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mercredi 23 octobre 2019

Forte hausse des prix du gaz (3%) au 1er novembre

4 millions de clients d'Engie sont ciblés par l'Etat français, principal actionnaire de l'ex-GDF

L'Etat détient un quart du capital et, dès mai 2017, Macron a insisté : "C'est moi le patron !"

Résultat de recherche d'images pour "mettre le feu"
Après les prix des carburants, Macron met le feu aux tarifs du gaz
Les tarifs d'Engie sont-ils une variable d'ajustement du gouvernement ? 
Bien que "réglementés", ces tarifs varient d'un mois sur l'autre - plus que la concurrence - en fonction des coûts liés aux approvisionnements en gaz, aux infrastructures et à la commercialisation, ainsi qu'à... diverses taxes. C'est là que Darmanin assure qu'il n'y est pour rien...

Mauvaise nouvelle donc pour les millions de foyers français encore clients d'Engie : après une baisse de 2,4% en octobre, les prix tarifs réglementés de vente (TRV) du gaz vont augmenter de 3% au 1er novembre, annonce ce mardi 22 octobre la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Parce que c'est la CRE qui conseille Bercy où le ministre se décharge de toute responsabilité.

Dimanche on passe à l'heure d'hiver et il sera rude pour les budgets des ménages.

Pourvu que le réchauffement climatique ait une incidence positive sur nos factures... 
Jean-François Carenco 2 (20730280934) (cropped).jpg
"Cette augmentation est de 0,8% pour les clients qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 1,8% pour ceux qui ont un double usage, cuisson et eau chaude, et de 3,2% pour les foyers qui se chauffent au gaz", détaille le régulateur, entité grise : qui connaît sa tête? Malgré cette hausse, les TRV d'Engie ont baissé de 11,5% cette année, précise Jean-François Carenco, ci-contre, par ailleurs. 
Si les usagers ne comprennent pas ce qui leur arrive, c'est aussi que la transparence promis n'est pas à leur service précisons donc, si ça peut aider, que les TRV sont les tarifs réglementés de vente.

Cette "évolution" - car ce n'est plus vraiment une "hausse", traduit l'application d'une formule tarifaire définie fin juin par un arrêté du gouvernement, rappelle la CRE. Mince ! Alors, Macron est dans le coup ? L'Edouard va devoir assumer...

Les tarifs réglementés d'Engie varient en fonction des diverses taxes sur lesquelles un pouvoir responsable peut peser, ne serait-ce qu'en anticipant et en budgétant les hausses des coûts liés aux approvisionnements en gaz, aux infrastructures et à la commercialisation. Mais, dans le "monde nouveau" de Macron, on continue à se trouver des boucs émissaires et cette fois ce sont les Gilets jaunes coupables de tous les maux depuis l'hiver dernier.

Via l'Edouard, Macron avait demandé au groupe énergétique qu'il "lisse" les prix pour le premier semestre 2019, afin de garantir qu'ils n'augmentent pas. Le gouvernement avait profité de l'été et de la canicule pour se faire mousser en décidant de prolonger cette mesure de lissage sur plusieurs mois. Mais l'hiver et les besoins énergétiques de chauffage arrivent et Macron se trouve fort dépourvu quand vient la bise.

Les tarifs réglementés de vente du gaz doivent disparaître au cours des prochaines années, au nom de la concurrence. 
Résultat de recherche d'images pour "flambée du gaz"
Depuis la dérégulation et l'ouverture du marché du gaz pour les particuliers à la concurrence, le 1er juillet 2007, de nombreux fournisseurs alternatifs ont fait leur apparition proposant des tarifs gaz compétitifs pour concurrencer le fournisseur français historique. Certains proposent des réductions sur le prix gaz par rapport justement à ce tarif Engie. C'est le cas notamment d'ENI (fournisseur historique de gaz en Italie mais présent également en France), Total Direct Energie et Happ-e. C'est pourquoi il est intéressant de comparer les différentes offres de gaz.
D'après le site Eurostat, le prix moyen du gaz TTC dans l'ensemble de l'Union Européenne est de 0,06€ / kWh alors que le prix moyen en France est de 0,07€ / kWh.
Dès son élection - par défaut, pour barrer Marine Le Pen -, les Français n'étaient que 45 % à accorder leur confiance à Macron, selon un sondage Elabe, soit une cote inférieure à tous ses prédécesseurs. En octobre 2019, selon l'IFOP, ils n'étaient plus que 34% la semaine dernière, mais, contre toute vraisemblance,  Dabi sentait une "légère hausse"... 

Cette fois, que ressent-il ? 
Si ça le chatouille, nous, ça nous grattouille. Même que ça nous démange ...

lundi 1 juillet 2019

1er juillet : toujours plus de restrictions et de discriminations

Frais bancaires, encadrement des loyers, trottinettes ou prix de l'eau

Gagner correctement sa vie est pénalisant
Image associée
Les inégalités de classe progressent encore ce 1er juillet
avec le nivellement social par le bas: des tarifs et allocations sont revalorisés, mais la chasse aux "favorisées" continue.  

Oubliées les revendications du mouvement des Gilets jaunes : renforcement du contrôle technique pour les véhicules diesel, contre la ruralité et les plus modestes, baisse des tarifs réglementés du gaz, pendant l'été, prime de risque revalorisée à 100 euros net pour 30.000 personnels des urgences, plafonnement des frais d’incidents bancaires pour certains clients, encadrement des loyers, bien que controversé dans les métropoles, et interdiction du stationnement des trottinettes sur les trottoirs à Paris…  

Une baisse de 6,8 % pour les tarifs du gaz

Appliqués par Engie à quelque 4,3 millions de foyers, ces tarifs réglementés sont toutefois appelés à disparaître progressivement d’ici à 2023, car jugés contraires au droit européen.

Les allocations-chômage revalorisées de 20 centimes/jour

L’indemnité minimale passe de 29,06 euros à 29,26 euros par jour (0,7%). Cette aumône concerne environ 2,6 millions de personnes, soit près de 94 % des demandeurs d’emploi indemnisés par l’assurance-chômage. 
En vérité, le régime d’indemnisation sera significativement durci. Censé dégager 3,4 milliards d’euros d’économies en deux ans, il a provoqué l’ire des syndicats, qui y voient un coup dur pour de nombreux demandeurs d’emploi. 

Le contrôle technique renforcé visant les véhicules diesel anciens

Afin de mieux lutter contre les particules fines, les tests antipollution des véhicules diesel immatriculés après 2005 sont renforcés lors des contrôles techniques. 
Pour passer ce nouvel obstacle tendu aux Français les plus désargentés, un véhicule sera déclaré apte s’il n’émet pas plus de fumée que lorsqu’il était neuf. 
Annoncée en janvier, la mesure avait été repoussée lors de la crise des Gilets jaunes. 

Un congé de trente jours pour les pères d’un nouveau-né hospitalisé dans une unité de soins spécialisés

Ce nouveau droit s’ajoute aux congés de naissance (trois jours) et d’accueil de l’enfant (onze jours). Il s’agit d’un congé de trente jours calendaires consécutifs, à prendre dans les quatre mois suivant l’accouchement.
 
Une indemnité revalorisée à 100 euros net pour les infirmiers, aides-soignants et ambulanciers

Environ 30.000 agents hospitaliers bénéficieront de ce coup de pouce, principale mesure annoncée à la mi-juin par la ministre de la santé Agnès Buzyn pour tenter de désamorcer un mouvement de grève nationale entamé mi-mars.

Les frais d’incidents bancaires plafonnés à 200 euros par an (20 euros par mois) pour les personnes "en fragilité financière"

Fin 2018, 3,4 millions de personnes étaient potentiellement éligibles à cette "offre spécifique", garantissant des services de base pour 3 euros maximum par mois. Toutefois, seulement 348.000 personnes en bénéficiaient, de sorte que le montant moyen des frais acquittés par ces clients "fragiles" pour des dépassements de découvert ou des rejets de prélèvement s’est élevé à 300 euros en 2018.

Retour de l’encadrement des loyers à Paris

Les bailleurs ne devront pas dépasser de plus de 20 % des "prix de référence" variant selon les quartiers, sous peine d’encourir une amende de 5.000 euros à 15.000 euros. Après une première tentative entre 2015 et 2017, annulée par la justice, ce deuxième plafonnement des loyers dans la capitale doit durer cinq ans "à titre expérimental" et s’applique à tous les baux signés ou renouvelés à partir de ce lundi. 

Les voitures essence d’avant 1997, et diesel d’avant 2001, interdites de circuler en région parisienne

 Actuellement, seuls les véhicules Crit’Air 5 sont interdits de circuler dans Paris. A partir du 1er juillet, cette interdiction s’étend aux Crit’Air 4. Soit en tout 2,7 millions de véhicules immatriculés en Ile-de-France. Les voitures classées Crit’Air 5 ou non classées ne peuvent plus circuler dans une "zone à faible émission" délimitée par l’A86, qui forme une boucle autour de Paris. 
Dans la capitale, où ces véhicules étaient déjà bannis depuis 2017, la restriction est désormais étendue aux vignettes Crit’Air 4 (diesel avant 2006), du lundi au vendredi de 8 heures à 20 heures. 

Le 6 juin, la maire socialiste de Paris,  Anne Hidalgo a annoncé l’interdiction du stationnement des trottinettes sur les trottoirs ; elles doivent être placées "sur les places de stationnement situées sur la chaussée et déjà utilisées par les voitures et les deux-roues motorisés". 
Elles sont interdites dans les parcs et leur vitesse est limitée (20 km/h dans la capitale et 8 km/h sur les aires piétonnes). 
En cas de non-respect de ces règles, les opérateurs s’exposent à une amende de 49 euros par engin, auxquels s’ajouteront les frais de fourrière

L’éco-prêt à taux zéro étendu à tous les logements achevés depuis plus de deux ans.

Il était jusqu’alors réservé aux résidences principales construites avant 1990. 
Autres nouveautés : la durée maximale d’emprunt est relevée de dix à quinze ans et les travaux d’isolation des planchers bas (rez-de-chaussée) deviennent éligibles à ce financement.

lundi 29 janvier 2018

Après la hausse au 1er janvier, les tarifs du gaz augmentent encore au 1er février

Le gendarme de l'énergie ne renouvelle pas durablement ses pratiques

Résultat de recherche d'images pour " chauffage au gaz vetuste"Outre la hausse des prix de l’essence et du diesel (7,6 centimes par litre pour le gazole et 3,84 centimes pour l’essence), les tarifs de l'électricité ont augmenté de 1,7%, en août 2017.
Rien d'exceptionnel évidemment puisque les tarifs réglementés sont en constante augmentation depuis 2012 (2%). La hausse des prix a ainsi été très marquée en août 2013, par une flambée de 5%.

C'est au tour des tarifs réglementés de vente de gaz aux particuliers par Engie d'augmenter au 1er février

La CRE, gendarme de l'énergie (?), a publié dimanche au Journal Officiel une délibération qui est appliquée par Engie à plusieurs millions de clients en France la responsabilité incombe à la Commission de régulation de l'énergie... 10,6 millions de consommateurs français sont abonnés au gaz.
La CRE, qui avait été saisie d‘une proposition de prix régulés par Engie, estime que "par rapport au barème en vigueur, applicable depuis le 1er janvier 2018, cette proposition répercute l'évolution du coût d‘approvisionnement d'Engie depuis cette date, estimée par le fournisseur à +0,7€/MWh".

"Cette évolution se traduit par une hausse de +1,3% du tarif moyen", ajoute la CRE dans sa délibération. Or, le président de la CRE est nommé pour un mandat de six ans (reconductible) par décret du ...président de la République, François Hollande, à compter du 17 février 2017.

Cette hausse sera, hors taxe, de 1,4% pour les consommateurs utilisant le gaz pour se chauffer, de 0,4% pour ceux qui utilisent le gaz pour la cuisson, et de 0,8% pour ceux qui ont un double usage cuisson et eau chaude.

La facture de gaz avait déjà flambé de 6,9 % en moyenne en janvier

La taxe intérieure sur la consommation de gaz naturel (TICGN), avait augmenté en janvier, passant de 5,88 euros par mégawattheure (mWh) consommé à 8,45 euros/MWh, du fait de la hausse au 1er janvier de la contribution climat énergie (sorte de taxe carbone), une de ses composantes.

Double peine pour les foyers utilisateurs de gaz naturel. 
Pour les 4,7 millions d'entre eux, dont le contrat avec Engie est au tarif réglementé (TRV) historique, le tarif a augmenté le 1er janvier de 2,3 % en moyenne. Cette hausse varie selon l'utilisation que l'on en a. Pour les petits consommateurs, qui n'utilisent cette source d'énergie que pour la cuisine, le prix ne montera que de 0,7 % ; pour ceux qui l'utilisent aussi pour l'eau chaude, 1,4 % de plus ; et pour les gros utilisateurs qui y ont recours pour le chauffage, la hausse a été de 2,4 %, en plein hiver.

Et ce n'est pas tout. Dans le même temps, la taxe (TICGN) qui pèse pour environ un tiers de la facture monte, elle, de 43 %, passant de 5,88 euros le méga-wattheure à 8,45 euros.

Mais 3 autres millions de consommateurs ont choisi un concurrent 

Résultat de recherche d'images pour "tarifs energie"Les clients de Sowee, Total Spring, Direct Énergie, EkWateur, Eni... ne seront pas affectés par la hausse du TRV : l'évolution de leur tarif est prévue contractuellement avec chacun. Ils ne subiront donc que la hausse de la TICGN.
L’augmentation des tarifs réglementés EDF concerne environ 23 millions de consommateurs en France. Or, ces abonné(e)s à l’ancien fournisseur historique n’ont aucune marge de manœuvre sur l’évolution du prix de l’électricité.

La CRE est alignée sur l'Etat macronien
C'est ce qu'ont voulu l'exécutif macronien et sa majorité parlementaire qui ont présenté et approuvé la loi de Finances 2018 qui vient d'être votée au Parlement jeudi. Elle correspond au renforcement de la taxe carbone qui pèse sur les énergies fossiles.

A noter que les tarifs réglementés du gaz évoluent selon les indices des marchés de gros qui impactent à plus de 80 % les coûts d'approvisionnement d'Engie. Or, ils sont en hausse depuis un trimestre, après avoir perdu 12,3 % en trois ans.

L'été dernier, le Conseil d‘Etat avait annulé un décret de 2013 encadrant les tarifs réglementés du gaz appliqués en France aux particuliers et aux petits professionnels, dont le maintien est jugé contraire au droit européen.

mercredi 1 novembre 2017

Gaz en hausse de 2,6 % des tarifs réglementés, au 1er novembre

Dès les premiers froids...

Les tarifs réglementés du gaz naturel augmenteront de 2,6 % au 1er novembre

Bercy, qui délègue la prise des mauvaises nouvelles, donné son accord à la Commission de régulation de l'Énergie.
Les tarifs avaient baissé au printemps et en été, quand la consommation des ménages est au plus bas.

Les tarifs réglementés du gaz naturel sont encore appliqués par Engie à plusieurs millions de clients en France : 
+ 2,7% pour ceux qui l'utilisent pour se chauffer 
+0,8% pour les consommateurs qui utilisent le gaz pour la cuissonet 
+1,2% pour ceux qui en font un double usage chauffage et cuisson, détaille la CRE dans sa délibération. 

C'est la deuxième hausse consécutive en deux mois

Ils ont déjà augmenté en octobre : la faute à la hausse du prix du gaz sur les marchés de gros. La facture hors taxes d'Engie (ex-GDF Suez) avait alors progressé en moyenne de 1,21 % par rapport au barème en vigueur en septembre 2017.

Ce 1er novembre,
environ six millions de consommateurs sont concernés.
Les tarifs réglementés du gaz sont révisés mensuellement, selon une formule n'incluant pas les diverses taxes, mais prenant en compte notamment les prix du gaz sur le marché de gros et le cours du baril de pétrole.

La concurrence doit pouvoir jouer
Depuis l'ouverture du marché de l'énergie à la concurrence, les 10,6 millions de consommateurs français abonnés au gaz ont le choix entre les tarifs réglementés de l'ancien monopole, et les prix de marché, proposés tant par Engie que par ses concurrents (EDF, Direct Energie, l'Itlien Eni, le Belge Lampiris, etc.).

Mais Engie bénéficiait de tarifs réglementés bloqués, notamment pour que des hausses ne viennent pas braquer les électeurs de mai et juin. Saisi depuis par des fournisseurs concurrents d'Engie,  le Conseil d'Etat a jugé en juillet que leur gel était contraire au droit européen.

Vivre chez soi plus longtemps, un luxe...

mardi 1 août 2017

Electricité, gaz, livret A : ce qui change au 1er août 2017

Hausse des tarifs d’électricité, baisse de ceux du gaz, maintien (!) du taux du livret A...

Hausse du prix de l'électricité

Les tarifs réglementés de l’électricité, appliqués par EDF à 27 millions de foyers, subissent une hausse de 1,7 %
, comme l’avait proposé en juin la Commission de régulation de l’énergie (CRE), avant les élections. D’après elle, cette augmentation reportée est maintenant nécessaire afin de rattraper "les montants liés à l’insuffisance des tarifs au titre de l’année 2012", autre année électorale. 

Les tarifs d’électricité sont révisés tous les ans au 1er août. Ils sont calculés en additionnant les coûts de l’énergie, de l’acheminement et de la commercialisation de l’électricité. 

Le prix du gaz diminue


A partir du mois d’août, les tarifs du gaz baissent de 0,8 %, en moyenne
, selon la CRE. Dans le détail, les tarifs reculent de 0,8 % pour les trois millions de foyers qui se chauffent au gaz, de 0,5 % pour ceux qui l’utilisent pour la cuisson et l’eau chaude, et de 0,3 % pour ceux qui ne s’en servent que pour la cuisson.
"Les tarifs réglementés ont baissé de 20,5 % depuis le 1er janvier 2014, reflétant le recul des cours", clame la CRE, une autorité administrative qui nos est présentée comme indépendante, mais dont l'actuel président, Jean-François Carenco, 65 ans, était préfet de la région Ile-de-France et de Paris de 2015 à 2017 et son prédécesseur militait à l'UDF...

Le passe Navigo 
augmentera de 2,20 € 


Abonnement aux transports franciliens, le passe Navigo passe de 73 à 75,20 €. 
C'est toujours l'héritage de la gestion du socialiste Jean-Paul Huchon qui a repoussé les dépenses de modernisation des réseaux.

Le syndicat des transports d’Île-de-France (STIF), présidé par Valérie Pécresse, justifie cette hausse par "une augmentation récurrente des besoins de financement de l’ordre de 3 % par an". 
Le prix du ticket de métro à l’unité reste fixe (1,90 euro), alors que le prix du carnet de 10 tickets augmente de 40 centimes, passant de 14,50 € à 14,90 €.

 Le taux du livret A stagne 

Le taux du livret A est maintenu à 0,75 %malgré un plus bas niveau historique. Comme précédent s'agissant de la CRE, le gouvernement se réfugie derrière les recommandations de la Banque de France
propriété de l'État depuis le 1er janvier 1946, lors de sa nationalisation par le général de Gaulle.
Elle préconise, "dans une optique de stabilité" (c'est bien le problème : le gel de son taux dure depuis deux ans, le 1er août 2015), de ne pas suivre la formule de calcul théorique. 

D’après la Banque de France, le taux du livret A aurait dû remonter à 1 %. Le livret A bénéficie, depuis le début de l’année, d’une dynamique favorable. En juin, les dépôts sur ce placement ont une nouvelle fois dépassé les retraits, à hauteur de 840 millions d’euros, selon des données publiées par la Caisse des dépôts.

dimanche 31 janvier 2016

Changements au 1er février: plus de mauvaises nouvelles que de bonnes

Chute de la rémunération du PEL et hausse des péages autoroutiers 

Et on demande à voir ce que nous réservent quelques autres nouveautés 
 à effet immédiat au 1er février


Les consommateurs français vont voir quelques changements dès le 1er février. Certains sont bons à prendre, telle la baisse des tarifs du gaz, si légère soit-elle et pendant un hiver particulièrement doux. En revanche, les passages sur les autoroutes vont nous coûter plus cher. Et le taux d'intérêt du PEL (Plan d'Épargne Logement) va encore en prendre un coup. Les inscriptions à Pôle emploi se feront désormais en ligne (prévoir des bugs informatiques (ou administratifs) à vous faire opinément tomber les statistiques du chômage...) et les motos pourront légalement zigzaguer entre les files dans plusieurs régions.
Passage du taux d'intérêt du PEL de 2 à 1,5%

Drôle de "passage", selon l'AFP... Le Livret A "conserve son taux  à 0,75%", écrit sans honte l'Agence de presse française (qu'on pourrait croire solidaire des Français, mais qui maquille - depuis le 1er août - une chute de 0,25% du livret dit 'populaire'). L'AFP tente ainsi de faire avaler la couleuvre de la chute du Plan d'Épargne Logement (PEL) : -0,5 point, passant  à son tour de 2 à 1,5%.

Les tarifs des autoroutes en hausse  
Les tarifs autoroutiers augmenteront de 1,12% en moyenne au 1er février, "dans la logique" (langage AFP !)  des accords entre l'État et les sociétés concessionnaires. Cette hausse s'explique (selon l'AFP toujours) en majorité par l'augmentation de la redevance domaniale: si ce n'est pas une augmentation de l'impôt, ça y ressemble, car c'est une hausse -répercutée sur les usagers (nantis et "défavorisés") du "loyer" dû à l'Etat par les entreprises concessionnaires d'autoroutes (SCA) pour l'occupation du domaine public (propriété des citoyens!), ont affirmé mardi l'association 40 Millions d'automobilistes et une source proche du dossier. Le secret des sources atteint des sommets d'opacité.

Autoroutes à péages dans les pays
pauvres 
(en rouge) d'Europe
Selon Pierre Chasseray, délégué général de l'association, ce pourcentage de hausse, "fruit" (pourri) d'un accord entre l'Etat et les SCA, sur le dos de l'automobiliste soumis à la gabelle moderne de Bercy, a été annoncé au Comité des usagers du réseau routier national dont il est membre. "Ce que je trouve totalement inacceptable, c'est que finalement on a eu une impression de bras de fer entre l'Etat et les sociétés d'autoroutes l'année dernière, qui s'était conclu par le gel des tarifs des péages", a déclaré M. Chasseray.
Une source proche du dossier (la revoilà !) a confirmé la hausse de 1,12%, assurant qu'elle est "strictement conforme" (réconfortant ?) à l'accord global signé entre l'Etat et les SCA en avril 2015, notamment un plan de relance autoroutier de 3,2 milliards d'euros, en échange d'un allongement moyen de deux ans de la durée des concessions, qui expirent pour la plupart au début des années 2030.

Test de la circulation inter-files pour les motos
Dans les départements du Rhône, de l'Ile-de-France, des Bouches-du-Rhône et de la Gironde, les motards pourront désormais circuler d'une file à l'autre: un gymkhana mortel, mais légalisé. La pratique déjà répandue fait l'objet d'une expérimentation pour quatre ans selon les informations de France Info. "Cette expérimentation peut s'arrêter à tout moment si nous constatons qu'elle produit de mauvais résultats", avait toutefois précisé Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière.

Diminution des tarifs du gaz  

Les tarifs réglementés du gaz, appliqués par Engie, l'ex-GDF Suez, à 6,4 millions de consommateurs en France, baisseront en moyenne de 1,86% hors taxes le 1er février, a annoncé le 28 janvier le gendarme français de l'énergie. Il s'agit du cinquième mois consécutif de baisse des tarifs réglementés, qui ont fléchi en moyenne de 12,6% depuis le 1er janvier 2015, a précisé la Commission de régulation de l'énergie (CRE) dans un communiqué.
Les tarifs réglementés du gaz consistent en un prix de détail, qui n'inclut pas encore les diverses taxes, mais comprend les coûts d'approvisionnement d'Engie. Ils sont révisés mensuellement. 
Cette baisse répercute la chute du prix du pétrole et donc la baisse des coûts d'approvisionnement d'Engie (ex-GDF), dans un contexte de chute des prix du gaz sur le marché de gros. "Elle s'explique par la forte baisse des indices mensuels du prix à terme du gaz sur le marché de gros des Pays-Bas (principal indice de la formule tarifaire) et sur celui du marché français PEG Nord (Point d'échange de gaz Nord), pour le mois de février 2016 par rapport au mois de janvier 2016", a-t-il détaillé. En cas de fléchissement des tarifs, la "source proche du dossier" est très loquace...

6 régions passent à l'inscription en ligne à Pôle emploi

Qui dit informatisation des inscriptions dit "dématérialisation". La mesure a été expérimentée dans six départements (Haute-Corse ; Corse-du-Sud ; Doubs ; Haute-Saône ; Jura ; Territoire de Belfort ; Guyane ; Aisne ; Somme et Oise, depuis octobre ), mais son évaluation n'a pas été communiquée. L'expérimentation est pourtant déjà en cours de généralisation.
Ouverture dominicale ?

Au 1er février, l'Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, l'Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, La Réunion et Saint-Pierre-et-Miquelon appliqueront l'inscription en ligne pour les demandeurs d'emploi. Ainsi, les agents d'accueil se concentreront sur le suivi des demandeurs d'emploi. C'est du moins la justification officielle, mais outre les bugs informatiques ne seront plus les seules excuses à la montée du chômage! les informaticiens de Bercy vont pouvoir se livrer à toutes les manipulations possibles des données...

Au 1er mars, cette mesure sera appliquée partout en France.

vendredi 24 octobre 2014

Electricité : tarifs en hausse de 2,5% dès le 1er novembre


Si ce n'est pas une taxe, c'est néanmoins une hausse de plus

L'hiver sera d'autant plus rude pour les pauvres
Plus d'élections en vue:
les hausses reprennent de plus belle !
Après une hausse de 2,31% des tarifs du gaz pour 7 millions de Français, la facture d'électricité devrait elle grimper de 2,5% pour les 28 millions d'abonnés à partir du 1er novembre. Cette mauvaise nouvelle intervient à l'approche de l'hiver, alors que tous les ménages ont tendance à consommer davantage pour le chauffage ou pour s'éclairer.
Le Conseil supérieur de l'énergie (CSE) le 28 octobre et la Commission de régulation de l'énergie (CRE) seront consultés sur le projet d'arrêté pour qu'ils donnent un avis consultatif, pour la forme

Après avoir annulé une hausse de 5% au mois d'août, avant les sénatoriales, le Conseil d'Etat a mis un terme à ce gel tarifaire de circonstance. Désormais, le gouvernement doit se fonder sur la nouvelle méthode de calcul des tarifs régulés qu'il a fixée et qu'EDF doit appliquer
Or, ces tarifs intègrent une partie du manque à gagner subi par EDF pour des raisons politiques en 2012 et 2013, en raison de l'écart entre les tarifs appliqués et les coûts réels qu'il a supportés: il doit maintenant combler ce déficit. 

Des simagrées qui ne dissimulent pas les l'aveuglement de la gauche

Précisement, le 15 octobre, la CRE a publié son rapport dans lequel il préconisait que l’augmentation doive être d’au moins 1,6 % en 2014. Selon la CRE, entre 2012 et 2013, le montant  du déficit acumulé d'EDF a été de 1,4 milliard d'euros pour passer le temps des élections pendant cette période. 

Paris, le 20 février. Jean-Bernard Lévy, actuel PDG du groupe Thalès, va prendre la tête d'EDF.
Concrètement, ces augmentations devraient être en moyenne de 2,5% pour le tarif dit bleu, de - 0,7 % pour le tarif bleu non résidentiel. Pour les entreprises, le tarif jaune devrait augmenter de 2,5% et de 3,7% pour les lignes à haute tension soumises au tarif vert. 
Les entreprises ne manqueront pas de faire supporter l'augmentation de son tarif aux consommateurs dont le pouvoir d'achat sera une nouvelle fois affaibli.

Un premier dossier chaud pour Jean-Bernard Levy, qui va remplacer Henri Proglio à la tête d'EDF à la fin novembre. Mais il est le choix du président Hollande...

 

lundi 30 décembre 2013

Tarifs du gaz annulés par le Conseil d'Etat pour le chauffage collectif

Comment les socialo-écolo vont-ils réduire la dette publique en accumulant les bévues?

Le Conseil d'Etat a jugé illégaux les arrêtés sur la réglementation des tarifs du gaz entre juillet et décembre 2012. 

Il estime que les particuliers en chauffage collectif ont été favorisés.
L'impact défavorable des annulations ce lundi des arrêtés gouvernementaux fixant les tarifs réglementés du gaz de GDF Suez sera limité aux consommateurs bénéficiant d'un chauffage collectif au gaz. La décision de la haute juridiction administrative, similaire à l'annulation prononcée début octobre des tarifs pour le premier semestre 2012, est due à une inégalité de traitement.

Le Conseil d'État a reconnu une "méconnaissance du principe d'égalité", jugeant "qu'il n'existait en l'espèce ni différence de situation ni motif d'intérêt général justifiant une telle différence de traitement", indique-t-il dans un communiqué.

Depuis mi-2010, les tarifs concernés (B2I, B2S et TEL) sont différents à la suite d'une décision du gouvernement Fillon visant à protéger les particuliers à faibles revenus, et qui a conduit à appliquer des tarifs plus élevés aux bâtiments sans usage d'habitation avec une consommation similaire.

Un rattrapage chiffré à 30 euros

Mais l'Association nationale des opérateurs détaillants en énergie (Anode), organisation qui regroupe des concurrents de GDF Suez, avait contesté cette décision en justice. Comme pour le premier semestre 2012, l'arrêt du Conseil d'Etat contraint le gouvernement à reprendre "dans un délai d'un mois" un nouvel arrêté corrigé, qui entraînera une facture rectificative défavorable aux particuliers concernés.

Mais la plupart des 11 millions de ménages français abonnés au gaz, qui se trouvent en tarif de base (B0 et B1, correspondant à moins de 30.000 KWh par an) ou en offres de marché, ne sont pas concernés. Après l'annulation des tarifs du premier semestre 2012, le gouvernement a saisi le 19 novembre les instances concernées d'un nouveau projet de décret, qui prévoit déjà un rattrapage.

Ce rattrapage représentera en moyenne environ 30 euros taxes comprises par foyer au chauffage gaz collectif, échelonné dans les charges de chauffage, selon une source gouvernementale. Les clients professionnels bénéficieront eux d'une légère ristourne.