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dimanche 24 décembre 2017

Laurent Ruquier, accusé d'avoir copié Jean-Luc Lemoine

Cyril Hanouna révèle le plagiat de Laurent Ruquier 

En cause, une séquence humo­ris­tique diffu­sée dans 'On n’est pas couché'
TPMP: l'appel en direct d'Emma­nuel Macron était un coup monté !
Hanouna a des relations...

Cyril Hanouna a révélé que Laurent Ruquier a copié Jean-Luc Lemoine. Mis en accusation, l’ani­ma­teur de France 2 n'a pas mis de temps à répondre à l'animateur de 'Touche pas à mon poste' (TPMP), sur C8 (ex-D8). 

Tout a commencé, samedi 7 janvier lorsque Laurent Ruquier a proposé dans 'On n’est pas couché' (ONPC), un montage parodiant les voeux 2017 des hommes politiques. 
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Or, cette séquence comporte quelques similitudes troublantes avec des passages des Ques­tions en 4/3 de Jean-Luc Lemoine qui collecte les images et pépites des coulisses, les 'off' de l'émission, notamment pendant les pubs de TPMP, dont Cyril Hanouna est le producteur.

Dans la première quotidienne de la semaine de TPMP, Cyril Hanouna n'a pas manqué de revenir sur cette pastille humoristique, faisant au passage allusion à l'indélicatesse de l’ani­ma­teur de France 2 en empruntant l'idée de son chro­niqueur. "Il y a Laurent Ruquier qui vous a fait un petit hommage Jean-Luc. Il a imaginé les hommes poli­tiques un brin alcoo­li­sés comme vous le faites avec les chro­niqueurs de Touche pas à mon poste. Donc, merci Laurent !", a-t-il ironisé. 

Après en avoir diffusé les images à l’an­tenne, il a poursuivi sur la dénonciation de la méthode imitée: "On sait ce que vous vous posez comme ques­tion : hommage ou pompage ?". Lemoine, par ailleurs présentateur de Guess My Age, lui a répondu : "On n’in­vente pas des vaccins. Après, c’est bien de dire 'Voilà, on s’est inspiré de quelque chose'." 
VOIR et ENTENDRE un exemple de 'Les questions en 4/3' de Jean-Luc Lemoine : Touche pas à mon bistrot ! (singulièrement à partir de 18'16) :


Peu après, Ruquier qui a repris la présentation de l'émission à succès 'Les Grosses Têtes' de Philippe Bouvard (pendant 37 ans, de 1977 à 2014) sur RTL a envoyé un texto à 'Baba' (Cyril Hanouna), qui s'est lancé dans une lecture à voix haute. "Cher Cyril, ce n’est ni hommage ni pompage. C’est une séquence de vœux petite vitesse et grande vitesse qu’on a déjà fait il y a deux ou trois ans".

Laurent Ruquier soutiendra Cyril Hanouna lorsqu'il sera soupçonné d'homophobie après la diffusion d'un sketch.
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Secrétaire d'Etat à l'égalité hommes-femmes femmes-hommes, Marlène Schiappa se prend très au sérieux et s'illustra en montant au créneau contre l'animateur Cyril Hanouna. Une nouvelle raison de rire jaune en constatant son parti-pris, l'outre-passement de ses fonctions dans les grandes largeurs et sa soif de paraître sur la scène médiatique. L'extravagante convoqua en effet Cyril Hanouna après son dérapage : est-il opportun, pour un membre du gouvernement, de demander des explications à un animateur de télévision privée, usurpant la fonction du CSA ? 
En deuxième partie de soirée, le jeudi 18 mai 2017, l'animateur de l'émission de C8 a mis une fausse annonce sur un site de rencontre pour homosexuels et donne en spectacle ses entretiens dans lesquels il piège, en direct, des homosexuels qui répondent, dans un canulard "homophobe" du plus pur style de l'humoriste Jean-Yves Lafesse, connu pour ses impostures téléphoniques et ses gags auprès des passants dans la rue. Plusieurs milliers de personnes ont saisi le CSA en mai 2017, après un nouveau passage de Cyril Hanouna, animateur vedette de C8, dans son émission TPMP. La video est toutefois encore accessible à tous, quelle que fût l'indignation médiatico-politique de Schiappa :

Marlène Schiappa n'a pas les qualités requises pour donner des leçons. 
Il faut juste rappeler qui est cette libre-penseuse. Dans un livre, cette blogueuse devenue sous-ministre donnait des conseils pour obtenir frauduleusement de la sécurité sociale une prise en charge pour des raisons pathologiques, notamment en se donnant mauvaise mine. M. Schiappa tout à la fois souhaite la suppression, au nom de la laïcité, des émissions catholiques du dimanche sur France 2 et ne voit aucun inconvénient à ce que les femmes musulmanes accompagnent leurs enfants lors d'excursions scolaires. Et enfin, pour couronner le tout, , dans le cadre d'un article au vitriol, Schiappa n'a pas hésité à tirer à boulets rouges sur l'ancien premier ministre Manuel Valls pour avoir eu l'audace de pointer l'antisémitisme dans les quartiers. A-t-elle par conséquent jamais justifié ses grands airs et sa volonté de caporaliser les hommes par des qualités morales, politiques ou intellectuelles qui lui conféreraient un droit particulier à  intimider ses concitoyens ? 

lundi 18 septembre 2017

Un clip de l'Elysée copié sur un court-métrage italien ?

Les jeunes et brillants startupers de la "société civile" macronienne seraient des plagiaires

Après le logo des JO-Paris 2024, les Journées du patrimoine...

Le clip de l'Elysée s'inspire d'un court-métrage italien.


A l'occasion des Journées du patrimoine, la présidence de la République a publié vendredi un clip pour célébrer le Palais de l'Elysée, mais les créatifs de l'entourage de Jupiter seraient-ils des "fainéants" et des escrocs ? Un réalisateur italien dénonce en effet leur vidéo qui s'inspire, selon ce professionnel, d'un court-métrage de 2014. Un peu archaïques de l' "ancien monde", les novateurs ?  

Pour faire la promotion de l'événement et vanter les ors du célèbre hôtel particulier situé au 55, rue du Faubourg Saint-Honoré, au coeur de la capitale, les communicants de la Présidence ont choisi la facilité en diffusant vendredi soir un clip de 26 secondes sur les réseaux sociaux (Twitter et Facebook). Sur une musique de rêve, les plafonds peints et le mobilier national s'animent comme par magie :
Les diffuseurs de ce clip élyséen se seraient toutefois contentés de plagier le travail d'un réalisateur italien Rino Stefano Tagliafierro et  les usurpateurs n'ont donc pas choisi n'importe quelle source d'inspiration. Leur soif de reconnaissance facile les a égarés. Ni bien férus dans leur propre domaine, ni très malins, mais adeptes du ni vu-ni connu, c'est une valeur sûre qu'ils ont pillée, un metteur en scène de plusieurs publicités célèbres qui est également un spécialiste de l'animation, célébré par Le Monde, Le Parisien, Le Figaro, Wall Street International, Bild, The Guardian, France2, Wired, The Telegraph, Artribune, Daily Mail, Sky, La Stampa and La Repubblica. 

La victime des béotiens prétentieux du Château est en effet l'auteur de plusieurs court-métrages sélectionnés et primés dans les festivals du monde entier. Les ors de la République et la lecture de Télérama ne rendent pas nécessairement intelligent, ni compétent... Et surtout pas respectable et moral !
Diffusé en 2014, l'un des fameux courts-métrages, Beauty, montre des oeuvres d'art muséal s'animer aux harmonies d'une musique céleste :



Les badauds admiratifs de la culture macronienne ont ainsi été bernés. 
Comme chaque année, la foule s'est massée samedi aux abords du Palais de l'Elysée, exceptionnellement ouvert au public à l'occasion des journées du patrimoine. BFMTV n'avait pas hésité à prétendre que les "vrais gens" se pressaient avec l'espoir d'une apparition - non moins céleste - de Brigitte et Emmanuel... Les yeux fermés, car la scène d'égorgement n'est pas de bon augure, ni vraiment bienvenue en ces temps d'agressions au couteau.

Bref, il n'est besoin d'être un artiste pour noter que les deux vidéos, le clip de l'Elysée et le film de Rino Stefano Tagliafierro, sont étrangement ressemblants. Le concept est le même et, surtout, la musique du premier est extraite du second... 

Le réalisateur italien a interpellé Emmanuel Macron dans un billet publié samedi sur Facebook et, bien évidemment, passé inaperçu dans la presse hexagonale. 
Sans l'accuser directement de plagiat, l'auteur s'est étonné de ne pas avoir été contacté : "Cher Macron, je crois que personne ne vous a donné la permission d'utiliser la musique de ma vidéo Beauty pour vos communications officielles!!!" 

"Les réalisateurs du clip pensaient que la musique était libre de droit," raconte le porte-parole de l'Elysée, Bruno Roger-Petit, contacté samedi soir par le Journal du Dimanche (JDD)
Et le pleutre de préciser que l'auteur italien a été contacté - après coup ! - "pour lui proposer de régulariser l'utilisation de sa musique". Comprenne qui pourra, mais, c'est constitutif, Pruneau Roger-Petit est un abscons...

Alors, triche ou non ? 
"Rien n'est confirmé," selon le service public de France Info... La radio du sémillant Matthieu Gallet conclut : "En tout cas, cet incident n'a pas refroidi les visiteurs qui se sont rués en nombre samedi pour visiter le Palais de l'Élysée."

Une récidive de l'Elysée

vendredi 15 septembre 2017

J0-2024 : Macron instrumentalise ses aînés, Hollande et Sarkozy

Macron piège Hollande et Sarkozy en les conviant à célébrer les J0-2024 en France

Le récupérateur Emmanuel Macron a tenté de s'accaparer le mérite de cette attribution 

Sarkozy, Hollande, Macron... Trois présidents sur le podium des J.O.
Trois présidents pour un podium
Alors que l’obtention par Paris des Jeux Olympiques de 2024 était acquise, suite au retrait de ses concurrents à la candidature et à un marché conclu avec Los Angeles qui préférait les JO d'été en 2028, le président s'est donné de l'importance en réunissant à l’Elysée ses prédécesseurs, François Hollande et Nicolas Sarkozy, au milieu de 400 invités des mondes sportif et politique.  
Ce succès officialisé mercredi à Lima, lors d'une 'double attribution' pour les deux prochaines éditions des Jeux d'été, c'est la consécration logique d'une action volontariste sur plusieurs quinquennat : "c’est une histoire de cordée à travers le temps", a raconté le président de la République dans la salle d’honneur de l’Elysée. 
feu d'artifice du 14 juillet 2017 à la tour Eiffel à ParisLe 14 juillet 2017, un feu d’artifice avait été tiré depuis les Bassins du Trocadéro, en face de la tour Eiffel. Un spectacle pyrotechnique grandiose dont le thème portait déjà sur la candidature de Paris aux Jeux Olympiques de 2024. 
La Mairie de Paris tenait les JO-2024 pour un fait acquis : un spectacle pyrotechnique construit autour des grandes valeurs que Paris défend pour sa candidature aux Jeux Olympiques de 2024. À travers 
une douzaine de fresques, la dame de fer nous a ainsi permis de découvrir sa ville et partager les valeurs de la France, de Paris et de l’Olympisme !
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Dans un discours très consensuel, le nouveau président - qui ne craint pas de jouer, ci-contre, au paraplégique - a ainsi salué "l’esprit d’unité" qui a prévalu ces dernières années "alors que beaucoup doutaient, étaient sceptiques" face aux chances de la capitale française. "C’est une histoire de passion et d’engagement", a-t-il ajouté, en rendant hommage aux rôles joués par les présidents Hollande, "le premier" à "porter cette ambition", et par Sarkozy, qui “a aidé à convaincre" le Comité international olympique (CIO). 
Il s’agissait pour Hollande de sa première visite à l’Elysée depuis son départ en mai. 

Macron a aussi salué le rôle de premier plan joué par la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, par la maire de Paris, Anne Hidalgo, et leurs prédécesseurs. 
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Macron a reconnu avoir tiré les marrons du feu : "Je n’ai fait que pousser dans l’en-but un ballon qui y était déjà", a-t-il souligné en souriant. 
Ces jeux ont même "réussi à réconcilier Paris et Marseille", alors que la répartition des sites va "mobiliser tout le pays," a en outre relevé Macron, alors que les représentants des collectivités territoriales ne sont pas équitablement placés dans la lumière. 

Il a enfin salué "la place déterminante occupée par les sportifs". 
Ils "ont apporté leur expérience et leur crédibilité", citant en particulier Tony Estanguet, co-président du comité de candidature.  

Mais Macron n'a pas hésité de qualifier les sceptiques de "grincheux".
"Vous avez réussi à faire taire les grincheux, ceux qui disaient que c’était trop cher (…) Il y aura encore des grincheux", a-t-il polémiqué
D’ici à 2024, Macron aura quitté l'Elysée, mais il s'est aventuré à affirmer que "l’Etat tiendra l’ensemble de ses engagements" tout en étant "vigilant" sur "la maîtrise parfaite des budgets, des délais et de l’organisation". 
"Il reste énormément de travail", a-t-il estimé, alors que, grâce aux efforts de ses prédécesseurs, la plupart des infrastructures sont d'ores et déjà en état d'accueillir les Jeux. 

Au-delà, "nous devons réussir l’héritage de ces Jeux, qu’ils laissent leur trace dans les territoires, les esprits et la société", a-t-il encore souhaité, bien que nombre de sites olympiques soient déjà disponibles aux athlètes.


Macron appelle les "fainéants" à ses côtés

Les anneaux olympiques ont été dévoilés sur la place du Trocadéro
et sous la pluie

De nombreux sportifs présents étaient engagés dans cette préparation depuis plusieurs olympiades, avant le président. 
Parmi les 400 invités, figuraient des médaillés des JO et Paralympiques comme le judoka Teddy Riner, "ému et fier", l’ex-athlète Marie-José Perec ou l’ancien nageur Alain Bernard. "C’est une fierté de pouvoir faire parler de la France par le sport", a déclaré ce dernier. 
La nouvelle ministre des Sports, Laura Flessel, a pour sa part espéré que les autorités vont faire en sorte que ces JO "soient une chance pour tous les Français." 

Cette journée de célébration - en attendant les médailles-  s’est achevée avec un grand concert gratuit ouvert à tous, sur le parvis de l’Hôtel de Ville, avec de nombreux artistes dont Florent Pagny, Kids United, Christophe Willem ou Amir. Cherchez les chanteuses...

Logo de "fainéants" ?
Résultat de recherche d'images pour "Macron et les faineants"Imaginé par l'agence Dragon Rouge et dévoilé sur les murs de l'Arc de Triomphe mardi 7 février, le logo de Paris ressemble étrangement à celui d'une agence londonienne de consulting.

Ce logo de la candidature de Paris pour les JO de 2024 - un savant mélange de la Tour Eiffel et du nombre 24 (en référence aux JO de 2024 et au centenaire des derniers Jeux organisés dans la capitale) réalisé par l'agence Dragon Rouge. - est-il trop réussi pour être dû à un Français ? Il lui est reproché d'être un quasi-copié-collé depuis qu'un internaute a posté sur son compte Twitter un message dénonçant une troublante ressemblance entre les deux symboles. Celui  de Dragon Rouge, choisi par la ville de Paris, rappelle en effet le 4 Global, une agence de consulting dédiée notamment à des ...événements sportifs.


"Quand je vois le logo effectivement je me dis hum hum hum c'est vraiment très très proche... Vous n'avez même pas besoin de me le notifier pour le coup. Mais je vous assure qu'il n'y a eu aucun partenariat, aucun rapprochement avec 4 Global, aucune volonté de notre part de les copier et de se rapprocher de ce logo-là. C'est aussi simple que ça", a assuré Kheireddine Sidhoum, directeur de la ...création du groupe.

Un sens achevé de la mise en scène

Les acteurs de cette victoire n'ont pu décliner l'invitation du nouveau président. Le chef de l’Etat s'est en effet construit une stature sur les quinquennats précédents, recevant, vendredi 15 septembre, ses ex-homologues à l’Elysée après l’obtention par Paris des Jeux olympiques de 2024.
En chute libre dans les sondages, Macron a fait venir des faire-valoir, Nicolas Sarkozy et François Hollande, à l’Elysée, le 15 septembre.  

Un président biface

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Une semaine auparavant, depuis Athènes, le nouveau président avait défendu son train de réformes en fustigeant l’inaction des "fainéants" et des "cyniques" qui l’avaient précédé au cours des quinze dernières années, ciblant ainsi ses deux prédécesseurs, sans les nommer. 

Vendredi, sur le perron du palais, Macron s’est bien gardé de critiquer ses ex-homologues. Pas de piques contre François Hollande et Nicolas Sarkozy (avec qui il a dîné avec son épouse Brigitte Macron, à l’Elysée, le 5 juillet), mais des sourires, des tapes dans le dos et des félicitations.  Sous les caméras.
Comme si les ringards, selon le trentenaire, approuvaient sa politique. 

Au final de cette opération de com', le président Macron est au coeur d'une nouvelle polémique, du fait des proches d'Anne Hidalgo, maire PS de Paris.

lundi 13 juillet 2015

Loi sur le gaspillage alimentaire: Royal n'est jamais de reste pour se faire mousser

Le tweet de Royal ne passe pas

La ministre s'est en effet félicitée du vote au Parlement européen de "sa" proposition...
 
Les internautes dénoncent un tweet de récupération "révoltante".  "Vote de ma proposition de l'interdiction de détruire les invendus alimentaires ou de les rendre impropres à la consommation (eau de Javel)", s'est félicitée vendredi sur le site de microbloggin la ministre de l'Ecologie, Marie-Ségolène Royal, suite au vote au Parlement européen d'une loi sur le gaspillage alimentaire.
Qui de l'œuf ou la poule est arrivé en premier ?

Pour celle qui a toujours l'oeuf, pas de doute, c'est la poule! 
La ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie s'est évidemment approprié l'idée. Or, un maraud, Arash Derambarsh, obscur élu municipal Divers droite de Courbevoie, mais directeur de collection au Cherche midi, ci-contre, lui conteste la paternité de ce texte et le coq de la basse-cour n'a pas manqué de le clamer au et fort.

Ségolène Royal "est dans l'imposture"
"Votre proposition ? Pourtant, je ne vous ai pas vu une seule fois. Ni sur le terrain, ni en audition. #Récupération", a-t-il notamment écrit sur le réseau social.

Ségolène Royal "a le comportement de tout ce qu'[il] déteste en politique "

L'élu de la ville UMP de Courbevoie assure également sur le réseau social  que la ministre de l'Écologie (etc) lui "avait refusé un rendez-vous, en affirmant [avec respect] qu'elle était débordée". 

Le contestataire n'a pas été le seul à dénoncer cette "récupération" par Ségolène Royal.

Ségolène patauge dans le Nutella, car  de nombreux usurpateurs -soucieux d'une république juste- ont en effet taclé la ministre sur Twitter par le biais du hashtag #TweeteCommeRoyal
Calvero 


SalomeRainbow

ou
et
 

Les mauvais larrons ont fait preuve de beaucoup d'humour pour crucifier l'innocente Ségolène Royal.

D'autres sont moins indulgents, qualifiant l'ancienne candidate à la présidentielle de "mythomane", ou sa "récupération" d' "odieuse et révoltante". Quant au réalisateur Mathieu Kassovitz, il rappelle que "la récupération des idées n'est pas un problème d'ego mais un problème d'éthique"...

vendredi 18 juillet 2014

Hémorragie: Nicolas Domenach quitte "Marianne", après Maurice Szafran et Laurent Neumann

Vous avez dit "liberté de la presse"? A Marianne non plus ! 

Directeur adjoint de la rédaction et figure médiatique de l'hebdo, il claque la porte et rend publique sa lettre de rupture.
Nicolas Domenach n'en peut plus: burn-out d'un marathonien des studios ? Il vient de rendre publique cet après-midi une lettre qui officialise son départ annoncé. La nouvelle direction de l'hebdomadaire lui avait imposé de cesser ses collaborations télévisuelles (La Nouvelle Édition sur Canal+ et Ça se dispute sur i-télé, avatar du même groupe socialiste). Une façon de le pousser vers la sortie, et dans les bras tendus de Canal+, un journaliste de 60 ans qui depuis des années passait plus de temps dans les media qu'à Marianne et peinait à actualiser son argumentaire. 

Dans sa lettre ouverte, il se félicite d'abord d'avoir pu s'appuyer sur ceux qui ont contribué à faire le succès de ce magazine négatif et destructeur qui se croit libre en critiquant tout et tout le monde.
"Nous avons inventé [après Le Canard enchaîné ou Charlie Hebdo, chacun dans son créneau !] et porté haut, selon lui, un hebdo indépendant, innovant, d'une incroyable liberté de ton et de plume contre toutes les puissances installées. Elles ont eu peur de nous, et nous pouvons en être fiers, tous, de la rédaction à l'administration, de la diffusion à la maquette en passant par la correction, des abonnements à la pub, de la photo au SR, sans oublier notre veilleur de nuit !" Et ses stagiaires aussi, sans oublier les CDD ?

Nicolas Domenach accuse la direction de la lourde ambiance qui plombe l'hebdo

Il plaide pour sa défense. "La direction aurait fait courir le bruit insane [sic] que j'aurais méprisé, et pire encore détesté, ceux qui ont participé à ce journal, à cette entreprise salvatrice [malsaine, mais donc salvatrice de quoi?]. Rien de plus faux, rien de plus éloigné de mon esprit, j'ai travaillé main dans la main avec cette rédaction, à presque tous les échelons, et j'ai toujours obéi à toute demande, à toute commande. J'ai simplement regretté, c'est vrai, qu'on ne salue pas avec un peu de chaleur ceux qui avaient lancé notre journal et qui en sont partis, quels que soient les conflits et les torts respectifs..." Et de conclure par une phrase chargée de sens : "Sachez que, comme vous, je me fais un sang d'encre." 

Sauve qui peut.
Après Maurice Szafran (60 ans, ancien PDG) et Laurent Neumann, Nicolas Domenach est le troisième de l'équipe fondatrice de Marianne à quitter le navire. Aude Lancelin, ancienne patronne des pages culture, a été nommée au printemps numéro deux de la rédaction du Nouvel Observateur.

Voici l'intégralité de la lettre de départ de Nicolas Domenach :
Cher(e)s ami(e)s,
Merci et salut,

Comme vous le savez, la direction a voulu m'interdire de parole sur Canal+. Au nom de nos valeurs fondatrices, je n'avais donc plus d'autre choix que de reprendre ma liberté. La rupture n'est pas de mon fait, mais la situation était devenue insupportable.

Ce choix, sachez-le, m'est douloureux, et j'ai longtemps hésité. Car, dans le sillon de 
L'Événement du Jeudi, que j'ai aussi tant aimé, la création et la réussite de Marianne, avec Jean-François Kahn, avec Maurice Szafran, avec Laurent Neumann, avec vous et tant d'autres encore, furent pour nous un rêve. Un rêve que nous avons mené à bien. Reconnaissons-le : jamais nous n'avions osé imaginer une telle réussite. Nous l'avons fait, tous ensemble. Soyons-en heureux, et même orgueilleux. D'un humble orgueil, car il faut toujours tout recommencer, repenser, réimaginer !

Nous avons inventé et porté haut un hebdo indépendant, innovant, d'une incroyable liberté de ton et de plume contre toutes les puissances installées. Elles ont eu peur de nous, et nous pouvons en être fiers, tous, de la rédaction à l'administration, de la diffusion à la maquette en passant par la correction, des abonnements à la pub, de la photo au SR, sans oublier notre veilleur de nuit ! Tous ensemble, oui..., nous avons créé une communauté d'esprit qui a compté dans l'histoire médiatique, intellectuelle et politique. Si certains l'oublient, 
Nicolas Sarkozy, lui, s'en souvient encore. La lutte contre la pensée unique, la défense acharnée de l'idéal européen, la dénonciation du nationalisme et de l'extrême droite, c'est tout cela, et bien d'autres choses encore, Marianne. Bien plus qu'une marque, une aspiration, un défi, un appel à l'imaginaire comme à l'espérance concrète. Une exigence : ne nous laissons pas, ne nous laissons jamais abuser.

La direction aurait fait courir le bruit insane que j'aurais méprisé, et pire encore détesté, ceux qui ont participé à ce journal, à cette entreprise salvatrice. Rien de plus faux, rien de plus éloigné de mon esprit, j'ai travaillé main dans la main avec cette rédaction, à presque tous les échelons, et j'ai toujours obéi à toute demande, à toute commande. J'ai simplement regretté, c'est vrai, qu'on ne salue pas avec un peu de chaleur ceux qui avaient lancé notre journal et qui en sont partis, quels que soient les conflits et les torts respectifs... Car c'est tous ensemble que nous avons investi tant d'énergie depuis ce garage mal éclairé, tant de jours, tant de nuits, tant de week-ends pour écrire l'histoire et la faire avec notre esprit frondeur et collectif. Bien sûr, il y eut des orages, des grêles de disputes, des tempêtes claniques, mais nous avons toujours su nous rassembler, quand il le fallait, et donner le meilleur de nous-mêmes dans les instants décisifs. Notre âme transcendait les clivages. Qu'elle puisse demain, cette âme, continuer d'animer notre communauté, c'est tout ce que je souhaite.

Je vous salue avec amitié et fidélité. Fidélité à tout ce que nous avons défendu. En cédant à des oukases absurdes, j'aurais abdiqué, et cela, ce n'était pas possible. Cette rupture m'attriste et m'affecte. Mais elle m'a été imposée. Je sais, et j'en suis heureux, que je n'ai pas oeuvré en vain au milieu de vous. Vous pouvez être certains que je ne renoncerai jamais à nos idéaux. Je vous remercie pour ce qui fut avant tout une belle histoire d'amour. Sachez que, comme vous, je me fais un sang d'encre.
Officiellement, les sexagénaires dénoncent une divergence stratégique avec d'autres actionnaires du titre.

Jean-François Kahn (MoDem) affirme en effet que Marianne doit se démarquer des autres magazines d'actualité et se battre contre la "pensée unique". 
Mais, à la vérité, l'entreprise est notamment confrontée à une baisse des ventes et doit provisionner 3 millions d'euros de perte pour 2013.

Pour dire plus, lors des élections au comité d'entreprise de juin 2011, la liste SNJ-CGT diffusa un tract dénonçant "la forte augmentation des cinq plus hauts salaires de l'entreprise (87 % sur cinq ans) et l'importance des notes de frais de ces dirigeants (d'un montant total de 280.000 euros pour l'année 2012)".

En avril 2012, la rédaction de Marianne publie les résultats sur les intentions de vote des journalistes de l'hebdomadaire en vue de la présidentielle française : François Hollande obtient 40 % des suffrages devant Mélenchon (31,7 %), François Bayrou et Nicolas Dupont-Aignan arrivent 3e ex-æquo avec 8,3 %. Trois candidats n'obtiennent aucun suffrage: Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen et Nathalie Arthaud...

À compter du 29 juin 2013, le magazine est totalement refondu et prend le nom de "Le Nouveau Marianne". Il reste alors ous la direction de Maurice Szafran qui déclare vouloir faire un magazine avec une maquette "pédagogue " et un contenu entre "papiers courts et articles longs, sans papiers de taille moyenne"
Fin 2013, sous la pression de Yves de Chaisemartin, ancien du Figaro et actionnaire majoritaire de Marianne (25%), et de la baisse des ventes du titre, Maurice Szafran (départ) et Laurent Neumann (1954, directeur de la rédaction, licencié) sont écartés (au profit de Joseph Macé-Scaron) et la direction de l'hebdomadaire est remaniée.
L'hebdomadaire, qui a beaucoup profité de son positionnement anti-Sarkozy, doit totalement revoir sa ligne éditoriale et aussi remettre à plat son modèle économique. Une mission délicate pour Joseph Macé-Scaron qui est loin de faire l'unanimité en interne, non pas pour son homosexualité assumée et de son militantisme lors du débat sur le mariage pour tous, mais en raison de plusieurs affaires de plagiat qui ont terni sa réputation.

mercredi 5 mars 2014

Comment les enregistrements de Buisson ont-ils fuité de la justice à la presse ?

Investigation: les enquêtes du Point et du Canard arrivent dans leurs boîtes aux lettres

Le Point concurrence Mediapart:  Le Canard enchaîné et le site Atlantico publient mercredi plusieurs retranscriptions des enregistrements
À plusieurs reprises durant son quinquennat, l'ancien président de la République a été enregistré à son insu par Patrick Buisson. 
C'est au cours de rendez-vous à l'Élysée que le conseiller officieux, spécialiste des sondages, s'est adonné à cette pratique. À l'aide d'un dictaphone dissimulé dans sa veste, Buisson a capté des heures et des heures de réunions ordinaires et extraordinaires, concernant notamment la campagne présidentielle de 2012 et oùd'autres conseillers pouvaient être conviésD'autres personnalités seraient concernées par ces enregistrements.

Valls et Taubira sont-ils à l'origine des fuites?
Depuis qu'elle a perquisitionné les bureaux de Buisson dans l'affaire des sondages de l'Élysée, la police s'intéresse aux bandes de l'idéologue maurrassien. Or, le journal satirique et le site internet publient mercredi plusieurs extraits d'enregistrements d'échanges entre l'ancien président de la République et ses conseillers, réalisés à leur insu en 2011 par son conseiller controversé et la question se pose de savoir comment les bandes sont passées des mains de la police et de lajustice àcelles de la presse.

Le Canard enchaîné vient de commencer par publier le verbatim de l'enregistrement d'une réunion à l'Élysée, le 27 février 2011, autour de Nicolas Sarkozy, à quelques heures du remaniement qu'il va annoncer. L'hebdomadaire moque le "fayot" Patrick Buisson qui se répand en encouragements et en félicitations auprès du chef de l'État. Selon Le Canard enchaîné, par exemple, après l'enregistrement de l'allocution dans laquelle il annonce le remaniement, l'ex-président revient : "On n'a pas entendu ces connards de chiens qui aboyaient (dans les jardins élyséens) ?" L'hebdomadaire satirique poursuit : "Buisson spirituel : Tu parlais des journalistes ? Puis courtisan : C'était très bien ! Tu avais les bonnes intonations. Tu as bien détaché les phrases importantes. Faut pas y toucher." 

Un scoop: "Bachelot ne dit que des conneries"
De son côté, le site Atlantico met en ligne les enregistrements sonores et les verbatims d'au moins quatre enregistrements, dans le contexte d'une réunion de Nicolas Sarkozy et de ses conseillers, le 26 février 2011 à la Lanterne à Versailles, consacrée au remaniement. Brice Hortefeux devait ensuite être remplacé par Claude Guéant à l'Intérieur et Michèle Alliot-Marie par Alain Juppé au Quai d'Orsay. "Remplacer (le Premier ministre François) Fillon par (Jean-Louis) Borloo, c'est grotesque", déclare Sarkozy lors de la réunion. Ce choix de transcription, on l'a compris, ne pouvait attendre juin et la fin des scrutins... "Y a qu'une seule personne qui pourrait remplacer Fillon aujourd'hui, c'est Juppé. Je m'entends très bien avec Alain... Même si Fillon n'est pas décevant, il est comme on le sait." Pas de quoi ici fouetter un chat.
Dans la voiture qui les ramène de Versailles, Buisson et le publicitaire Jean-Michel Goudard, conseiller en communication, se livrent à des commentaires légitimes. "C'est dur, hein ?" lâche notamment Buisson à propos de la présence de Carla Sarkozy à Versailles. "Ah, t'es amusant. Si je la connaissais pas un peu mieux depuis la télé j'aurais trouvé ça... lamentable... interventions percutantes quand même hein", lui répond Goudard. C'était avant que Trierweiler colle partout au train de Hollande.

Les deux hommes s'inquiètent ensuite du changement de fonction de Claude Guéant, qui passe du secrétariat de l'Élysée à l'Intérieur. "Tu vois, l'avantage de Guéant, là depuis 3 mois, c'est qu'il connaissait un petit peu les dossiers, notamment pour les affaires auprès du Parquet. Il se mouillait un petit peu", dit Buisson, mis en cause dans l'affaire des marchés des sondages de l'Élysée. "Ben ça l'intéresse quand même directement parce que... l'Élysée, c'était lui à cette époque-là", lui rétorque Goudard. Buisson, ancien journaliste de l'hebdomadaire d'extrême droite Minute, se plaint aussi à propos du remaniement de ne pas avoir "réussi à entraîner la tête" du ministre de la Justice Michel Mercier, qu'il qualifie de "totalement calamiteux". Des papotages de serviteurs à l'office.

"Il y a plus calamiteux encore", assène Goudard, en nommant la ministre de la Santé Roselyne Bachelot qui, selon lui, "ne dit que des conneries".

"Il utilisait ces enregistrements pour préparer les réunions"
Il arrive que les sources et cheminements soient révélés: quand ils ne le sont pas, les fuites viennent du sommet. Le Point révèle ainsi qu'un communiqué lui est arrivé tout cuit près à l'emploi, transmis à la presse par Gilles-William Goldnadel,  avocat de Patrick Buisson : "En tant qu'intervenant essentiel de ces réunions", il "ne pouvait prendre des notes écrites et utilisait ces enregistrements pour préparer la réunion suivante". Ces derniers "étaient détruits au fur et à mesure, sauf manifestement quelques-uns qui lui ont été dérobés et dont il est fait présentement un usage extravagant et pervers", affirme-t-il. Patrick Buisson, accusé mi-février par Le Point d'avoir enregistré certaines de ses conversations avec l'ancien président, avait alors indiqué qu'il comptait porter plainte contre l'hebdomadaire.
L'article du Canard enchaîné "ne change en rien la plainte déposée par Patrick Buisson contre l'hebdomadaire Le Point le 21 février", selon son communiqué. Car "le fait que Patrick Buisson aurait pu faire un usage clandestin, malveillant et systématique de ce qui n'était qu'un enregistrement de travail relève de la diffamation".

Acteur central de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012, Patrick Buisson a été accusé d'infuser dans la politique française des thèses de sa famille d'origine, l'extrême droite. Le flash-back de la presse près de sept ans plus tard confirme, si besoin était, son intention "extravagante et perverse".  

Flash-back sur les verbatims de Jacques Attalli

Dès le premier jour où il s'est installé dans le bureau jouxtant celui du Président de la République,
Jacques Attali, également conseiller spécial (conseiller spécial du président François Mitterrand) a pensé que son devoir serait, un jour ou l’autre, de rendre compte aussi intégralement que possible, de témoigner, d’expliquer. On le voit, ce réflexe missionnaire n'est pas particulier à Buisson, pas plus que la manie de l'archivage serait une obsession maurassienne.
Prescripteur d’opinion agréé par la gauche, Attali a été accusé de plagiat au sujet de deux de ses livres,  par Elie Wiesel pour  Verbatim et pour Histoires du temps, par Franz-Olivier Giesbert, du Point. Ce n'est plus le propos d'Etienne Gernelle, directeur de l'hebdomadaire de François Pinault.
La polémique soulevée par L'Humanité du 20 mai 1993 se résume à la publication de notes prises par J. Attali lors d'entretiens à l'Elysée, entre François Mitterrand et différents interlocuteurs (Jack Lang, Robert Badinter, Pierre Mauroy ou Laurent Fabius qui affirment que leurs propos ont été déformés), dont notamment aussi Elie Wiesel, prix Nobel et publiées dans Verbatim, une suite d'ouvrages mises sur le marché par Jacques Attali, le président de la BERD, banque de développement pour les ex-pays socialistes. Quarante-trois passages de ce qui devait devenir un livre de conversations entre le président le prix Nobel ont été reproduits dans l'ouvrage de Jacques Attali, alors conseiller du président. "Il a gardé le texte, mais il a changé les lieux et les dates, commente Elie Wiesel dans Libération , et, surtout, il fait croire que ce sont des propos tenus pour lui et recueillis par lui, ce qui est doublement inexact." Des enregistrements au vu et au su de tous n'auraient-ils pas mieux valu pour la vérité historique.
"Il n'y a que les Français pour s'agiter ainsi autour des platitudes d'un politicien." Ce jugement de "Times" montre que la presse française a toujours été une exception dans le monde. 
Le Point doit-il s'en flatter?