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vendredi 31 mars 2017

Valls fait coup double contre Macron et Hamon : Mélenchon jubile jaune

Valls sème la zizanie entre Macron et Hamon : jackpot pour Jean-Luc Mélenchon !

Le candidat de "La France insoumise", pour ne pas dire communiste et révolutionnaire assumée, a enfin réussi à convaincre une banque 

Résultat de recherche d'images pour "valls hamon Melenchon"Au moment où les media aux ordres ont commencé à gonfler les chances de Mélenchon dans le but de le hisser devant Fillon dans l'opinion, mais où ils peinent à tirer le champion de la droite vers le bas, le candidat de l'extrême gauche obtient 5 millions d'euros des banques (anonymes) pour sa campagne. Une grâce ne venant jamais seule, c'est le PS qui offre au candidat d'extrême droite un supplément d'espoir en se facturant du fait de la trahison de Valls qui n'a pas tenu sa parole l'engageant à soutenir son vainqueur de la primaire socialiste, Hamon, plutôt que Macron, candidat indépendant et alternatif, son ancien ministre de l'Économie, après avoir été conseiller de Hollande à l'Elysée. 
Difficile de ne pas voir en Macron un candidat officiel anti-democratique, un usurpateur qui aura pu impunément dédaigner le vote populaire, du fait de la ruse de Hollande et de la complicité des media et sondeurs soumis au pouvoir.

La décision prise par Manuel Valls de rejoindre Emmanuel Macron met un peu plus de plomb dans l'aile de son ancien ministre frondeur et adversaire à gauche Benoît Hamon. Ce dernier vient d'ailleurs de dire son amertume d'été trahi par ses camarades "exemplaires", tandis qu'au candidat extrémiste de 'La France insoumise' est prêté un poids artificiel. 

Seul nuage  noir encore stationné au-dessus du député européen, l'argent pour avancer ses frais de campagne. 

L'argent étant le nerf de la guerre des anti-libéraux contre le système, comment Mélenchon pouvait-il continuer à surprendre ses partisans sans moyens pécuniaires ? La question ne se pose plus..., ou presque. Le candidat des communistes aurait rempli ses coffres, sous la forme d'un prêt bancaire, pour financer sa campagne. Sur BFMTV-RMC, l'ancien président du Parti de gauche  s'est enthousiasmé: "Tout va bien; je suis flambant de santé : la preuve, on me prête 8 millions que je n'ai pas." Sur la transparence, l'anti-libéral fait un blocage...
Cependant, rien n'était encore signé officiellement, nous raconte-t-on. Il a fallu attendre la semaine dernière pour que Mélenchon puisse enfin souffler un peu. "Le leader de La France insoumise a décroché un prêt ...[bancaire !] en bonne et due forme de… 5 millions d'euros", détaille l'hebdomadaire économique Challenges du groupe Nouvel Obs. 

Du chemin reste à faire 

A moins d'un mois du premier tour, sachant qu'il n'y aura pas de second tour. l'argent ira aux législatives. 
Challenges rapporte ainsi des propos tenus par la trésorière de campagne de Jean-Luc Mélenchon, Marie-Pierre Oprandi : "Nous n'avons pas trouvé d'établissement bancaire pour nous avancer davantage. Nous sommes toujours à la recherche d'un prêt complémentaire de 2 à 3 millions d'euros." Trois millions..., c'est peu finalement pour un candidat (sur-)estimé depuis peu à 13%, donc presque certain d'obtenir le remboursement public de ses frais de campagnes, plafonné à 8 millions d'euros  et obtenu à partir de 5 % des voix.
En 2012, Mélenchon et ses camarades avaient totalisé 11,10 % des voix soit moins de 4 millions des voix au premier tour.

Mélenchon devra encore solliciter la générosité de ses partisans, régulièrement mis à contribution, à travers le monde, pour participer aux frais, selon le magazine. La bonne volonté du candidat n'est pourtant pas à remettre en cause. Comme le rappelle Challenges, Jean-Luc Mélenchon s'est en effet "prêté à une visite médicale demandée par l'assurance" pour obtenir son avance.

En faisant allégeance à Macron, Manuel Valls met le PS à feu et à sang

On en trouve certes pour dire que "Manuel Valls joue les Jeanne d'Arc contre le FN", mais le PS est à la vérité très ébranlé contre Manuel Valls, ex-premier ministre socialiste de Hollande qui vient d’annoncer ce mercredi 29 mars 2017 qu’il votera Macron. Les réactions ont été nombreuses et virulentes à ce coup bas au candidat officiel du parti socialiste et avant tout à ses militants qui ont participé à la primaire. 
L’ex premier ministre socialiste éliminé sur son bilan et ses comportements vient en effet de manquer à sa parole de soutenir le vainqueur de "La Belle Alliance Populaire" en donnant sa préférence au candidat du président, Emmanuel Macron, qui a été son conseiller à l'Elysée et responsable de sa politique économique de 2012 à 2017. candidat du mouvement En Marche ! pour la présidentielle. 

Valls
 en a en outre fait l'annonce sur la chaîne privée de télévision BFMTV-RMC, montrée du doigt pour son parti-pris pro-Macron. "Je ne prendrai aucun risque. Je voterai Emmanuel Macron. Je prends mes responsabilités. Ce n’est pas une question de cœur mais une question de raison", a tenté de se justifier l’ex-premier ministre de François Hollande et perdant amer à la primaire socialiste face à son ancien ministre "frondeur". "Emmanuel Macron doit éviter une victoire du Front National", prétend Manuel Valls, dont on disait qu'il était un bon communicant mais qui use et abuse des arguments les plus éculés.


Valls, "pathétique", "minable", "que vaut un homme sans honneur ?"
Manuel Valls aurait arrêté son choix le mardi 28 mars lors d’un déjeuner en concertation avec ses proches, également sans honneur, dont le président de l’Assemblée Nationale, Claude Bartolone, Laurence Rossignol, ministre des Familles ou encore Patrick Kanner, ministre de la Ville, suscitant l’écoeurement du camp Hamon.

Arnaud Montebourg a déversé sa rage sur l’ex-premier ministre. "Chacun sait désormais ce que vaut un engagement signé sur l’honneur d’un homme comme Manuel Valls : rien. Ce que vaut un homme sans honneur", écrit sur twitter l’ex-ministre socialiste fossoyeur de l'Industrie et soutien de Benoît Hamon.

"Bon voyage à droite, Manuel Valls. C’est triste, mais depuis le temps que tu en rêvais", déplore Isabelle Thomas, députée européenne, élue de liste dans l’Ouest, dans ...Libération. "C’est un mépris à la démocratie, piétinée par de mauvais perdants", dit Aurélie Filippetti, porte-parole du candidat PS et épouse du précédent.

"Manuel Valls, tu nous fais honte", écrit le Marseillais Patrick Mennucci, ex-homme à tout faire de Ségolène Royal, sur son compte Twitter.

Sur son compte twitter, Pierre Moscovici a réagi en reprenant une citation de Léon Blum. "Les poisons sont parfois des remèdes, mais certains poisons ne sont pourtant que des poisons", écrit-il. 

L'amère de Lille, Martine Aubry, préfère donner sa conception de l’honneur. "Ma conception de l’honneur et de l’éthique démocratique a été de mettre mon énergie au service de la victoire de la gauche en 2012", écrit-elle toute entière tournée vers le passé et sa personne.

Les insultes pleuvent : "Macron récupère tous les déchets hollandistes"
Sur les réseaux sociaux, le parjure se fait "agresser violemment", comme disent les journalistes à bac +5 dans une pochette-surprise. "Macron devrait changer de slogan pour ‘En Marche arrière !’ du coup, vu qu’il récupère tous les déchets hollandistes", écrit Talin Ihlen. 
"Valls qui avait signé le papier 'je m’engage à soutenir le vainqueur de la primaire gauche', je ne peux plus me le voir ce mec", s’énerve Melchior.

Le candidat du PS, Benoît Hamon, a ce qu'il mérite et n'en est pas surpris. Invité sur France 2, l'apparatchik a souligné la programmation des ralliements, jour après jour, jusqu'à Valls, trois mois après la primaire: "depuis quelques semaines, s’organisent des ralliements à Emmanuel Macron qui consistent à me planter un coup de couteau dans le dos." 

Dans le temps où l'Etat-PS mettait Hamon à mort, il faisait la promotion de Mélenchon, candidat extrémiste et bon client de la presse buzzante. Or, si, pour faciliter le remplissage de ses caisses, il joue le jeu des sondeurs, il est pourtant craint comme révolutionnaire et ne représente donc pas une réelle menace. L'opération-Mélenchon lancée par le pouvoir vise clairement à favoriser le candidat de l'Elysée face à Fillon pour la seconde place du premier tour. 
Mais apparaître en héritier de Hollande est-il gérable ?

samedi 30 août 2014

Université d'été du PS: Taubira (MRG), ministre politiquement métissée

Avec les "frondeurs", côté coeur, mais avec Hollande, côté raison

La ministre de Hollande s'est affichée aux côtés des "frondeurs"


Christiane Taubira s'est rendue samedi à la réunion des contestataires de sa politiqueréunis à la Rochelle en marge de l'Université d'été du Parti socialiste. La ministre de la Justice s'est défendue de toute ambiguïté en affirmant y avoir été invitée "il y a plusieurs semaines".
C'est néanmoins après la démission du gouvernement et le renvoi de ses trois accolytes, Montebourg- Hamon et Filippetti, qu'elle répond présente. "Je ne vois vraiment pas où est le problème, je viens entendre ce qu'il se dit", s'est justifiée l'effrontée.

Présente quarante minutes devant une salle comble où les frondeurs ont lancé leur club "Vive la gauche"
, la ministre de la Justice a feint l'étonnement que sa présence suscite de telles réactions. "C'est tout de même extraordinaire", a-t-elle lancé, avant de railler la presse qui honorait cette bonne cliente de sa présence. "Je ne vois vraiment pas où est le problème. Je comprends que vous ayez besoin de dramaturgie", a-t-elle ajouté.
Elément de langage officiel: aune fracture interne, que du débat !
Peu après, Christiane Taubira s'est de nouveau exprimée, en justifiant son déplacement de Paris, afin de "prendre (sa) part" au débat politique.
"Ce matin, j'y ai pris ma part et j'en assume les conséquences", a-t-elle déclaré en souriant. Alors qu'on lui demandait si elle mettait en porte-à-faux l'exécutif, elle a répondu par une question: "Vous croyez le Premier ministre intolérant ?"
L'indépendantiste guyanaise est à la fois du "off" et du "in" de La Rochelle.

Tout juste reconduite Garde des Sceaux dans 
le gouvernement Valls IIChristiane Taubira a provoqué une nouvelle polémique. Si Matignon dédramatise, des proches du Premier ministre pointent "une incohérence".

Matignon minimise la provocation, mais les proches de Valls grondent
Son vélo l'a suivie en voyage accompagné?
L'entourage du Premier ministre Manuel Valls n'a pas tardé à réagir, l'effet de surprise passé. Ainsi, Matignon dédramatise autant que possible en rappelant que Christiane Taubira n'est pas membre du Parti socialiste, ce qui contredit la légitimité de sa visite, "ni en contradiction avec les engagements pris, lundi, devant le Premier ministre et le président de la République". Mais "elle s'expliquera bientôt", a-t-il toutefois ajouté.
A visage également masqué et moins conciliant, un autre proche de Manuel Valls critique "une incohérence".

Taubira grimpe dans les tours pour défendre ses troubles de dédoublement de la personnalité
A peine a-t-elle passé le virage qu'elle retourne sa veste rose pour soutenir Hollande. Loyalement !...


Une fois exécuté son numéro de zizanie, la schizophrène s'en repart...


samedi 24 août 2013

Royal: la zizanie au sein du gouvernement est anxiogène

Ségolène Royal fait la leçon à la majorité présidentielle

Royal très critique de ses camarades socialistes

Les Français à la peine dans la crise et couverts d'impôts réclament une ligne politique sécurisante.

VOIR et ENTENDRE ses critiques aux membres du gouvernement:

Royal: "il ne faut pas de zizanie au sein du... par BFMTV

Royal met en cause ...l'équipage et non le capitaine 

"Les ministres doivent apporter des solutions et non pas des disputes"

Royal: "Les ministres doivent apporter des... par BFMTV

Et si il y avait un capitaine dans l'avion ?
Royal dénonce la fiscalité lourde votée par les élus de la majorité présidentielle.

"Pas le moment de mettre un impôt supplémentaire," lance-t-elle à propos de la taxe carbone rebaptisée, alors qu'elle n'est ni députée, ni sénatrice.

Le 22 août, en veste rose pour BFMTV:

Ségolène Royal: "Il faut stopper la dynamique... par BFMTV



Le 23 août 2013,en veste pervenche pour l'AFP, cette fois :




lundi 8 juillet 2013

Pierre Bergé sème la zizanie dans le groupe Le Monde

Bergé tient des propos d'ayatollah sur "La Vie"

Les actionnaires indépendants du Monde ont dû rappeler à l'ordre leur   copropriétaire, jeudi.

Le multi-milliardaire a en effet menacé de se séparer de l'hebdomadaire catholique La Vie pour désaccord sur le mariage gay. "Le président du conseil de surveillance (Pierre Bergé, NDLR) a fait savoir en des termes particulièrement vifs qu'il avait été choqué par un éditorial de La Vieconsacré au mariage de personnes de même sexe et a déclaré que si un tel cas de figure se reproduisait à l'avenir, le groupe Le Monde devrait envisager de se séparer de ce titre", indique dans un communiqué le Pôle d'indépendance du Monde, qui rassemble différents actionnaires du groupe.

"Je serais heureux que ce journal ne fasse plus partie du groupe"


"Le Pôle d'indépendance rappelle que la définition de la ligne éditoriale des titres et sites du groupe est du ressort exclusif des directeurs des rédactions et de leurs équipes rédactionnelles, ainsi que le précise la charte d'éthique et de déontologie du groupe Le Monde, annexée aux statuts de la SEM (Société éditrice du Monde) en 2010 et signée par l'ensemble des actionnaires". "Je suis venu au secours du Monde parce qu'il représentait une éthique que je partageais. Je ne suis pas obligé de supporter celle de La Vie, que je combats tous les jours. Oui, je serais heureux que ce journal ne fasse plus partie du groupe", avait déclaré Pierre Bergé au cours de la dernière réunion du conseil de surveillance de la SEM dont il est président, selon des propos rapportés mercredi par Les Échos.

Les actionnaires condamnent le sectarisme du magnat de presse

"Nous respectons les engagements personnels de chacun des (actionnaires), mais ces engagements ne sauraient en aucun cas faire office de ligne éditoriale du groupe", a répliqué le Pôle d'indépendance, qui précise en outre que "la décision de vendre La Vie nécessiterait d'une part une majorité au sein du conseil de surveillance de la SEM, de l'autre l'accord de la Société civile des personnels des publications de la vie catholique, membre du Pôle d'indépendance". La Vie a rejoint le groupe Le Monde en 2003 à l'occasion du rachat des Publications de la vie catholique.

Le syndrôme d'hubris de l'arrogant socialiste 

Le Pôle d'indépendance regroupe la Société des rédacteurs du Monde, la Société civile des personnels des publications de La Vie Catholique, ainsi que les sociétés des lecteurs, des cadres, des employés, celles des personnels du Monde, du Monde interactif et de Courrier International ainsi que l'Association des actionnaires minoritaires du Monde.


lundi 13 février 2012

Gro-Eva Joly ne sait plus ce qu'elle dit: elle emploie des mots pas Joly

La candidate antinucléaire n'est pas sécurisée et disjoncte aux heures de pointe

La septuagénaire tourne en sur-régime


" –Oh toi, de toutes façons,
tu n'as jamais pu sentir mon poisson! "
(Astérix, La Grande Traversée, p.15)


Gro-Eva Joly a fait sont marché de voix lundi 13 février sur le port de Marseille. Et son opposition à la prospection d'hydrocarbures en Méditerranée a inspiré des prpos de poissonnière à la représentante Europe Ecologie –les Verts à la présidentielle. Elle ne se maîtrisait visiblement plus et a eu un écart de langage peu coutumier des magistrats en représentation, fussent-ils à la retraite.

Interrogée sur sa campagne qui reste collée dans la vase - les sondages ne la créditant plus que de 2% d’intentions de vote -, la candidate a fait sa crise et mouillé Kerøzen Duflot (La Grande Traversée). " Ce n'est pas à moi de me justifier. Ce n'est pas aux pisse-froid et casse-couilles, comme dirait ma copine Cécile Duflot, de décider qui doit être la candidate ou pas. Maintenant, je ne réponds plus aux questions sur ma légitimité », s'est-elle agacée, dans un langage plus vert que nature, mais qui jette un éclairage nouveau sur la patronne des musiciens d'Europe Ecologie-les Verts: le petit robot Duflot a un langage de poissarde; nul ne peut plus désormais l'ignorer.

Lors de cette visite, Eva Joly a par ailleurs qualifié de " non événement total " l'annonce, attendue cette semaine, de la candidature à l'Elysée de Nicolas Sarkozy, qui " a agi pendant toute sa mandature pour ses amis, les riches ", a répété Gudrun (Gutrune), l'événement de la presse caniveau du jour:" – Être øu ne pås être, telle est lå questiøn ... " (La Grande Traversée, p.45 et ...Hamlet)


Le " projet de réconciliation " de la poissonnière


"Hmmm... il y â quelque chøsSe de pøurri dåns møn røyaume... "
La Grande Traversée, p.45



La candidate - écologiste, sans être vraiment bio- qui cherche l'affrontement, assure qu'elle compte faire des efforts de recentrage du débat sur son programme.

Samedi dernier, EELV organisait un meeting à Roubaix durant lequel Eva Joly a présenté son " projet de réconciliation " après le " quinquennat de division " mené selon elle par Nicolas Sarkozy. Si ce texte reprend les grandes lignes du projet écolo adopté en décembre dernier, Eva Joly dit se l'être approprié et y avoir ajouté sa touche personnelle, notamment sur la " République exemplaire ". Parmi ses principales mesures : la création d'un million d'emplois notamment par l'économie verte, la sortie du nucléaire en 20 ans avec le développement massif des énergies renouvelables, la retraite à 60 ans sans décote, un revenu minimum pour les jeunes ou encore une tarification progressive de l'électricité et l'augmentation de 50% de tous les minima sociaux pendant le quinquennat.


Ironie de l'histoire

Une certaine Sophia Aram, électron libre de l'humour politique pollué par la marée noire, a répandu ses hydrocarbures nauséabonds
: "En lisant le livre de Carlier [consacré à Nadine Morano], ce qui m'a le plus inquiétée, ce n'est pas tant qu'il déplace une telle boîte de cirage pour astiquer les escarpins d'un ministre en exercice, mais le fait que Carlier se laisse distraire par ses troubles émotionnels au point de confondre populaire et vulgaire".
La critique littéraire et doublure de Nadine de Rothschild à ses heures, a agressé Nadine Morano, frontalement: ce qu'on appelle de l'humour impertinent, mais ni pourri, ni vulgaire. Respectueux !
Lien PaSiDupes: "Nadine Morano lapidée par Sophia Aram en direct sur France Inter "
Lien PaSiDupes : "Sophia n'est pas responsable de Khalidja, sa mère, élue PS condamnée en justice"

Gudrun-Eva Joly a donné matière à un nouveau billet faisandé de Sophia Aram...
Nous sommes en attente d'un signe de son équité !

vendredi 19 août 2011

Europe Ecologie-les Verts: l'université d'été qui déchire


Nicolas Hulot sèche les cours d’Europe Écologie-les Verts


L'écolo Nicolas Hulot s'est fait porter pâle à l’université d’été d’Europe EELV, qui a lieu de jeudi à samedi à Clermont-Ferrand.
Les altermondialistes l'ont effacé de leurs tablettes et font peu cas de sa chute à la primaire. L'écolo souhaite à l'altermondialiste Eva Joly qu'elle « puisse sereinement lancer, mener sa campagne et développer son programme » pour les présidentielles et se tient à une « distance bienveillante » du parti, « sans pour autant renoncer à (son) engagement politique » Mais « son absence peut être interprétée comme un signe de défiance à l’égard de notre mouvement ou comme du désintérêt (…) », regrette Yves Cochet, 65 ans. Le député EELV de Paris qui comptait au nombre des principaux membres de l'équipe de Nicolas Hulot, avec Pascal Durand, Jean-Paul Besset, Serge Guérin, Sandrine Bélier, Christophe Rossignol, Denis Baupin, est aussitôt rentré dans le rang. « Cochet est très prudent, il veut protéger sa circonscription », souffle-t-on dans son entourage. « Je n'ai besoin de personne pour protéger ma circo, je ne censure pas ma parole pour ça ! », rétorque le député.
Dès la première journée d'été d'Europe Écologie - Les Verts l'absence de Nicolas Hulot était passée au second plan. Les militants ont trouvé d'autres raisons de se déchirer les uns après les autres.

La désignation d'Eva Joly n'a rien réglé

Les militants EELV ne se sont pas encore reniés
et ont offert une ovation à leur candidate, hier matin, à l'ouverture des journées d'été. Et les premiers mots de l' "adorable" Cécile Duflot ont été prononcés... en norvégien ! Une provocation altermondialiste valorisant la double nationalité d'Eva Joly qui ambitionne de représenter l'ensemble des Français. Le trouble suscité a incité la député européenne de 68 ans venue du froid à lever l'ambiguïté de sa situation: « Mais je vous promets que mon discours, samedi, sera en français », a-t-elle affirmé, sous les rires crispés et les applaudissements réflexes de la salle.

Cohn-Bendit est hanté par la perspective d'un nouveau 21 avril 2002

La réédition de la situation qui verrait la candidate du Front National reléguer le PS au 3e rang du premier tour de la présidentielle lui paraît insupportable. Il se déclare donc « sceptique » sur le maintien d'une candidature verte en 2012.

Daniel Cohn-Bendit veille aux intérêts socialistes.
Si ces journées d'été étaient supposées permettre aux écologistes de mettre leur candidate sur orbite, ce rendez-vous de Clermont-Ferrand aura donc surtout mis en lumière leurs divisions. Ecarté par les plus radicaux au profit de la Norvégienne, l'Allemand Daniel Cohn-Bendit a remis les pieds dans le plat. Il a en effet redit ses craintes qu'une candidature d'Europe Ecologie-les Verts puisse empêcher le PS d'être présent au second tour. Il campe donc sur cette conviction et donne rendez-vous en « janvier-février » pour évaluer la situation politique.

Secrétaire nationale d'EELV, Cécile Duflot résiste
Elle s'est appliquée à balayer les doutes, en réagissant sans délai par des rires de crécelle à celui qu'elle surnomme « Schtroumpf grognon » . « Ce ne sont pas les instituts de sondage qui décideront qui sera candidat ou pas à la présidentielle. Les écologistes ne sont pas là pour faire joli dans le décor, mais pour dire que leurs réponses sont pertinentes et urgentes. Nous serons au rendez-vous », a-t-elle promis.
Lien PaSiDupes: Duflot élimine Cohn-Bendit


La présidentielle n'est pas la priorité de Dany-le-rouge

Le sexagénaire (1945) estime qu'EELV doit d'abord s'enraciner en obtenant un groupe parlementaire en 2012. Et cet objectif passe par un accord législatif avec le PS. « Ça se négocie maintenant », prévient-il. Or, la ligne très à gauche d'Eva Joly pourrait compliquer les discussions. Inquiet, Daniel Cohn-Bendit a demandé, hier, de la « transparence » dans les négociations menées par Jean-Vincent Placé, conseiller sectaire de Cécile Duflot. L'ambiance est au soupçon.

Laurence Vichnievsky lance un pavé dans la mare

Porte-parole d'EELV, cette ex-magistrate ne l'a pas envoyé dire à sa consoeur magistrate
, en estimant, dans une tribune à Libération, que « la réduction de la dette nous oblige à revoir notre projet ».
Élue en PACA, cette quinqua se démarque de certaines des propositions de la septuagénaire en 2012, comme le retour de la retraite à 60 ans, « une lubie ». Analyse « étonnante », a commenté Cécile Duflot, ne cachant pas un certain trouble : « Elle n'est pas du tout en phase avec ce qui fait le corpus des écologistes. Il y a un souci... »

La secrétaire nationale d'EELV ne ricane plus
La zizanie s'étend !

samedi 14 mars 2009

Listes Européennes du PS : des « couacs » plus nombreux qu’on ne le dit

Véritable échec ou faux succès pour Martine Aubry ?

Martine Aubry a-t-elle passé avec succès son premier test à la tête du PS avec les élections européennes? Le point sur les trois façons d'analyser le scrutin interne des socialistes.
Aubry a gagné, les listes ont été approuvées partout sauf dans les trois départements du Limousin, qui ont fait basculer le résultat dans le Centre. C'est évidemment le raisonnement déployé par ceux qui ont fabriqué les listes depuis Paris. Ainsi, le secrétaire national aux élections Jean-Christophe Borgel note que «les choix de la direction - renouvellement, non-cumul - ont été soutenus, au-delà de tel ou tel problème». Et d'énumérer avec sadisme les revers enregistrés, selon lui, par les contestataires, notamment «Jean-Yves Le Drian dans le Morbihan et Gérard Collomb dans le Rhône».

Fort de cette approbation, il affirme que les choix de la direction concernant le non-cumul «ne pourront être remis en cause». A l'adresse du président de la région Limousin Jean-Paul Denanot qui réclame un nouveau vote, il l'enjoint de participer à «une solution qui rassemble». «Une des solutions qui n'aurait que des avantages», affirme Michel Sapin, le président de la région Centre, c'est qu'«une femme» issue du Limousin dirige la liste du Grand Centre aux côtés de Henri Weber qui demeurerait en «position éligible» (soit en deuxième).
Aubry a perdu, puisque le PS s'offre un nouveau psychodrame. Sans surprise, les protestataires insistent plutôt sur
- l'échec dans le Centre,
- les votes négatifs
- et l'abstention dans certains départements.
«Le résultat du vote sur les listes proposées pour les européennes a révélé le malaise qui est aujourd’hui celui des militants socialistes», affirme le maire de Lyon, Gérard Collomb, minoritaire dans sa fédération du Rhône. Il relève qu'outre le Centre,
- «les votes contre et les abstentions représentent une majorité en Bourgogne»,
- «en Bretagne, dans trois fédérations sur quatre, le "non" l’a emporté»
- et dans la Région Rhône-Alpes, «le "oui" a représenté seulement 23% des inscrits».
Dans le Centre, le rejet des listes dû à la forte participation du Limousin - qui a voté contre - aboutit pour le moment à une situation de blocage.
Les ruptures de barons régionaux et de hobereaux locaux témoignent de la profondeur des plaies depuis trois ans. La Ch'tite Aubry les soigne avec du vinaigre.
Dans l'affaire, chacun a un peu raison. Effectivement, abstention ou pas, la direction autour de Martine Aubry a remporté une nette victoire dans les urnes, prace qu'une grosse majorité des fédérations a voté pour les listes (! ) et tant pis si la participation n'a été que de 40%: 6 militants sur dix n'ont pas voté... .
D'un autre côté, les contestataires ont indiscutablement emporté une manche avec le rejet des listes dans le Centre, qui grippe la procédure. Le porte-parole du PS Benoît Hamon déplorait d’ailleurs que les socialistes soient devenus «des champions pour organiser des feuilletons interminables qui font le miel des médias».
Hamon fait plus grand cas de la presse que de la désespérance des militants et se plaint simplement que l'opinion publique soit témoin des zizanies socialistes (lien PaSiDupes).

PS multiple: unis dans la désunion ou désunis dans l’union ?

Aubry, la ravie de la crèche socialiste
La carte complexe des courants socialistes s’opacifie: le GPS est recommandé...
Au Congrès de Reims, çà donnait çà :
Officiellement, les courants se structurent autour des motions, c'est-à-dire des grands textes d'orientation rédigés à chaque congrès. Officieusement, chaque motion est subdivisée en multitudes de sensibilités, parfois liées à un leader charismatique, ou tout simplement à une manière de faire de la politique et d'analyser la société.
Après tirage au sort :

Motion A : Bertrand Delanoë

Les Delanoëistes
17 Novembre, animé par François Hollande
Besoin de Gauche, animé par Pierre Moscovici

Motion B: Le pôle écologique

est issue des contributions de Géraud Guibert et Christophe Caresche. Ses membres sont presque tous dans la liste suivante… :
Nicole Bricq, sénatrice de la Seine-et-Marne ;
Geneviève Gaillard, députée-maire de Niort (voir le « couac » CAMIF…;
Jean Launay, député du Lot ;
Michel Moine, maire d'Aubusson ;
Philippe Plisson, député et conseiller général de Gironde ;
Jean-Louis Tourenne, président du conseil général d'Ille-et-Vilaine ;
Philippe Tourtelier, député d'Ille-et-Vilaine.

Motion C: Benoît Hamon

La gauche du PS : le pôle du Nouveau Parti socialiste
Nouveau Parti socialiste, animé par Benoît Hamon et Henri Emmanuelli
Ambition socialiste, animé par Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès
Renouveau socialiste européen, animé par Jacques Généreux
Démocratie et Socialisme, animé par Gérard Filoche
Nouvelle gauche, animée par Pierre Larrouturou
Trait d'union et Forces militantes, animés respectivement par Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez, ont fait motion commune avec tous ces courants lors du Congrès de Reims avant de quitter le Parti socialiste après le vote sur les motions, pour fonder le Parti de gauche (PG).

Motion D: Martine Aubry

Les Aubrystes
Réformer, animé par Martine Aubry
Rassembler à gauche, animé par Laurent Fabius
Agir pour l'Égalité, animé par Claude Bartolone, principal lieutenant de Laurent Fabius
Socialisme et Démocratie, animé par Jean-Christophe Cambadélis, principal lieutenant de Dominique Strauss-Kahn
Rénover maintenant, animé par Arnaud Montebourg

Motion E: Tous ensemble (si, si !) et fiers d'être socialistes.
Premier signataire : Gérard Collomb. Dernière signataire : Désirdavenir Royal ( sic ; les derniers ne sont pas les premiers ).

Les ségoléniens

La ligne claire, collectif animé par les "barons locaux" (maires de grandes villes et présidents de collectivités locales) Gérard Collomb, Vincent Feltesse et Jean-Noël Guérini, dont est membre Manuel Valls.
Nouvelle voix, animé par Gaëtan Gorce et Jean-Louis Bianco
Gauche socialiste, animé par Julien Dray
« Unité et refondation (s) ! », animé par Frédéric Leveillé.
Les militants partisans de Désirdavenir Royal ont leur association, fondée indépendamment et hors du PS par Mme Royal, qui n'anime aucun courant au sein du parti. Au contraire, L'Espoir à gauche semble bien lui échapper et devenir la chose de Vincent Peillon qui prend son envol. Son atterrissage dans le Sud-Est à l'occasion des Européennes ne se fait pas en douceur...

Motion F: Utopia

Le Mouvement Utopia, organisation également présente au sein des Verts et du Parti radical de gauche, dont l'équipe dirigeante rejoindra le Parti de gauche à l'issue du Congrès de Reims.

Qui, à part la mère cochon, peut dire qu’elle y retrouve encore ses petits ?

Des dissensions ont éclaté dans toutes les familles du parti...

L'affaire s’est corsée encore un peu plus avec la désignation des candidats aux Européennes de juin 2009. Tentons de faire un nouveau point sur les conséquences dans les courants du PS.
Delanoë se retrouve seul
Le groupe constitué autour du maire de Paris à l'occasion du Congrès de Reims s'est fracassé contre la désignation des candidats aux européennes. François Hollande et Pierre Moscovici ont repris leur liberté (lien) la semaine dernière. La raison? Les partisans de Delanoë se seraient attribués la plupart des places, négociées par le bras droit du maire de Paris, Harlem Désir. Et ce au détriment des amis de Pierre Moscovici - la bourguignonne Safia Otokoré n'a pas obtenu de place dans le sud-est - et de François Hollande - Stéphane Le Foll, proche de l'ancien premier secrétaire, n'est pas tête dans le sud-ouest. Une scission qui couvait: les partisans de Hollande avaient déjà reproché à Harlem Désir d'avoir «plombé le congrès». Même un jospiniste historique, le député-maire de Lens Guy Delcourt, a râlé contre les listes.
Les partisans de Royal s'offrent leur première grosse dispute
C'est parmi les proches de Ségolène Royal qu'est née la fronde contre les listes: le maire de Lyon, Gérard Collomb, a protesté contre le parachutage de Vincent Peillon dans la circonscription sud-est, tout deux ségolénistes. Il a été suivi par d'autres partisans de l'ancienne candidate à la présidentielle, comme Malek Boutih, Najat Belkacem ou Gilles Savary. Au point que les négociateurs du courant Royal ont dû se fendre d'une lettre et d’un communiqué pour justifier leurs choix, et rassurer sur l'unité du courant.
Alors que Sa Cynique Majesté Royal, sa cheftaine, se rapproche de la Ch'tite Aubry, le André Vallini (Isère) accuse la première secrétaire et claque la porte.
Une démission chez Hamon
Le groupe animé par le porte-parole du parti a subi les conséquences de la désignation: une des proches de Benoît Hamon, Mireille Le Corre, patronne du PS de l'Yonne, a démissionné de la direction après avoir refusé de signer l'appel à voter en faveur des listes. Elle protestait contre l'investiture dans le nord-est d'Aurélie Filipetti, élue à l'Assemblée nationale dans le sud-est. Et du choix de son courant d'investir Liem Hoang Ngoc dans la région. (lien PaSiDupes)

Autant de détails de l'histoire socialiste ?

jeudi 15 janvier 2009

Pourquoi Libération ou le Nouvel Observateur ne dénoncent-ils pas SUD-rail ?

C’est Le Figaro qui démonte la stratégie du blocage de Sud

La presse n’a-t-elle pas la prétention de « décrypter » l’actualité pour nous ?


Or, dans l’article que nous vous soumettons, Le Figaro explique ce que les organes de presse d’opposition n’ont, semble-t-il, pas remarqué…

SNCF : SUD-rail ou la stratégie du blocage
A deux mois des élections professionnelles à la SNCF, le syndicat ne recule devant rien pour se faire entendre et convaincre les cheminots.
Il commence à vraiment faire peur à la direction de la SNCF. Et il y a de quoi. SUD-rail s'est clairement lancé dans une vaste campagne de blocage de l'entreprise publique. Son objectif : montrer ses muscles face à son puissant concurrent qu'est la CGT et se présenter comme le seul vrai syndicat contestataire capable de faire plier Guillaume Pepy, le président de la SNCF.
Christian Mahieux, patron de SUD-rail, a réussi son coup mardi. En quelques heures, il a
poussé la SNCF à fermer la gare de Saint-Lazare, à Paris, en déclenchant une grève surprise après l'agression la veille d'un conducteur du RER A. Plus fort encore, SUD-rail a mis en colère Nicolas Sarkozy, qui a demandé mercredi à la SNCF de «s'excuser» et d'«indemniser» les voyageurs. Dès mercredi soir, Guillaume Pepy, le président de la SNCF, a annoncé que « toutes les personnes qui voyagent par la gare Saint-Lazare seront indemnisées de 30 à 50 euros sur leur abonnement mensuel du mois prochain».
Au lendemain de ce coup de force, il ne faisait aucun doute aux yeux de la SNCF que ni les autres syndicats ni les cheminots se seraient jamais lancés dans ce «débrayage sauvage si SUD-rail n'avait pas remonté tout le monde». Selon un cadre de la direction, SUD-rail aurait même «instrumentalisé un problème de sécurité pour relancer un mouvement moribond». La grève de mardi à Saint-Lazare a conclu en apothéose un conflit déclenché par SUD-rail le 14 décembre. Un mois de bagarre avec les voyageurs au milieu du champ de bataille : à croire que SUD-rail voulait refaire 1995.

Le lait sur le feu

La grève à tout-va est la stratégie politique de SUD qui, depuis plusieurs semaines, ne recule devant rien. Le syndicat a obtenu 15 % des voix lors des élections professionnelles de 2006 de la SNCF. Il compte faire mieux le 23 mars lors du prochain scrutin et espère bien talonner voire faire tomber des bastions de la CGT. Déjà très puissant à Paris Saint-Lazare ou à Metz-Nancy, SUD-rail se verrait bien jouer les trublions arnacho-syndicalistes un peu partout en France. La loi sur la représentativité syndicale votée en août lui donne en tout cas des raisons d'y croire. Celle-ci dispose que chaque liste doit rassembler au moins 10 % des voix aux élections professionnelles dans les entreprises pour pouvoir y voter un accord. Du coup, lors des élections de mars à la SNCF, les cheminots pourraient décider de voter utile, donc de porter leurs voix vers les syndicats qui pèsent déjà lourd comme la CGT et SUD-rail, bien sûr.
La direction de la SNCF surveille comme le lait sur le feu l'évolution des clivages électoraux chez ses cheminots. Elle craint un renforcement de SUD-rail face à la CGT-cheminots de Didier Le Reste. «La situation est tenable avec une CGT à 40 % et SUD à 15 %, comme c'est actuellement le cas au niveau national, explique un cadre de la SNCF. Mais dans les établissement où SUD fait jeu égal avec la CGT à 25 ou 30 %, ça peut vite être ingérable.» Si, bon an mal an, la direction arrive à trouver un modus vivendi avec Didier Le Reste, c'est une tout autre histoire avec Christian Mahieux, que ses détracteurs décrivent comme un «gauchiste» et un «dangereux activiste». Autant dire que Guillaume Pepy croise les doigts pour que les élections de mars ne soient pas favorables à SUD-rail. Si Christian Mahieux devait faire le plein des suffrages cheminots, la SNCF en deviendrait ingouvernable alors qu'elle entre dans une période délicate : celle de l'ouverture du transport de voyageurs à la concurrence.

Un discours quasiment consumériste

Autant qu'un renforcement de SUD-rail au niveau national, la direction de la SNCF craint que sa bête noire multiplie de bons scores locaux. Là où le syndicat serait en tête, ce serait autant de foyers pour des grèves locales très dures comme celles de Saint-Lazare à Paris. Tous les moyens sont bons pour parler plus fort que la CGT et tenir des grèves plus longues que les siennes. «SUD n'est plus uniquement le syndicat révolutionnaire que l'on a décrit pendant des années, explique un cadre de la SNCF. Il est dans une logique électoraliste et maintient l'illusion qu'il est le seul à répondre aux attentes individuelles des cheminots. L'idéologie est bien loin.»
SUD-rail tient un double discours. Un discours politique : la rhétorique de la lutte des classes lui sert à se présenter comme le seul rempart solide face au libéralisme et à la direction de la SNCF ; et un discours plus syndical, quasiment consumériste en fait : le syndicat est là pour défendre les intérêts de chacun. «Il y a peu de militants de Lutte ouvrière chez SUD mais en revanche beaucoup de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), analyse un spécialiste du sujet. On explique cela par le fait que SUD-rail est né dans les strates anticommunistes, soit trotskistes, soit antistaliniennes.»
Pour grossir les rangs de SUD-rail, ses militants font du porte-à-porte à la SNCF pour débaucher les adhérents déçus qui ne se sentent pas bien défendus par les autres syndicats. À Noël, alors qu'un préavis de grève déposé par FO avait été jugé abusif par la direction de la gare du Nord, à Paris, les militants de SUD-rail sont entrés en scène et ont distribué un tract explicite : «Tu as été lésé lors de la dernière grève ? Tu refuses d'être le dindon de la farce ? Fais-toi connaître auprès des délégués SUD-rail.» De même, le syndicat de Christian Mahieux fournit aux cheminots un formulaire prérempli qu'ils n'ont qu'à retourner à la direction lorsque celle-ci leur demande des explications.

Rendre la vie impossible à 400 000 personnes

À la différence des autres organisations, qui disent défendre les intérêts de «tous les cheminots», SUD-rail ne fait de l'œil qu'à ceux qui ont une grande capacité de nuisance : les agents de conduite, les aiguilleurs et les contrôleurs, trois catégories au sein desquelles il a fini par être très bien représenté. Une fois assuré de leur soutien, SUD-rail lance des grèves sous n'importe quel prétexte. Les agents de conduite de Saint-Lazare veulent continuer à dormir dans le foyer de la gare et refusent de se rendre à la gare du Nord voisine pour y passer la nuit ? Grève ! La grille horaire d'hiver et les nouveaux rythmes de travail ne conviennent pas aux agents SNCF ? Grève ! Les agents d'aiguillage sont fatigués de la surcharge de travail que leur donne la grève de leurs collègues conducteurs ? Grève ! Les grèves s'enchaînent et se transforment en mouvement fourre-tout où chacun y va de sa petite revendication. Le principal, pour SUD-rail, est de semer la zizanie, de faire plaisir à tout le monde et de déstabiliser la direction de l'entreprise sans jamais se soucier du sort des voyageurs en rade. À Saint-Lazare, pendant un mois, SUD-rail s'est aussi ingénié à rendre la vie impossible à 400 000 personnes chaque jour
.

«Béton sur les questions juridiques»

Chaque année, SUD-rail a traditionnellement recours à la «grève de Noël». Grâce à cette spécialité maison, les agents d'astreinte peuvent passer Noël au chaud en famille tout en étant couverts par un préavis de grève. «Ces mouvements de confort sont suivis par le noyau, souvent plus des militants SUD-rail que de simples sympathisants», explique un cadre de la SNCF. De telles grèves sont également organisées le week-end le reste de l'année. À tour de rôle, les conducteurs d'astreinte le samedi et le dimanche restent chez eux. Selon nos informations, ce mouvement a déjà duré dix week-ends d'affilée à la gare du Nord à Paris. C'est confortable pour le gréviste, qui reste chez lui et ne perd pas grand-chose sur sa fiche de paye. En revanche, c'est très pénalisant pour l'entreprise.
SUD-rail a remis récemment au goût du jour la grève de 59 minutes… mais en la radicalisant. Traditionnellement, les cheminots ont recours à ce subterfuge pour bloquer l'entreprise à moindre frais. Au moment de leur prise de service, ils se déclarent grévistes pour une heure moins une minute. Ils assurent ensuite leur journée normalement. Un conducteur qui ne prend pas son service à l'heure contraint la SNCF à annuler son train et les correspondances ne sont pas assurées. À l'échelle de l'entreprise, la multiplication de ces grèves de 59 minutes désorganise tout.
En décembre, SUD-rail a raffiné le supplice avec la «grève de 59 minutes tournante» : elle reprend le principe de la grève de 59 minutes mais l'ancre dans la durée. Le 14 décembre à Saint-Lazare, deux préavis avaient été déposés simultanément : l'un pour une grève illimitée de 24 heures, l'autre pour un mouvement de 59 minutes. Ce dispositif a permis aux cheminots d'alterner journée de travail, une grève de 24 heures et une grève de 59 minutes. Avec ce système, 40 % des cheminots ne travaillent pas mais ce ne sont jamais les mêmes au même moment. C'est efficace et cela peut durer indéfiniment. Cette nouvelle forme de grève vient d'une faille de la loi sur le service minimum que SUD-rail a su exploiter. «Ce syndicat est béton sur toutes les questions juridiques, explique un porte-parole d'organisation concurrente. Régulièrement, ils n'hésitent pas à attaquer juridiquement la SNCF.»

Une faille dans la loi

La loi sur le service garanti dans les transports oblige en effet tous les grévistes à se déclarer 48 heures avant le lancement du conflit. Ainsi la SNCF peut organiser ses plans de transport en cas de mouvement social et mieux communiquer les horaires de trains aux voyageurs. Mais le service minimum n'empêche pas un salarié de rejoindre un mouvement en cours de route ou de rejoindre une grève à laquelle il aurait cessé de participer. D'où la possibilité de travailler le lundi, faire grève cinquante-neuf minutes le mardi et grève toute la journée du mercredi.
Autre faille de la loi : chaque cheminot doit déclarer son intention de faire grève mais rien ne l'empêche de changer d'avis. Un principe que SUD-rail a vite su exploiter : ses militants se déclarent grévistes avant de finalement se raviser et venir travailler. Résultats : ils ne perdent pas un centime de salaire mais ils ne sont pas prévus dans les plans de transport de la journée quand ils se présentent à leur établissement. Les intégrer complique autant les choses que s'ils avaient fait grève. Autant dire que lorsque SUD-rail utilise toutes ces astuces en même temps, la SNCF n'est pas loin de dérailler.
(Fabrice Amedeo, pour Le Figaro, du 14/01/2009)

mardi 2 octobre 2007

Le comité de riposte de la gauche est mort-né !

Besancenot pince le cordon ombilical
Le samedi 15 septembre, les participants à la Fête de L'Humanité, furent accueillis au son de L'Internationale par les Marie-George Buffet (PCF), François Hollande (PS), Cécile Duflot (Verts) et Olivier Besancenot (LCR) : le spectacle de l’union, quoi !

Le Parti communiste, le Parti socialiste, Les Verts, la LCR, Mars-Gauche Républicaine, le Mouvement républicain et citoyen, CCAG, les Alternatifs et Peuples et régions solidaires avaient décidé à la mi-septembre de réactiver le "comité de riposte" formé en 2006 au moment de la crise politique autour du Contrat première embauche (CPE).

Dès le 25 septembre, Olivier Besancenot (LCR) rompait la belle harmonie de façade. Selon lui, le "comité de riposte" à la politique du gouvernement formé par des partis politiques de gauche est "franchement mal barré". "Qu'est ce qu'on arrive à faire ensemble ? Un tract et un communiqué de presse. Il faut quand même autre chose qu'un communiqué de presse et un tract pour battre la droite", a en effet affirmé mardi dernier le porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) sur LCI, critiquant notamment l'attitude du PS.
"Pourquoi ne pas dire tous ensemble que non seulement on est solidaires mais qu'on pousse aussi à la mobilisation, notamment du 18 octobre ?", a-t-il ajouté, en référence à la journée de grève organisée en particulier par les cheminots. Ce comité "est franchement mal barré ", a-t-il conclu.
Or, le PS, le PC, le Mouvement républicain et citoyen, les Alternatifs, Mars-Gauche républicaine et Convergence citoyenne ont néanmoins présenté leur texte lors d'une conférence de presse commune, … au siège du PCF. Mais la gauche peine à se rassembler : ni les Verts ni la LCR ne se sont joints à cet appel.
Pour le PCF, Olivier Dartigolles a salué cette "première étape dans la riposte" à la droite. Toutefois, il a regretté l'absence de ces deux partis pour une "raison [qui] nous échappe".
La LCR a expliqué que le texte n'était pas "satisfaisant" car, au cours de son élaboration, il avait "considérablement régressé" et s'était "appauvri". "Qu'est-ce qu'on arrive à faire ensemble ? Un tract et un communiqué de presse", avait expliqué, mardi, Olivier Besancenot, le révolutionnaire trotskiste. Il déplore également l'absence d'appel clair à la mobilisation, notamment à celle du 18 octobre contre les régimes spéciaux de retraite.
Chez les Verts, Cécile Duflot a estimé que la gauche doit aller "au-delà d'une stricte opposition" et "s'employer à créer les conditions de l'élaboration d'une alternative".

Les signataires ont minimisé l'absence de la LCR et des Verts : "Ce n'est pas parce qu'il ne sont pas là, sur ce texte, qu'on ne se retrouvera pas demain", a prétendu Benoît Hamon, porte-parole du PS.
De nombreuses personnalités de la gauche socialiste ou radicale s’étaient affichées au regard des travailleurs de la "fête de l'Huma. Pourtant, la trotskiste Arlette Laguiller, la porte-parole de Lutte ouvrière (LO), affirmait déjà discerner une certaine confusion. "Chacun semble avoir sa façon de vouloir reconstruire la gauche", a-t-elle ironisé, sans faire exception et soulignant que
certains socialistes semblaient répugner à un rapprochement avec les centristes MoDem, tandis que les anti-libéraux étaient partagés sur les initiatives d'Olivier Besancenot.