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lundi 9 décembre 2019

Déclaration d'intérêts de Delevoye: l'"oubli" qui dissimule un conflit d'intérêts avec les assureurs ?

Un "irresponsable" ou  un "dissimulateur", aux manettes de la réforme des retraites ?

Dans sa déclaration d'intérêts,
le haut-commissaire aux retraites nommé par Macron a omis de mentionner sa fonction d'administrateur dans un institut de formation de l'assurance.


La transparence selon Macron n'a encore percé...
La mémoire du  septuagénaire a des ratés: Delevoye a eu un blanc au moment d'établir sa déclaration d'intérêts, comme laisse apparaître samedi la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Celui qui nous assène des promesses et des garanties sur un projet flou de réforme des retraites a eu un trou noir de trois années sur sa fonction d'administrateur de l'institut de formation de la profession de l'assurance (IFPASS) depuis 2016. 

Notre problème avec lui n'est pas tant sa rémunération - à part des gueuletons de homard, il est bénévole - que ses liens étroits avec une profession qui est partie prenante au projet de réforme qu'il conduit cahin-caha.  Ce n'est donc pas une simple "erreur qui tombe mal" en plein mouvement contre la réforme des retraites", comme l'écrit l'AFP.  

"Ce n'est pas responsable", reconnaît celui que Macron a placé à la tête de sa réforme

Un "oubli", selon la tête de linotte en charge de nos retraites à venir.  
Le secteur des assurances "est très intéressé par la réforme" des retraites, confirme un ancien dirigeant. "La réforme des retraites ouvre des perspectives," Fin octobre, déclara au JDD le directeur général d'AG2R-La Mondiale."C'est une omission par oubli", a répondu dimanche Jean-Paul Delevoye, qui a expliqué "n'y avoir pas pensé une seconde" au moment de faire sa déclaration. "Je reconnais que ce n'est pas responsable", a-t-il confessé. Il a précisé exercer "une fonction bénévole" au sein de l'IFPASS. 
Mais "s'il y a incompatibilité" avec ses fonctions de haut commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye se dit prêt à démissionner de l'IFPASS.

Delevoye a déjà fait polémique en prônant plus d'immigration au détriment d'une politique nataliste. Le Haut-commissaire aux retraites a expliqué qu'il faudra "50 millions de population étrangère pour équilibrer la population active en Europe en 2050" en faveur de la natalité :

Les conflits d'intérêts se multiplient autour de Macron

Alors qu'en juin dernier les députés de la République en marche (LREM) votaient (contre l’avis de tous les autres partis politiques) la privatisation d’Aéroport de Paris (ADP) et de la Française des jeux (FDJ), on apprenait que, choisie pour gérer ce processus, Bank of America a  recruté Bernard Mourad, l’homme qui a financé la campagne de Macron et l’a orienté en 2008 vers une banque d’affaires où il a gagné ses premiers millions. De plus, parmi les actionnaires minoritaires qui vont toucher immédiatement des "indemnités" (anticipant une éventuelle perte 70 ans après la privatisation) et les entreprises candidates au rachat se trouvent des personnes ou des groupes envers lesquels la macronie est redevable ou qu’elle veut courtiser pour y placer ses proches. C'est ainsi que Raphaële Rabatel, l’épouse de Gilles Legendre, patron des députés En marche! devait être recrutée à la communication de la FDJ en mai 2019. Le lendemain, autre révélation : Hugh Bailey, l’ancien conseiller industriel d’Emmanuel Macron au ministère de l’Économie, où il avait en son temps supervisé le rachat (soupçonné d'affairisme et de scandale et supprimé 1.000 emploi à GE-Belfort) de la branche énergie d’Alstom par l’Etasunien General Electric (GE) en 2015, a fait depuis 2017 une belle carrière au sein de GE France puisqu’il en est devenu le patron en avril dernier.
Dès juin 2018, une enquête fut ouverte contre Alexis Kohler pour prise illégale d'intérêts. Le parquet national financier eut vite fait de la classer sans suite : les investigations visaient les liens entre l'armateur italo-suisse et cet Alexis Kohler, qui n'était autre que le secrétaire général de l'Elysée et bras droit d'Emmanuel Macron.

Et Buzyn, la ministre de tutelle de Delevoye, n'est pas plus "responsable". Agnès Buzyn a également été victime de l'un de ces passages à vide. Cette fois, son "omission par oubli", c'est son mari, Yves Lévy, dirigeant l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). Or, la ministre des Solidarités et de la Santé s'est mise en situation de conflit d'intérêts, car si son ministère ne finance pas l'INSERM (ses crédits sont attribués par la ministre de la Recherche, Frédérique Vidal, sa voisine de table en Conseil des ministres), il en est ministère de co-tutelle... politique, nuance !, et plusieurs des membres du conseil d’administration de l'Inserm y représentent le ministère de la santé.
Après sa nomination au gouvernement,  en 2017, Agnès Buzyn avait déclaré en substance - et sourire de Joconde aux lèvres - que les "liens d’intérêts" ne sont pas un problème, mais au contraire une preuve de compétence !

mardi 3 décembre 2019

Delevoye rêve de 50 millions d'immigrés pour l'Union européenne

Le septuagénaire que le gérontophile Macron a chargé de penser l’avenir de notre système de retraite a dérapé 

"50 millions de population étrangère pour équilibrer la population active en 2050 en Europe…"


"Est-ce que j'ai l'air d'un enfant puni ?" avait-il lancé,
à la suite de son recadrage par Macron sur la "clause du grand-père".
Il est devenu grand temps...
C'est le remède préconisé par Jean-Paul Delevoye, 72 ans, devant un certain nombre de jeunesvendredi 29 à Créteil. Ils sont révélateurs de l’indigence politique et culturelle du  Haut-Commissaire aux retraites, avec rang de ministre, qui fut aussi un président du Conseil Economique et Social et un ministre de... Raffarin. La "raffarinade" est-elle contagieuse ? C'est Raffarin qui a laissé cette pensée profonde : "Les jeunes sont destinés à devenir des adultes"Delevoye ne pourrait-il donc pas reprendre l'une des raffarinades magistrales de son maître à penser : "Les veuves vivent plus longtemps que leurs conjoints". Ce problème reste d'actualité...

Et Delevoye d'ajouter :
"On est dans un moment très malsain de notre démocratie où on cherche à jeter en bouc émissaire : hier, c’était le juif ; aujourd’hui, c’est le musulman, après-demain ça sera encore un autre"... C'est aussi le chrétien.
Marine Le Pen a réagi ainsi :
"Ces gens ont leur feuille de route immigrationniste dont ils ne changeront pas !".
Bruno Retailleau a dénoncé "la scandaleuse rhétorique qui fait le parallèle entre le sort des juifs hier [années 30 et Shoah] et celui des musulmans aujourd’hui".

Ces deux réactions sont révélatrices de ce qui est commun aux trois personnages. D’abord, ce n’est pas tellement le chiffre de "50 millions" qui est contestable : il correspond aux chiffres de la dénatalité des pays de l’Union Européenne d’ici 2050. 
Or, du seul fait des avortements durant la même période, ce seront au moins six millions d’enfants conçus en France, qui auront été privés de leur droit à la vie…
Sur l’ensemble des 28 pays de l’Union Européenne (511 millions d’habitants) avec un taux global de natalité encore plus faible, ce sont beaucoup plus de 50 millions d’avortements qui auront été pratiqués. Or, ni Delevoye, ni Retailleau, ni Le Pen ne remettent en cause la loi génocidaire Giscard-Chirac-Veil de banalisation de l’avortement.

Notons enfin que dans son propos le pitoyable Delevoye fait l'amalgame entre "musulmans" et "immigrés"... Comme les économies marxistes qui ont échoué, les pays africains et proche-orientaux, si riches soient-ils - pour un bon nombre - en minerai, ne parviennent pas à nourrir et éduquer leurs populations : ils ont en commun d'être essentiellement musulmans. Delevoye en fait des candidats à l'émigration, qu'elle soit clandestine ou non.  

Delevoye ne se préoccupe pas de ce que les immigrés qu'il assimile tous à des musulmans soient soumis à la loi du Coran. Quoi qu’il en soit, il a la tête dans le guidon de la réforme des retraites en France et ne voit pas venir le danger islamique qui le guette au virage. Et Macron le croit en capacité d'anticiper l'avenir !

Plus que jamais aussi juppéiste qu'un canelé, dur à l'extérieur et mou à l'intérieur
Face à l’islamo-gauchisme militant de Houria Bouteldja et du camarade Mélenchon, face à l’aveuglement islamo-complaisant de Jean-Paul Delevoye, Macron est prêt à battre en retraite en rase campagne. 

Cynisme de sa justification: "pour équilibrer la population active en 2050, en Europe".

Le Figaro a publié un entretien avec Yves Mamou, un ancien journaliste du Monde, qui a également collaboré au Canard Enchaîné, à Libération et à La Tribune, et auteur de nombreux ouvrages dont 'Hezbollah, dernier acte' (2013) et 'Le Grand abandon. Les élites françaises et l’islamisme' (2018). En voici le texte:

FIGAROVOX.- En déplacement à Créteil, le haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye a déclaré: «il faudra 50 millions de population entre guillemets étrangères pour équilibrer la population active en 2050, en Europe». L’immigration est-elle un remède à la crise de notre modèle social?

Yves MAMOU.- Cela fait trente qu’il existe un puissant courant d’immigration continue en France et en Europe, en provenance du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne. À ma connaissance, aucune étude n’a jamais montré l’impact positif de cette vague d’immigration sur le financement des caisses de retraite. Les bénéfices économiques de l’immigration, c’est toujours au futur qu’on nous les annonce.

L’idée que les migrants sont et seront de plus en plus nécessaires pour payer les retraites des populations européennes qui ne font plus d’enfants et vivent trop longtemps, est un mensonge qui a la peau dure. L’époque est finie où l’industrie avait besoin de toujours plus de main-d’œuvre déqualifiée pour les chaînes de montage, les ateliers textiles et les usines de jouets. Il faut aller se promener dans les usines automobiles pour constater le grand silence généré par la robotisation à outrance de la fabrication des voitures. L’immigration ne sert plus aujourd’hui qu’à maintenir des salaires bas en France et en Europe dans un certain nombre de secteurs clés pour la bourgeoisie urbaine: la restauration, le bâtiment et les travaux publics, les services à la personne, le nettoyage, la sécurité, la santé et les soins aux personnes âgées. Ce sont des métiers faiblement rémunérés et qui génèrent peu de cotisations sociales. De plus, dans certains secteurs comme la restauration, le travail clandestin est très fréquent. Et cette immigration qui suscite de plus en plus d’inquiétude n’apporte rien à des retraites dont chaque gouvernement entreprend de raboter le montant au nom de la décroissance démographique.

En est-il de même dans les autres pays européens?

L’Allemagne qui contrairement à la France est une société de plein-emploi, a en 2015 accueilli 1,5 million de «réfugiés» en provenance de Syrie, d’Irak, d’Afghanistan, d’Erythrée ou de Somalie. Trois ans après, en 2018, un migrant sur cinq seulement - 300 000 - disposait d’un emploi. Et ces emplois n’ont aucune valeur ajoutée, ils se situent dans l’aide aux personnes âgées ou le service aux personnes. La Suède, autre société de plein-emploi, a aujourd’hui un taux de chômage de 7,4 % qui la classe au 28e rang de l’Union européenne, en raison d’un fort taux d’immigration (qui concerne principalement des personnes déqualifiées). En Suède, si l’on en croit un rapport de l’Association suédoise des collectivités locales et des régions (SKL), une municipalité sur quatre et une région sur trois - la Suède compte 290 municipalités et 21 régions - ont été en déficit en 2018. Environ 110 municipalités envisagent à nouveau, un déficit en 2019. Et ces déficits sont essentiellement dus aux dépenses pour l’aide sociale aux migrants.

On évoque les bénéfices à venir de l’immigration, mais pas les coûts immédiats liés à ce même courant migratoire?

Exactement. Aujourd’hui, la France est le pays de l’Union européenne qui subit la plus forte pression migratoire. Or les réfugiés génèrent, si l’on en croit Michel Aubouin, ancien préfet et ancien directeur d’administration centrale au ministère de l’intérieur, un coût très élevé (de l’ordre de 4 à 5 milliards d’euros par an pour 2018).

L’hébergement et les allocations représentent environ 1,5 milliard d’euros. Un tiers (500 millions) va directement dans la poche des demandeurs d’asile qui attendent que leur dossier soit traité, et le reste est constitué par les dépenses liées à l’hébergement (500 à 600 millions d’euros) de ces migrants. À ces dépenses d’allocations et d’hébergement, il faut ajouter les frais de fonctionnement accrus des administrations chargées de gérer l’asile: OFPRA, CNDE, OFII et guichets de préfecture. L’Aide Médicale d’État (AME) est coûteuse également: les clandestins ne sont pas seulement rémunérés et hébergés, ils sont également soignés quand ils apportent la preuve qu’ils résident depuis plus de trois mois en France. Elle coûte aujourd’hui un milliard d’euros.

Enfin, dans la masse des clandestins, une sous-population mérite d’être distinguée, celle des mineurs non-accompagnés. Depuis 2015, des gamins de 12 à 18 ans, venus généralement du Maroc et d’autres pays d’Afrique du Nord, se multiplient sur le territoire national, vivant en bandes, subsistant de rapines, semant la terreur sur la population locale. Combien sont-ils? Selon La Dépêche du Midi, «certaines estimations parlent de 50 000». Sans papiers, mutiques sur leur pays d’origine, ces jeunes sont difficiles à expulser. Aujourd’hui, 40 000 d’entre eux seraient pris en charge par les collectivités locales au titre de l’Aide sociale à l’enfance contre 25 000 en 2017 et 13 000 en 2016. Sachant que le coût annuel d’une prise en charge, prévue dans le cadre de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), atteindrait 50 000 euros par an, la facture devrait frôler les 2 milliards d’euros à la fin de l’année.

Le discours de Jean-Paul Delevoye réduit l’immigration à une question économique…

Oui, ce qui est grave car l’immigration de masse fait disparaître les identités des peuples d’Europe: une «identité européenne» nouvelle doit ensuite émerger. Je ne vois pas quel bien peut surgir du fait de couper les peuples européens de leur histoire et à les mélanger avec d’autres qui n’ont pas la même histoire. Il y aura peut-être un jour un consommateur européen multi-ethnique et multi-culturel, mais l’Europe n’aura pas gagné pour autant une identité nouvelle, plus dynamique, plus créatrice et élargie à l’échelle d’un continent. En tout cas, on n’en voit pas les prémices.

Que pensez-vous de la suite de son intervention, dans laquelle Jean-Paul Delevoye reproche aux peuples européens d’avoir fait des juifs hier et des musulmans aujourd’hui leurs «bouc émissaires»?

Il quitte le discours économique et endosse le discours victimaire des islamistes et des islamo-gauchistes, à savoir que les musulmans d’aujourd’hui sont comme les juifs des années 30 et qu’ils sont victimes d’un racisme qui bloque leur intégration en France et en Europe. Il faudrait expliquer aux politiques que cette idéologie omniprésente ne convainc plus personne, que l’islam n’apitoie personne en Europe et que les violences des islamistes effraient un nombre croissant de citoyens français et européens. Il faudrait faire lire à M. Delevoye les milliers de tweets et de SMS orduriers et haineux que reçoit quotidiennement Zineb El Rhazoui, survivante du massacre de Charlie Hebdo. Peut-être alors comprendrait-il où se situe la violence. Elle n’est pas chez les «islamophobes» qui à ma connaissance n’ont tué personne en Europe. En revanche, rien qu’en France, les islamistes ont tué plusieurs centaines de personnes.


vendredi 8 novembre 2019

Sondage : 73 % des Français ont une mauvaise opinion de la politique du gouvernement en matière d'immigration

Mais les quotas annoncés sont bien accueillis: 
le terme est juste trompeur et mal compris !  

Encore un sondage manipulateur : après l'IFOP, Odoxa-Dentsu Consulting
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73% des personnes interrogées ont une mauvaise opinion de la politique du gouvernement en matière d'immigration, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro publié jeudi 7 novembre. Sachant que l'immigration ne serait pas la cinquième roue du carrosse des préoccupations des Français, mais seulement leur 7e plus important souci, une contre-vérité fondamentale entachant la suite, en plein débat plus que houleux sur la montée de l'islam politique et des violences à caractère religieux.

27% auraient une bonne opinion de la politique gouvernementale en matière d'immigration. Dans le détail, seuls les sympathisants LREM lui sont en fait favorables (à 68%). Les sympathisants des autres formations de gauche comme de droite rejettent tous la politique du gouvernement dans ce domaine.

Interrogés sur les principales mesures présentées par le gouvernement, avant même qu'ils aient pu réellement les étudier, les sondés déclarent y être plutôt favorables, a priori. 
L'instauration de quotas d'immigration par métier les séduit : 61% des personnes interrogées estimeraient que c'est une bonne mesure (39% une mauvaise). Seuls les sympathisants de La France insoumise (à 51%) et ceux du Parti socialiste (à 52%) estiment majoritairement qu'elle est mauvaise. Les sympathisants RN, eux, sont partagés, 50% estimant que c'est une bonne mesure et 50% pensant le contraire.

Il y a tromperie sur la marchandise

Les quotas annoncés ne sont pas limitatifs, mais sélectifs
Le sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro tombe à pic pour le gouvernement : 61% des sondés sont ainsi favorables à l'instauration de quotas d'immigration par métier, assure-t-il dès le 7. 
Or, c'est le mercredi 6 novembre qu'Edouard Philippe a présenté ses vingt mesures qui constituent les grands axes de sa politique migratoire et que, sans attendre (ni le précéder ?)  Odoxa ouvre également son sondage sur deux jours, à chaud donc, sous l'effet des commentaires de la presse, avant que les sondés ait pu réaliser qu'il n'a nullement préconisé des quotas classiques, restrictifs à l'ancienne, mais des quotas élitistes, adressés aux étrangères performants dans les secteurs où nos universités et nos grandes écoles ont échoué à former les hommes et les femmes dont le pays à besoin et au détriment des pays en voie de développement qui devront empêcher la fuite de leurs cerveaux pour pouvoir préserver leur avenir...
Les "objectifs chiffrés" (quotas avant passage au blanchiment sémantique) sont illusoires.
Des "quotas" ou "objectifs chiffrés" d'immigration professionnelle vont être fixés chaque année, pour que la "France recrute" les cerveaux dont elle manque, non pas dans l'Union européenne, mais dans les pays moins attractifs. Un cas de libre circulation des personnes que les 'No Border' (transnationaux) rejettent...
Or, les plus optimistes estiment que seulement 10% des migrants économiques sont concernés par les critères annoncés de sélection. Si Macron cherche à faire illusion à une partie de la droite, en fait, il ne trompe personne.

Guillaume Peltier dénonce l’"immense carabistouille" d’Emmanuel Macron. Si le vice-président délégué des Républicains se félicite du futur délai de carence pour l’accès aux soins des immigrés et la mise en place d’objectifs professionnels pour les secteurs en tension, il estime que c’est très insuffisant et dénonce ce nouvel "en même temps" de l’exécutif sur l’immigration. 
"Nous sommes sur cette question dans l’absolu macronisme, le 'en même temps'. Une dose de bonne intention et en même temps, une immense carabistouille, une immense illusion", a-t-il dénoncé mardi matin sur Europe 1.
Bien sûr que la question des quotas, nous y sommes favorables s’il s’agit de limiter l’immigration, et de remplacer l’immigration sociale par une immigration qualifiée. Certes. Mais c’est tellement insuffisant", a développé le député d'Eure-et-Loir. "Il n’y a rien sur la réforme de l’aide médicale d’Etat que l’on souhaite limiter aux seuls cas d’urgence. Il n’y a rien sur l’expulsion des clandestins et des déboutés du droit d’asile. Il n’y a rien sur la suppression des filières de mafias de passeurs. Il n’y a rien sur la création de centres de traitement des demandes d’asile", a-t-il énuméré.
Et d'ajouter : "La politique commande de s’attaquer à la vraie cause d’un problème. Quelle est la cause de l’immigration aussi ? La misère et la détresse des pays du Sud", a souligné l'élu LR. "A quand un vrai plan Marshall de coopération et de co-développement des pays du Sud, conditionné à des contreparties strictes,  retour des clandestins, création d’administrations d’état-civil, politique de visas beaucoup plus stricts. On peut régler la question de l’immigration, mais il faut de l’autorité, de la fermeté et de la sagesse."

Plus de 90% plébiscitent l'encadrement des flux migratoires et des aides sociales 

96% des sondés approuvent le durcissement des conditions d'accès aux soins médicaux pour les étrangers en situation irrégulière :  63% sont favorables et 33% très favorables. 37% y sont opposées. 
Seuls les sympathisants EELV y sont majoritairement opposés à 59% et ceux de LFI sont partagés (50% pour et 50% contre).

66% des personnes interrogées sont favorables au durcissement des critères de regroupement familial. Seuls les sympathisants EELV sont opposés (à 57%) à ce renforcement des exigences.

Bizarrement, 
Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro dissocient immigration, santé, couverture sociale et éducation
Ils interrogent les Français sur les thématiques qui ont le plus d'importance à leurs yeux et ils relèguent l'immigration en 7e position, loin derrière la santé (cf. accès aux soins, ci-dessus), le pouvoir d'achat et les questions de sécurité sociale. 

Les idéologues d'
Odoxa, franceinfo et Le Figaro n'envisagent pas que
les Français les plus défavorisés sont les premiers exposés et ils assurent donc que seuls les sympathisants de droite (LR et RN) placent l'immigration en 3e position derrière la santé et le pouvoir d'achat...

Cette enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro a été réalisée auprès d’un échantillon de 1.005 Français interrogés par internet les 6 et 7 novembre 2019, suivant la méthode des ...quotas.

samedi 19 octobre 2019

Une musulmane sur trois est voilée en France, révèle Castaner

"30% des femmes musulmanes portent le voile" en France ?

L'exécutif dispose de plus de statistiques qu'il ne veut bien le dire
La loi du 11 octobre 2010 interdit la dissimulation du visage

Elles sont voilées pour passer inaperçue en milieu européen : une gageure ! 
Et pour ne pas exciter la concupiscence des hommes, tous lubriques: sexisme ?

Lors de l’émission 'Vous avez la parole' sur France 2, diffusée jeudi soirChristophe Castaner et l’ancienne journaliste de Charlie Hebdo Zineb El Rhazoui ont estimé qu'en France "à peu près 30% des femmes musulmanes décident de porter le voile". Mais le décident-elles ? Et librement ? 
Au delà de cette nuance importante, ce taux grandissant correspond à celui calculé par l'Institut Montaigne dans un rapport datant de 2016. "Je pense qu’aujourd’hui il y a, à peu près, 30% des femmes musulmanes qui décident de porter le voile." 
On observe que les plus âgées d'entre elles, qu'on a pu côtoyer habillées à l'européenne, se sont alignées sur la tendance actuelle, plus rigoriste. Toujours librement...

Ce même chiffre a été repris par Marlène Schiappa, la ministre secrétaire d'Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes (dans l'ordre d'égalité!) et de la lutte contre les discriminations, le 18 octobre sur LCI. "Il peut y avoir plusieurs sens. Ça peut être la manifestation d'une foi : il a été rappelé hier que ça concerne environ 30% des femmes musulmanes en France. Ça peut aussi avoir un sens lié à de l'islam politique", a-t-elle explicité.

Transparents à l'instar des journalistes, ces acteurs politiques ne citent pas leur source
C'était ça ou le pantalon. Mais ça ne suffit plus...
Mais ce pourcentage de femmes voilées en France est connu pour être celui du rapport 'Un islam français est possible', rendu par un ancien de la banque Rothschild, le géographe et ex-président de l’Institut des cultures d’islam, Hakim El Karoui (Young Mediterranean Leaders) et publié par l’Institut Montaigne, en partenariat avec l’institut de sondage Ifop et affichée en Une du JDD, il y a déjà trois ans, en septembre 2016, et correspondant à la période d'étude datant de quatre. A l'époque, la presse intéressée à l'opacité de l'information s'inquiéta de que cette publication - qui se voulait un moyen de "se préparer à répondre aux polémiques venues de tous les camps tant cette question est sensible, complexe et sujette à manipulation en ces temps de campagne électorale" pour "construire un islam français", selon l’auteur de l’enquête, - puisse au final fournir les armes d'une relance des débats sur les statistiques basées sur la religion, et risquer de stigmatiser une population, à contresens des ambitions affichées par l’étude. Depuis quatre ans, la montée de l'islamisation en France a rendu cette étude obsolète : elle sert encore de base toutefois à la contradiction de la gauche qui tente de minimiser les chiffres et de banaliser le phénomène. 

Après avoir interrogé (aidé par l’Ifop) un échantillon de 499 femmes "de culture musulmane" (c’est-à-dire des femmes se déclarant musulmanes ou qui ne se déclarent pas comme telles, mais dont l’un des parents au moins est musulman), le think tank notait que "la pratique sociale la plus répandue reste le non-port du voile. Ainsi, les deux tiers des femmes de culture musulmane déclarent ne pas porter le voile. 57% déclarent ne l’avoir jamais porté et 8% déclarent l’avoir déjà porté, mais ne plus le faire aujourd’hui". 
L’étude détaillait ensuite les 35% de femmes qui déclarent porter le voile de manière constante ou épisodique : "23% des femmes déclarent "toujours" porter le voile ; 7 % déclarent le porter sauf sur le lieu de travail ou d’étude ; 5% déclarent le porter "rarement"."

En septembre 2016, Libération pointait "une enquête 'pionnière' mais limitée" 
Cette enquête visait à "mieux connaître les musulmans", "afin d’être à même ensuite de proposer des solutions susceptibles d’accélérer la sereine insertion de la majorité silencieuse, mais aussi des mesures destinées à combattre le fondamentalisme, tout en ramenant le plus grand nombre possible de musulmans tentés par l’intégrisme vers des croyances et des idées en phase avec les valeurs républicaines." Que disait cette l’enquête qui préoccupait la gauche ? 

Selon l’Institut Montaigne, les musulmans comptent pour 5,6% des habitants de... métropole. Soit un pourcentage "moins important que ne l’avancent bon nombre de chiffres fantaisistes", souligne Hakim El Karoui qui détourne les yeux des Françaises de l'Outre-Mer... Ce chiffre grimpe à 10% dans la catégorie des moins de 25 ans. Signe, selon le think tank, de "la prégnance croissante de la seconde religion du pays auprès des jeunes générations". Autre information sur le profil démographique des personnes se déclarant musulmanes : elles ont en grande majorité (72%) deux parents également musulmans. La transmission religieuse familiale joue donc fortement, là où les conversions restent minoritaires (ils sont néanmoins 7,5% à n’avoir aucun parent musulman). Autres enseignements : trois musulmans sur quatre sont Français (dont 50% de naissance). 30% ne fréquentent jamais la mosquée et 60% ont "un rapport distancié ou inexistant aux lieux de culte".

Résultat de recherche d'images pour "femmes voilees en France"En déclarant qu’en France, "à peu près 30% des femmes musulmanes décident de porter le voile", le ministre de l’Intérieur reste dans l’ordre de grandeur des estimations de l’Institut Montaigne, une étude critiquée pour sa méthodologie.

Si les résultats de l’étude de l’Institut Montaigne ont été largement diffusés par les media et les personnalités politiques, la gauche la dénonce, notamment sur le terrain de la méthodologie. Dans une tribune parue dans... Le Monde, le socio-démographe et directeur de recherche à l’Institut national d’études démographiques (Ined) Patrick Simon -co-coordinateur d'une enquête centrée sur les processus  de discrimination des immigrés et de leurs descendants en France - considérait l’étude comme "entachée d’approximations et d’opacité méthodologique", car "pour identifier les personnes musulmanes, l’Ifop a exploité un panel de 15.459 personnes où la question de la religion est posée pour tirer un échantillon de 874 musulmans et 155 personnes "de culture musulmane". Il contestait aussi la prise en compte des 155 non-musulmans issus de familles musulmanes. Une intégration pourtant susceptible d'abaisser les taux. L'Institut Montaigne consacrait un graphique à ces 155 personnes de culture musulmane qui ne se définissent donc pas comme musulmanes. Parmi ces 155 personnes dont au moins un parent est musulman, 10% avaient un "profil religieux" de "sans religion", 3,4% de "chrétien" et 84,9% de "musulman". Soit des personnes qui ne revendiquent pas comme étant musulmans, mais qui ont un profil religieux de musulmans. Difficile à comprendre de ceux et celles que l'intégration des Français de milieu musulman dérange.

Résultat de recherche d'images pour "manifestation musulmanes contre education sexuelle ecole"
Quand les petites musulmanes sont
retirées de l'école de la République
Un autre reproche formulé ["Les musulmans imaginaires de l’Institut Montaigne", dans Mediapart, ce qui semble un détail subalterne à Libération] par la militante féministe (revendiquée, ce que Libération occulte) antiraciste Mélusine 2 était celui de la représentativité. Son avis partisan ne vaut que pour information, en terme de pluralisme, mais sujet à caution du fait de ses partis-pris. Ainsi, bizarrement, les minorités ne la concernent pas ici. Selon elle, donc, si les 15.459 personnes sont bien représentatives de la société française, qu’en est-il des 874 musulmans ? Dans une note de blog, elle estimait que "rien n’assure que ce sous-échantillon [comme on parle de "sous-chiens" (souchiens)], extrait d’un échantillon plus grand réalisé par la méthode des quotas, soit lui-même représentatif de la population qui intéresse les auteurs du rapport – c’est-à-dire des musulmans de quinze ans et plus vivant en France". L'enquête ne le prétend pas : elle intègre tous les cas de figure, sans discriminations, quand notre féministe antiraciste choisie par Libération tendrait à faire croire que les femmes voilées dans notre paysage quotidien serait un mirage dans le désert... 

L’auteur distingue "deux réalités très différentes"
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"Une majorité silencieuse, très souvent pratiquante mais sans conflit majeur avec les normes de la société française, d’une part ; une minorité, attirée par le fondamentalisme, qui utilise l’islam pour dire sa révolte, d’autre part." Si ce n'est son objectif de prise du pouvoir, comme l'indique l'apparition de listes communautaristes aux municipales de mars 2020, après l'infiltration du tissu associatif, suivie de la création d'un réseau d'associations musulmanes. 
Mais, entre les deux, les chiffres mettent surtout en lumière une grande diversité de situations, notamment sur la question du port du voile (du foulard au niqab) : 65% des hommes musulmans – de religion ou de culture – se déclarent favorables au fait de le porter. 24% se disent également favorables au principe du port du voile intégral, même le niqab, le plus couvrant : il ne laisse apparaître que le regard. 

Le port du voile n'est qu'un indicateur parmi d'autres. 
Les résultats montrent par ailleurs que les femmes - interrogées par téléphone entre le 13 avril au 23 mai 2016, dans leur milieu familial - y seraient plus attachées que les hommes : le port du voile est approuvé ou préconisé par trois hommes musulmans sur quatre : il n'est rejeté que par 26% des hommes et seulement par 18% des femmes. Rien d'étonnant donc à ce que l'institut Montaigne, Castaner et Schiappa s'accordent pour évaluer à 30% le nombre des musulmanes soumises à cette pratique. 
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Ce qui hérisse les féministes. Pourtant, approbation ne signifie pas nécessairement usage, puisque, précise l’enquête de 2016, "la pratique sociale la plus répandue reste le non-port du voile". Ainsi, il y a quatre ans, les deux tiers des femmes de culture musulmane déclaraient ne pas le porter. Et 57% ne l’avoir jamais porté. Même chose sur la question de la mixité : s’ils sont une écrasante majorité, plus de 92% de répondants (hommes et femmes confondus), à accepter de se faire soigner par un médecin de sexe opposé, 30%, en revanche, ne feraient pas la bise à une personne du sexe opposé et 33% refusent de se rendre dans une piscine mixte.

Qu'en est-il en 2019, quatre années plus tard ? 
A l'époque, le think tank admettait que "les enseignements qu’elle [l'enquête] indique reflètent un état de l’opinion à l’instant de sa réalisation et non pas une prédiction". 
Ensuite, la marge d’erreur moyenne est d’environ 3% pour un sondage effectué auprès d’un échantillon de 1.000 personnes. Elle s’élève même à entre 6 et 8% pour l’analyse d’un sous-groupe de ce même échantillon. L’écart peut donc être significatif. Ainsi quand l’enquête établit que 28% des femmes musulmanes – de religion ou de culture — acceptent le voile intégral - signe d'une radicalisation affichée - ce chiffre peut en fait osciller entre 20% et 36%. D’où la prudence de l’Institut Montaigne qui évoque "une première analyse exploratoire (e "pionnière"), qui devra être précisée et affinée ultérieurement" et la possibilité forte que ces chiffres soient actuellement dépassés. 

D'où la montée au créneau de la gauche partisane du port du voile hors de la sphère publique

Les gauches internationaliste, communautariste et anarchiste ont aussitôt craint la récupération de ces informations pour combattre leurs idéologies. Plutôt que d'éclairer leur jugement, elles ont vilipendé cette enquête exploitée par des personnalités de droite également extrême  contre "l’islam politique". Le port du foulard est déjà un signe distinctif et discriminant la population majoritaire, mais le voile islamique est par essence anti-républicain, en ce qu'il est un choix du Coran et de la charia contre loi républicaine.

Des responsables  de droite ont pallié l'absence de vigilance de la gauche
Sur Europe 1, le candidat François Fillon a ainsi alerté "qu’un tiers des musulmans français sont radicalisés ou en voie de radicalisation, et que cela augmente"
Même mise en garde chez la députée FN Marion Maréchal-Le Pen, qui fait état du chiffre de "28% de radicaux", mais en gardant pour hypothèse (controversée: cf. ci-dessous) qu’il y aurait 6 millions de musulmans en France, alors que les données de l'enquête de 2016 adoptent une estimation basse de 3 millions - aujourd'hui encore plus invraisemblable -  de ceux de 15 ans et plus vivant en... Métropole.
La fourchette des estimations va en fait de 4,1 millions (selon l'Observatoire de la laïcité en 2019) à 8,4 millions de musulmans en France (estimation du professeur au Collège de France élu à la chaire 'Migrations et sociétés', François Héran, en 2017) en fonction des méthodes de calcul retenues pour les estimations. L'INED et l'Insee comptent  en outre 70.000 à 110.000 convertis.
Mayotte fait partie de la France et environ 95 % de la population mahoraise (260.000) est musulmane. Outre la centaine de musulmans antillais du Val-d'Oise où  l'AMA (Association Musulmane Antillaise) a son siège, la Martinique possède sa première mosquée depuis 2013 et la population de confession musulmane est estimée à près de 3.000). Pour certains, l’islam serait apparu sur l’île dans les années 70, mais d'autres sources affirment que les premiers musulmans martiniquais, arrivés dans les années 30, seraient Palestiniens pour la plupart. 


"28% de radicaux ? Si il y a 6 millions de musulmans en France cela fait 1,5 million !"



Image associéeL’étude de référence permet à certains un distinguo subtile (et hautement manipulateur) entre les "radicalisés" et musulmans ayant "des attitudes autoritaires" et les "sécessionnistes", lesquels useraient  l’islam pour "signifier leur révolte" dans l'islamisme politique et sa branche armée terroriste. On aurait de "gentils radicalisés" et de "méchants islamistes" que les fachos tenteraient d'amalgamer.

Libération interdit ainsi de soupçonner les premiers d'être des "terroristes potentiels". Qu'ont-ils fait de leurs chevaux de bataille, casaque rouge et toque noire, vigilance et prévention ?

"Une étude révèle qui ils sont, ce qu’ils pensent et comment ils vivent".
C'est en ces termes que Elodie Hervé - une voix autorisée ? - confie son malaise: selon cette journaliste indépendante, l'enquête contribue à présenter les musulmans comme des citoyens à part.
Les obscurantistes font le procès de la connaissance.