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mercredi 31 décembre 2014

Vie politique: le retrait de Arnaud Montebourg, info ou intox ?


Un coït  interrompu qui ne laisse personne frustré !

Montebourg, ex-ministre viré, annonce qu'il suspend sa carrière po
litique publique

Fausse sortie de l'hystérique histrion du PS ? Dans ses voeux de fin d'année à l'attention de ses administrés de Saône-et-Loire, Nono dit jeter l'éponge. Et montrer la voie à Hollande ?

A quelques semaines du terme de ses mandats électifs locaux, le député de la Bresse, conseiller général de Montret et président du département de Saône-et-Loire où la population le supporte de moins en moins, il officialise ainsi son retrait de la vie politique, ce mardi, jour de liesse, dans Le Journal de Saône-et-Loire. 

Sablons le champagne !
"Après 17 années de mandat local et national, le moment est venu pour moi de me retirer de la vie publique professionnelle." Telle est la résolution pour 2015 d'un amateur de la politique qui a dû suivre une formation - après (mauvais) coups - pour apprendre son métier.  L'ex-avocat avait fait savoir qu'il retournait à l'école pour quelques semaines pour "apprendre le métier de haut dirigeant" à l'INSEAD, une prestigieuse école de commerce qui lui offrait une large part des frais de scolarité. Faute de sources de revenus ?

Après son éviction de Bercy le 25 août dernier, l'ex-candidat à la candidature socialiste à la présidentielle de 2012 avait préparé les âmes sensibles. Dans une tribune publiée en novembre sur le site L'important.fr, il faisait part de son désir de "retourner vivre au milieu des Français", de "quitter la politique comme mode de vie à part et coupé du réel, et surtout comme source de revenus".

2017 et un premier cheval de retour 

Il semblerait que l'individu offre une pause aux Français qui ne pouvaient pas plus le voir que le président.
Mais qu'on ne s'y méprenne pas. Arnaud Montebourg ne se ferme aucune porte à l'horizon 2017. Il cherche à se faire oublier un peu, lui et son redressement de la courbe de l'emploi. Chassé par la porte, à coups de botte dans le train, alors qu'il ne s'y attendait pas, il menace l'auteur des brimades d'un retour tonitruant par la fenêtre de la prochaine présidentielle. 
Dès le mois d'août 2013, il confiait à M, le magazine du Monde que, s'il en avait "marre des élections" et ne se "représenterai(t) pas" pour des mandats locaux -, la présidentielle est "la seule élection" à laquelle il "envisage  de (se) représenter un jour", se dispensant des préliminaires. Pas étonnant que ses partenaires peinent à jouir: que dire des électeurs-trices ! 

"Quitter des fonctions de représentation politique, reprendre un métier, refuser de vivre de la politique, recouvrer sa liberté ne signifie pas l'abandon de tout engagement dans la vie publique", met-il en garde ce mardi, à la fois méprisant du milieu et menaçant.

Que faire d'un vieux cheval de réforme
?
Vous le reprendriez ? Avec les risques sanitaires que cela comporte ? En faire des lasagnes de boeuf n'est plus possible. Ne vaudrait-il pas mieux que l'IGAS le recueillisse à son tour ?...
Il recherche une nouvelle vie; l'Inspection générale des affaires sociales peut lui assurer une fin de vie paisible, avec d'autres chevaux en bout de course. Il retrouverait François Chérèque (CFDT), et il pourrait y assister au retour de l'ancienne candidate devenue ancienne favorite du Roi, Ségolène Royal, qui a bénéficié de ce point de chute entre sa fin de fonction de vice-présidente de la BPI et son entrée au gouvernement Valls.  "Moi Président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit à chaque instant exemplaire", affirmait le candidat Hollande dans son chiffon de papier anaphorique (6e point).
Ils ne pointent même pas, ni 
Dominique Méda (conseillère de la candidate du PS, S. Royal, en 2007), ni Dominique Voynet (EELV), ni Dominique Barella, ancien président de l'USM (syndicat de magistrats), probablement récompensé pour son ...indépendance. Des parachutes dorés camouflés: aucun de ces privilégiés n'est nécessiteux.
Mais, là encore, un cheval de cirque parmi de vieilles rosses, est-ce bien raisonnable ? Auriez-vous donc un pré pour l'adopter ? L'espérance de vie du cheval est de 25 ans: celle du cheval de cirque ?

vendredi 22 août 2014

Filière volaillère - Cazeneuve se porterait acquéreur pour la "maison Poulaga"...

L'émission Capital du 6 avril 2014 sur M6 a porté un coup mortel à la filière 

Intitulée "Poulet: révélations sur la viande la moins chère",
elle est jugée "excellente pour ne pas dire délicieuse" par Télérama (groupe Le Monde) qui explique que "le magazine de M6 n’a pas seulement désossé la filière du poulet, il a aussi volé dans les plumes de Xavier Beulin, patron de la FNSEA, le puissant syndicat qui cogère la politique agricole de la France depuis des décennies." 

Thomas Sotto se demande : "A trois euros le kilo, que mange-t-on vraiment?" Pas de la poule de luxe, répond le préambule de l’enquête, tourné dans le paradis verdoyant des volailles de Bresse. Mais, comme on s'en doutait, du poulet qui n'en a plus que le nom, élevé par dizaines de milliers dans d’immenses hangars, engraissé en un temps record, pataugeant dans sa fiente, bourré de bactéries E. Coli, gavé d’antibiotiques de la naissance à l’abattage. Rien de très nouveau, seulement des témoignages écœurants et des images vomitives – qui m'ont donné envie de déguster un bon bifteck de cheval roumain.

Une découverte, tout de même : la moissonneuse-batteuse à poulets. Quelle ingénieuse invention ! Aussi indispensable à l’aviculteur que l’aspirateur à la ménagère. Imaginez que vous souhaitiez expédier 40.000 poulets à l’abattoir. Si vous les priez un par un de bien vouloir prendre place à bord de leur transport collectif, vous risquez d’y passer la journée. Avec la moissonneuse-batteuse à poulets, c’est plié (au sens propre) en moins de temps qu’il n’en faut pour se réchauffer un cordon bleu surgelé. "Admirez", selon Télérama:  

Cette scène champêtre se déroule en Bretagne, où les difficultés de la filière du "poulet low cost" ont participé à l’émergence du mouvement des "bonnets rouge" l’automne dernier. Et justement, qui (re)voilà ? 

Daniel Sauvaget, le PDG de Tilly-Sabco qui enfonçait les portails de sous-préfecture, arborant cette fois une charlotte rouge pour faire visiter (en exclusivité) son usine de production de saucisses de poulet à base de "VSM, viande séparée mécanique- ment". Selon le commentaire, "une pâte aux allures de guimauve". Je vous laisse apprécier, ci-dessus.

Ayant dévoilé le traitement inhumain imposé à la gent volaillère dans nos contrées, l’enquête s’envole pour le Brésil, le pays accusé à l’automne dernier de détruire notre fière filière avicole hexagonale. Le Brésil, c’est l’eldorado des moissonneuses-batteuses à poulets, les élevages s’y multiplient, produisant des volailles "35 % moins chères qu'en France" grâce à la modicité du prix des aliments et surtout du travail. Les reporters ont même trouvé les " travailleurs détachés" locaux, équivalents des Polonais employés dans les abattoirs allemands. Ce sont "des manutentionnaires haïtiens, fraîchement immigrés, payés 100 euros de moins que la main-d’œuvre brésilienne" – déjà cinq fois moins chère qu’en France.

C’est à leur retour en France que les enquêteurs épinglent Xavier Beulin, le président de la FNSEA et pas tout à fait accessoirement PDG de Sofiprotéol, multi nationale des oléo-protéagineux, elle-même propriétaire de l’usine Farmor, qui fabrique des préparations à base de poulet. Des éleveurs bretons en colère y ont découvert des caisses de poulets en provenance de Thaïlande et du Brésil. Avec en poche les étiquettes des lots incriminés, les journalistes s'en vont trouver Xavier Beulin au Salon de l’agriculture, où il est en train de pérorer sur le stand des Chambres d’agriculture : "Il y a une demande des consommateurs de ré-identifier dans son alimentation de l’origine, du patrimoine, de l’identité, de la culture." Et de la moissonneuse-batteuse à poulets ?
Devant la caméra de M6, le patron de la FNSEA insiste : "Je défends d’abord une agriculture française, des produits français et des filières agro-alimentaires françaises." Cocorico. Mais quand les journalistes lui montrent l’étiquette " Brasil", Xavier Beulin se fait moins grandiloquent : "On n’est pas dans l’illégalité quand on fait venir des viandes du Brésil et d’ailleurs." Et de leur tourner le dos pour s'en aller précipitamment.

"Des importations légales, reprend le commentaire, mais qui illustrent les tiraillements de toute une filière toujours tirée vers des prix plus bas." Et les tiraillements de toute la télé face à la crise du poulet breton. En s’attaquant au méchant poulet brésilien (et à ses importateurs français), les enquêteurs prennent la défense des mêmes aviculteurs dont ils ont dénoncé la folie productiviste dans la première partie de leur travail… Par ailleurs, ils n’hésitent pas à montrer "des images presque insoutenables" de la maltraitance des poulets mais brillent par leur habileté à ne citer aucune marque. Les produits du commerce, maintes fois exhibés, sont toujours soigneusement floutés. Seul Perico Légasse, invité en plateau, lâchera le nom de KFC.


Reconnaissons tout de même à M6 le courage de s'attaquer à une filière

qui compte de nombreux annonceurs de la télé. Par exemple, en coinçant Xavier Beulin, Capital prend le risque d’une prise de bec avec Lesieur, autre filiale de Sofiprotéol. D’ailleurs, est-ce un hasard ? La très longue coupure publicitaire diffusée au milieu de l'enquête regorge de banques et de bagnoles mais ne présente aucun spot pour des marques de l’agro-alimentaire ou de la distribution… Il faut dire que M6 réserve à cette catégorie d'annonceurs un véritable écrin pour sublimer leur saveur : Top Chef. Ce concours culinaire où pas un candidat n’est capable de piloter une moissonneuse-batteuse à poulets.

En revanche, en décembre 2013, le tribunal de commerce de Quimper avait tranché en faveur du volailler Doux, premier producteur européen de volailles (Père Dodu, Doux, Lebon, ainsi que Malvoisine et Cœur de Bretagne). 
Le jeudi 7 juin 2012, Arnaud Montebourg, le ministre supposé redresser les entreprises en difficultés, avait accusé Charles Doux, le PDG et fondateur du groupe volailler, d'avoir voulu privilégier son "sort personnel" au détriment de celui de son entreprise. Malgré lui, le groupe est sorti du redressement judiciaire et poursuit son activité. 
Mais c'est le brésilien JBS, numéro un mondial de la viande, a repris en location, pour dix ans, les anciennes installations du groupe français. Suite à ce documentaire assassin, les ventes connaissent un recul aussi soudain que dramatique et la crête de JBS pourrait retomber avant dix ans. C'est alors qu'il ne resterait plus que Nanard Cazeneuve pour racheter l'entreprise pour la maison Poulaga... 
Le "made in France" de Montebourg, c'est du passé, mais a-t-il jamais existé autrement que dans les media ?...

vendredi 9 mai 2014

8 mai 2014: les Français ont boudé le président sur les Champs-Élysées

8 mai 2014 dans l'adversité pour le président socialiste

Les Français ne se sont pas déplacés pour assister aux cérémonies commémorant l'armistice de 1945.
François Hollande avait prévu une voiture fermée pour ne pas entendre les huées et sifflets. Il s'est aussi abstenu d'aller au contact du public, contrairement à Arnaud Montebourg, qui s'est fait interpeller par un travailleur mécontent. 

Les Français boudent leur oppresseur
Gardons-nous d'y voir une preuve de la désaffection des Français pour les commémorations historiques.  Certains envisagent que le temps maussade ce jeudi matin de mai aurait suffi à tenir les Français loin des Champs-Elysées. Force est plutôt de constater que Hollande ne déplace pas la foule des chômeurs et des contribuables surfiscalisés. Il serait plus vrai de signaler que les abords des Champs étaient quadrillés de policiers qui en interdisaient l'accès aux mécontents.

En bas de l'avenue des Champs-Elysées, quelques minutes avant le début des cérémonies, les trottoirs étaient complètement vides, comme le montre cette photo prise sur place.  

Aux pieds de la statue de Charles de Gaulle,  François Hollande a déposé une première gerbe. Puis, le chef de l'État a remonté l'avenue très clairsemée, comme le montrent les images de France 2.

C'est ce qui s'appelle battre froid àquelqu'un ! 


L'assistance ne s'est faite moins clairsemée que tout en haut de l'avenue, à proximité de l'Arc de Triomphe, où François Hollande a rallumé la flamme du Soldat inconnu, entouré de tous les membres du gouvernement et d'élus venus faire nombre:


Commentaire de Pierre Servent, expert en affaires militaires, invité sur France 2: 
"C'est vrai que c'est quand même très clairsemé", doit-il admettre, à son corps défendant.

A l'issue de la cérémonie, le chef de l'État s'est tout de même offert un petit bain de foule parmi les jeunes collégiens invités à assister à la commémoration en prévision d'une nécessité de contre-partie à l'hostilité attendue de la population. 


Après les sifflets reçus à Carmaux, François Hollande ne s'est pas non plus risqué à aller au contact du public plus bas dans l'avenue. La zone était étroitement surveillé par un important dispositif policier déployé le long des barrières de sécurité. L'Elysée était hanté par l'idée que se reproduisent les incidents du 11 Novembre dernier, lorsque le chef de l'État avait été hué sur les Champs-Elysées par des opposants et des militants de tous bords.

Comme l'an passé, Arnaud Montebourg a paradé

Inconscient de sa responsabilité, le fossoyeur de l'industrie a  tenu à se distinguer en redescendant une partie de l'avenue à pied. Mais le ministre m'as-tu-vu a été interpellé par un travailleur : "On nous donne plus la faculté de nous battre vis-a-vis de la concurrence", a reproché ce professionnel du bois au nouveau ministre de l'Économie. Un échange qui n'a pas échappé aux caméras des chaînes d'info en continu.



samedi 13 avril 2013

Plus radicaux que la Manif pour Tous, les manifestants CGT de PSA au Conseil national du PS

Conseil national du PS interrompu par des manifestants de PSA: "dérive radicale, extrémiste, violente, fascisante" (H. Désir) ?

Alors que l'AFP vise la droite...


Le Premier ministre s'en est pris avec vigueur [on peut même dire "véhémence"!] aux dirigeants de l'UMP, au lendemain d'une nouvelle manifestation des opposants au mariage [et à l'adoption, pour dire une fois  toute la vérité] homosexuel(s) ", rappelle l'agence partisane à propos de l'envahissement de l'extrême gauche.

"La droite républicaine, celle de MM. Fillon et Copé, avait, croyait-on, tiré la leçon du Pacs", a ironisé le premier ministre dans son attaque frontale de diversion de ses échecs. "Et pourtant, elle se laisse diriger par une Mme Barjot, qui pense qu'un vote du Sénat relève de la dictature, et Mme Boutin, (qui) profère les pires menaces sur la démocratie et la République", a prétendu celui qui fait voter son projet de sabotage de l'institution du maraiage à la sauvette et dans la précipitation. Le totalitaire fait même marcher ses troupes parlementaires au pas, non plus seulement cadencé, mais de gymnastique. Elles seront fières de voter comme un seul homme avant la date au calendrier des démocrates. Le projet de loi sur le "mariage pour tous", qui a été adopté en catimini ce vendredi au Sénat, sera examiné en deuxième lecture à l'Assemblée nationale dès mercredi prochain, a indiqué le ministre des Relations avec le gouvernement, Alain Vidalies, par communiqué plutôt qu'en face à face, "les yeux dans les yeux", comme l'autre... Vidalies pourra s'enorgueillir, à l'heure de fermer définitivement les yeux, d'avoir approuvé et imposé cette marche forcée à ses mercenaires roses sans aucun état d'âme républicain.

... c'est l'extrême gauche syndicale qui fait irruption à son Conseil national du PS


Jean-Marc Ayrault et les dirigeants socialistes, réunis samedi à Paris pour un Conseil national du PS, ont été confrontés à l'irruption dans la réunion d'une cinquantaine de salariés de l'usine PSA d'Aulnay, menacée de fermeture.


Ce Conseil national, qui rassemble quelque 300 cadres du PS, s'est ouvert derrière
le rideau de fumée de l'affaire Cahuzac, une bombe politique qui a profondément marqué et indigné les militants de partout en France, sauf Villeneuve-sur-Lot, et quelques jours après les propos anti-austérité de plusieurs ministres de la gauche du PS, dont Arnaud Montebourg (Redressement productif, PS), et Cécile Duflot (Logement, EELV) à temps partiel et de Benoît Hamon, sous-ministre PS d'on ne sait quoi.



Le Premier ministre venait juste d'achever son discours lorsque une cinquantaine d'ouvriers de l'usine PSA ont fait irruption dans la salle en forçant le passage et en clamant "le changement, c'est maintenant". Ayrault s'est éclipsé. Le Premier secrétaire du PS, Harlem Désir, a lui décidé de leur accorder la parole pendant une dizaine de minutes.


C'est le représentant CGT de l'usine, Jean-Pierre Mercier, qui s'est exprimé à la tribune, devant plusieurs ministres et le conseiller de François Hollande, Aquilino Morelle.

"On est venu ici pour vous demander qu'on obtienne une bonne fois pour toutes ce médiateur, qui puisse mettre le poids du pouvoir politique, du gouvernement dans la balance", a déclaré le dirigeant syndical.

Prenant à partie les ministres présents, comme Stéphane Le Foll, François Lamy ou Najat Vallaud-Belkacem, le représentant CGT leur a lancé: "vous avez vos menteurs, vos Cahuzac, nous on a M. (Philippe) Varin", le président de PSA, accusé de "mentir" aux ouvriers "depuis un an et demi".



Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, a lui aussi été apostrophé. 


"Vous connaissez dans le Doubs la famille Peugeot, vous pouvez avoir un poids vis-à-vis d'eux", a demandé M. Mercier au ministre, élu de ce département.

Des représentants de ces salariés ont obtenu par la force un entretien avec H. Désir.

"Même si on désapprouve l'intrusion, il est tout à fait indispensable pour le PS de maintenir le dialogue avec les travailleurs car nous sommes le parti des droits des travailleurs", a assuré  un membre de la direction.

Jean-Marc Ayrault avait livré un plaidoyer en faveur de sa politique économique, avant cette "irruption du réel", ce "choc du social", selon les termes d'Emmanuel Maurel (aile gauche du PS),  contestée ces derniers jours par des ministres de son gouvernement.

Devant le parlement du PS,
le Premier ministre a tenté de faire taire une fois pour toutes le débat ouvert ces derniers jours par Arnaud Montebourg, Cécile Duflot ou Benoît Hamon.
"J'entends que ce ne serait pas assez mais ce n'est jamais assez! Qui peut-croire que c'est assez quand tant de femmes et d'hommes cherchent du travail?", a reconnu Zayrault.
"A tout prendre, entre le confort de la contestation et le risque de l'action, je choisis l'action", s'est toutefois flatté Ayrault, prétendant inscrivre son action dans la lignée du Front populaire, de François Mitterrand et Lionel Jospin.

Il a ainsi justifié sa politique de réduction des déficits. 
Mais, a-t-il prévenu, il ne "sera pas le Premier ministre du tournant de l'austérité". Selon lui, c'est à l'échelle de l'Europe que la recherche de la croissance peut être menée. "Ayons un monde d'avance!" a lancé le chef du gouvernement, appelant "les peuples" européens à se mobiliser contre "les gouvernements les plus conservateurs".

Ayrault s'en est pris successivement à tout le monde
Il a aussi cherché à prendre à la légère le soupçon de "faiblesse" de sa  gouvernance, accusant la droite et des "unes de magazines qui font vendre"  de le caricaturer.
"Quel est ce pouvoir si faible qui affronte le pouvoir de l'argent (...) qui tient tête aux puissants en limitant les rémunérations, en envoyant nos soldats au Mali?" a-t-il fait valoir.

"Ce gouvernement, c'est le gouvernement de la gauche et comme à chaque fois, rien ne nous sera épargné parce que nous bousculons les privilèges", a estimé le sombre Ayrault.

Au lendemain d'une nouvelle manifestation des opposants au mariage et à l'adoption homosexuels, le Premier ministre s'en est aussi pris avec vigueur aux dirigeants de l'UMP.
"La droite républicaine, celle de MM. Fillon et Copé, avait, croyait-on, tiré la leçon du Pacs", a polémiqué ce premier ministre aux abois. "Et pourtant, elle se laisse diriger par une Mme Barjot, qui pense qu'un vote du Sénat relève de la dictature, et Mme Boutin, (qui) profère les pires menaces sur la démocratie et la République", a-t-il accusé, davantage en campagne permanente qu'un instant aux manettes.

dimanche 2 décembre 2012

Montebourg en veut à Hollande de ne pas nationaliser Florange

Montebourg s'en prend à Ayrault, son bouc émissaire




Le triple Z-ayrault
craint le turlupin:
il fuit son regard !


Invité du JT de TF1 samedi soir, Arnaud Montebourg n’a pas commenté le goût de la couleuvre qu’il vient de nouveau d’avaler.
De son propre chef, le ministre du poker-menter improductif a assuré qu’il ne démissionnerait pas : " J’ai décidé de rester à mon poste de travail et de combat."

Par son annonce vendredi soir d’un compromis avec Mittal sur le sort du site sidérurgique Florange, Jean-Marc Ayrault est venu briser net le projet que le ministre du redressement productif défendait avec hargne, pensant avoir la caution du fuyant président Hollande : une nationalisation temporaire du site, en vue de le confier dans quelques mois à un repreneur intéressé, un aciériste " prêt à investir 400 millions d’euros ". 



Cet air penché à gauche
ne présage pas bien
le redressement productif du pays...


Sous la menace d'une nationalisation, ils ne s'étaient pas pressés avant l'arbitrage du très distant Hollande. Après les fantômatiques repreneurs présumés, un Russe et un Belge qui ont démenti Montebourg, pourquoi un nouveau  kamikaze se présenterait-il. Pour le matamore Nono Montebourde, c’était une solution " sérieuse, crédible, durable ", mais elle n'a pas fait long feu, même si Arnaud Montebourg maintient que " la question de la nationalisation temporaire reste sur la table. "

Montebourg insupporte tout le monde et son " chef" présumé 



De Montebourg,
Ayrault en a ras 
sa casquette de "chef"


Entre le Premier ministre et lui, c’est désormais "compliqué ", admet un proche de Montebourg.
Ce qu’on peut sans trop de risque traduire par : " Il ne décolère pas ". Mais pourquoi passer ses nerfs sur la Voix de son Maître après  s'être défaussé sur Hollande en certifiant aux métallos devant des croissants au beurre que l'arbitrage est le fait du chef de l'Etat ?

Sur l’issue elle-même du bras de fer, Montebourg n’a pas trop protesté sur TF1 : il ne devait pas perdre la face ! Mais après tout, Mittal dont "nous ne voulons pas en France" est toujours présent. Il a accepté d'investir de l’argent et préparer l’avenir de son entreprise, mais se refuse à un plan social. L'Apache  Indien s’en tire même bien, puisqu'il recevra des subventions, bien que l'exécutif l'ait accusé de ne jamais tenir ses promesses. Est-ce ce qu'on peut appeler un compromis "juste" ?

La couleuvre reste en travers 

Ayrault a fait connaître l'arbitrage de François Hollande, en ne prévenant son ministre du deal qu'au dernier moment,  dans la soirée de vendredi. Et surtout, Matignon a révélé dans la foulée à la télévision qu’en réalité, il " n’y avait pas de repreneur crédible et ferme pour Florange "! Une façon de taper sur les  doigts de l'arnaqueur Montebourg en le décrédibilisant définitivement.

Psycho-drame au gouvernement

Le ministre a donc demandé à Matignon de démentir ses propos
Alors qu'il s'incruste au gouvernement " Il [Montebourg] juge qu’un tel démenti est indispensable ", commente ce proche de la diva socialiste. Ce proche juge pourtant que Montebourg n’entend pas démissionner du gouvernement. Malgré ces étincelles, " ça tient ", confirme l'anonyme.

Arnaud Montebourg se gave de  croissants  de couleuvres quand il n'avale pas son chapeau. 
Depuis son arrivée et avec ce nouvel épisode des déboires de Nono, le numéro 3 des primaires socialistes, qui a pris le melon, a dû accepter la rigueur budgétaire, le revirement sur PSA, sans même parler du plan social chez Sanofi ou du désaccord sur le nucléaire.

Comme pour la paire de ministres Europe Ecologie-les Verts, la question se pose du maintien de cette nuisance au gouvernement.


Adieu, Votre Grâce !

jeudi 11 octobre 2012

Nono Montebourg poursuivi en justice pour plagiat... d'Aragon

La Justice de Taubira sera-t-elle assez "indépendante" du Parquet ?

Emprunt toxique:
le ministre du Redressement productif
devrait se faire redresser
pour des emprunts littéraires
 


Monsieur Pulvar est un chouïa rock'n roll

En toute candeur et 
simplicité, le respectueux Arnaud Montebourg avait nommé " La Rose et le réséda " son courant au sein du PS. Mal en a pris à cet humble et vertueux socialiste:  le voilà accusé de plagiat, "à l'insu de son plein gré" !

La gauche communiste a le sens de la propriété
Objet du litige: Arnaud Montebourg avait déposé "la Rose et le réséda", comme appellation de son courant de pensée à l'intérieur du Parti socialiste. 
Or, ce titre est celui de l'un des plus célèbres poèmes de Louis Aragon, écrit en 1943 et paru dans le recueil La Diane française. L'oeuvre fait l'éloge équitable de deux résistants fusillés par les nazis, le catholique Honoré d'Estienne d'Orves et le communiste Gabriel Péri, "Celui qui croyait au ciel / Celui qui n'y croyait pas". 
Les ayants-droits du poète communiste  ne veulent pas le fusiller, mais ils lui réclament tout de même 90 000 euros de dommages et intérêts, alors que Hollande, Ayrault et Cahuzac se mettent  à la portion congrue. 
Alors, Nono vient d'être assigné, ce mercredi 10 octobre, au tribunal de grande instance de Paris, par l'exécuteur testamentaire du poète Louis Aragon, Jean Ristat, et les éditions Robert Laffont. Ils aimeraient le taxer de 90 000 euros.  

"Il est scandaleux de déposer ce nom comme celui d'une marque du type Coca-Cola", a commenté à L'Express Jean Ristat, actuel directeur des Lettres françaises, le supplément littéraire du quotidien L'Humanité. L'exécuteur testamentaire communiste n'aime décidément pas les Américains, pas même depuis Barrack Hussein Obama: serait-il raciste, de surcroît ? 
Toujours est-il qu'il défend l'oeuvre du poète ("salie" et "abîmée", dirait la Ch'tite Brochen-Aubry !) et déplore qu'aucune négociation n'ait pu avoir lieu avec le ministre du Redressement productif.

lundi 27 août 2012

Concertation: Montebourg impose le nucléaire aux écologistes

Concertation: Montebourg soulève un tsunami chez les écolos 
"Le nucléaire est une filière d'avenir"


Les propos du ministre du Redressement productif sont une pierre dans le jardin écologiste. 

Ils tendent les relations entre le PS et Europe-Ecologie-Les Verts, bien qu'Arnaud Montebourg ait également reconnu que la filière du nucléaire doit être "rééquilibrée".

Interrogé dimanche soir de BFMTV sur les promesses du candidat François Hollande de réduire le nucléaire en France, Arnaud Montebourg a affirmé que "la réduction (du nucléaire) se conjugue dans une équation à deux chiffres: la quantité de ce que l'on consomme chaque année, qui augmente, et l'offre".

"Nous avons besoin d'énergie et pas trop chère", a-t-il expliqué, et "la France a un atout extraordinaire entre ses mains (avec ses centrales nucléaires) qui lui a permis de bâtir son industrie". Grâce au nucléaire, l'industrie française a pu "passer les épreuves, y compris les chocs pétroliers, la crise...", a insisté le ministre du Redressement productif, soulignant que le nucléaire est "une énergie abordable".

Noël Mamère dénonce «une provocation»

EELV n'a pas tardé à riposter 


Le parti écologiste a fait part dimanche soir de son étonnement y voyant des "propos isolés". "Nous réagissons en n'attachant pas plus d'importance que cela» au propos d'Arnaud Montebourg "que nous connaissions déjà comme étant pro-nucléaire", a déclaré le porte-parole du parti Jean-Philippe Magnen. "Il s'agit de propos isolés, nos interlocuteurs restent le premier ministre, le président de la République et le PS", a-t-il ajouté.


Denis Baupin confirme que le ministre est en "décalage total" avec la réalité.


Le député EELV de Paris et vice-président de l'Assemblée nationale, Denis Baupin a aussi réagi aux propos d'Arnaud Montebourg, regrettant "une profession de foi en décalage total avec la réalité". "La France ne peut rester, comme à l'époque du minitel ou du Concorde, accrochée à une technologie dépassée et doit au contraire préparer la reconversion. L'avenir du nucléaire, c'est avant tout la gestion de ‘l'après', écrit le vice-président de l'Assemblée nationale dans un communiqué, invitant le ministre du Redressement productif à "aller rendre visite aux habitants et élus de Fukushima".

Lundi matin sur RTL, le député Noël Mamère a dénoncé "une nouvelle provocation" de la part d'Arnaud Montebourg, "une entorse très sérieuse aux accords que nous avons passé avec le parti socialiste." L'élu exige un démenti de la part de François Hollande ou du premier ministre, sinon "nous serons en droit de considérer que ce n'est pas seulement une provocation mais une entaille sérieuse à notre accord de majorité."

Souvent PS varie


Des militants de Greenpeace misaient sur Hollande:
ils déployaient une banderole anti-nucléaire
devant le siège du PS, rue de Solférino
à Paris, le 15 novembre 2011

En effet, pendant la campagne,
François Hollande avait aussi fait cette promesse d'engager "la réduction de la part du nucléaire dans la production d'électricité de 75% à 50% à l'horizon 2025." Le candidat socialiste avait toutefois refusé de reprendre à son compte la promesse de fermeture progressive d'une vingtaine de réacteurs nucléaires, pourtant inscrite dans l'accord PS-Verts.

Depuis Lyon, encore en novembre dernier, candidat du Parti socialiste à la présidentielle, François Hollande,  avait accusé le président Sarkozy d’être " dans une espèce de caricature et d’affirmation d’un modèle qui paraît aujourd’hui dépassé ". 

La 'salissante' Martine Aubry avait dénoncé " les mensonges " d’un "président du siècle dernier " et Cécile Duflot (EELV) fustigé des " contre-vérités douteuses ".

Montebourg fait du Sarkozy


A l’usine Isover Saint-Gobain d’Orange, productrice de laine de verre isolante et grosse consommatrice d’électricité, le président critiqué par toute la gauche faisait valoir qu " grâce (au nucléaire), les Français, vous-mêmes, vous payez l’électricité deux fois moins cher que les Allemands […] Augmenter le prix de l’énergie que paient les usines, c’est prendre le risque d’un mouvement massif de délocalisation ", avait-il expliqué aux salariés, ajoutant : " On ne peut pas dire 'je défends l’industrie' et 'je remets en cause la filière nucléaire'. "


La 'cohérence' et la 'cohésion', dont le gouvernement socialiste nous rebat les oreilles, est un effet de langage pour une politique qui continue l'action de la droite, après l'avoir dénigrée.

Le chef du gouvernement Zayrault ne communique pas...
En revanche, interrogé par Europe 1 sur la phrase pro-nucléaire lancée la veille par le ministre du Redressement productif, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls est allé totalement dans son sens : "C’est une filière d’avenir, incontestablement". Il a rappelé cependant les engagements de François Hollande "de réduire la part du nucléaire, à l’horizon 2025", dans le mix énergétique. "Nous avons besoin de nucléaire, même si on réduit, dans la décennie qui vient, sa part. Nous avons besoin de renouveler nos centrales nucléaires, ses différentes filières", a nuancé Manuel Valls, ménageant la chèvre et le chou.

Quant à Cécile Duflot, restera-t-elle au gouvernement ? Ou jettera-t-elle sa "muselière" dans le Rhin ? 


Au bout du compte, Nono n'aura pas grand chose à redresser !

Le changement, c'était en 2007 et pendant cinq ans...