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lundi 1 août 2016

PEL: rendement réduit à 1% au 1er août, avec rémunération à 0,8%

"Pourquoi le taux du PEL tombe à 1%" (Le Figaro): explications en forme d'acquiescement...

Le mois d'août commence avec des mauvaises nouvelles

Hollande et Valls n'ont pas attendu
votre retour de vacances
Bercy sévit aussi pendant la canicule. Les tarifs réglementés du gaz, distribué par Engie, augmenteront de 2% en moyenne au 1er août, seconde hausse en deux mois, après celle de 0,4% en juillet, due à la remontée du prix du pétrole. Cette fois, la hausse du tarif est causée par l'augmentation de l'indice mensuel du prix du gaz sur les marchés de gros néerlandais et français (PEG Nord). 

Les loyers de référence repartent à la hausse
Un an après l'application de la loi sur l'encadrement des loyers à Paris, les loyers de référence sur lesquels s'appuient les propriétaires pour fixer le montant de leur loyer seront "revalorisés" dès lundi. La hausse est variable selon les quartiers et le type de logement, mais s'élèvera en moyenne de 1 à 2%. Les propriétaires ne peuvent excéder de 20% le montant de ces loyers de références, ni leur être inférieurs à 30%.

Augmentation de la taxe de séjour, à temps pour les congés payés
Dès lundi 1er août, Airbnb étendra la collecte de la taxe séjour dans 18 villes supplémentaires dont Avignon (PS depuis 2014), Biarritz (MoDem), Bordeaux (LR), Cannes (UMP) ou encore Strasbourg (PS). Jusqu'ici appliquée à Paris (PS) et à Chamonix (UDI), le leader de la location d'appartements a collecté et reversé 1,2 million d'euros et 40.000 euros à ces deux villes. Airbnb devrait poursuivre l'application de la taxe séjour dans d'autres villes en 2017. 

Le Plan épargne logement (PEL)
Nouveau coup bas contre les détenteurs d'un Plan Épargne Logement. Alors que son taux de rémunération était restée stable à 2% durant près de dix ans, la politique socialiste de Hollande le fait tomber à 1% seulement entre janvier et août 2016. Mais, ceux qui ont souscrit un PEL avant le hold-up du 1er août bénéficieront encore de leur taux d'intérêt. Seuls les PEL signés à partir du 1er août seront pénalisés. Bonne nouvelle toutefois, les épargnants qui peuvent bénéficier d'un emprunt immobilier PEL verront leur taux d'intérêt baisser de 2,7% à 2,2%, si possible et pas avant quatre ans: promesse de Hollande !

L'AFP y voit un rite ! Le Figaro, résigné

"Ce lundi 1er août n'échappe pas à la règle (sic) et apporte son lot de hausses et baisseS de tarifs [baisses au pluriel: il faudra voir si l'agence de presse gouvernementale ne fait pas de l'intox. Du travail donc pour le rhétoricien Antoine Krempf (qui "traque et décrypte les détournements, les contre-vérités et les manipulations" sur France Info ET France Inter; bientôt sur la chaîne TV publique d'info en continu) ou pour le "service Désintox", spécialistes anonymes sur Libération]. Tour d'horizon de tout ce qui change pour votre porte-monnaie," écrit l'AFP.
Commençons par la seule bonne nouvelle, la baisse des tarifs réglementés de l'électricité. Les abonnés verront leurs factures baisser de 0,5% "dès" (sic) lundi.

Fausse bonne nouvelle puisquedans le même temps et à titre rétroactif, ils devront régler une hausse des tarifs sur la période entre le 1er août 2014 et le 31 juillet 2015. Le gouvernement avait en effet décidé de limiter la hausse des tarifs. N'allez pas croire que la décision était sociale, car elle était politique: la gauche au pouvoir craignait les élections sénatoriales prévues en septembre 2014 pour la moitié des sièges de sénateurs. Appliquée par EDF à 28 millions de foyers, cette décision avait d'ailleurs été annulée par le Conseil d'État en juin 2016, après les élections perdues par la majorité, rappelle L'Express.

Dès le 13 juillet, Le Monde avait relayé la ministre de l’environnement et de l’énergie, Ségolène Royale, pour annoncer la baisse, sans mentionner l'obligation de rattrapage. Parce qu'il est un journal dit 'sérieux', l'organe de presse officieux du PS expliquait même que "le gouvernement a donc décidé de ne pas s’opposer à la baisse fixée mercredi par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) pour refléter la baisse des prix du marché." Dommage pour ceux et celles qui croyaient à une aide gouvernementale aux foyers les plus défavorisés: l'exécutif n'est pas spécialement sensible à la souffrance populaire écrasée d'impôts, de taxes et de hausses de tarifs. Les socio-démocrates ne font que répercuter la baisse des prix du marché. Encore heureux... 
La ministre PS de l’environnement et de l’énergie a royalement banalisé la hausse sur août 2014-juillet 2015, estimant ce rattrapage à "un euro et demi par mois sur dix-huit mois," mais à vrai dire pendant 18 mois, soit non pas 0,08 centimes d'euros par mois, mais bien 30 euros au total. C'est vrai que "ça va mieux" !

Alors que le taux du Livret A est maintenu à 0,75% jusqu'en août 2017, celui des nouveaux plans d'épargne logement passe de 1,5% à 1%. Cela est notamment dû à des taux d'intérêt au plancher.

Autre mauvaise nouvelle, pour les Franciliens

Les Franciliens paieront leur forfait Navigo trois euros de plus à partir d'aujourd'hui lundi, soit 73 euros. Le ticket de métro va quant à lui augmenter de 10 centimes, soit 1,90 euro. Augmentation également à prévoir d'ailleurs pour le carnet de tickets qui passe de 14,10 euros à 14,50 euros. "Ces hausses sont la volonté de la présidente de la région Valérie Pécresse," commente l'AFP, toute indépendante qu'elle soit. La nouvelle présidente révèle que  que la région n'a pas les moyens de financer le tarif unique "toute zone" de 70 euros mis en place par son prédécesseur Jean-Paul Huchon le 1er septembre 2015. Pécresse a dû "pallier aux [sic Le Monde toujours plus sérieux et à la convenance de la gauche intello !] 300 millions d’euros qui manquent dans la caisse du Syndicat des Transports d’Ile-de-France (STIF)",  à l'issue de 17 années de gestion socialiste (1998-2015). 
Ce que l'AFP ne précise pas c'est que la "volonté" de la présidente Les Républicains était de réussir à arracher au gouvernement socialiste sa cote part aux frais de sécurisation des lignes franciliennes vétustes, limitant ainsi la hausse pour l'usager. Libération titra "Comment Valérie Pécresse a augmenté le prix du passe Navigo..." Libération n'a pas hésité à attaquer la présidente victorieuse de région, l'accusant de menacer de l’instauration d'une "taxe Valls" de 10 à 15 euros. 
Les vaincus amers avaient aussi lancé une pétition contre l'élue et un second couteau de Valls, Carlos Da Silva, député de l’Essonne et président du groupe PS au Conseil régional, fit campagne contre cette augmentation de trois euros, la déclarant "inacceptable" et  "dénonçant aussi "la précipitation avec laquelle Valérie Pécresse veut augmenter le tarif unique. Elle fait passer ça au mois d’août, en pensant que les Franciliens ne s’en apercevront pas pendant leurs vacances", ce qui s'appliquent aux augmentations gouvernementales de ce jour.

Or, la présidente LR obtint du gouvernement PS sa participation, parvenant ainsi à réduire la hausse des transports. "Le prix était à 70€ seulement parce qu’on avait un déficit de 300 millions". Pour préserver les recettes de vente du Navigo avec le tarif unique mis en place par Huchon le 1er septembre 2015, le prix d’équilibre était de 80 à 85 €. Or, Valérie Pécresse a exigé du gouvernement qu’il finance l’essentiel de la dette socialiste de 300 millions et Valls avait dû s'engager, en février, à combler "le manque à gagner".

Le pass Navigo est donc à 73 euros au lieu de 85, soit une augmentation limitée à 3 euros (et même 1,5 € par mois, une fois retranchée la participation de l'employeur)

Après l'abaissement de la rémunération du Livret A de 1,25 à 0,75%,
le PEL rapportera désormais moins de 1%

"Ca va mieux"? Les plans d'épargne logement (PEL) ouverts à partir de ce lundi 1er août ne rapportent plus que 1%, contre 1,5% précédemment. Bloquée pendant ces quatre annnées de socialisme, la rémunération de ce placement passe donc de 1,26% à 0,84%, après prélèvements sociaux (15,5%). Elle est désormais très proche de celle du Livret A (0,75%), très liquide, dont le taux ne bougera pas avant le 1er août 2017 !  
Au regard de la perspective d'une augmentation modérée de l'inflation d'ici à fin 2016,  le taux du livret A devrait aussi rester inchangé au 1er février prochain". C'est la première fois que l'exécutif s'engage à maintenir le taux du Livret A inchangé pendant un an. La proximité de l'élection présidentielle au printemps 2017, n'y est sûrement pas étrangère...

Le taux du PEL connaît lui sa deuxième baisse en six mois seulement. 
En février, il avait été ramené de 2% à 1,5%. Mais il y a des raisons à tout. Les taux d'intérêt sont au plancher. Le taux de l'emprunt d'État Français à 10 ans (OAT) est proche de 0% (0,11% vendredi 29 juillet). "Si la formule de calcul du taux des PEL était appliquée, celui-ci serait de 0,25%", a fait valoir début juillet, François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France.

Une rémunération qui coûte cher... aux banques
D'autant que le taux en vigueur à l'ouverture du plan est acquis définitivement. Les ménages ne s'y sont pas trompés. Ces dernières années, le placement est devenu très populaire. Quelque 900.000 personnes ont ouvert un PEL au cours du premier trimestre et surtout au cours du mois de janvier afin de bénéficier du taux qui était alors de 1,5 %. Et malgré la baisse du rendement, les épargnants ont encore placé 8,7 milliards d'euros (collecte nette) sur leur plan, au cours des cinq mois de l'année. Soit presque autant que sur leurs contrats d'assurance-vie.

"La baisse du taux du PEL est moins sensible que celle du Livret A"
En baissant à nouveau, le taux du PEL, les pouvoirs publics "ont fait un geste en direction des banques", ironise Philippe Crevel, directeur du Cercle de l'Épargne, qui évoque l'affirmation populiste du candidat Hollande "mon véritable adversaire, c'est le monde de la finance" (janvier 2012). Il aime encore moins les Français.

"Cela a pour objectif de réorienter l'épargne des ménages vers des placements à risques (!) plus en phase avec les besoins de l'économie réelle (des obligations ?). Le PEL, du fait d'un taux qui demeurait jusqu'à maintenant très attractif, captait une part croissante de l'épargne des ménages (...). La baisse du rendement du PEL est ainsi moins sensible que celle qui aurait pu concerner le Livret A qui aurait par nature toucher tous les épargnants".

Les nouveaux plans désormais très intéressants pour emprunter
Les PEL ouverts depuis ce lundi bénéficient par ailleurs d'un taux d'emprunt désormais très intéressant. A l'issue de la période d'épargne -bloquée pendant quatre ans-, les épargnants pourront souscrire un prêt immobilier à 2,2 % (92.000 euros au maximum pendant 2 à 15 ans), contre 2,7% précédemment. Ce taux, se rapproche de la réalité du marché des crédits immobiliers (1,6% en moyenne). Mais qu'en sera-t-il dans quatre ans lorsque les premiers emprunts pourront être souscrits? Pouvoir emprunter à ce niveau de taux pourrait devenir très avantageux, mais dans l'hypothèse d'une remontée des taux.

dimanche 31 janvier 2016

Changements au 1er février: plus de mauvaises nouvelles que de bonnes

Chute de la rémunération du PEL et hausse des péages autoroutiers 

Et on demande à voir ce que nous réservent quelques autres nouveautés 
 à effet immédiat au 1er février


Les consommateurs français vont voir quelques changements dès le 1er février. Certains sont bons à prendre, telle la baisse des tarifs du gaz, si légère soit-elle et pendant un hiver particulièrement doux. En revanche, les passages sur les autoroutes vont nous coûter plus cher. Et le taux d'intérêt du PEL (Plan d'Épargne Logement) va encore en prendre un coup. Les inscriptions à Pôle emploi se feront désormais en ligne (prévoir des bugs informatiques (ou administratifs) à vous faire opinément tomber les statistiques du chômage...) et les motos pourront légalement zigzaguer entre les files dans plusieurs régions.
Passage du taux d'intérêt du PEL de 2 à 1,5%

Drôle de "passage", selon l'AFP... Le Livret A "conserve son taux  à 0,75%", écrit sans honte l'Agence de presse française (qu'on pourrait croire solidaire des Français, mais qui maquille - depuis le 1er août - une chute de 0,25% du livret dit 'populaire'). L'AFP tente ainsi de faire avaler la couleuvre de la chute du Plan d'Épargne Logement (PEL) : -0,5 point, passant  à son tour de 2 à 1,5%.

Les tarifs des autoroutes en hausse  
Les tarifs autoroutiers augmenteront de 1,12% en moyenne au 1er février, "dans la logique" (langage AFP !)  des accords entre l'État et les sociétés concessionnaires. Cette hausse s'explique (selon l'AFP toujours) en majorité par l'augmentation de la redevance domaniale: si ce n'est pas une augmentation de l'impôt, ça y ressemble, car c'est une hausse -répercutée sur les usagers (nantis et "défavorisés") du "loyer" dû à l'Etat par les entreprises concessionnaires d'autoroutes (SCA) pour l'occupation du domaine public (propriété des citoyens!), ont affirmé mardi l'association 40 Millions d'automobilistes et une source proche du dossier. Le secret des sources atteint des sommets d'opacité.

Autoroutes à péages dans les pays
pauvres 
(en rouge) d'Europe
Selon Pierre Chasseray, délégué général de l'association, ce pourcentage de hausse, "fruit" (pourri) d'un accord entre l'Etat et les SCA, sur le dos de l'automobiliste soumis à la gabelle moderne de Bercy, a été annoncé au Comité des usagers du réseau routier national dont il est membre. "Ce que je trouve totalement inacceptable, c'est que finalement on a eu une impression de bras de fer entre l'Etat et les sociétés d'autoroutes l'année dernière, qui s'était conclu par le gel des tarifs des péages", a déclaré M. Chasseray.
Une source proche du dossier (la revoilà !) a confirmé la hausse de 1,12%, assurant qu'elle est "strictement conforme" (réconfortant ?) à l'accord global signé entre l'Etat et les SCA en avril 2015, notamment un plan de relance autoroutier de 3,2 milliards d'euros, en échange d'un allongement moyen de deux ans de la durée des concessions, qui expirent pour la plupart au début des années 2030.

Test de la circulation inter-files pour les motos
Dans les départements du Rhône, de l'Ile-de-France, des Bouches-du-Rhône et de la Gironde, les motards pourront désormais circuler d'une file à l'autre: un gymkhana mortel, mais légalisé. La pratique déjà répandue fait l'objet d'une expérimentation pour quatre ans selon les informations de France Info. "Cette expérimentation peut s'arrêter à tout moment si nous constatons qu'elle produit de mauvais résultats", avait toutefois précisé Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière.

Diminution des tarifs du gaz  

Les tarifs réglementés du gaz, appliqués par Engie, l'ex-GDF Suez, à 6,4 millions de consommateurs en France, baisseront en moyenne de 1,86% hors taxes le 1er février, a annoncé le 28 janvier le gendarme français de l'énergie. Il s'agit du cinquième mois consécutif de baisse des tarifs réglementés, qui ont fléchi en moyenne de 12,6% depuis le 1er janvier 2015, a précisé la Commission de régulation de l'énergie (CRE) dans un communiqué.
Les tarifs réglementés du gaz consistent en un prix de détail, qui n'inclut pas encore les diverses taxes, mais comprend les coûts d'approvisionnement d'Engie. Ils sont révisés mensuellement. 
Cette baisse répercute la chute du prix du pétrole et donc la baisse des coûts d'approvisionnement d'Engie (ex-GDF), dans un contexte de chute des prix du gaz sur le marché de gros. "Elle s'explique par la forte baisse des indices mensuels du prix à terme du gaz sur le marché de gros des Pays-Bas (principal indice de la formule tarifaire) et sur celui du marché français PEG Nord (Point d'échange de gaz Nord), pour le mois de février 2016 par rapport au mois de janvier 2016", a-t-il détaillé. En cas de fléchissement des tarifs, la "source proche du dossier" est très loquace...

6 régions passent à l'inscription en ligne à Pôle emploi

Qui dit informatisation des inscriptions dit "dématérialisation". La mesure a été expérimentée dans six départements (Haute-Corse ; Corse-du-Sud ; Doubs ; Haute-Saône ; Jura ; Territoire de Belfort ; Guyane ; Aisne ; Somme et Oise, depuis octobre ), mais son évaluation n'a pas été communiquée. L'expérimentation est pourtant déjà en cours de généralisation.
Ouverture dominicale ?

Au 1er février, l'Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, l'Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, La Réunion et Saint-Pierre-et-Miquelon appliqueront l'inscription en ligne pour les demandeurs d'emploi. Ainsi, les agents d'accueil se concentreront sur le suivi des demandeurs d'emploi. C'est du moins la justification officielle, mais outre les bugs informatiques ne seront plus les seules excuses à la montée du chômage! les informaticiens de Bercy vont pouvoir se livrer à toutes les manipulations possibles des données...

Au 1er mars, cette mesure sera appliquée partout en France.

mercredi 15 juillet 2015

Hollande, fier de la baisse du taux du Livret A, comme de l'accord d'austérité grecque

Austérité: vers une nouvelle baisse du taux d'intérêt du Livret A ?

Les "sans dents" de Hollande, privés des noisettes de la Caisse d'épargne L'Ecureuil

Le gouvernement pourrait s'aligner sur la décision du gouverneur de la Banque de France d'abaissement du taux d'intérêt du livret A, qui serait dès lors inférieur à 1%.
L'indice des prix à la consommation pour le mois de juin sera connu ce mercredi 15 juillet et cet indice qui pourrait conduire à une baisse de la rémunération du livret A, alors que Manuel Valls a d'ores et déjà assuré que le gouvernement est très sensible au pouvoir d'achat des Français.  Le Premier ministre se dit défavorable à un taux inférieur à 1%, mais pourrait se déclarer  contraint ! En janvier dernier, le taux aurait mécaniquement dû baisser à 0,25%. Mais Christophe Noyer, gouverneur de la Banque de France, avait proposé un repli à 0,75%. Un taux rejeté par le gouvernement, qui avait tranché en faveur d'un maintien à 1%. Le pouvoir socialiste pourra-t-il indéfiniment repousser la décision de chute sous le seuil symbolique de 1% ?

La menace d'une baisse est réelle pour les 62 millions de livrets A ouverts en France

Le jaune va si bien aux 'cocus'
Les Français se détournent du Livret populaire en faveur du Plan Épargne Logement, devenu le placement préféré des Français. Le nombre de PEL a en effet été multiplié par deux depuis un an. Avec un taux de rémunération de 2,9% il y a un an, l'intérêt est plus grand pour les épargnants français. "Il n'y a pas besoin d'être un grand trader : pour un livret A qui me rapporterait 10 euros pour 1.000 euros placés, à vue de nez me rapporterait 30 ou 35 euros sur un PEL", réagit Raphaël, qui a fait le choix du Plan Épargne Logement pour ses enfants.

Le pouvoir socialiste ferme la pompe d'alimentation du Logement 

 
Baisse du taux du Livret A,
effondrement du Logement
Un Livret A de la Caisse d'Epargne offre moins de sécurité qu'un PEL.
"Avec un taux d'intérêt fluctuant sur un livret A, on a l’impression d'être la boîte à trésorerie de l'État et ce n'est pas forcément très agréable. On ne sait pas trop ce qu'on gagne et ce qu'on perd", commente un père de famille.

"C'est moins de consommation et c'est l'investissement immobilier qui diminue. Cela a plutôt pesé sur la croissance. L'épargne est un peu stérilisée et sclérose notre économie", explique Philippe Crevel, directeur du Cercle de l'épargne.

dimanche 13 juillet 2014

La "gauche sociale" descend le Livret A à son plus bas historique

Le Livret A est au plus mal 

Le gouvernement a annoncé une baisse du taux du Livret A de 1,25% à 1% au 1er août 
Quelles sont les conséquences pour les épargnants, s'interroge finement L'Expansion, au cas où les Français les plus stupides n'auraient pas compris. L'économiste Philippe Crevel envisage même que cette baisse de rémunération de l'épargne populaire ait des effets positifs. Pour qui, s'il vous plaît ?

Petits épargnants, votre Livret rapportera moins, mais vous gagnerez plus...
Voilà la tête qu'il a
Le taux du Livret A a atteint son niveau le plus bas historique: le placement préféré des Français passera de 1,25% à 1% au 1er août 2014Cette nouvelle baisse annoncée par le gouvernement ce jeudi est-elle pour autant si grave? L'économiste Philippe Crevel (ci-contre) répond que ce n'est que du bonheur....

Comment explique-t-on cette nouvelle baisse ?

Le taux d'inflation enregistré par l'Insee de 0,5% est extrêmement bas. Le gouvernement avait déjà reporté en février cette baisse. Il aurait pu suivre les recommandations de la Banque de France et abaisser à 0,75%, mais il a décidé de couper la poire en deux avec un taux de 1%.  [les municipales de mars et les européennes de mai nous avaient donné un sursis: les sanctions peuvent maintenant tomber...]

Qu'est-ce que cela va changer pour l'épargnant concrètement au 1er août?

C'est évidemment une mauvaise nouvelle pour les propriétaires du Livret A [bien fait: en Socialie, les "propriétaires", si petits soient-ils, sont des riches. D'abord, il y aura un moindre rendement pour les épargnants et de facto, une perte du pouvoir d'achat. Pour un épargnant ayant placé 4.000 euros (moyenne nationale), cela représente 10 euros d'intérêt en moins par an. Pour ceux ayant atteint le plafond maximum de 22.950 euros, c'est un moins à gagner de 60 euros par an. 

Ce ne sont pas des sommes trop élevées (juge l'Expansion]. L'impact de cette baisse n'est-il pas plutôt psychologique pour l'épargnant? [La réponse est dans la question...]

En matière d'épargne, la psychologie compte beaucoup [C'est ce qui fait bouillir la marmite?] Cela risque d'inciter les épargnants a laisser leur argent dans leur compte courant. A la suite de la baisse d'août 2013, on a constaté cinq mois de décollecte sur le Livret A. Cette fois encore, un effet de décollecte fort va probablement être enregistré. 

Quelles sont les contreparties positives de cette mesure? 
[parce qu'il en a: tellement qu'on se demande pourquoi avoir attendu plusieurs mois...]

D'une part, elle pourrait encourager les épargnants à privilégier des placements à long terme comme les assurances vie [une nouveauté chez les petits épargnants!], ce qui est plutôt positif. D'autre part, un taux du Livret A plus bas permet une diminution du coût des logements sociaux [qui bénéficient de prêts financés par le Livret A, mais a condition que les volumes soient préservés. Or, notre économiste a lui-même exprimé ses craintes de décollecte...], ce qui en pleine crise du bâtiment, serait une bonne nouvelle. [Le conditionnel en dit long sur le volontarisme de ce manipulateur psychologique] 

Cette baisse est-elle suffisante pour rebooster la construction? 
[Soyons fous!]

Je ne pense pas. [Y a donc des limites au foutage de gueule?] Déjà, le prix du foncier est très cher et le problème des logements sociaux est plus profond. Techniquement, il faut trouver des terrains, lancer des projets et les municipalités ne sont pas toujours d'accord pour accueillir des HLM. 

Le Livret A reste-t-il malgré tout un placement attractif? 
[L'Expansion insiste!]

Cela reste de l'épargne de précaution: même si on ne gagne pas grand-chose, au moins on ne perd rien [le taux de rémunération baisse et on "ne perd rien"!]. En revanche, cela doit rester du placement à court terme. Pour les placements plus longs, à partir de trois ou quatre ans, il vaut mieux placer son argent ailleurs [lâche finalement l'individu]. Il existe d'autres alternatives: l'assurance vie, qui est rémunérée actuellement à 2,8%. Mais le plan épargne logement (PEL) à 2,5% est également intéressant: c'est celui qui se rapproche le plus du Livret A et le mieux rémunéré. 

Quels arguments économiques le gouvernement peut-il utiliser pour faire passer la pilule aux épargnants? 
[une pilule amère, au bout du compte...]

D'abord, l'argument de la baisse de l'inflation (0,1 % en juin) qui contraint à un taux d'intérêt faible. Deuxième option, le gouvernement peut utiliser la relation entre le taux d'intérêt bas et la consommation. En effet, si les épargnants ne sont plus incités à épargner [si on relit l'économiste, on constate qu'il a tout dit et son contraire: "même si on ne gagne pas grand-chose, au moins on ne perd rien"], ils laissent leur argent dans leur compte courant, et indirectement, dépensent davantage. Cela aurait un effet marginal mais permettrait d'augmenter la croissance, ce qui est un des objectifs principaux du gouvernement.

L'individu a toutes les qualités requises pour participer à une quelconque Haute Autorité... Il est très versatile flexible: c'est un ancien conseiller de Jean-François Mattei, ministre UDF de la santé et du Président de la Caisse des Dépôts et Consignation). Tenté par un retour au CDC ? Generali l'a en effet démis de ses fonctions de conseiller de la direction générale et de secrétaire général du Cercle des épargnants.

jeudi 24 octobre 2013

Menaces sur l'épargne: vers des prélèvements sociaux à 15,5% -et rétroactifs- sur nos PEL, assurance-vie, PEA, etc

L'impôt rétroactif est une trahison de la confiance en l'Etat  

Les députés de la majorité socialo-écolo ont dit "oui"

 
Un impôt rétroactif est une trahison de la confiance du citoyen en l’Etat et au droit républicains

Les godillots de la majorité présidentielle ont approuvé mercredi soir la volonté du gouvernement de taxer davantage les détenteurs de Plans épargne logement, PEA ou contrat d'assurance vie. Justification vertueuse: trouver 600 millions pour renflouer la Sécurité Sociale!
Le pouvoir brandit donc à nouveau la menace sur la protection de notre santé. 
A en croire les truqueurs du gouvernement, les experts itinérants de tout poil, les entreprises de sondage et les journalistes des grands media chargés de répandre chez les Français la psychose d'une assurance-maladie à l'agoniele "déficit" de la Sécurité sociale menacerait en permanence notre système de protection sociale: menacé depuis 1945, il est vigoureux... 

La manipulation psychologique est une nouvelle fois manifeste alors que le déficit du régime général et du fonds de solidarité vieillesse est en léger recul à 16,2 milliards. C'est en vérité la hausse du chômage (entraînant une baisse des cotisations et privant la sécurité sociale d’une partie de ses recettes) qui met le pression sur la Sécurité sociale. 
Or, le "trou" de la Sécurité sociale sera un peu moins profond l'an prochain, promet le gouvernement qui vise un déficit inférieur à 15 milliards d’euros en 2014 (cet effort de 3M4 des Français, encore présenté en septembre dernier comme historique, visait même 13 milliards, selon Les Echos) pour l'ensemble des quatre branches confondues du régime général (assurance-maladie, retraites, famille, accidents du travail) et le Fonds de solidarité vieillesse (FSV), contre un déficit estimé de 16,3 milliards en 2013.  

Ainsi, la réforme de la politique familiale ne suffit pas. Présentée par Ayrault en juin dernier, elle prévoyait pourtant 1 milliard d’euros de plus, issu de la réduction du quotient familial
Celle des retraites ne suffira pas non plus. Elle doit pourtant rapporter une somme à peu près équivalente, cette fois-ci grâce à la fiscalisation des majorations de pension des retraités qui ont eu au moins trois enfants. 
Enfin, ne suffira encore pas la suppression de l’un des avantages fiscaux dont bénéficient les contrats santé complémentaires en entrepriseBien que ce soit un produit fléché vers la Sécurité sociale, n'était-elle pas faite pour rapporter un autre milliard aux caisses de l’Etat? 

A quoi servent ces ponctions sur les classes moyennes et où vont ces recettes de l'Etat? 
Comment se fait-il donc que ces trois milliards ne parviendraient à combler qu'un seul des seize milliards de ce fameux trou ? Alors, les cochons de payeurs, non-spécialistes de l'économie, s'interrogent sur la bonne affectation des importantes économies sur les dépenses de protection sociale qu'a aussi prévu, le gouvernement, en même temps et de surcroît. Les pensions des 15 millions de retraités ne seront plus revalorisées en avril, mais en octobre. Ce décalage de six mois doit faire gagner 600 millions d’euros. Les dépenses de santé, elles, connaîtront un tour de vis encore plus important que les années précédentes. Elles ne devront progresser que de 2,4 % en 2014, ce qui représente une économie d’environ 2,5 milliards par rapport à leur augmentation spontanée, liée au vieillissement de la population et à la recrudescence des maladies graves comme le diabète ou le cancer. Comme tous les ans, l’industrie pharmaceutique sera fortement mise à contribution via une nouvelle baisse du prix des médicaments remboursés et le développement des génériques. A cela s’ajouteront environ 500 millions d’euros de plus, les dépenses d’assurance-maladie de 2013 s’annonçant inférieures aux estimations. Enfin, toutes branches confondues, les caisses de Sécurité sociale devront réduire leurs coûts de gestion de quelque 500 millions.

En dépit de recettes supplémentaires d’un côté et d'économies sur les dépenses de l’autre, au final, le déficit de la Sécurité sociale pour 2014, FSV compris, restera élevé mais il afficherait son meilleur résultat depuis le début de la crise en 2008, aux dires des proches du gouvernement.

La taxation de l'épargne longue risque de révolter les épargnants
 
Le vote des députés mercredi est un coup bas aux électeurs
du taux de prélèvements sociaux à 15,5%, pour certains contrats d'assurance-vie, plans d'épargne en actions (PEA) et plans d'épargne-logement (PEL). Il ne s'agit pas, en français, d'une "uniformisation par le haut", selon la terminologie des hypocrites du PS, mais d'une "élévation", d'une "hausse", d'une "augmentation" qui s'ajoute encore à d'autres: un étranglement jusqu'à étouffement. Mercredi, malgré le dépit de quelques socialistes de la gauche du PS et des nombreuses critiques émanant de la droite, la majorité présidentielle a entériné cette décision du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2014, par 64 voix contre 22.

Ce que va changer cette mesure scélérate
Le ministre du Budget, Bernard Cazeneuve, a expliqué que la mesure consiste à appliquer un taux de 15,5% à l'intégralité des gains constitués depuis 1997 (année de l'assujettissement des produits de placement à la CSG). La mesure instaure des prélèvements "plus lisibles et plus simples," a commenté le traître. 

Tous les revenus de l'épargne sont soumis à des prélèvements sociaux en vigueur (actuellement 15,5%) mais jusqu'ici, un mode de calcul alternatif pouvait s'appliquer aux placements exonérés d'impôt sur le revenu. Alors que le PEA, le PEL et les contrats d'assurance vie étaient imposés à des taux plus faibles variant de 0 à 9,5%, ces placements se verront finalement appliquer les taux de prélèvement sociaux en vigueur au moment du dénouement du contrat, soit 15,5% actuellement.

L'Etat renie ses engagements
En clair, les termes du contrat d'origine ne sont pas respectés.
Alerte: cet homme est dangereux !
L'introduction de la rétroactivité en matière de revenus fiscaux conduit au non-respect des taux en vigueur au moment de la signature du contrat et qui devaient s'appliquer au moment du dénouement du contrat. Ainsi, un épargnant ayant souscrit une assurance vie en 2004 (alors que le taux des prélèvements sociaux étaient fixés à 10,3%) verra finalement ses intérêts taxés à hauteur de 15,5% au moment à la fin du contrat.

Les placements concernés dans le détail 

• Les gains issus des PEA de plus de cinq ans

• Les primes versées avant le 26 septembre 1997 sur les contrats d'assurance vie multi-supports, de l'épargne salariale

• Les primes versées dans le cadre des comptes et plans d'épargne logement (CEL et PEL)

• Les intérêts acquis sur des plans d'épargne logement (PEL) de moins de 10 ans souscrits avant le 1er mars 2011

Alourdissement important de la taxe

Et la facture risque d'être plus salée au moment de solder les placements. Prenons l'exemple d'un épargnant qui avait placé 10.000 euros sur un PEA en 1997. "Au bout de 15 ans, avec un rendement moyen de 5% par an, il aurait dû acquitter 700 euros au titre des prélèvements sociaux, explique Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des épargnants. Là, avec la nouvelle législation, il va devoir payer 1500 euros". Dans le cas de ce particulier, sa taxe a plus que doublé, en dépit du contrat passé.

Une mesure qui sera effective à partir du 26 septembre

"C'est une des mesures plus choquantes de ce PLFSS d'autant plus qu'elle est rétroactive. Elle pénalise l'épargne des Français. C'est grave", a dit l'UMP Annie Genevard. En effet, cette mesure sera effective à partir du 26 septembre 2013, date à laquelle la mesure a été annoncée par le gouvernement. Autrement-dit, même les épargnants qui ont soldé leur placement depuis le 26 septembre, quelle que soit l'année de souscription, vont subir une taxation de 15,5% sur les gains issus du placement. 
Honte à la majorité socialiste qui a voté ce parjure.

L'objectif du gouvernement

Cette réforme du calcul des prélèvements sociaux sur les produits de placement -jusqu'ici- exonérés d'impôt sur le revenu, contenue dans le projet de loi de financement de Sécurité sociale (PLFSS) pour 2014, doit rapporter 600 millions d'euros, dont 450 millions affectés à l'une ou l'autre branche de la Sécu, notamment l'AME qui permet aux étrangers en situation irrégulière de bénéficier d'un accès aux soins ou la CMU dont bénéficie n'importe quelle personne présente sur le territoire nationale.

Le calendrier du PLFSS
Les députés devraient achever vendredi soir ou lundi l'examen de ce PLFSS et se prononceront mardi par un vote solennel. Le Sénat l'examinera à son tour à partir du 12 novembre.

Le pouvoir brandit donc à nouveau la menace sur la protection de notre santé
  
A en croire les truqueurs du gouvernement, les experts itinérants de tout poil, les entreprises de sondage et les journalistes des grands media chargés de répandre chez les Français la psychose d'une assurance-maladie à l'agoniele "déficit" de la Sécurité sociale menacerait en permanence -et plus que jamais- notre système de protection sociale: menacé depuis 1945, il est vigoureux... Parce que nous menons une politique idéologique nord-sud de terre d'accueil de la misère du monde au-dessus de nos moyens .   

La manipulation psychologique est une nouvelle fois criante alors que le déficit du régime général et du fonds de solidarité vieillesse est en léger recul à 16,2 milliards. C'est en vérité la hausse du chômage (entraînant une baisse des cotisations et privant la sécurité sociale d’une partie de ses recettes) qui met le pression sur la Sécurité sociale. 

Or, le "trou" de la Sécurité sociale sera un peu moins profond l'an prochain, promet le gouvernement qui vise un déficit inférieur à 15 milliards d’euros en 2014 (cet effort de 3M4 des Français, encore présenté en septembre dernier comme historique, visait même 13 milliards, selon Les Echos) pour l'ensemble des quatre branches confondues du régime général (assurance-maladie, retraites, famille, accidents du travail) et le Fonds de solidarité vieillesse (FSV), contre un déficit estimé de 16,3 milliards en 2013.  

Ainsi, la réforme de la politique familiale ne suffit pas. Présentée par Ayrault en juin dernier, elle prévoyait pourtant 1 milliard d’euros de plus, issu de la réduction du quotient familial
Celle des retraites ne suffira pas non plus. Elle doit pourtant rapporter une somme à peu près équivalente, cette fois-ci grâce à la fiscalisation des majorations de pension des retraités qui ont eu au moins trois enfants. 
Enfin, ne suffira encore pas la suppression de l’un des avantages fiscaux dont bénéficient les contrats santé complémentaires en entrepriseBien que ce soit un produit fléché vers la Sécurité sociale, n'était-elle pas faite pour rapporter un autre milliard aux caisses de l’Etat? 

A qui rapportent ces ponctions sur les classes moyennes et où vont ces recettes de l'Etat ? 
Comment se fait-il donc que ces trois milliards ne parviendraient à combler qu'un seul des seize milliards de ce fameux trou ? Alors, les cochons de payeurs, non-spécialistes de l'économie, s'interrogent sur la bonne affectation des importantes économies sur les dépenses de protection sociale qu'a aussi prévu, le gouvernement, en même temps et de surcroît. Les pensions des 15 millions de retraités ne seront plus revalorisées en avril, mais en octobre. Ce décalage de six mois doit faire gagner 600 millions d’euros. Les dépenses de santé, elles, connaîtront un tour de vis encore plus important que les années précédentes. Elles ne devront progresser que de 2,4 % en 2014, ce qui représente une économie d’environ 2,5 milliards par rapport à leur augmentation spontanée, liée au vieillissement de la population et à la recrudescence des maladies graves comme le diabète ou le cancer. Comme tous les ans, l’industrie pharmaceutique sera fortement mise à contribution via une nouvelle baisse du prix des médicaments remboursés et le développement des génériques. A cela s’ajouteront environ 500 millions d’euros de plus, les dépenses d’assurance-maladie de 2013 s’annonçant inférieures aux estimations. Enfin, toutes branches confondues, les caisses de Sécurité sociale devront réduire leurs coûts de gestion de quelque 500 millions.

En dépit de recettes supplémentaires d’un côté et d'économies sur les dépenses de l’autre, au final, le déficit de la Sécurité sociale pour 2014, FSV compris, restera élevé mais il afficherait son meilleur résultat depuis le début de la crise en 2008, aux dires des proches du gouvernement.