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mardi 2 juin 2015

Pollution: Royal fait du neuf avec les anciennes pastilles écolos sur la voiture

Retour des pastilles pour différencier les automobilistes

La ministre réinvente l'eau tiède
Les pastilles selon le degré de pollution vont en faire voir de toutes couleurs aux automobilistes.
Après la pastille verte... les macarons multicolores. Pour lutter contre la pollution en ville, Ségolène Royal n'a pas de nouvelle recette: ce mardi matin, elle annonce la mise en place à partir de janvier de certificats qui pénaliseront les propriétaires défavorisés de véhicules anciens les plus polluants, permettant à l'inverse aux utilisateurs des véhicules  de bénéficier d'avantages de circulation. Ce projet a pour objectif de contraindre les utilisateurs les plus démunis de changer de véhicule d'ici cinq ans au prétexte de rendre les villes respirables  "en réduisant de manière pérenne les niveaux de pollution", a expliqué la ministère sur Twitter.

Ce dispositif sera mis en place à partir du 1er janvier, sur la base du volontariat, explique le ministère de l’Ecologie, "pour les usagers qui le souhaitent " et en feront la demande via le système d’immatriculation des véhicules (gratuit durant les 6 premiers mois de mise en place du service puis facturé environ 5 euros). Il vise à mettre en place un "certificat qualité de l’air".
France Ecologie Energie n'est autre que le ministère de l'Écologie, du Développement durable, et de l’Énergie.

Classés de 1 à 6, des moins au plus polluants

Basé sur une classification en fonction des émissions polluantes (oxydes d’azote, particules), ce certificat permettra, en fonction de sa couleur et des règles prises par les maires, d'interdire la circulation aux uns et de la permettre aux autres, dans les zones de circulation restreinte, de bénéficier de modalités de stationnement favorables, d’obtenir des conditions de circulation privilégiée.

Les véhicules seront ainsi classés de 1 à 6, des moins au plus polluants. Les vignettes seront de couleurs différentes selon leur statut, par exemple vert en catégorie 1 (normes Euro 5 et 6 pour les véhicules à essence à partir du 1er janvier 2011) ou gris en catégorie 6 (véhicules diesel ou essence avant décembre 1996).

Dans quelle catégorie serons-nous pointés au regard des voisins ?

Pastille bleue : Tous les véhicules électriques.

Pastille verte
 : Les véhicules essence immatriculés à partir du 1er janvier 2011.

Pastille verte-anis : Les véhicules essence immatriculés entre le 1er janvier 2006 et le 31 décembre 2010 ainsi que les véhicules diesel immatriculés à partir du 1er janvier 2011.

Pastille orange : Les véhicules essence immatriculés entre le 1er janvier 1997 et le 31 décembre 2005, ainsi que les véhicules diesel immatriculés entre le 1er janvier 2006 et le 31 décembre 2010.

Pastille rouge : Les véhicules diesel immatriculés entre le 1er janvier 2001 et le 31 décembre 2005.

Pastille rouge carmin : Les véhicules diesel immatriculés entre le 1er janvier 1997 et le 31 décembre 2000.

Pastille grise : Tous les véhicules immatriculés avant le 31 décembre 1996.

Ce principe de certificat est copié sur plusieurs pays: 
Allemagne, Danemark, Suède, Italie, Autriche, République Tchèque, avoue le ministère de l’Ecologie qui cherche à se justifier aussi en rappelant qu’en ville la pollution atmosphérique, et notamment celle liée aux particules fines, provient largement du trafic routier et entraîne chaque année une augmentation des maladies respiratoires et cardio-vasculaires.

Mais la ministre socialiste occulte l'ancêtre français: la vignette verte
Le principe d’une pastille de couleur a été introduit dans le code de la route par un décret du 17 août 1998. Cette disposition a été supprimée par un décret du 20 février 2012. Nos voisins européens n'ont rien inventé; Ségolène Royal fait du recyclage. Cherche-t-elle à effacer Dominique Voynet de la photo écologiste ?

Le Ministère a également lancé un appel à projet 'Villes respirables en cinq ans'
afin de réduire la pollution de l’air. Seules les agglomérations situées dans l’une des 36 zones couvertes par un plan de protection de l’atmosphère ou PPA ( voir la carte ) pourront candidater.

Un accueil en demi-teintes

L’annonce de la pastille verte a fait réagir l’association 40 millions d’automobilistes, qui a lancé une pétition contre l’instauration de la pastille.

Parmi les politiques,
le député écologiste et compagnon d'Emmanuelle Cosse, la patronne d'EELV candidate à un poste au gouvernement, Denis Baupin s'est dit favorable à cette mesure... 
En revanche, la sénatrice Les Républicains Fabienne Keller -qui peut, quant à elle, attendre 2017- a évoqué l'abandon de la taxe poids lourds, soulignant que la ministre de l'Ecologie est susceptible de reculade. 
Le parti Debout la France raille même la pastille anti-chômage.

Faire émerger des villes laboratoires
Ségolène Royal doit aussi annoncer le lancement d’un appel à projets pour "faire émerger des villes laboratoires" dans la lutte pour la qualité de l’air. L’idée est de soutenir des villes volontaires -au risque de stigmatiser les villes défavorisées- mettant en oeuvre des mesures "exemplaires ", "afin de garantir, dans un délai de 5 ans, un air sain aux populations", précise le ministère de l’Ecologie.
Les collectivités devront envoyer leur candidature avant le 5 septembre. La liste des lauréats sera annoncée fin septembre. Ils devront s’engager " à mettre en oeuvre des mesures radicales dans le domaine de la mobilité", mais également résidentiel, industriel et agricole.
Ils devront notamment créer ou préfigurer une zone à circulation restreinte, et "faciliter le développement de la mobilité électrique", le programme visant aussi à "éliminer en 5 ans le diesel".
Pendant cinq ans, les collectivités sélectionnées bénéficieront d’un appui financier et méthodologique des services de l’Etat et de l’Agence de la maîtrise de l’énergie (Ademe).
Les aides de l'Etat et de l'Ademe (établissement public sous tutelle des ministres chargés de la recherche, de l'écologie et de l'énergie), c'est la triple peine pour les automobilistes.
Ségolène Royal ne doit pas être titulaire du permis de conduire... A-t-elle d'ailleurs un véhicule en nom propre ?

jeudi 2 mai 2013

Montreuil :expulsion de Rom dans l'indifférence des associations

Les expulsions de Rom continuent, mais sans plus créer d'incidents

Les associations et les "people" lâchent les Rom 

Une soixantaine de Rom a été expulsée ce jeudi matin de leur campement de Montreuil, en Seine-Saint-Denis. En 2010, ils étaient 15.000 en France. 
En début de soirée, ils attendaient  une proposition d'hébergement d'urgence devant la mairie, a-t-on appris de sources concordantes. 
Le maire est pourtant Dominique Voynet, Europe Écologie-Les Verts, comme Cécile Duflot, la ministre du Logement de Hollande...

Ces familles avec enfants ont été
évacuées de leur campement au petit matin, situé près d'une friche industrielle. Comme par le passé, l'évacuation fait suite à "une décision de justice obtenue par le propriétaire privé du terrain", a indiqué la mairie EELV de Montreuil par communiqué. 

"Depuis plus d'un an, plus d'une centaine de [Rom] squattaient ce site dans des conditions de vie, de salubrité et de sécurité inacceptables, pour eux-mêmes comme pour les riverains", a-t-elle ajouté, rappelant qu'un incendie s'était déclaré dans le camp le 17 avril.

Le problème de salubrité érigé en bonne raison
 

"Dans le respect des textes, des hébergements provisoires ont été proposés par la préfecture aux familles qui en ont fait la demande", a-t-elle ajouté. 

La préfecture de Seine-Saint-Denis a précisé qu'un "diagnostic social complet" avait été réalisé le 8 avril dans le campement et que "des capacités d'accueil en hôtel avaient été réservées" à destination de quelques familles le jour de l'évacuation. "Mais personne ne s'est manifesté au moment de l'opération", a-t-elle souligné. 

Le Parti de gauche de Montreuil a pour sa part dénoncé jeudi dans un communiqué "le démantèlement des camps sans solution d'hébergement", qu'il qualifie de "vaste mascarade".

Avec Valls, pas de changement de méthode

Place Beauvau, 
 Manuel Valls n'innove pas sur la question des Roms. 

Le 26 juillet 2012, le ministre de l'Intérieur indique que "la situation aujourd'hui à Lyon, à Aix-en-Provence, en Seine-Saint-Denis, dans une partie de l'agglomération lilloise, (nous) oblige à prendre des décisions de démantèlement." Sans toutefois prétendre "que les démantèlements règlent le problème", nuance-t-il. Dans la région lyonnaise, quelque 270 Roms ont été chassés, à Vaulx-en-Velin, le lundi 6 août, et à Villeurbanne, le mardi 7 août 2012.

Le réalisme reprend ses droits et le ton se durcit en mars 2013.

Dans un entretien au Parisien, Manuel Valls déclare qu'
il ne "veut pas laisser perdurer cette situation intolérable. Plus que jamais, les démantèlements sont nécessaires et se poursuivront. Il en va du respect de la loi, et de la sécurité de leurs résidents." Le ministre persiste et signe dans Le Figaro: "La situation, devenue intolérable, ne peut plus perdurer: il faut faire respecter la loi en démantelant le maximum de camps de Roms insalubres..." 


Les associations vitupérèrent quand, dans son discours de Grenoble, l’ancien président Nicolas Sarkozy annonça le démantèlement des camps de Rom sur le territoire français en juillet 2010.

En juillet 2012, le collectif Romeurope invita courtoisement le ministre de l’Intérieur Manuel Valls au dialogue. Secours Populaire, Secours Catholique, Croix-Rouge et Médecins du monde accompagnent les rafles du gouvernement.
S
ans le porte-voix de la presse officielle, les associations l'accusent certes de poursuivre la politique du président précédent, mais ne relancent pas le combat.
Le gouvernement est divisé aussi sur ce sujet
Cécile Duflot veille à camper sur une ligne "humaniste" en multipliant les promesses verbales de relogement d'urgence, et Manuel Valls peut passer pour l'inhumain de service, puisque DAL est absent !

vendredi 25 mai 2012

Législatives: Bayrou lance un SOS au PS

Le centriste bientôt sanctionné par l'ingratitude du président Hollande    


Le MoDem prend la mesure de l'hégémonisme socialiste 

Jean-Luc Bennahmias juge sévèrement l'attitude "trop rigide" du PS à l'égard de François Bayrou et des candidats MoDem aux législatives.

Le député européen [sous l'étiquette des Verts] et cadre du mouvement démocrate [MoDem] s'épanche auprès de L'Express du 25/05/2012:

François Bayrou est donné battu dans sa circonscription face à la candidate PS, êtes-vous déçu par l'absence de renvoi d'ascenseur de la part des socialistes ?

Jean-Luc Bennhamias: Je suis simplement mécontent que le gouvernement ait été bâti autour des seuls socialistes et Verts. Quand on imagine les difficultés qui se profilent pour le pays, et au vu de la position historique prise par François Bayrou... C'est au PS de prendre ses responsabilités. Et notamment de se poser cette question: est-il utile d'éliminer un responsable politique ayant pris une position si courageuse pendant la campagne ?

Cette absence de soutien socialiste a-t-elle découragé les cadres du MoDem pour les législatives ?

(Soupir) Vous n'avez qu'à voir le nombre de responsables du MoDem qui se présentent... A titre personnel, je n'ai jamais discuté avec le PS. Leur position est beaucoup trop rigide.

Revenons sur la campagne présidentielle. L'agence Moody's ne dégrade finalement pas la France, qui emprunte à des taux très bas. Avec du recul, le MoDem n'a-t-il pas pêché par excès de catastrophisme?

Je ne crois pas... Enfin, on s'est peut-être trompé de quelques semaines. Mais dans le fond, ce que nous disions était malheureusement vrai et va se vérifier. Notre plus grosse erreur, c'est simplement de n'avoir pas su expliquer comment le rassemblement allait s'opérer autour de François Bayrou. 

Etes-vous candidat à un poste au gouvernement après les législatives ?

Oui, c'est de notoriété publique. Après avoir pris cette position durant la campagne, je me considère comme faisant partie de la majorité présidentielle. Mais je n'attends rien, je ne vais pas entamer un sit-in devant Matignon !







Bayrou supplie-t-il Hollande
d'intercéder en sa faveur
auprès de la Ch'tite Aubry,
soucieuse de faire élire des Verts ?


=> Cet ex-Verts est Gros-Jean comme devant


N'avait-il pas soutenu l'alliance avec la gauche, Verts pluriel, qui permit à Dominique Voynet de mettre en minorité la ligne " ni-gauche-ni droite " d'Antoine Waechter, et ne négocia-t-il pas l'arrivée du socialiste Noël Mamère chez les Verts radicaux ?

Bayrou aurait-il fait le mauvais choix?
Le centriste renégat risque de tomber du côté où il a penché, mais, prévenus,  les électeurs  commettront-ils la même erreur ?

jeudi 8 mars 2012

Journée de la femme: en 2007, la concubine de Hollande n'a pas voté Royal

Trierweiler s'est abstenue en 2007



François, parano, enfariné et sous écoute,
sEGOl'haine, coquecigrue inaudible,
et Valérie plus verte que rose !




Valérie Trierweiler, compagne de François Hollande, a confié s'être abstenue le 6 mai 2007
au second tour de la présidentielle qui opposait Nicolas Sarkozy et Désirdavenir Royal.

Dans le livre "Valérie, Carla, Cécilia, Bernadette et les autres" de Constance Vergara, journaliste de ... Gala, la journaliste de Paris-Match et Direct 8 raconte comment elle a vécu cette période particulière où elle était la compagne du premier secrétaire François Hollande, séparé de la candidate à la présidentielle.

" Dans l'isoloir, ce 6 mai 2007, pour qui la femme amoureuse a-t-elle voté ?" demande l'auteure. " Je ne veux pas mentir. Je ne suis pas allée voter ce jour-là, je ne le pouvais pas, ne le voulais pas. Comme si je ne me sentais pas concernée. Ou trop concernée justement. C'était douloureux ", répond Valérie Trierweiler.
"Chacun comprendra, j'espère en tous cas. J'avais voté pour Dominique Voynet (les Verts) au premier tour", poursuit cette journaliste de 47 ans, divorcée et mère de trois adolescents. Et d'ajouter: " Toute ma vie, j'ai voté à gauche, sauf pour le deuxième tour de 2002, où j'ai glissé mon bulletin pour faire barrage au Front national. Ce jour-là, j'ai choisi l'option républicaine."

Et "la fraise des bois", a-t-elle voté pour son ex ?

Certains s'interrogeraient. Mais si !
C'était d'ailleurs en 2007: Hollande, apparatchik "normal" qui doit seulement sa carrière aux circonstances ou grand fauve de la politique ? Laurent Fabius, qui assura en 2002 qu'il se retirait de la politique, leur apporta la réponse : "notre sympathique " fraise des bois" ...
Jamais, il est vrai, Fabius n'avait imaginé - fut-ce une seconde - que ce " brave " Hollande, venu des rivages de la démocratie-chrétienne, longtemps adulateur de Jacques Delors et expert dans l'art de la synthèse, pourrait porter un jour les couleurs de la gauche, et s'imposer comme le lointain successeur possible de François Mitterrand.

On peut, en effet, imaginer que François Hollande, qui n'a jamais été ministre, choisira de préférence, s'il est élu, un homme ou une femme d'expérience. D'où les deux noms qui circulent : celui de Martine Aubry, bien sûr, qui en rêve et se tient prête, celui aussi de Fabius, qui en rêve encore 28 ans plus tard, et se tient prêt. Mais, dira-t-on, quelle idée aurait Hollande de choisir pour Matignon une femme qui l'a traité de "gauche molle " ou un homme qui l'avait surnommé " fraise des bois " ?

Le parti socialiste a fait un grand pas en avant

Avec Hollande, il est passé du temps des cerises au temps des fraises.
Que l'on sucre ?

vendredi 16 décembre 2011

Equipe de campagne Europe Ecologie-les Verts 2012 : c'est du Joly

Eva Joly a présenté son équipe de campagne

Tous, hormis le député européen Daniel Cohn-Bendit

L'état-major d'Europe Ecologie-Les Verts au complet, ou presque
La candidate Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à l'Elysée Eva Joly a présenté son équipe de campagne le 15 décembre.
" C'est une nouvelle étape dans ma campagne. Si vous avez pu penser qu'il y avait des moments de solitude dans ma campagne, ce moment est terminé, toute la famille écologiste est réuni ", a déclaré Gro Eva Joly à la presse dans un petit théâtre d'un quartier populaire de Paris.

La candidate pour 2012 a manifestement mal vécu les coups bas de Cécile Duflot qui a pactisé dans son dos avec la Ch'tite Brochen-Aubry la semaine dernière, et qu'elle avait pris ses distances avec l'accord passé entre son parti, Europe Ecologie-Les Verts, et le PS. Contre sa volonté et en dépit des engagements pris haut et fort, au point qu'ils étaient qualifiés d' "ultimatum", Duflot a trahi et vendu son âme (?) pour un parachutage personnel et quelques sièges aux législatives de 2013.


Ils sont venus, ils sont tous là; elle va mourir la Mamma


Prime aux vieux poilus: quatre ex-candidats à l'Elysée

Dominique Voynet (1995 et 2007) et José Bové (2007), à gauche) sont porte-parole.

L'odieux député Noël Mamère (ci-contre à gauche), ex-journaliste franc-maçon de la loge " Demain " du Grand Orient de France en 1994, est co-président du Conseil stratégique, avec la trouble Cécile Duflot, avec les insultes et les gestes obscènes en plus. Nono Mamère avait obtenu 5,25 % des voix au premier tour de l'élection présidentielle et , avec Chevènement, il peut se flatter d'avoir favorisé l'arrivée de Jean-Marie Le Pen au second tour, le 21 avril 2002.

Et le pelé, Antoine Waechter, du Mouvement écologique indépendant et candidat à la présidentielle de 1988.

Ceux qui ont disparu de la photo
Ni Daniel Cohn-Bendit, ni Nicolas Hulot
L'organigramme ne mentionne pas le nom de l'eurodéputé Daniel Cohn-Bendit - "mon parrain", a dit la candidate - ni celui de son ex-rival à la primaire EELV Nicolas Hulot. "Nous ne sommes pas là pour faire l'appoint mais des propositions", a assuré la candidate EELV.

Un petit caprice et s'en revient
Son ex-porte-parole Yannick Jadot, qui avait démissionné, est re-missionné au "Conseil stratégique" de la candidate.
Lien PaSiDupes

Les mignons de Gro Eva
Agé de 24 ans, Stéphane Sitbon-Gomez, ancien des Jeunes Verts, assistant de la secrétaire nationale et directeur de cabinet de Cécile Duflot à la région Ile-de-France, est le directeur de campagne d'Eva Joly.
Le quadra Sergio Coronado, ex-Génération Ecologie, est directeur de la communication de la sexagénaire.

Les simples députés
Le député François de Rugy et l'adjoint au maire de Paris Denis Baupin (ci-contre, à droite), sans Milou.

L'eurodéputé Pascal Canfin, journaliste altermondialiste au mensuel Alternatives économiques, est chargé du projet présidentiel et de rendre "crédibles" les propositions "en les chiffrant"... A noter au passage que les manuels scolaires sont tellement objectifs que Bordas et Hachette y puisent 30 % de leurs sources de presse.

Le nouveau sénateur Jean-Vincent Placé est président du Comité de campagne. C'est lui qui avait qualifié la Mamma de "vieille éthique"!

La surprise du jour
Pour les "urgences sociales", la candidate s'est félicitée de pouvoir compter dans son équipe Xavier Emmanuelli, ex-président du SAMU social.


Les intermittents du spectacle Joly



Eva Joly et son bâton de vieillesse,
Julien Bayou, à qui elle doit ses lunettes rouges



Pour sa campagne Eva Joly fait appel à 12 salariés, payés de 1500 à 3000 euros. Tous les autres membres de son équipe, dont le principal conseiller ou le trésorier, sont bénévoles. Douze personnes, pour le moment, perçoivent un salaire pour assurer à plein-temps la campagne d'Eva Joly.
Le salaires de la base, une secrétaire -une femme - n'est pas égal à celui des cadres... Elle devra se contenter d'un salaire d'appoint !


Les jeunes pousses doivent mûrir
La génération précaire, le graphiste et vidéaste de 19 ans Elliot Lepers (Web), un bidouilleur des nouveaux media 5CI6CONTRE 0 DROITE°, est ...directeur artistique de Gro Eva: étudiant en 3e année d'Arts déco, il a son émission, " L’œil de Links ", sur Canal+ et analyse " l’actualité créative sur la Toile : on parle d’artistes qui n’existent que grâce à cette chose vivante qu’est ­Internet. On s’intéresse à cette économie, au buzz "... ;
et un expert en agit-prop, le potache Julien Bayou (mobilisation), trentaine laiteuse (né 1980), ne touchent que 2 000 euros par mois, officiellement. Ce dernier est subventionné en tant que co-fondateur de Jeudi Noir ou Génération précaire, un collectif dénonçant, dans des actions excessivement médiatisées, la condition des stagiaires, comme c'est le cas actuellement avec ...les Père Noël !
L'équité salariale est pour demain
Le salaire de Stéphane Sitbon, le tout aussi jeune directeur opérationnel de la campagne, avoisine les 2 500 euros.

Les cumulards
Patrick Farbiaz, le principal conseiller politique de la candidate écologiste, devra attendre 2012 pour percevoir de l'argent. Il est sénateur payé par le ministère des Affaires étrangères depuis 2006 et conseiller de l'Assemblée des Français de l'étranger pour six ans.
Et Yves Contassot, le trésorier de la campagne, assume ce rôle à titre bénévole. Mais, à 61 ans, il est conseiller de Paris depuis 2001.

vendredi 9 décembre 2011

Les élus 'bling bling' de la CGT à Montreuil

Les vacances de luxe des Cégétistes pour se remettre des grèves
Le château de Fontenay-lès-Briis (17e siècle), propriété de l'Union des syndicats CGT de la RATP depuis 1937 (Front populaire)
niché dans la vallée de Chevreuse:
sis au cœur d'un parc boisé de 75 hectares, il est agrémentée de trois terrains de tennis, d'un minigolf et d'un camping. Les cadres du CCE amateurs de VTT peuvent ballader sur le parcours du domaine et les pêcheurs CGT ont un étang à truites privatif.
Un audit sur les incroyables dépenses du comité des œuvres sociales de la mairie provoque un conflit ouvert entre la maire de la ville et la CGT.

La campagne présidentielle met la mairie Europe Ecologie-les Verts en panique
Commandé par Dominique Voynet, le rapport sincère de la Cour des comptes
sur le comité d’entreprise de la RATP, met le feu à la .Cet audit interne de la mairie de Montreuil, dirigée par (EELV)? dénonce les drôles de pratiques des élus CGT du comité des œuvres sociales (COS) de la ville.

Lancé en juin lors de la primaire écologiste et achevé le 18 octobre, cet audit dresse un bilan sévère des activités du COS entre 2009 et juin 2011.

La mairie balise au point qu' Voynet a transmis son audit à la cour régionale des comptes, à charge pour les magistrats d’établir si des faits illégaux ont été commis. "
Le comité des œuvres sociales bénéficie de la plus grosse subvention distribuée par la ville, 1,4 M€ et Voynet a des comptes à rendre. " Il était normal que nous exercions un contrôle serré de son activité ", explique-t-elle.
Or, au terme de leur enquête, les auditeurs ont été " révoltés " par ce qu’ils ont découvert, témoigne-t-on à la mairie.

Des oeuvres sociales à usage syndical

Première surprise
, malgré une " situation financière très confortable ", le COS est très discriminant. L’an dernier, seul un tiers des 2840 employés de la mairie ont profité de ses prestations. " Nous partageons ce constat ", assure Bernard Grenouillet, élu FSU au conseil d’administration du COS, bien qu'il soit très proche du PCF.
Plus étonnant, " la plus grande partie des dépenses a trait aux loisirs, au détriment de l’action sociale ", pointe Dominique Voynet. Sur un budget total passé en trois ans de 801000 € à 1,11 M€, les frais de vacances et les voyages ont fait un bond spectaculaire. Résultat : ils ont absorbé cette année 90% du budget, ne laissant que des miettes aux activités culturelles et sportives (9%) et aux aides sociales (0,7%).
Mieux, dans le genre démocratique, " il apparaît que certains adhérents ont pu profiter bien plus des avantages fournis par le COS que les autres adhérents ", observe l’audit, qui ne parle pas de privilégiés de la CGT. D’autant qu’ " il ne semble pas exister de montant maximum de subvention par adhérent ". C'est au faciès !
Reste le plus scandaleux : non seulement une minorité des personnels de la mairie est gâtée par le COS, mais les principaux bénéficiaires ne sont autres que… les élus CGT eux-mêmes. En deux ans et demi, 4 élus CGT, accompagnés de leur famille, ont voyagé aux frais du COS pour un montant de 153024 €. Soit 6 fois plus que les aides sociales distribuées durant cette période. A lui seul, un élu s’est offert 10 voyages (Egypte, Maroc, week-end plongée à La Ciotat…) en 2009, 9 l’an dernier (Kenya, Crète…) et 8 ces six derniers mois (Québec, Méribel, Thaïlande…). Montant de la facture pour cet élu et sa famille : 44000 €. Réponse de Saphia Beltran, agent territorial et présidente CGT du COS de Montreuil, dans un courrier en date du 25 novembre : " L’accompagnement des groupes […] fait partie des fonctions de l’élu (afin) de s’assurer que le voyage se déroule pour le mieux. "

La famille Beltran est d'ailleurs très impliquée dans la municipalité: Stephan Beltran, conseiller municipal communiste de Montreuil, est travailleur social à Emmaüs Alternatives, quand ses mandats cumulés d'administrateur du Centre Communal d'Actions Sociales (CCAS), de représentant du Groupe Communiste à la Commission Technique Paritaire (CTP) et d'administrateur de l'association de gestion de la Bourse du Travail, lui en laissent le loisir: étonnez-vous qu'il ait besoin de voyager!


Les tensions sont vives entre la CGT et Dominique Voynet

En 2008, au sortir du gouvernement Jospin, la ministre de l'Environnement a ravi la mairie de Montreuil au communiste Jean-Pierre Brard après vingt-quatre ans de règne, à la faveur de cette affaire risque encore d’envenimer les relations. " Il est clair que la CGT veut la peau de Voynet ", confie un élu d’un syndicat minoritaire au COS.
Le conflit est en tout cas sur la place publique. " Si les élus CGT ne rectifient pas le tir et n’utilisent pas plus l’argent que nous leur versons à des œuvres sociales, je réduirai les subventions ", menace Dominique Voynet, très remontée contre la CGT qui, de son côté, accuse l’élue écologiste de vouloir réduire les moyens du COS. " Les collectivités locales ne doivent pas s’ingérer dans la gestion des associations qu’elles subventionnent ", soutient Saphia Beltran.

Une drôle de guerre de tranchées s’engage donc à Montreuil, fief de la CGT qui y a établi le siège de la confédération.

lundi 28 novembre 2011

2006-2011: la gauche s'attaque au droit de vote des Français

2006: référendum sur le droit de vote et d'éligibilité des ressortissants étrangers



Mars 2006:
référendum sur le vote immigré
à la mairie communiste de Saint-Denis


Une mascarade de l'extrême gauche

Le référendum était illégal mais Didier Paillard, le maire communiste de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) n'avait pas hésité à défier la loi pour consulter sa population à forte proportion immigrée: un habitant sur quatre est étranger.
Le tribunal administratif de Cergy l'avait pourtant jugé illégal, le 23 février précédent.
" Etes-vous favorable au(x) droit(s) de vote et d'éligibilité des résidents étrangers aux élections locales ?" Français, naturalisés ou étrangers, en situation régulière ou non, tous les habitants majeurs de la ville pouvaient participer à cette manifestation. Et le oui l'avait emporté par 64,11% des voix, soit 7.027 électeurs. La participation s'est élevée à 30,99%.

Illégale et pourtant soutenue par la plupart des chefs de file de la gauche
De nombreuses personnalités de gauche, des républicains, dont François Hollande (PS), Marie-George Buffet (PCF), Dominique Voynet (les Verts), Olivier Besancenot (LCR/NPA), Arlette Laguillier (également trotskiste, mais de Lutte Ouvirère), Danielle Mitterrand (PS) ou Mouloud Aounit (PCF et Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples, MRAP) ont apporté leur soutien à l'opération.
"Il n'est pas normal que dans notre pays ceux qui vivent ici ne puissent voter aux élections locales, alors qu'ils y travaillent et y payent des impôts", a estimé François Hollande qui a réaffirmé que cette question serait une priorité pour les socialistes si les urnes leur sont favorables en 2007.

Les droits de vote et d'être éligible sont indissociables de la citoyenneté

La gauche "abîme" la citoyenneté française

En 2012, François Hollande, le candidat socialiste à la Présidence de la République, approuve toujours qu'en 2006, ils ont " voulu donner à cette consultation la légitimité du suffrage universel ", comme le soulignait Didier Paillard, maire PCF de Saint-Denis,
. "Comment un habitant de Saint-Denis qui est arrivé d'Algérie dans les années 50 (...) peut-il comprendre qu'il a moins de droits que son voisin italien, espagnol, portugais ou français ?", a-t-il demandé.
Aujour'hui, il s'agirait de déléguer nos pouvoirs à des hommes et femmes non membres de l'Union européenne et de nationalité étrangère, aussi bien turque que hélvétique ou russe que norvégienne.

Concrètement, le vote était ouvert aux résidents étrangers de Saint-Denis qui avaient été inscrits depuis un an, le 19 décembre 2005, sur une liste électorale complémentaire et parrallèle à la liste "normale". Selon la mairie, 4488 nouveaux inscrits (sur 36 200 électeurs), dont 55 % d'étrangers, soit 2468, avaient été enregistrés depuis l'annonce de ce scrutin. Les résultats n'avaient de valeur que symbolique et anti-républicaine.

Six semaines plus tard, deux hommes cagoulés et armés ont menacé treize élus de la ville de Saint-Denis réunis à l'hôtel de ville, sans faire de blessés.
Selon des témoins, les agresseurs recherchaient des places pour la finale de football de la Ligue des champions. Le maire communiste a alors dénoncé un "acte de banditisme dangereux et insupportable".
Mais a-t-il déploré l'échec de sa politique de prévention ou du nombre insuffisant de caméras de video-protection et a-t-il aussi dénoncé les "incivilités" des deux nouveaux électeurs présumés, victimes du système libéral ?...

mercredi 23 novembre 2011

Areva: la gauche ne pourra augmenter le nombre de demandeurs d'emploi

Le PDG d'Areva s'est engagé à ne pas supprimer de postes en France

N'en déplaise à la paire Hollande-Duflot, F. Baroin en a fait l'annonce

Le président du directoire d'Areva, Luc Oursel, s'est engagé auprès du gouvernement à ne pas envoyer de salariés au chômage en France, a annoncé le ministre de l'Economie François Baroin à la presse à l'issue d'une réunion d'urgence avec le patron du groupe nucléaire, le mardi 22 novembre.

Malgré les attaques de l'opposition contre le nucléaire Luc Oursel a pris l'engagement de conserver leurs emplois aux travailleurs de cette société anonyme détenue à plus de 80 % par l’État et les électeurs français, de gauche comme de droite : " aucune suppression de postes, aucun plan de départs volontaires et aucun impact sur les sites français " n'est envisagé.

Cette assurance intervient au lendemain d'une rumeur malveillante d'un projet prévoyant la suppression par Areva de 1.000 à 1.200 postes dans ses effectifs en France.
L'Etat "n'acceptera aucun impact" de la crise sur l'emploi dans les entreprises dont il est actionnaire", avait affirmé le ministre un peu plus tôt. " L'Etat-actionnaire n'acceptera aucun impact [de la crise] sur l'emploi (dans les entreprises dont il est actionnaire) en terme de conséquences du ralentissement de l'activité économique internationale et singulièrement nationale", a déclaré François Baroin à l'Assemblée nationale.

" L'emploi ne sera pas une variable d'ajustement dans des plans où l'Etat aura son mot à dire (...) Ce qui s'applique pour Areva s'appliquera pour toutes les entreprises publiques ", a-t-il répondu aux questions successives de deux députés, à l'issue d'une réunion d'urgence avec Luc Oursel.



Jospin roule pour Hollande


Laurent Fabius était le ministre de la création du géant industriel Areva, le 3 septembre 2001, par fusion de CEA Industrie, Framatome et Cogema, sous le gouvernement Jospin, le ministre de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement étant Yves Cochet (65 ans), amateur de "décroissance" et successeur de Dominique Voynet, figure historique des Verts. Aujourd'hui, tous deux sont membres d'Europe Écologie-Les Verts et combattent Areva !...

Luc Oursel a succédé à Anne Lauvergeon, une collaboratrice du président F. Mitterrand nommée président-directeur général (PDG) du groupe Cogema par Dominique Strauss-Kahn. Elle fondera en juillet 2001 la nouvelle entité qu'elle baptise Areva.

Yannick Jadot n'est plus porte-parole de Gro Eva Joly

Le carriériste est prêt à tout accepter du PS

Yannick Jadot a démissionné de ses fonctions de porte-parole d'Eva Joly, candidate d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) à la présidentielle.

L'ancien directeur de campagne de Greenpeace a annoncé sa décision, mercredi 23 novembre sur Twitter, et l'a confirmée auprès d'une agence de presse. Il explique succinctement qu'il est "en désaccord avec la nouvelle ligne politique d'Eva Joly".

Le député européen ne cachait pas ces derniers jours sa désapprobation des critiques acerbes de la candidate à l'égard du Parti socialiste. Il a ensuite semblé gêné par le "recul" pris par la candidate, "pour réfléchir" aux suites à donner au marchandage de sièges de députés contre le reniement des mesures anti-nucléaires signé entre le PS et les écologistes et que la candidate a qualifié de "tambouille". L'équipe de direction de campagne ne semblait pas plus au courant de la décision de retrait de Y. Jadot que de la connivence entre Cécile Duflot et François Hollande pour la suppression du paragraphe sur le MOX dans l'accord passé.

Y. Jadot a annoncé sa démission en interne lundi 21 novembre, lors de la réunion de l'équipe de campagne. " Il ne se sentait pas à l'aise avec le discours exigeant d'Eva à l'égard des socialistes ", explique Sergio Coronado, co-directeur de campagne qui explique que la nouvelle n'avait pas été rendue publique "dans l'attente de l'annonce de l'équipe de la candidate".

De l'ultimatum d'Europe Ecologie au reniement des écolos

Gro Eva Joly refuse de sous-traiter l'écologie pour le PS

L'accord PS/EELV " ne me fait pas rêver ", avait d'abord avoué la candidate, au journal Le Monde et sur France 3, mardi.
Mais elle avait pourtant détourné l'attention du PS en faisant porter la responsabilité de cette "tambouille" sur le groupe Areva, dont elle dénonce le lobbying.

Les écolos ont une patronne sans foi ni loi
VOIR et ENTENDRE l'odieux double-jeu de l'actrice Cécile Duflot, "acteuse" vertueuse du vrai-faux accord PS-les Verts qui s'en prend pourtant à Areva, déclarant "Eva Joly a été troublée par l'intervention d'Areva":


Ainsi, selon Duflot, l'Ami Molette ne serait pas le seul et unique responsable de l'emprise d'Areva !...

Jadot, infiltré socialiste, trace sa route

" Eva a durci son discours. Il s'est dit qu'être porte-parole n'était pas la meilleure carte s'il voulait devenir ministre ", lâche perfidement Sergio Coronado.

Jadot travaille pour François Hollande
La rupture entre les deux eurodéputés s'est faite sur les négociations avec le PS sur la centrale de Flamanville. Dans un entretien au Télégramme le 15 novembre, Yannick Jadot avait proposé que pour sortir du blocage entre les deux formations sur le devenir de l'EPR, on inscrive la demande d'un audit indépendant. La candidate l'avait vertement refusé.

La candidate a franchi un pas de plus dans sa volonté de se démarquer de François Hollande, mercredi matin sur RTL, en refusant de répondre clairement à la question du journalistes qui lui demandait si elle appellerait à voter pour François Hollande au second tour de l'élection présidentielle. " Je ne me trompe pas d'ennemi. Mon objectif est de battre Nicolas Sarkozy ", avait juste indiqué la sexagénaire.


Cohn-Bendit sort du bois pour oeuvrer à la constitution d'un groupe parlementaire

Sur France info, Daniel Cohn-Bendit a repris les critiques de son collègue. " Pour l'instant, Eva Joly fait les mauvais choix politiques", a estimé le manipulateur de marionnettes qui a ajouté : " Qu'elle veuille marquer la différence entre les écologistes et le PS, c'est normal, mais il faut faire la différence entre concurrents (...) et adversaires, qui sont les candidats de droite et d'extrême droite ".

C'est sur Twitter que Dominique Voynet a, elle, répondu au député européen. " Merci à toi. Ca va trop aider la campagne ", lance avec ironie l'ancienne candidate à l'élection présidentielle en 2007.

dimanche 23 octobre 2011

Présidentielle 2012: l'équipe des Verts de Joly Eva

L'entourage altermondialiste d'Eva Joly

Europe Ecologie - Les Verts a son candidat pour 2012

La franco-norvégienne Eva Joly (près de 70 ans en 2012) a été élue par les militants pour représenter le rassemblement lors de l'élection présidentielle. Voyons en images, qui sont ces altermondialistes, écologistes radicaux et Verts, qui forment son équipe de campagne.

Jean-Vincent Placé,
(1968) vice-président EELV du Conseil régional d'Ile-de-France et conseiller politique de Cécile Duflot, il a également soutenu Eva Joly lors de la campagne de la primaire contre Nicolas Hulot. " Je suis tous les lundis matin à son conseil politique et je lui apporte mes analyses sur la situation et des conseils, évidemment, sur les prises de position sur les questions de fond, et aussi une certaine connaissance des écologistes français qui permettent ainsi de développer une campagne de terrain auprès d'eux ", expliquait Jean-Vincent Placé dans un chat au Monde, indiquant qu'il aurait toutefois soutenu Cécile Duflot si la chef de file du parti s'était lancée dans la course à la primaire.

Sergio Coronado
a rejoint l'équipe d'Eva Joly tardivement. Il y a deux mois, il devenait le directeur de campagne de l'ancienne magistrate. Un poste qu'il connaît bien, puisqu'il avait géré la communication de la campagne de Noël Mamère en 2002. Avec succès, puisqu'à l'époque, ce dernier avait recueilli 5,25% des voix au premier tour de la présidentielle, soit le meilleur score jamais obtenu par les écologistes. Sergio Coronado avait intégré Les Verts en 1998 lors de la fusion du parti avec Convergences écologie solidarité (CES) auquel il appartenait. Par la suite, il a été porte-parole des Verts avec Cécile Duflot de 2005 à 2008 et également élu municipal du 14e arrondissement de Paris de 2001 à 2008.

Yannick Jadot,
ancien de Greenpeace, a rejoint Europe Ecologie en septembre 2008 en vue du rassemblement pour les élections européennes de 2009. Tête de liste dans la région Ouest, il y obtient 16,64% des voix. Pilier de la pré-campagne d'Eva Joly, Yannick Jadot est le porte-parole de l'ancienne magistrate. Dans un billet publié sur son blog, il explique les dix raisons qui l'ont poussé à soutenir la franco-norvégienne : "une femme écologiste", "de combat", "compétente", "sincère et courageuse", "ouverte, européenne, internationaliste et bi-nationale", "progressiste, pragmatique et radicale", "politique, "gaie et curieuse" et "enthousiaste". "Il y a près d’un an, je suggérais à Eva Joly de réfléchir à sa candidature à la présidentielle. Mes intuitions d’alors sont mes convictions d’aujourd’hui : Eva est ce qu’elle dit, Eva fait ce qu’elle dit", écrit-il également pour justifier son choix.
Dominique Voynet
a été par deux fois la candidate des écologistes à une élection présidentielle. En 1995, elle avait obtenu 3,31% des suffrages au premier tour. En 1997, elle était rentrée dans le gouvernement de Lionel Jospin, dit de la "Gauche plurielle", en tant que ministre - la première issue des Verts dans un gouvernement français - de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement. En 2006, Dominique Voynet remporte la primaire interne lors d'un scrutin très serré face à Yves Cochet. En 2007, elle ne récolte que 1,57% des voix et appelle à voter au second tour pour la candidate du PS, Ségolène Royal. Dominique Voynet s'est prononcée pour Eva Joly en mai dernier, à la veille du Conseil fédéral d'EELV. "Eva s'est pleinement engagée, Nicolas a davantage hésité, longuement réfléchi...", déclarait-elle alors.
Noël Mamère
a également apporté son soutien à Eva Joly. Selon ce vulgaire, la candidate "incarne une écologie de combat, non consensuelle, une écologie qui ne se réduit pas à l’environnement, une écologie qui ne s’identifie pas au greenwashing des entreprises du CAC 40, une écologie qui établit le lien indissociable entre injustices sociales et injustice environnementale…" C'est on ne peut plus clair... Avant d'ajouter, pour expliquer les raisons de son engagement : "La présidentielle – et j’en sais quelque chose – a besoin d’une personne fiable dans ses choix politiques fondamentaux". En 2002, lors de l'élection présidentielle, le député-maire de Bègles avait obtenu 5,25 % des voix. "La ligne bleue des Vosges serait de dépasser le score de Noël Mamère en 2002, déjà presque quatre fois plus que Dominique Voynet en 2007", estime d'ailleurs le sondeur Frédéric Dabi (Ifop) à propos de la candidature Joly.

François de Rugy
était l'un des rares candidats Verts à négocierun accord avec le PS lors des élections législatives de 2007 dans la 1ère circonscription de Loire-Atlantique. Son ticket avec le socialiste Pascal Bolo remporte 52,03 % des suffrages, battant, au deuxième tour, le député sortant Jean-Pierre Le Ridant (UMP). Le député pourrait donc avoir un rôle clef dans les discussions avec les socialistes. Pour François de Rugy, Eva Joly incarne "le choix du courage, de la cohérence politique, de la sincérité".
Julien Bayou
Pour mener sa campagne, Eva Joly s'est entourée de jeunes militants. Parmi eux, Julien Bayou. Agé de 30 ans et issu du monde associatif, il a pris fait et cause pour la candidate, devenant son directeur de la communication. Ce militant de longue date, au sein notamment de Jeudi-Noir et de Génération-Précaire, a géré la communication visuelle d'Eva Joly, sur Internet, mais aussi en distribuant tee-shirts et badges reprenant les fameuses lunettes rouges de la franco-norvégienne. L'engagement de Julien Bayou aux côtés des écologistes remonte aux élections régionales de 2010. En quatrième position sur la liste menée par Safia Lebdi dans le département du Val d'Oise, il est élu au conseil régional d'Ile-de-France en mars 2010.
Karima Delli
Née en 1979 de parents algériens, elle a étudié au collège Notre-Dame de Wailly de Tourcoing avant d'obtenir son bac et de s'engager politiquement au sein des Verts en 2005, alors assistante parlementaire de la sénatrice écologiste du Nord Marie-Christine Blandin. Aux législatives de 2007, Karima Delli est candidate dans la 10e circonscription du Pas-de-Calais, comme suppléante de Bernard Despierre. Ancienne secrétaire fédérale des Jeunes Verts (2007-2008), elle est élue députée européenne en 2009 et devient l'une des plus jeunes membres du Parlement européen. Parallèlement, tout comme Julien Bayou, elle milite au sein de nombreux collectifs, tels que Jeudi Noir et Sauvons les riches. "Eva Joly, c’est une autre conception de l’action politique, plus collective et surtout différente de toutes ces machines médiatiques (...) Elle est sincère, engagée, déterminée, populaire, compétente, crédible, enthousiaste, attentive aux autres et capable de rassembler au-delà de notre électorat traditionnel", estime Karima Delli.

Les "hulotistes"
Après la défaite de leur champion, l'équipe de campagne d'Eva Joly - qui leur a tendu la main aux proches de Nicolas Hulot en vue de 2012 - pourrait bien s'élargir.
Pascal Durand, directeur de campagne de l'ancien animateur de télévision, aurait déjà été approché. "Ce n'est pas le mercato, on a à construire le mouvement", a déclaré ce dernier.
"C’est désormais de la responsabilité d’Eva Joly et de son équipe de proposer à l’ensemble d’EELV, y compris nous, une stratégie de campagne", a expliqué Yves Cochet (à droite sur la photo) lundi au JDD.fr. "Bien entendu, nous serons tous rassemblés autour de sa candidature (...) Il faudra simplement voir qui fait quoi. Évidemment, tout le monde ne sera pas du premier cercle. Cela demande un organigramme", a précisé le député parisien. Quant au principal intéressé, Yannick Jadot espère qu'il "accompagnera l'ensemble de la campagne" d'Eva Joly.
Sur la photo, José Bové est à l'extrême gauche.

Pascal Canfin
Journaliste (36 ans) à Alternatives Economiques avant d'entrer en politique, il sera chargé d'évoquer les questions économiques, sociales et financières durant la campagne d'Eva Joly. Elu député européen en 2009, il soutient la Franco-norvégienne depuis plus d'un an et fait donc figure d'"ancien".

Manquent
Daniel Cohn-Bendit

qui tacla en effet Cécile Duflot, la secrétaire nationale d'Europe Écologie Les Verts (EELV, ci-contre à son côté) et villipenda le "sectarisme" des Verts
et
Nicolas Hulot (ci-contre, à gauche), au côté de la " vieille éthique", selon les termes choisis de Jean-Vincent Placé, qui se paie néanmoins le luxe de l'indignation à être affectueusement décrit comme " notre Coréen national", chargé des négociations de la candidate bi-nationale avec le candidat raplapla du PS !...