation de la région ?
Les pays frontaliers du Mali sont aussi touchés par la vague djihadiste : le Burkina a subi plusieurs attaques au cours des derniers mois. La dernière en date, mi-octobre, a visé une mosquée et a fait au moins seize morts. Au Niger, douze soldats ont été tués dans la nuit du 29 au 30 octobre, vraisemblablement par des membres du groupe terroriste Boko Haram.

"La réponse militaire ne peut être suffisante (…) Il faut que les pays européens aident les Etats sahéliens touchés par le-dit djihadisme à se réformer en profondeur. Pour le moment, les Occidentaux ont surtout contribué à restaurer un système inégalitaire qui permet aux djihadistes de recruter sans difficultés," affirmait Roland Marchal, chercheur au CERI de Sciences Po, dans un entretien à La Croix en mai dernier. 
"Pour l’instant, il n’y a pas de prise de territoires de la part des djihadistes, poursuit Philippe Migaux. Cela reste une présence clandestine, mais qui a réussi à fédérer tous les mécontents".