POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est gare St Lazare. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est gare St Lazare. Afficher tous les articles

mardi 9 février 2010

Droit de retrait ou droit de grève, il faut savoir

SUD Rail avait déjà vicié le droit de grève
avec des arrêts de travail de 59 mn

Qu'est-ce que le droit de retrait ?

Le principe: tous les travailleurs peuvent quitter leur poste de travail s'ils estiment être physiquement en danger.

Dans le détail:

• Dans quels cas s'applique le droit de retrait ?
Le droit de retrait est une disposition du droit du travail qui permet à tout travailleur de se « retirer d'une situation» de travail «dont il a un motif raisonnable de penser qu'elle présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé ». C'est un droit individuel mais qui peut être exercé collectivement. Seule obligation : en avertir l'employeur (pour le salarié) ou l'autorité administrative (pour le fonctionnaire), par écrit ou même oralement.

• Quelles conséquences pour le travailleur ?
Contrairement au droit de grève, le droit de retrait n'implique aucune retenue de salaire, ni sanction. Il n'y a pas non plus de limite de temps. Le salarié ou le fonctionnaire peut donc refuser de retourner à son poste tant qu'il considère que le danger existe, et l'employeur ne peut l'y obliger tant que des dispositions n'ont pas été prises pour assurer sa sécurité.

• Qui décide de la validité d'un droit de retrait ?
La seule limite encadrant le droit de retrait est qu'il ne doit pas être exercé de façon abusive. Bien sûr, toute la question est de savoir si danger il y a. L'employé qui exerce son droit de retrait doit en donner la raison. En cas de désaccord avec l'employeur sur l'appréciation du danger, seul un juge peut trancher, au tribunal des prud'hommes pour un salarié ou au tribunal administratif pour un fonctionnaire. La jurisprudence, par respect du devoir de précaution, est plutôt favorable au travailleur dans ce domaine.
En théorie, le travailleur n'a pas le droit d'assortir son retrait d'une revendication, c'est à dire qu'il n'a pas le droit de poser des exigences pour son retour au travail. Car celà le rapprocherait juridiquement du droit de grève (non payé). Mais là encore, en cas de litige, c'est au juge de déterminer la limite. En principe, il fera primer la légitimité du retrait du salarié ou du fonctionnaire.

SUD Rail ne respecte pas les règles du jeu syndical

Janvier 2009, à la gare St-Lazare de Paris
Le syndicat révolutionnaire innove et met en péril le droit de grève.
Il s'engoufre dans une « faille » de la loi sur le service minimum de 2007 et l'exploite habilement: la« grève de 59 minutes ».
Mais ce n'est pas la première fois et il ne l'a pas fait seul puisque, du 14 au 31 décembre, c'est l'Intersyndicale CGT, CGT-FO, SUD-rail et FGAAC qui donnait le mot d'ordre de grève. La CGT avait négocié de son coté et s'était retirée du conflit le 31 décembre. Lire PaSiDupes

La « grève de 59 minutes » a des avantages

Elle permet de limiter les pertes en salaire, de faire durer plus longtemps un conflit en coûtant moins cher aux grévistes. Mais contrairement à ce qui a pu être écrit, c'est une heure de travail qui est prélevée, soit 13,16 euros pour un cheminot en milieu de carrière, pour un roulement d'heures d'arrêt de 59 mn paralysant le service public. Lire PaSiDupes

lundi 2 février 2009

La CFDT en flagrant déni de SUD

Chérèque accuse Sarkozy de 'survaloriser' le syndicat SUD

Il est dangereux de jouer avec SUD

Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, a estimé dimanche 1er février que Nicolas Sarkozy aurait fait le choix de 'survaloriser médiatiquement Sud' pour affaiblir les autres syndicats et que cela était 'un jeu dangereux'.
Est-ce pourtant survaloriser un syndicat violent qui peut faire 33% ponctuellement , comme à la gare St Lazare de Paris, où SUD a utilisé à plein sa capacité de nuisance en bloquant la gare au mépris du respect dû par des agents de l’Etat à des usagers, au point qu’elle a dû être fermée.

Pour la CFDT, SUD n’existe pas ?


Il est fort celui qui arrive à jouer à un jeu qui n’existe pas.
'On voit bien la tactique : on se créé un ennemi qui n'existe pas, qui fait moins de 4 % aux élections des prud'hommes, qui est présent dans quelques entreprises publiques et qu'on survalorise au niveau médiatique pour inévitablement affaiblir le syndicalisme, puisque l'image que donne Sud est une image négative pour le syndicalisme', a déclaré François Chérèque, invité du Grand rendez-vous '
Europe 1/Le Parisien-Aujourd'hui en France'.

Ainsi donc, la presse aurait un rôle négatif ? La belle découverte !

A ceci près que les media ont surtout cherché à nuire au gouvernement rendu responsable des débordements de SUD, comme c'est d’ailleurs précisément le cas avec ce type de déclaration. Chérèque aurait fait une alliance objective avec la presse qu’il ne s’y prendrait pas autrement.

Chérèque montre le bout de l’oreille

Puisque les révolutionnaires ne veulent pas accéder aux responsabilités, Chérèque sait pertinemment que SUD n’est pas représentatif et ne risque donc pas de supplanter la CFDT au moment des discussions avec le gouvernement. Il peut donc s’interroger sereinement : 'Mais il (Nicolas Sarkozy) va aller chercher qui après, quand il va falloir discuter des problèmes concrets? C'est un jeu dangereux'.

Chérèque avoue débordement à gauche et angoisse


  • Débordée, la CFDT ?
    Interrogé sur une réelle poussée de Sud dans le paysage syndical, le leader de la CFDT a répondu : 'Dans certains services publics, comme la SNCF, je ne le nie pas, mais globalement, dans la représentation syndicale française, non'».
    Au sujet d'une grève de cheminots à Nice qui a débuté le 9 décembre et pour laquelle trois syndicats (CGT et CFDT, avec son alliée la Fgaac) et 13 conducteurs de TER ont été assignés par la SNCF devant la justice pour "exercice abusif du droit de grève", François Chérèque a mis çà sur le compte d'un manque de dialogue social. "Il n'est pas normal qu'une grève dure si longtemps", a déclaré M. Chérèque en faisant part de son "incompréhension totale"(...) face à une insuffisance de dialogue dans cette région".

  • Angoissée, la CFDT ?
    Et une faiblesse de la CFDT débordée par la CGT, laquelle n’était pas en rivalité avec SUD à Nice. "Vous pourrez faire ce que vous voulez en terme de service minimum et autres, s'il y a un problème d'organisation du dialogue social, on y arrivera pas", a encore noté le dirigeant syndical. La CFDT s’est-elle retirée du dialogue social pour faire ainsi l’aveu de son impuissance et accuser la partie adverse de défaillance dans l’organisation du dialogue social?

  • Peu lisible, la CFDT ?
    Certes, la CFDT est modérée, puisqu’elle privilégie le dialogue, comme les autres syndicats européens, et non pas l’affrontement comme les autres syndicats français.
    Mais elle n’a pas fait preuve d’un grand courage lorsqu’elle a finalement refusé sa signature du projet d’assurance-chômage (tout en reconnaissant qu'il propose des avancées), au prétexte qu’elle aurait été la seule organisation syndicale signataire…
    Cet alignement sur les extrémistes brouille quelque peu l’image respectable de la CFDT et valorise le front d’opposition systématique. Donc SUD.
  • dimanche 18 janvier 2009

    Copé : Besancenot "incarne l'extrême gauche dans ce qu'elle a de plus agressif"

    Le porte parole de la LCR est démasqué

    Besancenot se pose en victime !

    "Nicolas Sarkozy essaie de criminaliser le mouvement social", déclare dimanche Olivier Besancenot dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France". Il estime que "les grévistes ne sont pas responsables" du conflit qui a conduit à la fermeture de la gare Saint-Lazare cette semaine… Ce n'est l'avis ni de l'UMP, ni du ... PS : Lire PaSiDupes .

    Les propos du trotskistes ne sont pourtant pas modérés…
    "Lui et son gouvernement passent leur temps à démanteler le service public, que cela soit dans les transports ferroviaires, la santé, La Poste (...) Les vrais raisons du conflit à Saint-Lazare sont là", déclare Olivier Besancenot en référence à la grève spontanée -en fait 'tournante') qui a entraîné mardi la fermeture de la gare parisienne.
    "Les grévistes ne sont pas responsables de la situation", ajoute-t-il, avant d'exprimer sa "solidarité" envers eux... La totale !

    Besansenot est démasqué

    Olivier Besancenot, porte-parole bobo de la Ligue communiste révolutionnaire (
    LCR), "incarne l'extrême gauche dans ce qu'elle a en réalité de plus agressif, de plus violent", a observé dimanche Jean-François Copé, répondant au meneur trotskiste qui avait accusé Nicolas Sarkozy de stigmatiser les agissements de Sud-Rail.
    Olivier Besancenot "cautionne en réalité des mouvements qui sont pour certains d'entre eux non légaux", a dénoncé le président du groupe UMP à l'Assemblée Nationale sur Radio J. "Nous le condamnons et nous le combattons."

    "C'est très choquant parce que nous sommes dans une période où on a besoin de se rassembler" et "ces attaques permanentes au nom de la lutte des classes qui a 100 ans ou 120 ans, ça me paraît complètement en décalage".

    "Ce qui choque Olivier Besancenot, c'est que nous ayons un président de la République qui entende appliquer la loi", a rétorqué le chef de file des députés UMP. "Une écrasante majorité de Français considère que le service public, c'est pas quelque chose dont on peut se servir pour paralyser le pays".

    SUD n’est pas représentatif

    Exceptionnelement puissant avec 33% des agents derrière lui, le syndicat extrémiste Sud-Rail n'est pourtant pas repésentatif au plan national et son emprise sur l'activité de la gare St Lazare pourrait faire illusion.

    Jean-François Copé a également dénoncé l'attitude du syndicat Sud-Rail.
    "Un certain nombre de responsables de ce syndicat en appellent à l'action totalement débridée avec parfois d'ailleurs -on l'a vu dans certains cas- des actions violentes".

    Il a jugé "aberrant, dans un pays qui est confronté comme les autre à la crise économique, de voir des comportements aussi irresponsables de la part d'un certain nombre d'agents de la SNCF".

    Estimant que le facteur à temps très partiel mène une lutte des classes désuète, J.-F. Copé ajoute que "ces attaques permanentes au nom de la lutte des classes d'il y a 100 ans ou 120 ans, ça me paraît complètement en décalage".

    jeudi 15 janvier 2009

    Jack Lang connaît-il Sud-rail pour porter des jugements si peu éclairés ?

    Le service minimum est contourné, mais Lang bondit un peu vite aux conclusions

    Jack Lang est pathétique

    Selon Jack Lang, la paralysie de la gare Saint-Lazare par un mouvement social montre que la loi sur le service minimum, "inutilement provocatrice", "ne marche pas".
    Mais, peu éclairée, cette brillante analyse aurait nécessité une réflexion moins superficielle.

    Lorsqu’ensuite, le septuagénaire réagit par réflexe en suggérant d’"établir un réel dialogue social" en France, l'ancien ministre socialiste montre qu’il est bien peu au fait de la réalité syndicale de son temps. Croyant être justifié à tirer des conclusions à l’ancienne, il a exprimé des sentiments personnels fort peu étayés. Une nouvelle loi sur le service minimum serait "une imbécillité", a-t-il donc jugé, de même que le service minimum à l'école est "une rigolade". Ce qu'il ignore et qu'il n'a pas intégré dans ses schémas mentaux obsolètes, c'est que la FSU n'est tout de même pas encore Sud !

    Il devrait s’informer, car sa méconnaissance du terrain éclate à chacun de ses commentaires : "c'est typiquement la politique dans son aspect le pire : on fait croire aux Français, à l'usager, que l'on va réussir par une loi à leur assurer un service minimum les jours de grève, et ça ne marche pas". Que Jack Lang ne se fait-il mettre au parfum par le camarade Jean-Marc Ayrault qui, lui, sait d’où vient le mal et dénonce les agissements de Sud-rail, car il a eu affaire à Rail-Collectivités Territoriales à Nantes. (Lire PaSiDupes)

    Car ce syndicat qui recrute parmi les jeunes agents de la SNCF impose sa loi à la gare Saint Lazare de Paris, fort de ses exceptionnels 33% de représentativité du personnel. Jack Lang qui croit soutenir la CGT par ses déclarations décalées, fait le jeu du syndicat Sud qui réduit la centrale au silence.

    Dialogue social vs. affrontement

    "Il n'y a qu'une bonne loi, c'est celle par laquelle on réussirait en France à établir un réel dialogue social", a-t-il dit.
    Cette déclaration souligne également son ignorance. En effet, le syndicalisme de papa a beaucoup changé, sans que Lang en prenne conscience. Car, Sud-rail qui mène les agents SNCF à la gare Saint Lazare n’en est plus à pratiquer le dialogue social et la négociation syndicale, mais à la contestation et à l’affrontement, sur le terrain desquels la CGT refuse encore de s’avancer.

    Lang est irresponsable


    Lorsque Jack Lang prend la parole de manière intempestive et déclare que le service minimum est "un échec pour les gens au pouvoir aujourd'hui", il commet une erreur de jugement, se trompe de cible et fait le jeu de Sud-rail.

    Pourquoi Libération ou le Nouvel Observateur ne dénoncent-ils pas SUD-rail ?

    C’est Le Figaro qui démonte la stratégie du blocage de Sud

    La presse n’a-t-elle pas la prétention de « décrypter » l’actualité pour nous ?


    Or, dans l’article que nous vous soumettons, Le Figaro explique ce que les organes de presse d’opposition n’ont, semble-t-il, pas remarqué…

    SNCF : SUD-rail ou la stratégie du blocage
    A deux mois des élections professionnelles à la SNCF, le syndicat ne recule devant rien pour se faire entendre et convaincre les cheminots.
    Il commence à vraiment faire peur à la direction de la SNCF. Et il y a de quoi. SUD-rail s'est clairement lancé dans une vaste campagne de blocage de l'entreprise publique. Son objectif : montrer ses muscles face à son puissant concurrent qu'est la CGT et se présenter comme le seul vrai syndicat contestataire capable de faire plier Guillaume Pepy, le président de la SNCF.
    Christian Mahieux, patron de SUD-rail, a réussi son coup mardi. En quelques heures, il a
    poussé la SNCF à fermer la gare de Saint-Lazare, à Paris, en déclenchant une grève surprise après l'agression la veille d'un conducteur du RER A. Plus fort encore, SUD-rail a mis en colère Nicolas Sarkozy, qui a demandé mercredi à la SNCF de «s'excuser» et d'«indemniser» les voyageurs. Dès mercredi soir, Guillaume Pepy, le président de la SNCF, a annoncé que « toutes les personnes qui voyagent par la gare Saint-Lazare seront indemnisées de 30 à 50 euros sur leur abonnement mensuel du mois prochain».
    Au lendemain de ce coup de force, il ne faisait aucun doute aux yeux de la SNCF que ni les autres syndicats ni les cheminots se seraient jamais lancés dans ce «débrayage sauvage si SUD-rail n'avait pas remonté tout le monde». Selon un cadre de la direction, SUD-rail aurait même «instrumentalisé un problème de sécurité pour relancer un mouvement moribond». La grève de mardi à Saint-Lazare a conclu en apothéose un conflit déclenché par SUD-rail le 14 décembre. Un mois de bagarre avec les voyageurs au milieu du champ de bataille : à croire que SUD-rail voulait refaire 1995.

    Le lait sur le feu

    La grève à tout-va est la stratégie politique de SUD qui, depuis plusieurs semaines, ne recule devant rien. Le syndicat a obtenu 15 % des voix lors des élections professionnelles de 2006 de la SNCF. Il compte faire mieux le 23 mars lors du prochain scrutin et espère bien talonner voire faire tomber des bastions de la CGT. Déjà très puissant à Paris Saint-Lazare ou à Metz-Nancy, SUD-rail se verrait bien jouer les trublions arnacho-syndicalistes un peu partout en France. La loi sur la représentativité syndicale votée en août lui donne en tout cas des raisons d'y croire. Celle-ci dispose que chaque liste doit rassembler au moins 10 % des voix aux élections professionnelles dans les entreprises pour pouvoir y voter un accord. Du coup, lors des élections de mars à la SNCF, les cheminots pourraient décider de voter utile, donc de porter leurs voix vers les syndicats qui pèsent déjà lourd comme la CGT et SUD-rail, bien sûr.
    La direction de la SNCF surveille comme le lait sur le feu l'évolution des clivages électoraux chez ses cheminots. Elle craint un renforcement de SUD-rail face à la CGT-cheminots de Didier Le Reste. «La situation est tenable avec une CGT à 40 % et SUD à 15 %, comme c'est actuellement le cas au niveau national, explique un cadre de la SNCF. Mais dans les établissement où SUD fait jeu égal avec la CGT à 25 ou 30 %, ça peut vite être ingérable.» Si, bon an mal an, la direction arrive à trouver un modus vivendi avec Didier Le Reste, c'est une tout autre histoire avec Christian Mahieux, que ses détracteurs décrivent comme un «gauchiste» et un «dangereux activiste». Autant dire que Guillaume Pepy croise les doigts pour que les élections de mars ne soient pas favorables à SUD-rail. Si Christian Mahieux devait faire le plein des suffrages cheminots, la SNCF en deviendrait ingouvernable alors qu'elle entre dans une période délicate : celle de l'ouverture du transport de voyageurs à la concurrence.

    Un discours quasiment consumériste

    Autant qu'un renforcement de SUD-rail au niveau national, la direction de la SNCF craint que sa bête noire multiplie de bons scores locaux. Là où le syndicat serait en tête, ce serait autant de foyers pour des grèves locales très dures comme celles de Saint-Lazare à Paris. Tous les moyens sont bons pour parler plus fort que la CGT et tenir des grèves plus longues que les siennes. «SUD n'est plus uniquement le syndicat révolutionnaire que l'on a décrit pendant des années, explique un cadre de la SNCF. Il est dans une logique électoraliste et maintient l'illusion qu'il est le seul à répondre aux attentes individuelles des cheminots. L'idéologie est bien loin.»
    SUD-rail tient un double discours. Un discours politique : la rhétorique de la lutte des classes lui sert à se présenter comme le seul rempart solide face au libéralisme et à la direction de la SNCF ; et un discours plus syndical, quasiment consumériste en fait : le syndicat est là pour défendre les intérêts de chacun. «Il y a peu de militants de Lutte ouvrière chez SUD mais en revanche beaucoup de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), analyse un spécialiste du sujet. On explique cela par le fait que SUD-rail est né dans les strates anticommunistes, soit trotskistes, soit antistaliniennes.»
    Pour grossir les rangs de SUD-rail, ses militants font du porte-à-porte à la SNCF pour débaucher les adhérents déçus qui ne se sentent pas bien défendus par les autres syndicats. À Noël, alors qu'un préavis de grève déposé par FO avait été jugé abusif par la direction de la gare du Nord, à Paris, les militants de SUD-rail sont entrés en scène et ont distribué un tract explicite : «Tu as été lésé lors de la dernière grève ? Tu refuses d'être le dindon de la farce ? Fais-toi connaître auprès des délégués SUD-rail.» De même, le syndicat de Christian Mahieux fournit aux cheminots un formulaire prérempli qu'ils n'ont qu'à retourner à la direction lorsque celle-ci leur demande des explications.

    Rendre la vie impossible à 400 000 personnes

    À la différence des autres organisations, qui disent défendre les intérêts de «tous les cheminots», SUD-rail ne fait de l'œil qu'à ceux qui ont une grande capacité de nuisance : les agents de conduite, les aiguilleurs et les contrôleurs, trois catégories au sein desquelles il a fini par être très bien représenté. Une fois assuré de leur soutien, SUD-rail lance des grèves sous n'importe quel prétexte. Les agents de conduite de Saint-Lazare veulent continuer à dormir dans le foyer de la gare et refusent de se rendre à la gare du Nord voisine pour y passer la nuit ? Grève ! La grille horaire d'hiver et les nouveaux rythmes de travail ne conviennent pas aux agents SNCF ? Grève ! Les agents d'aiguillage sont fatigués de la surcharge de travail que leur donne la grève de leurs collègues conducteurs ? Grève ! Les grèves s'enchaînent et se transforment en mouvement fourre-tout où chacun y va de sa petite revendication. Le principal, pour SUD-rail, est de semer la zizanie, de faire plaisir à tout le monde et de déstabiliser la direction de l'entreprise sans jamais se soucier du sort des voyageurs en rade. À Saint-Lazare, pendant un mois, SUD-rail s'est aussi ingénié à rendre la vie impossible à 400 000 personnes chaque jour
    .

    «Béton sur les questions juridiques»

    Chaque année, SUD-rail a traditionnellement recours à la «grève de Noël». Grâce à cette spécialité maison, les agents d'astreinte peuvent passer Noël au chaud en famille tout en étant couverts par un préavis de grève. «Ces mouvements de confort sont suivis par le noyau, souvent plus des militants SUD-rail que de simples sympathisants», explique un cadre de la SNCF. De telles grèves sont également organisées le week-end le reste de l'année. À tour de rôle, les conducteurs d'astreinte le samedi et le dimanche restent chez eux. Selon nos informations, ce mouvement a déjà duré dix week-ends d'affilée à la gare du Nord à Paris. C'est confortable pour le gréviste, qui reste chez lui et ne perd pas grand-chose sur sa fiche de paye. En revanche, c'est très pénalisant pour l'entreprise.
    SUD-rail a remis récemment au goût du jour la grève de 59 minutes… mais en la radicalisant. Traditionnellement, les cheminots ont recours à ce subterfuge pour bloquer l'entreprise à moindre frais. Au moment de leur prise de service, ils se déclarent grévistes pour une heure moins une minute. Ils assurent ensuite leur journée normalement. Un conducteur qui ne prend pas son service à l'heure contraint la SNCF à annuler son train et les correspondances ne sont pas assurées. À l'échelle de l'entreprise, la multiplication de ces grèves de 59 minutes désorganise tout.
    En décembre, SUD-rail a raffiné le supplice avec la «grève de 59 minutes tournante» : elle reprend le principe de la grève de 59 minutes mais l'ancre dans la durée. Le 14 décembre à Saint-Lazare, deux préavis avaient été déposés simultanément : l'un pour une grève illimitée de 24 heures, l'autre pour un mouvement de 59 minutes. Ce dispositif a permis aux cheminots d'alterner journée de travail, une grève de 24 heures et une grève de 59 minutes. Avec ce système, 40 % des cheminots ne travaillent pas mais ce ne sont jamais les mêmes au même moment. C'est efficace et cela peut durer indéfiniment. Cette nouvelle forme de grève vient d'une faille de la loi sur le service minimum que SUD-rail a su exploiter. «Ce syndicat est béton sur toutes les questions juridiques, explique un porte-parole d'organisation concurrente. Régulièrement, ils n'hésitent pas à attaquer juridiquement la SNCF.»

    Une faille dans la loi

    La loi sur le service garanti dans les transports oblige en effet tous les grévistes à se déclarer 48 heures avant le lancement du conflit. Ainsi la SNCF peut organiser ses plans de transport en cas de mouvement social et mieux communiquer les horaires de trains aux voyageurs. Mais le service minimum n'empêche pas un salarié de rejoindre un mouvement en cours de route ou de rejoindre une grève à laquelle il aurait cessé de participer. D'où la possibilité de travailler le lundi, faire grève cinquante-neuf minutes le mardi et grève toute la journée du mercredi.
    Autre faille de la loi : chaque cheminot doit déclarer son intention de faire grève mais rien ne l'empêche de changer d'avis. Un principe que SUD-rail a vite su exploiter : ses militants se déclarent grévistes avant de finalement se raviser et venir travailler. Résultats : ils ne perdent pas un centime de salaire mais ils ne sont pas prévus dans les plans de transport de la journée quand ils se présentent à leur établissement. Les intégrer complique autant les choses que s'ils avaient fait grève. Autant dire que lorsque SUD-rail utilise toutes ces astuces en même temps, la SNCF n'est pas loin de dérailler.
    (Fabrice Amedeo, pour Le Figaro, du 14/01/2009)

    Le droit de retrait dévoyé à la SNCF

    Des syndicats enraillent la mécanique du service minimum

    L'agression d'un conducteur a été l’occasion d’une grève spontanée qui a paralysé mardi le trafic SNCF
    dans l'ouest de l'Ile-de-France. La gare Saint-Lazare a même fait l’objet d’une mesure exceptionnelle puisqu’elle a été évacuée et fermée au public.

    Le Président condamne une réaction inadaptée
    "Le président a bien sûr été sensible à l'attaque dont a été victime le conducteur de la SNCF mais il a tenu à rappeler (...) que le service public appartenait au public", a rapporté le porte-parole du gouvernement Luc Chatel à l'issue du Conseil des ministres, mercredi. "On ne peut pas accepter que la France soit prise en otage totalement sans préavis, sans mise en place d'information, sans accueil", a-t-il poursuivi.

    La loi sur le service minimum dans les transports terrestres, promesse de campagne du candidat Nicolas Sarkozy et votée dès l'été 2007, est censée protéger les usagers de ce type de réaction épidermique. La loi prévoit en effet une concertation préalable entre syndicats et direction avant toute grève et une déclaration individuelle de chaque participant 48 heures avant le début d'un mouvement, ce qui permet d'annoncer à l'avance un plan de transports aux voyageurs.

    Le droit de retrait en question
    Les syndicats contournent le service minimum en mettant en œuvre leur droit de retrait.
    Car mardi, les cheminots du secteur Saint-Lazare ont spontanément cessé le travail après l'agression, en appliquant leur "droit de retrait", provoquant le déraillement du service minimum.
    Pour ajouter à l'exaspération des usagers, le trafic de cette gare était perturbé depuis un mois par une grève des conducteurs sur les effectifs. Se jouant des règles du service minimum, ils débrayaient souvent 59 minutes par jour, désorganisant fortement le service, sans être trop pénalisés financièrement.
    Ce type de dévoiement rappelle la pratique de l'opposition des tombereaux d'amendements déversés au Parlement...

    Les réactions sociales
    > La SNCF a pour sa part annoncé un geste commercial uniquement envers les usagers touchés par cette longue grève, sous la forme de réduction sur les abonnements de février.

    > Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a été plus sévère en jugeant "quasiment inadmissible" ce mouvement au long cours.

    > Le président de la SNCF Guillaume Pepy a lui fait son mea culpa sur les quais de Saint-Lazare tôt mercredi: "les usagers m'ont enguirlandé, moi j'accepte leur mécontentement". "Hier, on a manqué à nos devoirs", a-t-il ajouté devant la presse.

    Les réactions politiques
    > Benoît Apparu, député
    UMP de la Marne, a suggéré mercredi que "si le service minimum ne marche pas, il faudra peut-être le changer".

    >
    Le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau doit recevoir le président de la SNCF pour "veiller" à ce que les usagers soient indemnisés.

    > Le président
    PS de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, a estimé que la fermeture de la gare a été "une forme de dramatisation" qui a sans doute permis de résoudre ce conflit persistant et que la direction de la SNCF "a bien travaillé".

    > Après cette conjonction de difficultés mardi, François Bayrou, président du
    MoDem, pense que "les personnels de la SNCF et des entreprises de transport comme à Marseille devraient réfléchir au tort que ça leur fait" lorsqu'"un problème, un incident, un accident (...) se retournent immédiatement contre les usagers".

    > Pour le PS, Jean-Marc Ayrault a appelé l'Etat à "prendre ses responsabilités" et à investir pour "rénover le système ferroviaire, le matériel roulant". Mais il stigmatisme aussi les agissements de Sud-rail (cf. PaSiDupes)

    Depuis l'entrée en fonction de G. Pepy il y a un peu moins d'un an, le gouvernement a souvent exprimé son mécontentement envers la SNCF, notamment après plusieurs ruptures de caténaires ayant entraîné des pagailles à répétition pour les usagers et bien que des sabotages fassent encore l’objet d’enquêtes.

    Le syndicat Sud, sans foi ni loi, fait l’unanimité contre lui

    Le syndicat extrémiste Sud réunit PS et UMP !

    Comment est-il possible que ce syndicat ne soit pas représentatif, mais qu’il sévisse néanmoins dans tous les conflits sociaux ? De gauche à droite du paysage syndical, aucun républicain ne supporte l’odeur de soufre qu’il dégage et tous dénoncent ses agissements. L’ensemble des syndicats observe en effet que l’atmosphère devient vite irrespirable en sa présence, mais SUD s’étonne de polluer l’environnement.

  • En octobre 2008 déjà, le Tribunal Administratif de Nantes envisagea de refuser ses listes, lors du recours en annulation par Sud de la décision d'Antonini, maire d’Angers. Pour donner une idée du poids local de ce syndicat, Sud a obtenu un siège avec 11% des suffrages des agents au CTP de la ville d'Angers.
    Mais,
    ce sont en fait 15 recours en annulation de syndicats SUD Collectivités Territoriales en France
    , qui ont été demandés, 11 dans des villes de gauche et 4 dans des villes de droite, ‘tous ensemble’, dont voici la liste
    Martine Aubry - Maire de Lille, PS !
    Bertrand Delanoë - Maire de Paris, PS !
    Gérard Collomb - Maire de Lyon, PS !
    Jean-Marc Ayrault - Maire de Nantes, PS !
    Patrick Devedjian - Hauts de seine, UMP !
    Marie-José Roig - Maire d'Avignon, UMP !
    Jean-Claude Antonini - Maire d'Angers, PS !
    Jacques Bigot - Communauté urbaine de Strasbourg, PS !
    Jean Janquin - Centre de gestion du Pas de Calais, PS !
    Vincent Eblé - Conseil général de Seine et Marne, PS !
    Daniel Leroy - Centre de gestion de Seine et Marne, UMP !
    Didier Arnal - Conseil Général du Val d'Oise, PS !
    Thérèse Thierry - Maire de Lanester, apparenté PS !
    Rachel Mazuir - Conseil Général de l'Ain, PS !
    Natacha Bouchart - Maire de Calais, UMP !

  • SUD n’hésite pourtant pas à présenter les faits à l’inverse, le 5 octobre 2008:
    «
    A la Ville d’Angers, M. Antonini bafoue la démocratie sociale !
    Le Maire d’Angers a refusé les listes électorales présentées par le syndicat SUD pour les élections du personnel qui auront lieu le 6 novembre 2008.
    Alors même que des élus de tous bords politiques acceptent ces mêmes listes dans leurs collectivités… »

    Et de citer « des personnalités comme Jean-François COPPÉ (député, président du groupe UMP à l’Assemblée nationale et Maire de la Ville de Meaux), Bernard DEROSIER (député et président PS du Conseil général du Nord) ou, plus près de nous, François FILLON (premier ministre UMP et président de la Communauté de Commune de Sablé sur Sarthe) accepte sans problème les listes du syndicat SUD, on est en droit de s’interroger sur les prétentions démocratiques du Maire d’Angers, Jean-Claude Antonini... »
    et l’hommage rendu non seulement au socialiste Derosier, et aussi et surtout à JF Copé et François Fillon…
  • SUD sent mauvais
    Ainsi, à titre d’exemple, à l’issue du conflit qui a amené la fermeture de la gare St Lazare à Paris, Sud écrit des déclarations diffamatoires: « Après 31 jours de grève, après plus de vingt jours sans que la direction ne propose de rencontre, après les déclarations incendiaires de M. Farandou (Directeur du Transilien) avec comme conséquence l’agression sauvage et organisée d’un agent de conduite, les conducteurs de la région de Paris St-Lazare, ont unanimement décidé de cesser le travail ce matin. » Rapport de cause à effet scandaleux réitéré avec ces mots regrettant apparemment « qu’il faille attendre 31 jours pour avoir une vraie proposition, qu’il faille une agression découlant d’une campagne médiatique agressive par la direction SNCF ».

    Sud génère des conflits
    : « La direction décidait dans la matinée de fermer la gare et d’évacuer les usagers avec les forces de l’ordre. »


    Les républicains réagissent

  • Voici maintenant la présentation ambiguë que donne France Info de la situation :
    « La gare St Lazare paralysée hier par un mouvement de grève spontané : cela fait réagir les politiques ce matin sur les différents médias.
    Certains syndicats sont dans la ligne de mire des orateurs politiques matinaux. Beaucoup regrettent l’amalgame fait entre le conflit à la SNCF et l’agression qui a déclenché la grève.
    Yves Jégo, député UMP de Seine et Marne, a dénoncé, sur I Télé, "la démagogie d’un syndicat et l’inaction d’une autorité politique qui a la compétence en matière de transport."
    Le syndicat Sud Rail est montré du doigt par le socialiste Jean-Marc Ayrault sur LCI, qui pense qu’"il y a peut-être d’autres moyens pour traiter ces problèmes (d’agression)."
    »
    Mano en la mano Jégo-Ayrault !