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dimanche 28 décembre 2014

Pas de nouveaux impôts, mais des hausses des tarifs SNCF

Les hausses de tarifs qui vont monter la colère

La SNCF, entreprise ferroviaire publique, viendra ajouter ses hausses de tarifs aux augmentations de 2015,
 
année déjà marquée par une hausse globale des prix de l'assurance.

Les prix des billets de TGV (hors Prem’s), d’Intercités et de TER vont augmenter de
2,6 % l’an prochain.
La SNCF minore la portée de ces hausses, mais son annonce ne manque pas de provoquer une virulente levée de boucliers, en cette période d’inflation très basse, de chômage et de baisse du pouvoir d'achat.

L’entreprise se défend comme elle peut, faisant remarquer qu’en 2014, elle n’a fait que répercuter la hausse de 3 points de la
TVA sur les billets décidée par le gouvernement. La presse évite de préciser que le pouvoir qu'elle sert a repoussé les hausses du fait des municipales de mars et des européennes de mai 2014  et que les élections professionnelles, du 27 novembre au 4 décembre, sont derrière lui. Il semble même avoir fait une croix sur ses chances aux cantonnales de mars prochain.
Par ailleurs, la hausse annoncée vendredi "ne veut pas évidemment dire que les billets augmenteront tous de 2,6 %", raconte un cadre -anonyme- de l’entreprise à qui veut l'entendre: le secret des sources, probablement ! Cette hausse ne s’applique pas aux cartes de réduction et aux abonnements TER, dont le montant est décidé par les régions, mais elle frappe néanmoins les billets TER et Intercités sans réservation. Le prix des billets TGV Prems’ restera lui aussi inchangé, mais ne concerne que les voyages en décalé et le week end, pendant les vacances scolaires seulement et au-delà de 25€ en TGV sur de quelques villes de France métropolitaine. Et le groupe public a aussi  l'audace de faire des promesses sur l'augmentation de leur nombre, estimant récemment que les Prem’s avaient représenté un billet TGV sur huit en 2014, contre un sur 10 en 2012. On frise l'intox !

Variation des prix en fonction de la demande

Plus largement, la SNCF s’est convertie depuis de nombreuses années à une politique tarifaire basée sur la variation des prix en fonction de la demande, le "yield management", pour faire sérieux. Ce qui va augmenter de 2,6 %, c’est le tarif maximum que peut payer le client, lorsque la demande est forte. C'est-à-dire que le plus grand nombre sera d'autant plus lourdement taxé qu'il voyagera en masse, en périodes de vacances et de fêtes ! Un prix que la SNCF applique lorsqu’il reste des places de réservation dans un train, ou alors en période de pointe, lorsqu’elle est quasiment sûre de vendre tous les billets. Les tarifs accessibles seront réservés aux voyageurs atypiques.  

En périodes creuses, les rares clients ne paient pas plein tarif, expliquait récemment un représentant de l’entreprise publique, sous couvert d'anonymat ! Au total, les trois-quarts (?) des  occasionnels, hors saison, bénéficieraient d’une réduction, sous une forme ou sous une autre, à en croire l'estimation optimale de la SNCF. Il ne lui en coûte rien non plus de tirer des plans sur la comète en imaginant que cette proportion puisse s’accentuer du fait du renforcement de la concurrence (comme le covoiturage ou les compagnies aériennes low cost). De même que Bercy attend la relance économique européenne ou certifie que les fraudeurs fiscaux repentants se pressent pour rapatrier en France leurs avoirs en paradis fiscaux, la SNCF attend que la concurrence privée pèse sur le "yield " de l’entreprise publique et l’encourage à augmenter le nombre de billets à prix réduits pour stopper l’érosion de sa clientèle. La SNCF s’est toutefois engagée dans une démarche de baisses des coûts en gagnant en productivité à la fois sur l’entretien du réseau et des trains.
VOIR et ENTENDRE comment Thello pourrait concurrencer la SNCF. Thello ouvre une nouvelle ligne ferroviaire entre la France et l’Italie:
La SNCF ne bouge que sous la contrainte: "Fais-moi mal, Johnny, fais-moi mal", chante Boris Vian.

Le TGV est vécu comme cher

La hausse annoncée vendredi ne vas pas moins entretenir l’image de cherté qui colle de plus en plus en au TGV. Pour la clientèle qui ne peut anticiper ses déplacements des semaines à l’avance, on approche de plus en plus fréquemment les 100 euros pour un aller simple (95 euros pour un Paris-Lyon Loisirs avec un départ le vendredi 9 janvier, par exemple). Or, c’est justement dans cette population que figurent les leaders d’opinion.

Ségolène Royal se fait tacler sur ses justifications
La hausse de certains tarifs SNCF serait justifiée, selon la ministre de l'Ecologie de Ségolène Royal qui, le samedi 27 décembre, a mis en avant le besoin de poursuite des investissements qui "s'avère nécessaire à l'amélioration de la qualité du service offert aux voyageurs". Pourtant, les tarifs SNCF enregistrent traditionnellement une hausse de seulement 1% au 1er janvier. Le même jour, Marine Le Pen a, de son côté, demandé "l'annulation de la hausse" qui cache " un abandon du service public".
Or, depuis cette annonce, les associations d'usagers dénoncent le montant et la date de cette hausse. Le gouvernement socialiste qui ne les convainc pas. L'AVUC (Association des voyageurs usagers des chemins de fer) dit ainsi accueillir cette majoration tarifaire "avec colère", estimant quant à elle que "ce sont les voyageurs du quotidien, ceux qui utilisent le train pour aller travailler qui font les frais de cette augmentation".
L'association souligne aussi que la hausse décidée est largement supérieure à l'inflation, actuellement très faible (0,3 % sur un an en novembre).
Elle ajoute qu'elle intervient alors même que la qualité de service de la SNCF est en "recul", déplorant une "baisse des effectifs dans les gares", la "fermeture de guichets" ou encore la "disparition des contrôleurs dans les trains" et les "suppressions de dessertes". Sans compter la montée de l'insécurité dans les transports. 

On l'a compris,
la communication de la SNCF s'est élevée au niveau gouvernemental de l'intox d'Etat.

mardi 12 mars 2013

Météo-France, organisme public de trop pour le gouvernement ?

Ayrault est-il en position d'ironiser sur son incurie ?

Sur quoi le gouvernement Zayrault a-t-il du pouvoir ?


2.200 "naufragés" de la route et 
des milliers de foyers sans électricité

La France entière avait été mise en garde et le pouvoir n'a rien anticipé

Après coup, le Premier ministre a appelé mardi à la vigilance et au respect des consignes des préfets. Balayant d'un revers de la manche les critiques sur l'absence de gestion de l'alerte météo et le manque d'information, Jean-Marc Ayrault s'est déclaré satisfait de ses services et de l'information des usagers par la SNCF. Valérie Pécresse, député UMP, n'est pas du même avis et réclame une commission d'enquête.

Non, ni retard, ni usagers bloqués ! 

Le chef du gouvernement nie tout en bloc, ce mardi midi. Une fois  intempéries neigeuses annoncées et la  nord du pays paralysée, Jean-Marc Ayrault a mis des heures pour activer une cellule de crise interministérielle .

"Nous avons la chance d'avoir des service publics de qualité", a assuré le Premier ministre sur RTL. 

Il a même salué
la "grande performance" de la cellule de crise qui a fait de son mieux après une mobilisation tardive. 


Pour couronner le tout, il ne s'est pas non plus gêné pour mettre la pression sur les usagers, les appelant au respect des consignes de vigilance des préfets dans les départements, notamment s'agissant de la circulation des poids lourds. "Si on dit aux Français de ne pas se déplacer c'est leur intéret mais aussi l'intéret des autres." En somme, s'ils ont des problèmes, ils ne doivent s'en prendre qu'à eux !

Le gouvernement ne se reproche rien

La SNCF n'a-t-elle pas pourtant communiqué avec retard ? Non, selon Jean-Marc Ayrault. "Ce n'est pas juste", a répété le Premier ministre. "J'ai pu voir personnellement comment ça fonctionne. Le gouvernement n'a pas la responsabilité d'arrêter la neige. C'est pour ça qu'il faut mettre sous contrôle cette situation, mais c'est l'affaire de tous."


Faut-il faire l'économie des services de Météo-France ?
Interrogé sur ce retard de communication, le président de la SNCF, Guillaume Pépy, a expliqué que "tous les trains ont commencé à rouler à l'aube, avant que la neige ne tombe." Et, non sans mauvaise foi, alors que les prévisions météo étaient claires et justes, il a ajouté, sur le modèle du squatteur de Matignon: "si nous avions eu plus tôt l'information sur l'abondance de ces chutes de neige, nous aurions prévenu plus tôt nos clients".

Face au "chaos" et à l'incurie, l'UMP réclame une commission d'enquête

"Après l'épisode de janvier - pas un seul bus en circulation et une voirie impraticable dans la capitale -, c'est la deuxième fois cet hiver que le maire de Paris (Bertrand Delanoë) et le président de la région Ile-de-France et du Stif (Jean-Paul Huchon) sont pris au dépourvu par les intempéries", a déploré de son côté Valérie Pécresse dénonçant dans un communiqué une "inertie coupable".

Pour la chef de file de l'opposition UMP au Conseil régional d'Ile-de-France, "cette situation est d'autant plus inacceptable que, comme en janvier, l'épisode neigeux était annoncé et pouvait donc faire l'objet de mesures d'anticipation pour empêcher que les Franciliens ne se retrouvent bloqués dans les transports", ajoute la députée des Yvelines, qui parle de "chaos".

Le PS réagit par le mépris et l'insulte
"Ridicule!" répond l'apparatchik et troisième porte-parole du PS, David Assouline. Sans complexes, le sénateur mou mais agressif s'en prend à Valérie Pécresse qui, selon lui,  "caricature la politique, et au-delà, méprise tous les employés des services publics, qui (...) sont à la tâche dans des conditions très difficiles pour que les intempéries gênent le moins possible la vie de nos concitoyens, la vie économique et le bon fonctionnement de nos services publics."

La France a-t-elle les moyens d'un manque à gagner économique ?
"Un peu de neige", selon Bussereau
L'ancien ministre des Transports, Dominique Bussereau (UMP) a perdu une occasion de se taire en cautionnant l'incurie d'un pouvoir qui, prévenu par ses services, n'a pas été réactif sur un sujet pourtant plus élémentaire que la dette publique et la perte de compétivité: "ce n'est pas parce qu'il y a un peu de neige qu'on crée une commission d'enquête." Bussereau n'a pas pris la peine de mettre le nez à la fenêtre et d'apprécier sainement la situation: si "un peu de neige" réussit à paralyser la moitié du pays, il y a un problème quelque part... 

Delphine Batho a ressorti les éléments de langage de Matignon 
Pour elle aussi "la mobilisation générale" en cours arrive à temps... "Je pense qu'on est dans un moment de gestion de crise, et j'ai mieux à faire que des polémiques politiciennes. On doit tous se mobiliser et porter secours à ceux qui en ont besoin", a prétendu l'arrogante ministre de l'Ecologie sur BFMTV alors qu'elle avait pourtant constaté la situation de naufragés de la route en Normandie.

SNCF : l'association des usagers AVUC s'indigne
Pour l'Association des Voyageurs-Usagers du Chemin de Fer (Avuc), c'est surtout la communication de la SNCF qui fait défaut. Willy Colin, porte-parole de l'association, dénonce "l'inéfficacité" de la société de transport. "La SNCF et sa tutelle doivent se remettre en question. Des gens se sont rendus à leur travail convaincus que ça allait circuler."
La SNCF est à l'image de son autorité de tutelle: négligente.


A propos, Mmes Batho et consorts,
la vague de froid qui sévit dans le Nord-Ouest a fait une victime, un SDF de 58 ans. 

Qu'a donc Mme Duflot à dire pour sa défense ?