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mardi 4 février 2020

Attaque de la gendarmerie de Dieuze : attaque islamiste probable

Un islamiste présumé s'est infiltré dans la gendarmerie pour arraquer les militaires

Le procureur de la République de Metz n'exclut pas un attaque terroriste.

Résultat de recherche d'images pour "Tir à vue""Lundi, un gendarme a dû ouvrir le feu sur un militaire armé d'une arme blanche. 
Le militaire de 19 ans, un couteau à la main, a attaqué la gendarmerie de Dieuze (Moselle), faisant deux blessés légers: un gendarme, toujours hospitalisé mardi, mais dont les jours ne sont pas en danger, et la victime. 
Quelques minutes avant, un individu avait appelé la gendarmerie et avait menacé d’y commettre un "carnage" au nom du groupe Etat islamique.

Un assaillant en "période probatoire" et bien sous tous rapports...
Sur place, Christian Mercuri, le procureur de la République de Metz, Christian n’exclut pas la piste terroriste : il a "bien évidemment pris attache avec le Parquet national antiterroriste de Paris" (Pnat), qui dira s’il "se saisit ou pas" de l’enquête. 
Les officiels sélectionnent les indices pour distiller le doute sur les motivations islamiste du terroriste infiltré dans la gendarmerie: aucun lien n’aurait été établi entre le coup de fil et l’attaque. 

Une enquête pour "tentative d’homicide sur agent de la force publique" a été ouverte dans la foulée. Contacté par Libération, le procureur n’a pas donné suite à nos sollicitations pour le moment. 

Les informations sur l'agresseur infiltré, Mathias R., ne filtrent pas. 

L'assaillant a rejoint l’armée début décembre, confirme la ministre des Armées, Françoise Parly, sur Twitter, et il était "en période probatoire" et "pas en service" au moment de l’attaque, précise-t-elle. Originaire du Puy-de-Dôme, il réside au Centre de formation initiale des militaires du rang (CFIM) de Dieuze, dans le département de la Moselle.
Le procureur ne précise pas si l'individu est un converti . 
Sa chambre et le domicile de ses parents auraient été perquisitionnés ce mardi, mais les enquêteurs n’auraient rien trouvé permettant de soutenir la piste terroriste. Les investigations sur la personnalité du terroriste et sur son entourage sont en cours. Oseront-ils étiqueter Mathias R. "déséquilibré"?

Des menaces "prises au sérieux" !

Ignace - Toujours plus de kamikazes islamistes



Tout a commencé à 15 heures lundi
: le centre opérationnel de la gendarmerie reçoit un appel et des menaces 
"prises au sérieux", rapporte le colonel Nicolas Philippotin, commandant de la section de recherches de la gendarmerie de Metz, y sont proférées. "L’individu a déclaré qu’il était militaire, qu’il allait y avoir un carnage à Dieuze et qu’il se revendiquait de l’Etat islamique", a expliqué le procureur, sans que son allégeance ne suffise à orienter les investigation sur la piste du terrorisme islamiste.

A l’arrivée de l’assaillant, une fonctionnaire à l’accueil a alerté ses collègues. L’un d’entre eux s’est interposé. Le gendarme aurait d’abord riposté avec sa bombe lacrymogène, affirme France 3 Grand Est, avant de faire usage de son arme de service à deux reprises, blessant l’assaillant infiltré à l’abdomen. Le gendarme, auteur des coups de feu, a "été légèrement blessé au bras par l’arme blanche et hospitalisé", rapporte le procureur. Blessé par des tirs de riposte, il a été opéré avec succès. Puis placé en garde à vue à l'hôpital.
Les deux hommes ont été transportés à l’hôpital de Metz. Le jeune militaire a subi une opération dans la nuit, son pronostic vital n’est plus engagé.

Aux dernières nouvelles, si l'assaillant n'est pas déséquilibré, il est suicidaire...
Ce qui est assez commun parmi les kamikazes...

Il aurait déclaré qu'il a cherché à commettre un "suicide by cops", suicide par policier interposé. En clair, il aurait délibérément provoqué les forces de l'ordre afin d'être abattu sous leurs balles. C'est ce que popularise les films comme Chute libre (1993, avec Michael Douglas), Duos d'un jour (2000, Duets), Tir à vue (1984, avec Sandrine Bonnaire) et certains épisodes de séries américaines (FBI : Portés disparus sur CBS, New York, section criminelle sur NBC). Le roman The Outsiders en fait également état. Enfin, le film Seven en montre une variante particulièrement complexe.
Selon le jeune homme, son acte ne revêtait aucune dimension religieuse ou politique.

samedi 9 mars 2019

Un maire prend un arrêté interdisant de tirer au LBD sur ses concitoyens

La riposte du maire de cette petite commune de 5.000 habitants est la première du genre

LBD
Les habitants de Phalsbourg sont surnommés les Ramp-pis, abréviation de ...rempart.
Cet arrêté proscrit l'usage du lanceur de balles de défense (LBD) par les forces de l'ordre pour ce samedi 9 mars, lors du 13e samedi de protestation  des Gilets jaunes contre l'amputation du pouvoir d'achat par la hausse des prix des carburants et des manifestants blessés par cette arme sublétale pouvant entraîner des lésions graves et irréversibles, voire mortelles. 

A Noël 2018, Castaner a pourtant lancé un appel d'offres pour 1.280 LBD... Le premier appel d'offres avait été lancé par le gouvernement du socialiste Lionel Jospin, dont le ministre de l'Intérieur était Daniel Vaillant.
La France est le seul pays de l’Union européenne à employer cette arme et Amnesty International a publié mi-décembre un rapport alarmant sur l’état des violences policières en France. Du fait de sa haute dangerosité, le Défenseur des droits, Jacques Toubon (30.000 euros par mois), demandait déjà son retrait en janvier 2018 de la dotation des forces de sécurité, dans un rapport remis à l’Assemblée nationale. Il estimait en effet que "[ses] caractéristiques techniques et [ses] conditions d’utilisation sont inadaptées à une utilisation dans le cadre d’opérations de maintien de l’ordre". Toubon se maintient à ce poste où ses avis sont considérés comme lettre morte : un emploi fictif, donc. 
La portée de ce texte n'est toutefois que symbolique.
Dany Kocher, maire lorrain DVG de Phalsbourg (Moselle), a publié un arrêté municipal adressé directement au Commandant de la Brigade de Gendarmerie de la ville, interdisant l'utilisation de lanceurs de balles de défense, LBD commercialisé sous la marque Flash-Ball. Le Républicain Lorrain, qui a révélé l'information ce samedi matin, a dévoilé une copie de la décision, encore relayée par le journaliste David Dufresne.

Le document, qui comporte une erreur de date dans son corps de texte, n'a cependant pas de force contraignante sur la Gendarmerie, cette dernière agissant sur ordres du préfet et du ministère de l'Intérieur.

Dany Kocher se fonde sur la demande du commissariat aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe.

Pour motiver sa décision, il invoque cette organisation intergouvernementale de 47 membres  qui demande à la France de suspendre l'usage du "LBD40". 
L'arme a été abusivement utilisée par les forces de l'ordre depuis le début des Gilets jaunes : plus de 13.000 fois, selon le Secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, qui a indiqué que l'arme a fait "environ 2.200 blessés parmi les manifestants".

Laurent Nuñez s'est exprimé jeudi 7 mars devant les sénateurs à l'occasion de l'examen d'une proposition de loi du groupe CRCE demandant l'interdiction de l'usage des LBD dans les manifestations. Elle a été rejetée par le Sénat.

Les habitants de sa commune de Forcalquier sont-ils preneurs de ses lanceurs de balles de défense?

lundi 25 août 2014

Hayange: la gauche conteste le maire sorti des urnes républicaines aux municipales 2014

Manifestation contre le "patriotisme frauduleux" du maire FN

Un coup de peinture fraîche enflamme les mauvais perdants
A Hayange, annexée par les Allemands (1871-1918), 
ces couleurs  font s'insurger la gauche 
cosmopolite et internationaliste
Une cinquantaine d'aigris de gauche a protesté samedi matin d'Hayange (Moselle) contre la décision de la nouvelle municipalité frontiste de repeindre des wagonnets de mine aux couleurs tricolores. Ces opposants ont manifesté pour dénoncer le "patriotisme frauduleux" de la municipalité FN. "Il s’agissait de dénoncer la tentative de réinterprétation de l’Histoire et le patriotisme frauduleux de la municipalité", qui en repeignant ces wagonnets aux couleurs françaises oublie que des immigrés de seize nationalités différentes se sont retrouvés au fond des mines de la région, a déclaré l’un des organisateurs, Gilles Wobedo, président de l’association "Hayange plus belle ma ville", membre du réseau national des comités de vigilance républicaine des villes gérées par l'extrême-droite, dont les socialistes de SOS Racisme et de l'UEJF avaient appelé à la création en mars 2014 lors de leur campagne municipale (perdue) à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais. "Avec cette mise en peinture, la municipalité tente de 'nier notre histoire commune", estime-t-il. 

Dans ces wagonnets devenus des bacs à fleurs, les manifestants ont planté des drapeaux des pays d’origine des mineurs de Hayange, de la Turquie à l’Italie en passant par la République tchèque. Ils tirent ainsi un trait sur la forte représentation maghrébine qui a intégré la communauté ouvrière d'Hayange dès la fin de la Seconde Guerre mondiale. Hayange a en effet une puissante tradition de gauche comme centre d'une communauté d'agglomérations associant 10 communes de l'ouest de Thionville, créée en 2000 sous le nom de Val de Fensch.
Selon Gilles Wobedo, l’ambiance a changé "principalement dans les services municipaux, où il règne une ambiance glaciale parmi le personnel" depuis la victoire du candidat FN Fabien Engelmann aux dernières municipales perdues par un PS établi depuis vingt ans (1995). Les services municipaux se sont en effet constitués en poche de résistance du PS clientéliste.   

Une volonté démentie par le maire, Fabien Engelmann

Cachez ces couleurs
que je ne saurais voir!

"Nous voulions rendre hommage à tous ces immigrés" qui ont forgé l’identité locale", a-t-il expliqué. A l'occasion du traitement contre la rouille de ces vestiges du patrimoine minier, il dit aujourd'hui avoir simplement voulu "porter haut et fort nos couleurs". "J’ai moi-même des origines italiennes, et ma grand-mère était ravie d’obtenir la nationalité française, donc je ne vois pas pourquoi on en fait tout un cinéma", a-t-il ajouté, en estimant qu’Hayange était "une terre d’immigration réussie", les immigrés des mines s’étant bien intégrés à la société française.
L'infiltré trotskiste, vainqueur des municipales dans la ville minière sinistrée de Moselle, Fabien Engelmann est passé du NPA au FN. 

mardi 29 juillet 2014

Hayange: l'oeuf bleu et la poule rose

De la fermeture des hauts-fourneaux (2011) à l'oeuf brouillé

La municipalité de Hayange 
a fait repeindre une sculpture du centre-ville, jugée "sinistre"
L'oeuf de la discorde

Lequel des deux oeufs
valorise le mieux la place d'Hayange?

Où est le problème? 
La municipalité est Front national depuis mars dernier. Le créateur de l'œuvre, Alain Mila, pourrait donc saisir les juridictions administratives. 
C'est d'abord par un appel anonyme qu'il a appris que son œuvre, une fontaine avec un œuf en son centre, avait été repeinte d'un coup de pinceau bleuPuis "un ami artiste qui réside non loin d'Hayange, m'a envoyé la photo. J'ai vu que l'œuf était fort bien peint, en bleu. Et là j'étais sidéré. C'est pas possible, on n'intervient pas sur une œuvre comme ça. J'ai appris que c'était la mairie d'Hayange qui avait fait peindre cette œuvre par les services techniques".

Amateur d’art contemporain, le maire FN de la ville, Fabien Engelmann, assume son choix et dit ne pas comprendre tout ce remue-ménage: "Nous sommes élus depuis quelques mois; on essaie de redonner un peu de gaieté à la ville," explique-t-il. "Il n'y avait rien de mal à faire cela. On a une ville assez lugubre, sinistre; on a voulu l'égayer. On a repeint le fond en bleu piscine, le reste en bleu turquoise... Ce n'était en aucun cas pour détériorer la fontaine", a-t-il expliqué.

Conciliant, il fait une offre. 
"Si l'artiste veut absolument, on lui propose de lui revendre son œuvre; on lui fera un prix." Il a rappelé que la mairie PS avait payé le chef d'oeuvre "près de 9000 euros, sans le moteur et la tuyauterie", en 2001.

Mais Alain Mila, qui juge que le bleu utilisé "est très proche de celui du logo du Front national", a attaqué la collectivité devant le tribunal administratif de Strasbourg. "Que l'on enlève la peinture", a-t-il exigé, déplorant "une atteinte à tout (son) travail et à (ses) valeurs". Autant dire que le FN s'en est pris au bleu du ciel...

La ministre de la Culture a un oeuf à peler avec le FN

Ancienne élue de Lorraine d'un parti, le PS, chassé de la ville ancrée jusqu'ici à gauche depuis l'après-guerre, Aurélie Filippetti parle de violation manifeste de la protection du patrimoine et d'un incident révélateur, selon elle, de la conception de la politique culturelle qu’ont les élus du Front national.


Si l'artiste peut avoir de bonnes raisons, la ministre est quant à elle hors sujet. Visiblement soucieuse de se faire reluire après sa gestion désastreuse du conflit avec les intermittents du spectaclea-t-elle condamné les dégradations des antisémites pro-palestiniens qui ont souillé de croix gammées la statue de la place de la République samedi à Paris? Quels condamnation a-t-elle prononcée à la suite de la détérioration, la semaine dernière, de la célèbre Maison Carrée de Nîmes par des tags de supporters de football montpelliérains ?

A-t-elle protesté quand, en mars dernier, des anarchistes ont décoré de tags le Sacré-Cœur de Paris: "Ni Dieu ni maître" ou "Vive la Commune !" ?
Lien 

Quelle a-t-elle donc entrepris, la ministre partisane, pour la restitution des 32 œuvres des musées nationaux (peintures et sculptures) et 675 meubles des ateliers nationaux, prêtés depuis des années aux différentes résidences présidentielles, mais portés à pertes et profits, malgré le rapport de la Cour des comptes.

De quelle indignation nous a-t-elle gratifié quand un Iranien de 28 ans a fracassé, le 24 mars 2013, à coups de masse, l’horloge du XIVe siècle de la cathédrale Saint-Jean de Lyon, sous le prétexte que sa beauté empêcherait les croyants musulmans de se concentrer pendant leurs prières ?
Quand les Femen s’attaquent aux cloches de Notre-Dame, quand par dizaines les églises sont vandalisées, parfois de manière irrémédiable, notre ministre, là encore,détourne-t-elle le regard ?…

Le maire sacrilège fait valoir, mais en vain, qu'il a remis en état une fontaine qui ne coulait plus. 
Maintenant, le murmure de l'eau pourrait bien  perturber le sommeil de la population.


lundi 24 février 2014

Le parlement a adopté définitivement la proposition de loi "Florange"

La "loi Florange" n'empêchera pas la fermeture d'un site rentable

Un an après la "mise à mort" des hauts-fourneaux de Florange (Le Monde)

Fabriquée  à la demande de  FO d’ArcelorMittal, 
cette stèle évoque la "trahison" du président PS 
F. Hollande 
qui n’a pas su empêcher la 
fermeture 
des hauts fourneaux de Florange. 

La symbolique proposition de loi "Florange" a été adoptée définitivement lundi au Parlement
Alors que la mise à l'arrêt définitive des hauts fourneaux de Florange est intervenue le mercredi 24 avril 2013, l'Assemblée nationale a adopté en seconde lecture la proposition qui fait obligation aux entrepreneurs en cessation d'activité de trouver un repreneur.
Ce texte qui "décrète" la "reconquête de l'économie réelle" a obtenu de la majorité des députés "godillots" de la majorité présidentielle socialo-écolo le vote que le Sénat avait de nouveau refusé vendredi. Le Front de Gauche s'est ...abstenu à nouveau, mais l'UMP et l'UDI ont voté contre, jugeant que le texte s'expose à une censure du Conseil constitutionnel.

"Ce n'est pas une loi de contrôle tâtillon ou qui stresserait mais une loi de vertu", de "progrès économique et social", un texte "offensif et pragmatique", a affirmé le ministre Benoît Hamon, au nom du gouvernement, à défaut d'Arnaud Montebourg, dénonçant "jusqu'ici un grand silence des pouvoirs publics à l'égard de ces sites qui fermaient alors qu'il y avait possibilité de maintenir l'emploi", selon lui.

"Quand une grande firme ne veut plus d'une unité de production et ne veut pas non plus la céder", 
Les fausses promesses d'un fourbe
elle aura  l' "obligation" de trouver un repreneuravait proclamé François Hollande.
 
Au bout du compte, la proposition de loi oblige simplement les entreprises de plus de 1.000 salariés à rechercher un repreneur pendant trois mois, sous peine de pénalités.

Au bout de trois mois, l'entrepreneur doit donner un rapport devant le comité d'entreprise. Ce rapport peut ensuite être contesté par les salariés devant le Tribunal de Commerce qui juge alors si cette obligation faite au chef d'entreprise a été respectée ou non. Si ce n’est pas le cas, le groupe pourra ainsi être condamné à payer jusqu’à 20 SMIC mensuels par emploi supprimé - dans la limite de 2% de son chiffre d'affaires -, voire à rembourser des aides publiques perçues lors des deux dernières années. 
Pour Clotilde Valter, député (PS) du Calvados, conseillère de Lionel Jospin aux affaires intérieures à Matignon et rapporteur de la proposition de loi, il s'agit clairement d'accroître la facture d'un plan social.

Toutefois, cette proposition de loi ne prévoit pas d’obligation de résultat: si aucun repreneur n’est trouvé au-delà des trois mois de recherche obligatoire, la fermeture ne sera pas interdite. Le p'tit Benoît y voit une avancée !...

Un second volet du texte entend favoriser l'actionnariat de long terme, via notamment un droit de vote double et un encadrement accru des offres publiques d'achat hostiles.

jeudi 6 décembre 2012

Florange : Hollande s'engage à tenir les engagements

Alors que les syndicats durcissent le ton, Hollande sort de sa réserve

Jeudi, Fos-sur-Mer bloqué, appel à la grève à Basse-Indre, menaces à Florange


Le conflit se radicalise et s'étend. Les salariés de l'une usine ArcelorMittal de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) bloquent l'entrée des camions approvisionnant le site, en solidarité avec leurs collègues de Florange, a constaté un huissier.  Par ailleurs, un appel à la grève pour lundi prochain a été lancé sur le site de Basse-Indre (Loire-Atlantique). Et les métallos de Florange (Moselle) vont occuper les hauts fourneaux du site sidérurgique lorrain, a annoncé jeudi 6 décembre le syndicaliste CFDT Edouard Martin devant la presse. "A partir d'aujourd'hui, on prend possession de l'usine, on va dans les hauts fourneaux", a déclaré le leader syndical, visiblement ému, entouré d'une quinzaine de militants. "Il n'y en a pas un qui touchera aux vannes de gaz", qui permettent de maintenir les installations en veille, a-t-il ajouté.
"Nous avons maintenant deux ennemis : le gouvernement et Mittal", a tonné Edouard Martin de la CFDT, syndicat pourtant réformiste et proche du PS. 

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L'annonce par la Commission européenne qu'ArcelorMittal a retiré une première version du projet expérimental Ulcos a mis le feu aux poudres. Le gouvernement fondait de grands espoirs de salut du site sidérurgique. "On est tous écoeurés, on a été trahis", a réagi Edouard Martin, fer de lance de la lutte syndicale des ouvriers de Florange. "On a deux ennemis: on va se battre contre Mittal et contre le gouvernement", a poursuivi le syndicaliste, qui a appelé François Hollande à reprendre "le dossier en main".


L'exécutif joue la montre


Le président Hollande est sorti de sa retraite pour parler jeudi soir.
 

Concernant l'avenir des hauts fourneaux, le chef de l'Etat, en marge d'un déplacement chez Emmaüs, a fait "la promesse" de faire en sorte que "ce qui a été engagé aussi pour faire que (le) projet Ulcos voit le jour auprès de l'Europe s(oit) mené à bien".

"Le gouvernement a pris des décisions, elles ne sont jamais faciles, ce sont des décisions courageuses qui permettent d'éviter un plan social à Florange, d'obliger l'actuel industriel Mittal à faire des investissements qui n'ont que trop tardé et à engager un plan Ulcos qui doit permettre qu'il y ait un avenir pour la filière chaude", a déclaré François Hollande visiblement impuissant

"Je peux dire ici que ces engagements seront tenus et j'en serai, avec le gouvernement, le garant", a-t-il certifié soulignant qu'il connaîit "les inquiétudes, les doutes". "Compte tenu du passé, des manquements, j'ai vu la détresse et la colère, j'en mesure aussi les causes", a-t-il encore polémiqué, après sept mois de pouvoir.

Et de poursuivre sur le ton empathique des déclarations redondantes et creuses: "Mais ma responsabilité est de faire qu'il y ait un avenir pour Florange et tous les engagements qui ont été pris seront tenus. Ce qui a été engagé aussi pour faire que ce projet Ulcos voie le jour auprès de l'Europe sera mené à bien, j'en fais ici la promesse", a assuré le président potiche.

Venu avec des élus de Lorraine rencontrer à Matignon le premier ministre sur l'accord passé avec Mittal sur Florange, le député PS Michel Liebgott (Moselle), lui a dit jeudi de son sentiment de se "faire entuber" par le groupe sidérurgiste.
Matignon et le groupe sidérurgique ont affirmé qu'il ne s'agissait que d'un contretemps, expliquant qu'Ulcos n'est pas mûr pour demander un financement européen

VOIR et ENTENDRE le député socialiste local accabler Mittal pour épargner le pouvoir PS:



Ils confirment qu'ils cherchent à gagner du temps. 
Ils affirment en effet que cela était prévu dans leur accord passé la semaine dernière sur l'avenir de Florange. Le compromis entre ArcelorMittal et le gouvernement prévoit que les installations de la filière liquide (ou chaude) -dont les hauts fourneaux nécessaires à la réalisation d'Ulcos- ne soient pas démontés pendant six ans et mis "sous cocon". Et dans six ans, Hollande repasserait le mistigri au suivant...

76% des Français ne font pas confiance au gouvernement pour obtenir les engagements pris par ArcelorMittal, ajoute un sondage Opinion Way-LCI.

lundi 3 décembre 2012

Ayrault a-t-il conclu un deal avec Mittal pour sa circonscription

Le Premier ministre nie tout conflit d'intérêts

Une révélation de Mediapart  du magazine  Le Point

Usine de fer blanc ArcellorMittal
sur la circonscription de Ayraul
t
Le premier ministre n'aurait pas été totalement désintéressé dans sa gestion du dossier Florange"

En toute discrétion, Jean-Marc Ayrault a négocié avec Mittal la garantie du maintien de l'activité d'un autre site du groupe [...] qui se trouve dans [s]a circonscription "
affirme Hervé Gattegno, rédacteur en chef du Point,  ce lundi 3 novembre, dans sa chronique diffusée sur RMC.
Lien Le Point : " Ayrault-Mittal, l'accord secret "

Le journaliste n'a pas auto-censuré l'information

Qu'on le condamne ou l'en loue, Le Point révèle que le premier ministre a, selon lui, négocié un accord qui "n'a pas été rendu public", concernant "l'usine de Basse-Indre, tout près de Nantes, qui fabrique des emballages métalliques", "on se demande bien pourquoi..."
L'usine Arcelor Packaging International (44) est spécialisée dans la fabrication d'acier plat pour emballages alimentaires, activité aussi présente à Florange.


En négociant avec Mittal,Jean-Marc Ayrault a visiblement pensé davantage aux 600 salariés de sa circonscription qu'à ceux de Moselle. Le député PS de la 10e circonscription, Michel Liebgott, soutient-il le gouvernement en connaissance de cause ? Et l'ex-députée, Aurélie Filippetti, va-t-elle conserver tout le respect que doit une ministre à son chef du gouvernement ? 


Matignon a confirmé à 13 heures que "l’ensemble de ses centres industriels en France", et "notamment Dunkerque, Fos et Basse-Indre" ont  bien bénéficié des engagements pris par le groupe ArcelorMittal.

Mais Ayrault assure "qu'aucun de ces sites n’a été privilégié par rapport à celui de Florange".
Interrogé par Ouest-France, le délégué syndical CGT du site de Basse-Indre, Frédéric Gautier, relativise maintenant les difficultés supposées du site, bien que l'usine Mittal y a   connu une période de chômage partiel en 2011 à cause de la baisse des commandes. "Nous avons connu du chômage partiel en tout début d’année mais nous sommes maintenant revenus à un travail en quatre équipes, la charge normale du site." "Nos commandes sont garanties aussi pour 2013 à un niveau normal", ajoute . 

La gauche  régional sert les rangs autour du baron socialiste

Frédéric Gautier, délégué CGT de l'usine de Basse-Indre et représentant au CCE d'Arcelor-Mittal pour la zone Atlantique et Lorraine, multiplie les déclarations pour trouver étonnant que le Premier ministre ait voulu obtenir quelque garantie que ce soit. " Les gros contrats sont signés", a-t-il précisé.
Selon le délégué CGT,  "Basse-Indre est l'entreprise dans le secteur du packaging qui a le meilleur coût ajouté en France".
Frédéric Gautier précise que la société emploie 546 personnes en CDI et 150 sous-traitants présents quasiment en permanence sur le site.

Ouest-France, "même si les salariés de Basse-Indre sont solidaires de leurs collègues de Florange, leur situation localement s’inscrit aux antipodes."


L'UMP Valérie Rosso-Debord a demandé des éclaircissements à Ayrault 


Lundi, la déléguée générale adjointe de l'UMP écrit: "après le cafouillage de la non nationalisation de ce week-end, il se murmure qu'il y aurait eu avec Mittal un accord secret sur le dos des ouvriers mosellans". "Jean-Marc Ayrault aurait obtenu un investissement de 180 millions d'euros de Mittal et au passage, il a envoyé un camouflet à son ministre du Redressement productif, tout en négociant directement avec Mittal la garantie du maintien de l'activité d'un autre site du groupe: l'usine de Basse-Indre", ajoute l'ex-députée de Meurthe-et-Moselle.

"La question est posée: cette usine basée tout près de Nantes, dans la circonscription de Jean-Marc Ayrault, a-t-elle fait l'objet d'un marchandage au détriment du site de Florange ?", interroge-t-elle.

Le Premier ministre de Hollande dément farouchement
Jean-Marc Ayrault est actuellement affirmatif: "aucun des sites" d'ArcelorMittal"n'a été privilégié par rapport au site de Florange".

vendredi 24 février 2012

Jospin ne pouvait rien pour Vilvorde, Hollande pourrait tout pour Florange

Hollande fait des promesses d'avant élections





Le candidat Hollande (PS)
mange le pain des ouvriers de Gandrange






Des promesses d'ivrogne à Florange

Ca ne mange pas de pain

François Hollande, le candidat-suppléant de Dominique Strauss-Kahn à l'élection présidentielle, est venu en passant vendredi dire sa "solidarité" avec les salariés d'ArcelorMittal à Florange
, en Moselle, entreprise sidérurgique menacée.
Les syndicats, qui craignent un arrêt définitif de la filière chaude en Lorraine, souhaitent politiser la crise à quelques semaines de l'élection présidentielle.

Les syndicats demandent au gouvernement d'adopter une loi accordant un droit de préemption à l'Etat en cas d'abandon par un industriel d'une usine rentable comme l'est celle de Florange. Interpellé sur le sujet lors de son passage à Gandrange, ville voisine, le 17 janvier dernier, le candidat socialiste Hollande s'était dit prêt à ..."réfléchir à l'outil législatif" qui permettrait une telle solution: une réponse insuffisante, selon Edouard Martin, représentant de la CFDT, au nom de l'intersyndicale. "On sent les politiques un peu timorés. Face à des géants comme ArcelorMittal, il faut taper sur la table", estime ce partisan du dialogue social.


Et Libération fait du zèle
Pour ce journal partisan, "Hollande dégaine une proposition de loi" .

Les journalistes-militants de Libération ont aussitôt attribué l'initiative de la CFDT à leur champion
et Hollande s'est jeté dessus comme sur du bon pain : "Je suis prêt à ce que nous déposions une proposition de loi" (PPL), a-t-il lancé sans délai: de peur que le "prédateur" lui retire de la bouche ?

Le diviseur des Français a promis: "Quand une grande firme ne veut plus d'une unité de production et ne veut pas non plus la céder, nous en ferions obligation pour que les repreneurs viennent et puissent donner une activité supplémentaire", a-t-il dit du haut du camion où il avait été hissé.
Il a indiqué par la suite que la proposition de loi serait déposée dès lundi.

Les communistes qui n'existent pas à Londres sévissent en France à la CGT

La députée Aurélie Filippetti surfe sur les difficultés de la sidérurgie
"Sarkozy a organisé la casse industrielle de la France", clame-t-elle sur les estrades de campagne.

Or, en 1999, alors que Lionel Jospin était premier ministre, Roger Fauroux, ministre de l'Industrie, Elisabeth Guigou, chargée des Affaires Européennes et Pierre Bérégovoy, ministre d'État, ministre de l'Économie, le site sidérurgique de Gandrange a été vendu pour un franc symbolique à l'homme d'affaires indien Lakshmi Mittal
, dont le groupe devint ultérieurement Arcelor Mittal. En janvier 2008, un plan de restructuration prévoya la fermeture de l’aciérie électrique et de la section laminage. Seuls subsisteraient le centre de recherche et le Laminoir à Couronnes et Barres (LCB).
Nicolas Sarkozy hérita de la situation et, en février 2008, la crise économique et financière pris une ampleur sans précédent, si bien que le 31 mars 2009, la section électrique fut définitivement arrêtée, ainsi que le train à billettes (TAB), le 31 décembre 2009.

2012: les communistes de la CGT relancent une campagne de déstabilisation
La veille de l'arrivée du Président, des salariés - emmenés par la CGT - avaient commencé à bloquer la sortie des expéditions de produits, peu avant la réunion d'un comité d'entreprise qui a officialisé la prolongation de l'arrêt des deux hauts-fourneaux du site.

"Je ne suis pas simplement venu vous DIRE ma solidarité; je suis venu vous DIRE ma responsabilité, parce que quand on prétend à la présidence de la République, on doit croire à son industrie, à l'industrie sidérurgique", a lancé François Hollande au micro, juché sur le toit d'une camionnette des syndicats.

"ON VA tout faire pour que ce site, ici, puisse se développer, se moderniser, voilà mon message devant vous", a-t-il promis, devant les nombreux journalistes de sa suite, aux quelque 200 salariés qui devraient attendre encore au moins deux mois.

Des promesses et de la polémique
S'inscrivant en négatif du président sortant, le candidat de la gauche a souligné la nécessité de "tenir parole, parce que c'est cela qui fera la différence au moment du choix, je l'espère, de l'élection présidentielle".
"Il y a les candidats du peuple et il y a les candidats qui prétendent servir le peuple", a-t-il ajouté.


L'un dit, l'autre fait


Presque à la même heure, à l'autre bout du pays, le "candidat-président" Nicolas Sarkozy était allé à la rencontre des travailleurs de la raffinerie hélvétique Petroplus de Petit-Couronne, en Seine-Maritime.

Laurent Fabius
s'était fait inviter par la CFDT et suivait le président-candidat pas à pas...

Le président avait promis, le président-candidat annonce le redémarrage temporaire
"On fera tout pour que Florange rouvre", avait déclaré Nicolas Sarkozy, mardi, lors d'un déplacement en Charente-Maritime.


Hollande promet à Florange ce que Jospin ne pouvait à Vilvorde



L'intersyndicale CGT, CFDT, FO, CFE-CGC_-
bloque l'usine de Florange (23/02/2012)




1997 - Fermeture de l'usine Renault de Vilvoorde (Belgique
)
Qu'ont donc fait Jospin et Filippetti pour les salariés de Vilvorde abandonnés en rase campagne belge ?

L'internationale socialiste n'a rien su faire

En aparté de la réunion des socialistes européens à Malmö, Lionel Jospin avait laissé filtrer son impuissance, se retranchant derrière son cabinet sur lequel il s'était déchargé pour "regarder ce problème". Rappelant qu'il avait reçu une délégation des ouvriers de Vilvorde, le Premier ministre avait tenu des propos généraux: "C'est une question dont je suis amené à me saisir. J'ai une sensibilité et une opinion en temps que responsable politique, mais je ne peux pas apporter une réponse à une question industrielle."

"De source proche du gouvernement, on réfléchirait à la manière de "reprendre le dossier de zéro", tout en évitant de contraindre Louis Schweitzer, le PDG de Renault d'alors, à la démission, selon Libération. Les salariés belges, qui à la mi-juin n'avaient pas encore obtenu le rendez-vous promis avec un membre du gouvernement socialiste, préparèrent leur descente à 1 500 sur Paris le jour de la manifestation pour l'emploi et de l'assemblée générale des actionnaires de Renault.

Avec la confirmation de la fermeture de l'usine Renault à Vilvorde
, le Premier ministre socialiste était plus que jamais attendu sur ses grands engagements pris pendant la campagne électorale...

En septembre 2011, à l'approche de l'élection sénatoriale, Sa Cynique Majesté Royal est allée afficher son volontarisme à Gandrange: la propagande nous assure que "des chantiers de Saint-Nazaire aux aciéries de Lorraine, Ségolène Royal redonne espoir", mais pour quel résultat ? Qu'a donné sa combativité à Vilvorde, territoire oublié de la gauche sociale, où elle n'a pas même fait une apparition ? Le drame s'est produit hors période électorale, apèrs...


Vilvorde ou l'imposture socialiste


Jospin premier ministre n'a pas bougé le petit doigt pour éviter le désastre
C'est l'histoire d'une casse par ceux-là mêmes qui parlent "d'une reconquête industrielle, d'un état stratège qui se préoccupe de tracer une voie pour le pays, celui de l'excellence environnementale et qui permettra de redonner vie à nos territoires en maintenant des savoir-faire indispensables au pays comme à toute l'Europe"...

A Vilvorde, le socialiste Jospin a-t-il "sauvegardé les valeurs du socialisme" ?

C'était bien avant la crise mondiale actuelle, mais sa seule excuse fut de dire : " L’État ne peut pas tout".

VOIR et ENTENDRE
comment le service public (France 2 et Bruno Masure, journaliste socialiste) et Marc Blondel (CFDT) dédouanent Lionel Jospin, lequel n'aura su que défiler dans les rues - comme Premier ministre - "en solidarité", comme Hollande, avec les licenciés...:


Si, pour un socialiste, tout doit être fait par l’État, c'est pire qu'un aveu de faiblesse: ce n'est pas seulement "la gauche molle", c'est la paire Jospin-Hollande qui est impuissante...