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jeudi 13 octobre 2016

Primaire au centre : sans surprise, Bayrou, Lagarde et Devedjian basculent chez Juppé

La presse fait dans le non-événement sur des "ralliements" d'UDI en faveur de Juppé


Alain Juppé a, non pas enregistré de nouveaux soutiens, mais confirmé quelques anciens,
dans sa course à l'investiture présidentielle de la droite

600 élus centristes de l'UDI et Patrick Devedjian, en délicatesse avec Sarkozy depuis près de dix ans.
Depuis qu'il a été président de la République d'ouverture, d'anciens collaborateurs de Sarkozy, Jean-Pierre Jouyet ou Martin Hirsch, par exemple, n'ont-ils pas en effet rejoint Hollande, lorsqu'il est arrivé à l'Elysée ?  
A moins d'un mois et demi du scrutin, le maire de Bordeaux bénéficie de vents d'Est favorables soutenus par la presse socialiste qui voit en lui le battu idéal face à Valls ou Royal et même Hollande: des sondages qui lui prêtent une avance au second tour atteignant une vingtaine de points, à la louche,  et "des ralliements en série". Voyons de plus près en quoi ces allégations sont de l'intox politicienne de la presse militante.

Dans une tribune justement publiée par Le Monde, journal qui appointe Gérard Davet et Fabrice Lhomme, journalistes complices et accusateurs de Sarkozy dans l'affaires Bettencourt dans laquelle la justice a prononcé un non-lieu en faveur de leur cible et auxquels Hollande a consacré 600 heures de son précieux temps présidentiel pour qu'ils recueillent ses "confessions", "Après avoir pris le temps de la réflexion, de la discussion, mais surtout de la confrontation des programmes, nous (...) avons décidé d’apporter notre soutien à Alain Juppé", écrivent 600 élus de l'UDI, emmenés par leur président Jean-Christophe Lagarde, dans une tribune publiée par Le Monde.

Jean-Christophe Lagarde ! Le député-maire de Drancy (Seine-Saint-Denis) est un soutien de François Bayrou depuis 1991 et notamment pendant la campagne présidentielle de 2007: il fut son porte-parole. La presse peut-elle donc titrer sur ce type de ralliement au maire de Bordeaux sachant que le maire de Pau, François Bayrou, concurrent de Sarkozy en 2007, a conclu une alliance avec Juppé 
Le 25 avril 2007, Bayrou (18,5% au premier tour de la présidentielle 2007) déclara qu'il ne voterait pas pour Nicolas Sarkozy le 6 mai 2007, laissant planer le doute sur son vote en faveur de la candidate de la gauche, la socialiste Ségolène Royal (46,94 % des suffrages exprimés, contre 53% à Nicolas Sarkozy, soit 6 points d'écart).
Lagarde s'est prononcé en faveur de la légalisation du cannabis, a voté contre la loi restreignant l'affichage de signes religieux dans les écoles publiques et pour le projet de loi sur le mariage homosexuel
En 2013, l'association de soutien à son action municipale dut rembourser à la municipalité de Drancy... 51.712 € pour des frais qu’elle avait indûment engagés.

"Comme nous, il [Juppé, 72 ans en 2017] incarne la force de l’optimisme nécessaire à toute évolution, la force du mouvement, de la réconciliation et du courage", assurent les 600 signataires, dont 18 des 577 députés et 27 des 348 sénateurs.

En mars dernier, l'UDI a refusé de présenter un candidat à la primaire de la droite et du centre, faute d'accord avec Les Républicains sur le programme et la répartition des circonscriptions aux législatives de 2017. "Ce nouveau ralliement en faveur du favori des sondages grossit encore les rangs de ses partisans", mais celui qui est parti en campagne bien avant ses concurrents ne réalise aucune conquête.
'Force européenne démocrate' de Lagarde vient de se rallier à Juppé, mais l'autre composante dominante de l'UDI, le Nouveau Centre, a choisi Bruno Le Maire. Quant à l' 'Alliance centriste'  de Jean Arthuis a déclaré vouloir participer directement à l'élection présidentielle.

Bayrou, derrière Juppé: ce n'est pas un scoop !

Les amers tentent de se refaire une "identité heureuse": 
une composante de l'UDI, ex-UDF puis UMP, le Parti radical valoisien, aujourd'hui au centre, fut à la tête du Bloc des gauches aux législatives de 1902 et réalisa au gouvernement Émile Combes la séparation des Églises et de l'État de 1905, présidé par le maire de Nancy, Laurent Hénart, ancien secrétaire d'État de Jean-Louis Borloo dans le gouvernement Raffarin, fils du secrétaire d'État à l'Agriculture pendant les 7 mois du gouvernement Pierre Mendès France. Il fut secrétaire général de l'UDI, conjointement avec Jean-Christophe Lagarde;

Hervé Mariton, un ancien ministre dans le gouvernement de Dominique de Villepin, connu pour son opposition au mariage entre personnes du même sexe, alors que Juppé est favorable à l'adoption par les couples homosexuels, s'opposa à François Bayrou pour la présidence de l'UDF en 1998;

et Frédéric Lefebvre, ancien suppléant d'André Santini, un giscardien. En juin 2016, Sarkozy barra  la réinvestiture de Lefebvre à la candidature Les Républicains pour la 1re circonscription des Français établis hors de France aux élections législatives de 2017. En avril 2011, lors de la journée du livre politique, il s'était ridiculisé en confondant le Zadig de Voltaire avec la marque de vêtements Zadig et Voltaire;
ont réglé leurs comptes. 

François Bayrou, président du MoDem et candidat aux présidentielles de 2002, 2007 et 2012, défend de longue date Alain Juppé et menace même de se présenter une nouvelle fois si Nicolas Sarkozy devait remporter la primaire. 

Dans un texte publié sur le site de L'Opinion, Patrick Devedjian justifie quant à lui son soutien en présentant Alain Juppé comme "l’homme de la situation et qu’il porte la ligne politique que je crois utile à notre pays". En 2007, déçu de ne pas obtenir le ministère de la Justice dans le premier gouvernement Fillon, l'aigri avait déclaré: "Je suis pour un gouvernement d'ouverture, y compris aux sarkozistes, c'est tout dire".
Le successeur de Nicolas Sarkozy à la tête du département des Hauts-de-Seine dit rejeter la ligne politique porteuse d'"un nouveau nationalisme qui repose sur l’appel à l’identité, l’obsession sécuritaire et l’étatisme invasif", sans toutefois citer l'ex-président. Comme la journaliste de LCI (épouse de Thierry Ardisson) Audrey Crespo-Mara, qui, face à Nicolas Dupont-Aignan ce matin, l'a assimilé à Le Pen, père, au cours de la Matinale animée par François-Xavier Ménage, journaliste venu de ... BFMTV, proche du PS.

Dans le camp de Nicolas Sarkozy, on se félicite de ces clarifications.
"Les réseaux de notables, c'est extrêmement sympathique et nous sommes très heureux d'en avoir mais Nicolas Sarkozy ne s'adresse pas aux milieux, il s'adresse aux citoyens, il s'adresse au peuple", a déclaré mercredi Brice Hortefeux, un fidèle de l'ancien chef de l'Etat.

Les sarkozystes rappellent aussi que les sondages n'ont aucune valeur dans la mesure où on ne connaît pas précisément le panel d'électeurs de la primaire qui se déplacera les 20 et 27 novembre. D'autant que Juppé appelle les militants de gauche à soutenir sa candidature contre ses concurrents à la primaire... 
Et selon Libération, "jusqu’à 10% des anciens électeurs de François Hollande s’apprêteraient à participer au scrutin de fin novembre. Et voter massivement pour Alain Juppé pour faire barrage à Nicolas Sarkozy.
En juin 2007, Patrick Devedjian qualifia Anne-Marie Comparini de "salope"s'attirant la condamnation de nombreux politiques et du président SarkozyCette ex-députée du Rhône - qui fut assistante parlementaire de Raymond Barre - était une élue du MoDem et proche de... Bayrou, rallié à Juppé, avec Devedjian, qui a rompu avec Sarkozy à propos du Conseil général des Hauts-de-Seine, il y aura dix ans en 2017...

Comment Juppé s'accommode-t-il de ces ralliements ?

mercredi 7 janvier 2015

Consternation: Macron ambitionne de fabriquer de jeunes milliardaires français

Des milliardaires chinois ou qatariens indigneraient-ils le PCFN ? 

Emmanuel Macron a provoqué l'indignation du PCF et du FN

Macron veut plus de milliardaires
à plumer
En émettant le souhait que de jeunes Français aient "envie de devenir milliardaires", le ministre de Hollande a également provoqué l'embarras du PS et l'ironie à droiteA propos du net qui est "une économie de superstars", le ministre de l'Economie explique en effet dans Les Echos qu' "il faut des success-stories, car elles créent un fort effet d’entrainement. Et d'ajouter: "Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires".

Malgré la crise, on compte 155 nouveaux entrants dans ce club pour le moins exclusif, en 2014. L'Europe reste la partie du monde la mieux dotée en grosses fortunes, avec 775 milliardaires. Si leur nombre n'a augmenté que de 1,2% sur un an, la valeur de leur patrimoine s'est accrue de 12%, atteignant 2 375 milliards de dollars.

"L'appât du gain des milliardaires, etc., ce n'est pas tout à fait ma tasse de thé", a riposté sur RTL le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, 
"Je ne sais pas si c'est le conseil qu'il faut donner aux jeunes Français", s'est-il interrogé. Mais Emmanuel Macron "est ministre de l'Economie et je suis premier secrétaire du Parti socialiste" et "le désir d'entreprendre dans toute une série de domaines doit être stimulé, c'est ce que le gouvernement veut faire", a conclu l'ex-trotskiste, comme Lionel Jospin qui a accepté à 77 ans de siéger au ...Conseil constitutionnel !

Plus incisif,
le numéro un communiste, Pierre Laurent, a qualifié de "ridicule" la déclaration du ministre"Des milliardaires, nous en avons", a estimé le sénateur de Paris sur France Info. "C'est bien le problème". "Nous avons au CAC 40 des gens qui s'engraissent" et "ça produit la crise, la pauvreté, les inégalités".
Dans un communiqué le porte-parole de son parti, Olivier Dartigolles, a cogné plus fort, parlant de "mépris", "cynisme" et "propos misérables".

Frondeur PS, Le sénateur Jérôme Guedj s'est indigné
"A gauche, le thermomètre n'a jamais été la question de l'argent". "Au moment où tant de jeunes galèrent dans l'économie, j'aimerais que quand on parle de la jeunesse on parle aussi globalement de ce qu'elle vit le plus souvent dans son quotidien", a dit le président du conseil général de l'Essonne sur l'Opinion TV.

Arnaud Leroy, député PS proche d'Arnaud Montebourg, a ironisé sur twitter

L'opposition pointe le social libéralisme confirmé du gouvernement Valls 

La sortie de Macron confirme une obsession personnelle pour le "dieu fric"
, a analysé Florian Philippot sur twitter. Le vice-président du FN a également considéré que Macron nargue les nombreux Français appauvris par sa politique. 

A l'UMP, François Fillon, l'ancien Premier ministre de Sarkozy, s'est gaussé sur BFMTV-RMC: "C'est un objectif qui a pu être le sien dans le passé, mais c'est un peu réducteur comme idéal de vie".

Lors de Questions d'Info (LCP, AFP, Le Monde France Info), son collègue député UMP Patrick Devedjian a raillé : "Ceux qui veulent l'être ont compris qu'il faut aller ailleurs!"

Le député UDI Yves Jégo n'a pas manqué de rappeler une déclaration de François Hollande en 2006
Quand il est entré au gouvernement, Emmanuel Macron s'était fait tacler à gauche sur son passé de banquier. En 2011 et 2012, il a gagné près de un million d'euros par an en tant qu'associé de la banque Rothschild, selon les déclarations d'intérêts et de patrimoine des derniers entrants au gouvernement publiées fin décembre par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

Les déclarations controversées du ministre interviennent alors que l'Assemblée nationale s'apprête à examiner le projet de loi Macron ayant pour ambition de déverrouiller l'économie et qui suscite de très vives réticences, voire une opposition de gauche, notamment à l'aile gauche du PS. Macron a lui même retiré de son projet ses perspectives chiffrées...
Le plus beau, dans cette affaire, c'est qu'une certaine presse minimise ces propos. "C'est une toute petite phrase perdue dans une longue interview," banalise la presse "indépendante". A preuve toutefois du décalage de cette presse déconnectée des Français et qui s'étonne de leur désaffection pour ces journaux-la, la réaction spontanée d'internautes: "Qu'on vive tous décemment serait déjà bien".
Car, à la vérité, Emmanuel Macron en dit un peu plus que ce que rapporte L'Expansion (L'Express). "Je préfère que des personnes qui ont du talent et qui prennent des risques soient très bien rémunérées plutôt que d’avoir une économie de rentiers qui s’étiole. Il ne faut pas envoyer le signal que le succès ne fait pas partie des valeurs de la France. Le succès, l’émancipation par le travail, ça fait même partie des valeurs de la gauche". Que de chemin parcouru à gauche en deux ans...

Macron fait l'impasse sur l'immense majorité des Français, ni  milliardaires ni ... "illettrés" ! 
Dans son échelle des valeurs, où Macron place-t-il les "sans dents" de Hollande?

vendredi 25 octobre 2013

Droit du sol : un Français sur deux favorable à une réforme du système

Copé ouvre le débat à l'UMP

La proposition de Jean-François Copé de réformer le droit du sol a été discuté par plusieurs membres de l'UMP mercredi.

Naturaliser plus, pour taxer plus
et se faire plus de voix...
Marc-Philippe Daubresse affirmait mardi, dans les couloirs de l'Assemblée nationale : "Pas une voix ne s'est élevée, que vous soyez copéistes, fillonistes, centristes, libéraux ou gaullistes", rapportait le député UMP du Nord après l'annonce formulée par Jean-François Copé de réformer le droit du sol. Ce principe permet aux enfants nés en France de parents étrangers d'acquérir de manière quasi-automatique la nationalité française à leur majorité.   

Copé a entendu les Français et souhaite stopper l'appel d'air actuel.
L'arrivée massive d'immigrés du Proche Orient alarme la population la plus défavorisée qui craint un nivellement par le bas provoqué par les Rom ou les Syriens, dont on se rappelle que Hollande en a appelé 500, officiellement.

Depuis le printemps arabe survenu en pleine crise européenne, il est donc proposé de "supprimer tout ce qui attire l'immigration clandestine".

Mais, dans les rangs du premier parti d'opposition,
quelques voix discordantes se sont élevées mercredi.
Ainsi, Bruno Le Maire a-t-il fait part de sa désapprobation. S'il juge nécessaire de remettre à plat "la politique migratoire" de la France et appelle à "durcir les règles du regroupement familial", il estime néanmoins que les sujets doivent être traités "par ordre d'importance".
Jacques Toubon, ancien ministre de la Justice de Jacques Chirac, devenu spécialiste des questions d'immigration, a également exprimé le besoin de précisions lors du Bureau politique de l'UMP, mercredi matin. "Quand on mélange l'acquisition de la nationalité et la filiation, on se prend les pieds dans le tapis", aurait-il estimé, selon des propos rapportés sur Twitter.

Guaino et Devedjian défendent "un fondement"

"Il ne peut être question d'abandonner le droit du sol", a ainsi jugé Henri Guaino. "C'est notre culture; c'est le fondement d'une société ouverte, par rapport à une société fermée", a estimé sur BFM TV l'ancienne plume de Nicolas Sarkozy,défendant l'idée d'un pays "qui est capable d'accueillir, d'intégrer ceux qui souhaitent devenir Français". "La France est arrivée à la limite morale et matérielle de ses capacités d'assimilation", a-t-il toutefois nuancé.  

Patrick Devedjian
a, lui-aussi, rappelé les fondamentaux. 
"Il ne faut pas modifier fondamentalement le droit du sol, qui est un acquis de la Révolution française, un fondement du Pacte républicain. Plus de 25% des Français ont au moins un de leurs grands-parents de nationalité étrangère. La France a toujours intégré un maximum d'étrangers venant de tous les coins de la planète", a estimé le président UMP du Conseil général des Hauts-de-Seine, d'origine arménienne, dans Le Figaro.

Quand  déjà Sarkozy défendait le droit du sol
"Le droit du sol, c'est la France", se plaisait à rappeler le président Sarkozy.

Durant sa dernière campagne présidentielle, l'ancien chef de l'État l'assurait : "Le droit du sol fait partie de la tradition française. Nous garderons le droit du sol. (…) Le droit du sol, c'est la France", avait-il dit le 19 avril sur Canal+, comme le rapporte le Huffington Post.

Un Français sur deux est favorable à la réforme du droit du sol proposée par l'UMP, selon un sondage publié ce jeudi 24 octobre. 

Un sondage publié ce jeudi révèle que 51% des Français sont favorables à la révision du droit du sol. 34% des personnes interrogées sont contre et 14% sans opinion.

52% des Français nés de parents français soutiennent résolument la réforme, tandis que ceux qui ont obtenu la nationalité française par le droit du sol sont tout de même 35% à se montrer favorables à une révision.

Le sondage, réalisé en ligne par l'institut Panel on the web, établit que les hommes (57%) et les seniors (59%) sont majoritairement favorables à une révision, alors que les femmes à 45%) et les sondés de moins de 25 ans (41%) sont moins nombreux à la soutenir. Un jeune sur 5 ne se sentirait pourtant pas concerné par la question.

L'UMP présentera d'ici à la fin de l'année une proposition de loi réformant le droit du sol, a annoncé Jean-François Copé mardi 21

Il prévoit la
fin de l'acquisition automatique de la nationalité pour les enfants nés en France de parents étrangers. Le patron de l'UMP a défendu "une nouvelle politique de l'immigration"
Il fait le constat  que le modèle actuel "ne fonctionne plus", ce qui lui a valu les foudres de ses adversaires de gauche et d'extrême droite.

Le problème est enfin celui de l'assimilation des étrangers.
Il fut un temps où les catholiques italiens ou Portugais, les Espagnols républicains ou bien encore les Juifs chassés de Pologne ou d'ailleurs faisaient des efforts remarquables pour s'adapter. Aujourd'hui, non seulement les nouveaux venus refusent de s'assimiler, mais la gauche plus ou moins extrême flatte leurs particularismes et encourage le communautarisme. L'unité nationale n'a rien à y gagner.

lundi 17 décembre 2012

L'UMP remporte les trois législatives partielles ce dimanche

Falsification de la vérité par l'agence de presse française

Législatives partielles: succès pour l'UMP qui reprend un siège au PS, titre l'A*P

"L'UMP a facilement ravi dimanche au PS un siège de député dans l'Hérault, et conservé les deux autres en jeu en région parisienne au second tour de législatives partielles, tout en voyant son candidat officiel battu par un dissident du même parti dans le Val-de-Marne."
Si "ravir" veut bien toujours dire "voler" ou "dérober par la violence ou la ruse", l'agence de presse socialiste est manifestement partisane, voire coupable de faute professionnelle en désinformant la population et en donnant le ton aux salles de rédaction de France et de Navarre, mais surtout  hostile au système démocratique.
L'adverbe "facilement" réclamerait aussi quelques justifications. Car, pour l'A*P, "conserver" deux sièges ne serait pas non plus une remarquable victoire dans la dynamique de la victoire de la gauche à la présidentielle il y a seulement six mois.
La troisième malveillance en quatre lignes consiste également à mettre d'entrée en exergue le combat fratricide entre deux UMP, l'un  investi et l'autre non, sans qu'une telle rivalité apparaisse d'autant plus dommageable au pouvoir de gauche en place.

"Ces trois scrutins avaient lieu à la suite de l'invalidation de l'élection, en juin dernier, des députés sortants des 6e circonscription de l'Hérault, 13e des Hauts-de-Seine et 1ère du Val-de-Marne.
Ils ont vu la victoire de l'ancien ministre Patrick Devedjian dans l'ancien département de Nicolas Sarkozy, du dissident Sylvain Berrios dans le Val-de-Marne face à l'ancien secrétaire d'Etat Henri Plagnol, candidat de l'UDI de Jean-Louis Borloo investi au plan national par l'UMP. Dans l'Hérault, Elie Aboud retrouve le siège conquis en 2007 qu'il avait dû laisser au PS au mois de juin.
"
Du rapide survol de la dépêche A*P, le lecteur retiendra d'abord que des "invalidations" étaient la cause directe de ces trois scrutins et que les élus auraient donc commis des fautes justifiant des partielles. Il faudra au lecteur attendre les explications qui tardent à venir, si toutefois il ne se contente pas de savoir qui l'a emporté.

"Dans les deux duels droite-gauche, la droite l'a emporté haut la main. Le président, proclamé mais contesté, de l'UMP, Jean-François Copé a parlé de "grand chelem pour l'UMP", le dissident élu dans le Val-de-Marne étant proche de lui."
L'A*P fournit ici encore à boire et à manger. La victoire "haut la main", comme on dit "haut les mains", reste dans l'esprit initial du "rapt" facile, mais déjà  point toutefois le paradoxe. Jean-François Copé qui, à juste titre, se félicite de la victoire d'un proche, est présenté comme "président, proclamé mais contesté", bien qu'il soit aussi le secrétaire général sortant que nul ne contestait et qu'on alla chercher quand personne ne voulait du poste. Il faut en outre souligner l'aigreur de l'agence qui a d'ordinaire une forte propension au soutien des dissidents et qui casse du Copé au quotidien en assurant qu'il est minoritaire et trop peu tiède au souhait de la gauche. Or, le leader mal-aimé réussit à faire élire son poulain, un dissident, malgré la campagne de presse qui les cible. Cela justifie-t-il l'ironie des media militants amers, autrefois insolents, mais désormais exemplaires d'objectivité ?


De la polémique aux faits ?


Dans l'Hérault - "A Béziers, dans une circonscription traditionnellement ancrée à droite - la ville est dirigée par le sénateur UMP Raymond Couderc -, le candidat de l'UMP a pris une nette revanche sur la socialiste Dolorès Roqué, qui l'avait battu de dix voix seulement le 17 juin dernier, lors d'une triangulaire avec le Front national.
Proche de Jean-François Copé, Elie Aboud l'a emporté avec 61,91% des suffrages, contre 38,09% à son adversaire, qui avait reçu dans la semaine le soutien sur place du ministre de l'Intérieur Manuel Valls.
Le vainqueur a voulu voir dans ce résultat "un sondage grandeur nature" reflétant le climat national. Selon lui, "c'est presque un carton rouge envoyé à Paris et au couple exécutif Hollande-Ayrault".
Avec 5.000 voix de plus qu'au 1er tour pour une participation quasi identique (41,6% seulement), Elie Aboud semble avoir bénéficié de bons reports de voix qui s'étaient portées au 1er tour sur la candidate du FN, éliminée le dimanche précédent avec 23,37% des voix. Le 9 décembre, la droite et l'extrême droite avaient totalisé 66,6% des voix.
M. Aboud avait obtenu 42,61% des voix au 1er tour contre 27,73% à la députée sortante."


On l'a dit, mais l'A*P y revient avec insistance, la circonscription de Béziers est "ancrée à droite". A la vérité, le député sortant est pourtant Dolorès Roqué (PS), invalidée le 24 octobre 2012 par le Conseil constitutionnel, dans un département totalement acquis à la gauche, avec jusqu'ici 8 élus socialistes sur 9, le PS ayant réservé un siège à son protégé, Jean-Louis Roumégas, d'Europe Ecologie-les Verts, allié pourtant infidèle au Sénat. Le Conseil général  est de surcroît totalement aux mains de la gauche et l'UMP n'y a aucun vice-président, ni aucun conseiller général délégué. C'est dire si, dans l'Hérault, Elie Aboud est un phénomène. C'est donc avec un parti-pris inouï  coutumier que l'A*P fournit  aux media un angle d'attaque discutable, estimant que "le vainqueur 'a voulu voir' dans ce résultat "un sondage grandeur nature" reflétant le climat national." Dans les circonstances et le milieu indiqués, il n'y a que la gauche pour le contester.

61,91% des suffrages qui se portent sur Elie Aboud, c'est donc une indiscutable victoire pour ce proche de Jean-François Copé, comme pour le leader. C'est aussi un échec cuisant pour la sortante, dont, charitablement, l'A*P ne rappelle pas qu'elle a "ravi" le siège à 10 voix près en juin dernier. "Comment sauver la candidate PS Dolorès Roqué ?", titrait France 3, chaîne engagée du service public, inquiet de l'avenir de sa candidate. Un membre du gouvernement avait même fait le déplacement pour soutenir la sexagénaire, mais l'A*P, qui sélectionne les informations, ne cite pas le passage de Manuel Valls. Sans conflit d'intérêts...


"Dans les Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian, qui avait frôlé sa réélection dès le 1er tour (49,82%), obtient 60,03% des voix, dix points de plus qu'au mois de juin. "Nous atteignons des records absolus dans chacune des quatre villes" de la circonscription, s'est-il félicité, en dépit d'une abstention massive (près de 64%).
M. Devedjian affrontait de nouveau le chevènementiste Julien Landfried (32,52%), soutenu par le PS et battu de 191 voix seulement le 17 juin. La candidate du Front de gauche Pascale Le Néouannic (7% des voix), n'avait pas donné de consigne de vote, invitant juste ses électeurs à remplir leur "devoir citoyen"."

Encore un score remarquable dans lequel l'A*P ne " veut voir" "un sondage grandeur nature" reflétant le climat national," puisqu'elle souligne "une abstention massive", sans toutefois condamner l'électorat socialiste...
L'agence de presse qui voulait occulter les dix voix qui ont fait la différence en juin à Béziers souligne que le "chevènementiste" (32,52%), "soutenu par le PS" fut battu de "191 voix seulement." Il est des précisions qui s'imposent, parfois.
Et puis nous n'avons pas résisté à l'envie de montrer la photo choisie entre toutes par Le Point, ci-contre à droite... Nous leur proposons la seconde à gauche...

"Dans le Val-de-Marne ne restaient en lice que deux candidats de droite, ceux de gauche ayant été éliminés au 1er tour le 9 décembre.
Vainqueur avec 57% le 17 juin, sous l'étiquette UMP, Henri Plagnol a été battu, ne recueillant que 46,6% des voix contre 53,4% à M. Berrios, son ex-premier adjoint à la mairie de Saint-Maur-des-Fossés avec lequel il était entrée [orthographe d'origine] en conflit ouvert.
Au premier tour dimanche dernier, cet ex-secrétaire d'Etat sous Jacques Chirac (2002-2004), n'avait devancé que de 700 voix M. Berrios, qui n'était pas candidat en juin.
Ce sont d'abord ses administrés de Saint-Maur qui l'ont sanctionné. M. Plagnol y a obtenu moins de 42% des suffrages."

Pour l'A*P, Berrios n'a pas de prénom ! PaSiDupes leur précise que c'est le très écolo "Sylvain"... Pour eux encore, Henri Plagnol, le candidat soutenu par Jean-Louis Borloo (UDI) venu dans le Val-de-Marne en compagnie des UMP Valérie Pécresse et Bruno Le Maire pour soutenir son candidat, serait celui qui qui "était entré en conflit ouvert" avec Sylvain Berrios, responsable local de l'UMP. Un nouveau parti-pris qui recèle une préférence politicienne pour le rebelle à l'ancien secrétaire d'Etat de J.-P. Raffarin, le maire sortant, présenté comme celui qui était entré en conflit avec le premier, et dont il fut encore le colistier aux municipales, avant d'entrer en dissidence en octobre 2011. 
Enfin, bien que très très élevée, l'abstention (76,78%) n'est pas même mentionnée par l'A*P.


"Son rival [celui de Copé] pour la conquête du parti, François Fillon (UMP), a vu dans les résultats un acte de "défiance à l'égard d'une majorité sans cap et sans leadership".

L'A*P ne l'aurait pas dit aussi bien...

vendredi 14 décembre 2012

Législatives partielles: l'UMP domine la gauche aux trois scrutins

La tourmente réussit mieux à l'UMP qu'à la gauche

L'UMP en force, le PS sanctionné

La droite républicaine résiste bien, malgré un contexte de divisions internes, tandis que la gauche de gouvernement déçoit au pouvoir face à la crise avec 64% de Français mécontents de Hollande (sondage OpinionWay).

Hauts-de-Seine: l'UMP , à un cheveu de
 la majorité absolue
Patrick Devedjian (UMP) s'impose de la tête et des épaules au soir du premier tour de l'élection législative partielle sur la 13e circonscription des Hauts-de-Seine (Antony, Bourg-la-Reine, Châtenay-Malabry et Sceaux). Avec 49,8 % des suffrages exprimés, le président UMP du Conseil général des Hauts-de-Seine devance largement son challenger chevènementiste, soutenu par la coalition PS et EELV, Julien Landfried, qui n'a recueilli que 32,52 % des voix. 
"Nous avons eu un premier tour excellent, au-delà de ce que j'espérais, mais ne faisons pas de triomphalisme", a déclaré Patrick Devedjian. "Notre électorat était excédé par les querelles de parti mais pas démobilisé parce que la politique gouvernementale, c'est ce qui dirige les choix, a-t-il analysé. C'est un message pour le gouvernement dont la politique est illisible".

A 20 h 30, les premiers résultats sur la seule ville d'Antony annonçaient déjà une belle performance pour le député UMP sortant qui a recueilli 52% des suffrages dans la commune dont il a longtemps été le maire. Son challenger MRC, Julien Landfried, a obtenu 33%, suivi, loin derrière, par le candidat du Front de gauche (7%) puis celui du FN (4,70%).
En juin dernier, Patrick Devedjian ne l'avait emporté qu'avec 200 voix d'avance sur Julien Landfried. Le Conseil constitutionnel a annulé le scrutin car son suppléant était aussi celui d'un sénateur, ce qui est interdit.

Pas de triangulaire à Béziers

Dans l'Hérault, bastion socialiste, une autre élection législative partielle mettait aux prises sept candidats. Les électeurs de la 6e circonscription ont propulsé en tête du scrutin le candidat de l'UMP, Elie Aboud, qui a recueilli 42,61% des suffrages exprimés. Avec ses 15 021 voix, il devance largement la candidate du PS, Dolorès Roqué, qui a rassemblé sur son nom 27,73% des suffrages (9776 voix).
Cette législative partielle a été marquée par un taux d'abstention de 58,46%, supérieur de près de 20 points à celui enregistré au premier tour de juin dernier. Elie Aboud progresse de neuf points, tandis que sa rivale socialiste régresse d'un peu plus d'un point.

Cette fois, l'avance du candidat de l'UMP est nette. En juin, ce médecin, fils de libanais chrétiens âgé de 53 ans, n'avait été battu que de ...10 voix par une syndicaliste de  60 ans, Dolorès Roqué (PS), au second tour de cette élection invalidée par le Conseil constitutionnel.

C'est un donc un duel UMP - PS qui se jouera dimanche prochain, lors du second tour. Avec 23,37% des suffrages (8240 voix), la candidate du Front National (FN) est exclue du jeu, faute d'avoir obtenu 12,5% des inscrits.
La défaite est cuisante pour la candidate du FN qui avait réussi en juin à s'inviter au second tour. Elle espérait ce dimanche devancer l'UMP Elie Aboud en profitant des querelles internes à la droite. 
De son côté, Marine Le Pen, la patronne du FN, voyait en cette élection à Béziers l'occasion de prendre sa revanche contre la décision du Conseil constitutionnel qui a refusé d'organiser un nouveau scrutin à Hénin-Beaumont  dans le Pas-de-Calais, département socialiste sinistré par les affaires: la gestion financière calamiteuse de Hénin-Beaumont par le maire PS, Gérard Dalongeville, suspendu de ses fonctions par arrêté ministériel en 2009 ou le financement occulte du Parti socialiste dans le Pas-de-Calais et les emplois fictifs par Jean-Pierre Kucheida, exclu du PS et placé avec sa fille en garde à vue en octobre 2012.

Duel à droite dans le Val-de-Marne 

C’est à un duel entre deux candidats de droite que l’on assistera dimanche prochain dans la 1ère circonscription du Val-de-Marne (Bonneuil, Champigny-ouest, Créteil-nord, Saint-Maur), un département présidé par le sénateur communiste Christian Favier. 
Au soir de ce premier tour, le candidat sortant Henri Plagnol (député sortant UDI investi par l'UMP )51 ans, ancien secrétaire d'État de J. Chirac, chargé de la Réforme de l’État dans le gouvernement Raffarin, par ailleurs maire de Saint-Maur (où il fait face à la fronde de sa majorité municipale), est arrivé en tête avec 26,20 % des voix. 
Il affrontera lors du second tour son deuxième adjoint, l’UMP (non investi)  Sylvain Berrios dont le score atteint les 23,39 %. Le candidat du PS, Akli Mellouli est éliminé dès ce premier tour.
En juin dernier, Henri Plagnol l'avait largement emporté sur son challenger PS, Akli Mellouli, et sept autres candidats. Son élection a été invalidée pour la même raison que celle de Patrick Devedjian : son suppléant était aussi celui d'un sénateur.

Le Monde : "
revers pour le PS au profit de la droite"


A l'UMP,
Jean-François Copé et François Fillon se sont tous deux réjouis de ces résultats "encourageants". Pour le premier, le score d'Elie Aboud "montre à la fois son remarquable ancrage local mais aussi la forte mobilisation de l'électorat de l'UMP".

Selon l'ancien premier ministre, les pourcentages recueillis d'Elie Aboud et de Patrick Devedjian "sont clairement un avertissement au gouvernement de Jean-Marc Ayrault".

mardi 11 décembre 2012

Hollande et Valls exercent des pressions sur la justice

Hollande et Valls écrivent au juge du procès des biographes de Trierweiler

Les avocats de la défense s'insurgent


La sangsue
François Hollande et Manuel Valls ont chacun écrit une lettre manuscrite au tribunal de grande instance de Paris pour apporter leur soutien à Valérie Trierweiler dans son assignation des journalistes auteurs de sa biographie intitulée "La Frondeuse". 

C'est ce qu'a révélé  RTL lundi, le jour où se tenait le procès au TGI de Paris
Lien PaSiDupes - " Trierweiler s'ingère sans aucune légitimité dans la vie politique: comme sa rivale Royal, elle aimerait vivre de ses dommages et intérêts"

Atteintes aux libertés de la presse et d'expression

Par lettre,
 François Hollande écrit de sa main: "Je tiens à dénoncer comme pure affabulation les passages du livre La Frondeuse (p. 46 et 47) concernant une prétendue lettre jamais écrite et donc jamais parvenue à son prétendu destinataire. L'invention ne peut être un procédé dans un essai politique sauf à être présenté comme un roman", juge le président de la République par lettre manuscrite sans en-tête de la présidence. Et sans destinataire, ni formule de politesse ?

Pour Me Olivier Pardo, avocat des journalistes traînés en justice,
"la séparation des pouvoirs a été violée" avec l'envoi de cette lettre au tribunal. " Le président de la République est garant de l'indépendance de la magistrature. C'est absolument incroyable !" 


Dans une seconde lettre, cette fois comportant l'en-tête du ministère de l'Intérieur, Manuel Valls confirme avoir reçu en juin dernier l'un des auteurs, Christophe Jakubyszyn, dans le cadre de la rédaction de son ouvrage "qui devait selon l'auteur lui être favorable". "Les propos qui me sont prêtés, dans ce livre, sont souvent approximatifs, partiels et sortis de leur contexte", se défend  dans cette lettre le ministre de l'Intérieur, ajoutant que certains propos cités dans six pages lui "sont attribués, alors même qu'(il) ne les (aurait) pas tenus", selon lui.

Atteintes aux libertés de la presse et d'expression

Me Olivier Pardo, avocat des journalistes traînés en justice, souligne en outre que "la séparation des pouvoirs a été violée" avec l'envoi de cette lettre au tribunal. "Le président de la République est garant de l'indépendance de la magistrature. C'est absolument incroyable ! " 
Mais l'explication pourrait venir de
la première concubine de
 François Hollande qui dénonce l'emprise de Valérie Trierweiler sur le président, sans légitimité aucune.
Lien PaSiDupes - 
Royal Charentes-Poitou se plaint de l'usurpatrice élyséenne à Hollande : l'amère Royal se plaint de "pressions" de V. Trierweiler sur le président Hollande "

Selon un
 expert en sémantique, proche anonyme du concubin présidentiel de la plaignante, le Chef de l'Etat aurait voulu apporter "un témoignage" discret et non pas exercer une " pression" publique. Cela allait donc mieux de soi en le précisant...

Le Syndicat de la magistrature dénonce "un problème d'éthique politique"

Ces deux lettres posent "un problème d'éthique politique", une ironie de la part du président qui a fait signer une charte de déontologie à ses ministres. Lien PaSiDupes

Proche du pouvoir, le Syndicat de la magistrature considère qu'une intervention de l'exécutif sur papier à en-tête ne constituent pas une atteinte à la séparation des pouvoirs. "Ni la loi, ni la Constitution n'interdisent au président de la République ou à un membre du gouvernement d'attester ou de témoigner dans un procès", mais les deux courriers posent un problème différent, a toutefois estimé le président du syndicat, Matthieu Bonduelle.


Le syndicaliste Matthieu Bonduelle dicte ses instructions au juge

"François Hollande a fait une attestation, mais le président du tribunal de Grande instance ne peut pas le convoquer pour venir témoigner au procès s'il veut l'entendre", c'est interdit par l'article 67 de la Constitution, a précisé le syndicaliste. "Cette démarche pose problème au regard du statut" du chef de l'Etat, d'après lui. Outre le statut d'une concubine à l'Elysée, qui plus est partie civile.

Il gronde Manuel VallsIl exprime son sentiment personnel avec empathie: "il a utilisé un papier à en-tête" de son ministère et "ce n'est pas correct, c'est un mélange des genres", a-t-il considéré. "Il donne un poids institutionnel à un courrier dans lequel il dit des choses à titre personnel", accuse-t-il toutefois, au nom du syndicat qui rassemble les "juges rouges." 
Une modération qui interpellent, sachant que le SM mêle rejet de la "bourgeoisie" et lutte des classes.

Valérie Trierweiler estime ses états d'âme à 80 000 euros de dommages et intérêts

Le  président et
sa garde rapprochée
Les auteurs de La Frondeuse, une biographie de Valérie Trierweiler, étaient lundi au Tribunal de Grande Instance de Paris pour "diffamation et atteinte à la vie privée" de la maîtresse de François Hollande. 
Les débats n'ont pas abordé le fond du dossier. La séance a été consacrée à la recherche des "moyens de nullité", portant notamment sur les délais de citation, ont été soulevés par la défense, qui a demandé l'annulation de l'assignation des auteurs et éditeur du livre. Une décision sur ces points de procédure a été fixée lundi au 28 janvier. 

Valérie Trierweiler réclame 80 000 euros de dommages et intérêts et 5 000 euros de frais de justice aux journalistes, Christophe Jakubyszyn, en charge du service politique de TF1-LCI, et Alix Bouilhaguet, grand reporter au service politique de France 2, et à leur éditeur Yves Derai (Editions du Moment). 
Elle demande également devant la 17e chambre civile 70 000 euros de dommages et intérêts au magazine Point de Vue, qui avait publié début octobre un entretien avec les auteurs de la biographie.

L'ouvrage est un succès de librairie, selon l'éditeur qui a vendu "autour de 20 000 exemplaires". 
L'ouvrage révèle en outre que François Hollande aurait fait une tentative d'approche du camp Balladur en 1995, par l'entremise de Patrick Devedjian après le refus de Jacques Delors de se présenter à l'élection présidentielle. 

Les auteurs y évoquent d'ailleurs 
une relation intime qu'auraient eue dans le passé la journaliste de Paris Match, Valérie Trierweiler, et Patrick Devedjian, le président UMP du conseil général des Hauts-de-Seine.

A noter que, quand Mediapart n'a rien à dire de ce procès,  
Libération appelle Bruno Le Roux à la rescousse pour estimer benoîtement que "c'était le citoyen François Hollande, sur une lettre privée à en-tête privée du président de la République." C'est clair, non ?


Bernard Accoyer à l'Assemblée nationale le 6 mars 2012.
Pas pour Bernard Accoyer qui écrit ce mardi que le témoignage du président Hollande est "un vrai problème". "C’est surtout le contraire de ce qu’il a toujours dit, qu’il mettrait la plus grande distance, un mur entre lui et l’institution judiciaire", a souligné le précédent président de l'Assemblée national, sur Radio Classique-Public Sénat. Le député UMP de Haute-Savoie a ajouté qu’il s’agit "d’un reniement supplémentaire avec des interventions, une personnelle, une du ministre de l’Intérieur sur papier à en-tête". "Comme distance, comme mur, on fait mieux !", a-t-il ironisé.