POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Domenach N. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Domenach N. Afficher tous les articles

mardi 7 février 2017

Macron dément la révélation de sa "double vie avec Mathieu Gallet"

Macron ironise sur les rumeurs d'une relation avec le patron de Radio France

Closer supprime un article 
qui dérange sur Macron et Mathieu Gallet : une incitation à prendre connaissance de ce qui avait été étouffé
macron emmanuel

Les directeurs de rédactions ont donné carte blanche à leurs journalistes
pour lâcher des bribes d'enquête que le Parquet de la République financier est aujourd'hui accusé d'avoir laissé fuiter sur François Fillon, mais en épargnant soigneusement les autres candidats.

Mais Closer a dû supprimer un article qui dérange Emmanuel Macron… 
Qu'est-ce donc qui, dans cet article censuré, dérange Macron? Alors que la transparence politique est le must citoyen que l'éthique des déontologues de la presse vertueuse réclame à corps et à cris, tout le monde doit s'informer.
"Mathieu Gallet a appelé à la rescousse de Radio France - qu'il dirige- un ex-collaborateur d'Emmanuel Macron, le candidat à l'élection présidentielle qui est un ami proche du PDG.
Décidément le monde est petit ! Au détour d'un article du site L'internaute, on apprend que c'est Jean-Claude Luciani, l'ancien conseiller social d' Emmanuel Macron, qui a été recruté depuis septembre 2015 en tant que directeur délégué à la Stratégie sociale et aux Ressources humaines au sein de Radio France... Un groupe dirigé par Mathieu Gallet, surnommé "jeune et joli" par ses détracteurs et que l'on dit être un ami proche de l'ancien ministre de l'économie devenu candidat à l'élection présidentielle de mai prochain. C'est pour redresser les comptes de Radio France, toujours dans la tourmente financière - avec une perte de 13 millions d'euros uniquement pour l'année 2016, un montant astronomique même si c'est près de 900 000 euros de moins que l'année précédente - que son PDG Mathieu Gallet a décidé de prendre les choses en main en recrutant ce proche d' Emmanuel Macron. 

L'an dernier, dans sa chronique sur Canal +, le journaliste politique Nicolas Domenach avait fait une étrange allusion sur la tendance "libérale en économie, libérale en matière de moeurs" de l'ancien ministre de l'Economie. Une petite phrase qui avait laissé les chroniqueurs qui étaient ce-jour là présents sur le plateau interloqués, jusqu'à ce qu'Ariel Wizman glisse quelques mots à sa consoeur sur la "tendance libérale" du ministre."

VOIR et ENTENDRE les allusions de Nicolas Domenach et les points sur les "i" par Ariel Wizman :

Le candidat à l'élection présidentielle s'est défendu des ragots lundi soir

Emmanuel Macron a ironisé sur les rumeurs qui alimentent "les dîners en ville" quant à sa "double vie avec Mathieu Gallet", 40 ans, le plus jeune PDG de l'histoire de Radio France et ancien direc­teur du cabi­net adjoint de Frédé­ric Mitter­randnouveau ministre de la Culture en 2007.
Un collaborateur qui connaît une telle fulgurance de la carrière ne peut être soupçonné d'emploi fictif. Pourtant, en 2010, à 33 ans, le jeune homme est nommé président de l’INA grâce au soutien infaillible de Frédé­ric Mitter­rand. Une nomi­na­tion qui susci­tera de nombreuses critiques. La majo­rité reproche alors au jeune Mathieu de manquer d’ex­pé­rience et de n’avoir jamais dirigé une entre­prise.
Résultat de recherche d'images pour "mathieu gallet Macron"Si Mathieu Gallet fait face à de nombreux détrac­teurs, qui le jugent "intou­chable et vitri­fié", il n’a pas l’in­ten­tion de démis­sion­ner lorsque le Canard enchaîné accuse le jeune patron d’avoir dépensé près de 105.000 euros pour ré-amé­na­ger son bureau de fonc­tion, où il fait instal­ler de la moquette et des boise­ries de palis­sandre. C'est un rapport de l’ins­pec­tion géné­rale des Finances (IGF) qui le blanchit fina­le­ment, en 2015. Macron est ministre de l'Economie depuis août 2014 et certains inspecteurs sont nommés par le pouvoir exécutif au 'tour extérieur'.

"Pour mettre les pieds dans le plat, si dans les dîners en ville, si dans les boucles de mails, on vous dit que j'ai une double vie avec Mathieu Gallet (ci-contre) ou qui que ce soit d'autre, c'est mon hologramme qui soudain m'a échappé, mais ça ne peut pas être moi !", a-t-il lancé lors d'un meeting de ses soutiens au théâtre Bobino, à Paris.
Le candidat d'En Marche! faisait ainsi référence à la performance technique effectuée la veille par le candidat de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon, dont le meeting à Lyon était dédoublé en direct à Paris, grâce à son hologramme.

Le grand-père trentenaire a évoqué "celles et ceux qui voudraient faire courir l'idée que je suis duplice, que j'ai des vies cachées ou autre chose", pour les mettre au clair sur une préférence sexuelle que la gauche progressiste a pourtant sortie du ghetto mais qu'elle n'assume pas pour elle-même : "D'abord, c'est désagréable pour Brigitte" [Trogneux], son épouse retraitée, mère et grand-mère. Mais, "je vous rassure, comme elle partage tout de ma vie, du soir au matin, elle se demande simplement comment physiquement je pourrais." Ce n'est plus une épouse, mais un garde du corps et, qui sait, un cerbère soupçonneux...

"Heureusement, je ne l'ai jamais rémunérée pour cela", a-t-il lâché, dans une allusion au "Penelopegate" qui est faite pour perturber la campagne du candidat de la droite et du centre, favori de la présidentielle.

Macron n'a-t-il pas d'autre témoin de moralité qu'une membre de sa famille ?
"Elle pourrait apporter un témoignage du fait que je ne peux pas me dédoubler, sauf si mon hologramme...", a-t-il répété, interrompu par les rires des spectateurs de son stand-up.

A propos des "pires choses" que les militants d'En Marche! vont "entendre sur (son) compte, Macron a assuré qu'il est "d'un bloc"
"Je n'ai pas essayé de travestir [sic] le fait que j'étais de gauche quand je suis allé dans la banque d'affaires, que j'ai voulu dépasser les clivages quand j'étais dans un gouvernement socialiste, et j'ai toujours assumé qui j'étais", a-t-il argumenté. "Sur le plan intime, familial, de mes valeurs et des projets qui sont les miens, j'ai toujours dit la même chose", a-t-il encore ajouté.

Alors que les réseaux sociaux (bien sûr ! mais aussi les journalistes Nicolas Domenach ou Ariel Wizman, notamment) relaient régulièrement les rumeurs sur la respectable homosexualité du candidat en concurrence avec le candidat du Parti socialiste à la présidentielle, l'intéressé avait lui-même choisi d'évoquer sa sexualité, début novembre, dans une émission de Mediapart. "Je n'ai pas de double vie et je tiens plus que tout à ma vie familiale et maritale", avait-il alors juré.
Gala, le 7 février 2017

En attendant, les moeurs de Macron ne nous regardent pas. Emmanuel et Mathieu pourraient se marier que ça nous en toucherait une, sans bouger l'autre.

 
 

vendredi 18 juillet 2014

Hémorragie: Nicolas Domenach quitte "Marianne", après Maurice Szafran et Laurent Neumann

Vous avez dit "liberté de la presse"? A Marianne non plus ! 

Directeur adjoint de la rédaction et figure médiatique de l'hebdo, il claque la porte et rend publique sa lettre de rupture.
Nicolas Domenach n'en peut plus: burn-out d'un marathonien des studios ? Il vient de rendre publique cet après-midi une lettre qui officialise son départ annoncé. La nouvelle direction de l'hebdomadaire lui avait imposé de cesser ses collaborations télévisuelles (La Nouvelle Édition sur Canal+ et Ça se dispute sur i-télé, avatar du même groupe socialiste). Une façon de le pousser vers la sortie, et dans les bras tendus de Canal+, un journaliste de 60 ans qui depuis des années passait plus de temps dans les media qu'à Marianne et peinait à actualiser son argumentaire. 

Dans sa lettre ouverte, il se félicite d'abord d'avoir pu s'appuyer sur ceux qui ont contribué à faire le succès de ce magazine négatif et destructeur qui se croit libre en critiquant tout et tout le monde.
"Nous avons inventé [après Le Canard enchaîné ou Charlie Hebdo, chacun dans son créneau !] et porté haut, selon lui, un hebdo indépendant, innovant, d'une incroyable liberté de ton et de plume contre toutes les puissances installées. Elles ont eu peur de nous, et nous pouvons en être fiers, tous, de la rédaction à l'administration, de la diffusion à la maquette en passant par la correction, des abonnements à la pub, de la photo au SR, sans oublier notre veilleur de nuit !" Et ses stagiaires aussi, sans oublier les CDD ?

Nicolas Domenach accuse la direction de la lourde ambiance qui plombe l'hebdo

Il plaide pour sa défense. "La direction aurait fait courir le bruit insane [sic] que j'aurais méprisé, et pire encore détesté, ceux qui ont participé à ce journal, à cette entreprise salvatrice [malsaine, mais donc salvatrice de quoi?]. Rien de plus faux, rien de plus éloigné de mon esprit, j'ai travaillé main dans la main avec cette rédaction, à presque tous les échelons, et j'ai toujours obéi à toute demande, à toute commande. J'ai simplement regretté, c'est vrai, qu'on ne salue pas avec un peu de chaleur ceux qui avaient lancé notre journal et qui en sont partis, quels que soient les conflits et les torts respectifs..." Et de conclure par une phrase chargée de sens : "Sachez que, comme vous, je me fais un sang d'encre." 

Sauve qui peut.
Après Maurice Szafran (60 ans, ancien PDG) et Laurent Neumann, Nicolas Domenach est le troisième de l'équipe fondatrice de Marianne à quitter le navire. Aude Lancelin, ancienne patronne des pages culture, a été nommée au printemps numéro deux de la rédaction du Nouvel Observateur.

Voici l'intégralité de la lettre de départ de Nicolas Domenach :
Cher(e)s ami(e)s,
Merci et salut,

Comme vous le savez, la direction a voulu m'interdire de parole sur Canal+. Au nom de nos valeurs fondatrices, je n'avais donc plus d'autre choix que de reprendre ma liberté. La rupture n'est pas de mon fait, mais la situation était devenue insupportable.

Ce choix, sachez-le, m'est douloureux, et j'ai longtemps hésité. Car, dans le sillon de 
L'Événement du Jeudi, que j'ai aussi tant aimé, la création et la réussite de Marianne, avec Jean-François Kahn, avec Maurice Szafran, avec Laurent Neumann, avec vous et tant d'autres encore, furent pour nous un rêve. Un rêve que nous avons mené à bien. Reconnaissons-le : jamais nous n'avions osé imaginer une telle réussite. Nous l'avons fait, tous ensemble. Soyons-en heureux, et même orgueilleux. D'un humble orgueil, car il faut toujours tout recommencer, repenser, réimaginer !

Nous avons inventé et porté haut un hebdo indépendant, innovant, d'une incroyable liberté de ton et de plume contre toutes les puissances installées. Elles ont eu peur de nous, et nous pouvons en être fiers, tous, de la rédaction à l'administration, de la diffusion à la maquette en passant par la correction, des abonnements à la pub, de la photo au SR, sans oublier notre veilleur de nuit ! Tous ensemble, oui..., nous avons créé une communauté d'esprit qui a compté dans l'histoire médiatique, intellectuelle et politique. Si certains l'oublient, 
Nicolas Sarkozy, lui, s'en souvient encore. La lutte contre la pensée unique, la défense acharnée de l'idéal européen, la dénonciation du nationalisme et de l'extrême droite, c'est tout cela, et bien d'autres choses encore, Marianne. Bien plus qu'une marque, une aspiration, un défi, un appel à l'imaginaire comme à l'espérance concrète. Une exigence : ne nous laissons pas, ne nous laissons jamais abuser.

La direction aurait fait courir le bruit insane que j'aurais méprisé, et pire encore détesté, ceux qui ont participé à ce journal, à cette entreprise salvatrice. Rien de plus faux, rien de plus éloigné de mon esprit, j'ai travaillé main dans la main avec cette rédaction, à presque tous les échelons, et j'ai toujours obéi à toute demande, à toute commande. J'ai simplement regretté, c'est vrai, qu'on ne salue pas avec un peu de chaleur ceux qui avaient lancé notre journal et qui en sont partis, quels que soient les conflits et les torts respectifs... Car c'est tous ensemble que nous avons investi tant d'énergie depuis ce garage mal éclairé, tant de jours, tant de nuits, tant de week-ends pour écrire l'histoire et la faire avec notre esprit frondeur et collectif. Bien sûr, il y eut des orages, des grêles de disputes, des tempêtes claniques, mais nous avons toujours su nous rassembler, quand il le fallait, et donner le meilleur de nous-mêmes dans les instants décisifs. Notre âme transcendait les clivages. Qu'elle puisse demain, cette âme, continuer d'animer notre communauté, c'est tout ce que je souhaite.

Je vous salue avec amitié et fidélité. Fidélité à tout ce que nous avons défendu. En cédant à des oukases absurdes, j'aurais abdiqué, et cela, ce n'était pas possible. Cette rupture m'attriste et m'affecte. Mais elle m'a été imposée. Je sais, et j'en suis heureux, que je n'ai pas oeuvré en vain au milieu de vous. Vous pouvez être certains que je ne renoncerai jamais à nos idéaux. Je vous remercie pour ce qui fut avant tout une belle histoire d'amour. Sachez que, comme vous, je me fais un sang d'encre.
Officiellement, les sexagénaires dénoncent une divergence stratégique avec d'autres actionnaires du titre.

Jean-François Kahn (MoDem) affirme en effet que Marianne doit se démarquer des autres magazines d'actualité et se battre contre la "pensée unique". 
Mais, à la vérité, l'entreprise est notamment confrontée à une baisse des ventes et doit provisionner 3 millions d'euros de perte pour 2013.

Pour dire plus, lors des élections au comité d'entreprise de juin 2011, la liste SNJ-CGT diffusa un tract dénonçant "la forte augmentation des cinq plus hauts salaires de l'entreprise (87 % sur cinq ans) et l'importance des notes de frais de ces dirigeants (d'un montant total de 280.000 euros pour l'année 2012)".

En avril 2012, la rédaction de Marianne publie les résultats sur les intentions de vote des journalistes de l'hebdomadaire en vue de la présidentielle française : François Hollande obtient 40 % des suffrages devant Mélenchon (31,7 %), François Bayrou et Nicolas Dupont-Aignan arrivent 3e ex-æquo avec 8,3 %. Trois candidats n'obtiennent aucun suffrage: Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen et Nathalie Arthaud...

À compter du 29 juin 2013, le magazine est totalement refondu et prend le nom de "Le Nouveau Marianne". Il reste alors ous la direction de Maurice Szafran qui déclare vouloir faire un magazine avec une maquette "pédagogue " et un contenu entre "papiers courts et articles longs, sans papiers de taille moyenne"
Fin 2013, sous la pression de Yves de Chaisemartin, ancien du Figaro et actionnaire majoritaire de Marianne (25%), et de la baisse des ventes du titre, Maurice Szafran (départ) et Laurent Neumann (1954, directeur de la rédaction, licencié) sont écartés (au profit de Joseph Macé-Scaron) et la direction de l'hebdomadaire est remaniée.
L'hebdomadaire, qui a beaucoup profité de son positionnement anti-Sarkozy, doit totalement revoir sa ligne éditoriale et aussi remettre à plat son modèle économique. Une mission délicate pour Joseph Macé-Scaron qui est loin de faire l'unanimité en interne, non pas pour son homosexualité assumée et de son militantisme lors du débat sur le mariage pour tous, mais en raison de plusieurs affaires de plagiat qui ont terni sa réputation.

lundi 10 juin 2013

Zemmour dénonce une manipulation politique de la mort de Méric, extrémiste de gauche

L'odieuse récupération politique de la mort d'un jeune extrémiste violent  

Désastreux effet d'aubaine
Hommage à Clément Méric ?
"A bas l'Etat, les flics et les fachos"!

Le drame a pris une tournure politique aux premières minutes qui ont suivi la violente altercation entre l'anarcho-révolutionnaire Clément Méric et un groupe de skinheads, mercredi 5 juin. Les uns et les autres cherchant à se démarquer, les hommes politiques, de gauche comme de droite, ont tour à tour condamné un "meurtre ignoble" (EELV), un "drame tragique et révoltant " (Pierre Laurent, PCF), des "actes inadmissibles et insupportables " (Marine Le Pen,  une "agression lâche et violente" (Harlem Désir, PS) ou une "agression barbare" (Jean-François Copé, UMP). 
Au fil des heures, les partis politiques se sont ensuite mutuellement accusés de faire de la récupération politique avant d'être pris à partie par les amis de Clément Méric eux-mêmes, écœurés par ces "vautours".  


Le secrétaire national du Parti de gauche, Alexis Corbière, s'est emparé du drame. Il a relayé en premier l'histoire sur son blog, tard mercredi soir, écrivant que "l'horreur fasciste vient de tuer en plein Paris". Il n'a pas fallu vingt-quatre heures pour ameuter les militants de tout poil en l'honneur du jeune extrémiste,  mais Corbière, en charge de la lutte contre l’extrême droite, n'a pas tardé à battre la retraite, prenant la parole sous les huées pour dire que "Clément n'était pas un militant de notre parti, mais c'était l'un des nôtres", avant d'appeler à une ..."VIe République". Le vent s'était rabattu et Mélenchon renonça à parler. 


Les deux rivales à la mairie de Paris, Anne Hidalgo (PS) et Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP), ont elles aussi été prises à partie dans la soirée jeudi soir par des militants antifascistes exaspérés. 
Place Saint-Michel, à Paris, la socialiste a rapidement dû renoncer à se joindre au rassemblement et s'est finalement faite exfiltrer, sous les cris "PS hors la manif, socialos trahison". Le premier secrétaire du parti, Harlem Désir, et ancien patron de SOS Racisme, s'était montré plus circonspect en actes qu'en paroles en renonçant finalement à venir, après avoir exhorté les militants : "ce crime" appelait un "sursaut" nécessitant "de la part de tous les responsables politiques une réaction forte, intransigeante". Au final, il s'abstint.
Nathalie Kosciusko-Morizet, avait quant à elle décidé d'organiser une manifestation "des forces de droite et du centre" sur les lieux mêmes de l'affrontement des bandes extrémistes, Passage Caumartin, en fin de journée. Les anarcho-révolutionnaires l'ont accueillie par une volée d'insultes – des "dégage, on veut pas te voir" et autres "tu n'as rien à faire ici". L'ancienne ministre UMP de l'écologie n'a pas insisté plus de vingt minutes. 

La gauche n'avait pas lâché l'affaire
Hommage anarchiste à la victime
Question récupération politique, le tweet publié sur le compte officiel de Jean-Luc Mélenchon, jeudi après-midi, est certainement le plus significatif. "Aux rassemblements, tenez-vous à distance du PS qui a trop assimilé le Parti de gauche à l'extrême droite. Pas d'amnésie sur l'amnistie", pouvait-on lire sur le site de micro blogging, en référence à la proposition de loi communiste sur l'amnistie sociale, enterrée par la majorité mi-mai. 
Zones de non-droit:
"Pas de fachos dans NOS quartiers!"
"Nous espérons que le tweet de Jean-Luc Mélenchon n'est pas de Jean-Luc Mélenchon. Une leçon que nous devons retenir de l'Histoire est que, face au fascisme et aux violences, il n'y a qu'un seul mot : unité", écrivaient peu après dans un communiqué commun les archéos Julien Dray, co-fondateur de SOS Racisme et Marie-Noëlle Lieneman, sénatrice PS de Paris.

Slogan : "A mort, les fachos !"
Invité vendredi matin sur le plateau de BFM-TV et RMC, J.-L. Mélenchon a jugé que les responsabilités étaient plus globales. "Le Front national et les groupuscules (...) bénéficient d'une protection médiatique œuvrant à la dédiabolisation de l'extrême droite", a prétendu l'eurodéputé, orfèvre en contre-vérités. Vierge de tout sombre dessein, il estima que "le PS et l'UMP utilisent le FN comme l'épouvantail de service, à des fins électorales". 
"Jean-Luc Mélenchon n'a plus un discours de responsable politique républicain mais celui d'un mauvais harangueur noyé dans sa haine", observa le sénateur PS Luc Carvounas.

Enfin, vendredi matin, la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, tança les media pour leur façon de faire "prospérer" les "discours de haine". "Vous, les media, vous devez veiller à ne pas donner plus d'audience que de raison à des groupuscules qui en profitent pour faire passer des idées insupportables pour la démocratie", a-t-elle affirmé, appelant à l'auto-censure et à la diffusion exclusive des éléments de langage dont la stalinienne les abreuverait.


Violent échange pourtant entre Eric Zemmour et Nicolas Domenach, ce 8 juin, suite à la mort du militant antifa Clément Méric. 

Eric Zemmour dénonce à son tour une récupération politique du drame.
 
Revenant sur l'événement lui-même, il rappelle les témoignages qui affirment que les antifa sont venus provoquer les skinheads, avant que la situation ne dégénère. 

Il met en garde contre les tensions grandissantes de la société française 
Plusieurs facteurs sont en cause, selon l'analyste: la mondialisation, le multiculturalisme et le changement de civilisation que la gauche veut imposer au pays. Cette violence ne peut appeler que de la violence en retour

Comme Domenach s'aveugle de fascisme en France, Eric Zemmour souligne que ce mouvement est mort en 1945 et rappelle qu'il était d'extrême gauche, non pas d'extrême droite... 

Enfin, l'essayiste s'étonne du respect de Domenach pour l'Eglise
Le journaliste de Marianne a en effet de nouveau tenu à condamner l'acte sacrilège de Dominique Venner, qui s'est donné la mort à Notre-Dame. Nicolas Domenach n'avait pas préparé ses lecteurs à cette soudaine révérence religieuse, laquelle aurait pu susciter une semblable condamnation des profanations de la cathédralde de Nantes...
VOIR et ENTENDRE l'argumentation documentée de l'un et la mauvaise foi politiquement correcte de l'autre, lors de l'émission Ça se dispute i-télé, le 08 Juin 2013:

Zemmour raisonne et produit des références historiques, mais Domenach, sur la ligne de Pierre Bergé, oppose la compassion à bas coût et la caricature primaire. Tout en occultant à la fois la provocation et la légitime défense, Domenach reproche le déni à son contradicteur, mais en déviant dans les amalgames. Il faudrait que Domenach travaille un peu les sujets plutôt que de balancer les idées dominantes dans un ricalement suffisant.

2e partie du débat 
Sommaire : - Quotient familial, retraites, la douloureuse François Hollande face à ses promesses - La disparition de Pierre Mauroy c’était un autre socialisme... - François Fillon, un petit pas de plus vers l’elysée "au nom du devoir et de la vérité"  

mercredi 16 janvier 2013

Blancs, cathos et provinciaux : êtes-vous de trop ?

Un article de Samuel Lafont  censuré  "déplacé" par le site de L'Express


Dimanche 13 janvier, la « Manif Pour Tous » a rassemblé énormément de monde, et même plus d’un million de manifestants. Cela surprend encore beaucoup de défenseurs du « mariage » gay, pensant souvent détenir la Vérité et aller dans le « sens de l’Histoire », contrairement aux réactionnaires-homophobes-obscurantistes que certains d’entre eux n’hésitent pas à insulter gratuitement. Pour s’en assurer, il suffit de jeter un oeil aux slogans agressifs de la manifestation pro « Mariage Pour Tous » du 16 décembre dernier. Cette thèse fallacieuse du « sens de l’Histoire » résume d’ailleurs assez bien l’argumentaire de Nicolas Domenach.
Mais vous allez peut-être me demander : « qui est Nicolas Domenach » ? Journaliste politique et directeur adjoint de la rédaction du magazine Marianne, il participe chaque semaine à l’émission hebdomadaire Ça se dispute dans laquelle il confronte ses arguments à ceux d’Eric Zemmour. Ce dimanche, suite à la « Manif Pour Tous », les deux journalistes ont participé à une édition spéciale centrée sur le projet de loi Taubira.
Pour défendre le « mariage » gay, Nicolas Domenach utilise le double langage habituel des socialistes français. 
Ce double langage moqué par The Economist il y a quelques jours. Ce double langage employé pour mentir aux Français. En 1999, les socialistes juraient leurs grands dieux qu’il n’y aurait jamais de projet de « mariage homosexuel » après le PACS, afin de préserver la filiation et le modèle de l’altérité sexuelle. Nous savons ce qu’il en est. En 2013, PMA et GPA sont faussement écartées par les socialistes tout en étant demandées publiquement par nombre de pro « mariage » gay, histoire de préserver l’ambivalence de leurs promesses au lobby LGBT. Mais la route est claire : après le mariage et l’adoption qui va avec, pour l’« égalité réelle », PMA et GPA seront instaurées. En 2020, qu’inventeront-ils alors pour demander la reconnaissance des « trouples » [couple à trois, homos, aussi bien. Mais dans le genre, on a encore les 'cougars', les 'sex-friends' et les coparents...] ? Main sur le coeur, ils vous expliqueront que les « quadrouples » constituent une ineptie qu’ils ne défendront jamais. Pour les naïfs qui douteraient encore, voyez comment le magazine Têtu [lobbby gay du "grand" maître Pierre Bergé] a commencé sa propagande pour la reconnaissance du « trouple ». Double langage donc, mais pas que.
Non content de défendre le « mariage » gay en croyant y trouver des « avantages pour la société marchande », lorsqu’il aborde l’éducation des enfants, Nicolas Domenach parle d’un « mode d’élevage ». Un « mode d’élevage », vous avez bien lu, comme s’il était question d’animaux. Je vous laisse juger de la pertinence de ces arguments pour défendre le soi-disant « Mariage Pour Tous ». Mais le pire reste à venir. D’un ton méprisant, Nicolas Domenach résume ce qu’il prétend avoir vu des manifestants, une « foule provinciale, blanche pour l’essentiel et très catholique ». Quelles auraient été les réactions si, dans un autre contexte, il avait été question de « foule des cités, grise, très musulmane » ? [La censure aurait frappé !...] N’aurait-on pas entendu les socialistes dénoncer une « honteuse stigmatisation », et ces associations grassement subventionnées un « racisme décomplexé », traînant en justice celui ou celle qui aurait tenu ces propos ? Deux poids, deux mesures.
Oui M. Domenach, il y avait énormément de blancs et de catholiques à la « Manif Pour Tous ». Et preuve de l’intérêt que les Français portent à ce sujet, de nombreux « provinciaux » avaient fait le déplacement. Ils ont même souvent payé des billets de train bien plus chers que ce que le font des défenseurs de la dénaturation du mariage, qui comptent défiler à nouveau d’ici peu. Tous les manifestants de dimanche savent bien, et les images le prouvent, qu’il n’y avait pas que des blancs et des catholiques dans les cortèges, c’est pourquoi je ne m’appesantirai pas sur le sujet. Mais pourquoi devrait-on s’en défendre ? Voilà le véritable sujet. Serait-il honteux aujourd’hui d’être un Français blanc, catholique et de province M. Domenach ? Sommes-nous « has-been » ? [Des sous-hommes; déjà que nous sommes des "souchiens", voire même des "sous-chiens"...]
Pour une personne sensée, l’importance d’une manifestation se détermine selon le nombre de participants. Mais pour le pouvoir socialiste, certains manifestants comptent plus que d’autres, c’est un fait. Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, prétend en effet que recevoir les représentants de la « Manif Pour Tous », c’est-à-dire de plus d’un million de Français, n’est pas « au niveau du Président de la République ». Mieux : selon un conseiller de François Hollande, « c’est essentiellement la France blanche et catholique qui était dans la rue. Ça ne va pas interrompre le projet de loi ». Pourtant, François Hollande a reçu les militants de l’inter-LGBT sur simple demande le 21 novembre dernier. Ceux-là mêmes qui n’ont pas rassemblé plus de 60 000 personnes un mois plus tard dans les rues de Paris. Deux poids, deux mesures.
En Normalie, dans le pays de l’Egalité Réelle et des bisous, vous, participants de la «Manif Pour Tous», êtes des citoyens de seconde zone. François Hollande a fait le choix de vous ignorer. L’ « égalité pour tous » oui, mais pas pour n’importe qui. Si vous êtes blanc, catholique ou de province, vous ne pouvez pas comprendre réellement tout ce qui se joue à Paris. Alors si vous cumulez toutes ces tares, c’est à se demander pourquoi vous bénéficiez encore du droit de vote.
Pour le 9.3, faut voir;
mais pour l'humanitaire
en Afrique ou au Proche Orient,
alors, c'est ok !


vendredi 16 novembre 2012

Les reniements de la gauche, cette semaine encore

Le pouvoir PS s'est imposé la pensée unique, une ligne erronée qu'elle a ensuite reniée
Présidentielle 2012

Nous allons droit dans le mur


Les mesurettes cosmétiques prônées par le gouvernement ne peuvent en aucun cas sortir le pays de l'ornière dans laquelle il est embourbé, et encore moins lutter contre l'égoïsme clanique des grands patrons. Le gouvernement éperdu ne veut pas avoir l'air de lâcher quoi que ce soit du dogme socialiste. Mais le changement, c'est maintenant la reconnaissance par Hollande de la loi de l'offre.
"
Loin de doper notre productivité, les baisses de charges finalement consenties auront des effets plus pervers que positif", prédit Jean-François Kahn.


 VOIR et ENTENDREEric Zemmour et Nicolas Domenach opposer leurs points de vue -notamment sur les hausses de la délinquance en octobre et de la TVA en novembre ou le budget 2013 et notre compétitivité en berne  - dans Ca se Dispute, présentée par Maya Lauqué sur i>télé, le 10 novembre 2012:
Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

samedi 19 mars 2011

Marianne: la trahison va si bien à Szafran et Domenach

Le crachat récompense la gentillesse

VOIR et ENTENDRE les questions de Ruquier (ONPC - 12mars 2011), cousues de grosse ficelle et servies sur un plateau à la paire infâme et ravie, Szafran et Domenach: un seul mot vient aux lèvres: 'débectant' !

Après cela, allez donc savoir pourquoi l'ensemble de leurs confrères les méprise, eux et Marianne depuis Jean-François Kahn, qui fréquentent la presse-caniveau sans se boucher le nez !


Pour se grandir, nul besoin de talonnettes aux médiocres

Les deux chroniqueurs de l'émission semblent gagnés par la nausée et n'ont pas l'air dans leur assiette: autocensure ?

Les décrypteurs vertueux, amis de Bayrou, se sont assurés leur propre promotion-maison par leur magazine, mais ne se sentent pas atteints par la vulgarité de l'argent.

La déontologie a-t-elle encore quoi que ce soit à perdre?


VOIR et ENTENDRE l'élégance de la suite de l'entretien, l'humour n'étant pas du côté qu'on croit.
Ne pas manquer l'avis d'Eric Naulleau qui y voit du glaire et d'attraper des boutons, tandis que les deux commères invitées ne réalisent pas qu'elles plafonnent dans l'anecdotique sorties de leurs vieux fonds de tiroirs des années 90...
Eric Zemmour révèle à quel point les deux ravis se sont laissés berner et souligne qu'ils présentent un Nicolas Sarkozy sympathique, sans que les deux comparses parviennent jamais à atteindre la profondeur psychologique:


Nous pouvons maintenant quitter les vestiaires de la politique.Les deux people bobos ont-ils déjà touché un ballon oval ? Ils auraient peut-être pu se casser un ongle...