POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Cochet Y. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Cochet Y. Afficher tous les articles

samedi 6 septembre 2014

Les élus écolos d'EELV voteront-ils contre la confiance au gouvernement Valls 2 comme promis

Qui croire depuis la reculade des "frondeurs" socialistes?

Verdict le 16 septembre: 
Valls engagera la responsabilité de son nouveau gouvernement devant l'Assemblée nationale, 145 après le précédent...
Certains députés Europe Écologie-les Verts ont déjà  choisi d'appeler à ne pas voter la confiance à Valls II. Un coup de menton de plus à gauche, notent les observateurs. En avril dernier, des députés socialistes se disaient tellement courroucés par le plan du Premier ministre prévoyant 50 milliards d'économie et d'austérité qu'ils avaient fait du chantage sur leur vote. Le pacte de stabilité prévoit quatre milliards d'euros d'économies, dont 1,6 milliard du budget de l'État, pour poursuivre l'illusoire réduction du déficit public à 3,8 % du PIB.
Une fronde qui avait conduit le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, à mettre en garde les parlementaires de l'aile gauche du PS sur les conséquences de ce qui était perçu comme un "acte de défiance" vis-à-vis du gouvernement.
Au final, tous -sauf 3- avaient obtempéré (Bapt, Barbara Romagnan, Carine Petit, Isabelle Thomas, Laurianne Deniaud, Mathieu Hanotin, Razzye Hammadi, Régis Juanico, Thierry Marchal-Beck), y compris Arnaud Leroy, Christian Paul, Pascal Cherki, Daniel Goldberg, Fanélie Carrey-Conte, Jean-Marc Germain (époux Anne Hidalgo), Laurent Baumel, Pouria Amirshahi, qui faisaient partie de la liste des 90 signataires du texte réclamant un nouveau "contrat de majorité", avaient finalement décidé de se rallier et d'approuver le plan d'économies soumis au vote de l'Assemblée. "Le gouvernement a répondu à une partie de nos démarches", assura Catherine Lemorton (Haute-Garonne).
Députée socialiste godillot et railleuse

Gérard Bapt quant à lui estima soudain que "les mesures annoncées sont positives". "On n'est ni godillots, ni déloyaux", lança Christophe Borgel qui opta pour "une attitude de confiance exigeante" !
Il y avait eu 67 abstentions : 41 socialistes (dont L. Baumel, D. Batho, F. Carrey-Conte, H. Emmanuelli, P. Amirshahi, Florence Delaunay, JM Germain, D. Goldberg, PA. Muet, Ph. Noguès ou J. Guedj), trois UMP, 17 UDI, deux écologistes (Denis Baupin et Jean-Louis Roumégas), un élu d'Outre-mer, un non-inscrit et Jean Lassalle (MoDem). 
Ont voté contre, les deux coprésidents du groupe EELV (Barbara Pompili et François de Rugy), ainsi que Sergio Coronado, Noël Mamère et Eva Sas. En revanche, 3 députés écologistes ont voté pour (Eric Alauzet, François-Michel Lambert et Paul Molac).

Si donc la position des députés "frondeurs" agite les rangs socialistes, Manuel Valls se déclare serein sur l'issue du vote, au vu de la détermination molle des braillards. Les radicaux de gauche et les socialistes s'étaient couchés devant le Premier ministre, tout comme 10 des 18 députés écologistes. A la fin de ce psychodrame, Manuel Valls avait remercié "la majorité pour son soutien franc, loyal et massif".

Frondeurs PS en meute: Laurent Baumel, 
Christian Paul et J.-M. Germain
Plus tôt, l'exécutif avait déjà fait pression sur sa majorité parlementaire contre un "risque d'enlisement", en cas de blocage sur les textes budgétaires et la réforme territoriale. "Je ne souhaite pas la dissolution mais je ne serai pas le chef d'un gouvernement qui n'avance pas", avait-il averti le locataire de Matignon. Et s'ils n'ont pas voulu "s'opposer à la mise en oeuvre d'une mesure de réduction d'impôts qui va bénéficier à 3,7 millions de ménages modestes", les "frondeurs" avaient déjà prévenu qu'ils ne voteraient pas "en l'état" le projet de loi de financement rectificative de la Sécurité sociale, qui comporte les premiers allègements de cotisations du pacte de responsabilité avec les entreprises et dont le vote solennel a eu lieu le 8 juillet. 

Deux textes internes à EELV demandent aux parlementaires verts de voter contre la confiance

Le premier d'entre eux, intitulé 'Gouvernement Valls II : l'impossible confiance', est signé par des cadres du parti réputés proches de Cécile Duflot, note  le Journal du Dimanche. Parmi les signataires, on trouve David Cormand, n°2 du parti, ou encore Philippe Meirieu, Jean-Sébastien Herpin, Florence Pelissier, etc.
Et voici ce qu'on peut y lire :
Ce gouvernement a choisi de déchirer le compromis historique de la majorité de 2012 au profit d'une convergence idéologique avec un libéralisme effréné. […]
Notre responsabilité n'est pas de nous compromettre. […] Nous appelons donc tous les parlementaires n'ayant pas abdiqué à changer le réel au profit de la solidarité, de la démocratie, de la justice et de l'écologie, à refuser d'accorder leur confiance à ce gouvernement en votant contre le 16 septembre.
Mais ce n'est pas le seul texte qui appelle à voter contre la confiance. 
Un second, Nous n'avons plus confiance !, circule également dans les rangs écolos. Celui-ci est signé par l'ancien ministre de l'Environnement Yves Cochet, Françoise Alamartine, le maire du 2e arrondissement de Paris, Jacques Boutault, le conseiller de Paris Jérôme Gleizes et l'ancienne porte-parole d'EELV Elise Lowy.
Ils dénoncent "l'orientation du gouvernement Valls II" qui, selon eux, "n’a plus rien à envier aux politiques conduites par la droite". Ils ciblent également le nouveau patron de Bercy Emmanuel Macron :
La nomination comme ministre de l’Economie d’un ancien banquier d’affaires est à cet égard un symbole fort. […] Nous appelons donc les parlementaires écologistes et de gauche à voter contre la confiance au gouvernement.
En avril 2014, lors du vote de confiance sur Valls I, un député écolo sur 17 avait voté contre
six Verts radicaux s'étaient abstenus avec les 41 socia- listes, trois UMP, 17 UDI, deux écolo- gistes, un élu d'Outre-mer et un non-inscrit, Jean Lassalle (MoDem), sur un total de 26 abstentions (11 socialistes, 3 radicaux de gauche, 3 UDI, 1 élu de la gauche démocrate et républicaine, 1 UMP et 1 non inscrit).

Ces 11 députés PS qui avaient refusé leur soutien au gouvernement Valls 1 sont P. Amirshahi, F. Carrey-Conte, N. Chabanne, p. Cherki, JP. Dufau, H. Emmanuelli, Guedj, Ph. J. Noguès, Romagnan, Sebaoun, S. Tallard.

En juillet 2012, 306 députés avaient voté pour (contre 239). En juillet 2012, Jean-Marc Ayrault avait obtenu la confiance par 302 voix, mais 27 députés socialistes n'avaient pas pris part au vote car la plupart étaient devenus membres du gouvernement et ne pouvaient alors ni voter, ni déjà être remplacés par leurs suppléants.

Avaient voté contre le pacte de stabilité, les trois chevènementistes du Mouvement républicain et citoyen (MRC), 192 UMP, 7 UDI, 12 écologistes, 12 députés du Front de gauche ou de leurs alliés ultra-marins et six non-inscrits, dont les deux députés du FN.

mercredi 23 novembre 2011

Areva: la gauche ne pourra augmenter le nombre de demandeurs d'emploi

Le PDG d'Areva s'est engagé à ne pas supprimer de postes en France

N'en déplaise à la paire Hollande-Duflot, F. Baroin en a fait l'annonce

Le président du directoire d'Areva, Luc Oursel, s'est engagé auprès du gouvernement à ne pas envoyer de salariés au chômage en France, a annoncé le ministre de l'Economie François Baroin à la presse à l'issue d'une réunion d'urgence avec le patron du groupe nucléaire, le mardi 22 novembre.

Malgré les attaques de l'opposition contre le nucléaire Luc Oursel a pris l'engagement de conserver leurs emplois aux travailleurs de cette société anonyme détenue à plus de 80 % par l’État et les électeurs français, de gauche comme de droite : " aucune suppression de postes, aucun plan de départs volontaires et aucun impact sur les sites français " n'est envisagé.

Cette assurance intervient au lendemain d'une rumeur malveillante d'un projet prévoyant la suppression par Areva de 1.000 à 1.200 postes dans ses effectifs en France.
L'Etat "n'acceptera aucun impact" de la crise sur l'emploi dans les entreprises dont il est actionnaire", avait affirmé le ministre un peu plus tôt. " L'Etat-actionnaire n'acceptera aucun impact [de la crise] sur l'emploi (dans les entreprises dont il est actionnaire) en terme de conséquences du ralentissement de l'activité économique internationale et singulièrement nationale", a déclaré François Baroin à l'Assemblée nationale.

" L'emploi ne sera pas une variable d'ajustement dans des plans où l'Etat aura son mot à dire (...) Ce qui s'applique pour Areva s'appliquera pour toutes les entreprises publiques ", a-t-il répondu aux questions successives de deux députés, à l'issue d'une réunion d'urgence avec Luc Oursel.



Jospin roule pour Hollande


Laurent Fabius était le ministre de la création du géant industriel Areva, le 3 septembre 2001, par fusion de CEA Industrie, Framatome et Cogema, sous le gouvernement Jospin, le ministre de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement étant Yves Cochet (65 ans), amateur de "décroissance" et successeur de Dominique Voynet, figure historique des Verts. Aujourd'hui, tous deux sont membres d'Europe Écologie-Les Verts et combattent Areva !...

Luc Oursel a succédé à Anne Lauvergeon, une collaboratrice du président F. Mitterrand nommée président-directeur général (PDG) du groupe Cogema par Dominique Strauss-Kahn. Elle fondera en juillet 2001 la nouvelle entité qu'elle baptise Areva.

samedi 19 novembre 2011

Législatives: un bon juif est un juif réduit au silence

La gauche condamne-t-elle les citoyens juifs au silence ?
Les listes socialistes pour les législatives posent problème

Il n'est plus nécessaire de démontrer la connivence entre le PS et les altermondialistes d'Europe Ecologie-les Verts.
Chacun qui a appris depuis la taxe carbone ce qu'est une "trahison de l'esprit" a désormais compris ce qu'est une trahison concrète et vulgaire depuis que la vertueuse Cécile Duflot a trahi Gro Eva Joly, candidate à la présidentielle, pour s'assurer d'abord au moins 15 sièges aux prochaines législatives, mais une soixantaine, à l'arrivée.
60 députés sont naturellement le prix à payer par "notre binationale" sacrifiée à l'autel écolo et bio.

Il aura suffi que, dans la nuit, le PS ampute l'accord du paragraphe sur le MOX, pour que Cécile Duflot obtienne de François Hollande et Michel Sapin la 6e circonscription de Paris et une avalanche de parachutage altermondialistes sur la France. L'accord a été détricoté après signature et avec le consentement tacite de la patronne des Verts. Mais la candidate Gro Eva Joly s'est sentie non seulement court-circuitée, mais trompée: créditée de 3% des intentions de vote, elle s'est faite éjecter des préoccupations du rassemblement écolo. Tenue pour quantité négligeable, la sexagénaire a fui Paris et a disparu de la circulation. Est-elle à Baden-Baden ou à Oslo ? Nul ne le sait ! Duflot assure qu'elle fera sa réapparition dans le courant de la semaine prochaine et sera donc absente au Conseil fédéral d'EELV samedi, a indiqué jeudi son entourage.

Les antisémites en ont rêvé, le PS l’a fait

Cet article est dû à Jean-Patrick Grumberg et fait polémique à gauche, en particulier parmi les soutiens du Parti socialiste qui n'ont pas informé de ce fait révélé ci-dessous, dans l'indifférence de Mediapart, mais une réaction partisane de chroniqueuse a bénéficié d'une publication non modérée par le Nouvel Observateur. Pour autant, la liberté d'expression n'est pas unilatérale et PaSiDupes lui cède la parole, mais peut-être apprendrons-nous qu'elle est confisquée.

"Richard Prasquier, Président du Crif dont je ne partage pas les contorsions, bien que je reconnaisse que sa position lui impose sans doute de faire de la haute voltige, fait les remarques suivantes : "Les négociations entre le PS et EELV (les Verts) pour le choix des candidats d’union aux prochaines élections législatives ont abouti à l’éviction de Serge Blisko (note de JPG : zut un Juif, un mauvais hasard), de Tony Dreyfus (JPG : encore un Juif, pas de bol, bien que proche de Lang) et de Danièle Hoffman Rispal (JPG : Juive aussi, mais il faut être de très mauvaise fois pour y voir un quelconque rapport de cause à effet).
Dans la circonscription de Serge Blisko, on parle, à la place de Yves Cochet, député européen, de Yves Contassot, réputé être parmi les plus virulents des antisionistes (note de JPG : Prasquier a certainement souffert sur son clavier, je pense qu’il voulait écrire antisémite) du parti écologique. "
Votez PS ! Votez Verts ! les partis qui lavent plus pur que les nazis.

Reproduction autorisée, et même vivement encouragée, avec la mention suivante et le lien ci dessous :

dimanche 23 octobre 2011

Présidentielle 2012: l'équipe des Verts de Joly Eva

L'entourage altermondialiste d'Eva Joly

Europe Ecologie - Les Verts a son candidat pour 2012

La franco-norvégienne Eva Joly (près de 70 ans en 2012) a été élue par les militants pour représenter le rassemblement lors de l'élection présidentielle. Voyons en images, qui sont ces altermondialistes, écologistes radicaux et Verts, qui forment son équipe de campagne.

Jean-Vincent Placé,
(1968) vice-président EELV du Conseil régional d'Ile-de-France et conseiller politique de Cécile Duflot, il a également soutenu Eva Joly lors de la campagne de la primaire contre Nicolas Hulot. " Je suis tous les lundis matin à son conseil politique et je lui apporte mes analyses sur la situation et des conseils, évidemment, sur les prises de position sur les questions de fond, et aussi une certaine connaissance des écologistes français qui permettent ainsi de développer une campagne de terrain auprès d'eux ", expliquait Jean-Vincent Placé dans un chat au Monde, indiquant qu'il aurait toutefois soutenu Cécile Duflot si la chef de file du parti s'était lancée dans la course à la primaire.

Sergio Coronado
a rejoint l'équipe d'Eva Joly tardivement. Il y a deux mois, il devenait le directeur de campagne de l'ancienne magistrate. Un poste qu'il connaît bien, puisqu'il avait géré la communication de la campagne de Noël Mamère en 2002. Avec succès, puisqu'à l'époque, ce dernier avait recueilli 5,25% des voix au premier tour de la présidentielle, soit le meilleur score jamais obtenu par les écologistes. Sergio Coronado avait intégré Les Verts en 1998 lors de la fusion du parti avec Convergences écologie solidarité (CES) auquel il appartenait. Par la suite, il a été porte-parole des Verts avec Cécile Duflot de 2005 à 2008 et également élu municipal du 14e arrondissement de Paris de 2001 à 2008.

Yannick Jadot,
ancien de Greenpeace, a rejoint Europe Ecologie en septembre 2008 en vue du rassemblement pour les élections européennes de 2009. Tête de liste dans la région Ouest, il y obtient 16,64% des voix. Pilier de la pré-campagne d'Eva Joly, Yannick Jadot est le porte-parole de l'ancienne magistrate. Dans un billet publié sur son blog, il explique les dix raisons qui l'ont poussé à soutenir la franco-norvégienne : "une femme écologiste", "de combat", "compétente", "sincère et courageuse", "ouverte, européenne, internationaliste et bi-nationale", "progressiste, pragmatique et radicale", "politique, "gaie et curieuse" et "enthousiaste". "Il y a près d’un an, je suggérais à Eva Joly de réfléchir à sa candidature à la présidentielle. Mes intuitions d’alors sont mes convictions d’aujourd’hui : Eva est ce qu’elle dit, Eva fait ce qu’elle dit", écrit-il également pour justifier son choix.
Dominique Voynet
a été par deux fois la candidate des écologistes à une élection présidentielle. En 1995, elle avait obtenu 3,31% des suffrages au premier tour. En 1997, elle était rentrée dans le gouvernement de Lionel Jospin, dit de la "Gauche plurielle", en tant que ministre - la première issue des Verts dans un gouvernement français - de l'Aménagement du Territoire et de l'Environnement. En 2006, Dominique Voynet remporte la primaire interne lors d'un scrutin très serré face à Yves Cochet. En 2007, elle ne récolte que 1,57% des voix et appelle à voter au second tour pour la candidate du PS, Ségolène Royal. Dominique Voynet s'est prononcée pour Eva Joly en mai dernier, à la veille du Conseil fédéral d'EELV. "Eva s'est pleinement engagée, Nicolas a davantage hésité, longuement réfléchi...", déclarait-elle alors.
Noël Mamère
a également apporté son soutien à Eva Joly. Selon ce vulgaire, la candidate "incarne une écologie de combat, non consensuelle, une écologie qui ne se réduit pas à l’environnement, une écologie qui ne s’identifie pas au greenwashing des entreprises du CAC 40, une écologie qui établit le lien indissociable entre injustices sociales et injustice environnementale…" C'est on ne peut plus clair... Avant d'ajouter, pour expliquer les raisons de son engagement : "La présidentielle – et j’en sais quelque chose – a besoin d’une personne fiable dans ses choix politiques fondamentaux". En 2002, lors de l'élection présidentielle, le député-maire de Bègles avait obtenu 5,25 % des voix. "La ligne bleue des Vosges serait de dépasser le score de Noël Mamère en 2002, déjà presque quatre fois plus que Dominique Voynet en 2007", estime d'ailleurs le sondeur Frédéric Dabi (Ifop) à propos de la candidature Joly.

François de Rugy
était l'un des rares candidats Verts à négocierun accord avec le PS lors des élections législatives de 2007 dans la 1ère circonscription de Loire-Atlantique. Son ticket avec le socialiste Pascal Bolo remporte 52,03 % des suffrages, battant, au deuxième tour, le député sortant Jean-Pierre Le Ridant (UMP). Le député pourrait donc avoir un rôle clef dans les discussions avec les socialistes. Pour François de Rugy, Eva Joly incarne "le choix du courage, de la cohérence politique, de la sincérité".
Julien Bayou
Pour mener sa campagne, Eva Joly s'est entourée de jeunes militants. Parmi eux, Julien Bayou. Agé de 30 ans et issu du monde associatif, il a pris fait et cause pour la candidate, devenant son directeur de la communication. Ce militant de longue date, au sein notamment de Jeudi-Noir et de Génération-Précaire, a géré la communication visuelle d'Eva Joly, sur Internet, mais aussi en distribuant tee-shirts et badges reprenant les fameuses lunettes rouges de la franco-norvégienne. L'engagement de Julien Bayou aux côtés des écologistes remonte aux élections régionales de 2010. En quatrième position sur la liste menée par Safia Lebdi dans le département du Val d'Oise, il est élu au conseil régional d'Ile-de-France en mars 2010.
Karima Delli
Née en 1979 de parents algériens, elle a étudié au collège Notre-Dame de Wailly de Tourcoing avant d'obtenir son bac et de s'engager politiquement au sein des Verts en 2005, alors assistante parlementaire de la sénatrice écologiste du Nord Marie-Christine Blandin. Aux législatives de 2007, Karima Delli est candidate dans la 10e circonscription du Pas-de-Calais, comme suppléante de Bernard Despierre. Ancienne secrétaire fédérale des Jeunes Verts (2007-2008), elle est élue députée européenne en 2009 et devient l'une des plus jeunes membres du Parlement européen. Parallèlement, tout comme Julien Bayou, elle milite au sein de nombreux collectifs, tels que Jeudi Noir et Sauvons les riches. "Eva Joly, c’est une autre conception de l’action politique, plus collective et surtout différente de toutes ces machines médiatiques (...) Elle est sincère, engagée, déterminée, populaire, compétente, crédible, enthousiaste, attentive aux autres et capable de rassembler au-delà de notre électorat traditionnel", estime Karima Delli.

Les "hulotistes"
Après la défaite de leur champion, l'équipe de campagne d'Eva Joly - qui leur a tendu la main aux proches de Nicolas Hulot en vue de 2012 - pourrait bien s'élargir.
Pascal Durand, directeur de campagne de l'ancien animateur de télévision, aurait déjà été approché. "Ce n'est pas le mercato, on a à construire le mouvement", a déclaré ce dernier.
"C’est désormais de la responsabilité d’Eva Joly et de son équipe de proposer à l’ensemble d’EELV, y compris nous, une stratégie de campagne", a expliqué Yves Cochet (à droite sur la photo) lundi au JDD.fr. "Bien entendu, nous serons tous rassemblés autour de sa candidature (...) Il faudra simplement voir qui fait quoi. Évidemment, tout le monde ne sera pas du premier cercle. Cela demande un organigramme", a précisé le député parisien. Quant au principal intéressé, Yannick Jadot espère qu'il "accompagnera l'ensemble de la campagne" d'Eva Joly.
Sur la photo, José Bové est à l'extrême gauche.

Pascal Canfin
Journaliste (36 ans) à Alternatives Economiques avant d'entrer en politique, il sera chargé d'évoquer les questions économiques, sociales et financières durant la campagne d'Eva Joly. Elu député européen en 2009, il soutient la Franco-norvégienne depuis plus d'un an et fait donc figure d'"ancien".

Manquent
Daniel Cohn-Bendit

qui tacla en effet Cécile Duflot, la secrétaire nationale d'Europe Écologie Les Verts (EELV, ci-contre à son côté) et villipenda le "sectarisme" des Verts
et
Nicolas Hulot (ci-contre, à gauche), au côté de la " vieille éthique", selon les termes choisis de Jean-Vincent Placé, qui se paie néanmoins le luxe de l'indignation à être affectueusement décrit comme " notre Coréen national", chargé des négociations de la candidate bi-nationale avec le candidat raplapla du PS !...

vendredi 19 août 2011

Europe Ecologie-les Verts: l'université d'été qui déchire


Nicolas Hulot sèche les cours d’Europe Écologie-les Verts


L'écolo Nicolas Hulot s'est fait porter pâle à l’université d’été d’Europe EELV, qui a lieu de jeudi à samedi à Clermont-Ferrand.
Les altermondialistes l'ont effacé de leurs tablettes et font peu cas de sa chute à la primaire. L'écolo souhaite à l'altermondialiste Eva Joly qu'elle « puisse sereinement lancer, mener sa campagne et développer son programme » pour les présidentielles et se tient à une « distance bienveillante » du parti, « sans pour autant renoncer à (son) engagement politique » Mais « son absence peut être interprétée comme un signe de défiance à l’égard de notre mouvement ou comme du désintérêt (…) », regrette Yves Cochet, 65 ans. Le député EELV de Paris qui comptait au nombre des principaux membres de l'équipe de Nicolas Hulot, avec Pascal Durand, Jean-Paul Besset, Serge Guérin, Sandrine Bélier, Christophe Rossignol, Denis Baupin, est aussitôt rentré dans le rang. « Cochet est très prudent, il veut protéger sa circonscription », souffle-t-on dans son entourage. « Je n'ai besoin de personne pour protéger ma circo, je ne censure pas ma parole pour ça ! », rétorque le député.
Dès la première journée d'été d'Europe Écologie - Les Verts l'absence de Nicolas Hulot était passée au second plan. Les militants ont trouvé d'autres raisons de se déchirer les uns après les autres.

La désignation d'Eva Joly n'a rien réglé

Les militants EELV ne se sont pas encore reniés
et ont offert une ovation à leur candidate, hier matin, à l'ouverture des journées d'été. Et les premiers mots de l' "adorable" Cécile Duflot ont été prononcés... en norvégien ! Une provocation altermondialiste valorisant la double nationalité d'Eva Joly qui ambitionne de représenter l'ensemble des Français. Le trouble suscité a incité la député européenne de 68 ans venue du froid à lever l'ambiguïté de sa situation: « Mais je vous promets que mon discours, samedi, sera en français », a-t-elle affirmé, sous les rires crispés et les applaudissements réflexes de la salle.

Cohn-Bendit est hanté par la perspective d'un nouveau 21 avril 2002

La réédition de la situation qui verrait la candidate du Front National reléguer le PS au 3e rang du premier tour de la présidentielle lui paraît insupportable. Il se déclare donc « sceptique » sur le maintien d'une candidature verte en 2012.

Daniel Cohn-Bendit veille aux intérêts socialistes.
Si ces journées d'été étaient supposées permettre aux écologistes de mettre leur candidate sur orbite, ce rendez-vous de Clermont-Ferrand aura donc surtout mis en lumière leurs divisions. Ecarté par les plus radicaux au profit de la Norvégienne, l'Allemand Daniel Cohn-Bendit a remis les pieds dans le plat. Il a en effet redit ses craintes qu'une candidature d'Europe Ecologie-les Verts puisse empêcher le PS d'être présent au second tour. Il campe donc sur cette conviction et donne rendez-vous en « janvier-février » pour évaluer la situation politique.

Secrétaire nationale d'EELV, Cécile Duflot résiste
Elle s'est appliquée à balayer les doutes, en réagissant sans délai par des rires de crécelle à celui qu'elle surnomme « Schtroumpf grognon » . « Ce ne sont pas les instituts de sondage qui décideront qui sera candidat ou pas à la présidentielle. Les écologistes ne sont pas là pour faire joli dans le décor, mais pour dire que leurs réponses sont pertinentes et urgentes. Nous serons au rendez-vous », a-t-elle promis.
Lien PaSiDupes: Duflot élimine Cohn-Bendit


La présidentielle n'est pas la priorité de Dany-le-rouge

Le sexagénaire (1945) estime qu'EELV doit d'abord s'enraciner en obtenant un groupe parlementaire en 2012. Et cet objectif passe par un accord législatif avec le PS. « Ça se négocie maintenant », prévient-il. Or, la ligne très à gauche d'Eva Joly pourrait compliquer les discussions. Inquiet, Daniel Cohn-Bendit a demandé, hier, de la « transparence » dans les négociations menées par Jean-Vincent Placé, conseiller sectaire de Cécile Duflot. L'ambiance est au soupçon.

Laurence Vichnievsky lance un pavé dans la mare

Porte-parole d'EELV, cette ex-magistrate ne l'a pas envoyé dire à sa consoeur magistrate
, en estimant, dans une tribune à Libération, que « la réduction de la dette nous oblige à revoir notre projet ».
Élue en PACA, cette quinqua se démarque de certaines des propositions de la septuagénaire en 2012, comme le retour de la retraite à 60 ans, « une lubie ». Analyse « étonnante », a commenté Cécile Duflot, ne cachant pas un certain trouble : « Elle n'est pas du tout en phase avec ce qui fait le corpus des écologistes. Il y a un souci... »

La secrétaire nationale d'EELV ne ricane plus
La zizanie s'étend !

lundi 31 janvier 2011

Europe Ecologie-Les Verts: Conseil national naturellement confus

Désignation du candidat altermondialiste en juin pour 2012

Le conseil national d'Europe écologie-Les Verts, le "Parlement" du parti, a voté dimanche à huis clos pour des primaires le 24 juin, a révélé Jean-Vincent Placé, un des dirigeants du parti. Il y aura un second tour si nécessaire le 9 juillet
.

Déroulement
La primaire d'EELV, ouverte aux adhérents et 'coopérateurs' ayant signé le 'Manifeste' écologiste, se tiendra par correspondance.

Les candidats de la primaire
L'ancienne magistrate Eva Joly (1943) est pour l'instant en pole position de cette primaire. Ledéputé de Paris Yves Cochet (1946) pourrait s'aligner aussi .


La possible participation de Nicolas Hulot (1955), qui avait déjà envisagé d'être candidat en 2007 avant de renoncer, reste l'inconnue de la ligne de départ.
La plupart des candidats des partis de gouvernement ont alors signé son Pacte écologique.

Mais l'idée même d'une participation des écologistes à l'élection présidentielle est aujourd'hui discutée en interne,
en raison notamment du score très médiocre de 2007 (1,57% pour Dominique Voynet).
Le député européen Daniel Cohn-Bendit a suggéré sans succès l'idée de renoncer à une candidature en échange de circonscriptions où les écologistes seraient seuls candidats de gauche.

Organisé dans le XIXe arrondissement de Paris, le vote de dimanche s'est déroulé - comme d'habitude - dans une grande confusion: un premier vote favorable à des primaires au mois de septembre a été annulé dans des circonstances pour le moins troubles, avant que le scrutin ne soit repris pour parvenir démocratiquement au choix de juin !

=> Christophe Rossignol
, qui militait pour un scrutin en septembre, a indiqué qu'il déposerait un "recours en conseil statutaire" dans la semaine, jugeant que "beaucoup de gens étaient partis" avant le deuxième vote.
=> Cécile Duflot, à l'aise dans lechaos, a tempéré et jugé que " ce ne serait pas sain si les choses se passaient de manière monolithique ".

=>
" C'était en fin de journée; on avait beaucoup de dossiers à traiter, il y a eu une petite forme de confusion dans le débat dans le Conseil national ", a minimisé Jean-Vincent Placé.
Lien Le Monde: les écologistes entre union et confusion -mars 2010

=>
Philippe Meirieu, le président du Conseil fédéral, a dit devant les délégués son ' infinie tristesse ' face à cette 'indiscipline collective et le spectacle pitoyable que nous avons donné', 'c'est vraiment n'importe quoi'.

=> A la sortie, l'eurodéputé Yannick Jadot (ex-Greenpeace et proche d'Eva Joly, a déploré cette 'situation abracadabrantesque' avec 'des gens qui ne savaient plus pour quoi ils votaient', se disant toutefois satisfait qu'EELV soit 'en campagne quand le Parti socialiste sera en primaire'.
"Ca ne change pas profondément les choses, la primaire se déroulera après le Congrès du parti et avant la candidature socialiste pour nous poser tranquillement dans le périmètre de la présidentielle", a-t-il ajouté.

=> Cécile Duflot, s'est aussi félicitée qu' "une décision ait été prise", permettant de "passer un été avec un ou une candidat(e) qui pourra réfléchir et ...se reposer un peu".
Ainsi,
la secrétaire nationale ne s'est-elle pas vue en mère maquerelle de la pétaudière EELV.

jeudi 9 décembre 2010

J.-V. Placé à Cohn-Bendit: "Les gens de droite n'ont rien à faire dans Europe Ecologie-Les Verts !"

Le gendarme des Verts s'oppose à l'ouverture

Jean-Vincent Placé, ex-numéro deux des Verts, revient sur la démission de Jean-Paul Besset. Il réaffirme aussi son protectionnisme sur les frontières des Verts face à la large ouverture prônée par Cohn-Bendit.

Bataille des Anciens Verts et des Modernes altermondialistes
La famille recomposée se décompose, malgré l'annonce il y a un peu plus de trois semaines, à Lyon, d'un nouveau mouvement, "Europe Ecologie-Les Verts", né de la fusion d'Europe Ecologie et des Verts, soit 15.000 adhérents. Mais la bataille des générations se poursuit entre les "vieux" militants des Verts et les "jeunes" sympathisants d'Europe Ecologie.

Ainsi, lundi, l'eurodéputé Jean-Paul Besset a quitté la direction du nouveau mouvement qu'il devait codiriger avec Cécile Duflot. Celui qui jette l'éponge est précisément celui dont la mission aurait dû consister à veiller à l'équilibre entre les partisans des deux structures.

Besset a constaté avec amertume un phénomène de rejet d'Europe-Ecologie par les Verts et, dans sa lettre de démission publiée par Marianne 2.fr, il fait savoir que "la fusion-dépassement n'a pas eu lieu". L'écologiste dénonce aussi un "climat délétère de guerre froide" entre les partisans d'Europe Ecologie et les Verts.
Lien PaSiDupes vers la pétaudière Europe-Ecologie/Les Verts

Meirieu a bondi sur le fauteuil encore chaud

Le réchauffement climatique né du frottement entre les deux entités profite à Philippe Meirieu, vice-président de la région Rhône-Alpes. Lien PaSiDupes à propos de ses régionales
Lire PaSiDupes sur le fossoyeur de l'Education nationale, gourou de Jospin

L'ex-leader d'Europe Ecologie Daniel Cohn-Bendit a regretté mardi que "les Verts occupent le terrain" face aux membres d'Europe Ecologie dans le nouveau mouvement.

Et en effet, mardi sur BFM TV, le secrétaire national du mouvement, Cécile Duflot, a déclaré "comprendre" la décision de Jean-Paul Besset, tout en soulignant que chacun doit "être capable de mettre de côté (ses) petites différentes…"

Jean-Paul Besset "a raison de nous alerter sur les jalousies et les affrontements excessifs pour prendre le pouvoir au sein de l'organisation", a également commenté Yves Cochet (ex-Verts) à L'Express.fr.

Le même jour, l'ex-numéro deux des Verts Jean-Vincent Placé, par ailleurs vice-président de la région Ile-de-France, prenait à son tour la parole pour reconnaître publiquement "des difficultés". Il pense à la fois qu' il faut "du temps" pour "faire l'amalgame entre les anciens des Verts et les nouveaux d'Europe Ecologie", mais admet aussi que si ses relations avec Cohn-Bendit se sont apaisées, il n'est pas prêt à ouvrir le parti aussi largement que le voudrait "Dany".

Entretien de Placé au Post du 8/12/10

Que pensez-vous de la démission de Jean-Paul Besset ?
"Je la regrette. Jean-Paul est un ami. C'est un intellectuel engagé, un type bien... Peut-être a-t-il ressenti une forme de lassitude devant les difficultés auxquelles nous sommes confronté. Mais maintenant, il faut se tourner vers l'avenir."

Des difficultés qui pourraient remettre en cause le nouveau mouvement ?
"Non, il n'y a pas de rupture entre les deux structures. Je reconnais qu'il y a des difficultés mais elles ne sont pas insurmontables. Et elles sont modestes par rapport à celles du PS ou du Parti de gauche ! Cela prend du temps de faire l'amalgame entre les anciens des Verts et les nouveaux d'Europe Ecologie. Je ne suis pas surpris de ce qu'il se passe. Jean-Paul Besset a beaucoup oeuvré pour l'existence de ce mouvement unique. Son coup de pied dans la fourmilière nous permet au moins de nous retrouver et de plus communiquer entre nous."

Que pouvez-vous améliorer concrètement ?
"Le lien Paris - Bruxelles peut être amélioré [entre les députés écolos et les eurodéputés, ndlr]. Nous avons besoin d'une cohésion plus forte entre nous."

Cohn-Bendit constate presque fataliste qu'"il y a deux cultures différentes entre les Verts et Europe Ecologie"...
"La fusion va se faire progressivement."

Cela va mieux entre lui et vous ? Vous vous êtes pas mal accrochés ces derniers mois...
"Ça va beaucoup mieux. Nous nous parlons beaucoup plus avec Daniel Cohn-Bendit. Ensemble, nous allons d'ailleurs proposé de co-animer les discussions programmatiques avec le PS, qui devraient débuter en janvier. Dany se sentait à l'écart. Il râlait... Je lui ai donc dit : 'Viens avec moi'. Comme ça, il arrêtera de m'emmerder (rires) !"

Vous et Cohn-Bendit, vous illustrez ce clivage au sein des écolos. Vous êtes des Verts et clairement de gauche. Il est d'Europe Ecologie et prône une ouverture plus large. Que pensez-vous de sa volonté d'ouvrir les portes du mouvement à des gens venant de gauche comme de droite, tant qu'ils adhèrent au projet écolo ?
"Mais c'est n'importe quoi ! Je n'en veux pas des gens de droite ! Je suis dirigeant d'un parti écologiste, allié avec la gauche, donc je ne vais pas accueillir des gens qui soutiennent la politique de Sarkozy ! Ces gens là n'ont rien à faire dans le nouveau parti ! La politique, c'est de l'ouverture mais aussi de la clarté." Lien PaSiDupes sur la vulgarité de Placé

De quoi relancer les critiques sur le "sectarisme" des Verts, formulées par Daniel Cohn-Bendit à plusieurs reprises...
"Mais c'est quand même incroyable d'entendre cela ! Nous ne sommes absolument pas sectaires. Nous sommes ouverts à tous les gens de gauche. Dans le nouveau mouvement, il y a des socialistes, des communistes, des radicaux de gauche, des chevénementistes... et des Verts. Et puis, attendez, ce n'est quand même pas rien d'avoir trouvé un consensus autour d'Eva Joly [la "vieille ethique" - cf. lien PaSiDupes] pour 2012. Je rappelle qu'elle vient d'Europe Ecologie [et du MoDem, avant cela...]. Vous en connaissez beaucoup des partis qui n'investissent pas un candidat issu directement de ses rangs ? Nous aurions très bien pu investir Yves Cochet, qui est un militant Vert historique."

mercredi 15 septembre 2010

Adoption de la loi sur la retraite, malgré l'hystérie à gauche

100 voix d'avance pour sauver les pensions

Mascarade à gauche:
l'opposition porte l'écharpe tricolore à l'envers en signe de protestation
mais non de respect pour la République

Le texte défendu par Eric Woerth a finalement été adopté, malgré le subterfuge de procédure de la gauche et son coup d'éclat de mercredi dernier.

Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a dû montrer de la fermeté face aux mauvais élèves de l'opposition. Incapable de suivre le cours (du débat), décrochant pour s'agiter, elle accusa pourtant le maître au bureau de prendre le parti de l'UMP lorsqu'il a mis fin aux débats le matin même, parce que le temps de l'interrogation orale -19 heures- fut dépassé. L'ensemble des cancres de gauche, la casquette l'écharpe tricolore à l'envers, l'a hué, pendant que la droite lui offrait une longue standing ovation. Les meneurs de l'opposition avaient distribué les écharpes au mètre avant la séance et les couleurs en avaient été inversées en signe d'appartenance révolutionnaire.

En guise d'introduction, Bernard Accoyer a de nouveau expliquer qu'il avait écourté le débat parce que l'opposition avait épuisé son temps de parole et "tentait d'obstruer" la discussion parlementaire.
Pour le groupe des Verts, des communistes et des indépendants (GDR), Yves Cochet, tranchant, a ensuite pris la parole pour agresser la majorité: " la décision de Bernard Accoyer est représentative d'une dérive droitière, policière et autoritaire du pouvoir ". Selon lui et tous ceux qui veulent ignorer le règlement de l'Assemblée, " le président de l'Assemblée a mis fin au débat dans des conditions anticonstitutionnelles".

La gauche promet de saisir le Conseil constitutionnel

Grand bien lui fasse !
Thierry Mariani, député UMP du Vaucluse et auteur de l'article 49.13 qui autorise les temps d'explication supplémentaires, connaît la loi, pour sa part. Il explique que "dans chaque texte, il y a la lettre et l'esprit. Ce texte a été voté pour donner la parole à un député en désaccord avec son groupe ou pour souligner un détail local." Or, pour la majorité, il n'y a pas d'ambiguïté: dans un esprit de blocage, l'opposition n'a fait que répéter le même message tout au long de ses interventions et ne peut prétendre à l'application de cet article en sa faveur.

La mauvaise foi tapageuse de l'opposition
Le passage de la réforme des retraites à l'Assemblée aura servi à mettre en lumière la nouvelle organisation du temps de parole, adoptée en 2009. La gauche n'a cessé de se plaindre du peu de temps dont elle disposait pour étudier l'ensemble des articles.
La droite a tenu bon, le président du groupe de la majorité, Jean-François Copé rappelant que l'opposition avait disposé "de 8 heures, quand le PS en avait eu 28" . Et les non-inscrits ont écouté, en silence.

Abstention de villepinistes

Daniel Garrigue, ex-député UMP de Dordogne, s'est soudainement emparé du micro, mais, en tant que non inscrit, il n'avait pas droit à la parole. Le règlement s'est imposé donc à ses intercesseurs, les MoDem, François Bayrou et Jean Lassalle (sans Aly), et Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République, sans Villain).
C'est finalement Martine Billard (Parti de gauche), qui, au nom du groupe GDR, s'est montrée méprisante du règlement et s'en est de nouveau prise au président de l'Assemblée chargé de l'appliquer.

Après 45 minutes d'invectives et de ripostes, dont celle très ferme et mesurée de Jean-François Copé, le projet de loi réformant le système de retraites a été adopté par 329 voix pour et 233 contre.

Les «anti-Sarkozy de la droite» étaient alors quinze
François Bayrou, Jean Lassalle et Aly (MoDem), Nicolas Dupont-Aignan et Villain (Debout la République) et des villepinistes (Montchamp, Le Guen, Goulard, Grand, Warsmann, Geoffroy, Raison, Ueberschlag et Garrigue).
La majorité UMP-Nouveau centre a fait bloc pour voter le texte. Huit députés villepinistes se sont abstenus.

François Bayrou a voté contre.
Est-il vraiment à droite et même du centre droit ?

dimanche 4 juillet 2010

Rambouillet: PS et Verts, ligués pour ravir un siège à l'UMP

Législative partielle de Rambouillet: participation de 10, 54% à la mi-journée
Les parrains Nono Mamère et Yves Cochet encadrent Anny Poursinoff
des grands frères qui donnent à réfléchir !
Lui tiendront-ils la main en cas d'élection ?

Septembre 2009: le successeur de Ch. Boutin à l'Assemblée nationale n'est pas connu

Jean-Frédéric Poisson (UMP) avait été réélu député avec cinq voix d'avance lors des législatives partielles organisées à Rambouillet (Yvelines). Au soir du second tour dimanche, on ne savait toujours pas qui succéderait à Christine Boutin . Lire PaSiDupes sur le premier tour

La majorité absolue ne suffit pas !
Face au faible écart entre les deux candidats, Jean-Frédéric Poisson et Anny Poursinoff (Verts), une commission préfectorale avait recompté les bulletins de vote pour annoncer très officiellement à 10 heures la victoire du candidat UMP, reconduit avec cinq voix d'avance.

Le soir même, Cécile Duflot, la sécrétaire nationale des Verts, pointait «ce résultat historique auquel on ne pouvait pas s'attendre au début de cette campagne» dans une circonscription historiquement ancrée à droite. Quant à Anny Poursinoff, elle soulignait «un score jamais réalisé sur cette terre de mission.»

Jean-Frédéric Poisson observa qu'en effet il y avait eu une très forte mobilisation de l'électorat de sa rivale, tandis que le sien s'était un peu moins déplacé, ce qui expliqua le très faible écart.
Outre les Verts et les socialistes, la candidate des Verts Anny Poursinoff avait reçu le soutien du Modem au second tour. Lien PaSiDupes

J.-F. Poisson avait remporté le scrutin avec cinq voix d'écart mais le vote avait été finalement invalidé par le Conseil constitutionnel, qui avait ramené l'écart à une seule voix.

Juillet 2010: La droite va-t-elle se mobiliser ?

Le taux de participation, ce midi, pour le premier tour était de 10,54% sur les trois bureaux tests, annonce la préfecture des Yvelines. Lamentable ?

En septembre 2009, ils avaient fait pire encore!
Le taux de participation à la même élection était de 5,68%, selon la même source, tout en précisant toutefois que les trois bureaux tests étaient différents l'an dernier.

Candidats du premier tour 2010

L'élection dans la 10e circonscription des Yvelines oppose Jean-Frédéric Poisson (UMP), l'ancien suppléant de Christine Boutin, à la candidate de gauche Anny Poursinoff (Verts).
Cinq autres candidats se présentent: Michel Finck pour le Nouveau Centre, Vincent Liechti (PCF) pour le Front de gauche, le FN Philippe Chevrier, Maxime Rouquet, du Parti Pirate, et Guillaume Sebileau, sans étiquette.

Taux d'abstention à battre: 74,01%
Le second tour se tiendra dans une semaine, le 11 juillet.
On n'est pas obligé de l'attendre et on peut même essayer de quitter sa piscine un court instant !

jeudi 3 décembre 2009

Greenpeace outrage la démocratie, mais la gauche la bafoue en soutenant l'ONG

Des innocents socialistes aux mains pleines

L'Assemblée Nationale, comme les écoles, n'est plus un sanctuaire.

Le raid de Désirdavenir Royal sur les Rencontres de Dijon, organisées par le socialiste Vincent Peillon pour les membres de L'Espoir à gauche, a visiblement mal inspiré Greenpeace. Lire PaSiDupes

Les démocrates de gauche pourtant prompt à s'indigner de tout et de rien ont fort bien vécu l'intrusion d'activistes de l'organisation écologiste supranationale Greenpeace sur les toits,
VOIR et ENTENDRE l'arrivée de l'échelle mobile, vers midi, les jeunes filles utilisées en boucliers humains et l'intervention du service d'ordre:


Greenpeace tente l'ascension de l'Assemblée nationale
envoyé par liberation

puis dans l'enceinte de l'Assemblée Nationale, en milieu d'après-midi
Descente en rappel d'une jeune fille, à nouveau,
du haut de la tribune vers les travées UMP

et l'évacuation du palais Bourbon, suite à une alerte à la bombe, le mercredi 2 décembre 2009. Greenpeace nie sa responsabilité dans cette dernière action de déstabilisation. Fait unique, une militante a réussi, dans le chaos général, à descendre en rappel avec une corde depuis les tribunes du public jusque dans l'hémicycle, au niveau des travées des députés ...UMP.

Que des perturbateurs puissent interrompre les débats par des manifestations d'hostilité aux élus de la République et qu'ils ne puissent s'y dérouler dans la sérénité requise ne dérange nullement les laxistes patentés qui, en la circonstance à nouveau, affichent une ouverture d'esprit béante et un sens de l'humour immature.

Les réactions dans l'opposition


  • J.-Marc Ayrault, pour le PS a déploré l'intervention de Greenpeace, mais mis en cause les conditions de sécurité de l'Assemblée Nationale. Les socialistes seraient-ils devenus sécuritaires ou cherchent-ils à détourner l'attentions de leurs élus coupables de distribuer les invitations à l'Assemblée sans aucun discernement. A moins que ce ne soit en toute connaissance de cause !
    VOIR et ENTENDRE
    le président du groupe socialiste:

    Accusation de l'UMP par le PS J.-M. Ayrault, toute honte bue

  • L'air bonhomme, Daniel Cohn-Bendit, chef de file et tête de liste d'Europe Ecologie aux Régionales de mars 2010, ne voit évidemment aucun inconvénient aux actions révolutionnaires. Depuis Mai 68, le "pote" de Zizou Bayrou ne pratique plus le lancer de pavé et s'est reconverti tour à tour dans l'insulte et l'humour, au gré des situations. "On aime Greenpeace pour ses actions. Alors c'est désagréable, mais il ne faut pas en faire tout un plat non plus", a expliqué le petit meneur Verts à ceux qui voulaient bien l'entendre sur Europe 1.

    Le député européen écologiste et président de groupe a aussi pratiqué l'amalgame.
    "Greenpeace fait partie de la vie, voilà, c'est tout", a insisté l'irresponsable meneur d'Europe Ecologie. "C'est comme la main de Thierry Henri", a-t-il poursuivi, en toute incohérence. Et il a ainsi développé son rideau de fumée en ajoutant: "Peut-être qu'il aura un match de suspension. C'est la vie, c'est comme ça. Il faut arrêter de dramatiser", a-t-il estimé.
    Dany-le-Rouge n'a donc pas jugé « minable » ce manque de respect des institutions de la République par ses camarades écolos...
  • Quant à François Bayrou, se situe-t-il au-dessus de la vie parlementaire ? Il ne s'est pas exprimé... Où était-il ? Que faisait-il qui était plus important que le débat parlementaire sur le changement climatique, 'grande cause humanitaire', aux dires de Ayrault ? A-t-il déjà décidé de déléguer aux Verts ?

    Ce coup d'éclat a en revanche provoqué une vive émotion chez les parlementaires.


    Après les réactions à chaud de François Sauvadet, président de groupe du Nouveau Centre (lire PaSiDupes et voir les videos),

    et de
    Christian Jacob ,
    Déclaration de Ch. Jacob (UMP) à la presse

    le député UMP
    Patrick Ollier a refusé jeudi 3/12 de siéger en séance à côté de Noël Mamère (Verts), à l'Assemblée, pour protester contre l'intrusion la veille de militants de Greenpeace, avant un appel à la "sérénité" du président de l'Assemblée.
    "Je quitte le banc et M. Mamère fera ce qu'il a à faire avec sa proposition de loi. Je n'accepterai pas d'en discuter avec lui
    ", a déclaré à la presse M. Ollier, président de la commission des Affaires économiques, alors que M. Mamère allait défendre une proposition de loi sur le logement participatif.
    "On ne peut pas reprendre les débats avec la même personne comme si rien ne s'était passé", a déclaré P. Ollier, qui accuse Mamère de "complicité" pour avoir applaudi l'action de Greenpeace -avec Yves Cochet (Verts)- pendant le débat sur le sommet de Copenhague.
    Lien Dailymotion

    -> "Je pense que la droite est en train d'instrumentaliser cette affaire. Elle veut nous faire passer pour de dangereux gauchistes. Il faudrait faire confiance à l'écologie de droite
    ", a riposté Noël Mamère que l'on a vu -dans l'hémicycle et en toute impunité- adresser un bras d'honneur à la majorité Lire PaSiDupes et s'amuser vivement que le débat parlementaire relatif au Sommet de Copenhague soit interrompu en France à cinq jours de son ouverture au Danemark.
  • Deux des 'voyous' de l'Assemblée

    -> La conférence de Copenhague appelée COP 15 se tiendra du 7 au 18 décembre 2009. C'est la réunion annuelle des représentants des pays qui ont ratifié la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique.


  • Après une longue suspension de séance, le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer (UMP), a appelé les députés "à un retour à la sérénité".
    Jeudi 3, Bernard Accoyer a indiqué sur France Info que
    les extrémistes de Greenpeace «ont usurpé de fausses identités pour tromper les parlementaires et bénéficier de tickets de séance» afin de rentrer dans les tribunes de l'hémicycle. »
    « Les règles de sécurité vont être renforcées
    , a-t-il promis même si, en l'occurence, rien ne pouvait permettre de détecter les «instruments» utilisés par Greenpeace (corde et mousqueton en aluminium).
    Il a annoncé le dépôt de deux plaintes, l'une pour l'intrusion de la militante dans l'Hémicycle, l'autre pour l'action matinale sur le toit du Palais-Bourbon. Il a aussi dédouané M. Mamère en précisant que pour rentrer dans les lieux, les intrus avaient "abusé" trois députés. Des élus PS.


    ->
    Des élus socialistes jouent les vierges effarouchées
    Ils se disent «abusés».
    - Pour pouvoir pénétrer dans l'hémicycle mercredi, les militants de l'organisation se sont tournés vers leur parlementaire pour obtenir une invitation à l'Assemblée nationale. Une démarche ouverte à tout citoyen. Il faut une belle dose de candeur pour croire le PS qui se cache derrière un rideau pour emporter un vote en trompant ses adversaires sur le nombre de leurs députés présents en séance. - Greenpeace protège ses militants en assurant qu'ils ont été honnêtes envers leurs députés et n'ont pas «usurpé d'identité». C'est donc souligner la légèreté des députés concernés. Soit ils accordent facilement leur confiance à des inconnus, soit ils les connaissent comme militants. S'ils sont complices, ils n'ont pas eu besoin de les interroger sur le véritable motif de leur visite au Palais Bourbon.

    Un certain nombre de députés vit mal l'insécurité à laquelle ils sont exposés.
    -> Mais le PS s'avoue dépassé
    « Le règlement de l’Assemblée nationale prévoit que la présence du public dans l’hémicycle se fait sur invitation des députés (...) Il est de tradition que les députés de chaque groupe répondent favorablement aux demandes», ont souligné trois députés ...PS. «Il leur est évidemment (?) impossible de vérifier l’identité et les motivations de chaque demande, sauf à se transformer en enquêteurs ce qui n’est pas dans leur mission», ont-ils ajouté.
    -> A noter dans ce laxisme généralisé, qu'un responsable de la sécurité a demandé au plus fort de l'action que « le brouillage GSM dans l'hémicycle [soit rebranché] pour éviter qu'ils fassent sauter (leur éventuelle bombe) par un appel sur téléphone portable».

    Rappelons donc pour mémoire qu'il n’y a pas de réseau dans les tribunes. Sur l’écran des téléphones portables, zéro barre. Or, sous la présidence de Jean-Louis Debré, président de l'Assemblée nationale de 2002 à 2007, ce sont tous les abords du Palais Bourbon qui avaient été brouillés, afin que le réseau téléphonique soit inaccessible et que, pendant les séances de l’Assemblée, personne ne puisse appeler/être appelé/ envoyer ou recevoir des SMS sur son téléphone portable.

    Les méthodes anti-démocratiques de Greenpeace
  • L'ONG estime que « le message des associations n'a manifestement pas été entendu» et s'arroge le droit de rappeler deux de ses principales revendications au Président de la République. «Si Nicolas Sarkozy veut être le champion du climat qu'il prétend être, il doit chiffrer l'aide aux pays en voie de développement», exige une responsable, jugeant que la «stratégie» du Président consiste, pour l'heure, «à ne pas avancer de montant avant le dernier jour du Sommet».
  • Par ailleurs, l'ONG demande à l'Union européenne de revoir ses objectifs sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (- 20% d'ici à 2020): « On critique les Etats-Unis mais l'UE n'est pas vraiment plus ambitieuse et est tentée de se reposer sur ses lauriers
    La proposition européenne s'inscrirait, selon l'association, «dans un scénario du Giec (Groupe d'experts sur le changement climatique) qui laisse seulement une chance sur deux de limiter le réchauffement» sous le seuil des deux degrés. Les ONG réclament, elles, un engagement des pays industrialisés de réduire de 40% leurs émissions.

    De quel droit une ONG supranationale s'immisce-t-elle dans les affaires intérieures d'un pays ?
    PaSidupes consacrera un prochain article aux inadmissibles pressions anti-démocratiques d'une organisation supranationale qui ne représente qu'elle-même, n'a aucune légitimité populaire sans élus repésentatifs et détourne ses contemporains de la cause écologique.