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mardi 2 avril 2019

Le "monde nouveau" de Macron sera hérissé de radars "tourelle"

Plus de 400 radars "nouvelle génération" plus performants sont en cours d'installation

Ce radar "dernier cri" permettra d'évaluer à la fois la vitesse de 
32 véhicules sur 8 voies de circulation 

Le radar Mesta Fusion dans sa version définitive (à gauche) et dans sa version de test (à droite).

Atteintes à la vie privée : des radars espions de notre vie d'automobiliste
Nos véhicules seront mieux surveillés que nos domiciles.
Plus de 400 radars nouvelle génération sont installés dès 2019 en France et trois fois plus d’ici 2020. 75% des radars fixes devront être remplacés du fait de leur obsolescence, de leur dégradation ou de leur destruction. Le gouvernement entend les remplacer par des radars plus résistants et performants.
Ces nouveaux radars "tourelle" seront à terme capables de mesurer la vitesse, mais aussi de repérer les conducteurs sans ceinture de sécurité ou utilisant leur téléphone en conduisant.

Un "radar du futur" redoutable

De son vrai nom le "Mesta Fusion 2", le  "radar tourelle" est entièrement automatisé. Une dizaine sont déjà déployés en France, notamment à Strasbourg et Marseille. Lien PaSiDupes : Marseille : un "super radar" est testé sur la rocade L2, dès ce mercredi

Hors d'atteinte au somment d'un mât de quatre mètres de haut, "il sera beaucoup plus difficile de le casser que ses prédécesseurs", se félicite le ministère de l’Intérieur. 
Mais une telle hauteur permet surtout de scanner huit voies de circulation et plusieurs véhicules en simultané. 
Ces radars sauront faire aussi la différence entre un poids lourd et une voiture, le tout sur un tronçon de 200 mètres.

Cet indiscret contrôlera seulement la vitesse... pour l'instant.
Le "radar tourelle" n’a encore été homologué que pour contrôler la vitesse, précise la Sécurité routière. Mais il est aussi capable de savoir si l'on porte ou non sa ceinture, si l'on téléphone en conduisant, si l'on respecte les distances de sécurité ou si l'on double par la droite. Facteur de distraction au volant, se curer le nez ou poser la main sur la cuisse de son/sa voisin(e) pourrait être verbalisé...
Enfin, ce radar jouera au chat et à la souris avec l'usager des routes de France. Il sera hyper-mobile et pourra nous surprendre là où nous ne l'attendons pas, car, pour une cabine opérationnelle, il y aura quatre cabines leurres. Les caméras de contrôle pourront être déplacées d’une cabine à l’autre sans envoi par Castaner d'une notification ! 
C'est dire combien il est bienveillant et soucieux de notre seule condition de mortels. Le radar "tourelle" est conçu pour maintenir en vie le plus grand nombre possible de ses poules aux oeufs d'or. 

jeudi 17 août 2017

Plainte du président qui prend et jette les personnes utiles à sa gloire médiatique

Macron, pressé par un syndicat de retirer sa plainte contre un photographe

Le président absolu ne prend pas de repos dans les media



Un syndicat demande à Macron de retirer sa plainte contre un photographe

Le président de la République a porté plainte pour "harcèlement et tentative d'atteinte à la vie privée" contre un photographe qui faisait son travail en le suivant sur son lieu de villégiature, dans le quartier huppé du Roucas-Blanc à Marseille.

Le syndicat de journalistes SNJ-CGT a demandé mercredi à Emmanuel Macron de retirer sa plainte pour "harcèlement et tentative d'atteinte à la vie privée" contre un photographe de presse qui faisait un reportage sur ses vacances phocéennes, tantôt privées, tantôt ultra médiatisées. Le président de la République, actuellement en vacances dans la villa de son ami préfet de Région, a porté plainte mardi contre un photographe qui, selon l'Élysée, se serait montré "insistant", en dépit de mises en garde, et se serait introduit sur la propriété où réside le chef de l'État. Cette version a été contestée par le photographe.

Dépôt d'une plainte "inapproprié"

Sardine du port de Marseille
ou maquereau des media ?
Tout en se démarquant de la presse "people", le communiqué du SNJ-CGT explique qu'il "ne peut accepter de voir un président de la République, qui a largement usé et abusé de la presse, aussi bien 'people' que d'information, porter plainte contre un photographe". Selon le SNJ-CGT, les différentes versions des faits concernant l'interpellation du photographe "sont si éloignées que tout dépôt d'une plainte apparaît inapproprié".

Le syndicat relève la bipolarité du président-monarque. 
Le test sur les troubles bipolaires"Quelques heures plus tard, Emmanuel Macron a multiplié les poses et a personnellement alimenté quelques réseaux sociaux pour immortaliser sa visite aux footballeurs de l'Olympique de Marseille", un séance de propagande -en maillot- au côté de joueurs de l'OM, dont les journalistes "avaient été écartés". 
Pubs comprises: InterSport et Adidas,
sociétés de droit allemand
Le syndicat voit dans cette séquence "une nouvelle manifestation" de la volonté du président "de maîtriser sa communication et d'adresser un message à la profession de journaliste".

Si des supporteurs de l'OM se sont sentis flattés, la plupart ont déjoué le coup de pub politicienne et la tentative de récupération de l'électorat phocéen, car
le manipulateur a joué le même tour aux fans du PSG... avec la même sincérité.
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Prochain coup de com', l'OL ?

Le prince-président s'inscrit dans une tradition faible d'instrumentalisation de la presse. 
Eux-mêmes protégés de poursuites durant leurs mandats par leur immunité présidentielle, les chefs d'État, portent exceptionnellement plainte. 
Résultat de recherche d'images pour "macron et presse"
La presse récompensée de sa servilité

Macron 1er n'a pas tardé à frapper la presse : après à peine plus de cent jours, certes décevants, c'est donc une première depuis le début du quinquennat d' Emmanuel Macron. 

Nicolas Sarkozy, avait porté plainte à plusieurs reprises, dont une contre L'Obs : l'hebdomadaire avait affirmé que l'ancien président de la République avait envoyé un SMS à son ex-épouse, Cécilia, lui proposant d'annuler son mariage avec Carla Bruni.
Son successeur François Hollande n'avait pas personnellement intenté d'actions en justice durant son quinquennat.
 Le magazine people Voici qui avait publié en 2014 des photos d'elle et du chef de l'État, avait été poursuivi par sa concubine officieuse, l'actrice Julie Gayet, qui s'était chargée d'attaquer en justice, bien qu'ils aient été surpris dans l'enceinte de l'Elysée, palais officiel de la République et non pas dans un lieu privé.



jeudi 24 novembre 2016

Plus d'un internaute français sur trois s'est protégé de la publicité des sites d'information

Le recours à des bloqueurs de publicité a très fortement augmenté en dix mois 

La publicité est jugée trop répétitive, encombrante et mal contextualisée

confirme le baromètre réalisé par Ipsos Connect pour l'IAB.

Le nombre de Français qui ont installé un bloqueur de publicité continue de progresser. Si c'est une mauvaise nouvelle pour les publicitaires et les éditeurs de sites Internet, dont la presse numérique, c'est un espoir d'affranchissement pour  les internautes esclaves de la pub qui ne savent pas toujours qu'ils peuvent s'en libérer.

Selon l'étude réalisée par Ipsos pour l'International Advertising Bureau (IAB) France (*), c'est désormais plus d'un tiers des internautes qui est équipé d'un tel dispositif. Cela représente une progression de 20 % par rapport à la précédente étude réalisée seulement dix mois plus tôt, en janvier 2016. Durant la même période, 9 % des internautes - qui ont subi l'énorme pression (voire les menaces) des sites commerciaux (mercantiles et médiatiques) - ont retiré le bloqueur qu'ils avaient installé, soit 4 points de plus qu'au début de l'année.
L'inquiétude sur la captation et l'utilisation des données personnelles reste en effet très forte.

Les jeunes ne supportent plus la pub
Les utilisateurs d'ordinateurs portables sont proportionnellement les plus nombreux à utiliser des ad-blocks, révèle cette étude. 
Ainsi, les jeunes ont-ils davantage recours aux bloqueurs de publicité que leurs aînés qui sont moins informés des moyens de se protéger.

Tous âges confondus, les causes d'insatisfaction vis-à-vis de la publicité restent inchangées par rapport à la précédente enquête. 

Elle est jugée trop répétitive par 50 % des équipés d'ad-blocks
encombrante (40 %)
mal contextualisée (37 %) 
et pas assez originale (28 %)
Et intrusive ?

Une donnée devrait particulièrement inquiéter l'industrie publicitaire : la hiérarchie des critiques est identique que l'on soit ou non équipé d'un bloqueur de publicités. C'est dire que la progression du recours à ces applis devrait se s'amplifier.

Pour ne pas désespérer complètement les "Mad Men" tricolore, la désactivation occasionnelle des adblocks a progressé de 3 points sur la même période, pour atteindre 59 %. Toutefois, c'est la contrainte qui pousse les internautes à le faire dans 84 % des cas. 

Seulement 28 % le font par solidarité pour soutenir des sites qui ont "une politique publicitaire raisonnable". 70% des sites ne sont pas respectueux de l'internaute.

Ne touche pas à ma vie privée


L'exploitation des données personnelles reste plus que jamais le sujet d'inquiétude numéro 1 des internautes.
Il semble que les sites et la CNIL n'ont rien fait pour la protection des citoyens. 88 % des personnes interrogées disent être d'accord avec l'affirmation selon laquelle "la récupération des données personnelles les dérange car leur navigation relève de leur intimité." 
L'intérêt collectif ne mobilise pas non plus les associations comme il devrait.
La sécurité et la protection de la vie privée en ligne comportent
des problèmes comme la protection des données, la protection de l’identité (le droit de communiquer sans être menacé de surveillance ou d’interception), outre la protection contre les virus informatiques. Etant donné que de plus en plus de media et d’organisations de droits humains font usage des technologies en ligne dans le monde, les besoins en capacités, savoirs et outils permettant d’assurer à la fois l’efficacité et la sécurité de leur utilisation augmentent en conséquence.
Ce besoin de sécurisation - contradictoire de la volonté d'intrusion - se fait particulièrement sentir dans les situations de répression politique où l'intention n'est pas de collecter pour protéger, mais pour exploiter et divulguer l’information. 
Si l'Etat est bien intentionné, il doit promouvoir une  Charte des droits de l’internet, en sorte que les personnes qui communiquent par l’internet aient le droit d’utiliser des outils qui codent les messages pour que les communications soient protégées de tous, privées et anonymes.

Les utilisateurs de l'Internet sont toujours aussi nombreux à craindre que leur navigation soit enregistrée par des entreprises privées. 


L'intervention de l'Etat ne serait pas faite pour les rassurer
Les naïfs sont encore nombreux à faire confiance en la vigilance de l'Etat et se déclarent rassurés : 78 % estiment que "l'essentiel est que cela soit bien encadré sur le plan légal". Une bonne loi et tout irait mieux. Pas sûr, car les professionnels de la profession ne sont pas vraiment sur la même longueur d'ondes, puisqu'ils ont toujours privilégié l'auto-régulation et l'élaboration de chartes de bonnes pratiques...

Et puis l'enquête IPSOS prend-elle en compte l'"état d'urgence"
Il permet déjà de suspecter n'importe quel quidam de sympathie avec le terrorisme islamiste. A Chartres, un homme de 31 ans qui consultait assidûment des sites et des vidéos djihadistes a écopé de deux ans de prison ferme (et une amende, payée par l'homme d'affaires algérien, Rachid Nekkaz, qui s'oppose à la pénalisation du port du voile intégral et qui paie les contraventions des musulmanes voilées) en août 2016. 
Mais le quotidien Libération qui cite Ansar Al-Haqq et le classe parmi les principaux sites islamistes en français, continue sa publicité imposée.

Au prétexte de lutte contre l'embrigadement des Français en Syrie et d'attentats djihadistes en France,
Hollande, ses députés et l'état d'urgence qu'ils ont instauré, dans lequel le droit commun est suspendu, autorisent Bernard Cazeneuve à traquer les internautes au faciès en accordant le libre accès à la vie privée de tous les Français, notamment en instituant au printemps dernier un délit de consultation de sites terroristes.

(*) Etude barométrique réalisée par Ipsos Connect auprès en octobre 2016 auprès de 29.760 personnes pour constituer un échantillon de 11.701 personnes.

lundi 2 novembre 2015

Nicolas Sarkozy cité dans l'affaire Air Cocaïne

"Une atteinte à la vie privée"

Tout est la faute de Macron, sinon c'est Sarkozy !

L'avocat Thierry Herzog dénonce une "instrumentalisation de la justice"
Sur Europe 1 ce lundi, Th. Herzog a réagi aux révélations selon lesquelles une enquête a été menée sur son client dans l'affaire Air Cocaïne et il n'exclut pas "des actions" en justice.

Quel est le lien entre une affaire présumée de trafic de drogue et Nicolas Sarkozy ? 

A priori aucun, mais la juge d’instruction de la Juridiction Interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille, Christine Saunier-Ruellan (ci-contre) a pourtant mené une enquête sur l'ancien président de la République (et son entourage, famille incluse), parallèlement au dossier dit Air Cocaïne, a révélé dimanche le JDD. 

L'affaire Air Cocaïne s'ouverte en mars 2013 à Punta Cana en République Dominicaine. Le Falcon 50 d’Alain Afflelou est intercepté, avec à son bord quatre français et 682 kg de cocaïne. Le jet s’apprêtait à décoller en direction du petit aéroport de la Môle près de Saint-Tropez. En France, dans les mois qui suivent, une série d’interpellations est diligentée par l’OCTRIS (Office Central pour la Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants). Parmi les gardés à vue, le patron de SN THS (Société Nouvelle Trans Hélicoptère), une société lyonnaise chargée de louer le jet d’affaires de l’opticien quand il ne l’utilise pas.

Début juillet 2014, la juge a désigné un expert aéronautique pour "décrypter et analyser", ces trois vols privés de Nicolas Sarkozy.

10 septembre 2013
, Pierre-Marc Dreyfus est mis en examen, pour notamment importation de stupéfiants en bande organisée. Il est soupçonné d’avoir organisé trois transports de cocaïne au moyen du Falcon d’Alain Afflelou en provenance de l’Equateur et la République Dominicaine.
Selon la logique de la juge Saunier-Ruellan, A. Afflelou devrait être soupçonné et inquiété... 

Ses factures téléphoniques ont pourtant été épluchées et ses portables géolocalisés.
De quoi faire bondir les républicains, comme son avocat. Sur Europe 1 ce lundi, maître Thierry Herzog annonce qu'il va adresser une lettre au procureur de la République de Marseille pour demander "dans quelles conditions des investigations aussi approfondies ont été menées à l'encontre du président Sarkozy"

Thierry Herzog et Nicolas Sarkozy menacent d'engager "des actions"
, sans préciser si elles prendront la forme d'un dépôt de plainte. L'avocat dénonce "une atteinte à la vie privée" et des "mesures coercitives". Il rappelle que son client dispose du statut d'avocat et qu'à ce titre, toute enquête visant ses communications doivent être signalées au bâtonnier. A ce stade, il ignore si tel a été le cas.

"Aucun contact avec les mis en cause"

L'affaire Air Cocaïne porte sur des soupçons de trafic de drogue entre la République dominicaine et la France via des vols d'affaire. Plusieurs Français sont mis en examen dans cette affaire, dont les deux pilotes qui se sont évadés. 
Si le nom de Nicolas Sarkozy apparaît dans la procédure, c'est parce qu'il a utilisé le fameux Falcon 50, qui a été arraisonné par les autorités dominicaines, pendant la même période, pour trois voyages à Doha, New York et Abu Dhabi, en 2012 et 2013. Il l'utilisait pour intervenir notamment dans des forums internationaux. Ces vols étaient facturés à la société Lov Group, une holding appartenant à Stéphane Courbit, un ami proche de l’ex-président de la République.
Le Point souligne qu'il n'y a rien "d'anormal" à cela, de nombreuses personnalités utilisant l'appareil. Nicolas Sarkozy "n'a aucun contact avec les mis en cause", souligne son avocat Thierry Herzog. 

En réalité, il n'est pas possible d'affirmer à ce stade que la juge d'instruction en charge de l'enquête a soupçonné l'ex-président de participer au présumé trafic de drogue. La magistrate se serait intéressée à lui parce qu'il n'a pas payé ses vols. C'est une société dirigée par l'un de ses amis qui a pris en charge les frais, ce qui pourrait constituer un "abus de bien social"
C'est d'ailleurs ce qu'a glissé la ministre de la justice Christiane Taubira invitée dimanche sur BFMTV en qualité de garde des Sceaux : "Les remontées que nous avons du Parquet général font état de procédures différentes. Ce qu'il y a de commun, c'est la société aérienne, la compagnie qui a affrété les avions".

"Instrumentaliser la justice"

Reste que la juge n'était pas saisie pour une enquête d'abus de bien social. Et la question se pose de savoir si elle n'a pas outrepassé ses prérogatives en demandant les fadettes et la géolocalisation de Nicolas Sarkozy. D'autant que l'exploitation de ces données n'a rien donné. Pour Thierry Herzog, "il y a une volonté de traiter différemment le président Sarkozy". "Nous ne demandons pas un traitement de faveur [...]. En revanche, je n'accepterai pas qu'il soit moins bien traité qu'un autre", s'offusque-t-il sur Europe 1. 

Interrogé sur l'hypothèse d'éventuelles pressions politiques, l'avocat se contente d'affirmer: "On ne peut pas impunément et en permanence instrumentaliser la justice".

"Une affaire de plus pour Nicolas Sarkozy ? C'est pas de chance tout de même," ironisent les cyniques (anonymes) de Marianne. pour qui la présomption d'innocence est probablement sacrée...mais qui titrent sans retenue "Sarkozy, le Falcon d’Afflelou et la coke !"... 
Ca servirait à quoi que la presse soit indépendante du pouvoir exécutif ?

lundi 10 décembre 2012

Trierweiler s'ingère sans aucune légitimité dans la vie politique

Valérie Trierweiler, comme sa rivale Royal, aimerait vivre de ses dommages et intérêts

La liberté d'expression traînée en justice

La presse est-elle encore libre ?
Les auteurs de "La Frondeuse", une biographie de Valérie Trierweiler sortie le 11 octobre 2012 et dont l'Express a publié des extraits, seront jugés dès le lundi au Tribunal de Grande Instance de Paris pour "diffamation et atteinte à la vie privée" de la compagne de François Hollande. 
Dans certains cas de faveur, la justice n'est pas encombrée et les magistrats "indépendants" ne font plus traîner.

Valérie Trierweiler réclame 80.000 euros de  et 5.000 euros de frais de justice aux auteurs, Christophe Jakubyszyn, en charge du service politique de TF1-LCI, et Alix Bouilhaguet, grand reporter au service politique de France 2, et à leur éditeur Yves Derai (Editions du Moment).

Devant la 17e chambre civile, cette fois, elle demande également 70.000 euros de dommages et intérêts au magazine Point de Vue, qui avait publié début octobre un entretien avec les auteurs de la biographie.
Son avocate, Me Frédérique Giffard, avait dénoncé à la parution du livre "le caractère des propos sous forme d'affirmations des auteurs, adossés à des rumeurs, selon elle, non avérées et malveillantes visant à salir sa personne et ses proches".


Les auteurs y révèlent 
une relation intime qu'auraient eu Mme Trierweiler et le président UMP du Conseil général des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian.
"Le fait de prêter une relation intime, dont il est expliqué qu'elle serait ancienne de plus de dix ans, ne saurait sérieusement être considéré comme un élément d'information légitime du public", prétend l'avocate de Valérie Trierweiler dans l'assignation.

Me Frédérique Giffard reproche également au livre de "s'immiscer dans le secret de sa vie familiale passée et de sa relation avec ses enfants" .
"Les journalistes ont-ils ou non le droit de s'intéresser à la vie familiale du couple présidentiel lorsque celle-ci peut avoir un lien avec la vie publique ?", répond l'avocat des auteurs, Me Olivier Pardo,défendant "l'enquête particulièrement sérieuse" des auteurs.
Marie-Ségolène Royal assure à ce propos que l'entourage du président est sous l'influence de Valérie Trierweiler qui auraient poussé le président à faire demi-tour à la vue de la mère de ses enfants à l'ONU en octobre dernier. 
Lien PaSiDupes - Royal Charentes-Poitou se plaint de l'usurpatrice élyséenne à HollandeL'amère Royal se plaint de "pressions" de V. Trierweiler sur le président Hollande "

Soulignant la contradiction, "Mme Trierweiler travaille pour Paris Match, qui s'est fait la spécialité depuis de très longues années de toujours exposer la vie familiale du couple présidentiel", a fait valoir Me Olivier Pardo. Parfois avec le consentement des intéressés, quand ce n'est pas à leur demande
"A un moment on risque d'aborder le statut de la Première Dame, qui se présente dans l'assignation comme une personnalité parapublique, terme ne correspondant à rien sur le plan juridique", souligne pour sa part Yves Derai. "Cela démontre l'ambiguïté de la fonction".

VOIR et ENTENDRE les auteurs s'expliquer en octobre sur le plateau de BFM TV:

Pour Bernard Debré (UMP), Valérie Trierweiler "n'est que la maîtresse du président"


Le mercredi 5 décembre sur son blog, le député UMP de Paris a publié un billet sans concessions contre la "deuxième" concubine de François Hollande. 


C'était à la suite de l'annonce de l'intention de celle qui est toujours à la fois journaliste à Paris Match et concubine présidentielle d'être témoin d'un mariage homosexuel. Une initiative qui n'est pas franchement du goût de Bernard Debré :

Madame Trierweiler, première dame autoproclamée, qui n’est que la maîtresse du président de la République, a récidivé récemment, après son tweet ravageur, puisqu’elle a annoncé qu’elle serait quasiment la première témoin du mariage homosexuel."Et de poursuivre : "De quoi se mêle-t-elle ? A quel titre a-t-elle parlé ? Quand on est dans sa position, après les bourdes qu’elle a déjà faites, il aurait été préférable qu’elle se taise. Elle peut soit faire de la politique, mais ne plus être journaliste et définir sa position à l’Elysée. Elle peut aussi, ce qui serait mieux, se taire et ne plus faire ni politique, ni journalisme."