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lundi 6 juillet 2020

Investigations autour de Samia Ghali sur des soupçons de fraude aux procurations


Printemps marseillais pourri: l'alliée de Rubirola assure être non polluante 

L'union des gauches, un poisson qui pourrit déjà par la tête


Des soupçons de fraudes aux procurations dans l’entourage de Samia Ghali occupent les inspecteurs de la police judiciaire de Marseille. 
Les élections municipales à Marseille qui ont porté le 'Printemps marseillais' samedi à la mairie, en la personne de l'écologiste Michèle Rubirola, les rebondissements continuent avec ces soupçons de fraude aux procurations. 

La sénatrice Samia Ghali qui a offert la victoire à Michèle Rubirola avec les votes de ses huit colistiers en échange du poste de deuxième adjointe à la mairie et au coeur d'une méchante affaire. Les nazis sont sans doute à la manoeuvre...
Perquisitions au commissariat de son secteur
 
Selon Le Media, indépendant - mais néanmoins bolivarien - et alternatif et La Provence, quotidien régional, les enquêteurs de la brigade financière ont perquisitionné le commissariat du 15e arrondissement samedi, et quatre policiers doivent être auditionnés ce lundi.
 
Un signalement d’une quinzaine de jours pointerait du doigt plusieurs dizaines de procurations faxées directement au commissariat par l’entourage de la candidate.*
La procureur de la République, Dominique Laurens, avait ouvert une enquête pour « faux et usage de faux » et « manœuvres frauduleuses", après des révélations de la presse sur des soupçons de fraude aux procurations chez Les Républicains.

mardi 29 octobre 2019

Port du voile: LR propose une loi d'encadrement des sorties scolaires

Le Sénat examine une proposition de loi LR sur les accompagnants de sorties scolaires

Ce dossier est ouvert par l'apparition d'accompagnatrices voilées lors des sorties scolaires

Parodie !
L'islam pose un nouveau problème avec l'intrusion de femmes voilées dans le monde de l'école laïque. On ne remarquait pas les mères juives ou chrétiennes qui encadraient les enfants à l'appel des enseignants, mais  le voile islamique s'impose au regard et ne passe pas inaperçu. Il ne serait pas dérangeant qu'une mère musulmane qui adopterait une tenue banalisée accompagnât des scolaires, mais leur radicalité et leur volonté de se distinguer, voire de se hausser au-dessus de leurs congénères européennes, leur interdit la liberté de quitter le voile ostentatoire pour quelques heures, pendant lesquelles elles ne sont pas exposées aux yeux supposés concupiscents des hommes, a priori sexiste, mais aussi désobligeant et discriminant.   
Le débat est faussé : le sujet n'est pas la laïcité, mais la remise en cause et a fortiori le rejet des us et coutumes de la majorité de la population du pays. 
Il n'est pas de savoir où commence et où finit le monde laïc, s'il est plat ou rond ou en forme d'étoile ou de croissant, ni de s'interroger sur le droit d'une Européenne à déambuler dans Téhéran cheveux aux vents. 
Il est de savoir si la république a les moyens de sa survie, par la lutte contre les agressions des minorités politiques ou religieuses. En l'occurrence, l'islam politique, arrogant et conquérant. La voix de la démocratie est-elle bien toujours celle de la majorité ? S'impose-t-elle aux communautés et aux groupes marginaux, les écologistes radicaux, les associations LGBT ou racistes de l'anti-racisme, les antifas et autres anarchistes et révolutionnaires, particules fines et perturbateurs endocriniens qui assaillent Marianne ? 
Après une mission d'information sur la pratique du port du voile intégral sur le territoire national, l'Assemblée nationale, dans sa résolution adoptée le 11 mai 2010, "considère que les pratiques radicales attentatoires à la dignité et à l’égalité entre les hommes et les femmes, parmi lesquelles le port d’un voile intégral, sont contraires aux valeurs de la République".
Le 19 mai 2010, le gouvernement français déposa un projet de loi interdisant la dissimulation du visage dans l'espace public. Cette loi est théoriquement entrée en vigueur le 11 avril 2011.
Devenant ainsi le premier pays européen à interdire le port du voile intégral dans l'espace public,
la France a finalement renoncé à la verbalisation des contrevenantes. Selon le Ministère de l'Intérieur, entre avril 2011 et le 31 mars 2016, les services de police auraient procédé à 1.726 contrôles qui auraient donné lieu à 1.644 verbalisations et 82 avertissements. Où en est-on de ces statistiques officielles ?...
Dans un contexte politique explosif qui n'est "pas l'affaire" du président Macron...
Le Sénat, qui représente la France profonde et fait chaque jour la démonstration de son incontournable utilité, examine mardi une proposition de loi LR visant à interdire le port de signes religieux aux accompagnant(e)s de sorties scolaires.

Pour commencer par le commencement, les sénateurs poseront-ils cette règle fondamentale que les papas et les mamans n'ont aucun droit à l'intérieur de l'école qui ne leur soit conféré par les enseignants, seules personnes y ayant autorité 
Et que lorsqu'ils interviennent, c'est sous la responsabilité de l'enseignant, fonctionnaire de l'Etat placé sous l'autorité de son inspecteur primaire ou de son recteur d'Académie? A l'école élémentaire, les pressions municipales ou syndicales ne sont pas tolérables en matière éducative.  

La proposition de loi est antérieure au contexte sensible de l'examen du texte, au lendemain d'une attaque contre une mosquée qui a fait deux blessés à Bayonne. L'"homme", comme on dit dans la presse s'agissant d'un agresseur musulman, est un ex-candidat du Front national. Agé de 84 ans, il passe pour caractériel, voire "déséquilibré".

Suite à cette attaque, l'une des sénatrices des Bouches-du-Rhône a appelé le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau à renoncer à l'examen de cette proposition de loi.

samia ghali
"Ce serait un geste de sagesse", a déclaré la Franco-algérienne Samia Ghali sur franceinfo, d'autant que cette socialiste en campagne (qui "reste au groupe PS" mais a créé son micro-parti, "Marseille avant tout") a jugé la proposition de loi "déjà dangereuse et haineuse".

Un autre ex-socialiste et franc-tireur LREM est sur la même ligne. "Les Républicains devraient peut-être s'interroger sur l'opportunité aujourd'hui d'avoir ce débat-là", a également estimé sur LCI le député LREM Aurélien Taché, représentant de l'aile gauche de la majorité et farouche opposant du texte.
Mais Bruno Retailleau n'attendait pas mieux d'eux et leur a opposé une fin de non-recevoir, estimant dans un tweet que mettre le texte "sous le tapis serait la pire des choses à faire".

La proposition vise à répondre à une situation dégradée par la montée de tous les intégrismes
Déposée en juillet, la proposition de loi "tendant à assurer la neutralité religieuse des personnes qui participent au service public de l'éducation", si modérée soit-elle, intervient maintenant sur terrain miné.  Depuis, la polémique sur le port du voile a été relancée par une militante voilée de Belfort qui est venue au Conseil régional de Bourgogne-Franche Comté à Dijon avec de jeunes scolaires d'âge primaire, à l'occasion d'une séance plénière de cette assemblée, provoquant la réaction espérée d'un  élu du RN. Alors que les gauches banalisent la provocation, la droite républicaine presse Macron - qui se dérobe - d'ouvrir le dossier qui empoisonne toute la vie publique, comme le quotidien des Français, selon un sondage IFOP.

Le chef de l'Etat tergiverse, refusant de "céder à la précipitation".
Macron était ce jeudi 24 octobre en déplacement à La Réunion. Lors d'un entretien accordé à la chaîne Réunion 1ère, le président a bravement affirmé que la question du port du voile dans l'espace public "n'est pas [son] affaire". Et il s'en est allé faire un tour d'avion présidentiel au-dessus du volcan du Piton de la Fournaise...
BFMTV obtempère aux injonctions de l'Elysée
et retire de sa plateforme la preuve sonore 



Il s'est une nouvelle fois défaussé en exhortant lundi les représentants du culte musulman à "combattre" davantage l'islamisme et le communautarisme.

Examiné dans l'hémicycle du Palais du Luxembourg à partir de 14h30. le texte vise à modifier le code de l'éducation pour étendre "aux personnes qui participent, y compris lors des sorties scolaires, aux activités liées à l'enseignement dans ou en dehors des établissements" l'interdiction des signes religieux ostensibles posée par la loi de 2004.

Si la proposition de loi portée par la sénatrice du Val d'Oise Jacqueline Eustache-Brinio est adoptée en première lecture par le Sénat, elle ne pourra pas prendre effet puisque la majorité présidentielle ne la votera pas dans les mêmes termes par l'Assemblée nationale, dominée par la majorité présidentielle.

La sénatrice socialiste donneuse de leçons de sagesse envenimera le climat
Au moment du débat, S. Ghali a prévu d'accueillir au Sénat un groupe d'une quarantaine de femmes des quartiers populaires de Marseille, dont certaines porteront ostensiblement le voile. "Geste dangereux et haineux" ? 
"Ce n'est pas un fait exprès, assure-t-elle, la visite est prévue depuis 4 mois", clame l'entourage de la sénatrice, candidate présumée à la mairie de Marseille.

Il s'agit de combler "un vide juridique", fait valoir Mme Jacqueline Eustache-Brinio, et d'éviter ainsi de laisser aux chefs d'établissements la responsabilité de trancher.
Maire UMP de Saint-Gratien (Val-d'Oise), aux abords de la Seine-Saint-Denis, Jacqueline Eustache-Brinio a été agressée dans la rue en 2009 "au seul motif apparent qu'elle mène un combat contre la délinquance dans sa commune", avait déclaré Frédéric Lefebvre, alors porte-parole de l'UMP. L'élue a été agressée par un homme de 25 ans à la sortie du centre culturel Camille-Claudel, situé dans le quartier sensible des Raguenets de Saint-Gratien. Blessée à un genou et à une main, elle avait été transportée au centre hospitalier d'Argenteuil. Condamné à trente mois de prison pour l'agression d'une élue de la République, l'individu - dont l'identité est dissimulée et qui entendait probablement défendre  son trafic de stupéfiants  - avait bénéficié de quinze avec sursis.
Alors que les centristes sont partagés, socialistes et communistes voteront contre le texte. 
Pour David Assouline, sénateur PS né à Sefrou (Maroc) et figé à jamais dans son passé trotskiste (d'abord militant à l'Organisation communiste internationaliste, OCI, puis dirigeant de la Ligue ouvrière révolutionnaire, LOR), relancer le débat renforce deux forces, le Rassemblement national et les islamistes.

"Chaque fois qu'on arrive en période électorale", on réduit "les maux de la France" à "l'islam" et aux "musulmans", avait systématisé dimanche Abdallah Zekri, délégué général du Conseil français du culte musulman (CFCM, lequel "ne représente pas les musulmans, mais le culte musulman," observe Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris depuis 1992 et président sortant, en 2015, du CFCM) et président de l'Observatoire national contre l'islamophobie, reçu par Macron, lundi 28, pour "voir comment nos concitoyens dont la religion est l’islam peuvent vivre tranquillement leur religion en respectant absolument toutes les lois de la République".

"La sortie scolaire est-elle un temps éducatif ? 




 Oui. Celui qui accompagne une classe est donc un acteur de service public et ne peut pas porter de signes distinctifs", souligne le président du Sénat Gérard Larcher (LR).
"Je veux bien que le collaborateur occasionnel du service public soit tenu par l'ensemble des obligations de l'agent public. Mais dans ce cas, si j'étais collaborateur occasionnel du service public, je demanderais à être payé !", rétorque un ministre qui ne se dévoile pas...

"Et après, vous aurez d'autres problèmes. Vous aurez la mère voilée qui vient au conseil de classe. Et on dira quoi? Que le conseil de classe ce n'est pas une activité scolaire? C'est moins scolaire que la sortie au cinéma ou à la piscine?", prévient-il.

Les 50 nuances de laïcité, selon les intellos-bobos radicaux.
Le rapporteur du texte, Max Brisson (LR), souligne que l'interdiction de tenues ou de signes manifestant "de manière ostensible" une appartenance religieuse ne s'appliquerait pas aux parents participant à la fête de l'école, qui n'est pas une activité liée à l'enseignement, ni lorsqu'ils viennent à l'école pour rencontrer les enseignants. 
Sans doute viennent-ils à l'école pour parler couscous ou jambon-beurre avec les enseignants... Maintenant, s'ls viennent à l'école pour apprendre à lire et écrire le français, en dehors des heures de cours, bienvenue...

samedi 27 janvier 2018

Marseille : la guerre de succession à Jean-Claude Gaudin est ouverte

Les prétendants ont tiré les couteaux

Les rôles ne sont pas encore distribués : Mélenchon, Castaner, Ghali, Muselier ? 

Image associéeLa gauche se positionne, mais la droite a déjà sorti les couteaux, comme en témoignent les violentes attaques portées par Renaud Muselier contre un "mauvais maire" qui a fait "deux mandat de trop".

Résultat de recherche d'images pour "marseille terrasses du port"L'ancien premier adjoint de Jean-Claude Gaudin a surpris. La charge du président LR de la région PACA, héritier impatient passé à la révolte contre le "père" sur une chaîne nationale, Public Sénat, mercredi
Résultat de recherche d'images pour "Marseille  Gaudin"
"L'animal dégourdi piqua son homme au bras. 
Quant à vous, j'ose vous prédire 
Qu'il vous arrivera quelque chose de pire."
(Le Berger et le Roi, La Fontaine)
Muselier charge  un grand sénateur-maire vieillissant qui laissera, selon lui, une ville dans un état "catastrophique" : Renaud Muselier a choisi le moment malheureux de sa présentation des voeux à la presse, jeudi, pour décocher de nouvelles flèches contre son ex-mentor.
"Je ne veux pas, sous prétexte que j'appartiens à la même famille politique, me taire sur la multitude de dysfonctionnements qui entraînent doucement la ville vers un désastre permanent", assène l'ingrat. "Un des défauts du maire de Marseille est de ne pas préparer un successeur pour son œuvre", accuse-t-il, paradoxalement.

Gaudin a donné le signal du lâcher d'ambitieux

Image associée
Vingt-deux ans après son arrivée à l'hôtel de ville, Jean-Claude Gaudin a prévenu à plusieurs reprises qu'il ne se représentera  pas en 2020, provoquant ainsi l'émergence d'un dauphin : successivement, ses premiers adjoints Renaud Muselier, Roland Blum et Dominique Tian, Yves Moraine, le patron du groupe LR à la mairie, ou Bruno Gilles, sénateur LR, ont cru que leur destin allait se jouer.

Les Terrasses du Port, centre commercial
Mais R. Muselier et Y. Moraine ont perdu des élections, D. Tian a essuyé une condamnation judiciaire et Gilles fait face à des problèmes de santé: les prétendants sont en position de faiblesse et le maire sortant n'en est pas attristé. Lundi, lors de ses voeux à la presse, Gaudin a lâché :  "chaque fois qu'on m'a désigné un successeur, celui-là n'y arrive pas," un petit commentaire soulignant que le maire reste le maître des horloges

Image associée
Le Silo, revisité en salle de spectacles
Dernière hypothèse en date, alimentée par La Provence, qui soutient la majorité présidentielle : celle du patron de la République en Marche (LREM) Christophe Castaner, dont la candidature serait vue d'un bon oeil à l'hôtel de ville. Le journal régional évite toutefois de rappeler que le parachuté socialiste de Forcalquier s'est fait éliminer par les Provençaux dès le premier tour des Régionales. Jean-Claude Gaudin n'a pas à se défendre de le soutenir, sa candidature est vouée à l'échec, d'autant que Castaner a choisi de faire carrière à Paris, plutôt qu'en PACA, sacrifiant au passage son épouse restée au pays

Le maire promet d'être derrière "le candidat de (sa) liste et de (ses) amis" 

Image associée
Rocade L2 Marseille : 10,5 km de voies rapides et autoroutes 
pour désengorger le centre-ville
Après s'être  ironiquement déclaré "reconnaissant" à l'égard de Castaner qui s'est retiré en 2015 entre les deux tours des régionales pour barrer la route au FN, Gaudin n'est pas disposé à aider au retour des socialistes à Marseille, fussent-ils déguisés en centristes.

Qui sera le favori du maire ? En fin tacticien, Gaudin entretient le mystère. 
Gaudin, qui s'est pleinement dédié à sa ville, admet que la présidente LR du conseil départemental Martine Vassal a "toutes les qualités" pour lui succéder à la présidence de la métropole Aix-Marseille, mais il ne cite aucun nom pour la mairie: "Il y a au conseil municipal plusieurs personnalités, hommes ou femmes, qui ont les qualités nécessaires pour être maire. D'ici 2020, nous avons le temps de nous mettre d'accord"...

Gaudin attend que ses adversaires s'alignent.
Image associée
Les Docks, ré-aménagés
en bureaux et
lieux de convivialité
Plusieurs têtes s'exposent sur la ligne de crête.

Renaud Muselier ? "Je suis président de la région jusqu'en 2021 et je compte bien le rester. C'est clair." Mais flou, aussi... "Je déteste l'immobilisme. Marseille mérite mieux", ajoute l'ex-dauphin.

Christophe Castaner ? Aujourd'hui, à 52 ans, "la question ne se pose pas", esquive l'ancien maire socialiste de Forcalquier, passé à LREM, de passage dans la cité phocéenne pour l'inauguration de la permanence d'une députée de son parti, le 19 janvier. Mais, dans deux ans - quand Macron aura renouvelé son entourage à mi-mandat, s'il tient sa promesse - ... "oui, évidemment, Marseille ne se refuse pas", reconnaît aussi ce joueur de poker, bachelier à l'âge de 20 ans (à la faveur du rattrapage) et pourtant ex-membre de cabinets de maires, puis de ministériels, au hasard de leurs ascensions politiques : directeur de cabinet de Tony Dreyfus, alors maire du 10e arrondissement de Paris, puis conseiller ...technique de la ministre de la ...Culture, Catherine Trautmann, en 1997 (virée du gouvernement Jospin en 2000), avant qu'elle en fasse son chef de cabinet en 1998 et assure sa promotion comme chef de cabinet de Michel Sapin, alors ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l'État, en ...2000, justement.

Jean-Luc Mélenchon ? Bien qu'il ait toujours officiellement écarté l'idée d'être candidat à la mairie de Marseille - il aura 69 ans en 2020 - , le député LFI des Bouches-du-Rhône tisse sa toile dans la ville. "Le dernier dont on parle, c'est Castaner, et après, on vient me voir, moi, tous les jours. On me dit: 'alors ?' ", s'est-il pris à fantasmer, le 19 janvier, lors de sa cérémonie de voeux à Marseille. "Alors, rien du tout: c'est moi qui décide et personne ne va me tordre le bras", affirme-t-il, insistant sur la nécessité de faire "d'abord" un programme avant de se demander qui va "marcher devant".

Résultat de recherche d'images pour "marseille grands travaux"
Futur centre commercial Vélodrome-Prado
Samia Ghali ? La sénatrice PS des quartiers Nord, candidate malheureuse à la primaire PS lors des municipales de 2014, est, quant à elle, passablement compromise. Elle ne redoute pourtant de rien et se montre la plus directe: elle "n'exclut pas du tout d'être candidate", avoue-t-elle sur RMC mardi. "Je serai toujours candidate pour faire avancer", se la joue-t-elle. Pourquoi pas aussi le socialiste Patrick Mennucci qui, en octobre 2013, la traita d'Arabe" !... 

Un seul s'est d'ores et déjà déclaré officiellement candidat à la succession de Jean-Claude Gaudin: le sénateur FN Stéphane Ravier, qui rêve ouvertement d'un coup d'éclat, même si la barre paraît haute.

vendredi 22 septembre 2017

Plusieurs perquisitions dans l'enquête sur le patrimoine foncier de la sénatrice Samia Ghali (PS)

Perquisitions menées par des policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales

Le domicile marseillais de la sénatrice socialiste Samia Ghalia été perquisitionné le 20 septembre, sur ordre du Parquet national financier 

Résultat de recherche d'images pour "domicile marseillais de la sénatrice socialiste Samia Ghalia"
Ces nouvelles perquisitions du PNF ont eu lieu dans les locaux de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et de la métropole marseillaisejeudi. Elue des quartiers nord de Marseille où elle est née dans une famille d'origine algérienne, Samia Ghali a assuré mercredi n’avoir "rien à cacher ". "Je suis une élue, une parlementaire, c’est normal dans le cadre de la transparence." 

"Je ne suis pas mise en examen, ni placée en garde à vue", a encore fait valoir S. Ghali, dont l’immunité parlementaire n’a pas été levée. "Les policiers sont venus me réclamer des documents, que je leur ai remis, notamment l’acte notarié d’achat de la maison", a-t-elle expliqué mercredi

Des soupçons sur les conditions d’acquisition de son patrimoine foncier 

Maire PS des 15e et 16e arrondissements de Marseille, Samia Ghali est visée depuis mai 2016 par une enquête préliminaire du PNF sur son patrimoine. Les vérifications de la justice portent notamment sur l’acquisition, par l’élue et son conjoint, le 12 mars 2010, de leur maison pour un montant de 1,35 millions d’euros, dans le quartier chic du Roucas-Blanc, sur les hauteurs de la cité phocéenne. "Une situation exceptionnelle, des ruelles sinueuses pleines de charme, des villas avec une vue fantastique aussi bien sur Notre-Dame de la Garde que sur les îles, le quartier du Roucas-Blanc associe tous les avantages pour séduire une population très aisée", écrit un site d’immobilier. 

Le couple Macron a passé des vacances de rêve au Roucas-Blanc, dans le Parc Talabot, un parc qui est un quartier d'exception dans un quartier privilégié depuis le début du XXe siècle. 
Résultat de recherche d'images pour "Roucas-Blanc Macron"
"Le parc Talabot, ensemble résidentiel de villas de très haute classe sur un vaste terrain boisé, est pionnier en matière de fermeture. Le lotissement date de 1936 à l’instigation de la Société Immobilière de l’étang de Berre et de la Méditerranée. La Ville n’arrive pas alors à rassembler assez de fonds pour l’acquérir ", décrit un dossier qui se penche sur les ensembles résidentiels fermés de Marseille, paru dans Pouvoirs locaux.
La demeure de l'élue social-démocrate comporte notamment une piscine, construite de façon illicite par l’ancien propriétaire, mais régularisée ensuite par le couple, grâce à la modification du plan local d’urbanisme. Vue aérienne, ci-dessous.
  
Les enquêteurs passent par ailleurs au peigne fin les subventions accordées par la région, à l’époque où la sénatrice y avait des responsabilités. Lors de l’enquête sur les malversations de l’ex-députée socialiste, Sylvie Andrieux, condamnée pour avoir distribué des subventions régionales à des associations fictives de sa circonscription en échange de voix dans les quartiers nord de Marseille, l’un de ses proches avait évoqué le nom de Samia Ghali lors de sa garde à vue. Il l’avait alors accusé d’avoir eu "son propre circuit" pour distribuer de l’argent public. Bien que condamnée, Sylvie Andrieux s’accroche à son siège.
Image associéeLa justice n’avait, à l’époque, pas donné suite aux déclarations de Ghali.

mardi 16 juin 2015

Le chauffeur de Samia Ghali (PS) soupçonné d'avoir informé les trafiquants de drogue

Mennucci, à qui profite le soupçon

Soupçonné "d'avoir informé les dealers des dispositifs policiers" dans la cité de La Castellane à Marseille

Le chauffeur de la sénatrice PS Samia Ghali était toujours en garde à vue lundi soir, a-t-on appris "de source proche de l'enquête".
Ce militant est l'un des 34 interpellés au cours d'une vaste opération policière visant un réseau de trafic de drogue, lundi matin, dans cette cité de quelque 7.000 habitants des quartiers populaires de Marseille.

"Les opérations ont permis la saisie de 11 kg de cannabis, 51.000 euros, 6 armes de poing et trois armes longues", a détaillé... "une source proche de l'enquête".

Ecoutes téléphoniques

Les fuites dont le chauffeur de la sénateur-maire des 15e et 16e arrondissements de Marseille, dont les dealers auraient bénéficié concernant des dispositifs policiers, datent d'"après la fusillade du 9 février", a expliqué... "une source proche de l'enquête". "Ces soupçons transpirent des écoutes téléphoniques", a-t-elle ajouté.
Le 9 février, des policiers avaient été visés par des tirs de kalachnikov dans la cité de La Castellane, le jour d'une visite de Manuel Valls au cours de laquelle il avait vanté des résultats "encourageants" contre la délinquance [ou le banditisme]...

Les écoutes téléphoniques "ont montré également que depuis le 9 février et le renforcement de la présence policière, les recettes provenant de ce trafic de drogue a été divisé par cinq", aurait garanti, qui ?... "une source proche de l'enquête". On peut faire dire aux chiffres ce qu'on veut.

Moins sujet à caution,
le chauffeur mis en garde à vue pour "vérification" car il serait "une connaissance des trafiquants", aurait été récemment mis à pied pour "comportement inapproprié" mais sans lien avec le trafic de drogue.

lundi 15 juin 2015

Drogue à Marseille: les filets de la police ramassent le chauffeur de Samia Ghali (PS)

Règlement de comptes socialistes après la fusillade lors de la visite de Valls ? 

Outre ce serviteur de la sénatrice entendu, une trentaine d'interpellations

Une trentaine de personnes ont été interpellées lundi matin au cours d'une vaste opération policière visant un réseau de trafic de drogue dans la cité de La Castellane à Marseille (Bouches-du-Rhône). Le coup de filet, qui visait le trafic situé sur la Place du Mérou, a également permis la saisie d'armes et de cannabis.
"Ce matin il y a une très grosse opération de démantèlement de filière à La Castellane", à Marseille, parce que le trafic de drogue, c'est le début de tous les trafics, ce sont ces trafics qui gangrènent les quartiers", avait brodé Bernard Cazeneuve, dès le début de matinée  sur BFMTV, parce qu'il parle bien...


L'opération a été menée par quelque 400 policiers de la police judiciaire marseillaise, du Raid et des CRS, au petit matin dans une cité du 16e arrondissement des quartiers nord. Les trafiquants étaient tellement tranquilles qu'il aura au préalable fallu "plusieurs mois d'enquête de la brigade des stupéfiants de la PJ de Marseille", précise une "source proche du dossier". Au total, il a été procédé à l'interpellation "d'un peu plus d'une trentaine de personnes". Des armes de poing, des armes longues et "plusieurs kilos" de cannabis ont été saisis, ajoute cette même source, toujours aussi imprécise pour des raisons de discrétion sur les quantités vertigineuses en stocks. "Il faut que l'on sache que j'ai donné instruction aux services pour que partout sur le territoire national, les trafics de drogue soient combattus et les réseaux démantelés", s'est flatté Nanard Cazeneuve au passage.


Des coups de feu lors de la visite de Valls

Située dans le 16e arrondissement de Marseille, dans les quartiers Nord de la ville, la cité de La Castellane est un des hauts lieux du trafic de drogue de la cité phocéenne. Elle avait notamment été au centre de l'actualité le 9 février, lorsque, lors d'une visite du Premier ministre, Manuel Valls, à Marseille, une soixantaine de coups de feu avaient été tirés aux fusils d'assaut Kalachnikov, visant plusieurs voitures de police.
VOIR et ENTENDRE une couverture émotionnelle des coups de feux de février:



VOIR et ENTENDRE un autre reportage, moins superficiel: 


"Nous avons été 'rafalés'... 
"Le commandant qui était avec moi a vu des impacts à un mètre de lui...", souffle ce haut responsable policier. "Les tireurs voulaient montrer qu'ils ont une puissance de feu importante", indique Laurent Odye, délégué régional UNSA Police Paca.
VOIR et ENTENDRE le témoignage d'Henri Jibrayel, député PS:

Le scénario aujourd'hui privilégié par les enquêteurs pour expliquer cette fusillade est celui d'une "opération visant à la conquête" d'un territoire du marché de la drogue dans la cité.

Fin mai, 28 personnes ont été renvoyées devant le tribunal correctionnel de Marseille et devraient être jugées d'ici quelques mois pour leur participation supposée à un important réseau de stupéfiants de La Castellane. La cité est décrite par les enquêteurs de la PJ comme le plus grand lieu de vente de cannabis de Marseille, un 'supermarché' qui, selon le procureur Brice Robin, générerait un chiffre d'affaires quotidien de 40 à 50.000 euros. La publication de tels chiffres peuvent susciter des vocations... Même pas besoin de mouiller la chemise comme un footballeur !

A la mi-mai, une vaste opération policière contre le trafic de drogue avait déjà permis l'interpellation de plus d'une vingtaine de "personnes" dans la cité des Lauriers, dans le 13e arrondissement.

Ce coup de filet d’ampleur du 15 juin fait écho à celui organisé il y a deux ans pile,
en juin 2013, autour du trafic de la tour K, dans la même cité. A l’époque, une vingtaine de personnes avaient été arrêtées et 6 millions d'avoirs criminels mal acquis" avaient été saisis, en plus de "1,8 tonne de cannabis, 102 kg de cocaïne. "Quelque 216 armes à feu" ont également été récupérées lors de ces différentes opérations.

Mi-mai, c’est une autre descente de police dans la cité des Lauriers, dans le XIIIe arrondissement de Marseille, qui avait permis l’arrestation d’une vingtaine de trafiquants présumés, là encore après plusieurs semaines d’investigations.



Patrick Mennucci, papier gras mais ravi de la crèche parisienne


La dernière petite phrase raciste de Patrick Mennucci, vainqueur de la primaire socialiste à Marseille, avait provoqué l'indignation au-delà des sphères politiques marseillaises. Suite à sa victoire sur Samia Ghali en octobre 2013, Mennucci avait demandé à Bruno Gilles, le sénateur-maire UMP des 4e et 5e arrondissements, de l'applaudir  pour sa victoire, lors d'une séance de l'assemblée de la communauté urbaine de Marseille. Ce dernier avait préféré le rappeler à la décence sur les conditions de son élection, répondant : "Nous allons plutôt scander 'Samia, Samia'". Désormais candidat de Paris à la mairie de Marseille, il avait alors répondu à la boutade de B. Gilles d'un désobligeant: "Ça sera bien la première fois que tu seras gentil avec une Arabe"...

On l'a compris, entre Mennucci et Ghali, l'un est de trop.
Protégé de Ségolène Royal -dont il a été le factotum- et de l'état-major socialiste parisien, Mennucci multiplie les annonces, avec l'aval de l'exécutif et les crédits hexagonaux: développement du tramway, investissement dans la gare, rénovation d'une cité,... D'autres projets sont encore annoncés, en particulier lors d'un déjeuner avec les chefs d'entreprise des quartiers Nord. Pour S. Ghali, "un Patrick Mennucci avec l'aide de l'Etat, ça change tout !"

A l'inverse, Ghali a défié le pouvoir central
Elle fustigeait l'inaction des pouvoirs publics

Le président et son premier ministre n'ont ni pardonné, ni oublié non plus que Samia Ghali a chahuté Hollande en 2013 !
Dans le QG de Ghali, des sifflets les avaient visés et, sur i-télé/BFM, ses soutiens avaient assuré qu'ils ne voteraient pas Mennucci. Après la clandestine Leonarda qui insultait Hollande, Samia Ghali faisait siffler Hollande et Ayrault à l'origine de son échec face à Mennucci.

Que son chauffeur soit coupable ou innocent, Cazeneuve a veillé à salir Ghali sur son passage.

La sénatrice ne soupçonnait rien... 
Lors de sa première réaction, Samia Ghali, sénatrice PS des Bouches-du-Rhône, s'est dite "choquée" et "stupéfaite" à la révélation dans la matinée que son chauffeur a été interpellé par les forces de l'ordre lors d'un coup de filet dans le quartier marseillais de La Castellane, lundi 15 juin. 
"Je trouve tout à fait normal que ces interpellations aient eu lieu", a faiblement commenté la sénatrice. "On avisera en fonction de ce qu'il sera sorti de tout cela", a-t-elle déclaré