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mercredi 28 août 2019

Immigration : Guillaume Larrivé (LR) propose un "nouveau code de la nationalité"

Guillaume Larrivé a plaidé pour la suppression du "droit du sol" en France

Secrétaire national chargé de l'immigration en juin 2015, l'actuel secrétaire général LR délégué au projet a fait des propositions sur la question de l'immigration.

Résultat de recherche d'images pour "migrants mineurs isolés"A un mois et demi du scrutin qui doit désigner le nouveau leader du parti. En campagne pour le poste de président des Républicains, Guillaume Larrivé a plaidé pour la suppression du "droit du sol" en France et en faveur d'un "nouveau code de la nationalité" visant à limiter l'immigration. "Pour reprendre le contrôle" sur le volet de l'immigration, "la France doit adopter un nouveau code de la nationalité", a déclaré le député de l'Yonne, à l'antenne d'Europe 1.

Ancien conseiller pour les affaires juridiques et institutionnelles à l'Elysée (2011-2012), il a dit redouter une "immigration de remplacement en France et en Europe".
"On assiste à une poussée démographique du continent africain au moment même où la démographie en Europe est elle-même plutôt en diminution," a-t-il prévenu. 

"Quand la session parlementaire sera ouverte, je proposerai une loi pour supprimer le droit du sol", a-t-il poursuivi. "Je ne veux pas d'automaticité d'acquisition de nationalité liée seulement à la naissance en France et au séjour", a-t-il ajouté.
Pour ce maître des requêtes au Conseil d'Etat, depuis 2005, ce système doit être remplacé par "un système en fonction de critères objectifs dont le respect de nos lois, maîtriser la langue française, respecter l'assimilation, c'est-à-dire, être un Français parmi les Français". 

Guillaume Larrivé souhaite que cette position devienne celle des LR.
Le parti LR doit choisir son nouveau président le 12 octobre entre Guillaume Larrivé, le député du Vaucluse Julien Aubert, et le chef de file des députés LR Christian Jacob, donné favori et soutenu par de nombreux cadres.

Diplômé de l'IEP, de l'ESSEC et de l'ENA, ce jeune quadra est élu territorial de l'Yonne et de la région Bourgogne. Or, dans son département, le nombre des mineurs migrants isolés est en hausse à la fin août 2018, il y a un an, 189 jeunes isolés étaient déjà pris en charge. Car c'est la loi: les départements sont tenus de mettre à l’abri tous les jeunes se présentant comme mineurs jusqu’à leur évaluation. Ils doivent ensuite prendre en charge ceux reconnus comme mineurs non accompagnés (MNA), autrement dit isolés. Ces jeunes mineurs supposés sont alors hébergés, selon leur degré d’autonomie, dans des maisons d’enfants à caractère social (MECS) ou dans des appartements partagés, dans le cadre d'un projet éducatif personnalisé.

En 2017, le nombre de mineurs migrants confiés aux départements français a augmenté de 85 % pour dépasser 25.000 mineurs pris en charge contre 4.000 en 2010. Et, en juillet, l'Etat a débloqué une aide exceptionnelle de 96 millions d’euros pour les départements qui avaient accueilli plus de jeunes en 2017 qu’en 2016. Ainsi, les Bouches-du-Rhône, qui ont accueilli 263 jeunes supplémentaires en 2017, doivent ainsi toucher 3,1 millions d’euros, soit 12.000 euros par jeune supplémentaireUne centaine de mineurs étrangers, pris en charge par le département des Bouches-du-Rhône, sont logés depuis plusieurs mois dans des hôtels bon marché, faute de place en foyer. Censée être provisoire, cette solution s’installe, alors qu’un Malien de 15 ans a tenté début août de se suicider en sautant du 4e étage de son hôtel à Marseille.

Dans l'Yonne
la proximité de Paris aidant, les mineurs isolés ou mineurs non accompagnés se déclarent en nombre : 677 en 2017 et 592 fin août 2018. Avec un rythme soutenu d'une centaine de déclarations par mois en début d'année, ils arrivent en train ou en bus Macron : certaines mairie , telle celle de La Breil-sur-Roya dans le Mercantour (Alpes-Maritimes), à la frontière franco-italienne, offre des billets de transports.

50 % des mineurs qui se déclarent mineurs, obtiennent la reconnaissance de minorité dans l'Yonne. Etrangement, ce pourcentage correspond à la moyenne nationale... Que deviennent ceux qui ne sont pas reconnus ? Ils peuvent faire un recours contre la décision administrative et sont considérés comme majeurs : dès lors ils ressortissent du droit commun des migrants majeurs et peuvent demander un statut de réfugié, par exemple.

Les 50 % dont la minorité déclarée est reconnue sont pourtant trop souvent des cas douteux.
Ils sont inscrits sur la plateforme nationale gérée par la cellule nationale d'orientation qui dépend du ministère de la Justice. C'est lui qui répartit sur tout le territoire national, de manière théoriquement équitable, les jeunes migrants mineurs isolés, pris en charge jusqu'à leur majorité.
Mais, on le sait, un nombre grandissant de ces mineurs est constitué de fraudeurs. En un an, le nombre de migrants mineurs isolés a triplé dans l'Yonne, un phénomène qui a conduit le préfet du département à tirer le signal d'alarme, puisque "60% d'entre eux" sont en réalité majeurs: la Bourgogne, nouvel Eldorado de passeurs? Parmi eux se dissimulent des jeunes majeurs qui tentent de profiter du système. Alors, il arrive que soit organisée une vaste opération médiatisée de contrôles renforcés sur la ligne Paris-Auxerre. 

Des associations et collectifs briefent le clandestins fraudeurs.
"Les individus se présentent à votre service et déclarent verbalement être mineurs et vouloir être pris en charge", explique à Europe 1 Thibault Rebourg, commissaire de Sens, premier arrêt sur la ligne Paris-Auxerre: ils sont orientés par des militants qui les forment à la fraude. "Le conseil départemental a mis en place un dispositif d'accueil performant, remarquable, le bouche-à-oreille fonctionne et ils choisissent Sens ou Auxerre pour essayer d'en profiter", précise-t-il. L'an dernier, une quinzaine de mineurs isolés sont arrivés à Sens, ils sont déjà 70 cette année.


Trois fois plus de mineurs isolés à Auxerre qu'en 2017. Parmi eux, une majorité de fraudeurs. "On s'aperçoit lorsqu'on contrôle ces mineurs, qu'on leur fait passer un certain nombres de tests que 60% d'entre eux ne sont pas mineurs et qu'ils cherchent à abuser des procédures d’hébergement" explique Patrice Latront, préfet de l'Yonne. "Pour l'instant je n'ai pas de preuves de filières, mais quand on voit le triplement de mineurs non accompagnés prétendus, on se dit qu'il y a quelque chose".

L'autorisation des tests osseux produit ses effets

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Les actions des activistes d'extrême gauche sont contre-productives
Les associations réclamaient son interdiction, mais, le 21 mars 2019, le Conseil constitutionnel a validé l'utilisation des tests osseux pour évaluer l'âge des jeunes migrants. Il aura fallu des années pour que l'Etat qui défendait son usage obtienne sa légalisation. Le Conseil constitutionnel a donc enfin déclaré constitutionnelle l'utilisation des tests osseux pour lutter contre le mensonge organisé par les militants radicaux souhaitant être reconnus comme mineurs. Les Sages de la rue de Montpensier ont jugé ces tests suffisamment fiables, en dépit de la marge d'erreur et de la base de référence construite sur des enfants nord-américains de classes aisées entre 1935 et 1941, en attendant que la méthode soit affinée sur la base de nouvelles données acquises sur les populations migrant actuellement en Europe. Au grand dam des associations "vertueuses" d'aide aux migrants à qui la charge sociale imposée aux contribuables importe peu. 

54.000 jeunes non accompagnés ont demandé la reconnaissance de leur minorité l'année dernière. L'enjeu est donc de taille pour les budgets départementaux. Si les services reconnaissent qu'ils ont moins de 18 ans, ils sont pris en charge jusqu'à leur majorité par l'Aide sociale à l'enfance (ASE) du département où ils enregistrent leur demande. A l'inverse, s'ils sont jugés majeurs, ils doivent en passer par une demande de titre de séjour ou vivre comme clandestin expulsable à tout moment sur le territoire français. Or, selon le ministère de l'Intérieur, seuls 17.000 des 54.000 prétendants ont été reconnus mineurs l'année dernière au terme d'une radio de la main et du poignet.
Lorsqu'ils arrivent en France, les jeunes clandestins sont orientés par les activistes  vers le premier guichet qui peut décider de les confier directement à l'ASE. Mais dans la majorité des cas, ils doivent entamer une démarche devant un juge pour enfants qui se fonde sur trois éléments pour prendre sa décision : le récit que lui fait de son parcours migratoire le jeune sans papiers, l'examen de ses documents d'identité mentionnant sa date de naissance par le bureau de la fraude documentaire et les fameux tests osseux. 

Contesté par les militants d'extrême gauche, un fichier national en cours de création.
En janvier, le gouvernement a dû publier un décret créant un fichier national pour limiter la possibilité pour les jeunes étrangers de lancer une procédure dans un nouveau département après avoir essuyé un premier refus. Jusqu'alors en effet, les départements ne disposait d'aucune information sur les tentatives successives des fraudeurs auprès de l'administration décentralisée et cloisonnée. Plusieurs d'entre eux étaient justifiés à dénoncer une forme de "nomadisme" jusqu'à épuisement des possibilités. 
Déjà, expérimenté dans plusieurs départements, ce fichier biométrique devait être généralisé en avril. Très controversé, il fait lui aussi l'objet de deux recours, devant le Conseil d'État et devant le Conseil constitutionnel. les associations dites d'aide aux migrants craignent une entrave à leurs agissements. Elles avancent que cette prise d'empreintes pourrait être utilisée pour expulser les jeunes illégaux avant même que le juge ait pu statuer sur leur âge, bien que ce soit, en tout état de cause, sur la base de rapports d'experts, notamment médicaux...

Quand la bataille juridique est de bonne foi, elle implique en revanche, l'Etat et les départements. Le bras-de-fer est alors financier, car l'Aide sociale à l'enfance dépend d'eux. Or, plusieurs présidents de ces collectivités territoriales protestent depuis plusieurs années contre cette charge croissante et réclament que l'Etat contribue davantage à la protection des mineurs étrangers. Selon l'Association des départements de France, le coût serait assumé à hauteur de deux milliards d'euros par ses adhérents et à seulement 141 millions d'euros (en 2019) par l'Etat...

Les humanistes de l'humanitaire n'hésitent pas à confondre la cause des enfants et celle des grands adolescents. 
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Sont-ils les enfants mineurs - démunis et exposés - qu'ils prétendent ?
Ils tiennent à soulever la question morale du regard que la société porte sur ces jeunes migrants. En droit, ils relèvent du droit commun de la protection de l'enfance et de la jeunesse et doivent être pris en charge sans conditions de nationalité, ni de titre de séjour. Mais les faits de fraude massive créent des exigences de contrôle de plus en plus fortes. 
C'est dans cette ambiguïté et dans la crainte permanente de "l'appel d'air" mais aussi d'une exploitation injuste et grandissante des contribuables français au pouvoir d'achat stagnant que s'imposait la décision du Conseil constitutionnel de ce 21 mars. 


jeudi 14 mars 2019

La Syrie incapable d'élever les enfants de djihadistes étrangers nés sur son sol, selon des pétitionnaires français

Des radicalisés lancent une pétition pour "rapatrier" les enfants des islamistes

Un collectif d'individus sans légitimité,
artistes, 
magistrats, journalistes ou avocats, associés à des élus, vient de lancer une pétition pour demander le "rapatriement" des enfants des djihadistes français 

Ils ont choisi de combattre l'Occident au côté de l’Etat islamique (EI) ou bénéficient du droit du sol en Irak ou en Syrie.
Les enfants du djihadiste français Jean-Michel Clain, abattu par un raid aérien de la coalition en février,
photographiés avec leur mère, abandonnés par l’État islamique en Syrie. 

"Un collectif d’acteurs de la société civile' s'est laissé pousser sur le devant de la scène par les initiateurs de cette pétition, les avocats pénalistes Marie Dosé- Lévy et Henri Leclerc, tous deux fortement marqués à gauche, 
Marie Dosé-Lévy, antisioniste, en conflit d'intérêts, comme avocate de plusieurs femmes ayant collaboré à Daesh, et qui s'est faite connaître avec le procès de Denis Baupin, mari d'Emmanuelle Cosse, pour agression sexuelle sur quatre femmes (classé sans suite, pour prescription), et la loi anti-casseurs, 
et Henri Leclerc, 84 ans, proche de la socialiste Martine Aubry, ancien président de la Ligue française pour la défense des droits de l'homme (soutien de membres des "brigades rouges", organisation terroriste d'extrême gauche italienne, auteure de nombreux attentats et assassinats), défenseur des immigrés, soutien de l'artiste Bertrand Cantat, assassin de la comédienne Marie Trintignant, et beau-frère de l'écologiste radicale Cécile Duflot, et conseil de l’ex-boxeur Christophe Dettinger, accusé de violences volontaires sur des gendarmes lors d'une mobilisation de Gilets jaunes,  
la pétition réclamant le retour des enfants des djihadistes partis combattre en Irak et en Syrie.

Elle compte une vingtaine de signatures de noms connus, dont : 
Benoît Hamon, chômeur à la tête de la coquille vide Génération.s, le député Dominique Potier, Georges Fenech (LR né en Tunisie) ou Daniel Cohn-Bendit, prosélyte pédophile (son livre Le Grand Bazar, évoque ses activités d’aide-éducateur au jardin d’enfants autogéré de Francfort.)
mais aussi des magistrats et des journalistes tels que les magistrats honoraires Josiane Bigot, Présidente de l'association Themis (qui vise à sensibiliser les enfants à leurs droits), ainsi que présidente de l'association Oberholz, qui accueille et héberge des jeunes relevant de l'Aide Sociale à l'Enfance (ASE) et de la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ), et Jean-Pierre Rosenczveig, président du tribunal pour enfants de Bobigny et auteur, en qualité de conseiller au cabinet de la secrétaire d'Etat à la famille Georgina Dufoix, d'un rapport proposant la reconnaissance officielle par les DDASS de lieux de vie, tel Coral, accusé de pratiques pédophiles (impliquant notamment l'écrivain Gabriel Matzneff, prosélytisme pédophile, Dominique Attias, avocate née à Tunis, ou le trotskiste révolutionnaire et pro-palestinien Edwy Plenel,

ainsi que des artistes et autres membres du show-business spécialistes des pétitions comme le trotskiste Romain Goupil, soutien de ...Macron, Elie Chouraqui, issu d’une famille juive algérienne, Anny Duperey, marraine auprès de l'association SOS Villages d'enfants depuis 1993, Valeria Bruni Tedeschi, comédienne, Philippe Caubère, comédien, Philippe Torreton, marié à la journaliste Elsa Boublil (née d’un père tunisien et d’une mère hollandaise, violée d'abord par le rabbin qui l'initiait au Talmud, puis entre sept et douze ans par son professeur de clarinette), avec qui il a deux autres enfants, Jeanne et Simon, ou Ariane Mnouchkine, 80 ans, dont les grands-parents paternels, sont d'origine juive russe et déportés depuis le camp de Drancy, signataire avec 150 intellectuels d'un texte qui appelait à voter pour Ségolène Royal en 2007 et militante contre l'occupation du Tibet par les Chinois.

Depuis que les troupes de la coalition arabo-kurde ont entrepris de déloger les 
 djihadistes de Daesh du dernier bastion islamiste qu’ils occupent dans l’est de la Syrie, la plupart des femmes et les enfants des combattants islamistes ont pris la fuite ou se sont rendus aux coalisés. 


Le collectif demande à l’Etat français "de tout faire" pour rapatrier la centaine d’enfants français détenus au Kurdistan syrien sous contrôle de l'état souverain de Syrie qui lui refuse l'autonomie.
Les instigateurs de la pétition soutiennent la thèse que ces enfants "dont plus des deux tiers ont moins de six ans" sont "victimes du choix des adultes" qui ont décidé de trahir la France pour combattre dans les rangs djihadistes de Daesh.
La France est le pays le plus touché par les attentats djihadistes commis en Europe et aux Etats-Unis depuis la proclamation du 'califat' de l'Etat islamique, le 29 juin 2014, selon une étude internationale publiée en juin 2017. 258 personnes ont perdu la vie été assassinées  dans treize attentats islamistes en France entre mars 2012 et décembre 2018.
Des bombes à retardement, en toute hypothèse

Les pétitionnaires n'envisagent pas qu'en grandissant ces enfants puissent vouloir venger leurs parents tués. "Ces enfants ne deviendront des bombes à retardement que si la France persiste à refuser leurs rapatriements : en Syrie, Daesh et les groupuscules terroristes n’attendent qu’une chose, les récupérer, argument-ils, alors que ces groupuscules sont en voie d'éradication,  pour mieux les former à devenir des enfants soldats et à haïr les valeurs que nous portons", raconte le site qui héberge la pétition rédigée par Henri Leclerc et Marie Dosé.

Ces épouses des djihadistes et leurs enfants attendent la fouille
par la coalition arabe-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS)
 à proximité de Baghouz, le 27 février


Les Français, contre le retour des enfants d'islamistes tués en djihad 

Les pétitionnaires jugent que "nos institutions sont prêtes à les accueillir, 
qu’il s’agisse de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE), des pédopsychiatres, des éducateurs, et des familles d’accueil spécialement formées à cet effet", mais en sous-effectif chronique, selon les mêmes, en fonction des causes.

Résultat de recherche d'images pour "marc georges libraire"
On notera que certains pétitionnaires ne s'identifient pas clairement (et peuvent généreusement signer plusieurs fois ?): ainsi derrière le signataire "Marc Georges", libraire (indépendant), ci-contre, se cache Georges-Marc Habib, gérant de la librairie L’Atelier depuis 1993 dans dans le 20e arrondissement de Paris et directeur de la revue 'Page des libraires'.

Le 14 mars, plus de 3.800 personnes avaient ainsi répondu à l’appel du collectif en signant la pétition pour le retour des enfants des islamistes tués en "guerre sainte" et armée.

Une très large majorité de Français se déclare contre leur accueil
Le pouvoir ne s’est pour l’instant pas prononcé clairement sur la question du retour des djihadistes français et de leurs enfants, déclarant qu’il jugerait au cas par cas, .
Une étude Odoxa-Dentsu Consulting est en revanche très explicite.
Réalisée pour le compte du Figaro et de Franceinfo fin février, elle souligne en effet que 82 % des sondés sont favorables à ce que les djihadistes français soient jugés en Syrie. 67 % des sondés souhaitent également que les enfants des terroristes restent en Irak et en Syrie.

mercredi 14 septembre 2016

Primaire: le candidat Juppé s'en prend au monde politique entier

Alain Juppé entend défendre son "identité heureuse" ridiculisée par Nicolas Sarkozy

A Strasbourg, Alain Juppé a tenté de se défaire de l'image de candidat naïf et angélique qu'il s'est collée avec sa notion d'"identité heureuse"

Alain Juppé, lors de son meeting de campagne à Strasbourg, a assumé une nouvelle fois le concept d’identité heureuse.
Une reprise de la thématique de la "société du care" de la socialiste Martine Aubry, qui, le 2 avril 2010, était la première secrétaire du PS et lança pour le site trotskiste Mediapart un appel "à une société du bien-être et du respect, qui prend soin de chacun et prépare l'avenir" et fustigeant "le matérialisme et le tout-avoir".

Premier déclaré et donc encore favori de la primaire à droite et au centre pour la présidentielle, le "bonze de Bordeaux" a même décidé de couler ce concept dans le marbre, en en faisant un des axes majeurs de sa campagne, avec l’éducation ou l’économie. Or, depuis qu’il a employé cette expression dans un de ses nombreux livres de campagne, en septembre... 2014, il s’est retrouvé le plus souvent sur la défensive face aux critiques des sarkozystes.
Dans un premier temps très populaire en 1997, il est touché, un mois après son entrée en fonction, par l'affaire de son appartement et de celui de son fils Laurent. Selon le baromètre TNS Sofres pour Le Figaro Magazine, sa cote d'avenir passa de 63 % en juin et juillet à 57 % en août, puis descendit à 40 % en octobre et à 37 % en novembre. Sa défense apparaissait alors rigide, symbolisée par son  expression du 6 juillet 1995: "je suis droit dans mes bottes et je crois en la France".
Cette impopularité se renforça avec le 'plan Juppé', projet de réforme de la Sécurité sociale présenté à l’Assemblée nationale en novembre 1995, visant à un allongement de la durée de cotisation de 37,5 à 40 annuités pour les salariés de la fonction publique, afin de l'aligner sur celle du secteur privé déjà réformé en 1993, visant aussi à l'établissement d’une loi annuelle de la Sécurité sociale fixant les objectifs de progression des dépenses maladies et envisageant la mise en place de sanctions pour les médecins qui dépassent cet objectif, l'accroissement des frais d'hôpital, des restrictions sur les médicaments remboursables et le blocage et l'imposition des allocations familiales versées aux familles avec enfants les plus démunies, combiné avec l'augmentation des cotisations maladie pour les retraités et les chômeurs et au gel du salaire des fonctionnaires. Le motif invoqué est le respect par la France des critères de Maastricht, dont le pacte de stabilité et de croissance, qui impose une maîtrise des comptes publics. Le plan permit la réduction du déficit public de 5,5 % du PIB en 1995 à 3,0 % en 1997, mais déclencha un vaste mouvement social dans l'ensemble du pays. Malgré le soutien de la CFDT, les mouvements de grève  pour la "défense des acquis sociaux", de novembre et décembre 1995, ont raison de sa détermination sur la réforme des retraites.Mais le gouvernement refuse de revenir sur la réforme de la Sécurité sociale: elle est votée le 30 décembre et permet de légiférer par ordonnances. Désormais, le budget de la Sécurité sociale est voté au Parlement, la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) est décidée, tandis qu'une contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) est créée, un objectif quantifié d'augmentation des dépenses d'assurance-maladie est fixé et les prestations familiales sont gelées. Les mesures prises en matière de fiscalité sont décrites comme un "coup de gourdin fiscal" par Marianne.
D'autres événements affaiblissent encore la popularité du gouvernement Juppé, comme, à partir de mars 1996, l'occupation de l'église Saint-Ambroise à Paris par 300 étrangers "en situation irrégulière", d'origine africaine, demandant leur régularisation. Après avoir été expulsés de l'église Saint-Ambroise, ils errent d'occupation en occupation et finissent par occuper l'église Saint-Bernard. Dix d'entre eux entament alors une grève de la faim qui va durer deux mois. C'est une relance des mouvements de l'immigration par les associations en 1996 et 1998. Finalement, l'évacuation par la police des clandestins squattant l'église Saint-Bernard est décidée len août 1996. Plusieurs d'entre eux sont renvoyés au Mali.
Alors que depuis la déclaration de candidature de Sarkozy, il perd des points, Juppé a décidé de porter des coups, sur tout sujet entamant sa crédibilité. Puisque, du livre de l'ancien chef de Les Républicains, la presse ne retient que le thème de l’identité, le maire de Bordeaux a choisi de marquer sa différence et d'assumer le clivage entre deux lignes opposées sur l’immigration et l’islam, au risque de ne pas répondre aux provocations des musulmans radicaux.

Juppé fait de "l’identité de la France" l'un de ses thèmes centraux
Lors de son meeting du 13 septembre, à Strasbourg, il n'a pas craint de rivaliser avec Nicolas Sarkozy sur ce sujet sensible, réaffirmant à nouveau son objectif d’établir une "identité heureuse", qu’il présente désormais comme "une ambition collective" et non "un état de fait", de peur de passer pour un idéaliste, déconnecté des problèmes du pays.

"Je porte une idée, presque un idéal [non assumé !], celui de l’identité heureuse (…) Je persiste et je signe [droit dans mes bottes?]: oui, l’identité de la France, l’identité heureuse, c’est ce vers quoi je veux conduire le pays", a-t-il lancé devant près de deux milles personnes, réunies dans le palais des congrès de la ville, en disant "non au pessimisme, au déclinisme ou au renoncement". Mais, au-delà des mots et des slogans, qu'entend-il au juste, par "identité heureuse" ? La suite au prochain meeting...

"La France sans la douceur de vivre et le bonheur ne serait plus la France !
a poursuivi le poète, afin de se démarquer des "déclinologues", qui glorifient la France d’antan. Il est toujours facile de se plaindre du temps présent, de dire 'c’était mieux avant' ", a ironisé le "hard rocker" de Bordeaux, en dénonçant le "fatalisme" existant "chez certaines élites politiques ou intellectuelles". "A les entendre, la France serait condamnée à la médiocrité, au déclin et à la peur", a-t-il polémiqué avec, dans son viseur, les thèses développées par le FN et par les plus droitiers de son parti, tel... Nicolas Sarkozy, ainsi que par des intellectuels, tel Alain Finkielkraut, qui attribuait la crise d’identité que traverse la France à l’immigration dans son ouvrage... 'L’Identité malheureuse' (2013, Stock), paru en octobre 2013.

Alain Juppé prône le communautarisme heureux
Il se dit en effet déterminé à se battre contre ce qu'il dénonce, avec la gauche ,comme "la tentation du repli", traçant, pense-t-il, une perspective pour le pays. "Aujourd’hui, contre tous les prophètes de malheur, contre tous les prédicateurs du déclinisme, je veux redonner aux Français une espérance," ambitionne le septuagénaire. Pas question de mener une campagne anxiogène, dont il accuse N. Sarkozy: pour le "bonze", les peurs des Français à l’égard de l’islam et du terrorisme ne seraient que purs fantasmes. Lui, il se fait fort de recréer de la confiance. "Le rôle d’un responsable politique n’est pas d’en rajouter sur le malheur des temps ou de noircir encore un peu plus la situation. C’est au contraire en montrant que la France a tous les atouts pour repartir de l’avant", a-t-il déclaré à des journalistes avant le meeting.

Son projet de société repose sur la nécessité d’"intégrer" les immigrés, en respectant leur diversité et leurs origines, à condition qu’ils s’inscrivent dans "le partage d’un bien commun" que sont la langue, les valeurs de la République, la laïcité… Un concept qui tranche avec celui d’assimilation, qui a fonctionné avec les migrants chrétiens d'Europe, ainsi que juifs du monde et cher à N. Sarkozy. La détermination de Juppé s'arrête à l'intégration, un modèle qui, selon lui, peut faire co-exister les communautés sans "effacer les origines". Les seules origines solubles dans son "identité heureuse" sont judéo-chrétiennes.  
En désaccord depuis deux ans avec les sarkozystes sur son "identité heureuse" qui ne profiterait qu'aux dominants et aux conquérants, Juppé s'attache d'ailleurs à souligner qu’il n’ignore pas les difficultés que traverse le pays à cet égard. "J’ai une vision claire de la France et de ce que vivent et ressentent les Français", a-t-il assuré, en citant "l’aggravation du chômage", "la montée de l’insécurité" ou "l’affaiblissement de l’école républicaine", autant de constats qui plombe le rêve de tolérance du poète "fier de la tradition d’accueil" de la France.

La "dousseur de vivre" passe par la maîtrise des flux migratoires"...
Les immigrés ont "le devoir" de faire la démonstration d'"une volonté véritable et sincère de s’intégrer à la communauté nationale". Et sans "effacer ses origines", ce n'est pas gagné...  
Il pose d'ailleurs " trois conditions". La première consiste à "retrouver la maîtrise des flux migratoires", avec la mise en place d’un système de quotas, votés par le Parlement, qui définirait chaque année les capacités d’accueil de la France par pays et par professions, une réduction de la durée d’examen des demandes d’asile ou un durcissement des conditions d’attribution du droit du sol… Beaucoup de sémantique, donc, pour distinguer les programmes des deux candidats.
Deuxième condition: "Refuser avec la plus grande fermeté les tentations communautaristes." Et comment, s'il vous plaît, en renonçant à l'assimilation, fonction -notamment- de l'école ?
Et enfin, "la volonté de partager et de transmettre un bien commun, sans lequel il n’y a pas de nation". "Un bien commun": quezaco ? 

Quant à l’islam, Juppé juge que la religion musulmane "doit trouver les moyens de s’accorder avec la République". S’il arrive à l’Elysée, l’ex-premier ministre promet notamment de proposer un accord aux représentants du culte musulman, afin d’aboutir à l’adoption d’une charte de la laïcité. Quels sont les grands axes de cette charte? Depuis 2004, la "charte de la diversité" incite les entreprises à garantir la promotion et le respect de la diversité dans leurs effectifs et, à l'accueil des services municipaux de certaines villes de gauche ou à la télévision, ses effets sont extrêmement "dépaysants". Quant à la "charte de déontologie" du gouvernement Ayrault, elle a volé en éclats avec les Thomas Thévenoud (incapable d'"effacer" sa phobie administrative)  et autres Jérôme Cahuzac (ministre matamore du Budget dans le public , mais fraudeur fiscal dans le privé) !

Reste à savoir si ce discours d’ "espérance" de Juppé trouvera l’écho espéré auprès des électeurs de la primaire ébranlés comme l'ensemble des Français par la barbarie des musulmans, tous et toutes susceptibles de devenir des "radicalisés récents", des "déséquilibrés" appréciés de leur boulangère. Pour l’instant, même si l’écart se resserre avec M. Sarkozy, il reste en tête dans les sondages de premier tour et gagnant dans ceux de second tour.

Avant qu'il ait tenu ses propos de Bisounoursune majorité de Français avait encore le sentiment que le maire de Bordeaux pourrait être la personnalité la plus capable de garantir leur sécurité face à la menace terroriste, selon un sondage IFOP pour Le Journal du dimanche; 58 % disent lui faire confiance contre 50 % à Nicolas Sarkozy. La marge d'erreur est d'au moins cinq points...

Renforçant la conviction que c'est Sarkozy qui arrivera premier, Le Monde y va de son commentaire partisan et tient, selon lui, la "preuve" recherchée par le JDD (groupe Lagardère: Paris Match, Europe 1 ou Hachette): "à preuve que ce n’est pas forcément ceux qui tiennent les discours les plus durs qui paraissent les plus crédibles." Partant de ce postulat, Alain Juppé fait le pari que son discours optimiste paiera : "Car je ne connais pas de campagne victorieuse dans la tristesse ou la morosité."

Alain Juppé cherche aussi l' "intégration" des "déçus du hollandisme" et du Front National

"Homme de droite mais ouvert", Alain Juppé a déclaré, vouloir "rassembler" la droite et le centre, mais aussi "au-delà", tendant la main aux "déçus du hollandisme" et du... FN.
"S’il y a des déçus du hollandisme – et en ce moment ils sont de plus en plus nombreux –, eh bien qu’ils viennent. S’il y a des électeurs du Front national qui se rendent compte que le programme de ce parti nous amène dans le mur, eh bien qu’ils viennent. Voilà mon état d’esprit". Juppé n'est pas seulement ouvert, mais décomplexé.
Juppé campe dans le registre du sentiment: signe de ramollissement ?
"La France est malheureuse aujourd’hui parce que le quinquennat de Monsieur Hollande est un naufrage", a poursuivi le maire de Bordeaux, le dimanche 11 septembre sur France 2, assurant aborder ces primaires "avec beaucoup de tranquillité" et croire que "cela va marcher" et rappelant "au passage" que le scrutin des primaires est ouvert à "tous les citoyens".

L’ancien premier ministre affiche aussi l'espérance que "le code de bonne conduite [qu’il a] proposé soit respecté : pas d’attaques personnelles naturellement, des primaires tout à fait transparentes (..) et évidemment le soutien de ceux qui n’auront pas gagné à celui qui aura gagné."
A la question de savoir si cette compétition interne pouvait tourner au "tout sauf Sarkozy", le maire de Bordeaux a botté en touche : "J’aimerais bien que ce soit 'tous pour Juppé'." Quant à Sarkozy, c'est "Tout pour la France"...

Quant à l’affaire Bygmalion, pour terminer et pour la bonne bouche, comme dans tout entretien hostile qui se respecte, le condamné (à 18 mois de prison avec sursis et dix ans d'inéligibilité, en janvier 2004, pour prise illégale d'intérêts) n’a pas souhaité commenter "les décisions de justice ou les procédures judiciaires": "nous avons une justice indépendante, qu’elle fasse son travail".

Juppé assène ses coups sur ses jeunes rivaux, de droite comme de gauche, sur son créneau

Juppé a raillé la proposition de Bruno Le Maire de supprimer l’Ecole nationale d’administration (ENA).
Supprimer l’ENA, c’est "faire du neuf avec du très vieux", a estimé le septuagénaire, bien que cette mesure préconisée de longue date n'ait encore jamais été amorcée par les hommes politiques passés par Matignon. La première demande de suppression avait été formulée "par Jean-Pierre Chevènement dans les années 70", a précisé Juppé.  
"D’abord, il ne faut pas expliquer qu’on va faire autrement de la politique en reprenant les recettes les plus anciennes qui soient en politique", a lancé le recycleur de la "société du care" du PS ou prend le contre-pied d'Alain Finkielkraut, lors d’une conférence de presse à Strasbourg, à quelques mètres des bâtiments de l’ENA, alors qu’il était interrogé sur la façon de "redonner confiance aux Français". 
"Je ne ferai pas de démagogie anti-[haut] fonctionnaire", a polémiqué l'ancien énarque (1970-72), comme le jeune Le Maire (1996).

"Ce qu’on sait de Macron, c’est qu’il n’est pas loyal"
Invité à dire ce qui le distingue de l’ex-ministre Emmanuel Macron, A. Juppé a répondu : "Que propose M. Macron ? Quand je le saurai, je pourrai répondre à votre question. Pour l’instant, on ne sait pas qui il est", quelles sont ses "idées " et "valeurs".
"Ce qu’on sait de lui, c’est qu’il n’est pas loyal, c’est qu’il vient de poignarder, comme Brutus, Hollande dans le dos, et d’autre part, on sait qu’il n’est pas socialiste. Pour le reste, mystère", a asséné l'ancien ministre de Jacques Chirac.