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jeudi 9 juillet 2020

Marseille : Martine Vassal (LR) conserve la présidence de la métropole

L'union des gauches devra composer avec la droite

La présidente LR a obtenu une majorité de suffrages jeudi matin.

Martine Vassal
Martine Vassal 
Martine Vassal est confirmée à son fauteuil de présidente de la métropole Aix-Marseille-Provence. La candidate des Républicains a rassemblé 145 voix dès le premier tour de scrutin jeudi matin. 
Les autres candidats ont obtenu des scores sanctions : Gaby Charroux (61 voix, PC soutenu par le Printemps marseillais), Jean-Pierre Serrus (22 voix, LREM) et Stéphane Ravier (11 voix, RN).

L'écrasante avance de Martine Vassal lui permet de rester en position de force dans le département, dont elle assure également la présidence. 
Cette victoire intervient après une contre-performance aux municipales où la droite a été contrainte de s'effacer au profit de Michèle Rubirola et du Printemps marseillais, grâce à l'apport de votes de Samia Ghali, laquelle doit répondre d'accusation de fraude aux pricurationsréalité, cette victoire de la gauche à Marseille a été également possible grâce aux divisions de la droite. Mais en gardant le contrôle de la métropole, Martine Vassal conserve la main sur un levier économique important et reste une figure incontournable de la droite dans le Sud-Est. Les divisions constatées aux municipales promettent de prochaines mises au point musclées à droite.

La gauche doit sa réussite à la mairie de Marseille aux divisions de la droite la plus bète du monde.
Mais en gardant le contrôle de la métropole, Martine Vassal conserve la main sur un levier économique important et reste une figure incontournable de la droite dans le Sud-Est. Les divisions constatées aux municipales promettent de prochaines mises au point musclées à droite.

mercredi 17 juin 2020

La gauche, hétéroclite mais favorite, à Marseille, selon le groupe Le Monde

La presse des hommes d'affaires macroniens Xavier Niel et Matthieu Pigasse choisit Mélenchon pour Marseille 

Après les soupçons de gauche, un sondage d'appoint 


Ce sondage place Michèle Rubirola loin devant Martine Vassal.
Arrivées respectivement première (23,4 %) et deuxième (22,3 %) au soir du premier tour, Michèle Rubirola (PM) et Martine Vassal (LR) voient l'écart se creuser en faveur de la candidate du Printemps marseillais à 12 jours du second tour.
Le sondage exclusif est dû à l'Ifop-Fiducial, pour La Provence, CNews et Sud Radio, place Michèle Rubirola loin devant Martine Vassal au second tour des municipales, le 28 juin. La candidate du 'Printemps marseillais' qui agglomère partis de gauche et mouvements citoyens, est créditée de 36% des intentions de vote dans une enquête réalisée sur l'ensemble de la ville. La candidate Les Républicains obtiendrait 29% des suffrages. Le candidat du Rassemblement national, Stéphane Ravier, est estimé, lui à 22% des intentions. "Les chiffres indiquent un rapport de force qui est net", résume Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop.
<br>Les manipulateurs d'opinion se gardent de contextualiser ce sondage.
La droite n'a pas les mêmes méthodes que la gauche et s'en trouve fort marrie encore aujourd'hui. La rumeur lancée par Marianne (depuis que le magazine est dirigé par Denis Olivennes) et France 2 a circulé opportunément à deux semaines du second tour des municipales d'une éventuelle fraude aux procurations, impliquant des candidats et militants de la candidate à l'Hôtel de Ville Martine Vassal (LR). Une affaire qui n'est pas faite pour desservir Rubirola, petite-fille d’immigrés napolitains

Vendredi soir, une enquête préliminaire a été ouverte par le Parquet de Marseille sur une potentielle opération de fraude aux procurations, impliquant des candidats et militants de la candidate à l'Hôtel de Ville Martine Vassal (LR), laquelle n'est pas directement visée, et des perquisitions ont été diligentées dans le QG de campagne de la candidate mais aussi dans la permanence du maire sortant LR des 11e et 12e arrondissements, Julien Ravier, et de Valérie Boyer, binôme en lice sur la liste LR dans le 6e secteur (11e-12e). 

Martine Vassal propose l'annulation de TOUTES les procurations...
La présidente de la métropole Aix-Marseille Provence et du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, qui a toujours (sic, La Provence) la confiance de Jean-Claude Gaudin, maire sortant, a réagi sur le sujet au micro de BFMTV : "Je demande au ministre de l'Intérieur, puisqu'il semble y avoir suspicions sur les procurations, qu'il annule l'ensemble des procurations qui ont été déposées pour le deuxième tour, comme ça au moins les choses seront plus claires, parce que je veux gagner à la loyale, a déclaré celle qui était jusque-ici la favorite. Je ne suis pas une fraudeuse, je ne l'ai jamais été. Une enquête a été ouverte. Moi, j'ai ouvert les portes et les fenêtres de l'ensemble des permanences que j'ai. Je souhaite que les enquêteurs regardent tout et partout. Même chez les concurrents. Moi je fais preuve de transparence et j'espère que ce sera pareil ailleurs aussi".

C'est une inconnue qui serait favorite des municipales de la seconde ville de France

Un coup fourré ne fait pas peur à Michèle Rubirola pour prendre la mairie.
Elle pourrait ainsi être la première femme maire de Marseille.
Michèle Rubirola et Yannick Jadot, le 15 juin 2020 

La candidate écologiste du Printemps marseillais, union de bric et de broc de la gauche et des Verts (Rubirola et Jadot, en soutien parisien, pastèques EELV, "vert à l'extérieur, mais rouge à l'intérieur") au deuxième tour, arriverait sept points devant la candidate LR Martine Vassal,  et loin devant le candidat du RN Stéphane Ravier (22%).
 
Des chiffres qui ne garantissent pas une OPA de la gauche incarnée par Rubirola dont les Marseillais ne savent pas bien d'où elle sort. La ville transformée et développée depuis 25 ans par la droite comporte huit secteurs qui comptent chacun deux arrondissements et la prise du pouvoir est plus complexe qu'une machination électorale doublée d'un sondage partisan : comme à Paris, Lyon ou Bordeaux, rien n'est joué

Au premier tour, et à bientôt 64 ans, la candidate écologiste du 'Printemps marseillais' - rien à voir avec le 'Printemps arabe' dans cette port ville portuaire ouverte sur la Méditerranée - avait créé la surprise en arrivant en tête. Elle a obtenu 23,44% des voix, un point devant Martine Vassal (LR), 22,3%, “héritière” du maire sortant Les républicains (LR) Jean-Claude Gaudin qui ne se représente pas. Pour le second tour, elle avait donc besoin d'un coup de pouce que la rumeur lui a apporté.

L'union PS, PCF, LFI, EELV et associations fait sa faiblesse

EELV avait suspendu Rubirola à la suite de son rapprochement avec... le Printemps marseillais, quand Sébastien Barles faisait le choix d’aller seul aux municipales pour le parti écologiste. "Je n’ai pas suivi le même chemin qu’eux, même si je partage toujours leurs valeurs. Je me sens incomprise au sein de cette famille, mais pas abandonnée. J’espère qu’il ne s’agit que d’une crise comme il en existe dans toutes les familles", plaida la repêchée du port de Marseille.

Le syndicaliste Jean-Marc Coppola, PCF, conseiller municipal communiste de Marseille, élu des quartiers Nord, zone de non-droit aux mains des dealers, est membre du membre du collectif du Printemps marseillais.

Le maire de... Grenoble Eric Piolle, tout écologiste qu'il soit, a joué la carte du féminisme, estimant la semaine précédent que Rubirola - une écolo de fraîche date (2003) est en capacité de devenir la première femme maire de la deuxième ville de France. Son étiquette verte n'est donc  qu'un appeau pour les bobos marseillais.
Début juin, le leader de la gauche radicale, Jean-Luc Mélenchon, avait lui aussi apporté son soutien à la candidate de la liste d’union de la gauche. “Du point de vue de l’intérêt de la ville et de sa respiration, la population, les citoyens et les citoyennes de Marseille ont intérêt à se tourner du côté de la liste que dirige Mme Rubirola”, avait-il déclaré.

Martine Vassal met en garde contre une "ultra-gauche" qui va “faire de Marseille un port d’accueil des migrants” et ruiner la ville. 

Dans le contexte d'accusations par les anti-racistes et anti-flics du ComitéPourAdama, de violences systémiques des forces de l'ordre face à des délinquants violents, le député LFI des Bouches-du-Rhône n'a eu de cesse que la police soit stigmatisée. Mardi soir à nouveau, à l'issue d'un rassemblement pacifique de soignants contre le 'Ségur de la Santé', devant le commissariat du VIIe arrondissement de Paris, Jean-Luc Mélenchon et plusieurs de ses lieutenants, dont les députés LFI Eric Coquerel,  Mathilde Panot et la franco-gabonaise Danièle Obono, ont pris fait et cause pour Fadila, interpellée pour avoir adressé des doigts d'honneur et des insultes verbales à des policiers qu'elle a aussi caillassés avec des morceaux de pavés.

Lundi, le député européen vert Yannick Jadot est aussi venu soutenir Michèle Rubirola. Le chanteur de rap marseillais Akhenaton (groupe IAM) s’est aussi positionné auprès du journal Marianne en faveur de la candidate du Printemps marseillais. 

samedi 13 juin 2020

Municipales: Marianne et France 2 font circuler de méchantes rumeurs

Info ou infox diffamatoire à Marseille? 
Vassal fait visiblement peur à la gauche

Tous les moyens (in)avouables sont déployés à Marseille

France 2 et Marianne sont affirmatifs...

L'hebdomadaire Marianne et le journal télévisé de France 2 ont diffusé la rumeur marseillaise jeudi : à quinze jours du scrutin, le 'timing' est cousu-main... 
Deux candidates présentes sur des listes de Martine Vassal (LR) proposaient - c'est affirmatif, selon l'AFP - des "procurations simplifiées". Le préfet a donc rappelé vendredi les règles du vote par procuration après l'accusation portée par la presse.
 
Le lendemain, vendredi, le quotidien Libération, désormais dirigé par Denis Olivennes, ancien patron de Marianne, n'a pas manqué de relancer la rumeur.

Selon ces organes de presse proches du pouvoir présidentiel il ne ferait pas de doute que deux candidates des listes de Martine Vassal (LR) proposaient des "procurations simplifiées".
Sur la base de SMS reçus par des habitants de deux secteurs, les journalistes disent pouvoir établir que les électeurs s'étaient vus proposer des procurations. "Sans vous déplacer, juste par téléphone", indique le texto envoyé par une colistière de LR dans le secteur de Mme Vassal.

La préfecture des Bouches-du-Rhône indique pourtant n'avoir pas d'éléments

Pour le journal de Denis Olivennes, venu de L'Obs, l'affaire est jugée !

Vendredi soir, "après la diffusion" de ces "reportages", le préfet des Bouches-du-Rhône s'est contenté, dans un simple communiqué, de "rappeler les règles du vote par procuration" qui imposent que l'électeur soit présent en personne "auprès d'une autorité habilitée", par exemple au commissariat ou au tribunal, avec un justificatif d'identité pour établir la procuration.
Le représentant de l'Etat "adressera prochainement une circulaire aux élus" du département, les maires devant "s'assurer de la régularité des procurations", ajoute-il.

Martine Vassal a fustigé "des Parisiens (qui) essayent de créer une polémique qui n'existe pas ici"
La candidate en a profité pour rappeler son respect de la réglementation et affirmer que "si ces faits sont avérés, ils sont inacceptables".


La bataille pour la mairie de Marseille est toujours très serrée. 

La candidate du Printemps marseillais (union de la gauche) Michèle Rubirola, est arrivée en tête sur la ville au premier tour. Mais il faut le dire vite car si elle devance Mme Vassal (22,32%), l'héritière de Jean-Claude Gaudin qui ne se représente pas après 25 ans à la tête de la deuxième ville de France, c'est avec 23,44%. La liste de gauche a bénéficié du maintien de  Bruno Gilles, lequel a perdu le soutien de Renaud Muselier, président LR de région. 
Rubirola, EELV de 64 ans, est fille d'immigré communiste et militante de mouvements altermondialistes et écologistes, ainsi que antimilitariste et féministe. <br>Elle est tête de liste d'un groupe hétéroclite ingérable : des membres réunis par l'ambition de s'accaparer la ville (Europe Ecologie-Les Verts, Parti socialiste, Génération.s et la Gauche républicaine et socialiste, issus du PS, Parti communiste français, La France insoumise et Le Parti de Gauche, Ensemble ! (lui aussi membre du FDG) Nouvelle Donne (fondé par Pierre Larrouturou et feu Stéphane Hessel, avec l'humoriste qui se prend au sérieux Bruno Gaccio, l'urgentiste proche de Charlie hebdo Patrick Pelloux, la présidente d'honneur d'ATTAC Susan George, la sociologue et ex-conseillère de Ségolène Royal Dominique Méda et  Edgar Morin, autre sociologue comme les dénonce Macron), le Parti de gauche, Place publique (aux Européennes, Raphaël Glucksmann fit 6% et Claire Nouvian donna l'image d'un groupe d'hystériques), le Parti radical de gauche et... le Parti pirate (présent dans cinq villes : Meudon, Besançon, Toulouse, Lyon 8e  et Marseille 1er et 4e ). <br>A Marseille, la liste Rubirola est dénoncée comme télécommandée par  Jean-Luc Mélenchon, élu parachuté sur la zone.
Le Printemps marseillais s'est indigné vendredi soir: "Marseille n'est pas une zone de non-droit. Encore une fois, notre ville ne peut pas être abîmée par ce type de pratiques". Sans preuves, c'est de la diffamation. 

L'enquête de Marianne mouille aussi la police.
Le magazine aurait en sa possession des écoutes d'une élue LR des 11-12e arrondissements qui assure à un électeur: "Le commissariat nous poinçonne toutes les procurations qu'on leur amène".
Le candidat du Rassemblement national (19,45% au premier tour), sénateur et ex-maire du 7e secteur, Stéphane Ravier, a demandé "au Préfet de Police de procéder en urgence à une enquête interne pour identifier et sanctionner l'officier de police judiciaire qui se serait rendu coupable de ces actes".

La procureure de la République de Marseille a indiqué "ne pas avoir d'éléments" sur cette affaire, mais une perquisition a eu lieu au QG de Vassal dans l'après-midi de samedi 13.
<br>La liste de gauche bénéficiera-t-elle encore des ambitions individuelles à droite au second tour ?
A 24 heures du dépôt des listes pour le second tour des municipales, la possibilité s'est éloignée d'un rapprochement des listes Vassal (LR) et Gilles (DVD, LR dissident). Robert Assante, qui emmène la liste de Bruno Gilles dans le 6e secteur (11e et 12e arrondissements de Marseille), a annoncé le maintien de sa liste au second tour. "Pour toutes celles et ceux qui partagent ou partageront notre vision, j’ai pris la décision de déposer ma candidature à l’identique du premier tour parce qu’il existe une nouvelle voie, sans extrêmes et sans système," assure Robert Assante dans un communiqué en date du dimanche 31 mai.
Si la gauche prenait la mairie de Marseille, elle la devrait à Bruno Gilles:  trouble-fête "jusqu’au bout" ?