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lundi 6 juillet 2020

Investigations autour de Samia Ghali sur des soupçons de fraude aux procurations


Printemps marseillais pourri: l'alliée de Rubirola assure être non polluante 

L'union des gauches, un poisson qui pourrit déjà par la tête


Des soupçons de fraudes aux procurations dans l’entourage de Samia Ghali occupent les inspecteurs de la police judiciaire de Marseille. 
Les élections municipales à Marseille qui ont porté le 'Printemps marseillais' samedi à la mairie, en la personne de l'écologiste Michèle Rubirola, les rebondissements continuent avec ces soupçons de fraude aux procurations. 

La sénatrice Samia Ghali qui a offert la victoire à Michèle Rubirola avec les votes de ses huit colistiers en échange du poste de deuxième adjointe à la mairie et au coeur d'une méchante affaire. Les nazis sont sans doute à la manoeuvre...
Perquisitions au commissariat de son secteur
 
Selon Le Media, indépendant - mais néanmoins bolivarien - et alternatif et La Provence, quotidien régional, les enquêteurs de la brigade financière ont perquisitionné le commissariat du 15e arrondissement samedi, et quatre policiers doivent être auditionnés ce lundi.
 
Un signalement d’une quinzaine de jours pointerait du doigt plusieurs dizaines de procurations faxées directement au commissariat par l’entourage de la candidate.*
La procureur de la République, Dominique Laurens, avait ouvert une enquête pour « faux et usage de faux » et « manœuvres frauduleuses", après des révélations de la presse sur des soupçons de fraude aux procurations chez Les Républicains.

dimanche 5 juillet 2020

Retour des Guérini à Marseille: Rubirola place Benoît Payan à sa droite

Lendemains qui chantent : l'éternel printemps de Benoît Payan est arrivé

Le socialiste est l'instigateur du 'Printemps marseillais'. 


Petit homme mobile, barbe de deux jours bien taillée, yeux bleu clair comme le vieux port et col roulé qui monte au ras du menton mou, signe distinctif des gay, dit-on, le conseiller municipal des 2e-3e arrondissements - où Gaudin a réalisé la rénovation urbaine 'Euroméditerrannée' - et départemental socialiste, Benoît Payan, est toujours flanqué de son acolyte, Arnaud Drouot, secrétaire du groupe socialiste au conseil municipal.

Cet élu, qui a eu 42 ans le 31 janvier, cristallise sur sa personne haines recuites et espoirs de renouveau. A la façon de députés macroniens à l'Assemblée, des militants acclament sur Internet la moindre de ses interventions au conseil municipal, pourfendant la politique du sortant LR Jean-Claude Gaudin. On comprend déjà que ce militantisme aveugle annonce un clientélisme évoquant l'époque  Guérini. Cette claque annonçait son ascension jusqu’à la mairie en tête du 'Printemps marseillais', ce conglomérat inédit de partis politiques et d'associations  de gauche, de collectifs citoyens et de syndicats, qu'unissent la soif de pouvoir et la haine de classes.

Pour les plus radicaux, Payan était le grain de sable qui bloquait l’union avec la gauche de la gauche. Portraituré en arrogant apparatchik, symbole de l’héritage hégémonique d’un Parti socialiste accusé d'entente avec le diable, Gaudin et jugé co-responsable du naufrage de la ville et de ses pratiques clientélistes. 

Critiqué par plusieurs membres du Printemps marseillais, le socialiste est contraint au retrait de sa candidature en tête de liste  de ce mouvement local d'union des gauches, au tout début janvier, et de soutenir la candidature d'une écologiste chassée d'EELV, puis réintégrée, Michèle Rubirola, une inconnue au-delà de son quartier. "Je vois que certains se servent de moi comme d’un prétexte pour leurs petits calculs, comme d’un alibi malhonnête pour refuser l’union. Ils ne critiquent pas mes convictions, juste mon étiquette. Eh bien je ne leur servirai pas d’excuse." Une adresse aux troupes de Jean-Luc Mélenchon – et Jean-Luc Mélenchon soi-même –, fermement opposés à la candidature d’un socialiste pour le Printemps marseillais.


Trublion des quartiers nord depuis des lustres, la sénatrice Samia Ghali, candidate désormais déclarée, et d’autres aînés côtoyés au PS, n'étaient pas censés pardonner au quadra de s’être affranchi de leur emprise. Le chef de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, député de Marseille, lui conseilla même de donner la preuve de sa sincérité en quittant la maison socialiste. "Au nom de quelle pureté, de quelle représentativité ? s’agace l’intéressé. Mélenchon ne comprend pas Marseille, il n’y est que quelques jours par mois." Maintenant que Mélenchon a manqué le coche qui mène à la mairie, ses camarades et lui ne vont pas retenir leurs coups et la tâche va être ardue pour cette équipe mexicaine où tout le monde revendique sa cuillerée de soupe de poissons .

Payan, "c’est un grand ami d’Alexandre Guérini," révèle Renaud Muselier, président LR du conseil régional


Avec Payan, c'est le retour sur le marché des déchets de l'agglomération marseillaise et sur des soupçons de connexions entre la politique et le milieu...
Alexandre Guérini, c'est l'homme d'affaires, patron de plusieurs décharges. Il est mis en examen, il n'y a pas dix ans, pour association de malfaiteurs et écroué, notamment pour abus de biens sociaux, détournement de fonds et biens publics, blanchiment et corruption active. Six autres individus avaient été mises en examen.
Jean-Noël Guérini, c'est son frère sénateur (PS), président du conseil général des Bouches-du-Rhône et pourvoyeur de contrats pour la famille: il est à la fois membre du bureau du PS des Bouches-du-Rhône et au siège de ses sociétés. Il est mis en examen pour trafic d'influence, prise illégale d'intérêt et association de malfaiteurs.

Aux cantonales de 2011, le jeune Benoît Payan, candidat socialiste sur le canton de Mazargues, prend ses distances avec le clan mafieux. "Nous nageons en pleine médiocratie [gouvernement des médiocres]. Comment se serrer les coudes avec des gens qui ont été des clients, des affidés pendant des années? Nous sommes les dernières tares du deferrisme", soupire le conseiller municipal PS Benoît Payan. Mais seule la candidate écologiste, la juge Laurence Vichnievsky, conseillère régionale d'Europe-Ecologie-les Verts, ose mettre les pieds dans le plat. Proche de Marie-Arlette Carlotti, Payan est investi par le PS dans le canton Marseille 1, où l'ancienne ministre de Hollande a jugé préférable de ne pas se représenter. Il passe ainsi de Mazargues, au sud, à Belsunce, Noailles, bigarrée, Saint-Charles, cosmopolite aussi, et Thiers, ainsi que  qu'Opéra et La Plaine des bobos, au centre, se rapprochant de la mairie.

Aux départementales de 2015, Benoît Payan est de ceux qui annoncent clairement qu'ils ne voteront pas Guérini au troisième tour. Il trace sa propre route.

En 2020, Payan reste influence dans son fief des 2/3
Le marcheur Pascal Chamassian, tête de liste d’Yvon Berland dans le sixième secteur, prend carrément la mouche : "Ça veut dire quoi, être un ancien guériniste ? J’étais sur sa liste en 2008, mais en 2014, j’ai affronté Lisette Narducci, qu’il soutenait. Et ça n’a pas été de tout repos." A l’époque, Jean-Noël Guérini avait fait quelques visites dans son fief des deuxième et troisième arrondissements, concède-t-il toutefois. Mais "cette fois, je ne sens pas sa présence, ses pressions. Peut-être que je me fais enfumer mais, honnêtement, je pense qu’il est ailleurs et fait autre chose", nie le socialiste Benoît Payan, tête de liste du Printemps marseillais dans ces quartiers populaires du centre-ville.

"Il garde une certaine influence, notamment dans le 2/3, auprès des gens qui ont été logés dans les HLM du département, par exemple", objecte d'ailleurs le sociologue Jean Viard, qui, était candidat "société civile" sur la liste conduite par Jean-Noël Guérini en 2008.

Pour couronner le tout, les tout-premiers mots de la maire Rubirola donnent le ton de sa mandature, citant Cendars: "Marseille appartient à qui vient du large". Les bateaux de croisière céderont la place aux embarcations de SOS Méditerranée, les recettes aux dépenses.

vendredi 3 juillet 2020

Troisième tour à Marseille: la gauche n'est pas majoritaire et deux candidats LR la défient

Improbable 3e tour à Marseille: le RN clarifie sa position; Samia Ghali embrouille la situation

Rien n'est joué ?

Copines comme cochon, Ghali et Rubirola 

Bien qu'arrivée en tête le 28 juin, Michèle Rubirola,  tête de liste du Printemps marseillais, a fatras que rien ne rassemble, à part l'ambition du pouvoir et la haine de classes, n'obtiendra qu'à l'arraché la majorité au Conseil municipal. Face à elle, la droite a tenté un coup de poker qui pourrait bien tomber dans le port, où la sardine Samia Ghali fait de l'obstruction. 

La numéro 1 du Printemps marseillais aux mains du PCF, Michèle Rubirola, écologiste récupérée par les partis clairement de gauche radicale ne crée aucun enthousiasme autour de sa personne: sans expérience politique ni vision personnelle, elle sert de cache-sexe aux gauches malveillantes qui tireront les ficelles à la mairie de la cité phocéenne. 

Mauvais début: elle n'a pas réussi à remporter assez de sièges pour s'assurer une majorité absolue au conseil municipal (101 sièges). Sa liste arrive en tête avec 42 sièges, devant celle des Républicains (39), suivies loin derrière par les faiseurs de roi ou reine, le RN (9), les alliés divers gauche de l'insaisissable Samia Ghali (8) et ceux divers droite de Bruno Gilles (3) qui, en maintenant sa participation au premier tour, a mis Martine Vassal en difficultés.

Le Printemps marseillais, union des gauches extrêmes (PS, mais aussi et surtout LFI et PCF) dans l'ombre de l'écologiste, va devoir désormais étudier "les conditions dans lesquelles cette ville peut être administrée sans renier ses valeurs", selon les mots prononcés par Michèle Rubirola ce dimanche soir. Une manière détournée d'avouer son inquiétude - indépendamment de la crise économique et sociale la crise annoncée avec l'après-Covid-19 - face à la gestion difficile d'une équipe faite de bric et de broc dans laquelle cette verte issue du milieu associatif fait figure d'oie blanche.

Samia Ghali, dissidente ambitieuse, mais velléitaire et instable

Le Printemps marseillais (évoquant le "printemps arabe") devra principalement composer avec la très versatile sénatrice ex-PS Samia Ghali, élue des quartiers populaires et connue comme fauteuse de troubles. Cette ambitieuse qui polémique et compte sur le bronx pour tirer les marrons du feu est d'ailleurs une dissidente du PS auquel elle en a fait voir des vertes et des pas mûres. Elle a conservé sa mairie dans les quartiers Nord et sa propriété dans les quartiers sud bourgeois, voire huppés. Mais les négociations s'annoncent évidemment tendues. La gauche a maintenu jusqu'au bout un candidat contre elle, la présentant comme une héritière du système en place à Marseille. "Ce soir, Marseille ne pourra plus se faire sans les quartiers Nord", a d'ailleurs déclaré Samia Ghali, ménageant le suspense sur ses intentions. Elle se donnera au mieux-disant...

Des représentants des deux camps ont d'ailleurs commencé à lui mettre la pression. 
Du côté Rubirola, le maire des 2e et 3e arrondissements de Marseille Benoît Payan, affectait confiance et sérénité, déclarant mardi 30 juin : "Qui peut croire que Samia Ghali va offrir sur le tapis vert une victoire à la droite qu'elle combat depuis 25 ans ? [...] Elle ne peut pas aller avec la droite. Elle ne peut pas trahir 30 ans d'une vie et 30 ans d'engagement. Je la connais et je sais que cette question-là, pour elle, est essentielle". 
En même temps, dans un tweet publié vendredi matin, Payan, porte-parole du Printemps Marseillais et tête de liste élu, appelait à un rassemblement devant la mairie centrale samedi 4 juillet à 9 heures, à l’occasion du premier conseil municipal pour élire le ou la maire de Marseille. "Ne vous laissez pas [voler] votre victoire", écrivait-il, sous-entendant la possibilité d’une victoire de la droite dans l’hémicycle.
Un appel citoyen sous forme de pétition appelait également également à un rassemblement samedi à 8 heures devant l’entrée du conseil municipal. Les urnes ont besoin d'un grand coup de pouce... citoyen!

Evincé, l'ex-tête de liste écolo Sébastien Barles abonde : "Les Marseillais ne peuvent se faire voler leur victoire. Samia Ghali partage avec nous la nécessité d’irriguer les quartiers Nord de transports collectifs, de lutter contre la pollution des navires de croisières, contre le mal logement et la précarité énergétique..."

La droite la plus bête du monde avait sacrifié son candidat contre Samia Ghali... Elle croise les doigts avant de s'en faire mettre. Les voix de la sénatrice des quartiers nord les poserait en première coalition municipale, si Bruno Gilles continue de jouer les trouble-fêtes. 
Homme politique d'expérience locale depuis 1993 et nationale avec 27 ans au Palais Bourbon, le député LR Guy Teissier veut croire que "Samia Ghali a beaucoup cheminé idéologiquement depuis son départ du PS Au micro de France Info, il a déclaré: "paradoxalement, je pense qu'elle se sentirait plus à l'aise avec nous qu'avec le Printemps marseillais qui a maintenu sa liste contre elle dans son secteur". C'est croire que Ghali aurait la reconnaissance du ventre.

Vendredi 3 juillet, après de premières tractations, Ghali a annoncé sa demande à Michèle Rubirola de devenir sa première adjointe. 
Une demande "légitime", juge la sénatrice. "Au-delà des valeurs que nous partageons, je suis celle qui peut lui permettre samedi d’être effectivement maire de Marseille. Ensuite et surtout parce que la volonté du rééquilibrage de notre ville et la prise en compte des quartiers populaires ne peuvent plus être de simples mots", ajoute-t-elle. Réponse de la bande gauchiste prétendante à la mairie : "Je le dis avec gravité et détermination, l’avenir de Marseille ne doit pas se jouer autour d’une revendication individuelle. Je ne serais [serai ?] l’otage d’aucun chantage, je réfute ces pratiques bien éloignées des enjeux et j’invite Samia Ghali à faire de même"Coup sur le bec !

La droite débranche Vassal: Teissier et son suppléant, candidats

"Je n'ai pas perdu, ce soir il n'y a pas de majorité à Marseille", mais une "situation de blocage", avait ainsi résumé Martine Vassal à l'issue de la soirée électorale, laissant présager d'une semaine de luttes d'influence acharnées d'ici à la première réunion du nouveau conseil municipal, samedi 6 juillet. Pour espérer obtenir la majorité, les Républicains se tourneront eux vers le dissident Bruno Gilles, qui pourrait vendre chèrement le ralliement de ses trois conseillers à la droite.

Même le maire LR sortant, Jean-Claude Gaudin, s'en est mêlé dimanche, repoussant sa rencontre avec Michèle Rubirola qui devait avoir lieu ce lundi matin : il a sommé les "onze élus des listes minoritaires d'hier", soit celles de Bruno Gilles et Samia Ghali, de choisir entre "entre la poursuite du développement de la ville et le repliement vers les errements du passé et le déclin".

La journée du 2 juillet aura été riches en surprises. 
Logiquement, Martine Vassal a annoncé son retrait au profit du baron local Guy Teissier, 75 ans. La volonté de "rassemblement" de Guy Teissier n'a pas été entendue. Alors qu'il aurait eu le privilège d'être maire en cas d'égalité parfaite entre les deux candidats, au bénéfice de l'âge, un autre candidat est sorti des rangs: Lionel Royer-Perreaut, maire des 9e et 10e arrondissements, après avoir conduit une liste sur laquelle figurait Guy Teissier.

Piégé par l'amorce de pourparlers entre l'homme d'expérience et le Rassemblement national - le leader local Stéphane Ravier a appelé à créer un front anti-Printemps marseillais, mais a finalement retiré ses élus de l'élection du prochain édile -, celui qui est aussi le suppléant de Guy Teissier à l'Assemblée regrettait que le titulaire n'ait pas été élu maire, dimanche 28 juin. 
Guy Teisser a repoussé toute alliance avec l'extrême-droite et son dissident a retiré sa candidature rivale. Pendant ce temps-là, l'ex-candidate Martine Vassal indiquait de son côté qu'il n'était pas question de faire alliance avec le RN et se tournait résolument vers la Métropole. 
Fin du suspense samedi. Et début du chaos ?

samedi 13 juin 2020

Municipales: Marianne et France 2 font circuler de méchantes rumeurs

Info ou infox diffamatoire à Marseille? 
Vassal fait visiblement peur à la gauche

Tous les moyens (in)avouables sont déployés à Marseille

France 2 et Marianne sont affirmatifs...

L'hebdomadaire Marianne et le journal télévisé de France 2 ont diffusé la rumeur marseillaise jeudi : à quinze jours du scrutin, le 'timing' est cousu-main... 
Deux candidates présentes sur des listes de Martine Vassal (LR) proposaient - c'est affirmatif, selon l'AFP - des "procurations simplifiées". Le préfet a donc rappelé vendredi les règles du vote par procuration après l'accusation portée par la presse.
 
Le lendemain, vendredi, le quotidien Libération, désormais dirigé par Denis Olivennes, ancien patron de Marianne, n'a pas manqué de relancer la rumeur.

Selon ces organes de presse proches du pouvoir présidentiel il ne ferait pas de doute que deux candidates des listes de Martine Vassal (LR) proposaient des "procurations simplifiées".
Sur la base de SMS reçus par des habitants de deux secteurs, les journalistes disent pouvoir établir que les électeurs s'étaient vus proposer des procurations. "Sans vous déplacer, juste par téléphone", indique le texto envoyé par une colistière de LR dans le secteur de Mme Vassal.

La préfecture des Bouches-du-Rhône indique pourtant n'avoir pas d'éléments

Pour le journal de Denis Olivennes, venu de L'Obs, l'affaire est jugée !

Vendredi soir, "après la diffusion" de ces "reportages", le préfet des Bouches-du-Rhône s'est contenté, dans un simple communiqué, de "rappeler les règles du vote par procuration" qui imposent que l'électeur soit présent en personne "auprès d'une autorité habilitée", par exemple au commissariat ou au tribunal, avec un justificatif d'identité pour établir la procuration.
Le représentant de l'Etat "adressera prochainement une circulaire aux élus" du département, les maires devant "s'assurer de la régularité des procurations", ajoute-il.

Martine Vassal a fustigé "des Parisiens (qui) essayent de créer une polémique qui n'existe pas ici"
La candidate en a profité pour rappeler son respect de la réglementation et affirmer que "si ces faits sont avérés, ils sont inacceptables".


La bataille pour la mairie de Marseille est toujours très serrée. 

La candidate du Printemps marseillais (union de la gauche) Michèle Rubirola, est arrivée en tête sur la ville au premier tour. Mais il faut le dire vite car si elle devance Mme Vassal (22,32%), l'héritière de Jean-Claude Gaudin qui ne se représente pas après 25 ans à la tête de la deuxième ville de France, c'est avec 23,44%. La liste de gauche a bénéficié du maintien de  Bruno Gilles, lequel a perdu le soutien de Renaud Muselier, président LR de région. 
Rubirola, EELV de 64 ans, est fille d'immigré communiste et militante de mouvements altermondialistes et écologistes, ainsi que antimilitariste et féministe. <br>Elle est tête de liste d'un groupe hétéroclite ingérable : des membres réunis par l'ambition de s'accaparer la ville (Europe Ecologie-Les Verts, Parti socialiste, Génération.s et la Gauche républicaine et socialiste, issus du PS, Parti communiste français, La France insoumise et Le Parti de Gauche, Ensemble ! (lui aussi membre du FDG) Nouvelle Donne (fondé par Pierre Larrouturou et feu Stéphane Hessel, avec l'humoriste qui se prend au sérieux Bruno Gaccio, l'urgentiste proche de Charlie hebdo Patrick Pelloux, la présidente d'honneur d'ATTAC Susan George, la sociologue et ex-conseillère de Ségolène Royal Dominique Méda et  Edgar Morin, autre sociologue comme les dénonce Macron), le Parti de gauche, Place publique (aux Européennes, Raphaël Glucksmann fit 6% et Claire Nouvian donna l'image d'un groupe d'hystériques), le Parti radical de gauche et... le Parti pirate (présent dans cinq villes : Meudon, Besançon, Toulouse, Lyon 8e  et Marseille 1er et 4e ). <br>A Marseille, la liste Rubirola est dénoncée comme télécommandée par  Jean-Luc Mélenchon, élu parachuté sur la zone.
Le Printemps marseillais s'est indigné vendredi soir: "Marseille n'est pas une zone de non-droit. Encore une fois, notre ville ne peut pas être abîmée par ce type de pratiques". Sans preuves, c'est de la diffamation. 

L'enquête de Marianne mouille aussi la police.
Le magazine aurait en sa possession des écoutes d'une élue LR des 11-12e arrondissements qui assure à un électeur: "Le commissariat nous poinçonne toutes les procurations qu'on leur amène".
Le candidat du Rassemblement national (19,45% au premier tour), sénateur et ex-maire du 7e secteur, Stéphane Ravier, a demandé "au Préfet de Police de procéder en urgence à une enquête interne pour identifier et sanctionner l'officier de police judiciaire qui se serait rendu coupable de ces actes".

La procureure de la République de Marseille a indiqué "ne pas avoir d'éléments" sur cette affaire, mais une perquisition a eu lieu au QG de Vassal dans l'après-midi de samedi 13.
<br>La liste de gauche bénéficiera-t-elle encore des ambitions individuelles à droite au second tour ?
A 24 heures du dépôt des listes pour le second tour des municipales, la possibilité s'est éloignée d'un rapprochement des listes Vassal (LR) et Gilles (DVD, LR dissident). Robert Assante, qui emmène la liste de Bruno Gilles dans le 6e secteur (11e et 12e arrondissements de Marseille), a annoncé le maintien de sa liste au second tour. "Pour toutes celles et ceux qui partagent ou partageront notre vision, j’ai pris la décision de déposer ma candidature à l’identique du premier tour parce qu’il existe une nouvelle voie, sans extrêmes et sans système," assure Robert Assante dans un communiqué en date du dimanche 31 mai.
Si la gauche prenait la mairie de Marseille, elle la devrait à Bruno Gilles:  trouble-fête "jusqu’au bout" ?