POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est discriminations. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est discriminations. Afficher tous les articles

mercredi 6 novembre 2019

FakeNews : les musulmans davantage victimes de discriminations et... d'agressions ?

Un sondage "orienté" de l'Ifop pour  la Fondation Jean-Jaurès : attention la nuance captieuse ! 

Les discriminations et les agressions visant les musulmans en France sont minoritaires au quotidien, mais plus fréquentes que pour le reste de la population

Résultat de recherche d'images pour "discriminations et les agressions visant les musulmans"
Discriminés, et pourtant bien intégrés ?
Les Français ne s'attendaient pas à celle-là ! La Dilcrah et la Fondation Jean-Jaurès dont les commanditaires de ce sondage spécieux que l'Ifop a produit - avec le concours de l'Institut Montaigne - et publié mercredi. 
Tendancieux ou mensonger, comme on voudra, mais orienté à coup sûr: la Dilcrah, c'est la Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l'Antisémitisme et la Haine [sic] anti-LGBT, et la Fondation Jean-Jaurès, c'est une officine du PS, fondée à l'initiative de Pierre Mauroy, non pas un think tank ordinaire, mais une "fondation politique" , autant dire une pompe à fric, comme les socialistes en ont le secret : officiellement elle était dédiée au rayonnement  du socialisme..
Résultat de recherche d'images pour "Laurent Bigorgne ET Macron"
Quant à l'Institut Montaigne, dont le conseil d'orientation est dirigé par l'Américain Ezra Suleiman, 77 ans, caution universitaire, et qui est dirigé par Laurent Bigorgne, 45 ans (ancien UNEF-ID, puis poignet droit de Richard Descoings, patron décédé de l'IEP de Paris (lequel vécut une relation amoureuse avec Guillaume Pépy: l'une de leurs maisons en commun se trouve à Pernes-les-Fontaines, Vaucluse), et "ami de longue date" d'Emmanuel Macron qui l'a placé à la tête du Comité action publique 2022, CAP 22, en juin 2018, en charge de réfléchir à une réforme des missions de l'Etat, après avoir été cité comme potentiel ministre en 2017). Bigorgne est l'auteur d'un rapport identifiant une trentaine de milliards d'euros d'économies possibles : la boucle est bouclée dans le contexte de la réforme des quotas d'immigrés. On part donc sur de bonnes bases !
42% des musulmans  - et non pas arabes - vivant en France - hors critère de (bi)nationalité - affirment avoir fait l'objet d'au moins une forme de discrimination liée à leur religion et ce, au moins une fois au cours de leur vie, rapporte cette commande. Que dire donc des roux et rousses et des albinos... 

L'entreprise de sondage a testé différentes sphères possibles de discrimination 

Si on peine à chiffrer le nombre de musulmans en France, l'IFOP  parvient en revanche à dégager un échantillon représentatif. 
L'entreprise sort des chiffres de discrimination, catégorie par catégorie :"lors d'un contrôle" de police (13%) - comme si la religion était affichée sur le visage - , "lors de la recherche d'un emploi" (17%), d'un logement (14%).

L'IFOP et l'Institut Montaigne parvient même à produire par le menu le détail des idées reçues combattues au moment de la discussion sur le projet d'incitation gouvernementale à l'embauche d'étrangers extérieurs à l'UE, "objectifs chiffrés" ou quotas d'immigration économique. 
L'étude réalisée conjointement pour la  Dilcrah et la Fondation Jean Jaurès - scientifique ou partisane ? - estime que les discriminations toucheraient davantage les personnes de 30 à 40 ans et les femmes (46%, contre 38% chez les hommes). 
En outre, 60% des femmes portant souvent le voile ont été discriminées au moins une fois au cours de leur vie. Mais 44% des femmes qui ne portent jamais le voile l'ont aussi été. Le voile islamique serait plutôt bien intégré par les mécréants, à la différence des Français (ou non) exogènes qui résistent à l'intégration dans le pays d'accueil: CQFD. 
En particulier, les femmes sont nettement plus victimes de discrimination dans la recherche d'un emploi, notamment les femmes voilées, lesquelles représentent une infime minorité de l'échantillon et encore sont-elles alors souvent des mères isolées bénéficiaires des aides sociales consenties par les mécréants  - consentants ou non - décriés par le sondage socialiste.

Autres manipulations de l'opinion en contexte de réforme.
Un musulman sur quatre (24%) a [ou aurait !] été exposé à une agression verbale au cours de sa vie, contre 9% chez les non-musulmans. En outre, 7% de musulmans ont fait l'objet d'agressions physiques (contre 3% dans le reste de la population). Fait notable: 37% des femmes portant le voile ont été exposées à des insultes ou des injures à caractère diffamatoire.

Si l'on ne prend que la période des cinq dernières années, 40% des musulmans estiment avoir fait l'objet de comportements racistes (contre 17% chez les non musulmans). Parmi eux pour 16%, cela était dû à la religion, et pour 15% à leur couleur de peau.

Sondage réalisé par entretien au téléphone, du 26 août au 18 septembre, auprès d'un échantillon de 1.007 personnes représentatif de la population de religion musulmane (personne s'identifiant elle-même comme musulmane) âgée de 15 ans et plus, selon la méthode des quotas.

L'Ifop précise avoir déterminé ces quotas à partir d'une étude Ifop - Institut Montaigne réalisée au printemps 2016 auprès d'un échantillon de 15.459 personnes. L'institut de sondage a également réalisé un "échantillon témoin" de 962 personnes non-musulmanes.

Une étude qui discrimine les "Blancs" (cf. 'Islamophobie : quand les Blancs perdent leur triple A', par Houria Bouteldja, membre du PIR), sans convaincre de leur "racisme", bien que l'islamophobie soit désormais amalgamée au racisme : les discriminations religieuses contre les musulmans dont le sondage fait état se fondent sur l'apparence au téléphone : un sondage au faciès ? Les converti(e)s sont-ils pris en compte ?

lundi 1 juillet 2019

1er juillet : toujours plus de restrictions et de discriminations

Frais bancaires, encadrement des loyers, trottinettes ou prix de l'eau

Gagner correctement sa vie est pénalisant
Image associée
Les inégalités de classe progressent encore ce 1er juillet
avec le nivellement social par le bas: des tarifs et allocations sont revalorisés, mais la chasse aux "favorisées" continue.  

Oubliées les revendications du mouvement des Gilets jaunes : renforcement du contrôle technique pour les véhicules diesel, contre la ruralité et les plus modestes, baisse des tarifs réglementés du gaz, pendant l'été, prime de risque revalorisée à 100 euros net pour 30.000 personnels des urgences, plafonnement des frais d’incidents bancaires pour certains clients, encadrement des loyers, bien que controversé dans les métropoles, et interdiction du stationnement des trottinettes sur les trottoirs à Paris…  

Une baisse de 6,8 % pour les tarifs du gaz

Appliqués par Engie à quelque 4,3 millions de foyers, ces tarifs réglementés sont toutefois appelés à disparaître progressivement d’ici à 2023, car jugés contraires au droit européen.

Les allocations-chômage revalorisées de 20 centimes/jour

L’indemnité minimale passe de 29,06 euros à 29,26 euros par jour (0,7%). Cette aumône concerne environ 2,6 millions de personnes, soit près de 94 % des demandeurs d’emploi indemnisés par l’assurance-chômage. 
En vérité, le régime d’indemnisation sera significativement durci. Censé dégager 3,4 milliards d’euros d’économies en deux ans, il a provoqué l’ire des syndicats, qui y voient un coup dur pour de nombreux demandeurs d’emploi. 

Le contrôle technique renforcé visant les véhicules diesel anciens

Afin de mieux lutter contre les particules fines, les tests antipollution des véhicules diesel immatriculés après 2005 sont renforcés lors des contrôles techniques. 
Pour passer ce nouvel obstacle tendu aux Français les plus désargentés, un véhicule sera déclaré apte s’il n’émet pas plus de fumée que lorsqu’il était neuf. 
Annoncée en janvier, la mesure avait été repoussée lors de la crise des Gilets jaunes. 

Un congé de trente jours pour les pères d’un nouveau-né hospitalisé dans une unité de soins spécialisés

Ce nouveau droit s’ajoute aux congés de naissance (trois jours) et d’accueil de l’enfant (onze jours). Il s’agit d’un congé de trente jours calendaires consécutifs, à prendre dans les quatre mois suivant l’accouchement.
 
Une indemnité revalorisée à 100 euros net pour les infirmiers, aides-soignants et ambulanciers

Environ 30.000 agents hospitaliers bénéficieront de ce coup de pouce, principale mesure annoncée à la mi-juin par la ministre de la santé Agnès Buzyn pour tenter de désamorcer un mouvement de grève nationale entamé mi-mars.

Les frais d’incidents bancaires plafonnés à 200 euros par an (20 euros par mois) pour les personnes "en fragilité financière"

Fin 2018, 3,4 millions de personnes étaient potentiellement éligibles à cette "offre spécifique", garantissant des services de base pour 3 euros maximum par mois. Toutefois, seulement 348.000 personnes en bénéficiaient, de sorte que le montant moyen des frais acquittés par ces clients "fragiles" pour des dépassements de découvert ou des rejets de prélèvement s’est élevé à 300 euros en 2018.

Retour de l’encadrement des loyers à Paris

Les bailleurs ne devront pas dépasser de plus de 20 % des "prix de référence" variant selon les quartiers, sous peine d’encourir une amende de 5.000 euros à 15.000 euros. Après une première tentative entre 2015 et 2017, annulée par la justice, ce deuxième plafonnement des loyers dans la capitale doit durer cinq ans "à titre expérimental" et s’applique à tous les baux signés ou renouvelés à partir de ce lundi. 

Les voitures essence d’avant 1997, et diesel d’avant 2001, interdites de circuler en région parisienne

 Actuellement, seuls les véhicules Crit’Air 5 sont interdits de circuler dans Paris. A partir du 1er juillet, cette interdiction s’étend aux Crit’Air 4. Soit en tout 2,7 millions de véhicules immatriculés en Ile-de-France. Les voitures classées Crit’Air 5 ou non classées ne peuvent plus circuler dans une "zone à faible émission" délimitée par l’A86, qui forme une boucle autour de Paris. 
Dans la capitale, où ces véhicules étaient déjà bannis depuis 2017, la restriction est désormais étendue aux vignettes Crit’Air 4 (diesel avant 2006), du lundi au vendredi de 8 heures à 20 heures. 

Le 6 juin, la maire socialiste de Paris,  Anne Hidalgo a annoncé l’interdiction du stationnement des trottinettes sur les trottoirs ; elles doivent être placées "sur les places de stationnement situées sur la chaussée et déjà utilisées par les voitures et les deux-roues motorisés". 
Elles sont interdites dans les parcs et leur vitesse est limitée (20 km/h dans la capitale et 8 km/h sur les aires piétonnes). 
En cas de non-respect de ces règles, les opérateurs s’exposent à une amende de 49 euros par engin, auxquels s’ajouteront les frais de fourrière

L’éco-prêt à taux zéro étendu à tous les logements achevés depuis plus de deux ans.

Il était jusqu’alors réservé aux résidences principales construites avant 1990. 
Autres nouveautés : la durée maximale d’emprunt est relevée de dix à quinze ans et les travaux d’isolation des planchers bas (rez-de-chaussée) deviennent éligibles à ce financement.

mardi 16 avril 2019

Marlène Schiappa ou le danger de dérive totalitaire

La commère du gouvernement réclame "une brigade anti-discrimination pour alerter" 

La secrétaire d'Etat monte au front contre les discriminations.

La secrétaire d'Etat en charge de l'Egalité entre les humanoïdes lance une plate-forme de lutte contre les discriminations. 
Image associée
Une brigade anti-discrimination (Badi) traquera désormais les auteurs de discriminations, a annoncé la totalitaire, lundi 15 avril, accompagnée de Julien Denormandie, ministre de la ville et du Logement. Mono-maniaque de l'Egalité entre les genres, le brigadier Schiappa a expliqué son plan de guerre en répondant aux questions de CNEWS.

A quoi va ressembler cette brigade anti-discrimination (Badi) ?

Un constat, d’abord : en France, les citoyens ont tous le même droit d’accès à un logement, de postuler à un emploi, de sortir dans un restaurant, sans distinction de couleur de peau, d'origine, de genre, de handicap, d'orientation sexuelle, … mais il est difficile - voire despotique- de combattre les sentiments et convictions de chacun, des libertés individuelles de penser.

D'ailleurs, dans les faits, de nombreux citoyens affichent des idées virulentes et comportements agressifs qui heurtent leurs concitoyens, lesquels se plaignent alors de réactions discriminantes et de violences. Les militants assurent souvent qu'ils ne savent pas comment faire valoir leurs droits concrètement, alors qu'existent de nombreux dispositifs. En fait, les activistes exacerbent les passions et provoquent des actions ostentatoires souvent militante qui déclenchent des actes déplorables.

Dans ce contexte, pour les personnes discriminées les plus faibles qui n'exigent pas le respect de leurs droits, Schiappa et Julien Denormandie ont décidé de fédérer dans une même plate-forme accessible via Facebook, tous les acteurs de la lutte anti-discriminations, qu’ils soient institutionnels (comme la Dilcrah ou le Défenseur des Droits) ou associatifs comme la Licra, SOS Racisme, SOS Homophobie, et bien d’autres encore, plus spécifiques, mais aussi des structures privées qui étudient cette question, comme l’Institut Montaigne, d'inspiration libérale 

Quelles seront les missions de cette plate-forme ?


La mère Fouettarde de LREM
La mission première de la Badi est de faire que chacun, dès lors qu’il est discriminé, puisse avoir un accès facilité à cette plate-forme, via une page Facebook dédiée (facebook.com/labrigadeantidiscrimination) afin d’alerter sur une discrimination rencontrée dans sa vie quotidienne. Une page qui est activée dès aujourd’hui en direct depuis le siège de Facebook France.
Les autres missions de la Badi consisteront à mettre en place des actions de sensibilisation aux discriminations afin de renforcer la lutte auprès du grand public et d’évaluer les politiques publiques en cours, tout en proposant de nouvelles mesures concrètes.

Marlène Schiappa règle des comptes personnels : instrumentalisation des moyens de l'Etat ?
Elle se met en scène en partageant les insultes dont elle est victime sur Twitter, du fait de son intolérance et de sa rugosité.


Florilège d'insultes que publie Marlène Schiappasur Twitter, mercredi, sans pudeur.
Elle reçoit "tous les jours" des insultes et des vidéomontages "dégradants", selon elle. "Par milliers", insiste-t-elle. "Ne rien dire, c’est couvrir". Et Marlène Schiappa assure avoir porté plainte plusieurs fois.
Elle diffuse un vademecum :
"Pute à Juifs," une injure quasiment signée.
"Putain de l’Elysée," d'origine plus large.
"Vous méritez de prendre un flash ball dans la tête," inspiré par l'actualité des violences policières ordonnées par le pouvoir.
"On va te pendre," une pratique qui n'a pas cours en France.
Photo, vidéomontages dégradants... Par téléphone ou en ligne. Par milliers. Tous les jours. Ce que subissent les internautes ordinaires qui ne sont pas "politiquement corrects".
Plaintes déposées.
Comme Nabila...

Résultat de recherche d'images pour "tatoues perces"
Il y a des gens, dans notre pays, qui renoncent à chercher un logement dans certains endroits, ne postulent plus à certains emplois, évitent certains lieux de sortie du fait de leur apparence ou de leur origine car ils ont intégré qu’ils y seraient discriminés. Cette assignation à résidence est contraire à l’égalité républicaine, elle est révoltante, affirme Schiappa, sans nuances.

Que se passe-t-il une fois qu’une personne fait un signalement ?

La Badi ne se substitue pas à la justice. Alors que propose-t-elle de plus que la multitude d'associations et collectifs spécialisés ? Il s’agit avant tout d’offrir à la personne qui alerte sur une discrimination d’avoir un contact et d’être ainsi mise en relation avec la structure la plus à même de l’aider qu’il s’agisse d’une association (la LICRA, Femmes Solidaires, SOS Racisme et d’autres) pour trouver du soutien, du Défenseur des Droits, et suivant le cas, la victime pourra être dirigée vers le commissariat le plus proche pour aller déposer une plainte et déclencher une enquête. En doublon !
Chaque alerte faite auprès de la plate-forme permet en outre à l’Etat le fichage des endroits qui discriminent le plus en France et d’apporter des correctifs immédiats dès que des faits sont avérés, car aucune discrimination n’est justifiable : discriminer, c’est un délit. 

Facebook a été épinglé pour des manquements à la protection des données. Ne craignez-vous pas que cela freine certaines personnes à se signaler ?

Non, car on peut utiliser un pseudonyme, et un utilisateur peut alerter de façon anonyme pour un tiers : tout ce qui est reproché aux réseaux sociaux est approuvé venat de la madelon du gouvernement. Par ailleurs, notre but est vraiment de créer un mécanisme simple et intelligible, accessible au plus grand nombre, notamment aux plus jeunes, promet la sous-ministre.
C’est une demande marginale qui n'émerge guère du "grand" débat mais que la sous-secrétaire fait émerger. Supplanter les associations établies et les étouffer... Il fallait donc créer une porte d’entrée unique pour pouvoir aller jusqu’à eux. Un outil d’apparence moins "institutionnelle" axé sur un mode de communication que tout le monde connaît. 

De quels moyens cette brigade va-t-elle disposer ?

Outre les acteurs de terrain, comme les associations qui sont déjà financées par l’Etat via la DILCRAH qui, sous mon autorité, finance plus de 600 actions contre le racisme, des moyens matériels et humains ont été mobilisés.
J’ajoute que la version de la Badi sera d’abord une version bêta test. Elle sera donc amenée constamment à évoluer et à s’améliorer. A la rentrée, nous ferons un premier bilan avec tous les partenaires et apporterons des correctifs, et s’il s’avère qu’il faut encore davantage de moyens, nous ferons le nécessaire. Qui finance ? Le déficit public?

En cas de discrimination avérée, les noms de leurs auteurs seront-ils rendus public ?

Oui, nous appliquerons le 'Name and shame', soit le fait de publier le nom des entreprises sanctionnées. Ca s'appelle "mettre au pilori"...
Vous savez, on ne peut pas dire aux jeunes "travaillez bien à l’école et vous pourrez faire tout ce que vous voudrez dans la vie quand vous aurez un diplôme" s’ils voient leurs parents et leurs grands frères et sœurs se prendre des murs à cause du racisme.
C’est aussi le droit des consommateurs de faire leurs choix de marques ou d’enseignes en connaissance de cause. [On voit le niveau de préoccupations...]
Nous allons par ailleurs commencer prochainement, dans le cadre d’une opération de testing d’une ampleur inédite lancée dans le secteur de l’emploi. Caméra cachée, dans le style radar routier... 


Conformément à la volonté du président de la République, tous les processus de recrutement des entreprises du SBF 120 [pour Société des Bourses Françaises], les 120 plus grosses entreprises de France, sont en effet testées avec le ministère du Travail dans le cadre de la lutte contre la discrimination.
Les premiers résultats sont attendus très prochainement et dès lors qu’une entreprise sera condamnée pour discrimination, cette information sera connue de tous. Les patrons seront tondus...
 
Ne craignez-vous pas de jeter une forme de suspicion généralisée sur l’ensemble des entreprises ?

Non, je pense que la vraie suspicion se trouve dans le fossé énorme qui sépare le droit formel du droit réel, entre l’égalité parfaite prévue dans la loi, et les réalités du terrain où ce droit ne s’applique pas pour un certain nombre de citoyens. Il y a une trentaine de critères de discriminations, la grossophobie ou le validisme en font aussi partie. 
Le sens de notre combat est donc de remettre en adéquation le discours républicain et le quotidien de toutes les personnes qui vivent en France.

Il est insupportable, pour les personnes discriminées, que l'on prétende que ces discriminations n'existent pas. Il est d’ailleurs, je pense, insupportable, pour les personnes discriminées, que l’on prétende que ces discriminations n’existent pas ou qu’elles sont marginales alors qu’elles sont encore très grandes dans notre pays.
 
Vous êtes une femme politique de premier plan. Subissez-vous encore des discriminations aujourd’hui ?

Aujourd’hui, je suis moins discriminée en tant que femme, parce que j’occupe un poste de pouvoir et j’ai accès aux media. J’ai donc les moyens de mettre en place un certain rapport de force. Mais, pour autant, je veux que ce rapport de force soit également à la portée de l’ensemble des citoyens. C’est tout le sens de notre action, notamment par la Badi et les opérations de testing. Il faut que les auteurs de discriminations aient vraiment peur de la sanction.
Outrages sexistes : 332 amendes dressées depuis la mise en place de la loi...

Cédric et Marlène SchiappaJ’ai par ailleurs été fortement sensibilisée à ces questions. J’ai grandi dans une cité d’un quartier populaire sur le périphérique puis je suis allée ensuite au lycée dans le 16ème arrondissement et j’ai observé dès le plus jeune âge qu’en fonction de leur code postal, de leur prénom, de leur nom ou de leur couleur, les gens ne sont pas perçus de la même façon, explique la féministe complexée, après coup.
Je vis également dans une famille très métissée. Ma belle-mère est Kabyle, mon mari vient des quartiers Nord de Marseille [Cédric Bruguière, consultant en ressources humaines et essayiste, avec qui elle a deux filles], mes proches viennent d’horizons et de pays différents.

Je sais à quel point la discrimination peut traverser la société et les générations. J’ai travaillé sur ces questions au Bondy Blog dans ma jeunesse, puis plusieurs années comme élue locale chargée de l’égalité et la lutte contre les discriminations au Mans (Sarthe) avant d’être nommée au gouvernement. 

La mise en place de statistiques ethniques pourrait-elle aider à lutter contre les discriminations ?

Je n’ai pas d’avis tranché sur la question. Mal utilisées, les statistiques ethniques peuvent mener au pire. Le fichage des gens en fonction de leur origine ethnique n’est dans ce cas pas acceptable. cf. Le Défenseur des droits dénonce le "profilage racial et social" des contrôles de police à Paris
Néanmoins, je m’interroge quant à la manière de rendre mieux visibles les discriminations et la Badi [et arrivé et ] peut répondre à cette demande forte, ce besoin de savoir que dans notre pays [européen, donc blanc], certains endroits, de facto, sont fréquentés exclusivement par des personnes blanches, valides, venant de tel beau quartier [tous les Blancs vivent dans les beaux quartiers], avec tel nom de famille sur leur arbre généalogique [caricatural]. Il faut nommer les choses pour les faire changer.

L’une des premières causes de discrimination à l’embauche est l’âge. Or la question d’un relèvement de l’âge de départ à la retraite refait surface. N’y a-t-il pas là une forme de contradiction ?

Jean-Paul Delevoye mène une concertation avec les organisations syndicales et patronales, et dans ce cadre il a rappelé que ces échanges se fondent sur un maintien de l’âge minimal de la retraite à 62 ans. Mais l’âge, dans le monde du travail, est en tout cas une réelle forme de discrimination [La vie doit être un long fleuve tranquille].
J’ai à cet égard lancé une mission du Haut conseil à l’Egalité sur l’emploi des femmes seniors, car les femmes de plus de 50 ans sont particulièrement discriminées. Elles deviennent invisibles alors que bien souvent elles constituent des talents. Il faut donc repérer ces femmes et les valoriser via le "late blooming"[Un parti-pris, car les jeunes femmes sont très vulnérables en matière d'emploi] 

[Le bilan sera-t-il aussi fiable que la restitution du "grand" débat?]
Les premiers résultats de cette mission seront disponibles dans les prochains mois et il faut que les employeurs intègrent le fait que les salariés ne sont pas uniquement des potentiels entre 25 et 50 ans, mais après aussi. L’expérience, voire la sagesse acquise [Macron a vanté celle de Geneviève Legay, la septuagénaire fauchée par les forces de l'ordre lors d'une mobilisation de Gilets jaunes à Nice...] avec les années, sont des atouts dans une équipe. C’est la mixité qui fait la performance. 
[Elle a bien parlé, mais sa vision est schématique et les menaces énoncées augurent mal d'un "monde nouveau"  qui discrimine. La "lutte des classes" prend un nouveau virage...]

samedi 24 juin 2017

Marche des fiertés : la participation d'En marche ! divise les militants

REM, le parti du président Macron, clive le milieu LGBT
Marche des fiertés : la participation d'un cortège En marche ! divise les militants


"Je ne marcherai pas aux côtés d'un parti qui soutient des homophobes"

Cet ancien d'Act-Up et militant LGBT, Jérôme Martin regrette la présence du parti d'Emmanuel Macron, En marche !, à la 40e Marche des fiertés. Il a pris bouche avec l'entourage du candidat Macron, qu'il accuse de falsification de l’histoire récente, "véritable insulte pour toutes les victimes d’homophobie ces dernières années". Le dialogue a capoté (lien). Gays, bis, trans intersexes ou encore queer défilent, samedi 24 juin à Paris, pour lutter contre les discriminations qu'ils subissent et prôner l'égalité des droits.

Mais cette année, la participation du comité LGBT-En marche !, affilié au parti majoritaire de l'Assemblée nationale, à cette marche festive soulève la colère des militants radicaux. Des élus REM ont en effet été épinglés pour leurs déclarations controversées sur l'homosexualité. 


"Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore cette organisation [Act-Up] créée lors de la Gay Pride de 1989, on peut la présenter comme un " groupe d'activistes " issus de la communauté homosexuelle se battant pour défendre équitablement toutes les personnes touchées par le sida, et qui utilise, dans ce sens, l'information, la communication mais aussi la désobéissance civile," écrit L'Humanité.
Commencez par virer les homophobes de votre parti !
Des élus et des ministres pointés pour une homophobie supposée
Pour Jérôme Martin, la participation d'En marche ! à cette manifestation est incompréhensible : "Emmanuel Macron a nommé des homophobes au gouvernement; c'est scandaleux de récompenser l'homophobie." L'allusion concerne Gérald Darmanin, nouveau ministre de l'Action et des Comptes publics, membre du parti Les Républicains et fervent opposant au mariage entre personnes du même sexe, il y a quatre ans. 
Pas de liberté de conscience pour le maire de Tourcoing, ville à forte communauté musulmane.


Le comité LGBT-En marche !, participant officiel à la manifestation, reconnaît que des propos problématiques ont pu être tenus : "Dans notre parti, on a le droit à l'erreur et cela rentre là-dedans.
L'un des membres du collectif -dont l'identité n'est pas révélée- assure qu'à titre personnel, il ne soutient pas certains membres du gouvernement. "Cependant, ils ont clarifié leur point de vue et se sont excusés dans la presse.
Gérald Darmanin est revenu sur ses positions dans La Voix du Nord et sur le site du Point, expliquant que "ce tweet était malvenu", qu'il avait "évolué sur le sujet". Le ministre de Macron assure désormais qu'il n'hésitera pas à célébrer des mariages homosexuels. Plusieurs mariages entre personnes de même sexe ont d'ailleurs bien été célébrés à Tourcoing depuis la promulgation de la loi, par d'autres que le député-maire...

Deux autres membres entrés au gouvernement mercredi se sont prononcés contre le mariage pour tous. La MoDem Jacqueline Gourault, nommée ministre auprès du ministre de l’Intérieur, et Jean-Baptiste Lemoyne, 39 ans, ex-sénateur  (apparenté Les Républicainsde l'Yonne, nommé secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Europe, ont voté contre cette loi, rappellent Les Inrocks.

Chez En marche !, "on assume complètement" : si "on assume", tout est dit !
Résultat de recherche d'images pour "Olivier Serva"Autre élu stigmatisé par les militants LGBT, le député La République en marche élu dans la 1ère circonscription de Guadeloupe. Sur Guadeloupe 1ère en 2012, Olivier Serva avait qualifié l'homosexualité d' "abomination" et jugé le mariage pour tous "intolérable". Lorsque ses propos ont refait surface pendant la campagne, le député REM a fait marche arrière et présenté ses excuses sur franceinfo, arguant qu'il n'est "pas homophobe". "On assume complètement, assure le comité LGBT-En marche !, le mouvement avait très peu de temps pour traiter 16.000 candidatures aux législatives, le taux 'd'erreur de casting' est très bas." Du travail à la va-vite ?
En plus d'élus controversés, Jérôme Martin a du mal à comprendre la position du président lui-même. "Pendant sa campagne électorale, Emmanuel Macron a multiplié les discours contradictoires et a dit qu'il regrettait que l'on n'ait pas discuté avec les membres de la Manif pour tous", se rappelle cet activiste de Act-Up-Paris. Dans un entretien accordé à L'Obs en février 2016, alors qu'il était encore candidat à la présidentielle, le président estimait qu' "on a humilié cette France-là", en parlant des manifestants qui s'opposaient au mariage entre personnes de même sexe.

Des militants dénoncent une "récupération politique".
"De toute façon, la présence de partis politiques dans ces manifestations, c'est une instrumentalisation totale de notre lutte, soupire Jérôme Martin. Ils se disent LGBT friendly, mais dans les faits..." Pour lui, la participation d'En marche ! à cette action est un moyen de "laver" sa réputation sans pour autant s'engager en faveur des LGBT. 
D'aucuns pensera à l'inverse que le président prend des distances respectables du fait d'accusations de proximité avec ce milieu, puisque le candidat, notamment soutenu par Pierre Bergé, patron de presse engagé auprès des LGBT, est soupçonné de "double vie" (cf. libellé).

Une position que partage Elisa, une militante qui se rendra à la marche. "Que des personnes LGBTQI membres d'En marche ! viennent de façon individuelle ne me pose aucun problème. Mais pour moi, ils viennent en se revendiquant du parti, ce qui s'apparente à de la récupération pure et simple." 

Le comité En marche !, qui défilera en cortège debout, s'en défend : "Plusieurs personnes ont une longue vie de militant au sein d'En marche ! et ont envie de le combiner avec leur engagement politique." Parmi eux, Rémi Chauvet, 26 ans, animateur En marche! de Paris 10e, 
ou l'"évangéliste" Axelle Tessandier, 36 ans, blogueuse et entrepreneure
Axelle Tessandier, minutes monter scène prendre meeting Bercy.
(spécialiste du numérique et de la Silicon Valley), qui comme startupeuse de 36 ans a l'oreille de Macron et celle de son bras droit au candidat, Ismaël Emelien. A défaut d'être la Fleur Pellerin du président, elle a pu devenir déléguée Nationale du Mouvement En Marche!. Chez En Marche, "c’est un électron libre, décrit Thibault Caizergues, directeur de création du mouvement, admiratif de la "fulgurance" de sa "success story": avec un master, on végète en France, mais on réussit à San Francisco. "La bénévole "a largement contribué à construire le programme sur l’égalité hommes-femmes, mais elle aide tout le monde, partout," ajoute T. Caizergues.
Du côté des organisateurs, l'Inter-LGBT, on temporise.
Image associéeCe ne sont pas les partis qui vont défiler, mais les commissions LGBT issues de ces partis, explique Clem, diminutif androgyne du prénom masculin de Clémence Zamora Cruz, la porte-parole du mouvement, ci-contre au micro. On imagine qu'il n'y aura pas les élus homophobes En marche ! mais ceux qui soutiennent les droits des minorités et qui militent au sein du parti pour faire évoluer nos droits." Tous les ans, certains partis défilent sur des chars ou en cortège, comme les socialistes LGBT. "Nous sommes ouverts à tout le monde, sauf à l'extrême droite car eux sont contre les droits humains,temporise cette femme de 38 ans naturalisée française, née de sexe masculin au Mexique, qui vit dans un pavillon de banlieue avec son mari, rencontré sur Internet.

Une décision saluée par l'association SOS homophobie : "On accueille toutes les initiatives des partis politiques en faveur des LGBT." Pour Joël Deumier, le président, il n'y a aucun problème à voir les élus participer à ce genre de marches. Pourtant, tous les militants ne partagent pas cet avis.

Une deuxième marche, sans partis politiques.
Gwen Fauchois_3
Une seconde marche, de nuit, a lieu depuis trois ans, la veille du rassemblement. Cette "Pride de nuit" refuse tous les partis politiques. "Nous n'acceptons aucun soutien, car on considère que nos luttes doivent rester autonomes", explique Gwen Fauchois, la porte-parole (vice-présidente d'Act-Up et lesbienne militante), qui ne craint pas un retour à une ghettoïsation: il l'assume... 

La "Pride de nuit" rassemble Les Dégommeuses (équipe de foot militante) Act-Up Paris (association de lutte contre le Sida), le Strass (Syndicat du Travail Sexuel), FièrEs (association lesbienne/bisexuelle/trans féministe) - à l'initiative du Collectif 8 mars. Deux gayprides en un week-end, mais pourquoi?

Pour Gwen Fauchois, Doc Martens aux pieds et crane rasé, ci-dessus à gauche, a marche officielle, festive et rassembleuse, perd son sens politique. "Les organisateurs sont responsables de qui ils invitent, à partir du moment où ils estiment représenter tous les LGBT, ils se coincent eux-mêmes." 
Cette marche alternative "n'a pas la prétention" de représenter toute une communauté. Selon l'organisatrice, chacun est différent : "Et nous refusons la récupération symbolique par des organisations, qui de toute façon ampute nos droits." Les associations sont quoi, sinon des organisations ?