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samedi 18 janvier 2020

Contestation sociale : le ministre de la Culture renonce à sa cérémonie des voeux 

Franck Riester annule ses voeux, sous la menace d'une action de la CGT

"Les conditions ne sont pas réunies pour que la séance traditionnelle de présentation des voeux se déroule sereinement", ont estimé les services du ministre.
Agir, c'est battre en retraite?


Le ministère de la Culture a annoncé vendredi l'annulation de la cérémonie des voeux de Franck Riester, qui devait se dérouler lundi à Paris, en raison d'une action que la CGT voulait organiser pendant cet événement pour protester contre la réforme des retraites.

"Nous avons le regret de vous informer que la présentation des voeux aux professionnels de la Culture qui devait se tenir le lundi 20 janvier 2020 à 18h30 à la Bibliothèque nationale de France est annulée. En effet, les conditions ne sont pas réunies pour que celle-ci se déroule sereinement", ont indiqué les services du ministère, dans un message envoyé aux invités à cette cérémonie.

"Faire entendre nos voix"

Un porte-parole du ministère a confirmé cette annulation, en précisant que "le ministre aura prochainement l'occasion de s'exprimer".

Cette décision a été prise après que la CGT a annoncé son intention de profiter de la tenue de ces voeux pour rappeler son opposition à la réforme des retraites.

La CGT Spectacle, la CGT Culture, le SNJ-CGT, la Filpac-CGT et l'intersyndicale Culture avaient donné rendez-vous à leurs adhérents lundi à la BnF "pour faire entendre nos voix et exiger le retrait du projet de réforme des retraites !", selon un tract diffusé vendredi par ces organisations.


lundi 16 décembre 2019

Radio France entre dans sa 4e semaine de grève

L'abattement fiscal de 7.650 euros des journalistes permet de tenir sur la durée?

Des employés de Radio France manifestent devantle ministère de la Culture, le 29 novembre 2019

Le conflit s'enlise à Radio France qui est entré lundi dans sa quatrième semaine de grève à l'appel de la CGT, "organisation représentative" qui  reconduit la mobilisation jusqu'à mercredi minuit et qui ne semble pas s'apaiser.

Les salariés du groupe public, en grève pour le 22e jour, réclament toujours le retrait du plan d'économies et de suppressions de postes prévu par la direction.

Le taux de grévistes à la mi-journée était de 3,21% des effectifs prévus, d'après un décompte communiqué à l'AFP par la direction du groupe, après 1,80% vendredi au même moment.

Les antennes de France Inter, France Info, France Culture diffusaient un service musical et quelques bulletins d'information, lundi et la perspective du mouvement interprofessionnel contre la réforme des retraites de mardi et celle d'un nouveau mouvement de grève intersyndical jeudi à Radio France ne laissent pas présager d'amélioration.

Outre la CGT, qui a déposé un préavis renouvelable le 25 novembre, la section FO de Radio France appelle à la grève jeudi, dénonçant un projet dangereux "pour chacun.e des salarié.es et pour la pérennité de l'entreprise" tandis que le SNJ, la CFDT, Sud et l'Unsa ont déposé ensemble un autre préavis pour jeudi.

"La mobilisation par tous les moyens se poursuivra en 2020. 

L'Etat et la direction de Radio France doivent considérablement revoir leur copie", écrivent les organisations dans un communiqué, dénonçant "l'inconscience" de la direction qui convoque jeudi les syndicats à une réunion de négociation "sur les seules modalités d'accompagnement des salariés volontaires au départ".

Dans un entretien au JDD ce week-end, la patronne du groupe Sibyle Veil a opposé que retirer ce plan "serait irresponsable" mais admis qu'"il reste des inquiétudes auxquelles je souhaite répondre par le dialogue social. Pour cela, la négociation doit s'intensifier".

"Si sa volonté de dialogue était si grande que ça je ne pense pas qu'il y aurait l'ensemble des organisations syndicales représentatives de la maison qui seraient opposées à ce plan", a répliqué un représentant du personnel lors de l'AG de lundi.

Les représentants du personnel ont également dénoncé les propos de Mme Veil sur le fait qu'"il ne doit pas y avoir de disproportion entre mobilisation réelle et mobilisation ressentie".

Un représentant syndical du SNRT-CGT de France Medias Monde, invité à s'exprimer, a dénoncé de son côté un projet de 30 suppressions de postes via un plan de départ volontaire dans le groupe qui coiffe la radio RFI et la chaîne France 24.


lundi 22 octobre 2018

La presse serre les rangs face aux insultes de Mélenchon

Une vingtaine de rédactions solidaires condamnent les attaques de Mélenchon contre la presse

Cette presse est-elle pour autant irréprochable et respectable ?

Une vingtaine de sociétés de journalistes (SDJ) a apporté lundi son "soutien sans réserve" aux journalistes de Radio France, Médiapart et France 3, pris pour cible par le patron de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon.

Le chef de file de LFI désigne les initiateurs de ses problèmes, la macronie : 
"Il y a des gens qui agissent délibérément contre nous avec des informations fausses comme de faire croire qu’on peut mettre en ­ligne une vidéo en dix minutes, insiste Ugo Bernalicis, député du Nord, en référence aux soupçons de surfacturation des pres­tations de publication sur le Web des discours de Mélenchon. "On n’a pas souhaité cette escalade, mais on ne va pas laisser ces mensonges sans aucune réaction", renchérit M. Bompard.

Les intouchables, extrême gauche politique et presse progressiste et révolutionnaire, rivalisent sur le thème de la respectabilité et du respect. "Nous condamnons de la manière la plus ferme les propos outranciers, injurieux et menaçants de Jean-Luc Mélenchon envers la presse. Ces attaques systématiques et sans fondement, selon eux, ne déshonorent que leur auteur", estiment les organisations, dont l'Agence France-Presse,  dans un communiqué.

Après une enquête à charge - dont France Info s'est fait une spécialité autour de la tête de gondole Elise Lucet - sur des soupçons de surfacturation lors de la campagne présidentielle 2017, la "personne sacrée" du meneur de la France insoumise s'en est pris aux journalistes de la radio, les traitant d'"abrutis", "menteurs et tricheurs", ce qui a amené le groupe Radio France à annoncer samedi le dépôt d'une plainte. Ce sont des qualificatifs que l'on peut attribuer à l'excité (ainsi qu'à des Corbière ou Obono) par la pensée, mais qu'il n'est pas correct de jeter à la figure.


Le syndicat FO de Radio France a d'ailleurs annoncé samedi qu'il va porter plainte contre Mélenchon, alors que, le patron de ce syndicat, Pascal Pavageau, s'est lui-même rendu coupable de jugements cinglants sur 126 de ses propres cadres, fichés "bêtes", "francs-maçons", "complètement dingues", "niais", "anarchistes", "ordures", "homosexuels" ou "trotskistes"...

Le syndicat d'extrême gauche SNJ-CGT de Radio France s'est senti obligé de condamner des propos "inacceptables et dangereux".
"En choisissant l’invective, Jean-Luc Mélenchon a choisi de se placer sur le terrain du pourrissement", a déploré en réponse le ­syndicat SNJ-CGT de Radio France. "Si demain un ou une journaliste de Radio France se faisait physiquement agresser par une ­personne habitée d’une 'haine juste et saine' et qui aurait mal interprété votre appel à 'pourrir' des 'abrutis', quelle serait alors votre réaction ?", a demandé la société des journalistes de Radio France. 
Sur Twitter, certains journalistes ont relayé, par solidarité, le mot-clé #jesuisunabruti.

La toute nouvelle Alliance de la presse d'information générale, qui regroupe 305 journaux, a également condamné "fermement toutes les accusations et incitations à la violence formulées à l'égard des professionnels qui, chaque jour, exercent leur mission d'information avec une exigence toujours accrue et dans le respect d'un cadre légal et déontologique rigoureux".

Mélenchon a en outre dénoncé une violation du secret de l'enquête sur ses comptes de campagne par Mediapart

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Il a fustigé "l'ignominie" pour un article sur ses relations avec sa communicante Sophia Chikirou, patronne de la société Mediascop, soupçonnée des surfacturations.

Dans la foulée, une seconde altercation a éclaté quand Mediapart a publié, vendredi soir, un article détaillant "les premières découvertes des perquisitions Mélenchon". Le site affirme notamment que « plus de 12.000 euros en liquide" ont été découverts "au domicile d’un des plus anciens proches du leader insoumis", mais, surtout, il précise que Sophia Chikirou était "présente" le matin de la perquisition au domicile personnel de Jean-Luc Mélenchon. "
Le patron de La France insoumise et la communicante en­tretiennent en réalité de longue date, selon nos informations, une relation extraprofessionnelle ", écrit Mediapart.

Fabrice Arfi, coauteur de l’article, admet qu’évoquer une telle relation est " délicat", car elle relève de la vie privée, mais il "assume" d’avoir voulu "faire sauter le verrou d’une hypocrisie". Pour le journaliste de Mediapart, préciser le lien entre M. Mélenchon et Mme Chikirou est pertinent "en amont, car M. Mélenchon se dit le seul décisionnaire, et en aval, car si on devait découvrir que cet argent est problématique, il serait susceptible d’être concerné". D’autres media n’ont pas choisi de mettre en avant cet élément. "Il ne paraît pas évident que tracer les éventuels liens personnels entre Mme Chikirou et M. Mélenchon soit nécessaire", estime par exemple Céline Pigalle, la directrice de la rédaction de BFM-TV.


En représailles, l’ancien candidat a appelé ses partisans à contre-attaquer en visant les journalistes de France Info : 

"Pourrissez-les partout où vous pouvez. (…) Il faut qu’à la fin il y ait des milliers de gens qui se disent “Les journalistes de Franceinfo sont des menteurs, des tricheurs” ", a-t-il notamment dit, dans une ­vidéo publiée sur Facebook, les qualifiant aussi "d’abrutis". 
Dans une note de blog publiée dimanche, l'histrion a demandé "un débat public ­contradictoire avec nos diffamateurs de ­Radio France sur une chaîne comme BFM qui n’appartient pas au gouvernement".

Dans une nouvelle vidéo, Jean-Luc Mélenchon a qualifié Mediapart de « torchon » et d’« officine de la police et des juges ». Il a ­dénoncé la « misogynie » à l’encontre de ­Sophia Chikirou, assurant : « Elle n’est pas ma compagne et elle n’est pas soupçonnée d’enrichissement personnel. » Le député et les dirigeants LFI ont même appelé leurs « amis » à se désabonnerdu média en ligne. « Ce n’est pas tolérable que les procès-verbaux de la perquisition se retrouvent dans la presse avec des éléments sur la vie intime des gens. C’est la manifestation d’une volonté de nuire », maintient M. Bompard.

Il a également manifesté son mépris pour la journaliste de France 3 Véronique Gaurel dont il s'est moqué de l'accent, la semaine dernière, avant de s'excuser vendredi d'avoir blessé la régionale, en expliquant qu'il avait cru qu'elle-même se moquait de lui.

Les SDJ signataires du communiqué sont celles de 
Résultat de recherche d'images pour "Mélenchon stalinien"
M6, L'Express, France 2, Le Figaro, franceinfo.fr, Télérama, Les Echos, Franceinfo TV, Premières lignes, AFP, Libération, TF1, Le Parisien, BFM TV, TV5 Monde, France 3 national, JDD, RTL, Le Point, France Inter, Radio France, Challenges, ainsi que les sociétés des rédacteurs de l'Obs, du Monde et d'Europe 1. On notera des doublons, puisque Le Monde, c'est aussi Télérama, et le JDD appartient au même groupe qu'Europe 1, outre pas moins de sept d'entre eux qui appartiennent au même service d'Etat...

jeudi 17 août 2017

Plainte du président qui prend et jette les personnes utiles à sa gloire médiatique

Macron, pressé par un syndicat de retirer sa plainte contre un photographe

Le président absolu ne prend pas de repos dans les media



Un syndicat demande à Macron de retirer sa plainte contre un photographe

Le président de la République a porté plainte pour "harcèlement et tentative d'atteinte à la vie privée" contre un photographe qui faisait son travail en le suivant sur son lieu de villégiature, dans le quartier huppé du Roucas-Blanc à Marseille.

Le syndicat de journalistes SNJ-CGT a demandé mercredi à Emmanuel Macron de retirer sa plainte pour "harcèlement et tentative d'atteinte à la vie privée" contre un photographe de presse qui faisait un reportage sur ses vacances phocéennes, tantôt privées, tantôt ultra médiatisées. Le président de la République, actuellement en vacances dans la villa de son ami préfet de Région, a porté plainte mardi contre un photographe qui, selon l'Élysée, se serait montré "insistant", en dépit de mises en garde, et se serait introduit sur la propriété où réside le chef de l'État. Cette version a été contestée par le photographe.

Dépôt d'une plainte "inapproprié"

Sardine du port de Marseille
ou maquereau des media ?
Tout en se démarquant de la presse "people", le communiqué du SNJ-CGT explique qu'il "ne peut accepter de voir un président de la République, qui a largement usé et abusé de la presse, aussi bien 'people' que d'information, porter plainte contre un photographe". Selon le SNJ-CGT, les différentes versions des faits concernant l'interpellation du photographe "sont si éloignées que tout dépôt d'une plainte apparaît inapproprié".

Le syndicat relève la bipolarité du président-monarque. 
Le test sur les troubles bipolaires"Quelques heures plus tard, Emmanuel Macron a multiplié les poses et a personnellement alimenté quelques réseaux sociaux pour immortaliser sa visite aux footballeurs de l'Olympique de Marseille", un séance de propagande -en maillot- au côté de joueurs de l'OM, dont les journalistes "avaient été écartés". 
Pubs comprises: InterSport et Adidas,
sociétés de droit allemand
Le syndicat voit dans cette séquence "une nouvelle manifestation" de la volonté du président "de maîtriser sa communication et d'adresser un message à la profession de journaliste".

Si des supporteurs de l'OM se sont sentis flattés, la plupart ont déjoué le coup de pub politicienne et la tentative de récupération de l'électorat phocéen, car
le manipulateur a joué le même tour aux fans du PSG... avec la même sincérité.
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Prochain coup de com', l'OL ?

Le prince-président s'inscrit dans une tradition faible d'instrumentalisation de la presse. 
Eux-mêmes protégés de poursuites durant leurs mandats par leur immunité présidentielle, les chefs d'État, portent exceptionnellement plainte. 
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La presse récompensée de sa servilité

Macron 1er n'a pas tardé à frapper la presse : après à peine plus de cent jours, certes décevants, c'est donc une première depuis le début du quinquennat d' Emmanuel Macron. 

Nicolas Sarkozy, avait porté plainte à plusieurs reprises, dont une contre L'Obs : l'hebdomadaire avait affirmé que l'ancien président de la République avait envoyé un SMS à son ex-épouse, Cécilia, lui proposant d'annuler son mariage avec Carla Bruni.
Son successeur François Hollande n'avait pas personnellement intenté d'actions en justice durant son quinquennat.
 Le magazine people Voici qui avait publié en 2014 des photos d'elle et du chef de l'État, avait été poursuivi par sa concubine officieuse, l'actrice Julie Gayet, qui s'était chargée d'attaquer en justice, bien qu'ils aient été surpris dans l'enceinte de l'Elysée, palais officiel de la République et non pas dans un lieu privé.



jeudi 15 juin 2017

Macron menace l'indépendance et les privilèges de la presse

Les journalistes inquiets pour l'indépendance de la presse sous le règne de Macron 1er 

Plusieurs sociétés de journalistes (SDJ) s'inquiètent de "signaux extrêmement préoccupants" envoyés par le gouvernement

Empires de presse en péril....
Après avoir fait campagne pour le banquier Macron, à l'instigation de leurs patrons de presse, des hommes d'affaires engagés, ces SDJ amères expriment leur inquiétude, notamment en matière d'"indépendance des media"Mardi, dans une tribune publiée sur plusieurs sites, une vingtaine de sociétés de journalistes se sont alarmées de "signaux extrêmement préoccupants" envoyés par le gouvernement en matière, non seulement d' "indépendance des media", mais aussi de "protection des sources". 

"Face à la liberté d'informer, le nouvel exécutif fait le choix de la tentative de pression, de la répression judiciaire et du procès d'intention", dénoncent dans ce texte les SDJ du privé l'AFP, Alternatives économiques, BFM TV, Les Échos, Europe 1, L'Express,  Libération, les JT de M6, Mediapart, Le Monde, L'Obs, Le Point, Premières Lignes Télévision,RMC, RTL, Télérama, La Vie et les rédactions de Dream Way Production et LaTeleLibre, ainsi que le service public de  Radio France, RFI, France 2 et la Rédaction nationale de France 3

"Deux ministres ont envoyé des signaux extrêmement préoccupants quant à la manière dont ils conçoivent l'indépendance des media et la protection des sources, ou plutôt leurs limites", la semaine dernière, précisent les SDJ. 

Vendredi 9 juin, le ministère du Travail a porté plainte contre X pour vol et recel de documents à la suite de la publication dans Libération d'informations présentées comme des pistes de la future réforme du Code du travail. La ministre en charge est Muriel Pénicaud, 62 ans (ci-contre), ex-membre du cabinet de la ministre du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle (1985-1991), Martine Aubry, puis conseillère pour la formation (1991-1993) auprès de la ministre qui devait devenir frondeuse sous François Hollande, avant de passer dans le privé comme dirigeante d’entreprise multi-nationales (Dassault, Danone, Orange). 
Le gouvernement assure que la plainte ne vise pas Libération, mais le fonctionnaire à l'origine de la fuite. Or, le syndicat SNJ-CGT -affiliée à la CGT- y a vu "un signal envoyé à la profession pour la museler". 
Cette plainte a conduit Reporters sans frontières (RSF) à réitérer mardi "sa demande d’abroger le délit de recel" pour les journalistes et à appeler la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, "à abandonner sa plainte".
"Ces fuites, si désagréables soient-elles pour la ministre, portent sur des informations qui présentent un intérêt indéniable pour les citoyens, et leur publication relève du droit du public à l’information", déclare Pauline Adès-Mével, responsable du bureau UE-Balkans de RSF, citée dans un communiqué. "Il est inacceptable que des journalistes puissent, en démocratie, être considérés comme pénalement suspects de n’avoir fait qu’une chose : leur métier."

Le ministre d'Etat chargé de la Justice avait quant à lui exercé des pressions directes sur l'un des directeurs de Radio France 

François Bayrou lui avait adressé des reproches en fin de semaine dernière, se plaignant des appels de journalistes de France Inter au MoDem, parti dont il est toujours président, et les accusant de "harcèlement". Cet appel était intervenu mercredi, quelques heures avant la diffusion d.'une enquête sur les emplois d'assistants parlementaires d'une dizaine d'eurodéputés du parti centriste, allié au mouvement du président Macron, En marche!. 

Les SDJ s'inquiètent également d'une plainte déposée par En marche! le 11 mai. Elle vise la lettre d'information spécialisée La Lettre A, exclusivement destinée à l'information sur les cercles de pouvoir en France, "pour 'recel d’atteinte à un systèmes de traitement automatisé de données’. En clair, En Marche ! reproche à la Lettre A d’avoir exploité dans un article des informations tirées des 'MacronLeaks’, issues d’un vol numérique, le piratage de ses boîtes mail, au sujet des premiers grands donateurs du mouvement d'Emmanuel Macron, et son financement, questions "ultrasensibles pour le mouvement" présidentiel.


Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du PS, a d'ailleurs estimé dans un tweet que "le nouveau pouvoir n’a pas un problème avec la presse mais avec tous les corps intermédiaires".

Mardi, le Premier ministre, Édouard Philippe, a dû rappeler François Bayrou à son devoir d'"exemplarité", soulignant que "quand on est ministre, on ne peut plus réagir comme quand on est un simple citoyen". A quoi le maire de Pau a répliqué qu'il entend conservé sa liberté de ton et de parole, notamment face à la différence de la presse qui déconstruit son image frelatée de vertueux.

lundi 6 avril 2015

La bêtise de l'énarque Fleur Pellerin irrite RTL et Europe1

Est-elle ministre socialiste du fait de son genre et de ses origines lointaines ?

La ministre de la Culture et de la Communication est revenue sur le conflit social créé par Radio France
 depuis bientôt trois semaines. 

Fleur Pellerin n'est pas blonde, mais
la fashionista n'a pas le temps de lire;
pas le temps d'étudier
ses dossiers non plus
Lors de la matinale de Patrick Cohen sur France Inter ce lundi, la bécasse a tenu à rappeler son "attachement viscéral à la singularité et l'identité" du service public. Pourquoi pas, si le SNJ la comble de bonheur !...

Mais la figure de mode socialiste s’est mise à discriminer les radios publiques et privées. 
"Quand on écoute France Inter, on n'écoute pas RTL", a-t-elle sottement lâché, en spécialiste socialiste de la fracture sociale. Malgré tout le respect que j'ai pour RTL ou Europe 1, il y a une mission spécifique de décryptage de l'information, d'accès à la culture," a-t-elle estimé, étalant les préjugés sectaires de cette gauche de la détestation. Mais, s'agissant de culture, la pauvrette qui ne lit pas Patrick Modiano, prix Nobel français de littérature, n'a toujours pas réussi à faire le tour de son indigence personnelle. (Portrait de cette ministre qui ne fait d'ombre à aucun prédécesseur: lien PaSiDupes)

Les journalistes insultés des stations concernées n'ont pas tardé à dire leur façon de penser à la futile "fashion victim" illettrée



Considérant sa stigmatisation active des radios privées, d'un côté, et
sa passivité, de l'autre, face à la gestion irresponsable des attentats meurtriers des djihadistes français contre l'hyper-casher de la Porte de Vincennes à Paris, le 9 janvier dernier, par BFMTV qui a mis la vie des otages en danger, au calme du studio, l'énarque par protection de la République de la parité et de la diversité a-t-elle atteint son seuil d'incompétence ? 
Six ex-otages d'Amedy Coulibaly attaquent BFMTV pour "mise en danger."
"La divulgation de la présence de ces personnes cachées, en pleine prise d’otages, est une faute qui ne peut rester impunie, d’autant qu’on savait très bien que le terroriste regardait la chaîne", souligne maître Klugman, avocat des ex-otages. Puis de conclure: "une information, même si elle est juste, ne doit pas mettre en danger des vies". Ces propos tenus à l'antenne par le spécialiste police et justice de BFMTV Dominique Rizet (ci-contre, grand reporter qui a fait ses premières armes de journaliste au SIRPA, Service d'informations et de relations publiques des... armées, avant de passer au spectacle, comme collaborateur régulier de Faites entrer l'accusé sur France 2), qui s'était par la suite défendu de tout dérapage. Les vies d'autrui importent moins à la presse que celles de ses journalistes blessés ou enlevés dans l'exercice de leur profession. La ministre Fleur Pellerin sépare le bon grain de l'ivraie dans le secteur privé, selon les critères politiques du PS.  
BFMTV, qui a reconnu a posteriori que c'était une "erreur" de diffuser ces précisions pour faire de l'audience, n'a pas souhaité commenter les révélations du Parisien...


mardi 24 mars 2015

Radio France n'assume plus sa fonction de service public

Les antennes de Radio France fortement perturbées par la grève 


Le service public de Radio France ne remplit plus son office 


Ses antennes étaient aux mains de cinq syndicats, lundi 23 encore, depuis qu'ils se sont emparés de leur outil de travail en lançant jeudi 19 un mouvement de grève illimitée, avec des émissions remplacées par une bande musicale.


France Inter a supprimé son émission phare lundi pour la première fois depuis cinq jours, le 7-9. France Info ne diffusait qu'un journal toutes les demi-heures tandis que France Culture et France Musique passaient également de la musique en continu. Cinq syndicats - dont le SNJ (Syndicat national des journalistes) dominant -ont lancé jeudi un appel à la grève illimitée. Ils craignent que Radio France, dont le budget devrait être dans le rouge cette année pour la première fois de son histoire, n'annonce un plan d'économies avec réduction des effectifs

Le groupe connaît son quatrième appel à la grève, le troisième en mars. Radio France avait annoncé fin janvier un "plan de retour à l'équilibre", après l'adoption par son conseil d'administration de son budget 2015, déficitaire de 21,3 millions d'euros, une première dans l'histoire du groupe de radios publiques.

En cause, la gestion de Radio France et ses sur-effectifs


Vendredi, Mathieu Gallet a répondu pendant une heure et demie aux questions de salariés de Radio France. Entre 800 et plus de 1.000 personnes étaient présentes à l'assemblée générale (disons 900?) selon les estimations de la direction et des syndicats. La direction de Radio France devrait annoncer vers la mi-avril les modalités du COM (contrat d'objectifs et de moyens) négocié avec l'État pour fixer sur plusieurs années le budget et les choix du groupe.

Les syndicats en pointe ne sont pas nommés: secret des sources !... Mais, les trotskistes du syndicat SUD ont annoncé qu'ils vont exercer un droit d'alerte sur la situation économique de l'entreprise, selon France Info. Les autres syndicats qui appellent à la grève sont la CFDT, le SNJ, l'UNSA et le SNFORT (Syndicat Force Ouvrière des salariés de France Télévisions) de Radio France, a-t-on finalement appris.


Les syndicats craignent un plan de départ portant sur plusieurs centaines d'emplois, sur 4.600 actuellement. 

Un rapport de la Cour des comptes attendu pour fin mars devrait, lui, dresser un bilan sévère de la gestion de Radio France, notamment du très coûteux chantier de rénovation de la Maison de la radio, selon des sources syndicales.
La grève a aussi affecté jeudi et vendredi les concerts des deux orchestres de Radio France, annulés par la direction qui a expliqué que la logistique des concerts ne serait pas assurée. Les musiciens, qui voulaient jouer malgré l'annulation, se sont produits jeudi dans le hall de la Maison de la radio et vendredi devant la salle vide de la Philharmonie de Paris. 


Les dépenses du bellâtre Mathieu Gallet


Le climat social s'est encore dégradé dans le groupe la semaine dernière quand Le Canard enchaîné a créé de la friture sur les antennes en révélant des dépenses de plus de 100.000 euros pour rénover le bureau de son président Mathieu Gallet dans l'hiver. Dans la foulée, l'Inspection générale des finances a décidé de lancer une enquête sur les dépenses de la direction. 
Ces frais s'expliqueraient notamment par la restauration de "boiseries précieuses en palissandre" qui ornent une partie des murs de la pièce, selon l'hebdomadaire satirique, qui reproduit un document fuité depuis l'entreprise publique. Cette opération effectuée par une entreprise spécialisée — et dont le montant avait été largement sous-estimé — a coûté à elle seule quelque 70.000 euros, a fait savoir Radio France. Urgentes, voire prioritaires, il s'agirait des premières  restaurations de ce type depuis l'inauguration de la Maison de la radio en 1963 et en chantier depuis 2009.

Vu la situation, le Syndicat national des journalistes (SNJ-CGT) Radio France s'est dit "abasourdi, choqué et consterné", mardi, par la confirmation des révélations du Canard enchaîné. Le SNJ a ajouté qu'il est très inquiet, dans un contexte déjà alourdi par les menaces qui pèsent sur l'emploi et, à terme, sur les missions de l'entreprise".

Bien fait de sa personne, Mathieu Gallet a été fait président-directeur général de l'Institut national de l'audiovisuel (INA) en 2010, dès l'âge de 33 ans: il est originaire de Villeneuve-sur-Lot, comme Jérôme Cahuzac. Ce dernier, le fameux fraudeur du fisc, sera ministre délégué de Hollande, chargé du Budget dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault (2012-2013). Quant au gracieux jeune homme aux goûts de luxe, il passera PDG de Radio France le 27 février 2014, sur nomination d'Olivier Schrameck, président du Conseil supérieur de l'audiovisuel. Hollande ne l'a donc pas désigné, mais Schrameck est l'ancien directeur de cabinet du Premier ministre Lionel Jospin (PS) et c'est Hollande qui a nommé Schrameck à son poste stratégique.
Bécassine ne sait pas lire Modiano;
elle ne reçoit pas non plus les ondes radio


Si
la grève à Radio France ne crée pas un manque en éléments de langage du gouvernement en période d'élections et dans la pléthore de radios en continue qui, bien que privées,  se chargent de les relayer, en revanche, la gabegie des petits messieurs de la Socialie hollandienne est un affront aux travailleurs qui luttent pour leurs fins de mois.

Quant aux journalistes - que nous ne les confondons pas avec les techniciens - comment oseront-ils se présenter à nouveau à l'antenne ? 
Pour la pleine et bonne information de tous, qu'ils nous parlent alors de leur régime fiscal...  

vendredi 18 juillet 2014

Hémorragie: Nicolas Domenach quitte "Marianne", après Maurice Szafran et Laurent Neumann

Vous avez dit "liberté de la presse"? A Marianne non plus ! 

Directeur adjoint de la rédaction et figure médiatique de l'hebdo, il claque la porte et rend publique sa lettre de rupture.
Nicolas Domenach n'en peut plus: burn-out d'un marathonien des studios ? Il vient de rendre publique cet après-midi une lettre qui officialise son départ annoncé. La nouvelle direction de l'hebdomadaire lui avait imposé de cesser ses collaborations télévisuelles (La Nouvelle Édition sur Canal+ et Ça se dispute sur i-télé, avatar du même groupe socialiste). Une façon de le pousser vers la sortie, et dans les bras tendus de Canal+, un journaliste de 60 ans qui depuis des années passait plus de temps dans les media qu'à Marianne et peinait à actualiser son argumentaire. 

Dans sa lettre ouverte, il se félicite d'abord d'avoir pu s'appuyer sur ceux qui ont contribué à faire le succès de ce magazine négatif et destructeur qui se croit libre en critiquant tout et tout le monde.
"Nous avons inventé [après Le Canard enchaîné ou Charlie Hebdo, chacun dans son créneau !] et porté haut, selon lui, un hebdo indépendant, innovant, d'une incroyable liberté de ton et de plume contre toutes les puissances installées. Elles ont eu peur de nous, et nous pouvons en être fiers, tous, de la rédaction à l'administration, de la diffusion à la maquette en passant par la correction, des abonnements à la pub, de la photo au SR, sans oublier notre veilleur de nuit !" Et ses stagiaires aussi, sans oublier les CDD ?

Nicolas Domenach accuse la direction de la lourde ambiance qui plombe l'hebdo

Il plaide pour sa défense. "La direction aurait fait courir le bruit insane [sic] que j'aurais méprisé, et pire encore détesté, ceux qui ont participé à ce journal, à cette entreprise salvatrice [malsaine, mais donc salvatrice de quoi?]. Rien de plus faux, rien de plus éloigné de mon esprit, j'ai travaillé main dans la main avec cette rédaction, à presque tous les échelons, et j'ai toujours obéi à toute demande, à toute commande. J'ai simplement regretté, c'est vrai, qu'on ne salue pas avec un peu de chaleur ceux qui avaient lancé notre journal et qui en sont partis, quels que soient les conflits et les torts respectifs..." Et de conclure par une phrase chargée de sens : "Sachez que, comme vous, je me fais un sang d'encre." 

Sauve qui peut.
Après Maurice Szafran (60 ans, ancien PDG) et Laurent Neumann, Nicolas Domenach est le troisième de l'équipe fondatrice de Marianne à quitter le navire. Aude Lancelin, ancienne patronne des pages culture, a été nommée au printemps numéro deux de la rédaction du Nouvel Observateur.

Voici l'intégralité de la lettre de départ de Nicolas Domenach :
Cher(e)s ami(e)s,
Merci et salut,

Comme vous le savez, la direction a voulu m'interdire de parole sur Canal+. Au nom de nos valeurs fondatrices, je n'avais donc plus d'autre choix que de reprendre ma liberté. La rupture n'est pas de mon fait, mais la situation était devenue insupportable.

Ce choix, sachez-le, m'est douloureux, et j'ai longtemps hésité. Car, dans le sillon de 
L'Événement du Jeudi, que j'ai aussi tant aimé, la création et la réussite de Marianne, avec Jean-François Kahn, avec Maurice Szafran, avec Laurent Neumann, avec vous et tant d'autres encore, furent pour nous un rêve. Un rêve que nous avons mené à bien. Reconnaissons-le : jamais nous n'avions osé imaginer une telle réussite. Nous l'avons fait, tous ensemble. Soyons-en heureux, et même orgueilleux. D'un humble orgueil, car il faut toujours tout recommencer, repenser, réimaginer !

Nous avons inventé et porté haut un hebdo indépendant, innovant, d'une incroyable liberté de ton et de plume contre toutes les puissances installées. Elles ont eu peur de nous, et nous pouvons en être fiers, tous, de la rédaction à l'administration, de la diffusion à la maquette en passant par la correction, des abonnements à la pub, de la photo au SR, sans oublier notre veilleur de nuit ! Tous ensemble, oui..., nous avons créé une communauté d'esprit qui a compté dans l'histoire médiatique, intellectuelle et politique. Si certains l'oublient, 
Nicolas Sarkozy, lui, s'en souvient encore. La lutte contre la pensée unique, la défense acharnée de l'idéal européen, la dénonciation du nationalisme et de l'extrême droite, c'est tout cela, et bien d'autres choses encore, Marianne. Bien plus qu'une marque, une aspiration, un défi, un appel à l'imaginaire comme à l'espérance concrète. Une exigence : ne nous laissons pas, ne nous laissons jamais abuser.

La direction aurait fait courir le bruit insane que j'aurais méprisé, et pire encore détesté, ceux qui ont participé à ce journal, à cette entreprise salvatrice. Rien de plus faux, rien de plus éloigné de mon esprit, j'ai travaillé main dans la main avec cette rédaction, à presque tous les échelons, et j'ai toujours obéi à toute demande, à toute commande. J'ai simplement regretté, c'est vrai, qu'on ne salue pas avec un peu de chaleur ceux qui avaient lancé notre journal et qui en sont partis, quels que soient les conflits et les torts respectifs... Car c'est tous ensemble que nous avons investi tant d'énergie depuis ce garage mal éclairé, tant de jours, tant de nuits, tant de week-ends pour écrire l'histoire et la faire avec notre esprit frondeur et collectif. Bien sûr, il y eut des orages, des grêles de disputes, des tempêtes claniques, mais nous avons toujours su nous rassembler, quand il le fallait, et donner le meilleur de nous-mêmes dans les instants décisifs. Notre âme transcendait les clivages. Qu'elle puisse demain, cette âme, continuer d'animer notre communauté, c'est tout ce que je souhaite.

Je vous salue avec amitié et fidélité. Fidélité à tout ce que nous avons défendu. En cédant à des oukases absurdes, j'aurais abdiqué, et cela, ce n'était pas possible. Cette rupture m'attriste et m'affecte. Mais elle m'a été imposée. Je sais, et j'en suis heureux, que je n'ai pas oeuvré en vain au milieu de vous. Vous pouvez être certains que je ne renoncerai jamais à nos idéaux. Je vous remercie pour ce qui fut avant tout une belle histoire d'amour. Sachez que, comme vous, je me fais un sang d'encre.
Officiellement, les sexagénaires dénoncent une divergence stratégique avec d'autres actionnaires du titre.

Jean-François Kahn (MoDem) affirme en effet que Marianne doit se démarquer des autres magazines d'actualité et se battre contre la "pensée unique". 
Mais, à la vérité, l'entreprise est notamment confrontée à une baisse des ventes et doit provisionner 3 millions d'euros de perte pour 2013.

Pour dire plus, lors des élections au comité d'entreprise de juin 2011, la liste SNJ-CGT diffusa un tract dénonçant "la forte augmentation des cinq plus hauts salaires de l'entreprise (87 % sur cinq ans) et l'importance des notes de frais de ces dirigeants (d'un montant total de 280.000 euros pour l'année 2012)".

En avril 2012, la rédaction de Marianne publie les résultats sur les intentions de vote des journalistes de l'hebdomadaire en vue de la présidentielle française : François Hollande obtient 40 % des suffrages devant Mélenchon (31,7 %), François Bayrou et Nicolas Dupont-Aignan arrivent 3e ex-æquo avec 8,3 %. Trois candidats n'obtiennent aucun suffrage: Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen et Nathalie Arthaud...

À compter du 29 juin 2013, le magazine est totalement refondu et prend le nom de "Le Nouveau Marianne". Il reste alors ous la direction de Maurice Szafran qui déclare vouloir faire un magazine avec une maquette "pédagogue " et un contenu entre "papiers courts et articles longs, sans papiers de taille moyenne"
Fin 2013, sous la pression de Yves de Chaisemartin, ancien du Figaro et actionnaire majoritaire de Marianne (25%), et de la baisse des ventes du titre, Maurice Szafran (départ) et Laurent Neumann (1954, directeur de la rédaction, licencié) sont écartés (au profit de Joseph Macé-Scaron) et la direction de l'hebdomadaire est remaniée.
L'hebdomadaire, qui a beaucoup profité de son positionnement anti-Sarkozy, doit totalement revoir sa ligne éditoriale et aussi remettre à plat son modèle économique. Une mission délicate pour Joseph Macé-Scaron qui est loin de faire l'unanimité en interne, non pas pour son homosexualité assumée et de son militantisme lors du débat sur le mariage pour tous, mais en raison de plusieurs affaires de plagiat qui ont terni sa réputation.