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mardi 16 juin 2015

Le chauffeur de Samia Ghali (PS) soupçonné d'avoir informé les trafiquants de drogue

Mennucci, à qui profite le soupçon

Soupçonné "d'avoir informé les dealers des dispositifs policiers" dans la cité de La Castellane à Marseille

Le chauffeur de la sénatrice PS Samia Ghali était toujours en garde à vue lundi soir, a-t-on appris "de source proche de l'enquête".
Ce militant est l'un des 34 interpellés au cours d'une vaste opération policière visant un réseau de trafic de drogue, lundi matin, dans cette cité de quelque 7.000 habitants des quartiers populaires de Marseille.

"Les opérations ont permis la saisie de 11 kg de cannabis, 51.000 euros, 6 armes de poing et trois armes longues", a détaillé... "une source proche de l'enquête".

Ecoutes téléphoniques

Les fuites dont le chauffeur de la sénateur-maire des 15e et 16e arrondissements de Marseille, dont les dealers auraient bénéficié concernant des dispositifs policiers, datent d'"après la fusillade du 9 février", a expliqué... "une source proche de l'enquête". "Ces soupçons transpirent des écoutes téléphoniques", a-t-elle ajouté.
Le 9 février, des policiers avaient été visés par des tirs de kalachnikov dans la cité de La Castellane, le jour d'une visite de Manuel Valls au cours de laquelle il avait vanté des résultats "encourageants" contre la délinquance [ou le banditisme]...

Les écoutes téléphoniques "ont montré également que depuis le 9 février et le renforcement de la présence policière, les recettes provenant de ce trafic de drogue a été divisé par cinq", aurait garanti, qui ?... "une source proche de l'enquête". On peut faire dire aux chiffres ce qu'on veut.

Moins sujet à caution,
le chauffeur mis en garde à vue pour "vérification" car il serait "une connaissance des trafiquants", aurait été récemment mis à pied pour "comportement inapproprié" mais sans lien avec le trafic de drogue.

dimanche 3 avril 2011

Lybie: les djihadistes se montrent au grand jour

La Libye va-t-elle tomber des mains de Khadafi dans celles des islamistes ?


Le mollah Hanni Terra rend visite aux rebelles qui combattent près de Brega. (Julien Fouchet/JDD)


Les combattants islamistes sont de plus en plus présents aux avant-postes de la rébellion

Parmi les rebelles épuisés face aux forces de Kadhafi, un homme contemple le champ des opérations et des ressources pétrolières. Visage envahi par une longue barbe noire et kalachnikov en bandoulière sur une longue djellaba, il communique des ordres par téléphone satellite. La scène se passe aux abords de la ville pétrolière.

Des rebelles en treillis font cercle autour de cet homme et font barrage à quiconque veut l’approcher: "Vous ne pouvez pas lui parler. Lui, il ne combat pas pour la Libye. S’il se bat aujourd’hui, c’est pour Allah.
"
Ce combattant est l’un de ceux qui font hésiter l’Amérique à fournir des armes aux rebelles. Ils ont appris de leur désastreuse expérience en Afghanistan: ils avaient livré des armes aux Taliban, alors bien considérés, mais qui tuent aujourd'hui des soldats américains.

Al-Qaida, selon la CIA, serait en train d’infiltrer les rangs de la révolution libyenne. Cette réalité embarrasse le gouvernement provisoire de la rébellion, : "Nous avons vingt-cinq combattants sur le front qui ont été liés à Al-Qaida", admet, du bout des lèvres, Iman Bugaighis, la porte-parole du Conseil national de transition. Cette ancienne dentiste, habillée à l’occidentale, s’empresse d’ajouter: "Mais ils ont fait leur peine de prison, et ils combattent aujourd’hui uniquement pour la libération de la Libye."

En août dernier, Kadhafi a libéré trente-sept islamistes libyens des geôles de Tripoli. Parmi eux, des anciens détenus de Guantanamo, dont l’ancien chauffeur d’Oussama Ben Laden, qui seraient tous aujourd’hui sur le front. La plupart viennent de Darna, une ville côtière dans l’est de la Libye. Cette bourgade de 80.000 habitants est celle, de tout le monde musulman, qui aurait fourni le plus de djihadistes en Irak. C’est ce que rapporte une liste de 600 combattants étrangers prise à Al-Qaida par les Américains en 2007: cinquante-deux sont originaires de cette ville libyenne, contre un de moins pour Riyad, la capitale saoudienne et ses 4 millions d’habitants.

Technique Al-Qaida d'approche: la séduction

A Darna, c’est jour de grande prière aujourd’hui. "Souvenez-vous bien que le Qatar a été le premier pays à venir nous aider", prêche le cheikh Choukri el-Hasy devant plusieurs centaines de fidèles rassemblés sous le drapeau de la révolution. Cet ancien prisonnier dirige la grande mosquée de la ville depuis deux ans. L’édifice abrite un mausolée où reposeraient 70 compagnons du prophète Mahomet. Juste à côté, sont enterrés 17 rebelles tués sur le front. "Ceux qui suivaient le prophète étaient les premiers djihadistes. C’est normal qu’on enterre nos martyrs juste à côté d’eux…"

Quant à la présence d’Al-Qaida sur le front, le cheikh élude la question: "Kadhafi a bien enrôlé des mercenaires tchadiens pour tuer son peuple, donc nous, on peut ramener qui on veut." Cela, Al-Qaida l’a bien compris: le premier jour de la révolution, une vidéo de l’organisation terroriste montrait quatre Jeep chargées d’armes en route pour la Libye. Après les premières frappes de la coalition, Al-Qaida saluait les rebelles tout en critiquant l’intervention étrangère qualifiée de "croisade moderne".

Les accusations d'islamophobie couvrent l'action des islamistes
"Avant, je n’aimais pas l’OTAN: ils ont envoyé des missiles en Afghanistan. Maintenant, ils nous aident en Libye, c’est différent. Mais s’il y a des problèmes avec eux, s’ils commencent à occuper le pays, alors, on peut se retourner contre eux en un claquement de doigt", prévient Hakim al-Sadi, en partance sur le front pour coordonner les opérations.
Ce Libyen, marié à trois femmes dont une Afghane, a acquis son expérience militaire, à Khost, en Afghanistan, près de la frontière pakistanaise, au début des années 2000. " Je suis parti me réfugier chez les taliban parce que j’étais pourchassé par Kadhafi, qui n’aime pas les religieux comme moi. Je suis allé m’occuper d’une madrasa ", raconte-t-il. Les Américains l’ont arrêté au Pakistan en 2002, et l'ont remis à Kadhafi qui l’a emprisonné avec d’autres islamistes. Hakim al-Sadi, aujourd’hui libre, a revêtu son habit de djihadiste pour " égorger Kadhafi et construire un État islamique en Libye"
.
Les rebelles comptent sur l'OTAN

Sur le front, les rebelles attendent des armes et de nouveaux bombardements de l’Otan pour avancer sur Tripoli. Des imams passent dans leurs rangs au volant d’un pick-up équipé d’un haut-parleur pour diffuser des prêches. L’un d’eux s’enfonce dans le désert pour lire le Coran aux combattants terrés dans les dunes.
Son message est simple: "Si on remercie Allah, il nous aidera. La victoire viendra de lui uniquement ."

jeudi 23 décembre 2010

Armes, drogue et explosifs saisis en Seine-Saint-Denis

L'économie parallèle du 9.3 ne connaît pas la crise
Vaste coup de filet en Seine-Saint-Denis

Deux opérations de police ont permis une importante saisie d'armes, de drogues et d'explosifs dans le 9.3 mercredi 23 et jeudi 24 décembre au matin.

Les policiers ont découvert 17 kilos de cannabis, des armes et des explosifs et de fortes sommes d'argent en liquide.

Les policiers de l’office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO) ont découvert, jeudi matin, une kalachnikov (fusil d'assaut), 500 grammes d’explosif et deux détonateurs dans une cave abandonnée de la cité de l’Etoile à Bobigny. Sous les fenêtres du terrible tribunal répressif...

A Saint-Ouen, une équipe de la direction territoriale de la sécurité publique (DTSP) a saisi 12 kilos de résine de cannabis et 5 kilos de marijuana. Plus de 80.000 euros ont également été retrouvés sur place. Enfin, les enquêteurs sont tombés sur plusieurs armes dont deux pistolets automatiques, un revolver 357 magnum, une carabine 22 long Rifle, un pistolet d'alarme et un gilet pare-balles.
Le taser est dépassé


Quatre personnes interpellées
« Ces deux opérations engagées conjointement (...) ont permis de démanteler un réseau de trafiquants de drogue », a précise Christian Lambert, le préfet du département. Il devrait se rendre au commissarait de Saint-Ouen pour féliciter les fonctionnaires.

N'est-ce pas un coup trop rude porté au petit commerce qui a déjà tant de difficultés à payer ses charges sociales, alors qu'une politique vertueuse de prévention relancerait l'économie souterraine des quartiers défavorisés, abandonnés par le pouvoir oppresseur de droite ?
Un peu d'humanité, que diable !

Magistrate du TGI de Bobigny agressée

lundi 13 décembre 2010

Marseille - Le dément, agresseur d'un voisin, est décédé

Le flash-ball ou l'arme à feu, il faut choisir
L'homme blessé par un tir de flashball ce dimanche est mort lundi 13

Les faits: l'homme semblait en état de démence
Peu avant 15 heures, dimanche, une patrouille de police est intervenue sur un conflit de voisinage. A son arrivée, les fonctionnaires de police auraient été pris à partie par un homme refusant de se séparer d'un couteau avec lequel il venait de blesser son voisin. L'un des policiers - atteint à la tête par une tasse de verre - aurait alors répliqué d'une décharge de flashball. Il a atteint l'agresseur au thorax.
Légitime défense
Selon les premières auditions effectuées par cette dernière, le forcéné semblait en état de démence au moment des faits
et allait lancer un autre objet quand le policier a tiré.
Hospitalisation des blessés
L'agresseur, déjà connu des services de police pour de petits délits, avait été évacué dans un "état grave" sur l'hôpital militaire de Lavéran. Les marins-pompiers ont dû prendre également en charge le voisin légèrement blessé d'un coup de couteau par le forcéné et un fonctionnaire de police dont la blessure est qualifiée de légère.
Un porte-parole du bataillon des Marins-pompiers de Marseille a précisé que "l'homme se trouvait en arrêt cardio-ventilatoire à l'arrivée des secours. Les marins-pompiers sont parvenus à le ranimer".
Une autopsie
Jean-Jacques Fagni, procureur de la République adjoint de Marseille, a précisé qu'une autopsie devait avoir lieu "le plus rapidement possible", a priori le lundi 13 en fin d'après-midi, pour rechercher les causes de sa mort, ajoutant qu'il ne disposait pas alors de "plus d'éléments sur les circonstances d'usage du flashball".

Faut-il désarmer les forces de l'ordre ?

  • Dimanche, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux avait appelé "à la plus grande prudence". "J'ai encore en mémoire ce qui s'est produit il y a quelques jours: une personne qu'on avait présentée comme (...) décédé des conséquences d'un tir de (Taser), (...) l'analyse médicale a montré que très certainement cela n'était pas le cas", a-t-il dit.
    Une enquête a été confiée à l'Inspection générale de la police nationale pour déterminer si le Flash-Ball a été utilisé conformément aux normes d'usage, tandis que la Sûreté départementale enquêtera sur la rixe elle-même.

  • Le Parti communiste français a demandé ce lundi "un moratoire de toute urgence". "Faisant suite aux nombreux accidents ayant entraîné des blessures graves depuis sa mise en service, le flash-ball, arme soi-disant non-létale, démontre aujourd'hui que son utilisation peut être fatale". Le PCF préconise-t-il l'usage d'armes à feu, qui seraient 'non-létales' ou une décision de désarmement des policiers, qui ne leur serait pas 'fatale' ?

  • Pour sa part, la Ligue des droits de l'Homme (LDH) des Bouches-du-Rhône a dénoncé une arme "qui mutile et qui tue" et posé "la question de son interdiction". Cette association fait-elle une proposition constructive de protection des fonctionnaires de police ou considère-t-elle que ce ne sont ni des citoyens, ni des hommes avec des droits ?

  • Europe Ecologie Les Verts "demande l'interdiction de l'usage de ces nouvelles armes inadaptées aux interventions policières (...) et sources de bavures policières".
    Lien PaSiDupes vers Montreuil et Voynet
    Les altermondialistes Verts et rouges réclament-ils des armes biologiques ?

  • Les trotskistes du NPA ne gardent le silence que parce qu'ils sont poursuivis par la société Taser. Lien PaSiDupes
  • L'opposition milite pour que force reste à la rue

    Force doit rester à la loi

    L'opposition dénonce et dénonce encore, mais ne veut ni du taser, ni des armes à feu et ne fait aucune proposition pour que la loi soit appliquée et la protection de la population assurée.
    En attaquant la police pour son usage du taser, après avoir fait campagne contre son usage des armes à feu, autant dire que, pour la gauche, un fonctionnaire de police à moins de prix qu'un malfrat.
    En refusant à la police les moyens de se protéger dans l'exercice de ses fonctions consistant à faire respecter les personnes et les biens, la gauche politicienne expose l'ensemble de la population aux délinquants et aux déments, récidivistes ou non. Hors situation de prévention, les forces de l'ordre ne doivent pas être exposées, désarmées et systématiquement critiquées.
    Lien Causeur et PaSiDupes: "l'insécurité, c'est la gauche"

    La gauche chercherait-elle à donner des armes au FN ?

    Il est simpliste, et surtout irresponsable, de ne proposer rien d'autre que la suppression du flash-ball. A l'origine envisagé comme un substitut dissuasif aux armes à feu, le taser est moins radical. Malgré ce relatif progrès, l'opposition conserve ses habitudes de dénigrement et se complaît dans la facilité de l'accablement permanent des pouvoirs publics et des forces de l'ordre. C'est au point que ses reproches ne portent plus, puisque l'opposition s'enferme - pour longtemps - dans la dénonciation systématique: quelles que soient les avancées technologiques, les bavures policières persisteront, sauf à lancer, face aux criminels armés et sur-équipés ou déments, des policiers les mains nues.
    A défaut de voyous tout-puissants à soutenir et histoire de conserver son créneau de critique des pouvoirs publics, alors la gauche serait peut-être amenée à compatir au sort des fonctionnaires de police...
    Lien PaSiDupes: policiers victimes du devoir

    Le PCF, Europe-Ecologie/Les Verts et la LDH s'indignent-t-ils équitablement ?

    mardi 16 juin 2009

    Le Syndicat CGT du Livre : ses méthodes démocratiques…

    La liberté de la presse confisquée

    La liberté d'expression bafouée

    PaSiDupes vous propose l’article que Rue 89 lui consacrait le 01/11/2008

    Exemplaires du quotidien gratuit Metro
    répandus sur la route par le syndicat du Livre en 2002

    Violences, trafics, menaces : les coulisses de la CGT du Livre

    Retour sur les méthodes passées et présentes du syndicat du Livre, connu pour être un adepte de la négociation musclée.

    Mercredi matin, aux aurores, plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées devant le siège des Nouvelles messageries de la presse parisienne (NMPP, cf. libellé PaSiDupes ), le groupe qui assure la distribution des quotidiens, dans le XIIe arrondissement de la capitale. Certaines étaient casquées ou encagoulées et brandissaient des masses.

    Ces ouvriers, membres du Syndicat général du livre et de la communication écrite (SGLCE-CGT, cf. libellé PaSiDupes) qui proteste contre un plan de modernisation
    plutôt avantageux, entendaient entrer à l'intérieur du bâtiment.

    L'un d'eux, qui travaille au service maintenance du Journal officiel, a donc tenté de fracturer la porte en verre à coup de masse. Il a été interpellé par les CRS présents et a passé la journée en garde à vue.

    « Vous voulez réécrire “Les Protocoles des Sages de Sion'”

    Une telle action est dans la tradition du syndicat du Livre, communément surnommé “la bête noire des patrons de presse”. Ces derniers ne se sont pas pressés pour répondre aux questions de Rue89.

    Certes, Laurent Joffrin (PDG de Libération) ou Nicolas Beytout (patron des Echos) dénoncent leurs méthodes -le premier
    a évoqué jeudi sur France Inter des menaces physiques constantes, le second l'avait fait en juin lors d'une précédente grève.

    Mais beaucoup d'autres se taisent : très susceptible, le Livre peut bloquer la parution de leurs journaux et leur faire perdre des millions d'euros. “Off the record” cependant, des patrons se répandent sur des méthodes qu'ils jugent “mafieuses”, voire “terroristes”.

    Il y a un an, alors que j'enquêtais sur une
    censure ordonnée par la direction du Progrès par peur de la réaction du syndicat, j'avais joint un chargé de communication du Livre.

    Avec une violence inouïe, cet homme m'avait accusé de “vouloir réécrire les
    Protocoles des Sages de Sion”, m'avait traité d'“antisémite”… alors que le sujet n'avait évidemment rien à voir avec le judaïsme et que, surtout, son syndicat n'était pas en cause dans la censure…

    Un ancien patron : “très aimables, très policés, jamais violents”

    Mais tous les ouvriers du Livre ne sont pas si énervés. Ancien numéro 2 de l'imprimerie du Figaro puis patron de celle du Monde jusqu'en 2004, Jean-Pierre Guérin assure qu'ils ont toujours été “très aimables, très policés, jamais violents” avec lui :

    « Ce que je retiens surtout, c'est l'impression de ne pas avoir été le patron chez moi. Quand, dans une imprimerie, on est 10 sur 300 à ne pas avoir sa carte du syndicat, il faut tout négocier. »

    Selon Guérin, qui est aujourd'hui l'un des dirigeants du Syndicat de la presse quotidienne nationale, la période violente du Livre est en grande partie révolue. “D'ailleurs, on ne peut plus parler ‘du’ Livre. Il y en a qui ont évolué, comme le Syndicat des imprimeries parisiennes. D'autres continuent comme avant, et c'est le cas du SGLCE.”

    Dans le conflit les NMMP, les positions de ce dernier (seul syndicat représenté chez les ouvriers de la presse parisienne et des NMPP) ne sont d'ailleurs pas suivies par sa fédération, la Filpac-CGT (cf.libellé PaSiDupes).

    5000 armes et leurs munitions planquées aux NMPP

    Avant, les ouvriers du Livre pouvaient cacher des armes, détourner du papier par tonnes pour l'envoyer aux camarades cubains, ou se battre à coups de battes de base-ball. “J'en ai déjà vu manier la batte, mais entre eux, des gens du service départ contre les rotativistes”, relate Jean-Pierre Guérin.

    Fin 1991, le patron du syndicat du Livre de l'époque, Roger Lancry, appelle un des dirigeants des NMPP et lui annonce une curieuse nouvelle : “On vient de me dire que vous détenez dans vos locaux un stock d'armes.”

    Pas moins de 5 000 armes dormaient dans un entrepôt des NMPP : fusils, carabines, armes de guerre et munitions ad hoc, toutes issues de la faillite de Manufrance dix ans plus tôt, et stockées là par des ouvriers CGT. Elles n'avaient pas été vendues pour soutenir les ouvriers licenciés, comme dans le cas des montres de Lip.

    Alors pourquoi ? “Les ouvriers ont considéré les NMPP comme l'entreprise la plus sûre de France, car ils y ont entreposé des matériels d'un intérêt stratégique, voire révolutionnaire”, croit savoir Emmanuel Schwartzenberg, qui relate cette histoire dans son livre “Spécial Dernière” (Calmann-Lévy, 2007).

    Finalement, le gouvernement a négocié avec la CGT la remise de tout le stock d'armes contre l'impunité des auteurs. Discrètement transportées par des gendarmes, on les a retrouvées un beau matin dans un champ d'Eure-et-Loir.

    Du papier détourné par centaines de tonnes pour le camarade Fidel

    Pour Marc Norguez, actuel secrétaire général du SGLCE, ce matériel avait été stocké là pour “récupérer un pécule”. “D'ailleurs, il y avait aussi des vélos”, rappelle-t-il.

    A la fin des années 80, c'est un trafic de bobines de papier qui est découvert. Chaque mois, 200 tonnes de papier étaient expédiées vers Cuba pour imprimer le journal Granma.

    Selon Schwartzenberg, “les imprimeries de tous les quotidiens nationaux” étaient concernées, et Castro lui-même traitait avec les ouvriers du Livre. Robert Hersant, le “papivore”, propriétaire notamment du Figaro, a préféré étouffer l'affaire plutôt que d'affronter une grève.

    Pour cette raison, jamais les éditeurs n'ont osé porter plainte contre le Livre. Ils l'ont fait une fois, mais pas directement contre le syndicat, en 2003, quand un trafic de journaux a été découvert. Chaque jour pendant plusieurs années, entre 500 et 2 000 exemplaires de quotidiens étaient détournés par certains ouvriers et vendus par des kiosquiers.

    Préjudice estimé : 3 millions d'euros par an. Des brebis galeuses du Livre étaient complices des trafiquants. Le syndicat s'est totalement désolidarisé des agissements de ces ouvriers, dont “un adhérent” ; qui a été licencié, selon Marc Norguez.

    2002 : des courses poursuites sur l'autoroute

    La récupération des plaques d'imprimerie offset, en revanche, est tacitement allouée au syndicat par les patrons de journaux, sauf ceux du groupe Amaury (Le Parisien, L'Equipe). Ces plaques de métal peuvent se revendre, et rapporter jusqu'à 100 000 euros par an, en fonction des cours des métaux qui les composent. Le trafic de la “gâche” (les rebuts) du papier peut représenter, par quotidien, environ 500 000 euros par an. Là aussi, parfois avec l'accord des patrons, le Livre serait impliqué.

    Voilà pour la routine. En cas de conflit, c'est moins paisible. Au moment de l'arrivée en France des premiers gratuits, en 2002-2003, les ouvriers ont donné le coup de poing, selon les patrons des groupes concernés. Metro se plaignait de colporteurs agressés. Frédéric Filloux, qui dirigeait à l'époque la rédaction de 20 Minutes, raconte que son groupe avait donné pour consigne aux colporteurs de “ne pas résister” :

    « C'était trop dangereux, on en a eu qui se sont fait poursuivre sur l'autoroute par des voitures qui leur faisaient des queues de poisson. Ce qui m'a marqué, c'est ce jour de 2002 où ils ont répandu place de la Nation 600 000 exemplaires volés aux distributeurs.

    Je me souviens de l'un d'eux disant aux CRS de ne pas intervenir, car il était en ligne avec le ministère de l'Intérieur. Il leur disait que s'ils intervenaient, Le Monde ne paraîtrait pas l'après-midi. Quelques minutes plus tard, j'ai entendu l'ordre d'annuler l'intervention dans un talkie-walkie de CRS. »

    Pour le secrétaire général du Livre, “qui veut tuer son chien l'accuse de la rage”

    Pour Marc Norguez, absolument tout ce qui est relaté ci-dessus est faux.

    Les hommes encagoulés devant les NMPP ?

    « Il faisait froid ce matin-là. Il y a eu une vitre cassée, mais si on avait été si méchants et déterminés, on serait entrés. »

    Leur entrée mouvementée au siège de Lagardère, cette semaine ?

    « On a peut-être mis un coup d'épaule, on a des gars un peu costauds. »

    La guerre des gratuits ?

    « Il n'y a eu aucune plainte de déposée. »

    Les trafics ?

    « Il y a des indélicats dans toutes les professions. »

    Selon le syndicaliste, cette “psychose” autour du Livre n'a qu'une origine : “Qui veut tuer son chien l'accuse de la rage. Ce qu'on gagne, on le mérite et on veut pouvoir le garder.” D'après Emmanuel Schwartzenberg, un rotativiste perçoit environ 4 500 euros bruts par mois pour 32h30 de travail hebdomadaire (nocturne).

    Laurent Joffrin ferait mieux de faire un bon journal plutôt que de chercher des boucs émissaires”, poursuit Marc Norguez, qui rappelle que la diffusion des quotidiens est déficitaire, et couverte par celle des magazines. “Nous traiter de terroristes, c'est diffamatoire. Mais on ne le poursuivra pas, ça ne fait pas partie de nos méthodes.”

    vendredi 31 octobre 2008

    Le Syndicat général du livre et de la communication écrite (SGLCE-CGT)

    Exemple de dictature syndicale
    Syndicat unique = dictature syndicale
    C'est, depuis 1934 .en démocratie française, le syndicat unique des ouvriers de la presse quotidienne nationale française, dans les imprimeries et aussi la distribution de la presse. Il est adhérent de la Fédération des travailleurs des industries du livre, du papier et de la communication et il est … CGT !
    Comme chez les dockers, cette organisation assure une double fonction :
    1- celle de défense des intérêts des salariés de la presse quotidienne nationale
    2- et celle de bureau de placement des ouvriers du livre dans les imprimeries de presse parisienne.
    La convention collective stipule : « l’embauchage s’effectue par le chef de l’entreprise, ou son représentant, en accord avec les délégués ou selon les usages qui seront précisés par chacune des annexes techniques (...) ».

    La CGT, pour l’équité ?
    La CGT dispose ainsi d'un monopole d'embauches dans le secteur, source de sa puissance. Le système permet aux employés de bénéficier d'un très haut niveau de salaire. Ainsi, selon un rapport sénatorial, le poids des salaires dans les coûts de l'impression de presse (quotidiens) est de 80 % contre 35 % dans l'imprimerie de labeur (autres publications)
    .

    Le syndicat CGT du livre : une verrue bolchévique
    Le syndicat du livre est accusé d'être l'une des causes du déclin de la presse écrite quotidienne en France. Est notamment mise en cause la politique de prix élevés imposée par le syndicat aux imprimeries, destinée à éviter la concurrence entre imprimeries.
    Ainsi la CGT défend-elle les emplois… mais la presse se meurt et les patrons sont les seuls responsables…

    Liberté d’expression, vue par la CGT
  • Le dessinateur Plantu a dénoncé la censure effectuée par le syndicat du livre. Avec preuve à l’appui : une caricature dessinée pour le magazine La Vie du Rail (au moment des 25 ans du TGV), n'a pas été publié par la direction par crainte de la réaction syndicale de la CGT qui aurait pu entraîner le blocage de l'impression du magazine.
  • En 1991, la direction des NMPP découvre une cache, un dépôt clandestin, de plus de 5 000 armes dans un de ses entrepôts de Saint-Ouen. Ces armes avaient été détournées en 1980, puis cachées par des ouvriers membres du syndicat du livre CGT, lors de la faillite de Manufrance qui les fabriquait en prévision du « grand soir ». La direction des NMPP ne portera pas plainte. Or, selon Emmanuel Schwarzenberg (PRG), le scandale aurait été étouffé par le gouvernement socialiste complice de l'époque, soucieux de ménager la CGT.
  • De nombreux cas d'intimidation ont été rapportés vis-à-vis de journaux choisissant de ne pas passer par le quasi-monopole des NMPP. Par exemple,
  • en 2002, lors de la sortie du quotidien gratuit Metro, de nombreux cas de violences physiques vis-à-vis des distributeurs de Metro par des membres du syndicat du livre ont été rapportés ;
  • en 2007, le journal La Croix essaie de se libérer (Lire PaSiDupes)
  • en 1992, pareillement, la société Les Meilleures Éditions SA, éditrice des journaux Le Meilleur et Spéciale Dernière avaient voulu changer d'imprimeur afin de diminuer ses coûts. Le syndicat du livre a empêché d'autres imprimeries contrôlées par le syndicat du livre d'accepter les contrats dans la contrainte de grèves. Lorsque l'éditeur a fait appel à une imprimerie non contrôlée par le syndicat du livre (imprimerie de labeur), celui-ci a été séquestré et obligé de signer un nouveau contrat sous la contrainte. Par la suite, le syndicat du livre a empêché la publication des journaux pendant plusieurs mois par représailles.
    Sans commentaires...