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mardi 28 juillet 2015

Le pouvoir socialiste maquille les chiffres du chômage de juin

Thierry Solère (LR) ne s'en laisse pas compter

Le député Les Républicains  conteste les chiffres du chômage du mois de juin publiés lundi
Les Républicains dénonce les chiffres officiels publiés le 27 juillet.
Le ministère du Travail n'avoue que 1.300 demandeurs d'emploi en plus en juin 2015.


Un chiffre "quasiment stable" selon le communiqué du ministre, François Rebsamen, qui préfère relever les bonnes statistiques par ailleurs. Depuis le 1er janvier 2015, la hausse subirait un ralentissement, avec "+ 8.800 par mois en moyenne, soit deux fois moins qu’au second semestre 2014", iassure le communiqué. Frère Rebsamen n'a toutefois pas eu le front de montrer sa face pour cautionner cette intox.

Un nouveau mode de calcul et le tour est joué !

Tandis que le chômage des seniors a encore augmenté e
n juin, celui des jeunes aurait baissé sur les six premiers mois de l’année et n’a pas augmenté depuis deux ans et demi", indique le ministère. Une baisse destinée à démontrer que les dispositifs mis en oeuvre pour accompagner les jeunes en difficulté auraient été efficaces. François Rebsamen a donc choisi de mettre en avant les chiffres positifs et de donner l'illusion du succès des différentes politiques mises en place par le gouvernement. Dans l'Histoire, les régimes totalitaires n'ont jamais reculé devant ces subterfuges.

Thierry Solère dénonce la pseudo-stabilité annoncée 

Au lendemain de la publication des chiffres du chômage du mois de juin, le député de l'opposition affirme que les chiffres ont été maquillés pour cacher une hausse réelle de plus de 11.000 demandeurs d'emplois supplémentaires.
Plus de 11.000 demandeurs d'emplois ont été rayés des chiffres annoncés hier, affirme l'élu des Hauts-de-Seine au micro de RTL ce mardi matin. "S'il n'y avait pas eu un "affinage méthodologique", comme appelle ça pudiquement Pôle Emploi, on aurait à ce moment là une hausse de plus de 11.000 personnes, c'est vraiment prendre les gens pour des crétins, a-t-il lancé. "Moi je compte bien créer une catégorie, ça s'appelle la catégorie cachée et puis vous verrez qu'il y aura une baisse du chômage réel," a-t-il raillé.
Le député compte bien démontrer le tour de passe-passe
Th. Solère a évoqué la création d'une commission indépendante qui assurerait davantage de transparence. "A la rentrée, je déposerai une demande pour qu'une commission d'enquête parlementaire indépendante puisse chiffrer réellement le nombre de chômeurs catégorie par catégorie, pour que le gouvernement n'ait pas la tentation de maquiller les chiffres parce que les élections [régionales]approchent," a annoncé au micro de RTL le responsable de l'organisation de la primaire de LR pour les prochaines élections présidentielles. 

L' "audacieux" Hollande est capable de toutes les magouilles

"Même un président impopulaire peut agir avec une grande capacité,"
 a estimé Monsieur P'tite Blague au cours d'un dîner annuel le 27 juillet. 


Dans le même temps où, au coeur de l'été, alors que le Parlement s'est mis en vacances, Frère Rebsamen manipule les chiffres du chômage, sans attendre 2016, Hollande a annoncé que sa candidature dépendra de l'inversion de la courbe du chômage et que, pour un second quinquennat, il ne sera fixé qu'en 2016.

  
François Hollande n'y a justement mis qu'une condition -floue et subjective -   d'observer une baisse seulement "crédible" du taux de chômage...

Le locataire de l'Elysée ne manque pas d'"audace", en effet. Il les a toutes !
Mais l'audacieux a ajouté qu'il suffirait que la perspective de cette inversion de courbe soit... "crédible", "seulement s'il y a une "baisse crédible du chômage en 2016". Tous les désespoirs sont permis.

dimanche 1 décembre 2013

74% des Français ont une méchante opinion de Cécile Duflot (EELV)

La ministre coule un navire socialo-écolo qui prend l'eau

Ministre du Logement, l'écologiste radicale est la personnalité politique la moins populaire parmi les 12 testées


L'altermondialiste Cécile Duflot est très impopulaire, selon un sondage BVA réalisé pour Le Parisien Aujourd'hui publié dimanche qui indique que presque les trois-quarts des Français (74%) ont une mauvaise opinion d'elle, contre seulement 23% qui en auraient une bonne opinion.

L'Elysée a trouvé le moyen de remanier sans se remettre en cause

Une majorité de Français (54% contre 44%) est maintenant favorable à ce que les Verts quittent le gouvernement, comme en octobre dernier (56%) alors qu'ils y étaient opposés en septembre dernier (à 50%) et en décembre 2012 (à 55%). 
Presque tous les sympathisants de droite ont une mauvaise opinion de Cécile Duflot (92%), mais aussi presque la moitié des sympathisants de gauche (47%, contre seulement 51% de bonnes opinions). 3% des sondés ne se prononcent pas. 

Qui veut tuer ton chien l'accuse de la rage
L'exécutif au plus bas historique dans les sondages a passé commande d'une brebis galeuse à l'entreprise de manipulation de l'opinion. La ministre du Logement est la personnalité politique la moins populaire parmi les 12 testées par BVA. Sera-t-elle sacrifiée avant Noël ?

Elle ne trouve plus grâce en rien. Les Français sont également très sévères sur son bilan au gouvernement puisque 69% des sondés trouvent qu'elle est "une mauvaise ministre" (contre 26%) et 69% des personnes interrogées trouvent qu'elle "est un handicap" pour le gouvernement alors que 26% pensent qu'elle est "un atout". 5% des sondés ne se prononcent pas. En décembre 2012, 48% pensaient qu'elle était un "atout" et 48% un "handicap"

"Trop perso, "arriviste" et "bobo"
57% des sondés (contre 38%) considèrent aussi que Cécile Duflot a été "une mauvaise première secrétaire nationale" d'EELV et le même pourcentage (57%) "un handicap" plutôt qu'un atout pour EELV (contre 37%).

Une magouilleuse rhabillée pour l'hiver
Ils sont une majorité à la trouver "trop perso" (63% contre 25%), "arriviste" (60% contre 28%), "bobo" (58%, contre 29%), "incontrôlable" (55% contre 32%), "trop politicienne" (54% contre 34%), "arrogante" (52% contre 36%) et "sectaire" (51% contre 36%), alors qu'ils ne sont qu'une minorité à penser qu'elle "sait où elle va" (36% contre 51%) et à la trouver "sincère" (32% contre 57%), "sympathique" (31% contre 57%), "compétente" (30% contre 57%), "proche des gens" (24% contre 63%) et "charismatique" (17% contre 69%).

Duflot est l'écologiste la moins populaire parmi les six testées.

En dehors de Jean-Vincent Placé, chef de file des sénateurs écologistes, encore moins populaire qu'elle (seulement 17% de bonnes opinions), Duflot est moins appréciée que Nicolas Hulot (68%)Daniel Cohn-Bendit (51%), Dominique Voynet (41%), barrée à Montreuil, Noël Mamère (40%) et surtout Eva Joly (30%).
Rugy, le petit teigneux, n'a même pas été "calculé": avec une telle stature, aurait-il pu faire remonter la cote de Duflot parmi les Verts? 

Quant à Emmanuelle Cosse, elle arrive à la tête d'EELV, mais traîne déjà assez de casseroles pour plomber définitivement ce ramassis d'individualités psychologiquement à la ramasse.

Sondage réalisé par téléphone les 28 et 29 novembre auprès d'un échantillon de 999 personnes, représentatif de la population française adulte (méthode des quotas).

mercredi 29 mai 2013

Bombe au PS: le "baiser de la mort" du candidat PS à Marion Maréchal-Le Pen en Vaucluse ?

Le PS aurait soutenu la candidate Front National à Carpentras

Magouille sous Martine Aubry aux législatives de 2012



Dans un article de l’hebdomadaire "L'Express" publié mardi 28 mai au soir sur son site internet, l'hebdomadaire politique révèle que le PS a permis l’élection dans le Vaucluse de la petite-fille de Jean-Marie Le Pen, seule députée frontiste présente à l’Assemblée nationale. Des élus socialistes accusent leurs camarades du Vaucluse de tractations secrètes avec le parti d'extrême droite pendant les deux tours des législatives, en 2012. 

Harlem Désir et Valls instrumentalisent par ailleurs le FN en brandissant la peur de violences d'extrémistes de droite lors des manifestations pacifistes d'opposants au mariage pour tous ouvrant la voie à la PMA et à la GPA.

Mardi 28 mai sur France Info, Désir H, premier secrétaire du PS, a eu le "front" d'exhorter le président de l'UMP, Jean-François Copé à cesser ce qu'il a qualifié de "baiser de la mort avec le FN", dans la campagne gouvernementale d'intimidation des opposants à la filiation pour tous. "M. Copé ne le cache même pas, il est dans une volonté de récupération, et de tension", selon le coopté de l'Elysée. "Il faut que M. Copé arrête ce baiser de la mort avec le Front national. Il n'est pas à la recherche d'un bloc républicain, mais d'un bloc droitier", a lancé le fantoche, non sans impudeur.

Lien Eric Woerth dans Le Parisien " Hollande élu grâce aux voix du Front national"

On rappellera à cette occasion l’alliance objective du PS et du FN depuis que le président François Mitterrand a aidé le parti de Jean-Marie Le Pen à passer dans les grands media et permettre ainsi de diviser la droite. Voici quelques révélations de Roland Dumas, son ami et ministre des Affaires Etrangères :


Mais 
Désir continue de dégager des vents pour tenter de dissimuler l'enquête  interne du PS national sur les magouilles des camarades du Vaucluse. Il rendra un rapport "à charge" en fin de semaine. 
La bombe sur le point d'exploser au PS a-t-elle été posée par des Cathos, des "ultras" ? Les "fachos" sont-ils restés fréquentables ?

Des socialistes ont directement contribué à l'élection de Marion Maréchal-Le Pen à l'Assemblée nationale , en juin 2012. 

Dans la 3e circonscription du Vaucluse,
la candidate du PS Catherine Arkilovitch, arrivée au premier tour en troisième position derrière l'UMP et le FN, s'était maintenue, malgré les pressions directes de la première secrétaire de l'époque, Martine Aubry, celle qui est si sensible aux salissures. En dépit des pressions de Martine Aubry en faveur d'un "front républicain", Catherine Arkilovitch avait été poussée au maintien par l'entourage du président socialiste du Conseil général du Vaucluse, Claude Haut, sénateur-maire de Vaison-la-Romaine, et ancien soutien de DSK

Un an après les faits, la thèse d'un deal entre le PS et le FN est désormais défendue par des socialistes repentis. Il y aurait eu échange de bons procédés: le maintien de la socialiste 
Arkilovitch dans la circonscription de Marion Le Pen contre le maintien de la candidate FN dans la circonscription voisine, la 5e du Vaucluse, tout cela au profit du socialiste Jean-François Lovisolo qui avait besoin d'une triangulaire avec la présence de la FN Martine Furioli au second tour pour l'emporter face à l'UMP Julien Aubert. 


Au premier tour, Julien Aubert, jeune énarque proche de l'Elysée, arrive en seconde position avec 26,27 %, en ballotage avec le candidat socialiste Jean-François Lovisolo (35,27 %) et la candidate du Front national Martine Furioli-Beaunier (24,41 %). Mais celle-ci se désiste pour faire barrage à la gauche, en désaccord avec la direction du FN. Le 17 juin, au second tour, Julien Aubert est élu député avec 50,33 % des voix dans un duel face à Jean-François Lovisolo maire de La Tour d'Aigues (49,67 %). Une magouille locale qui visait à servir ce socialiste qui sans son papa, Maurice Lovisolo, ex-maire de La Tour d'Aigues (1977-2008) avant lui durant 31 ans et toujours conseiller général, n'aurait pas certainement pas pu être candidat.

Le PS de Martine Aubry et Désir souillé par les socialistes vauclusiens
En juin 2012, Patrice Lorello était le premier secrétaire de la fédération PS du Vaucluse. Aujourd'hui, il raconte: "Le lundi qui suit le premier tour, en début d'après-midi, je reçois un coup de fil de Claude Haut, le président du Conseil général. Il me dit: ''Il faut prendre la décision du maintien à la réunion de la fédération ce soir. Et il faut que la réunion se termine avant 19 heures, afin qu'Arkilovitch puisse annoncer qu'elle va au second tour avec le soutien de la fédération." 
Ce lundi 11 juin 2012, vers 17 heures, Lorello reçoit un deuxième appel, plus intrigant encore, de Jean-François Loviso, le responsable local de campagne du candidat PS. Dans le jeu de chaises musiclales, Lorello, successeur de Lovisolo à la fédération, simple succursale du CG, lui confie: "Des gens du FN sont passés et ils menacent de faire retirer leur candidate, Martine Furioli, dans la 5e, si Arkilovitch se désiste dans la 3e." 
Un troisième et dernier coup de téléphone de Patrice Lorello ponctue l'après-midi : "Vers 18 heures, j'ai directement notre candidat de la 5e, Lovisolo, qui me dit qu'il faut se maintenir dans la 3e, sans quoi le FN va retirer sa candidate dans la 5e.

Le suppléant de la candidate PS jette l'éponge

Le lundi soir, Catherine Arkilovitch annonce qu'elle persiste à se maintenir, en dépit des consignes venues du PS national. Son suppléant, Roland Davau, démissionne.
Lien PaSiDupes : " Les obsessions sexuelles du PS de Martine Aubry ": Plus sexiste que féministe

Davau raconte aujourd'hui les pressions reçues le lendemain

"Un militant proche du Conseil général m'a dit 'Si vous vous retirez, vous ferez perdre un camarade ailleurs'.'' On m'a également promis des opportunités professionnelles au Conseil général si j'accompagnais Catherine Arkilovitch jusqu'au second tour." Mais le suppléant jette l'éponge. 

Le 12 juin, à 21h17, Martine Aubry lui laisse un mail
: "Bonsoir, je t'appelais pour te remercier. J'ai beaucoup parlé avec Catherine [Arkilovitch]... Quels que soient le travail fait et la difficulté de retirer une candidature, je pense qu'on ne peut pas taper la droite et ne pas faire ce geste-là. Merci encore." 

Le 17 juin, Marion Maréchal-Le Pen est élue députée du Vaucluse avec 42,09% des voix contre 35,8% au candidat UMP Jean-Michel Ferrand et 22,08% à Catherine Arkilovitch. 

Le déroulé de cet entre-deux-tours a fait naître de graves soupçons 

L'antenne vauclusienne du think-tank socialiste Terra Nova, dont l'ex-président
Olivier Ferrand est mort les jours qui ont suivi le scrutin, a récemment rédigé une note de sept pages. Le siège parisien du PS s'est finalement décidé à mener une enquête. Le 21 mars 2013, une mission d'information se rend à Avignon. Dans d'étranges conditions: à la gare TGV d'Avignon, Marc Mancel et Pascal Jailloux, les deux responsables de la mission, sont accueillis par le trésorier de la fédération PS du Vaucluse. Il s'appelle Yannig Joubrel et travaille comme directeur adjoint de cabinet du président du Conseil général. Pendant toute la durée des auditions, il va rester au siège de la fédération pour noter les noms de ceux qui apportent leur témoignage aux enquêteurs de Solférino
Marc Mancel, qui rendra ses conclusions à la fin de cette semaine au premier secrétaire Harlem Désir, confie à L'Express: "Plusieurs personnes m'ont décrit un deal. Mais je n'ai pas eu les preuves concrètes. Néanmoins, compte tenu des éléments, mon rapport sera très à charge. Il n'est pas normal, par exemple, que le président socialiste du Conseil général ait refusé de prendre Martine Aubry au téléphone pendant toute la semaine de l'entre-deux tours.
Le candidat du PS dans la 5e, Jean-François Lovisolo, que de nombreux témoins ont accusé durant les auditions du 21 mars, ne s'est pas présenté devant les enquêteurs venus de Paris. Contacté par L'Express, il se justifie: "Si j'ai quelque chose à dire à Solférino, je le dis directement là-bas." 

La magouille en Vaucluse serait "purement" socialo-socialiste  

De fait, six jours après les auditions d'Avignon,
Lovisolo et ses amis du conseil général du Vaucluse montent à Paris pour s'expliquer. Ils nient tout deal, pour preuve leur échec pourtant bien involontaire ! Leur argument principal est que si la candidate lepéniste de la 5e, Martine Furioli, s'est finalement retirée, c'est bien la preuve qu'il n'y a pas eu échange de bons procédés dans les deux circonscriptions. L'argument est fragile pour une raison simple: Martine Furioli n'est pas encartée au FN (elle se présentait au titre du Rassemblement bleu marine), elle s'est sentie libre de désobéir, à la dernière seconde, aux consignes du Front national parisien, qui lui demandait de se maintenir. 
Jean-François Lovisolo ne peut nier qu'un certain nombre d'élus proches du président du CG ont soutenu la candidature de Catherine Arkilovitch pendant l'entre-deux tours. 
Aujourd'hui, Catherine Arkilovitch est "grillée" en politique. Dans son village des Alpes de Haute-Provence, elle certifie, "les yeux dans les yeux" (!), qu'elle n'a pas subi de pressions pour se maintenir, ajoutant néanmoins: "Je suis peut-être le dindon de la farce, oui." 

Marion Maréchal-Le Pen, elle, découvre l'histoire lorsqu'on la lui apprend. 
Elle n'accorde aucun crédit à la thèse du deal entre le PS et le FN et rappelle simplement la haine que les socialistes locaux entretiennent à l'égard du député UMP sortant Jean-Michel Ferrand, son challenger qui aurait pu bénéficier d'un Front républicain...
Quant au vertueux socialiste Jean-François Lovisolo, il n'a pas pas entrepris son auto-critique et ne s'est pas reniflé: "Il y a une différence entre le Vaucluse vu d'avion par des Parisiens et le merdier à supporter sur place lorsque l'on vit dans une circonscription dirigée par Jean-Michel Ferrand,"  conclut l'apprenti-sorcier. 


Désir a déjà eu à nier la collusion PS-FN contre J-F Mancel
Lien PaSiDupes (mars 2013): "Législative partielle: revers à gauche pour Hollande dans l'Oise "


Fait-on au PS le procès de ses alliances avec l'extrême gauche aussi ?


lundi 3 décembre 2012

Ayrault a-t-il conclu un deal avec Mittal pour sa circonscription

Le Premier ministre nie tout conflit d'intérêts

Une révélation de Mediapart  du magazine  Le Point

Usine de fer blanc ArcellorMittal
sur la circonscription de Ayraul
t
Le premier ministre n'aurait pas été totalement désintéressé dans sa gestion du dossier Florange"

En toute discrétion, Jean-Marc Ayrault a négocié avec Mittal la garantie du maintien de l'activité d'un autre site du groupe [...] qui se trouve dans [s]a circonscription "
affirme Hervé Gattegno, rédacteur en chef du Point,  ce lundi 3 novembre, dans sa chronique diffusée sur RMC.
Lien Le Point : " Ayrault-Mittal, l'accord secret "

Le journaliste n'a pas auto-censuré l'information

Qu'on le condamne ou l'en loue, Le Point révèle que le premier ministre a, selon lui, négocié un accord qui "n'a pas été rendu public", concernant "l'usine de Basse-Indre, tout près de Nantes, qui fabrique des emballages métalliques", "on se demande bien pourquoi..."
L'usine Arcelor Packaging International (44) est spécialisée dans la fabrication d'acier plat pour emballages alimentaires, activité aussi présente à Florange.


En négociant avec Mittal,Jean-Marc Ayrault a visiblement pensé davantage aux 600 salariés de sa circonscription qu'à ceux de Moselle. Le député PS de la 10e circonscription, Michel Liebgott, soutient-il le gouvernement en connaissance de cause ? Et l'ex-députée, Aurélie Filippetti, va-t-elle conserver tout le respect que doit une ministre à son chef du gouvernement ? 


Matignon a confirmé à 13 heures que "l’ensemble de ses centres industriels en France", et "notamment Dunkerque, Fos et Basse-Indre" ont  bien bénéficié des engagements pris par le groupe ArcelorMittal.

Mais Ayrault assure "qu'aucun de ces sites n’a été privilégié par rapport à celui de Florange".
Interrogé par Ouest-France, le délégué syndical CGT du site de Basse-Indre, Frédéric Gautier, relativise maintenant les difficultés supposées du site, bien que l'usine Mittal y a   connu une période de chômage partiel en 2011 à cause de la baisse des commandes. "Nous avons connu du chômage partiel en tout début d’année mais nous sommes maintenant revenus à un travail en quatre équipes, la charge normale du site." "Nos commandes sont garanties aussi pour 2013 à un niveau normal", ajoute . 

La gauche  régional sert les rangs autour du baron socialiste

Frédéric Gautier, délégué CGT de l'usine de Basse-Indre et représentant au CCE d'Arcelor-Mittal pour la zone Atlantique et Lorraine, multiplie les déclarations pour trouver étonnant que le Premier ministre ait voulu obtenir quelque garantie que ce soit. " Les gros contrats sont signés", a-t-il précisé.
Selon le délégué CGT,  "Basse-Indre est l'entreprise dans le secteur du packaging qui a le meilleur coût ajouté en France".
Frédéric Gautier précise que la société emploie 546 personnes en CDI et 150 sous-traitants présents quasiment en permanence sur le site.

Ouest-France, "même si les salariés de Basse-Indre sont solidaires de leurs collègues de Florange, leur situation localement s’inscrit aux antipodes."


L'UMP Valérie Rosso-Debord a demandé des éclaircissements à Ayrault 


Lundi, la déléguée générale adjointe de l'UMP écrit: "après le cafouillage de la non nationalisation de ce week-end, il se murmure qu'il y aurait eu avec Mittal un accord secret sur le dos des ouvriers mosellans". "Jean-Marc Ayrault aurait obtenu un investissement de 180 millions d'euros de Mittal et au passage, il a envoyé un camouflet à son ministre du Redressement productif, tout en négociant directement avec Mittal la garantie du maintien de l'activité d'un autre site du groupe: l'usine de Basse-Indre", ajoute l'ex-députée de Meurthe-et-Moselle.

"La question est posée: cette usine basée tout près de Nantes, dans la circonscription de Jean-Marc Ayrault, a-t-elle fait l'objet d'un marchandage au détriment du site de Florange ?", interroge-t-elle.

Le Premier ministre de Hollande dément farouchement
Jean-Marc Ayrault est actuellement affirmatif: "aucun des sites" d'ArcelorMittal"n'a été privilégié par rapport au site de Florange".

dimanche 2 décembre 2012

Montebourg en veut à Hollande de ne pas nationaliser Florange

Montebourg s'en prend à Ayrault, son bouc émissaire




Le triple Z-ayrault
craint le turlupin:
il fuit son regard !


Invité du JT de TF1 samedi soir, Arnaud Montebourg n’a pas commenté le goût de la couleuvre qu’il vient de nouveau d’avaler.
De son propre chef, le ministre du poker-menter improductif a assuré qu’il ne démissionnerait pas : " J’ai décidé de rester à mon poste de travail et de combat."

Par son annonce vendredi soir d’un compromis avec Mittal sur le sort du site sidérurgique Florange, Jean-Marc Ayrault est venu briser net le projet que le ministre du redressement productif défendait avec hargne, pensant avoir la caution du fuyant président Hollande : une nationalisation temporaire du site, en vue de le confier dans quelques mois à un repreneur intéressé, un aciériste " prêt à investir 400 millions d’euros ". 



Cet air penché à gauche
ne présage pas bien
le redressement productif du pays...


Sous la menace d'une nationalisation, ils ne s'étaient pas pressés avant l'arbitrage du très distant Hollande. Après les fantômatiques repreneurs présumés, un Russe et un Belge qui ont démenti Montebourg, pourquoi un nouveau  kamikaze se présenterait-il. Pour le matamore Nono Montebourde, c’était une solution " sérieuse, crédible, durable ", mais elle n'a pas fait long feu, même si Arnaud Montebourg maintient que " la question de la nationalisation temporaire reste sur la table. "

Montebourg insupporte tout le monde et son " chef" présumé 



De Montebourg,
Ayrault en a ras 
sa casquette de "chef"


Entre le Premier ministre et lui, c’est désormais "compliqué ", admet un proche de Montebourg.
Ce qu’on peut sans trop de risque traduire par : " Il ne décolère pas ". Mais pourquoi passer ses nerfs sur la Voix de son Maître après  s'être défaussé sur Hollande en certifiant aux métallos devant des croissants au beurre que l'arbitrage est le fait du chef de l'Etat ?

Sur l’issue elle-même du bras de fer, Montebourg n’a pas trop protesté sur TF1 : il ne devait pas perdre la face ! Mais après tout, Mittal dont "nous ne voulons pas en France" est toujours présent. Il a accepté d'investir de l’argent et préparer l’avenir de son entreprise, mais se refuse à un plan social. L'Apache  Indien s’en tire même bien, puisqu'il recevra des subventions, bien que l'exécutif l'ait accusé de ne jamais tenir ses promesses. Est-ce ce qu'on peut appeler un compromis "juste" ?

La couleuvre reste en travers 

Ayrault a fait connaître l'arbitrage de François Hollande, en ne prévenant son ministre du deal qu'au dernier moment,  dans la soirée de vendredi. Et surtout, Matignon a révélé dans la foulée à la télévision qu’en réalité, il " n’y avait pas de repreneur crédible et ferme pour Florange "! Une façon de taper sur les  doigts de l'arnaqueur Montebourg en le décrédibilisant définitivement.

Psycho-drame au gouvernement

Le ministre a donc demandé à Matignon de démentir ses propos
Alors qu'il s'incruste au gouvernement " Il [Montebourg] juge qu’un tel démenti est indispensable ", commente ce proche de la diva socialiste. Ce proche juge pourtant que Montebourg n’entend pas démissionner du gouvernement. Malgré ces étincelles, " ça tient ", confirme l'anonyme.

Arnaud Montebourg se gave de  croissants  de couleuvres quand il n'avale pas son chapeau. 
Depuis son arrivée et avec ce nouvel épisode des déboires de Nono, le numéro 3 des primaires socialistes, qui a pris le melon, a dû accepter la rigueur budgétaire, le revirement sur PSA, sans même parler du plan social chez Sanofi ou du désaccord sur le nucléaire.

Comme pour la paire de ministres Europe Ecologie-les Verts, la question se pose du maintien de cette nuisance au gouvernement.


Adieu, Votre Grâce !

lundi 3 septembre 2012

Bernard Debré dit à Cécile Duflot tout le respect qu'inspirent ses renoncements

Adieu veaux, vaches, cochons de combats édifiants et de convictions vertueuses !

Lettre ouverte à Cécile Duflot

Madame la Ministre,




Comme vous devez être heureuse que l’on vous appelle ainsi ! Jamais dans vos rêves les plus fous vous n’aviez imaginé entrer au gouvernement.


C’est vraisemblablement pour cette raison qu’il n’est pas question que vous vous rebelliez. Vous avez dit porter une muselière. C’est ce que nous avions remarqué. Elle laisse juste un petit espace pour que vous avaliez des couleuvres et celles-ci sont nombreuses.



Avant l’élection présidentielle, au moment où François Hollande ne savait pas encore s’il pouvait gagner seul, vous avez négocié avec Martine Aubry.



J’ouvre ici une parenthèse. François Hollande n’a pas voulu négocier directement. Il ne s’en sentait pas capable, tandis que Martine Aubry avait plus de volonté et de courage. Cette négociation portait plus sur le nombre de sièges de député, voire sur votre entrée au Parlement, que sur le fond de votre programme.



Vous avez été divinement bien servie : des circonscriptions à la pelle, l’assurance de deux postes au minimum au gouvernement, et vous, Madame la Ministre, gourmande, vous saviez que vous alliez être non seulement élue à Paris, mais aussi membre du gouvernement. Alors le nucléaire, l’écologie, vos revendications sociales…



Une voiture, un chauffeur, un titre de ministre. Ces petites reconnaissances et ces grands avantages passent largement devant les idées, les principes. Vous espériez néanmoins que les socialistes vous ménageraient et ne vous traiteraient pas en quantité négligeable.



Ils ont tenu parole, entre l’élection présidentielle et les législatives. Vous avez votre propre groupe à l’Assemblée nationale, vous êtes Ministre. L’extase ! D’ailleurs, la joie se lit sur votre visage. Heureuse !



Première alerte : l’exploitation du pétrole au large de la Guyane. Vous y étiez opposée. La ministre de l’Ecologie d’alors, qui entre parenthèse n’était pas écologiste comme vous auriez pu le souhaiter, a néanmoins eu quelques velléités de rébellion. Virée sans autre forme de procès ! Elle se retrouve au Commerce extérieur à vendre des Airbus dont vous dîtes qu’ils polluent les cieux ! Avez-vous réagi ? Rien ! Pas un mot ! Déjà apprivoisée par les socialistes.



Mais voici le temps des humiliations. Vous vouliez une augmentation du SMIC, pour qu’il atteigne 1700 euros par mois. Il n’a augmenté que de 0,6 % (compte tenu de l’augmentation de l’indice des prix). Vous avez juste grommelé même si vous étiez déjà inaudible.



Vous vouliez surtout des signes forts sur le nucléaire. Patatras ! C’est l’humiliation suprême. Arnaud Montebourg, comme Delphine Batho, annoncent que non seulement les centrales poursuivront leur production, mais qu’il s’agit d’une filière d’avenir. Le Premier ministre a bien tenté de mettre de l’huile dans les rouages, mais ce fut maladroit. Rien n’y fait, pour les socialistes, le nucléaire est une filière d’avenir et le restera.



Nous nous attendions tous à des réactions en chaîne (c’est le cas de le dire), vives et voire même à ce que vous quittiez le gouvernement tant les socialistes vous ridiculisaient. Rien ! Toujours la muselière qui vous empêche de parler. Vos amis auraient pu s’exprimer à votre place. Rien non plus de ce côté-là. La mutité complète. Ils restent béats, le sourire aux lèvres, tellement heureux de ce qui leur arrive. La cocarde, le chauffeur, un groupe au Sénat et à l’Assemblée. Les ors gouvernementaux, quoi !!!



Moi qui ne suis pas de gauche ni écologiste (j’entends de la façon dont vous présentez cette science), je suis éberlué par votre mutisme.



Bientôt, un autre sujet va venir sur la table : les gaz de schiste. Quand les explorations vont reprendre, allez-vous détourner la tête pour pleurer sur vos idéaux passés et attendre que votre chauffeur vous ouvre la porte de votre voiture ? Toute une vie de combat, je dirais de cinéma, pour en arriver à échanger un poste de ministre contre un plat d’idéaux.



Que c’est triste l’écologie au pouvoir !



Veuillez agréer, Madame la Ministre, l’expression de mes hommages attristés.



Pr. Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris