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jeudi 16 janvier 2020

Macron gratte encore 0,25% sur le Livret A

"Ce n'est pas un choix contre les classes populaires", affirme la porte-parole du gouvernement

"C'est un choix fait en cohérence avec l'activité économique", raconte Sibeth Ndiaye.

Alors, elle nous aurait menti ?
Et elle n'a pas encore été entartée ?
Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a annoncé mercredi 15 janvier  la baisse du taux du Livret A de 0,75% à 0,5%. "Le choix qui a été fait n'est pas un choix contre les classes populaires, c'est un choix fait en cohérence avec l'activité économique", a assuré jeudi 16 janvier sur France Inter la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, spécialiste du foutage de gueule.

L'épargne doit être "utile"

Madame Michu apprend à ses dépens qu'elle n'est pas faite pour rapporter aux gens. Ndiaye lui assure que le Livret A "n'est pas l'épargne des plus modestes, c'est plutôt le Livret d'Epargne Populaire et nous souhaitons en renforcer l'accès". Sibeth Ndiaye explique à ceux qui ne comprennent rien qu'il faut que l'épargne soit "utile, pour qu'elle puisse être investie dans des secteurs de l'économie où on a besoin de booster les choses". Y suffira-t-elle et à quoi Macron et Le Maire vont-ils ensuite s'attaquer ?

Il aurait été "irresponsable et incohérent" de maintenir ce taux à 0,75% par rapport à "notre politique de diversification des placements" et aux "milliers de Français qui attendent un logement social", a asséné mercredi le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, dans les pages du quotidien Le Parisien-Aujourd'hui en France.

La vignette automobile devait, elle aussi, être utile : aux vieux, pardon, aux seniors... Or, on sait aujourd'hui que les anciens sont non seulement inutiles, mais coûteux... Il faut les réduire.

dimanche 22 novembre 2015

Le gouvernement retire sa mesure polémique sur le calcul de l'allocation aux adultes handicapés

Le gouvernement retient ses coups portés aux adultes handicapés

Le gouvernement n'appliquera pas le nouveau mode de calcul, contesté, de l'allocation adulte handicapé (AAH)

Le projet de budget 2016 avait prévu de faire des économies sur le dos des handicapés, mais la secrétaire d'Etat aux Personnes handicapéesannonce un renoncement fiscal pour 2016.
Ségolène Neuville a finalement assuré les députés que le gouvernement a entendu les "inquiétudes des associations, des familles, des personnes handicapées mais aussi des parlementaires", mardi soir.

Le pouvoir socialiste n'avait pas mesuré la honte
Il a "décidé de ne pas appliquer cette mesure (sur le mode de calcul de l'AAH) en l'état, au regard de son impact sur les ressources des personnes concernées", a-t-elle déclaré, à l'occasion de l'examen du volet du budget sur la solidarité et l'insertion.

Neuville passe la marche-arrière de son fauteuil

Le projet de budget prévoyait de prendre en compte les intérêts non imposables des comptes d'épargne, tels que le livret A,  dans le calcul de l'AAH, dès 2016, après les Régionales, et dans le cadre d'un processus d'harmonisation entre minima sociaux.

Cela aurait réduit le montant de l'AAH - actuellement 807 euros par mois au maximum) pour les bénéficiaires ayant de l'argent de côté, mais surtout leur aurait fait perdre des droits connexes qui ne sont ouverts qu'à ceux qui touchent l'AAH à taux plein (complément de ressources de 179 euros par mois, ou majoration pour la vie autonome de 105 euros mensuels), avait notamment dénoncé l'Association des paralysés de France (APF). Les allocataires de l'AAH auraient été bientôt interdits d'épargne.

Les députés socialistes, les écologistes et l'UDI avaient appelé mardi le gouvernement à revoir sa copie. "Dans le cadre de la mission qui lui a été confiée sur les minimas sociaux par le Premier ministre, (le député PS) Christophe Sirugue devra nous faire des propositions sur la simplification des minimas sociaux dans leur globalité", a précisé Ségolène Neuville.

"Résultat de la mobilisation des associations"

Plusieurs élus se sont félicités de la prise de conscience gouvernementale. 
Philip Cordery (PS) a évoqué une "bonne nouvelle", tandis que Stéphane Saint André pour les radicaux de gauche a souligné que cette "mesure injuste risquait d'anéantir les efforts du gouvernement en direction du handicap". Arnaud Richard (UDI) s'est aussi dit "satisfait que (le gouvernement) revienne à la réalité" et Lionel Tardy (Les Républicains) a salué "le résultat de la mobilisation des associations" face à un "projet très douteux".

L'APF était à l'origine d'une pétition dénonçant une volonté du gouvernement de faire "main basse" sur les ressources des personnes handicapées. 

L'association avait calculé que, "pour quelques dizaines d'euros" tirés des intérêts de leurs livrets d'épargne (205 euros par an maximum sur un livret A), ces personnes auraient perdu "1.257 à 2.151 euros par an" de ressources.

"Cette recette (issue des livrets d'épargne) est une recette (fiscale) de poche qui est illusoire, qui est vexatoire, blessante pour les familles", avait estimé à la mi-journée le député Olivier Faure, vice-président du groupe PS, relayant la demande de révision de ses collègues.

La coprésidente des députés écologistes, Barbara Pompili, une proche du PS, avait quant à elle jugé que "faire comme si c'était un minimum social comme les autres est une grave erreur, car c'est une allocation pour compenser un handicap".

De son côté, le président du groupe UDI, Philippe Vigier, avait écrit au Premier ministre pour dénoncer un "racket" sur les bénéficiaires de l'AAH et appeler le gouvernement "à se ressaisir". Le vice-président du FN, Florian Philippot, avait aussi dénoncé dans un communiqué "un véritable coup de massue antisocial".
Cette secrétaire d'Etat est médecin
à l'hôpital de Perpignan
Lors des questions au gouvernement mardi, en réponse à l'UDI, Ségolène Neuville avait assuré qu'il "ne s'agit pas de pénaliser quelqu'un qui a mis quelques centaines d'euros de côté sur un livret A"
Rappelée à la décence, la socialiste avait dit travailler à "des propositions destinées à limiter les effets de seuil" concernant les compléments de ressources, avant l'arbitrage rendu dans la soirée.
Limiter ne signifie pas épargner...

mercredi 21 octobre 2015

L'hémorragie du Livret A se poursuit depuis le début de l'année

Les Français se détournent toujours du Livret A

En septembre, les Français ont encore retiré 3,25 milliards d’euros de leurs Livret A et LDD.
 
C’est la plus forte "décollecte" sur un mois depuis le début de l’année.
La déconvenue sur le le placement d’épargne populaire est sévère pour le gouvernement.Au total, il a perdu 2,38 milliards d’euros de dépôts, selon les statistiques mensuelles publiées mercredi par la Caisse des Dépôts. C’est le sixième mois consécutif de décollecte pour le placement. Depuis janvier, le manque à gagner pour le Livret A - pour le gouvernement et le logement- atteint 6,2 milliards d’euros. 

La désaffection est la même pour le Livret de développement durable (LDD). 
En septembre, les épargnants y ont retiré 870 millions d'euros et 1,18 milliard d'euros depuis janvier.

Cette hémorragie n’est pas une surprise

L'entourage gouvernemental se cherche des excuses. Ainsi, malgré la tendance sur neuf mois, se focalise-t-il sur le mois de septembre qui est souvent budgétairement chargé pour les ménages, se justifie-t-on. Ils doivent en effet acquitter le dernier tiers de l’impôt sur le revenu et beaucoup doivent aussi faire face aux dépenses de la rentrée scolaire, notamment les classes moyennes les moins assistées (cf. l'ARS) mais aussi les plus pressurées.
Quant à ceux qui auraient un peu d’argent à placer, la baisse du taux du livret A et du LDD, passé de 1 % à 0,75 % au 1er août 2015, les a sans doute décidés à privilégier d’autres placements comme l’assurance-vie en euros ou même le PEL, rémunéré 2 % brut (1,69 % net), voire même 2,5 % brut pour ceux qui ont été ouverts avant le 1er février 2015. Mais ce possible déplacement ne profite pas aux mêmes et certainement pas au logement social.

Plombée par ce désamour, la Caisse des Dépôts et Consignations ratisse étroit

Un raisonnement spécieux qui ignore l'addition des pertes
Après l'été 2014, lorsque le taux de rémunération du Livret A avait été abaissé de 1,25% à 1%, les épargnants avait réagi de façon analogue. En septembre 2014, la décollecte cumulée du Livret A et LDD avait atteint 3,15 milliards d'euros. Et si on cumule les pertes de collecte sur une année, le total est vertigineux.
La Caisse des Dépôts est l'institution financière publique, placée sous le contrôle direct d'une commission de surveillance responsable devant le Parlement, qui exerce des activités (financières) d'intérêt général pour le compte de l'État et des collectivités territoriales. Outre qu'elle gère des fonds publics (CNE) et accompagne les politiques de la ville ou de l'Université, elle investit aussi, par exemple dans Veolia Transdev (50 %) et attend donc des bénéfices du développement des transports par autocars Avec la loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques, dite 'loi Macron', brisant le monopole de service public de la SNCF au profit du transport régulier de voyageurs sur longue distance. A cet effet, Transdev a crée une filiale d'exploitation de ce nouveau marché, nommée Isilines. La CDC ne transformera pas des pertes en profits.
Ce mouvement continu de décollecte reste-t-il gérable ?
Le gouvernement socialiste abandonne 
l'épargne d'utilité sociale
Elle est censée mobiliser l'épargne pour financer le logement social et la politique de la ville. En effet, si l’institution ne mobilise guère plus de 60 % de ses encours au financement des prêts, elle n'aura pas les moyens d'en financer davantage comme l'état de l'économie devrait pouvoir l'y inciter. Sa forte collecte amassée entre 2012 et 2013 grâce au relèvement du plafond du Livret A lui assure-t-il le confortable matelas que l'on dit, dans l'entourage de l'exécutif ? A la fin septembre 2015, l’encours total du Livret A et du LDD atteint 357,8 milliards, dont 65 % environ sont centralisés à la CDC. Des sommes qui paraissent colossales aux Smicards, aux petits fonctionnaires et aux retraités, mais inquiètent les investisseurs en mal de croissance. 

samedi 1 août 2015

1er août: Livret A, EDF, loyers... ce qui va changer pour le pire

De nombreux changements qui riment avec hausse des dépenses pour les ménages

Les ménages vont encore souffrir de la politique socialiste...
 

Ce samedi 1er août,
le taux du livret A est abaissé de 1 % à 0,75 %, son plus bas niveau historique depuis sa création en 1818. Une décision prise par le ministre des Finances sur recommandation de la Banque de France, en raison de la faiblesse de l'inflation. Un effet de l'indexation qui aurait pu être pire : le taux aurait normalement dû descendre jusqu'à 0,5 %. Ce n'est que partie remise...

Le graphique de janvier 2015 ci-dessous souligne la valeur très relative de l'argument de l'indexation du Livret A sur le taux d'inflation: voir l'écart de 0,5% en 2008-2009
Une meilleure attractivité de la rémunération du livret aurait dû favoriser la construction de logements HLM et c'est donc le logement social qui va souffrir de la désaffection attendue pour le Livret A. 

Les tarifs de l'électricité vont augmenter de 2,5 %. 
28 millions de ménages sont concernés par cette hausse. 
Les commerçants et les petites entreprises seront en revanche épargnés, a assuré la ministre de l'Écologie, Ségolène Royal

En revanche, le prix du gaz ne change pas. Les tarifs ont diminué de 7 % en moyenne depuis le 1er janvier, selon la Commission de régulation de l'énergie (CRE): c'est l'effet bénéfique de la baisse de son prix, du fait de l'exploitation du gaz de schiste américain.
Le Premier ministre algérien souhaite que son pays relance ses projets énergétiques en partenariat avec l'Union européenne pour l’aider à limiter sa dépendance à l'égard de la Russie, rapportait le 11 mars la presse algérienne. Pays riche en hydrocarbures mais qui souffre de la crise du pétrole, l'Algérie est le deuxième fournisseur en gaz de l'Europe - 25% du gaz consommé - après la Russie.

Les loyers encadrés à Paris

Ce 1er août voit aussi l'entrée en vigueur de la loi Alur, mise en place par Cécile Duflot. La mesure est pour l'instant limitée à Paris, mais le gouvernement maintient encore l'idée de son élargissement. La mesure devrait ainsi entrer en application à Lille, à partir de 2016. 
Les loyers fixes ne pourront dépasser un certain montant au m2, en fonction de leur localisation dans les 80 quartiers découpés de la capitale. Ils ne pourront être majorés au-delà de 20 % du montant déterminé par secteur. 
Mais les détracteurs de cette mesure dénoncent des baisses qui s'appliqueront surtout dans les grands appartements des beaux quartiers... 

Parallèlement, le nouveau contrat-type pour la location d'un logement entre en application. La réforme vise à permettre une meilleure lisibilité pour le locataire et entend limiter les abus. Des informations jusque-là non précisées deviennent ainsi obligatoires, comme le montant du dernier loyer acquitté par le locataire précédent.

mercredi 15 juillet 2015

Hollande, fier de la baisse du taux du Livret A, comme de l'accord d'austérité grecque

Austérité: vers une nouvelle baisse du taux d'intérêt du Livret A ?

Les "sans dents" de Hollande, privés des noisettes de la Caisse d'épargne L'Ecureuil

Le gouvernement pourrait s'aligner sur la décision du gouverneur de la Banque de France d'abaissement du taux d'intérêt du livret A, qui serait dès lors inférieur à 1%.
L'indice des prix à la consommation pour le mois de juin sera connu ce mercredi 15 juillet et cet indice qui pourrait conduire à une baisse de la rémunération du livret A, alors que Manuel Valls a d'ores et déjà assuré que le gouvernement est très sensible au pouvoir d'achat des Français.  Le Premier ministre se dit défavorable à un taux inférieur à 1%, mais pourrait se déclarer  contraint ! En janvier dernier, le taux aurait mécaniquement dû baisser à 0,25%. Mais Christophe Noyer, gouverneur de la Banque de France, avait proposé un repli à 0,75%. Un taux rejeté par le gouvernement, qui avait tranché en faveur d'un maintien à 1%. Le pouvoir socialiste pourra-t-il indéfiniment repousser la décision de chute sous le seuil symbolique de 1% ?

La menace d'une baisse est réelle pour les 62 millions de livrets A ouverts en France

Le jaune va si bien aux 'cocus'
Les Français se détournent du Livret populaire en faveur du Plan Épargne Logement, devenu le placement préféré des Français. Le nombre de PEL a en effet été multiplié par deux depuis un an. Avec un taux de rémunération de 2,9% il y a un an, l'intérêt est plus grand pour les épargnants français. "Il n'y a pas besoin d'être un grand trader : pour un livret A qui me rapporterait 10 euros pour 1.000 euros placés, à vue de nez me rapporterait 30 ou 35 euros sur un PEL", réagit Raphaël, qui a fait le choix du Plan Épargne Logement pour ses enfants.

Le pouvoir socialiste ferme la pompe d'alimentation du Logement 

 
Baisse du taux du Livret A,
effondrement du Logement
Un Livret A de la Caisse d'Epargne offre moins de sécurité qu'un PEL.
"Avec un taux d'intérêt fluctuant sur un livret A, on a l’impression d'être la boîte à trésorerie de l'État et ce n'est pas forcément très agréable. On ne sait pas trop ce qu'on gagne et ce qu'on perd", commente un père de famille.

"C'est moins de consommation et c'est l'investissement immobilier qui diminue. Cela a plutôt pesé sur la croissance. L'épargne est un peu stérilisée et sclérose notre économie", explique Philippe Crevel, directeur du Cercle de l'épargne.

mardi 30 décembre 2014

Livret A: Hollande a tué la poule aux oeufs d'or

Les Français continuent à vider leur livret A: où va l'argent?

Le livret A ne fait décidément plus recette



Abaissé au taux historiquement bas de 1 % en août, ses détenteurs le boudent et le vident: ils ont effectué davantage de retraits que de dépôts, selon la Caisse des Dépôts sur ce produit d'épargne populaire diffusé à 63 millions d'exemplaires. Au bénéfice très probable de l'assurance-vie. 
Sur les 11 premiers mois de l'année, la différence entre les retraits et les dépôts s'est creusée pour s'établir en cumulé à 5,84 milliards d'euros, selon les chiffres de la Caisse des dépôts, présidée par Pierre-René Lemas, ancien secrétaire général de l'Elysée auprès de François HollandeFin 2014, les encours du livret A s'élèvent à 260,3 milliards d'euros.


Une décollecte que le pouvoir relativise

Si tout est pour le mieux,
relevons le plafond du Livret A !
Le livret A, destiné entre autres à financer le logement social, va donc finir l'année allégé de quelques milliards. "La décollecte du livret A est à relativiser", estime Philippe Crevel, directeur du Cercle de l'épargne (de la retraite et de la prévoyance, un centre d'études et d'information indépendant, mais avec l'appui toutefois d'AG2R La Mondiale, groupe d’assurance mutuelle de protection sociale). "Elle succède à une année de forte collecte." 
Avec le relèvement de son plafond au premier janvier 2013, le livret A a fait le plein, raconte-il à L'Expansion. La collecte a continué à progresser jusqu'en avril 2014 à 268,7 milliards. Avant qu'au premier août [et même avant, à dire vrai, puisque la décision était pendante depuis plusieurs mois] le taux de rémunération passe de 1,25% à 1% pour s'aligner sur l'inflation, ce qui s'impose au gouvernement, mais défavorise les petits épargnants.

La décrue est sensible depuis juillet. 
Mais fin 2014, les encours du livret A s'élèvent tout de même encore à 260,3 milliards d'euros. Alors qu'en 2008, ils n'étaient que de 165 milliards. Ce qui fait dire à Odile Renaud-Basso, directrice générale adjointe du groupe Caisse des dépôts - institution financière publique, soit dit en passant, en sorte de relativiser ce discours, à notre tour - que "nous ne sommes pas inquiets [...] une décollecte nette de 5 à 7 milliards d'euros, ce n'est pas grand-chose - si on ne courait pas après les milliards - par rapport aux 70 milliards engrangés par l'ensemble des réseaux ces dernières années". Sur l'ensemble livret A - livret de développement durable, la décollecte pour l'année 2014 est de 2%.

D'épargne populaire, le livret A est devenu une épargne de riches 


Où est passé l'argent retiré par les Français de leur livret A ? Premier constat négatif: la décollecte n'a pas favorisé la consommation, restée déprimée toute l'année, en dépit du léger rebond ressenti par le seul INSEE au troisième trimestre
En revanche, les chiffres de la Banque de France signalent une accélération du taux de nombre des dépôts à vue parallèles à la décollecte des comptes sur livret depuis fin 2013. "Les Français aiment tellement leurs banquiers qu'ils leur font cadeau de leurs liquidités", ironise Philippe Crevel, grinçant.

Mais l'argent du livret A est probablement allé en grande partie vers l'assurance-vie, dont les excellents résultats font contraste. La collecte nette de l'assurance-vie, qui cumule 1.515,2 milliards d'encours, s'élève à 21,3 milliards pour l'année. Rien d'étonnant, avec un rendement attendu entre 2,2 et 2,4% en 2014.

A priori, le public de l'assurance-vie n'est pas aussi modeste que celui du livret A. Mais un coup d'oeil au rapport annuel 2013 de l'Observatoire de l'épargne réglementée permet de s'apercevoir que les livrets au-dessus de 15.300 euros représentaient à eux seuls 58,4% de l'encours total. Pour ces épargnants avisés, l'assurance-vie, malgré sa fiscalisation, est devenu un placement moins gagnant-perdant.

samedi 27 septembre 2014

Livret A : les Français s'en détournent toujours plus

Le rythme des retraits s'accélère

Les retraits ont encore été supérieurs aux dépôts en août
Les détenteurs d'un Livret A ont retiré 480 millions d'euros: pour le 4e mois consécutif,le nombre des retraits a dépassé celui des dépôts en août, selon des données publiées mardi par la Caisse des dépôts. Sur les huit premiers mois de l'année, la collecte nette (les dépôts moins les retraits) reste positive et atteint 710 millions d'euros, très loin du niveau enregistré sur la même période de 2013 (15,57 milliards d'euros).

Le taux de rémunération du Livret A est en effet passé de 1,25% à 1%, un niveau historiquement à compter du 1er août.
Hollande n'aura réussi qu'une seule baisse, celle de la rémunération du livret d'épargne populaire. 
Jamais ce placement, réglementé par l'Etat, n'aura aussi peu rapporté. 

Le Livret A  souffre de la déflation 

Cette baisse était justifiée par le "ralentissement de l'inflation" (1,2%, hors tabac), nous disait-on, pour ne pas affoler la population en appelant un chat un chat. 

Le Livret de développement durable (LDD) a pour sa part réussi à attirer l'épargne des Français en août
, les dépôts ayant dépassé les retraits à hauteur de 130 millions d'euros. 
Or, il est menacé, car dans le sillage du Livret A, le Livret développement Durable (LDD) sera aussi ramenés à 1%, ainsi que le Livret Bleu, le Compte Épargne Logement (CEL), jusqu'aux Livrets d'Épargne Populaires (LEP)...

Un Français sur deux prêt à riposter aux attaques de la "gauche sociale"
Fin juillet, un Français sur deux (51%) se déclarait incité à épargner sur un autre type de produit que la baisse du taux du Livret A à 1,0%, selon un sondage IFOP pour Dimanche Ouest France. A l'inverse, 39% n'envisageaient pas de changer d'attitude sur le Livret A.
Déjà engagé au mois de mai, le mouvement de décollecte du Livret A s'est renforcé dans un contexte de baisse de la rémunération du placement (1,55 milliard d’euros). Dès juin, alors que la menace était pendante, la collecte nette avait été négative de 50 millions d'euros sur le Livret A et le Livret de développement durable (LDD)

Avec une collecte nette positive de 1,64 milliard d'euros depuis le début de l'année, il reste toutefois loin de ses niveaux enregistrés dans les premiers mois de 2013 (7,49 milliards d'euros), ce qu'il faut sans doute prendre pour une satisfaction... Début janvier, Pierre Moscovici avait laissé entendre que le taux de rémunération ne devrait pas passer sous les 2%. En juillet, avant la baisse du taux de rémunération à 1,25 % au premier août, la collecte nette sur le livret A (les dépôts moins les retraits) a fortement ralenti à 380 millions d’euros… une chute de 82 % sur un an.
Et en 2012, le Livret A avait enregistré une collecte nette de 28,16 milliards d'euros, tandis que celle du Livret de développement durable (LDD) a atteint 21 milliards, selon des chiffres publiés mardi par la Caisse des dépôts (CDC). Un record en 194 années d'existence. En effet, en 2011, les deux placements avaient d'abord bénéficié du relèvement de leurs plafonds par le gouvernement, mais l'engouement pour les deux livrets était retombé avec la perspective d'une casse de son taux, effectivement passé de 2,25 % à 1,75 % le 1er février 2013.

DAL pourrait s'alarmer de l'insuffisance de logements
mais loin de reprendre de l'activité, l'association d'extrême gauche reste étrangement impassible face à la décollecte préjudiciable au secteur du bâtiment. Depuis août 2013, Jean-Baptiste Eyraud, son meneur, un ancien militant maoïste qui a fait partie de la Gauche prolétarienne et membre du Comité des mal-logés, n'a plus bougé une oreille (lien).   
Au total, 369,6 milliards d'euros étaient encore en dépôt fin août sur un Livret A ou un LDD. De quoi relancer la construction sociale?
Mais Cécile Duflot, la ministre Europe Ecologie-les Verts (EELV) de Jean-Marc Ayrault, et sa loi Alur (loi pour l'Accès au logement et un urbanisme rénové) sont passées par là... Estimant que la loi coûte au pays entre 0,4 et 0,5 point de croissance, le premier ministre de Hollande, Manuel Valls, a remis sur la table la partie de la loi qui pèse le plus sur la relance de la construction et la croissance !

dimanche 13 juillet 2014

La "gauche sociale" descend le Livret A à son plus bas historique

Le Livret A est au plus mal 

Le gouvernement a annoncé une baisse du taux du Livret A de 1,25% à 1% au 1er août 
Quelles sont les conséquences pour les épargnants, s'interroge finement L'Expansion, au cas où les Français les plus stupides n'auraient pas compris. L'économiste Philippe Crevel envisage même que cette baisse de rémunération de l'épargne populaire ait des effets positifs. Pour qui, s'il vous plaît ?

Petits épargnants, votre Livret rapportera moins, mais vous gagnerez plus...
Voilà la tête qu'il a
Le taux du Livret A a atteint son niveau le plus bas historique: le placement préféré des Français passera de 1,25% à 1% au 1er août 2014Cette nouvelle baisse annoncée par le gouvernement ce jeudi est-elle pour autant si grave? L'économiste Philippe Crevel (ci-contre) répond que ce n'est que du bonheur....

Comment explique-t-on cette nouvelle baisse ?

Le taux d'inflation enregistré par l'Insee de 0,5% est extrêmement bas. Le gouvernement avait déjà reporté en février cette baisse. Il aurait pu suivre les recommandations de la Banque de France et abaisser à 0,75%, mais il a décidé de couper la poire en deux avec un taux de 1%.  [les municipales de mars et les européennes de mai nous avaient donné un sursis: les sanctions peuvent maintenant tomber...]

Qu'est-ce que cela va changer pour l'épargnant concrètement au 1er août?

C'est évidemment une mauvaise nouvelle pour les propriétaires du Livret A [bien fait: en Socialie, les "propriétaires", si petits soient-ils, sont des riches. D'abord, il y aura un moindre rendement pour les épargnants et de facto, une perte du pouvoir d'achat. Pour un épargnant ayant placé 4.000 euros (moyenne nationale), cela représente 10 euros d'intérêt en moins par an. Pour ceux ayant atteint le plafond maximum de 22.950 euros, c'est un moins à gagner de 60 euros par an. 

Ce ne sont pas des sommes trop élevées (juge l'Expansion]. L'impact de cette baisse n'est-il pas plutôt psychologique pour l'épargnant? [La réponse est dans la question...]

En matière d'épargne, la psychologie compte beaucoup [C'est ce qui fait bouillir la marmite?] Cela risque d'inciter les épargnants a laisser leur argent dans leur compte courant. A la suite de la baisse d'août 2013, on a constaté cinq mois de décollecte sur le Livret A. Cette fois encore, un effet de décollecte fort va probablement être enregistré. 

Quelles sont les contreparties positives de cette mesure? 
[parce qu'il en a: tellement qu'on se demande pourquoi avoir attendu plusieurs mois...]

D'une part, elle pourrait encourager les épargnants à privilégier des placements à long terme comme les assurances vie [une nouveauté chez les petits épargnants!], ce qui est plutôt positif. D'autre part, un taux du Livret A plus bas permet une diminution du coût des logements sociaux [qui bénéficient de prêts financés par le Livret A, mais a condition que les volumes soient préservés. Or, notre économiste a lui-même exprimé ses craintes de décollecte...], ce qui en pleine crise du bâtiment, serait une bonne nouvelle. [Le conditionnel en dit long sur le volontarisme de ce manipulateur psychologique] 

Cette baisse est-elle suffisante pour rebooster la construction? 
[Soyons fous!]

Je ne pense pas. [Y a donc des limites au foutage de gueule?] Déjà, le prix du foncier est très cher et le problème des logements sociaux est plus profond. Techniquement, il faut trouver des terrains, lancer des projets et les municipalités ne sont pas toujours d'accord pour accueillir des HLM. 

Le Livret A reste-t-il malgré tout un placement attractif? 
[L'Expansion insiste!]

Cela reste de l'épargne de précaution: même si on ne gagne pas grand-chose, au moins on ne perd rien [le taux de rémunération baisse et on "ne perd rien"!]. En revanche, cela doit rester du placement à court terme. Pour les placements plus longs, à partir de trois ou quatre ans, il vaut mieux placer son argent ailleurs [lâche finalement l'individu]. Il existe d'autres alternatives: l'assurance vie, qui est rémunérée actuellement à 2,8%. Mais le plan épargne logement (PEL) à 2,5% est également intéressant: c'est celui qui se rapproche le plus du Livret A et le mieux rémunéré. 

Quels arguments économiques le gouvernement peut-il utiliser pour faire passer la pilule aux épargnants? 
[une pilule amère, au bout du compte...]

D'abord, l'argument de la baisse de l'inflation (0,1 % en juin) qui contraint à un taux d'intérêt faible. Deuxième option, le gouvernement peut utiliser la relation entre le taux d'intérêt bas et la consommation. En effet, si les épargnants ne sont plus incités à épargner [si on relit l'économiste, on constate qu'il a tout dit et son contraire: "même si on ne gagne pas grand-chose, au moins on ne perd rien"], ils laissent leur argent dans leur compte courant, et indirectement, dépensent davantage. Cela aurait un effet marginal mais permettrait d'augmenter la croissance, ce qui est un des objectifs principaux du gouvernement.

L'individu a toutes les qualités requises pour participer à une quelconque Haute Autorité... Il est très versatile flexible: c'est un ancien conseiller de Jean-François Mattei, ministre UDF de la santé et du Président de la Caisse des Dépôts et Consignation). Tenté par un retour au CDC ? Generali l'a en effet démis de ses fonctions de conseiller de la direction générale et de secrétaire général du Cercle des épargnants.

vendredi 27 juin 2014

Jean-Marie Le Guen, le secrétaire d’Etat de Hollande qui a sous-évalué son patrimoine

Le Guen n'a pas menti ...puisqu'il a avoué !

Les arrangements avec la déontologie socialiste

Y a-t-il parjure?
Le secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, a sous-évalué son patrimoine, selon la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. C’était bien la peine que François Hollande prenne la décision de créer une instance chargée de contrôler les déclarations de patrimoine de ses ministres.
Des déclarations obligatoires ne sont pas nécessairement sincères 
L’affaire Cahuzac n'a pas servi de leçon de morale républicaine, ni à gauche, ni au gouvernement. La loi Hollande à ce sujet a été votée le 17 septembre dernier, mais n'a pas non plus été efficace.

Le Guen refuse en ricanant
de communiquer avec la presse

Les déclarations de patrimoine de tous les ministres du gouvernement Valls sont désormais disponibles depuis le site de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. Un site internet devrait bientôt voir le jour, www.declarations-patrimoine.gouvernement.fr ce qui, en neuf mois, prend un temps injustifiable.

En dépit de la Haute autorité, BFMTV continue de douter, comme le montre son emploi du conditionnel: "Jean-Marie Le Guen aurait sous-évalué son patrimoine de 700.000 euros". Les affirmations à l'indicatif sont réservées aux rumeurs visant l'opposition...

Une révélation de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique


Ce matin, la Haute autorité a "relevé que les biens et droits immobiliers détenus par l'intéressé étaient évalués à des montants inférieurs aux prix constatés pour des biens comparables". 

C'est évidemment "à l'insu de son plein gré" que le secrétaire d’Etat a donc sous-évalué son patrimoine. La Haute autorité poursuit : "Malgré la difficulté inhérente à la valorisation de biens immobiliers, notamment lorsqu'ils sont détenus en indivision, la Haute autorité a estimé que ces évaluations étaient susceptibles de porter atteinte au caractère exact de cette déclaration".

Le docteur Le Guen est de ces membre de gouvernements socialistes qui sont assujetti à l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF)
Il a déclaré 2,6 millions d’euros de biens immobiliers. Bizarrement, ce secrétaire d'Etat ne fait pas confiance au Livret A, pas plus qu'aux assurance-vie: c'est dire qu'un député PS ne craint pas l'avenir.

Le Guen nie avoir oublié 600.000 euros

Lors du contrôle de sa déclaration solennelle, c'est l'administration fiscale -donc Bercy- qui a fait part de ses doutes à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, précise Le Monde. La valeur des appartements du secrétaire d'Etat était, sur la déclaration, inférieure de 30 à 40% aux prix du marché, assure le quotidien.

Sans réussir à convaincre la Haute autorité, Jean-Marie Le Guen avait commencé par arguer que les appartements en question sont sombres et mal exposés, se gausse Le Monde. 

Le Dr Jekyll du gouvernement, qui avait finalement choisi de revoir sa déclaration de patrimoine, nie avoir trafiqué les chiffres.
Interrogé par le quotidien, il déclare, avec une admirable mauvaise foi socialiste: "Dans ma déclaration de patrimoine, j'ai choisi de reprendre l'estimation de celui-ci effectuée par la [Haute autorité]. Personne ne peut donc parler de sous-estimation."

L'avis de ce médecin sur le droit à une fin de vie dans la dignité vous intéresse toujours ?...