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mardi 12 mars 2013

Météo-France, organisme public de trop pour le gouvernement ?

Ayrault est-il en position d'ironiser sur son incurie ?

Sur quoi le gouvernement Zayrault a-t-il du pouvoir ?


2.200 "naufragés" de la route et 
des milliers de foyers sans électricité

La France entière avait été mise en garde et le pouvoir n'a rien anticipé

Après coup, le Premier ministre a appelé mardi à la vigilance et au respect des consignes des préfets. Balayant d'un revers de la manche les critiques sur l'absence de gestion de l'alerte météo et le manque d'information, Jean-Marc Ayrault s'est déclaré satisfait de ses services et de l'information des usagers par la SNCF. Valérie Pécresse, député UMP, n'est pas du même avis et réclame une commission d'enquête.

Non, ni retard, ni usagers bloqués ! 

Le chef du gouvernement nie tout en bloc, ce mardi midi. Une fois  intempéries neigeuses annoncées et la  nord du pays paralysée, Jean-Marc Ayrault a mis des heures pour activer une cellule de crise interministérielle .

"Nous avons la chance d'avoir des service publics de qualité", a assuré le Premier ministre sur RTL. 

Il a même salué
la "grande performance" de la cellule de crise qui a fait de son mieux après une mobilisation tardive. 


Pour couronner le tout, il ne s'est pas non plus gêné pour mettre la pression sur les usagers, les appelant au respect des consignes de vigilance des préfets dans les départements, notamment s'agissant de la circulation des poids lourds. "Si on dit aux Français de ne pas se déplacer c'est leur intéret mais aussi l'intéret des autres." En somme, s'ils ont des problèmes, ils ne doivent s'en prendre qu'à eux !

Le gouvernement ne se reproche rien

La SNCF n'a-t-elle pas pourtant communiqué avec retard ? Non, selon Jean-Marc Ayrault. "Ce n'est pas juste", a répété le Premier ministre. "J'ai pu voir personnellement comment ça fonctionne. Le gouvernement n'a pas la responsabilité d'arrêter la neige. C'est pour ça qu'il faut mettre sous contrôle cette situation, mais c'est l'affaire de tous."


Faut-il faire l'économie des services de Météo-France ?
Interrogé sur ce retard de communication, le président de la SNCF, Guillaume Pépy, a expliqué que "tous les trains ont commencé à rouler à l'aube, avant que la neige ne tombe." Et, non sans mauvaise foi, alors que les prévisions météo étaient claires et justes, il a ajouté, sur le modèle du squatteur de Matignon: "si nous avions eu plus tôt l'information sur l'abondance de ces chutes de neige, nous aurions prévenu plus tôt nos clients".

Face au "chaos" et à l'incurie, l'UMP réclame une commission d'enquête

"Après l'épisode de janvier - pas un seul bus en circulation et une voirie impraticable dans la capitale -, c'est la deuxième fois cet hiver que le maire de Paris (Bertrand Delanoë) et le président de la région Ile-de-France et du Stif (Jean-Paul Huchon) sont pris au dépourvu par les intempéries", a déploré de son côté Valérie Pécresse dénonçant dans un communiqué une "inertie coupable".

Pour la chef de file de l'opposition UMP au Conseil régional d'Ile-de-France, "cette situation est d'autant plus inacceptable que, comme en janvier, l'épisode neigeux était annoncé et pouvait donc faire l'objet de mesures d'anticipation pour empêcher que les Franciliens ne se retrouvent bloqués dans les transports", ajoute la députée des Yvelines, qui parle de "chaos".

Le PS réagit par le mépris et l'insulte
"Ridicule!" répond l'apparatchik et troisième porte-parole du PS, David Assouline. Sans complexes, le sénateur mou mais agressif s'en prend à Valérie Pécresse qui, selon lui,  "caricature la politique, et au-delà, méprise tous les employés des services publics, qui (...) sont à la tâche dans des conditions très difficiles pour que les intempéries gênent le moins possible la vie de nos concitoyens, la vie économique et le bon fonctionnement de nos services publics."

La France a-t-elle les moyens d'un manque à gagner économique ?
"Un peu de neige", selon Bussereau
L'ancien ministre des Transports, Dominique Bussereau (UMP) a perdu une occasion de se taire en cautionnant l'incurie d'un pouvoir qui, prévenu par ses services, n'a pas été réactif sur un sujet pourtant plus élémentaire que la dette publique et la perte de compétivité: "ce n'est pas parce qu'il y a un peu de neige qu'on crée une commission d'enquête." Bussereau n'a pas pris la peine de mettre le nez à la fenêtre et d'apprécier sainement la situation: si "un peu de neige" réussit à paralyser la moitié du pays, il y a un problème quelque part... 

Delphine Batho a ressorti les éléments de langage de Matignon 
Pour elle aussi "la mobilisation générale" en cours arrive à temps... "Je pense qu'on est dans un moment de gestion de crise, et j'ai mieux à faire que des polémiques politiciennes. On doit tous se mobiliser et porter secours à ceux qui en ont besoin", a prétendu l'arrogante ministre de l'Ecologie sur BFMTV alors qu'elle avait pourtant constaté la situation de naufragés de la route en Normandie.

SNCF : l'association des usagers AVUC s'indigne
Pour l'Association des Voyageurs-Usagers du Chemin de Fer (Avuc), c'est surtout la communication de la SNCF qui fait défaut. Willy Colin, porte-parole de l'association, dénonce "l'inéfficacité" de la société de transport. "La SNCF et sa tutelle doivent se remettre en question. Des gens se sont rendus à leur travail convaincus que ça allait circuler."
La SNCF est à l'image de son autorité de tutelle: négligente.


A propos, Mmes Batho et consorts,
la vague de froid qui sévit dans le Nord-Ouest a fait une victime, un SDF de 58 ans. 

Qu'a donc Mme Duflot à dire pour sa défense ?


vendredi 10 décembre 2010

Neige parisienne: Royal veut des excuses de Fillon

Une polémique cousue de fil blanc

Les congères de la presse militante

Voilà deux jours que la presse recouvre l'actualité d'un blanc manteau de neige
Il était déjà passé sur le Nord, l'Ouest et la vallée du Rhône, mais il aura fallu que l'hiver s'abatte sur la région parisienne pour que les organes de presse se dégèlent et déstockent leurs commentaires militants. Comme d'habitude, il peut bien neiger, geler et verglasser partout en province, Paris reste impavide, mais l'inverse ne les laisse pas de glace. Il semble bien que le réchauffement climatique affectant le PS avec ses primaires magouillées (lien PaSiDupes) et Europe-Ecologie/Les Verts avec ses clashes (lien PaSiDupes) auraient pu être dommageables à la gauche, sans une arrivée aussi opportune que soudaine de la neige. La presse a fait de cette couche francilienne de 7 à 20 cm le rideau de fumée idéal sur les divisions de l'opposition.

Ainsi, par l'action du vent de ses bulletins d'information en rafale, France Info, la radio nationale militante d'information continue travailla, toutes les sept minutes, à accumuler des éléments jusqu'à former un amas de neige. D'heure en heure, nous avons vu monter la polémique. Alors que les centimètres de neige s'ajoutaient, plutôt que de jouer son rôle de service public, les chaînes de radio et de télévision accomplirent leur mission politique d'opposition. De la presse radio-télévisée, les payeurs français de la redevance audiovisuelle attendaient légitimement des informations constructives et des conseils, mais elle ne leur apporta que critiques négatives des services de l'Etat.

Les media nous donnèrent ensuite à entendre les coups de gueule des automobilistes bloqués, puis les attaques des syndicats CGT et FO. On en était ce matin à vanter le travail des municipalités, en contrepoint des critiques adressées au gouvernement. On assiste en fait à une action médiatique concertée de dénigrement politicien, avec mise en oeuvre de moyens de comparaison internationale destinés à accabler les responsables français, sélectivement. Le rôle admirable des maires réactifs est valorisé, mais la passivité du Conseil régional d'Ile-de-France occultée.

Les acteurs politiques s'indignèrent de cet accablement de la DDE

Le Premier ministre, François Fillon, fit le constat jeudi, comme tout un chacun, que Météo France n'avait pas prévu l'intensité du phénomène qui bloquait la capitale. Les syndicats concernés contestèrent. C'en était trop pour eux d'être battus maintenant par un froid plus performant qu'eux en matière de blocage depuis les faibles performances des manifestations contre la réforme de la retraite.
Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, avait critiqué les attaques concertées de la presse et récusé, comme excessif, le terme de "pagaille" repris en coeur par l'ensemble de la presse, dès que les transports et la circulation commençèrent à se paralysér sur la capitale et sa région.

Les syndicats CGT de Météo France et FO des services de l'Equipement (DDE) qui depuis l'épisode neigeux de Lyon au début du mois, se tenaient prêts à la polémique, tardèrent moins à monter au créneau qu'à sabler les routes d'accès à la capitale, puis à saler les commentaires. Avec une ardeur que les automobilistes auraient aimé leur voir déployer plutôt sur les routes, ils dénonçèrent les " attaques scandaleuses " et " mensongères " du Premier ministre, soulignant qu'une " alerte orange " précise avait été lancée la veille du phénomène.
Vu la suite rapprochée des alertes canicule ou sécheresse, au grand vent, aux fortes pluies, à la neige abondante et au reste, les Français ne savent plus faire le partage entre les alertes justifiées et l'usage abusif du principe de précaution par Météo France.
" Nous sommes choqués de la violente attaque du Premier ministre contre Météo France et ses agents, attaque injuste, mensongère, reflétant le mépris du Premier ministre ", se défendit Spasmet-Solidaires (désaffilié de la CFDT en octobre 2003), premier syndicat de Météo France, membre de l'Union syndicale Solidaires, dont fait partie SUD.

En vérité et pour tout dire, une responsable CGT de la météo admettait au JT de France 2 que la météo n'est pas une science exacte...
On ne peut pas, au rythme des cycles de la lune, tantôt se parer de l'aura de la science et tantôt se déclarer faillible. C'est une question de crédibilité et de responsabilité. On est en effet tenté parfois de consulter plutôt le paysan le plus proche.


Les acteurs politiques à l'affût

Loin de faire des propositions et bien que spécialiste du gel depuis son séjour au frigo (
lire PaSiDupes), la candidate sauvage à la primaire socialiste, Désirdavenir Royal a demandé ce matin au premier ministre de présenter « des excuses publiques », pour avoir « négligé sa responsabilité» dans la pagaille provoquée par la neige en Île-de-France, et «avoir fait porter la responsabilité de son incompétence à des services publics », selon le râle d'eau du marais poitevin.

Espèce solitaire, très discrète, le Râle d’eau vit caché au sein des roselières denses et dans les marais touffus.

« Si j’étais présidente (…) [ce qu'à dieu ne plaise], je demanderais par ailleurs au ministre des Transports d’aller s’occuper d’autre chose », a-t-elle ajouté sur BFM TV, sous-entendant que si elle était à la place de Nicolas Sarkozy, elle aurait demandé à Thierry Mariani de démissionner. Mais l'amère Royal n'est pas même à la place de la maire de Lille...
En revanche, Sa Cynique Majesté Royal est standardiste du CR de région ! Lien PaSiDupes

La Ch'tite Aubry demandera-t-elle pardon pour sa camarade ?
Lien PaSiDupes: Ségol'haine refuse désormais de rentrer dans son frigo

"Ségolène Royal ne sait rien faire d'autre que demander des excuses", a pris la peine de relever le porte-parole adjoint de l'UMP.

"Exiger des excuses, c'est une constante chez Mme Royal.
Elle ne sait rien faire d'autre que demander aux autres des excuses, qu'elle n'est même pas capable de formuler lorsqu'elle doit le faire", s'insurge Dominique Paillé.

"C'est trop facile d'avoir une stratégie du bouc-émissaire.
C'est trop facile de demander aux autres d'assumer des responsabilités, qu'ils n'ont pas à endosser", ajoute le porte-parole adjoint de l'UMP.

samedi 29 mai 2010

Désirdavenir Royal sort de sa réserve

Elle trace son sillon, telle la « paysanne » Merkel de Mélenchon
Spectacle de la Cartoucherie, Ariane Mnouchkine


Elle avait disparu des écrans radar; elle réapparaît sur la TNT

Consciente d'avoir saturé les media nationaux, la femme blessée était allée lécher ses plaies loin des regards. Marie-sEGOlène s'était recentrée sur la sauvegarde de son unique mandat en s'impliquant dans les régionales. Mais
la quinqua ne craint rien tant que la retraite à soixante ans: elle aura 59 ans en 2012... Travailler encore à 64 ans en 2017 n'est pas un obstacle !
Ainsi donc, Sa Cynique Majesté Royal n'a pas encore arboré son sourire attrape-tout que déjà la presse nous la recommande dimanche sur France 5.

On nous dit que


parce que celle qu'on désigne charitablement comme l'ex-candidate PS à la présidentielle est passée en mode veille, la candidate battue de la gauche est apaisée.
Mais celle qui nous avait pourtant assuré "J'ai cicatrisé ma blessure", dans Paris Match en septembre 2007, en 2008 s'en prend à son vainqueur, en toute objectivité, assurant qu' « il est là, les bras ballants ». Et encore un an plus tard, celle qui n'a pas non plus jonché le congrès de Reims de pétales de rose, accuse de vol Martine Aubry.
Si elle a cicatrisé sa blessure, sa blessure n'a pas cicatrisé.

On nous dit aussi que

parce que la candidate battue en 2007 est au plus bas des sondages, celle qui n'est plus que présidente de région aurait appris ce qu'est sa juste valeur.

=> Aussitôt réélue, la tempête Xynthia, colère céleste et dépression météorologique, a balayé la région dans la nuit du 27 au 28 février 2010 et une partie de la journée du 28. Le 1er mars, le président de la République Nicolas Sarkozy, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, le ministre de l'écologie Jean-Louis Borloo et le secrétaire d'état aux transports Dominique Bussereau se rendirent en Charente-Maritime et en Vendée.
Alors la laborantine du marais poitevin se rebella contre ce châtiment divin: 12 victimes dans le département de la Charente-Maritime, en Poitou-Charentes, ne pouvaient laisser indifférente leur compassionnelle mais néamoins populiste présidente de région. La meilleure défense étant l'attaque, elle mouilla donc son chemisier dans la défense des victimes de la tempête Xynthia qui avait durement frappé ceux qui avaient bafoué les règles élémentaires de prudence en zone inondable et la réglementation. La demande de permis de construire est déposée en mairie et le dossier est examiné par le service d'urbanisme de la commune ou par les services préfectoraux.
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=> Dans l'affaire Heuliez, l'efficacité de son action médiatique trouva encore sa juste récompense. Elle tempêta en défilant avec les salariés et en accusant les pouvoirs publics. Tant et si bien qu'elle fit fuir les repreneurs potentiels. Son bilan ? Le vendredi 21 mai 2010, le tribunal de commerce de Niort a validé la demande de reconnaissance de cessation de paiement de la société Heuliez New World.
Lors des élections régionales en Poitou-Charentes, la présidente socialiste sortante avait eu le front de soutenir, à Poitiers face à son concurrent, qu'une «grande entreprise mutualiste de Niort» anonyme avait l'«intention d'entrer au capital d'Heuliez». Interrogée à la sortie du débat, l'élue n'avait pas souhaité dévoiler le nom de l'entreprise mutualiste concernée. Elle a disparu sans laisser de traces...
«Depuis que la région a décidé d'entrer dans le capital d'Heuliez, j'ai toujours dit qu'il faudrait élargir le pacte d'actionnaires», avait-elle simplement ajouté. Des 5 millions promis par la région, on ne sait pas à quoi ils ont été employés et si même ils ont été versés !
Sur les quatre repreneurs annoncés, il n'est pas certain que seulement deux seraient encore en lice. D’un côté, le fonds d’investissements asiatique Delamore and Owl Group Company prêt à investir 25 millions d’euros et à reprendre la société dans sa globalité. De l’autre, une association d’investisseurs franco-allemande qui veut éclater la société sans précisions supplémentaires.

Ce qu'on sait pour sûr, c'est seulement qu'Emile Brégeon, délégué CFDT d’Heuliez, et Guy Eyermann, délégué CGT de New Fabris, se sont compromis sur la liste de la sortante pour les élections Régionales... "Je tiens à remercier Madame Royal d’avoir permis à un ouvrier comme moi d’être sur sa liste", a expliqué Eyermann.
Les travailleurs doivent-ils les remercier ?

On nous dit enfin que

parce que l'amère de Melle nous a donné un peu de repos à tous, ses rapports avec Martine Aubry seraient les meilleurs du monde.
L'éternel candidate battue ne se rendra pourtant pas samedi à la convention nationale socialiste sur le nouveau modèle de développement. Selon son porte-parole, par la poste et par courtoisie, le phare socialiste du marais poitevin a envoyé une contribution "à la lumière de son action en Poitou-Charentes sur la sociale-écologie".
Tant que le phare d'Alexandrie à l'échelle picto-charentaise (en ruine depuis le 14e siècle) reste en marge du PS, ses rapports avec la première secrétaire Martine Aubry sont "complètement normalisés". Elle a cependant rencontré son ex-rivale en avril et en catimini, puis la semaine dernière, mais la presse politique n'en a rien laissé filtrer, sauf que "c'est l'entente cordiale". Deux monstres socialistes qui se donnent rendez-vous dans Paris sans qu'on n'en sache rien, est-ce pensable ?
Les media dévots ont dû pratiquer l'auto-censure militante qu'inspire le respect de la déontologie professionnelle et des lecteurs. Elles auraient compris leur intérêt à ne "pas s'agresser" et les 'décrypteurs' vertueux auraient acquiescé...

Ses conseillers en marketing tentent de faire remonter le désir

Celle qui promet "aujourd'hui", de n'être plus candidate à la présidence de la République, bien qu'elle ait "la légitimité" que confère un première tentative déçue, ne devrait pas dévoiler davantage ses intentions. M. Garot laisse entendre qu'après avoir pris six points dans la vue en 2007 elle n'est "pas dans l'obsession présidentielle".
Et pourtant, si "elle est complètement immergée dans la réflexion local/global', « elle veut [aussi] travailler sur le fond, continue à tracer son sillon", assure son entourage.


Alors, la revoilà !
Dimanche, la présidente de Poitou-Charentes doit "expliciter certaines positions, sur les retraites et le plan de rigueur, d'austérité que prépare le gouvernement", a expliqué son porte-parole, Guillaume Garot, député-maire de Laval.

Son service de presse maintient le lien par communiqués réguliers sur les retraites, le Grenelle 2, ou sur le voile intégral. Son dernier long entretien sur une télévision nationale remonte au 25 mars avec "A vous de juger" sur France 2. Malgré un record de bourdes dans sa précédente campagne, cette lumière préfère "s'exprimer sur des sujets de fond, apporter son éclairage fondé sur son action d'élue de terrain et son analyse de la situation économique et internationale", raconte Garot.

Son cas n'est pourtant pas net
Selon un sondage IFOP pour Paris Match, la picto-charentaise aurait gagné six points à 15% en dormant: elle ravirait ainsi la deuxième place à Mme Aubry derrière DSK, des rivaux PS pour 2012.

E n revanche, selon le récent palmarès Ipsos-Le Point des personnalités politiques, la battue de 2007 ne recueille plus que 50% (-10 points) d'avis favorables chez les sympathisants socialistes et 32% (-5 points) sur l'ensemble. Lire PaSiDupes sur la haute opinion qu'elle a des sondages

Le plaisir solitaire de la politique


Fidèle à sa démocratie participative en vase clos, elle a récemment lancé sur le site de son association une "consultation populaire" sur mesure, à propos des retraites et de la fiscalité. Repère d'inconditionnels, cette association peine à jouir d'une audience critique et constructive: fondés sur le principe du clonage, ce ne sont que des répliques à l'infini des désirs de l'animatrice, une dérive totalitaire de l'idée de parti.

=> Vice-présidente de l'Internationale socialiste par la grâce de Titine Aubry (qui pensait se sentir mieux en la sachant loin), l'éternelle aspirante à l'Elysée se délocalisera à New York en juin pour la tenue du Conseil. Une boîte à savon pour s'exprimer sur la crise financière, la mondialisation et les outils de régulation.

=> Contrainte à faire de la politique autrement, le 4 juillet, aux frais de Sa Région, l'asociale instrumentalisera le malheur des autres en faisant la fête:
elle organisera un apéro géant "champêtre et solidaire du littoral durement touché par la tempête", à Rochefort: tenue de deuil de rigueur ?
La journée aura commencé dans la joie et la bonne humeur: sa 10e "université populaire participative" portera sur la "crise et l'accélération du temps", avec le philosophe Paul Virilio. Ses co-listiers, Emile Brégeon, délégué CFDT d’Heuliez, et Guy Eyermann, délégué CGT de New Fabris, sont-ils de la fête ?

Au programme également, une AG de son association qui revendique quelque 10.000 adhérents (combien, selon la police: trois fois moins ?), lesquels seront invités à cracher au bassinet: le multi-milliardaire Pierre Bergé ne veut plus contribuer; les plus défavorisés vont devoir financer la lutte des pauvres contre les riches...

=> Autre opération de financement, sa troisième "Fête de la Fraternité" aura lieu à la Cartoucherie de Vincennes les 11 et 12 septembre, "grâce à Ariane Mnouchkine". Traduire: "offert", et non pas par la metteuse en scène, mais par tous les Français, qu'ils le veuillent ou non, puisque son Théatre du Soleil est subventionné par le ministère de la Culture et les contribuables !

=>
=> Enfin, Madame prépare un Dictionnaire Royal de la politique.
Les portes de l'Académie française s'ouvriront-elles sur la 'bravitude' ?

vendredi 16 mai 2008

Bilan de la grève pour la grève : et après ?

Les secteurs touchés par la grève du 15 mai
Le magazine Le Point publie le bilan officiel:

Les secteurs touchés par la grève du 15 mai


D'après les informations communiquées par le ministère de la Fonction publique à la mi-journée, voici le taux de mobilisation par secteur :
Éducation :
Une moyenne de 46,16 % des professeurs des écoles et de 33,55 % des enseignants des collèges et lycées sont en grève jeudi, selon le ministère de l'Éducation. Pour le FSU, premier syndicat enseignant, ils sont 63 % et " plus de 55 % ". Cinq fédérations d'enseignants, deux syndicats de lycéens et trois organisations étudiantes ont appelé à la grève. Ils ont été rejoints par une intersyndicale de l'enseignement supérieur et de la recherche. Les enseignants du privé se mobilisent aussi contre les nouveaux programmes de l'école primaire.
Fonction publique d'État (2,54 millions d'agents) :
Selon le ministère de la Fonction publique, 28,8 % des agents de l'État sont en grève. Le taux de grévistes à la mi-journée était de 8,3 % au ministère de l'Écologie, du Développement et de l'Aménagement durables, de 17,6 % au ministère de l'Économie, de 41,3 % au ministère du Budget, dont 44,2 % à la Direction générale des finances publiques, et de 30,6 % aux Douanes. Sept fédérations de fonctionnaires (FSU, CGT, FO, CFDT, CFTC, Unsa, Solidaires) sur huit ont appelé à une journée d'actions et de grèves, touchant notamment les douanes, les finances (impôts, trésoreries, etc.), la culture et l'équipement.
Fonction publique territoriale (1,61 million d'agents) : Selon le ministère de la Fonction publique, 3 % de personnel territorial était en grève à 12 h 30. Six fédérations (FSU, CGT, FO, CFTC, Unsa, Solidaires) ont appelé les agents à se mobiliser dans les collectivités locales (mairies, conseils généraux, conseils régionaux, etc.).
Hôpitaux (1,02 million d'agents) : Le "taux de mobilisation", qui comprend les personnes s'étant déclarées grévistes, y compris celles ayant finalement travaillé après avoir été assignées, s'élève à 12,42 % selon le ministère de la Santé, 13,8 % selon la CGT Santé. Six fédérations de fonctionnaires (FSU, CGT, FO, CFTC, Unsa, Solidaires) ont appelé les agents hospitaliers à la grève, ainsi que deux syndicats de l'Assistance publique-hôpitaux publics (CGT et FO) et cinq syndicats de praticiens hospitaliers chargés de la permanence des soins (urgentistes, Samu, etc.). Néanmoins, le personnel est, comme pour chaque appel à la grève, réquisitionné pour le maintien du service et l'accueil des malades.
La Poste (172.000 fonctionnaires et 116.000 salariés de droit privé) : La direction annonce que 4,85 % des postiers sont en grève, tandis que le syndicat Sud estime à " autour de 10 % " leur nombre. Quatre syndicats (CGT, Sud, FO et CFTC) ont déposé des préavis de grève. Ils dénoncent les "réorganisations" et "suppressions de postes", et appellent à la défense du service public.
France Télécom (108.000 salariés en France, dont 70 % de fonctionnaires) : Selon la direction, 8 % des salariés de l'entreprise sont en grève. En tout, trois syndicats (CGT, Sud et FO) ont déposé des préavis, également pour le service public et contre les suppressions de postes.
ANPE (30.000 agents) : La grève est suivie par environ 5 % du personnel. Les trois principaux syndicats ont appelé à la grève (SNU, FO, CGT) tout comme le syndicat Sud. Ils s'inquiètent notamment de la fusion avec les Assedic et d'une menace de disparition de l'Ircantec, le régime de retraite complémentaire des agents non titulaires.
Médias : La direction de France 3 évalue à environ 7 % le nombre de grévistes dans ses effectifs. C'est pour demander un moratoire sur la suppression de la publicité que le SNJ-CGT (journalistes) de France 3 a appelé à la grève.
Météo France : Selon la direction, la grève est suivie par 23,7 % du personnel de Météo France, et 40 % des centres sont touchés par le mouvement. Trois syndicats (Solidaires, CGT, FO, 90% du personnel) se mobilisent contre des fermetures de centres météo et des réductions d'effectifs.