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vendredi 31 janvier 2020

Dans l'affaire Mila s'opposent religion et préférences sexuelles, liberté de conscience et liberté d'expression

Après l'incitation à la haine religieuse, les attaques contre les croyants sont interdites 

Mila, lycéenne de 16 ans, est menacée de mort depuis plusieurs jours

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L'aspect homophobie de l'affaire est évacué
Sa faute est d'avoir réagi à des insultes homophobes par des insultes contre l’islam sur les réseaux sociaux, après une vidéo virulente postée sur Instagram. 
Deux enquêtes parallèles sont ouvertes, toutes deux visant la lycéenne (lien PaSiDupes).

Et la plaie de la laïcité est ré-ouverte...
Parmi les acteurs politiques, le CFCM, le premier, déclenche l'incitation à la haine le jeudi 23 janvier. Le délégué général du Conseil français du culte musulman, Abdallah Zekri, lance : "cette fille [sic] sait très bien ce qu'elle fait. Qui sème le vent récolte la tempête", déclare-t-il au micro de Sud Radio.

Marlène Schiappa lui donne raison : ""Des propos criminels, des propos coupables," qui appellent des sanctions, réagit sur France Inter la secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes d'abord et les hommes.

De nombreux politiques s'emparent de l'affaire, qui relance le débat autour de la notion de blasphème

Dans une tribune au Figaro, des juristes s'inquiètent du "basculement de tous les dangers pour la liberté d'expression," à la suite de l'ouverture de plusieurs enquêtes à l'encontre de la jeune Mila, une mineure.

Un avis que ne partage visiblement pas la ministre de la Justice. 

Toute ancienne rectrice d'académie qu'elle fut,
 Nicole Belloubet tend le débat. "Dans une démocratie [pas ailleurs ? Et sans doute au 21e siècle...], la menace de mort est inacceptable (...). L'insulte à la religion c'est évidemment une atteinte à la liberté de conscience, c'est grave, mais ça n'a pas à voir avec la menace [de mort]", a estimé la ministre sur Europe 1 le mercredi suivant.

A gauche comme à droite, ces déclarations ont soulevé l'indignation.
Ex-ministre socialiste et sénatrice de l'Oise, Laurence Rossignol, a décerné un "0/20 en droit constit" à la juriste. "En France, il est interdit d'insulter les adeptes d'une religion, s'esclaffe-t-elle, mais on peut insulter une religion, ses figures, ses symboles", a-t-elle souligné dans un tweet visant l'ancienne membre du Conseil constitutionnel (2013-2017).

"Nicole Belloubet invente le délit de blasphème (...) Scandaleux!", a estimé le président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan.

Face à la polémique, la garde des Sceaux est revenue sur ses propos en reconnaissant une expression juste "maladroite" et en jurant qu'elle n'a pas tenté de remettre en cause "le droit de critiquer la religion".

"Les insultes et les discriminations à raison de l'appartenance religieuse sont des infractions. C'est ça que j'ai voulu dire", a rétro-pédalé Nicole Belloubet, tout en polémiquant, puisqu'elle dénonce une polémique... "ridicule", le sujet lui paraissant tout-à-fait subalterne. 
"Je n'ai absolument pas justifié le délit de blasphème", a-t-elle affirmé. Les Français, Macron ne cesse de le dire, ne comprennent rien à rien des propos de l'exécutif.

Son collègue de l'Intérieur, bien connu pour la finesse de ses analyses, a enfoncé le clou.
"Il n'existe pas dans ce pays et il n'existera jamais - sous l'autorité de ce gouvernement - de délit de blasphème", a assuré Christophe Castaner devant les sénateurs, à l'occasion de la séance des questions au gouvernement.

"Nous devons refuser qu'au nom d'une pseudo dénonciation de l'islamophobie, on ne puisse pas dans ce pays critiquer une religion", a-t-il ajouté.

La lycéenne a sa scolarité brisée.

mercredi 6 novembre 2019

FakeNews : les musulmans davantage victimes de discriminations et... d'agressions ?

Un sondage "orienté" de l'Ifop pour  la Fondation Jean-Jaurès : attention la nuance captieuse ! 

Les discriminations et les agressions visant les musulmans en France sont minoritaires au quotidien, mais plus fréquentes que pour le reste de la population

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Discriminés, et pourtant bien intégrés ?
Les Français ne s'attendaient pas à celle-là ! La Dilcrah et la Fondation Jean-Jaurès dont les commanditaires de ce sondage spécieux que l'Ifop a produit - avec le concours de l'Institut Montaigne - et publié mercredi. 
Tendancieux ou mensonger, comme on voudra, mais orienté à coup sûr: la Dilcrah, c'est la Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l'Antisémitisme et la Haine [sic] anti-LGBT, et la Fondation Jean-Jaurès, c'est une officine du PS, fondée à l'initiative de Pierre Mauroy, non pas un think tank ordinaire, mais une "fondation politique" , autant dire une pompe à fric, comme les socialistes en ont le secret : officiellement elle était dédiée au rayonnement  du socialisme..
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Quant à l'Institut Montaigne, dont le conseil d'orientation est dirigé par l'Américain Ezra Suleiman, 77 ans, caution universitaire, et qui est dirigé par Laurent Bigorgne, 45 ans (ancien UNEF-ID, puis poignet droit de Richard Descoings, patron décédé de l'IEP de Paris (lequel vécut une relation amoureuse avec Guillaume Pépy: l'une de leurs maisons en commun se trouve à Pernes-les-Fontaines, Vaucluse), et "ami de longue date" d'Emmanuel Macron qui l'a placé à la tête du Comité action publique 2022, CAP 22, en juin 2018, en charge de réfléchir à une réforme des missions de l'Etat, après avoir été cité comme potentiel ministre en 2017). Bigorgne est l'auteur d'un rapport identifiant une trentaine de milliards d'euros d'économies possibles : la boucle est bouclée dans le contexte de la réforme des quotas d'immigrés. On part donc sur de bonnes bases !
42% des musulmans  - et non pas arabes - vivant en France - hors critère de (bi)nationalité - affirment avoir fait l'objet d'au moins une forme de discrimination liée à leur religion et ce, au moins une fois au cours de leur vie, rapporte cette commande. Que dire donc des roux et rousses et des albinos... 

L'entreprise de sondage a testé différentes sphères possibles de discrimination 

Si on peine à chiffrer le nombre de musulmans en France, l'IFOP  parvient en revanche à dégager un échantillon représentatif. 
L'entreprise sort des chiffres de discrimination, catégorie par catégorie :"lors d'un contrôle" de police (13%) - comme si la religion était affichée sur le visage - , "lors de la recherche d'un emploi" (17%), d'un logement (14%).

L'IFOP et l'Institut Montaigne parvient même à produire par le menu le détail des idées reçues combattues au moment de la discussion sur le projet d'incitation gouvernementale à l'embauche d'étrangers extérieurs à l'UE, "objectifs chiffrés" ou quotas d'immigration économique. 
L'étude réalisée conjointement pour la  Dilcrah et la Fondation Jean Jaurès - scientifique ou partisane ? - estime que les discriminations toucheraient davantage les personnes de 30 à 40 ans et les femmes (46%, contre 38% chez les hommes). 
En outre, 60% des femmes portant souvent le voile ont été discriminées au moins une fois au cours de leur vie. Mais 44% des femmes qui ne portent jamais le voile l'ont aussi été. Le voile islamique serait plutôt bien intégré par les mécréants, à la différence des Français (ou non) exogènes qui résistent à l'intégration dans le pays d'accueil: CQFD. 
En particulier, les femmes sont nettement plus victimes de discrimination dans la recherche d'un emploi, notamment les femmes voilées, lesquelles représentent une infime minorité de l'échantillon et encore sont-elles alors souvent des mères isolées bénéficiaires des aides sociales consenties par les mécréants  - consentants ou non - décriés par le sondage socialiste.

Autres manipulations de l'opinion en contexte de réforme.
Un musulman sur quatre (24%) a [ou aurait !] été exposé à une agression verbale au cours de sa vie, contre 9% chez les non-musulmans. En outre, 7% de musulmans ont fait l'objet d'agressions physiques (contre 3% dans le reste de la population). Fait notable: 37% des femmes portant le voile ont été exposées à des insultes ou des injures à caractère diffamatoire.

Si l'on ne prend que la période des cinq dernières années, 40% des musulmans estiment avoir fait l'objet de comportements racistes (contre 17% chez les non musulmans). Parmi eux pour 16%, cela était dû à la religion, et pour 15% à leur couleur de peau.

Sondage réalisé par entretien au téléphone, du 26 août au 18 septembre, auprès d'un échantillon de 1.007 personnes représentatif de la population de religion musulmane (personne s'identifiant elle-même comme musulmane) âgée de 15 ans et plus, selon la méthode des quotas.

L'Ifop précise avoir déterminé ces quotas à partir d'une étude Ifop - Institut Montaigne réalisée au printemps 2016 auprès d'un échantillon de 15.459 personnes. L'institut de sondage a également réalisé un "échantillon témoin" de 962 personnes non-musulmanes.

Une étude qui discrimine les "Blancs" (cf. 'Islamophobie : quand les Blancs perdent leur triple A', par Houria Bouteldja, membre du PIR), sans convaincre de leur "racisme", bien que l'islamophobie soit désormais amalgamée au racisme : les discriminations religieuses contre les musulmans dont le sondage fait état se fondent sur l'apparence au téléphone : un sondage au faciès ? Les converti(e)s sont-ils pris en compte ?

mercredi 23 octobre 2019

Une tribune signée par 100 artistes et élus locaux stigmatise les opposants au voile islamique

Ces 100 élus locaux de la diversité dénoncent une "cabale médiatique" contre les musulmans

La critique du port du voile islamique fait sortir du bois ses  partisans

Sondage : La moitié des jeunes musulmans souhaite que la laïcité s’adapte à l’islam en France. 27% des musulmans estiment que la Charia doit s’imposer
Ils pointent des "raccourcis périlleux" et des "propos indignes à l'endroit des musulmans", selon eux.
Ces cent élus répandus dans toute la France ont publié dans les colonnes du JDD du mardi 22 octobre une tribune stigmatisant sans ambiguïté les opposants au voile partout dans l'espace public. Ils y voient un risque de "délation" que "d'aucuns font peser sur la nation en stigmatisant, à dessein, plus de 6 millions de nos concitoyens". 
Le terme 'délation' n'est pas anodin : il pointe les régimes autoritaires ou dictatoriaux, ainsi que les forces d'occupation. La délation qu'ils évoquent renvoie donc "aux heures sombres de notre Histoire". Ainsi les dénonciateurs du port du voile islamique en France seraient-ils rien moins que des fachos. Combattre ce voile dans l'espace public est le signe ostentatoire d'une islamophobie générale, suspecte - par amalgame - de racisme. Et, bien évidemment, les antiracistes ne sont pas des racistes... La totale !
Cette intervention des signataires de la tribune dans le débat public renvoie notamment à la publication d'une liste de "signaux faibles" censés permettre de repérer un individu radicalisé. Adressée à l'Université de Cergy-Pontoise, et publiée par le ministère de l'Intérieur, est-elle illégitime en république ? 
Dans un fichier Excel attaché étaient listés des "signaux faibles" susceptibles d'alerter, par exemple un changement de tenue vestimentaire (le port de pantalon dont les jambes s'arrêtent à mi-mollets ou sarouel, ample entre les cuisses, pour un homme, l'apparition d'un voile pour une femme), l'arrêt de la consommation d'alcool, un intérêt soudain pour la religion ou un absentéisme récurrent aux heures de prières... S'ils constataient "qu'un individu (étudiant ou collègue) présente un ou plusieurs signaux listés dans cet imprimé", les personnels de l'université étaient invités à retourner l'imprimé au référent sécurité. Ce message, relayé sur Twitter, a suscité de vives réactions. Car les signataires de la tribune n'entendent pas séparer le bon grain de l'ivraie dans leur communauté.
"La barbe !" s'exclament-ils avec un humour feint.
"La cabale médiatique à travers la retransmission bienveillante des propos les plus indignes à l'endroit des musulmans ainsi que l'inconséquence des prises de position politique au plus haut niveau de l'Etat nous amènent à dénoncer avec force et détermination les raccourcis périlleux vers lesquels notre pays est entraîné", écrivent les élus.
Qui sont ces 90 "personnalités" du collectif de signataires : l'acteur Omar Sy, né à Trappes (d'un père sénégalais et d'une mère mauritanienne)  - dont la réussite n'est pas le signe qu'il aurait été malmené par la France - a demandé "urgemment" à Macron de condamner "l'agression" dont a été victime la femme voilée de Belfort pointée par un élu RN alors qu'elle accompagnait une sortie scolaire d'enfant d'âge primaire à Dijon au... Conseil régional de Bourgogne-Franche Comté.
Le collectif, où figurent également la comédienne Marina Foïs et plusieurs chercheurs et sociologues animés non pas par leurs recherches mais leurs orientations politiques et religieuses, appelle aussi à "dire, avec force, que les femmes musulmanes, portant le foulard ou non, et les musulmans en général ont toute leur place dans notre société", ce qui n'est pas le sujet, mais plutôt leur refus de s'intégrer, voire leur prosélytisme. à "refuser que nos concitoyens musulmans soient fichés, stigmatisés, dénoncés pour la simple pratique de leur religion". Cette pratique-là n'est justement pas une règle primaire du Coran, mais un ajout tardif. Et encore est-il régional (dans certaines parties du Golfe ou au Pakistan)...  Les signataires doivent donc réviser leurs fondamentaux...
Dans leur tribune, les 90 partisans d'une république islamique dénoncent la "haine" et la "violence inouïes" de cette scène que les laïcs dénoncent comme une provocation.
Ils dénoncent également la réaction d'un ministre de la République qu'ils condamnent. Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer ne leur convient pas : il "a certes condamné", ce qui ne leur suffit pas, puisqu'il "a tout de même affirmé 'le voile n'est pas souhaitable dans notre société' ". "N'est-ce pas ici l'illustration même d'une stigmatisation assumée jusqu'au plus haut niveau?", s'interroge le collectif.
D'ailleurs, les 90 condamnent également l'avis du ministre de l'Intérieur, ministre des Cultes. Après l'attentat islamiste au coeur de la préfecture de police de Paris, s'il est permis d'en parler, avec les familles éplorées de ses quatre collègues de travail assassinés, Christophe Castaner a listé,  " 'la pratique régulière et ostentatoire de la prière', et 'la pratique exacerbée [!] de la religion en période de ramadan' comme autant de 'signes de radicalisation' [et la liste n'est pas exhaustive] à signaler, alors qu'il ne s'agit ni plus ni moins que de conduites religieuses tout à fait banales chez les musulmans pratiquants". Il n'est en revanche pas dans nos moeurs de refuser de serrer la main d'un concitoyen (c'est un affront) ou de se laisser examiner par un médecin du "genre" qui ne convient pas. Peut-on alors parler de sexisme ou d'homophobie ? 
"Jusqu'à quand allons nous accepter que la laïcité, socle de notre République [notre République commune], soit instrumentalisée pour le compte d'une vision ségrégationniste, raciste, xénophobe, mortifère de notre société?", s'impatientent les signataires radicaux.

Ils n'hésitent d'ailleurs pas à désigner le comportement du ministre de l'Education nationale qui avait récemment indiqué clairement vouloir "signaler les petits garçons qui refusent de tenir la main des petites filles". 

Ces élus-là rappellent aussi certains propos jugés stigmatisants, notamment après les déclarations du directeur-adjoint du Figaro, qui avait affirmé "détester la religion musulmane" sur une chaîne de télévision privée. L'un de ces Français que le Syndicat de la Magistrature, classé à l'extrême gauche (si l'USM est à gauche) avait épinglé sur son "mur des cons" en avril 2013. La présidente du SM, Françoise Martres, avait tenté d'éteindre la polémique, estimant non sans légèreté que ce mur de "défouloir" et d'action de "potache". 

Ces magistrats-là seraient donc d'éternels carabins? Et leur humour irresistible : l'IPJ "n'a pas de mots pour qualifier l'indécence morale de la présence" sur ce mur de Jean-Pierre Escarfail, "père de Pascale, violée et assassinée par Guy Georges".

"Si tu es à Rome, vis comme les Romains ; si tu es ailleurs, vis comme on y vit. " En France, fais comme à La Mecque ?

Les 100 élus locaux ne s'en tiennent pas là. "Nul ne peut prétendre combattre le terrorisme ou la radicalisation par l'humiliation, sauf à rechercher obstinément et furieusement l'effet inverse." Font-ils une proposition ? 
Ils se contentent de systématiser. "A chaque menace qui plane sur le pays et à chaque attaque terroriste, nos concitoyens de confession musulmane tremblent doublement : pour la nation, parce qu'ils sont concitoyens, et pour leur foi, parce qu'ils vivent instantanément la méfiance." A chaque croisement de regard hostile, à chaque attentat, les malheureux tremblent et pleurent. 


Alertant sur ce qu'ils dénoncent comme une dérive de notre société, plongée dans un climat de "suspicion", qui consisterait à faire une menace potentielle d'un individu qui porte une barbe ou un voile, les signataires dramatisent ce qui serait banal ailleurs, hormis en Europe, invitant tout un chacun à éviter à tout prix une "déchirure nationale" encouragée par une vision dévoyée de "la laïcité". Bref, la laïcité de France n'a pas de meilleur protecteur que le musulman. 

En guise de conclusion provisoire, les cent petits élus en appellent au président de la République. 
Garant du principe constitutionnel de nation indivisible, ils interpellent Macron pour qu'ils obtempère à leur injonction. "Notre nation est une et indivisible, écrivent-ils. Le président de la République est garant de ce principe. Il est garant de la Constitution. Il est garant de l'application de la loi. Il s'agit de sa responsabilité devant le peuple et devant l'Histoire. Il est l'incarnation de l'unité. Nous attendons qu'il se lève et le clame à tous."

A la mi-octobre, 90 personnalités et scientifiques avaient également signé une tribune dans le quotidien Le Monde pour exprimer leurs inquiétudes face aux amalgames dont la communauté musulmane serait régulièrement victime.

Liste des signataires :
  1. Marc Goua, 79 ans, maire de Trélazé (près d'Angers, Maine-et-Loire, ex-président de la Fédération des Œuvres Laïques, ex-PS, proche de LREM
  2. Elsa Faucillon, députée PCF
  3. Mounir Satouri, EELV, député européen franco-marocain
  4. David Cormand, EELV, député européen
  5. Salima Yenbou, EELV, députée européenne
  6. Philippe Rio, maire PCF de Grigny (1)
  7. Fabien Gay, sénateur PCF de la Seine-Saint-Denis
  8. Samira Bouhout Tayebi, élue PS à Clichy-sous-Bois, Seine-Saint-Denis
  9. Hamid Daoudi, élu LR de Villeneuve-la-Garenne
  10. Ali Meziane, élu EELV de Clichy-sous-Bois, Seine-Saint-Denis
  11. Véronique Vinet, conseillère régionale EELV d'Occitanie
  12. Samira Aidoud, conseillère régionale d'Ile-de-France, élue LR à la manif islamo-fasciste
  13. Nisrine Zaibi, conseillère régionale PS de Bourgogne
  14. Abdelfattah Messoussi, élu PS de Stains (PCF), Seine-Saint-Denis
  15. Ouis Azdine, élu LR de Corbeil-Essonnes
  16. Patrick Dikoumé, maire-adjoint d'origine camerounaise, à Villeneuve-la-Garenne, comme Hamid Daoudi
  17. Rhizlaine Robin El Greni, élue de Bergerac
  18. Adib Benfeddoul, conseiller départemental de Dordogne
  19. Claire Tawab, élue à Grigny (2)
  20. Habiba Bigdade, élue à Nanterre 
  21. Jean Michel Boucher, élu à Villeneuve
  22. Yael Lévy, élu de Villeneuve-la-Garenne 
  23. Keltoum Rochdi, élue à Cergy
  24. Zohra Darras, conseillère départementale de la Somme
  25. Eric Béal, élu à Rosny-sous-Bois
  26. Jamel Oufkir, élu de Sallaumines
  27. Fatiha Kernissi, élue à Epinay sur Seine
  28. Wahiba Rhouzli, élue à St Ouen
  29. Jérémie Crépel, élu à Lille
  30. Didier Mignot, conseiller régional de Seine-Saint-Denis
  31. Mariam Kante, élue à Villeneuve
  32. Fatima Ogbi, élue à Grigny (3)
  33. Akli Mellouli, élu à Bonneuil
  34. Amel Jouani, élue à Tremblay en France
  35. Gilles Boitte, élu à Sevran
  36. Said Laatiriss, élu à Grigny (4)
  37. Mohamed Hakkou, élu à Gonesse (PS)
  38. Nabil Benghanem, élu à Montreuil (PCF), Seine-Saint-Denis 
  39. Walid Ben Mhenni, d'origine tunisienne, élu à Noisy-le-Grand (LR)
  40. Assiba Abbaci, élue à Noisy-le-Grand (comme le précédent)
  41. Marrouchi Mustapha, élu à Massy
  42. Mohamed Derrar, élu à Evreux
  43. Fatima Messaoudi, élue à Antony (LR), assistante maternelle et rectrice de la mosquée d'Antony
  44. Claudy Chauvelot Duban, conseillère régionale GDR (PCF et LFI) de Bourgogne
  45. Alexis Braud, élu à Allones (72, écologiste)
  46. Abdelsalem Hitache, élu d'opposition au Blanc-Mesnil (LR) en Seine-Saint-Denis
  47. Julien Bayou, conseiller régional EELV d'Ile-de-France
  48. Abderrahi Ait Omar, élu LR à Villeneuve-la-Garenne
  49. Milouda Ala, conseillère régionale Hauts-de-France à Roubaix
  50. Fouad Sari, élu à Vigneux
  51. Chadia Arab, élue à Angers
  52. Hawa Niang, élue à Massy
  53. Youssef Erramach, élu à Bois-le-Roi
  54. Mireille Alphonse, élue à Montreuil
  55. Hafida Ouadah, vice-présidente UDI du Conseil départemental de l'Eure
  56. Anne Claire Jarry Bouabid, conseillère régionale Ile-de-France, Paris XXe,administratrice des finances publiques adjointe  à la Direction générale des finances publiques (DGFiP)
  57. Rachid Laghnadi, élu à Andrésy
  58. Ali Aangua, élu à Ecquevilly
  59. Bouchra Laoues, élue à Massy
  60. Annie Laure Hagel, élue EELV  à Antony
  61. Latifa Kharja-Tehhoune, élue DVD à Chanteloup-les-Vignes (LR)
  62. Sidi El Haimer, élu à Mantes-la-Jolie
  63. Lamine Camara, conseiller régional Ile-de-France
  64. Alexandre Bergh, élu à Tremblay-en-France
  65. Zoubida Rafiq, élue à La Verrière
  66. Amadou Daff, élu à Mantes-la-Jolie
  67. Annie Lahmer, conseillère régionale Ile-de-France
  68. Foudil Ait Chabane, élu de St Ouen
  69. Ahmed Chek, élu à Vaulx-en-Velin (PS)
  70. Sabrina Sebahi, élue d’Ivry-sur-Seine
  71. Fouad Ghzalale, élu à Evreux
  72. Antony Taillefait, élu à Angers
  73. Elise Aebischer, conseillère régionale de Bourgogne-France-Comté
  74. Mehdy Belabbas, élu d’Ivry-sur-Seine
  75. Hella Kribi Romdhane, conseillère régionale Ile-de-France
  76. Monique Belot, élu à la Verrière
  77. Hasana Sadiki, élu Valenton
  78. Catherine Hervieu, vice-présidente Dijon Métropole
  79. Pierre Serne, conseiller régional d'Ile-de-France
  80. Niaye Camara, élu à Chanteloup-les-Vignes
  81. Pascal Troadec, élu LFI à Grigny (PCF)
  82. François Damerval, conseiller régional d'Ile-de-France
  83. Fatimata Amy, élue à Angers
  84. Estelle Lemoine, élue à Angers
  85. Leila Youssef, élue à Rambouillet
  86. Jean Laurent Félizia, élu du Lavandou
  87. Kaoutar Dahoum, élue à Vaulx-en-Velin
  88. Hassan Qamar, élu à la Verrière
  89. Roberto Romero, élu à Bagneux
  90. Haikel Drine, élu d'opposition à la mairie LR du Blanc-Mesnil
  91. Rachid Sekkour, élu à Vandoeuvre-les-Nancy
  92. Jean Yves Blee, élu à La Verrière
  93. Addichane Lhassane, élu à Mézières
  94. Amara Traoré, élu à La Verrière (PCF)
  95. Latifa Chay, élue LREM de Romans-sur-Isère
  96. Rose Marie Véron, élue agglomération Loire métropole
  97. Yanis Khalifa, suppléant de la députée LREM Sira Sylla, d'origine sénégalaise
  98. Sophie Foucher Maillard, conseillère départementale PS du Maine-et-Loire
  99. Marine Tondelier, élue EELV à Hénin-Beaumont
  100. Driss Ettazaoui, élu MoDem à Evreux
  101. Le collectif rassemble également des réalisateurs dont Céline Sciamma, une réalisatrice qui a eu pour compagne l'actrice Adèle Haenel (une protégée du Festival de Cannes) qu'elle a dirigée dans deux films controversés, des journalistes dont l'identité n'est pas diffusée, des sportifs anonymes dans le public, ou le rappeur Nekfeu, surnommé le 'fennec' par ses amis algériens, ou les membres fondateurs de Zebda (Hakim et Mustapha Amokrane, Toulousains qui soutiennent le parti politique d'extrême gauche 'Les Motivés', proche des trotskistes du NPA, via la LCR).
    En Ponce Pilate, Macron a lancé que l'affaire du port du voile dans l'espace public qui divise les Français, "Ce n'est pas mon affaire !
    Est-ce l'affaire des élus de la République, singulièrement LREM ?

mardi 22 octobre 2019

Voile et islam politique : à Meaux, une femme voilée invite les mécréants à quitter la France, mais c'est un indigné qu'on inquiète

Un employé de mairie appelle à "couper la tête" de cette femme voilée qui valide la thèse du "grand remplacement"

Les femmes musulmanes voilées radicalisées sont sans limites

Une photo prise à la manifestation censée dénoncer l'islamophobie indigne les candides de France.
 
L'arrogante n'a pas appris la langue du pays qu'elle veut coloniser
Le 19 octobre 2019, place de la République, la pancarte brandie par une femme voilée: "française musulmane voilée, si je vous dérange je vous invite à quitté (sic) mon pays" alimente l'objectif du "grand remplacement" que d'innocents Français nient.

Ils ne font même plus semblant de nous tolérer: ils ne nous supportent clairement plus en France. Les musulmans, actuellement parmi les plus transparents et visibles, ne dissimulent plus leur ambition  de s’approprier la France, comme ils se sont approprié une partie de l’ancien empire indien, provoquant la scission en 1947 entre Union indienne et Pakistan (conquête qui sur 5 siècles a provoqué 80 millions de morts. Oui, 80 millions, je n’ai pas fait une faute de frappe). Comme ils se sont appropriés la Turquie, l’Afrique du Nord, de grande zones de l’Afrique noire, l’Indonésie, la Perse, le Moyen-Orient, une partie de l’Europe centrale, au prix fort de massacres et de terreur. C’est leur religion qui leur dicte cet obligation de conquête et de soumission des peuples qui refusent l'islam. C’est une obligation que leur impose leurs textes religieux archaïques mais observés par des millions d'individus épris de domination. Ceux et celles qui croient à un "sens de l'Histoire" n'ont pas retenu la leçon des pays conquis et asservis: s'ils l'ont assimilée, ils l'ont bien digérée.
   
"Coupez la tête à cette pouff," a écrit un indigné sur Facebook
Une enquête est désormais ouverte contre cet employé grossier de la mairie de MeauxAppeler à "couper la tête" d’une femme voilée sur les réseaux sociaux justifie des poursuites, ce lundi 21 octobre, "pour provocation à la haine". La dame peut dormir sur ses deux oreilles, car une menace d'égorgement au couteau céramique lui aurait valu une simple mise en observation pour "déséquilibre" mental. 
Maire de la ville, Jean-François Copé, s'est cru obligé de demander à la mairie d'étudier de possibles sanctions administratives, parce qu'il est respectueux de la différence en qualité de démocrate : les démocraties faibles sont le terreau des extrémismes, quand les terres d'asile suscitent des visées hégémoniques de conquête. 

Offensive raciste de l'islam politique au nom d'une islamophobie d'auto-défense 
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Des internautes et associations ont signalé la photo - visible en tête d’article - d'une publication initialement partagée sur Facebook par un élu LR des Hauts-de-Seine. Elle montre cette participante qui exprime son racisme anti-Blancs et singulièrement sa haine des Français sous couvert de dénonciation de l’islamophobie. "Française musulmane et voilée, si je vous dérange je vous invite à quitter mon pays”, peut-on lire sur sa pancarte. 
La publication, à qui est reprochée son signalement d'une femme ingrate, arrogante et haineuse, qui assume au grand jour son islamisme conquérant, sans honte voilée de 72 puceaux promis au paradis d'Allah a suscité de nombreuses réactions vives - et le plus souvent saines -, hormis celle, insultante, d’un homme qui appelle à "couper la tête à cette pouff" et qui, sur son profil, se présentait comme "adjoint administratif" à la mairie de Meaux, commune dotée d'une association cultuelle et culturelle, hébergeant, comme souvent, une mosquée. 

Une certaine presse dénonce l'homme, sans condamner la provocatrice 

L
'employé municipal a appelé à "couper la tête" d'une musulmane lambda, sans l'indication d'aucun motif, selon le Huffington Post, qui n'hésite pas à donner à croire qu'il s'agit d'une haine islamophobe gratuite, sans fondement. 

Libération est plus circonspect et s'interroge... 
Clone d'un journal d'information gratuit américain, ce quotidien - fondé en France en partenariat avec le groupe Le Monde et dont les contributeurs se revendiquent fièrement de la gauche - ne discrédite pas l'agresseur velléitaire en ne mentionnant qu'un réseau social, mais signale un article du site communautaire "Des dômes et des minarets" ((D&M)), journal des Mosquées de France (créé en février 2013), ainsi qu’à plusieurs tweets en plus de Facebook. Le site que le HuffPost escamote est celui qui a demandé que la police arrête Patrick Jardin, père d'une victime du Bataclan.
Ce site islamiste livre le nom de l'"homme" et fournit sa photo, comme incitations à lui régler son affaire au couteau céramique ?  Pour ceux qui seraient lent à dégainer, le site parle en revanche d'un "appel au meurtre d'une femme voilée"... 

"Dômes et Minarets" n'est pas haineux, seuls le sont les autres, mais il s'était déjà signalé dès le 2 décembre 2014 en vilipendant "ces 'arabes de service' au service des partis politiques français". 
Ses cibles étaient Rachida Dati, à qui il reproche d' "avoir à plusieurs reprises pris part aux manifestations de soutien aux chrétiens d’Orient notamment en arborant le signe (ن). Elle est également à l’origine d’une résolution au parlement européen demandant la libération d’Asia Bibi, cette chrétienne pakistanaise condamnée a [sic] mort pour blasphème."
Autre cible ? "Au PS, Il vaut mieux être comme Malek Boutih. Ancien président de SOS Racisme organisation gauchiste laïcarde, ce député de l’Essonne est mis en avant par les socialistes pour ses “luttes anti racistes” et “anti discriminations”. Ne rêvez pas ! Malek Boutih n’a jamais lutté contre l’islamophobie ni les discriminations qui visent les musulman(e)s. Les discriminations et le racisme qui préoccupent le beur de service sont celles ciblant les arabes et les noirs à l’entrée des boîtes de nuit, les homosexuels ou encore l’antisémitisme.
Malek Boutih, le beur intégré mangeur de cochon n’a jamais défendu les musulmans. Les juifs et les chrétiens si ! Écoutez son intervention à l’assemblée nationale où il défend l’intervention française en Irak et glorifiant les milices kurdes."
 
Islam politique? Bien sûr que non! Pas plus que les listes communautaristes musulmanes qui présentent  - en toute liberté républicaine et démocratique - des listes confessionnelles et subversives. Si ça dérange les mécréants français, qu'ils fassent leur valise ! 
Et de commenter : "Voilà à quoi mènent les appels à la haine des femmes voilées dans les médias. Après une semaine d’hystérie islamophobe autour du voile où journalists [orthographe venue d'ailleurs], élus [sic] et commentateurs se sont lâchés allant jusqu’à assimiler le voile à un uniforme SS, la chasse aux femmes voilées est ouverte. Plus grave, des haineux à visage découvert lancent des appels à commettre l’irréparable.""Islam politique" ? Voyons cela. "Samedi un rassemblement contre l’islamophobie s’est tenu place de la République à Paris pour dénoncer ce climat nauséabond [terme sulfureux associé à la "peste brune"]. Une photo d’une femme portant le foulard et arborant une pancarte invitant les islamophobes à quitter la France s’ils ne souhaitent plus voir de femmes voilées, a attiré l’attention de la fachosphère." Autre chose ?Diffamation ? "Des élus islamophobes ont à leur tour repris la photo et l’ont publié sur leurs comptes et pages comme Sebastien Kope, conseiller municiapl [sic] délégué LR de Clichy-la-Garenne [erreur sur le nom]. Les commentaires [venus d'un pays étranger où on ne maîtrise ni notre langue ni son alphabet] sont à gerber." Sans commentaire.
La publication initiale a été supprimée depuis, tout comme le compte de l’employé municipal de Meaux. Mais les commentaires continuent néanmoins. Sur Twitter, la police nationale de Seine-et-Marne a indiqué avoir reçu de nombreux signalements - sans précisions d'origines politique ou religieuse - qui ont débouché sur l’ouverture d’une enquête du commissariat de Meaux pour "incitation à la haine raciale."
 

Le maire de la ville Jean-François Copé, a lui aussi “condamné fermement” des "propos intolérables".
"J’ai aussi demandé à mes services d’étudier la possibilité que des sanctions administratives soient prises à l’égard de cet agent," a annoncé le maire dans un communiqué. Selon la mairie,  l’agent en question serait "absent depuis plusieurs mois" pour des raisons personnelles.  
Outre ce commentaire, de nombreux internautes - non identifiés (le "secret des sources" ou mensonge ordinaire de la presse partisane ?) - ont également demandé une réaction de la mairie de Clichy-La-Garenne où travaille l’élu LR à l’origine de la publication.
 
Pour interdire le voile, Gérard Collomb, ancien ministre de l'Intérieur et franc-maçon socialiste,  prône d'ailleurs "l'éducation", plutôt que "de nouvelles lois."


Mais de la provocatrice voilée, nul ne parle plus désormais. 
Paix sociale oblige ? Et "grand remplacement" en marche ?