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mercredi 17 juin 2020

La gauche, hétéroclite mais favorite, à Marseille, selon le groupe Le Monde

La presse des hommes d'affaires macroniens Xavier Niel et Matthieu Pigasse choisit Mélenchon pour Marseille 

Après les soupçons de gauche, un sondage d'appoint 


Ce sondage place Michèle Rubirola loin devant Martine Vassal.
Arrivées respectivement première (23,4 %) et deuxième (22,3 %) au soir du premier tour, Michèle Rubirola (PM) et Martine Vassal (LR) voient l'écart se creuser en faveur de la candidate du Printemps marseillais à 12 jours du second tour.
Le sondage exclusif est dû à l'Ifop-Fiducial, pour La Provence, CNews et Sud Radio, place Michèle Rubirola loin devant Martine Vassal au second tour des municipales, le 28 juin. La candidate du 'Printemps marseillais' qui agglomère partis de gauche et mouvements citoyens, est créditée de 36% des intentions de vote dans une enquête réalisée sur l'ensemble de la ville. La candidate Les Républicains obtiendrait 29% des suffrages. Le candidat du Rassemblement national, Stéphane Ravier, est estimé, lui à 22% des intentions. "Les chiffres indiquent un rapport de force qui est net", résume Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop.
<br>Les manipulateurs d'opinion se gardent de contextualiser ce sondage.
La droite n'a pas les mêmes méthodes que la gauche et s'en trouve fort marrie encore aujourd'hui. La rumeur lancée par Marianne (depuis que le magazine est dirigé par Denis Olivennes) et France 2 a circulé opportunément à deux semaines du second tour des municipales d'une éventuelle fraude aux procurations, impliquant des candidats et militants de la candidate à l'Hôtel de Ville Martine Vassal (LR). Une affaire qui n'est pas faite pour desservir Rubirola, petite-fille d’immigrés napolitains

Vendredi soir, une enquête préliminaire a été ouverte par le Parquet de Marseille sur une potentielle opération de fraude aux procurations, impliquant des candidats et militants de la candidate à l'Hôtel de Ville Martine Vassal (LR), laquelle n'est pas directement visée, et des perquisitions ont été diligentées dans le QG de campagne de la candidate mais aussi dans la permanence du maire sortant LR des 11e et 12e arrondissements, Julien Ravier, et de Valérie Boyer, binôme en lice sur la liste LR dans le 6e secteur (11e-12e). 

Martine Vassal propose l'annulation de TOUTES les procurations...
La présidente de la métropole Aix-Marseille Provence et du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, qui a toujours (sic, La Provence) la confiance de Jean-Claude Gaudin, maire sortant, a réagi sur le sujet au micro de BFMTV : "Je demande au ministre de l'Intérieur, puisqu'il semble y avoir suspicions sur les procurations, qu'il annule l'ensemble des procurations qui ont été déposées pour le deuxième tour, comme ça au moins les choses seront plus claires, parce que je veux gagner à la loyale, a déclaré celle qui était jusque-ici la favorite. Je ne suis pas une fraudeuse, je ne l'ai jamais été. Une enquête a été ouverte. Moi, j'ai ouvert les portes et les fenêtres de l'ensemble des permanences que j'ai. Je souhaite que les enquêteurs regardent tout et partout. Même chez les concurrents. Moi je fais preuve de transparence et j'espère que ce sera pareil ailleurs aussi".

C'est une inconnue qui serait favorite des municipales de la seconde ville de France

Un coup fourré ne fait pas peur à Michèle Rubirola pour prendre la mairie.
Elle pourrait ainsi être la première femme maire de Marseille.
Michèle Rubirola et Yannick Jadot, le 15 juin 2020 

La candidate écologiste du Printemps marseillais, union de bric et de broc de la gauche et des Verts (Rubirola et Jadot, en soutien parisien, pastèques EELV, "vert à l'extérieur, mais rouge à l'intérieur") au deuxième tour, arriverait sept points devant la candidate LR Martine Vassal,  et loin devant le candidat du RN Stéphane Ravier (22%).
 
Des chiffres qui ne garantissent pas une OPA de la gauche incarnée par Rubirola dont les Marseillais ne savent pas bien d'où elle sort. La ville transformée et développée depuis 25 ans par la droite comporte huit secteurs qui comptent chacun deux arrondissements et la prise du pouvoir est plus complexe qu'une machination électorale doublée d'un sondage partisan : comme à Paris, Lyon ou Bordeaux, rien n'est joué

Au premier tour, et à bientôt 64 ans, la candidate écologiste du 'Printemps marseillais' - rien à voir avec le 'Printemps arabe' dans cette port ville portuaire ouverte sur la Méditerranée - avait créé la surprise en arrivant en tête. Elle a obtenu 23,44% des voix, un point devant Martine Vassal (LR), 22,3%, “héritière” du maire sortant Les républicains (LR) Jean-Claude Gaudin qui ne se représente pas. Pour le second tour, elle avait donc besoin d'un coup de pouce que la rumeur lui a apporté.

L'union PS, PCF, LFI, EELV et associations fait sa faiblesse

EELV avait suspendu Rubirola à la suite de son rapprochement avec... le Printemps marseillais, quand Sébastien Barles faisait le choix d’aller seul aux municipales pour le parti écologiste. "Je n’ai pas suivi le même chemin qu’eux, même si je partage toujours leurs valeurs. Je me sens incomprise au sein de cette famille, mais pas abandonnée. J’espère qu’il ne s’agit que d’une crise comme il en existe dans toutes les familles", plaida la repêchée du port de Marseille.

Le syndicaliste Jean-Marc Coppola, PCF, conseiller municipal communiste de Marseille, élu des quartiers Nord, zone de non-droit aux mains des dealers, est membre du membre du collectif du Printemps marseillais.

Le maire de... Grenoble Eric Piolle, tout écologiste qu'il soit, a joué la carte du féminisme, estimant la semaine précédent que Rubirola - une écolo de fraîche date (2003) est en capacité de devenir la première femme maire de la deuxième ville de France. Son étiquette verte n'est donc  qu'un appeau pour les bobos marseillais.
Début juin, le leader de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon, avait lui aussi apporté son soutien à la candidate de la liste d’union de la gauche. “Du point de vue de l’intérêt de la ville et de sa respiration, la population, les citoyens et les citoyennes de Marseille ont intérêt à se tourner du côté de la liste que dirige Mme Rubirola”, avait-il déclaré.

Martine Vassal met en garde contre une "ultra-gauche" qui va “faire de Marseille un port d’accueil des migrants” et ruiner la ville. 

Dans le contexte d'accusations par les anti-racistes et anti-flics du ComitéPourAdama, de violences systémiques des forces de l'ordre face à des délinquants violents, le député LFI des Bouches-du-Rhône n'a eu de cesse que la police soit stigmatisée. Mardi soir à nouveau, à l'issue d'un rassemblement pacifique de soignants contre le 'Ségur de la Santé', devant le commissariat du VIIe arrondissement de Paris, Jean-Luc Mélenchon et plusieurs de ses lieutenants, dont les députés LFI Eric Coquerel,  Mathilde Panot et la franco-gabonaise Danièle Obono, ont pris fait et cause pour Fadila, interpellée pour avoir adressé des doigts d'honneur et des insultes verbales à des policiers qu'elle a aussi caillassés avec des morceaux de pavés.

Lundi, le député européen vert Yannick Jadot est aussi venu soutenir Michèle Rubirola. Le chanteur de rap marseillais Akhenaton (groupe IAM) s’est aussi positionné auprès du journal Marianne en faveur de la candidate du Printemps marseillais. 

lundi 27 avril 2020

Sept Français sur dix veulent un gouvernement d'union nationale

Le "monde nouveau" de Macron est-il celui de la cohabitation: l'heure du partage a-t-elle sonné  pour Jupiter ?

Le 13 avril, écrasé par les responsabilités, le quadra avait fait part de sa volonté de "bâtir un autre projet dans la concorde"

Le Don Quichotte avait déclaré la guerre au Covid-19, avant de réaliser qu'il n'a ni armée ni armement.
"Dans les prochaines semaines, avec toutes les composantes de notre Nation, je tâcherai de dessiner ce chemin qui rend cela possible", avait ajouté cet artiste qui avait déjà redessiné le paysage politique hexagonal. Et, depuis plusieurs jours, jusqu'au dévoilement de sa stratégie par l'Edouard, mardi à 15h à l'Assemblée, l'exécutif consulte largement, espérant susciter l'adhésion à son plan pour l'après 11 mai. La presse aux ordres et l'IFOP mettent donc la main à la pâte...

Novice en politique, Macron avait laissé transparaître son désarroi lors de sa dernière adresse aux Français. Il lui fallait donc redonner espoir à la population qui souffre et gronde, notamment dans les quartiers dits "sensibles", non seulement en Seine-Saint-Denis qu'on croyait autonome, mais aussi à Marseille. Comme pour ajouter le chaos au chaos, le Jupiter qui s'en était remis aux recommandations de son Conseil scientifique vient pourtant de désavouer les membres divisés qu'il avait lui-même nommés et a annonce pour le 11 mai le déconfinement des Français, contre leur avis... Le grand Nicodème pelé de Matignon peut-il redresser la situation, en quelques mots à l'Assemblée, lui qui devrait céder la place à un homme - ou une "meuf", selon les voeux de Ndiaye et Schiappa ! - providentiel(le), à déconfiner
Descente de la Croix:
Nicodème est équipé de tenailles...
En attendant la présentation du plan déjà controversé de déconfinement par Edouard Philippe, annoncée pour le mardi 28 avril, non plus devant les Français, mais devant sa représentation à l'Assemblée nationale, Macron tente de rallier l'ensemble du corps politique à son projet encore flou, appelant désespérément à "l'unité" face à la pandémie de Covid-19.

Dans ce contexte de chaos politique où tous les "savants" et Béotiens de France  parle en même temps pour exprimer des avis "autorisés" contradictoires, dans le vide laissé par les députés LREM, autrefois "sachants" volubiles et péremptoires, plus de sept Français sur dix (71%) seraient favorables à la constitution d'un gouvernement d'union nationale pour faire face à l'épidémie, ainsi qu'à ses conséquences futures. Un sondage qui en dit long sur l'égarement de la population. Comment peut-on en effet attendre un quelconque mieux d'un conglomérat d'individualités - si éminentes soient-elles - qui jusqu'ici se tapaient dessus à qui mieux mieux?

Pourtant, selon un sondage IFOP pour La Lettre de L'Expansion (Groupe L'Express, filiale de SFR Presse, racheté par Patrick Drahi, propriétaire de dont Libération, BFM TV et RMC), lundi, l'idée séduirait une majorité de sondés quelle que soit leur préférence partisane, et seules 29% des personnes interrogées y seraient opposées. L'équivalent des soutiens supposés de Macron.

Les électeurs de LREM y seraient les moins favorables : pas d'union et de partage pour ces LREM-là, 62%

congélation/décongélation - Les artisans gourmands Nouvelle Aquitaine
Mais LR y seraient les plus favorables (84%), devant ceux du PS (76%), du RN (75%), de LFI (72%). S'agissant des partis actuellement dans l'opposition qui pourraient être appelés, les sondés plébisciteraient à 80% les écologistes d'EELV, devant LR (77%), le PS (67%), le RN (55%) et enfin LFI (53%).

Macron a fait appel aux maires et les a reçus jeudi, les régions et départements par Edouard Philippe jeudi et vendredi. Et, puisqu'il a renoncé à parler les yeux dans les yeux aux Français, l'Edouard réserve aux députés la primeur d'un plan globalfruit de ses cogitations, mardi, avant une séance de questions au gouvernement exceptionnellement déplacée mercredi à 11h.

Enquête réalisée les 22 et 23 avril, à la demande tacite de l'exécutif, auprès d'un échantillon de 1.005 personnes représentatives de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.

dimanche 22 mars 2020

Coronavirus: Macron parle d'urgence, mais hésite à prendre les mesures qui s'imposent... en urgence

Après 10 jours, la population se confine si elle veut, où elle veut, quand elle veut

Pouvoirs publics et médecins gèrent l'urgence et la pénurie à la petite semaine 

L'épidémie de coronavirus a déjà tué plus de 560 personnes dans le pays, puisque les péroraisons du président tiennent lieu de gouvernance. L'endormeur endormi  prépare-t-il la suite, notamment la prolongation du confinement.

Les chiffres sont clairs: entre vendredi et samedi, le nombre de morts en France a bondi de près de 20%, pour atteindre 562. Et encore, ce bilan ne prend en compte que les patients décédés à l'hôpital, pas ceux morts en Ehpad ou chez eux. C'est-à-dire que ces chiffres ne rendent pas compte exactement de l'ampleur du désastre. 
Le nombre de patients hospitalisés a atteint 6.172 (+18%), dont 1.525 cas graves en réanimation.

"La vague est là", commente finement Macron, ce qui valait bien que le Journal du Dimanche le citât. "C'est une guerre; elle va durer", poursuit le chef de l'Etat, qui détaille les priorités depuis son bunker en sous-sol de l'Elysée: "protéger les plus faibles (...) et notre système de santé", mais aussi gérer le "stress" de la société et se préparer à "affronter une crise financière sans précédent, une crise de l'économie réelle". Fort bien! Et comment s'y prend-il concrètement ?

Au sixième jour d'un confinement généralisé, géographiquement - pourtant marqué par un exode de Parisiens irresponsables vers leurs résidences secondaires et leurs familles en régions, essaimant donc - , les autorités ont préparé le terrain à la prolongation de cette mesure inédite, raconte la presse officielle, pour l'instant décrétée jusqu'à fin mars. 
Les mesures les plus strictes sont toutefois prises par les maires et non pas par le génie qui nous gouverne avec ses crânes d'oeuf coupés des réalités du quotidien des Français.

De nombreuses voix autorisées, ou non, dans le monde médical  - dont nombre sont des incompétents sortis du néant par les chaînes d'information en continu -  réclament déjà le prolongation du confinement intermittent actuel - comme l'Italie, désormais pays le plus touché au monde, avant la France demain. En Chine, d'où est partie l'épidémie, le confinement de Wuhan, son épicentre, aura duré quelque 60 jours, du fait de mesures drastiques qui font sourire les démocraties occidentales restées sûres de leur supériorité passée.

"La situation va continuer à s'aggraver avant que les effets du confinement fassent leur effet", a commenté samedi le ministre de la Santé Olivier Véran. Il estime le nombre de personnes infectées en France à "entre 30.000 et 90.000", fourchette large en raison des nombreuses personnes présentant peu ou pas de symptômes. Des porteurs d'autant plus dangereux pour la communauté qu'ils sont "sains". 

Macron se retranche derrière le "conseil scientifique" créé sur mesures pour le Covid-19, faisant bien savoir qu'il a demandé à ses 11 membres de se prononcer sur "la durée" et "l'étendue" du confinement. Son avis est attendu lundi, mais tout laisse à penser qu'il se prononcera pour une prolongation, voire un renforcement des mesures. La rancoeur populaire retombera sur les "scientifiques" et l'impopularité de Macron n'en sera pas affectée : ses commandes de sondages démontreront qu'au final il conserve quelques supporteurs 

Le pouvoir frappe au portefeuille 

Car le respect du confinement reste aléatoire : sa réglementation est tellement sont floue et évolutive, que, d'un jour sur l'autre, personne ne sait plus exactement quelles sont les règles à suivre. 
Dans la nuit de samedi à dimanche et sans attendre l'avis des "scientifiques", l'Assemblée nationale a déjà durci les sanctions en cas de violation des règles: les 135 euros d'amende forfaitaire passeront ainsi à 1.500 euros en cas de récidive "dans les 15 jours" et dans le cas de "quatre violations dans les trente jours" un délit "puni de 3.700 euros d'amende et six mois de prison au maximum". Belloubet va devoir mettre les condamnés et les terroristes repentants à la porte...


Sur le terrain, de nombreux maires responsables ont imposé un couvre-feu, comme Nice, Vallauris, Menton (Alpes-Maritimes), Roquebrune-sur-Argens (Var), Charleville-Mézières (Ardennes), Béziers (Hérault), Perpignan (Pyrénées-Orientales) ou Montpellier. 
Les élus locaux ont également ordonné la fermeture des marchés alimentaires - ce que la maire socialiste de Paris tarde à décider - et réservé les transports aux travailleurs, car Macron entend réaliser la quadrature du cercle : sauver des vies tout en maintenant une activité économique.

A Paris, la maire Anne Hidalgo a appelé Macron à "aller vers un confinement beaucoup plus sévère". Mais, dans un entretien au Parisien, elle a défendu les marchés alimentaires en plein air, instaurant des "mesures drastiques", selon elle, alors que les citoyens vigilants diffusent des videos montrant qu'elle n'a pas les personnels de contrôle en nombre suffisant pour mettre en adéquation les voeux pieux de sa communication et la sécurisation de l'espace public.

Sur le front médical, la pénurie de masques domine et le débat persiste aussi sur une éventuelle généralisation des tests de dépistage du Covid-19. L'un et l'autre dureront artificiellement aussi longtemps que les stocks ne seront pas reconstitués.
Le gouvernement a annoncé samedi avoir commandé plus de 250 millions de masques. Il frappe les esprits pour dire qu'il fait quelque chose (et que Brigitte fait un stage accéléré de couture), mais il ne précise pas à qui, français ou étranger, ni la date des premières livraisons. En tout état de cause, cette commande brutale ne permettra pas de tenir plus de dix jours. Xavier Bertrand avait voulu et réalisé des stocks d'Etat en 2008 et des collectivités territoriales et grandes entreprises les avaient gonflés et renouvelés lors de l'épidémie du H1N1 (2010), mais avaient régulièrement baissé durant les quinquennats Hollande (avec Marisol Touraine), puis Macron (avec Agnès Buzyn pendant trois ans) et la pénurie de ces équipement de protection fait courir un risque fort aux soignants et aux para-médicaux, alors que les besoins sont estimés par M. Véran à "24 millions de masques par semaine".

Pour les deux semaines à venir priorité sera donc donnée aux personnels de santé, en ville, comme à l'hôpital, et aux personnes intervenant auprès des personnes âgées, avec notamment 500.000 masques par jour pour les personnels des Ehpad.

Mais le gouvernement n'envisage pas l'usage généralisé du masque dans la population : il n'en a pas pris les moyens et se retranche cette fois derrière l'OMS qui ne le recommande pas, du seul fait qu'elle a connaissance des difficultés mondiales à en faire produire en quantité suffisante. 
Quant aux professions au contact du public qui en réclament (forces de l'ordre, commerce d'alimentation en grande distribution...), là encore le gouvernement va consulter... son conseil scientifique ! Ce serait drôle, si ce n'était pas  dangereux.

Les autorités organisent les déplacements de populations

O. Véran n'a pas craint d'assurer que les autorités se préparent à " multiplier" l'utilisation de tests de dépistage réservés à certaines catégories de populations (fragiles, âgées, femmes enceintes, etc.), "au moment où nous lèverons le confinement". Dans six semaines ou dans trois mois ?  Si toutefois ils ont été produits en quantité suffisante pour répondre à la demande générale.  Quand on sait que, pour produire du gel hydroalcoolique de désinfection, on ne dispose pas en France des ingrédients de base  nécessaires, l'alcool à 96° et la glycérine, on peut sentir monter une angoisse palpable...

En attendant, pas de dépistage massif, comme l'a par exemple pratiqué avec un succès apparent la Corée du Sud. Car il n'y en a "tout simplement" pas assez en France, explique régulièrement le président du Conseil scientifique, Jean-François Delfraissy.

Sur le terrain, les structures hospitalières saturent dans certaines régions très affectées, comme en Alsace d'où l'armée a évacué une douzaine de patients vers d'autres régions (Bordeaux) et installe un hôpital de campagne, qui devrait être opérationnel en début de semaine.
Même aide de l'armée en Corse, où le porte-hélicoptères amphibie Tonnerre de la Marine nationale est arrivé tôt dimanche dans le golfe d'Ajaccio pour évacuer des patients atteints du Covid-19 vers des hôpitaux marseillais.

En attendant, 55% des Français feraient encore confiance au gouvernement pour "faire face efficacement au coronavrius", et 57% pour "aider les entreprises en difficulté", selon un sondage Ifop pour le JDD paru dimanche. Mais la défiance monte, relève Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'institut. Et 84% des sondés se disent inquiets de l'épidémie, dix points de plus que la semaine dernière.

Sur le front économique, des prévisions de forte récession s'annoncent.
Un Parlement réduit devait encore siéger dimanche pour débattre d'un projet de loi d'urgence autorisant le gouvernement à prendre par ordonnances une série de mesures pour soutenir les entreprises.

lundi 27 janvier 2020

Macron perd quatre points de popularité

Les Français mécontents du président Macron sont maintenant 68%, soit trois points de plus .

La cote de popularité de Macron a chuté de quatre points en janvier, 
à 30% contre 34% en décembre

Peut-on parler de grave impopularité ?




Avec 30% d'approbation populaire, la question de sa légitimité républicaine est posée.
Le sondage de l'Ifop pour Le Journal du Dimanche enregistre une baisse de quatre points en un mois: il a ainsi perdu plus de 10% des 34% de popularité qui lui restaient en décembre

Le total des mécontents du président "progresse" et atteint 68%. 

Rien de grave, selon Le Figaro, puisque la cote de popularité de Macron a atteint un plus bas de 23% en décembre 2018, la faute aux Gilets Jaunes, avant de remonter progressivement pour se stabiliser ces derniers mois à 33% et 34%. La presse suggère ainsi que le malaise n'est que passager...

La popularité du premier ministre Edouard Philippe est elle aussi en baisse de trois points, de 36 à 33%.

dimanche 19 janvier 2020

Municipales 2020 : Rachida Dati devient l'alternative à la maire sortante à Paris

Avec +5 points, une percée remarquée de l'ancienne ministre Rachida Dati

L'ex-garde des Sceaux coiffe désormais au poteau les candidats de la majorité présidentielle

Dati-Hidalgo, duel de femmes à Paris


Les candidats de la majorité présidentielle à la mairie de Paris sont en perte de vitesse, à deux mois des élections municipales, selon un sondage IFOP pour Le Journal du dimanche, détenu par le groupe LagardèreIl n'empêche que, paradoxalement, Elabe, entreprise commerciale de sondages, continue de valoriser les gains de points supposés d'un Macron dans la tourmente sociale, bien qu'il ne rassemble qu'une trentaine de sympathisants pour lui faire encore confiance. 

La candidate LR Rachida Dati a pris l'ascendant sur sur les deux candidats de la majorité LREM, celui désigné par le président Macron, Benjamin Griveaux, et le dissident, Cédric Villani. 
Au premier tour du scrutin de mars prochain, la maire du 7e arrrondissement de Paris obtiendrait 19 % des votes avec sa liste 'Engagés pour changer Paris', contre 15 % pour Benjamin Griveaux et 13 % pour Cédric Villani, qui vient de recueillir le soutien des Radicaux, ce que le sondage ne prend pas encore en compte
En mai 2019, Paris a pourtant encore attribué près de 33 % des voix à la liste LREM aux élections européennes.

La maire-sortante continue de bénéficier des promesses de 'rasage gratis'.  
Le sondage paraît au moment où la socialiste Anne Hidalgo vient justement de promettre la gratuité des transports aux mineurs de 18 ans, ainsi que la création de 10.000 logements par an, en faveur des classes moyennes. La liste Verts-PS, 'Paris en commun' arriverait ainsi au premier tour avec 25 % des voix, "bien loin devant Rachida Dati" et les autres candidats, selon l'AFP
En mars 2014, face à Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP, 35,64%) sur l'ensemble des 20 arrondissements de Paris, Anne Hidalgo, recueillait 34,40%, bien que première adjointe PS. 

La lente progression des écologistes.
Entre eux s'intercale l'écologiste David Belliard (14 %), soumis à rude concurrence dans un paysage municipal où tous les candidats s'évertuent à verdir leur programme. Anne Hidalgo, qui apparaissait en difficulté il y a un an, après notamment le fiasco de Vélib', creuse son avantage sur ses concurrents. Dans le précédent sondage publié par Ifop courant décembre, elle était déjà en tête avec 22,5 % des intentions de vote. Benjamin Griveaux (17 %) et Rachida Dati (17 %) étaient au coude à coude devant Cédric Villani (14 %) et David Belliard (12,5 %).

Les ralliements n'ont pas tous été annoncés

L'enquête Ifop pour le JDD et Sud Radio est publiée après le ralliement à Benjamin Griveaux du candidat de centre droit Pierre-Yves Bournazel. 
Les sondeurs ont toutefois testé l'hypothèse du maintien de la girouette Bournazel (Agir!, jusqu'ici en partenariat avec LREM, le MoDem et... le Mouvement Radical) et  la pirouette de l'élu juppéiste du 18e arrondissement fait gagner 2 points à Rachida Dati (17 %), tandis qu'elle en fait perdre 1 (16 %) à Benjamin Griveaux, à l'inverse de Cédric Villani (12 %), et surtout David Belliard qui en cède 1,5 (14 %). 

Mais l'impact du ralliement des Radicaux à Villani échappe au sondage IFOP.
Ce dimanche 19 janvier, les Radicaux ont quitté Hidalgo pour Villani, ce que le sondage IFOP réalisé du 13 au 17 janvier 2020 ne prend pas encore en compte. Un prochain sondage indiquera si la préférence des Radicaux fait tomber Hidalgo à 23% et monter Dati à 21%... Sans intégrer la marge d'erreur !

Aux extrêmes, les listes LFI de Danielle Simonnet et RN de Serge Ferdebusch obtiendraient chacune 5 % dans tous les cas de figure. Au second tour et dans l'état actuel des alliances à la date du 17 janvier,, une liste d'union hypothétique entre les listes Hidalgo et Belliard l'emporterait avec 41 % devant celle de Rachida Dati (22 %), suivie de Benjamin Griveaux (20 %) et de Cédric Villani (17 %), des scores qui ne sont déjà plus fiables.

L'enquête de l'IFOP publiée ce 19 janvier a été réalisée en ligne du 13 au 17 janvier auprès de 1 102 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.

mercredi 6 novembre 2019

FakeNews : les musulmans davantage victimes de discriminations et... d'agressions ?

Un sondage "orienté" de l'Ifop pour  la Fondation Jean-Jaurès : attention la nuance captieuse ! 

Les discriminations et les agressions visant les musulmans en France sont minoritaires au quotidien, mais plus fréquentes que pour le reste de la population

Résultat de recherche d'images pour "discriminations et les agressions visant les musulmans"
Discriminés, et pourtant bien intégrés ?
Les Français ne s'attendaient pas à celle-là ! La Dilcrah et la Fondation Jean-Jaurès dont les commanditaires de ce sondage spécieux que l'Ifop a produit - avec le concours de l'Institut Montaigne - et publié mercredi. 
Tendancieux ou mensonger, comme on voudra, mais orienté à coup sûr: la Dilcrah, c'est la Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l'Antisémitisme et la Haine [sic] anti-LGBT, et la Fondation Jean-Jaurès, c'est une officine du PS, fondée à l'initiative de Pierre Mauroy, non pas un think tank ordinaire, mais une "fondation politique" , autant dire une pompe à fric, comme les socialistes en ont le secret : officiellement elle était dédiée au rayonnement  du socialisme..
Résultat de recherche d'images pour "Laurent Bigorgne ET Macron"
Quant à l'Institut Montaigne, dont le conseil d'orientation est dirigé par l'Américain Ezra Suleiman, 77 ans, caution universitaire, et qui est dirigé par Laurent Bigorgne, 45 ans (ancien UNEF-ID, puis poignet droit de Richard Descoings, patron décédé de l'IEP de Paris (lequel vécut une relation amoureuse avec Guillaume Pépy: l'une de leurs maisons en commun se trouve à Pernes-les-Fontaines, Vaucluse), et "ami de longue date" d'Emmanuel Macron qui l'a placé à la tête du Comité action publique 2022, CAP 22, en juin 2018, en charge de réfléchir à une réforme des missions de l'Etat, après avoir été cité comme potentiel ministre en 2017). Bigorgne est l'auteur d'un rapport identifiant une trentaine de milliards d'euros d'économies possibles : la boucle est bouclée dans le contexte de la réforme des quotas d'immigrés. On part donc sur de bonnes bases !
42% des musulmans  - et non pas arabes - vivant en France - hors critère de (bi)nationalité - affirment avoir fait l'objet d'au moins une forme de discrimination liée à leur religion et ce, au moins une fois au cours de leur vie, rapporte cette commande. Que dire donc des roux et rousses et des albinos... 

L'entreprise de sondage a testé différentes sphères possibles de discrimination 

Si on peine à chiffrer le nombre de musulmans en France, l'IFOP  parvient en revanche à dégager un échantillon représentatif. 
L'entreprise sort des chiffres de discrimination, catégorie par catégorie :"lors d'un contrôle" de police (13%) - comme si la religion était affichée sur le visage - , "lors de la recherche d'un emploi" (17%), d'un logement (14%).

L'IFOP et l'Institut Montaigne parvient même à produire par le menu le détail des idées reçues combattues au moment de la discussion sur le projet d'incitation gouvernementale à l'embauche d'étrangers extérieurs à l'UE, "objectifs chiffrés" ou quotas d'immigration économique. 
L'étude réalisée conjointement pour la  Dilcrah et la Fondation Jean Jaurès - scientifique ou partisane ? - estime que les discriminations toucheraient davantage les personnes de 30 à 40 ans et les femmes (46%, contre 38% chez les hommes). 
En outre, 60% des femmes portant souvent le voile ont été discriminées au moins une fois au cours de leur vie. Mais 44% des femmes qui ne portent jamais le voile l'ont aussi été. Le voile islamique serait plutôt bien intégré par les mécréants, à la différence des Français (ou non) exogènes qui résistent à l'intégration dans le pays d'accueil: CQFD. 
En particulier, les femmes sont nettement plus victimes de discrimination dans la recherche d'un emploi, notamment les femmes voilées, lesquelles représentent une infime minorité de l'échantillon et encore sont-elles alors souvent des mères isolées bénéficiaires des aides sociales consenties par les mécréants  - consentants ou non - décriés par le sondage socialiste.

Autres manipulations de l'opinion en contexte de réforme.
Un musulman sur quatre (24%) a [ou aurait !] été exposé à une agression verbale au cours de sa vie, contre 9% chez les non-musulmans. En outre, 7% de musulmans ont fait l'objet d'agressions physiques (contre 3% dans le reste de la population). Fait notable: 37% des femmes portant le voile ont été exposées à des insultes ou des injures à caractère diffamatoire.

Si l'on ne prend que la période des cinq dernières années, 40% des musulmans estiment avoir fait l'objet de comportements racistes (contre 17% chez les non musulmans). Parmi eux pour 16%, cela était dû à la religion, et pour 15% à leur couleur de peau.

Sondage réalisé par entretien au téléphone, du 26 août au 18 septembre, auprès d'un échantillon de 1.007 personnes représentatif de la population de religion musulmane (personne s'identifiant elle-même comme musulmane) âgée de 15 ans et plus, selon la méthode des quotas.

L'Ifop précise avoir déterminé ces quotas à partir d'une étude Ifop - Institut Montaigne réalisée au printemps 2016 auprès d'un échantillon de 15.459 personnes. L'institut de sondage a également réalisé un "échantillon témoin" de 962 personnes non-musulmanes.

Une étude qui discrimine les "Blancs" (cf. 'Islamophobie : quand les Blancs perdent leur triple A', par Houria Bouteldja, membre du PIR), sans convaincre de leur "racisme", bien que l'islamophobie soit désormais amalgamée au racisme : les discriminations religieuses contre les musulmans dont le sondage fait état se fondent sur l'apparence au téléphone : un sondage au faciès ? Les converti(e)s sont-ils pris en compte ?