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samedi 1 août 2015

1er août: Livret A, EDF, loyers... ce qui va changer pour le pire

De nombreux changements qui riment avec hausse des dépenses pour les ménages

Les ménages vont encore souffrir de la politique socialiste...
 

Ce samedi 1er août,
le taux du livret A est abaissé de 1 % à 0,75 %, son plus bas niveau historique depuis sa création en 1818. Une décision prise par le ministre des Finances sur recommandation de la Banque de France, en raison de la faiblesse de l'inflation. Un effet de l'indexation qui aurait pu être pire : le taux aurait normalement dû descendre jusqu'à 0,5 %. Ce n'est que partie remise...

Le graphique de janvier 2015 ci-dessous souligne la valeur très relative de l'argument de l'indexation du Livret A sur le taux d'inflation: voir l'écart de 0,5% en 2008-2009
Une meilleure attractivité de la rémunération du livret aurait dû favoriser la construction de logements HLM et c'est donc le logement social qui va souffrir de la désaffection attendue pour le Livret A. 

Les tarifs de l'électricité vont augmenter de 2,5 %. 
28 millions de ménages sont concernés par cette hausse. 
Les commerçants et les petites entreprises seront en revanche épargnés, a assuré la ministre de l'Écologie, Ségolène Royal

En revanche, le prix du gaz ne change pas. Les tarifs ont diminué de 7 % en moyenne depuis le 1er janvier, selon la Commission de régulation de l'énergie (CRE): c'est l'effet bénéfique de la baisse de son prix, du fait de l'exploitation du gaz de schiste américain.
Le Premier ministre algérien souhaite que son pays relance ses projets énergétiques en partenariat avec l'Union européenne pour l’aider à limiter sa dépendance à l'égard de la Russie, rapportait le 11 mars la presse algérienne. Pays riche en hydrocarbures mais qui souffre de la crise du pétrole, l'Algérie est le deuxième fournisseur en gaz de l'Europe - 25% du gaz consommé - après la Russie.

Les loyers encadrés à Paris

Ce 1er août voit aussi l'entrée en vigueur de la loi Alur, mise en place par Cécile Duflot. La mesure est pour l'instant limitée à Paris, mais le gouvernement maintient encore l'idée de son élargissement. La mesure devrait ainsi entrer en application à Lille, à partir de 2016. 
Les loyers fixes ne pourront dépasser un certain montant au m2, en fonction de leur localisation dans les 80 quartiers découpés de la capitale. Ils ne pourront être majorés au-delà de 20 % du montant déterminé par secteur. 
Mais les détracteurs de cette mesure dénoncent des baisses qui s'appliqueront surtout dans les grands appartements des beaux quartiers... 

Parallèlement, le nouveau contrat-type pour la location d'un logement entre en application. La réforme vise à permettre une meilleure lisibilité pour le locataire et entend limiter les abus. Des informations jusque-là non précisées deviennent ainsi obligatoires, comme le montant du dernier loyer acquitté par le locataire précédent.

dimanche 28 décembre 2014

Pas de nouveaux impôts, mais des hausses des tarifs SNCF

Les hausses de tarifs qui vont monter la colère

La SNCF, entreprise ferroviaire publique, viendra ajouter ses hausses de tarifs aux augmentations de 2015,
 
année déjà marquée par une hausse globale des prix de l'assurance.

Les prix des billets de TGV (hors Prem’s), d’Intercités et de TER vont augmenter de
2,6 % l’an prochain.
La SNCF minore la portée de ces hausses, mais son annonce ne manque pas de provoquer une virulente levée de boucliers, en cette période d’inflation très basse, de chômage et de baisse du pouvoir d'achat.

L’entreprise se défend comme elle peut, faisant remarquer qu’en 2014, elle n’a fait que répercuter la hausse de 3 points de la
TVA sur les billets décidée par le gouvernement. La presse évite de préciser que le pouvoir qu'elle sert a repoussé les hausses du fait des municipales de mars et des européennes de mai 2014  et que les élections professionnelles, du 27 novembre au 4 décembre, sont derrière lui. Il semble même avoir fait une croix sur ses chances aux cantonnales de mars prochain.
Par ailleurs, la hausse annoncée vendredi "ne veut pas évidemment dire que les billets augmenteront tous de 2,6 %", raconte un cadre -anonyme- de l’entreprise à qui veut l'entendre: le secret des sources, probablement ! Cette hausse ne s’applique pas aux cartes de réduction et aux abonnements TER, dont le montant est décidé par les régions, mais elle frappe néanmoins les billets TER et Intercités sans réservation. Le prix des billets TGV Prems’ restera lui aussi inchangé, mais ne concerne que les voyages en décalé et le week end, pendant les vacances scolaires seulement et au-delà de 25€ en TGV sur de quelques villes de France métropolitaine. Et le groupe public a aussi  l'audace de faire des promesses sur l'augmentation de leur nombre, estimant récemment que les Prem’s avaient représenté un billet TGV sur huit en 2014, contre un sur 10 en 2012. On frise l'intox !

Variation des prix en fonction de la demande

Plus largement, la SNCF s’est convertie depuis de nombreuses années à une politique tarifaire basée sur la variation des prix en fonction de la demande, le "yield management", pour faire sérieux. Ce qui va augmenter de 2,6 %, c’est le tarif maximum que peut payer le client, lorsque la demande est forte. C'est-à-dire que le plus grand nombre sera d'autant plus lourdement taxé qu'il voyagera en masse, en périodes de vacances et de fêtes ! Un prix que la SNCF applique lorsqu’il reste des places de réservation dans un train, ou alors en période de pointe, lorsqu’elle est quasiment sûre de vendre tous les billets. Les tarifs accessibles seront réservés aux voyageurs atypiques.  

En périodes creuses, les rares clients ne paient pas plein tarif, expliquait récemment un représentant de l’entreprise publique, sous couvert d'anonymat ! Au total, les trois-quarts (?) des  occasionnels, hors saison, bénéficieraient d’une réduction, sous une forme ou sous une autre, à en croire l'estimation optimale de la SNCF. Il ne lui en coûte rien non plus de tirer des plans sur la comète en imaginant que cette proportion puisse s’accentuer du fait du renforcement de la concurrence (comme le covoiturage ou les compagnies aériennes low cost). De même que Bercy attend la relance économique européenne ou certifie que les fraudeurs fiscaux repentants se pressent pour rapatrier en France leurs avoirs en paradis fiscaux, la SNCF attend que la concurrence privée pèse sur le "yield " de l’entreprise publique et l’encourage à augmenter le nombre de billets à prix réduits pour stopper l’érosion de sa clientèle. La SNCF s’est toutefois engagée dans une démarche de baisses des coûts en gagnant en productivité à la fois sur l’entretien du réseau et des trains.
VOIR et ENTENDRE comment Thello pourrait concurrencer la SNCF. Thello ouvre une nouvelle ligne ferroviaire entre la France et l’Italie:
La SNCF ne bouge que sous la contrainte: "Fais-moi mal, Johnny, fais-moi mal", chante Boris Vian.

Le TGV est vécu comme cher

La hausse annoncée vendredi ne vas pas moins entretenir l’image de cherté qui colle de plus en plus en au TGV. Pour la clientèle qui ne peut anticiper ses déplacements des semaines à l’avance, on approche de plus en plus fréquemment les 100 euros pour un aller simple (95 euros pour un Paris-Lyon Loisirs avec un départ le vendredi 9 janvier, par exemple). Or, c’est justement dans cette population que figurent les leaders d’opinion.

Ségolène Royal se fait tacler sur ses justifications
La hausse de certains tarifs SNCF serait justifiée, selon la ministre de l'Ecologie de Ségolène Royal qui, le samedi 27 décembre, a mis en avant le besoin de poursuite des investissements qui "s'avère nécessaire à l'amélioration de la qualité du service offert aux voyageurs". Pourtant, les tarifs SNCF enregistrent traditionnellement une hausse de seulement 1% au 1er janvier. Le même jour, Marine Le Pen a, de son côté, demandé "l'annulation de la hausse" qui cache " un abandon du service public".
Or, depuis cette annonce, les associations d'usagers dénoncent le montant et la date de cette hausse. Le gouvernement socialiste qui ne les convainc pas. L'AVUC (Association des voyageurs usagers des chemins de fer) dit ainsi accueillir cette majoration tarifaire "avec colère", estimant quant à elle que "ce sont les voyageurs du quotidien, ceux qui utilisent le train pour aller travailler qui font les frais de cette augmentation".
L'association souligne aussi que la hausse décidée est largement supérieure à l'inflation, actuellement très faible (0,3 % sur un an en novembre).
Elle ajoute qu'elle intervient alors même que la qualité de service de la SNCF est en "recul", déplorant une "baisse des effectifs dans les gares", la "fermeture de guichets" ou encore la "disparition des contrôleurs dans les trains" et les "suppressions de dessertes". Sans compter la montée de l'insécurité dans les transports. 

On l'a compris,
la communication de la SNCF s'est élevée au niveau gouvernemental de l'intox d'Etat.