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mardi 10 octobre 2017

Grève des profs: 35% à 50% de participants, selon syndicats

Le ministère de l'Education nationale n'en dénombre que 17,5%

Bataille de chiffres, comme sur le chômage entre l'INSEE et Pôle emploi
Résultat de recherche d'images pour "greve enseignants octobre 2017"
Des villes mettent en place le Service Minimum d'Accueil (SMA) 
dans les écoles, ce mardi 10 octobre 2017

Les syndicats recensent tous les professeurs qui ne sont pas en présence d'élèves ce mardi. Le ministère exclut, en revanche, les enseignants qui se sont déclarés malades à l'occasion de la journée d'action des fonctionnaires... 
Selon les chiffres remontés au ministère de l'Education nationale par les chefs d'établissement zélés, 17,47% des professeurs, tous niveaux confondus, étaient en grève sur la totalité des académies: près de 20% dans le primaire (écoles maternelles et élémentaires) et près de 16% dans le second degré (collèges et lycées).

Image associée
Lille, ce jour
Syndicat de gauche dominant dans les écoles, le SNUIpp-FSU,  a, quant lui, avancé un taux de 50% de grévistes dans le primaire. Dans le secondaire, le SNES-FSU indique qu'"un personnel du second degré sur trois a répondu à l'appel" à la grève et que la mobilisation de ce jour constitue "un sévère avertissement" au gouvernement.

A Paris, neuf lycées ont vu leurs entrées et sorties perturbées par des blocages - des poubelles amassées la plupart du temps - mis en place par quelques lycéens ou autres jeunes incontrôlés, selon le rectorat, mais qui répondent présents à tous les mots d'ordre...

De jeunes extrémistes ont déclenché un incendie devant le collège et lycée Voltaire, dans le XIe arrondissement (est parisien devenu bobo, tandis que Voltaire maintient sa réputation de radicalité : un feu de poubelles s'est propagé à une porte annexe, a indiqué le principal-adjoint Saïd Shauri. Un blocus mis en place "par des personnes extérieures à l'établissement et probablement des lycéens de Voltaire a dérapé en milieu de matinée", avec ce feu de poubelles, a-t-il raconté. L'équivalent lycéen des "casseurs", "en marge" des actions syndicales de rue. 
Les cours ont été suspendus et devraient reprendre mercredi matin. Les policiers sont venus effectuer des prélèvements et la direction de l'établissement va porter plainte.
Au classement national des lycées les plus efficaces au baccalauréat 2017, Voltaire est 2.230 sur 2.277...
A Paris toujours, l'accès de cinq lycées a été perturbé par des barrages filtrants  et quatre barrages ont interdit aux non-grévistes la possibilité de suivre leurs cours, ne laissant passer personnes, a souligné le rectorat.

La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse (LR), a condamné "avec la plus grande fermeté [selon la formule consacrée] les dégradations inadmissibles" au lycée Voltaire, et réclamé "des sanctions exemplaires". La région "portera plainte contre les auteurs des dégradations", a prévenu la gestionnaire des lycées d'Ile-de-France.

mercredi 4 décembre 2013

Rythmes scolaires: appel à la grève le jeudi 5 décembre, dans le primaire

Réforme Peillon: nouvelle journée de perturbations pour les enfants et leurs parents

Le SNUipp-FSU, syndicat dominant du primaire, a appelé les instituteurs à faire grève "massivement" le 5 décembre

A la FSU se joignent les syndicats FO, CGT et Sud qui appellent instituteurs mais aussi des personnels municipaux comme les animateurs à arrêter le travail. La CFDT n'est encore pas motivée. 

La priorité au primaire "ne peut pas se résumer à une réforme des rythmes mal fichue", a déclaré le secrétaire général du SNUipp-FSU Sébastien Sihr, réclamant des mesures pour la "transformation de l'école".
À Grenoble, un rassemblement est prévu à 10h30, place Félix-Poulat. Selon les syndicats, "dans la plupart des communes où la semaine de 4,5 jours a été imposée, le mécontentement des enseignants, des personnels municipaux et des parents ne cesse de croître. La loi engendre des inégalités selon les communes et entraîne, la plupart du temps, un surcoût pour les familles. Les personnels veulent combattre les vraies raisons de la fatigue des élèves : classes surchargées, bâtiments non adaptés…"

Le ministère de l'éducation nationale communique les intentions de participation à la grève des enseignants du premier degré du 5 décembre 2013 : 21.35 % au niveau national et 22 % pour l'académie de Paris.

En application des textes qui régissent
le service minimum d'accueil (SMA) dans les écoles primaires et afin d'organiser l'accueil de élèves, les enseignants qui envisagent de faire grève sont tenus de se déclarer au moins 48h à l'avance. Ce système d'accueil a été mis en place par le ministre de l'Éducation nationale, Xavier Darcos, UMP, durant le second semestre 2007. Le but du service minimum d'accueil est de ne pas pénaliser les parents qui travaillent lors des grèves.

A titre indicatif, les intentions de participation à la grève du 14 novembre dernier étaient de 26,6% au niveau national et de 53% pour l'académie de Paris.

jeudi 14 novembre 2013

1 prof sur 4 fera grève encore jeudi

Et ils ont le ministère nanti du budget le plus coûteux 

Nouveau durcissement de la fronde contre la réforme des rythmes scolaires aujourd'hui
 
Les syndicats d'enseignants appellent à la grève malgré des créations de postes qui creusent pour longtemps le déficit public. Selon les prévisions du ministère de l'Education, 1 enseignant sur 4 devrait néanmoins se mobiliser au niveau national, 1 sur 2 à Paris. 
Dans la capitale, une manifestation est prévue à 12h30.

Plus d'1 Français sur 2 pour l'abandon de la réforme

Selon un sondage CSA effectué pour BFM-TV,
54% des Français estiment que le gouvernement devrait abandonner la réforme, contre seulement 22% pour son maintien. L'étude a été effectuée ces deux derniers jours auprès de 911 personnes.

Le ministère estime son succès à 93,5%, sur 1/4 des communes impliquées
Vincent Peillon affirme en effet que la réforme appliquée depuis septembre se déroule "sans difficulté" dans 93,5% des 3.223 communes sondées. Le ministre-philosophe ne dit simplement pas que la France compte 36.600 communes...

"Il y a encore des problèmes, admet-il toutefois incidemment, mais par rapport à ce que l'on entend, c'est le premier bilan réel qui est donné par rapport à tout le traitement de fait divers, un cas après l'autre que l'on a eu", a estimé confusément le ministre de l'Education nationale sur Canal+.

Tout va très bien, mais semaine noire pour les enfants  

La fronde contre la réforme des rythmes scolaires, mise en place depuis septembre dans moins d'une commune sur dix, se durcit. 
Alors qu'elle doit s'étendre à toutes les écoles de France à la rentrée 2014, 55 maires, regroupés dans un collectif, ont d'ores et déjà déclaré qu'ils ne l'appliqueront pas "en l'état". Jean-Michel Fourgous, le maire UMP d'Elancourt (Yvelines), qui avait lancé en octobre une pétition contre le décret Peillon, a été rejoint par d'autres villes, notamment en Ile-de-France, dont Courbevoie (UMP), Levallois-Perret (UMP), Massy (UDI), Saint-Maur-des-Fossés (UMP), mais aussi Cannes (UMP) et Mâcon (UMP) pour les plus importantes.
Ils dénoncent, entre autres, le coût de la réforme pour les communes. Les autres, essentiellement de gauche, qui n'avaient pas les moyens d'assurer le service minimum d'accueil (SMA) et pénalisaient donc les parents qui travaillent, ont soudainement trouvé l'encadrement et les financements qui leur manqua jusqu'en mai 2012.

L'attitude de la ville de Paris dénoncée

Une centaine de groupes départementaux est mobilisée, notamment à Périgueux, Dijon, Toulon, Wittemheim, Maubeuge, Lissieu ou encore Riorges, a-t-elle indiqué.
Selon des témoignages de parents recueillis à un rassemblement devant l'Inspection académique de Noyon (Oise), "beaucoup d'écoles ont moins de la moitié des effectifs en cours" et "les parents qui n'ont pas d'autres choix que de mettre leur enfant à l'école enverront un mot d'absence à M. Peillon", a ajouté Elodie Berillac.

A Paris, au groupe scolaire Passy-Chernoviz, il y a eu "77% d'élèves absents en maternelle et 55% en élémentaire", selon Isabelle Nizard, du collectif de parents d'élèves. 
Paris "a fait le forcing pour la faire dès la rentrée 2013. On voulait attendre un an de plus pour construire quelque chose de plus efficace pour les enfants", a-t-elle dénoncé.

Les "gilets jaunes" se mobilisent

Les parents d'élèves ne restent pas les bras ballants. 
Des groupes ont lancé sur Facebook une page pour le "boycott national contre la réforme des rythmes scolaires". Pour être visible sur le chemin de l'école et lors des manifestations, certains portent les gilets jaunes de la sécurité routière. A Maubeuge, dans le Nord, deux cents parents n'ont pas envoyé leurs enfants en classe mercredi 13 pour dénoncer la semaine de 4,5 jours.
VOIR et ENTENDRE des réactions de parents inquiets, mercredi:
 

La réforme des rythmes scolaires a perdu de sa lisibilité pour beaucoup. A quoi devait-elle servir déjà ? Retour sur les grands principes de cette réforme...

Des collectifs de parents d'élèves appellent les familles à ne pas mettre leurs enfants à l'école. 
Une centaine de groupes départementaux sont mobilisés, notamment à Périgueux, Dijon (PS), Toulon, Wittemheim, Maubeuge, Lissieu ou encore Riorges, a indiqué Elodie Berillac, coordinatrice nationale de ce mouvement.

Dans le même temps, SUD éducation appelle à faire grève contre le rattrapage d'une journée de prérentrée. Quant aux enseignants, ils sont appelés à des actions diverses dans plusieurs départements par le SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire qui demande un assouplissement du décret. Enseignants mais aussi animateurs et auxiliaires de maternelle seront également mobilisés jeudi, dans toute la France.

L'élève n'est pas un rythme,
 mais un enfant

jeudi 28 février 2013

Fonction Publique : préavis de grève du 5 mars 2013

La chienlit CGT, FO, Solidaires et la FSU, encore le mardi 5 mars

La CGT et Force Ouvrière sont à l'origine de cet appel à la mobilisation générale en France le 5 mars 2013

Elles ont décidé ce mouvement à la veille de la présentation de l’accord sur l’emploi au Conseil des ministres pour s'opposer à l’accord sur la sécurisation de l’emploi établi le 11 janvier dernier.

Annick Coupé, porte-parole de Solidaires, a également indiqué que l'union syndicale, qui regroupe notamment les syndicats trotskistes de  SUD, s'associera à la mobilisation.

Les syndicats impliqués n’acceptent pas l’accord, qui prévoit des mesures pour la sécurisation de l’emploi.
Lien PaSiDupes - " Emploi: la CGT s'oppose au plus de flexibilité du gouvernement"


Les syndicats CFTC, CFDT et CGC ont quant à eux accepté de signer l’accord avec le gouvernement. 

Ils acceptent la généralisation inutile et dangereuse des complémentaires santé à tous les salariés, la taxation des contrats courts, ainsi que d'autres mesures coûteuses et le marché de dupes de la flexibilité (un maintien dans l'emploi très encadré, une évolution du cadre juridique des plans sociaux, favorable aux syndicts et une mobilité interne impliquant que le salarié qui la refusera pourrait être licencié pour motif personnel et non économique).

Ce préavis serait motivé par des revendications :
- contre l’accord national interprofessionnel (ANI) signé le 11 janvier 2013 qui fragilise la situation de l’emploi plutôt qu’elle ne la consolide ;
- contre la précarisation de l’emploi ;
- contre la transposition de l’accord dans la loi.

La dégradation de l’emploi est une réalité commune au secteur public et au secteur privé

C’est pourquoi les syndicats d'extrême-gauche s’inscrivent dans cette journée de manifestations et de grèves.


Les perturbations annoncées

Dans les transports

Le taux de gréviste n’est pas encore connu, et le niveau de maintien des transport (75%, 50% ou 25%) sera communiqué d’ici le 3 mars prochain.

Pour les autres sociétés de transport en région, aucune information n’est encore disponible. La SNCF Lorraine n’a pour l’instant pas connaissance d’un préavis de grève.

L'enlèvement des ordures devrait être suspendu

Bon nombre des crèches seront fermées ou perturbées

Dans l'Education


Malgré l’arrivée d’une prime annuelle dans l’éducation nationale, le syndicat hégémonique du primaire, le SNUipp-FSU a déjà appelé à une grève nationale le mardi 12 février 2013: elle visait la réforme des rythmes scolaires.
"Le 5 mars, nous serons ensemble dans cette bataille contre cet accord", a indiqué la secrétaire générale de la FSU Bernadette Groison, s'adressant au futur chef de file de la CGT,Thierry Lepaon. La FSU, seconde force réactionnaire de la fonction publique d'Etat, a réaffirmé sa volonté d'être "au coude à coude" avec les gransd frères de la CGT pour protester contre  un accord "en trompe l'oeil" qui "sécurise juridiquement les employeurs et flexibilise au maximum les salariés".
Outre les cours dans l'ensemble des niveaux, la restauration scolaire risque d'être affectée.

Service minimum d'accueil ?
La loi du 20 août 2008, adoptée sous Xavier Darcos, appelle les élus à prévoir l'accueil des enfants, dès lors que plus de 25 % d'enseignants grévistes sont recensés, mais lors de la grève des des enseignants contre la réforme des rythmes scolaires, seules 10 % des écoles parisiennes se sont organisées pour l'assurer.


mardi 22 janvier 2013

Paris: Peillon met les écoles en grève

Les écoles parisiennes massivement en grève contre la réforme des rythmes scolaires


Un premier test social pour le ministre de l'Education, Vincent Peillon

4 1/2 jours, pour un meilleur formatage de la jeunesse,
"priorité" de Hollande

Les écoles parisiennes sont en grève mardi contre le retour à la semaine de quatre jours et demi à la rentrée 2013 
L'annonce par Bertrand Delanoë provoque un mouvement "historique" avec 95 % de professeurs des écoles grévistes, selon Jérôme Lambert, du  syndicat hégémonique du primaire, le SNUIPP-FSU Paris, qui appelle à la grève avec une intersyndicale Snudi-FO, SE-UNSA, SUD-Education, CNT-STE et CGT Educ'action

Les parents d'élèves apprécieront que les enseignants ont repris le rythme
La mairie évoque aussi un mouvement "massif", avec 84 % d'enseignants grèvistes. Près de la moitié des écoles seront entièrement en grève. 

Le comble est qu'aujourd'hui la ville PS a trouvé la capacité de mettre en œuvre le service minimum d'accueil (SMA)  dans tout de même 66 des 624 écoles qui auront plus d'un quart de grévistes, en raison du "nombre restreint d'agents disponibles" qualifiés, selon la mairie qui ne peut visiblement pas changer de politique sans se décrédibiliser. Les maires UMP parisiens avaient depuis plusieurs années réclamé les moyens pour mettre en place du SMA.

Une manifestation aura lieu à partir de 14 heures, du métro Temple vers l'Hôtel de ville. 
"Les enseignants, qui ont porté l'actuel gouvernement par leur mobilisation ou leur vote, sont déçus", indique J. Lambert, regrettant "un ravalement de façade". "Il faut reprendre le débat", réclame-t-il. Ce mouvement "était prévisible, les enseignants et les parents sont assez insatisfaits de la manière dont se fait la réforme", indique Valérie Marty, présidente de la fédération de parents d'élèves PEEP.

La mairie de Paris fait appel au soutien des ...parents d'élèves

La mairie de Paris tente de mobiliser les associations de parents d'élèves pour les nouveaux rythmes scolaires: un dilemme pour la FCPE proche à la fois des syndicats d'enseignants grévistes et du gouvernement.

La candidate à la mairie en 2014 argumente 
"Je pense que les parents nous suivront", a estimé sur RTL Anne Hidalgo, premier adjoint au maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë.

"Tout le monde s'accorde en France à dire que le rythme de nos enfants n'est pas bon", avec "la durée la plus longue sur la journée et la plus courte sur l'année". 
Sans surprise, ce sont, appris par coeur, ni plus ni moins que les choix de François Hollande qui s’est déclaré "favorable" au retour des quatre jours et demi dès la rentrée 2013. Mais le chef de l’Etat a contourné les points d'achoppement. Ainsi, il ne s’est pas prononcé sur un éventuel raccourcissement des vacances d’été, ni d'ailleurs sur le retour du mercredi matin travaillé, plutôt que le samedi, comme l’avait fait Vincent Peillon. François Hollande n’a pas non plus repris la proposition contenue dans le rapport de la concertation sur l’école, de limiter à 5 heures de cours la journée en primaire, ainsi qu’en sixième et en cinquième. Il laisse prendre les risques par Vincent Peillon, telle que la  négociation des "détails" qui risquent de dresser l'électorat socialiste, lourd dans l'Education - notamment avec les collectivités locales, la prise en charge des enfants en fin de journée, ainsi que le mercredi matin. 

La "gauche molle" délègue tout ce qui à trait à la faisabilité - 
ou non - du projet
Ainsi les syndicats enseignants regimbent-ils sur une demie journée supplémentaire de présence à l’école !...

L'élue socialiste espère pourtant convaincre les syndicats d'enseignants
"Il y a une exception parisienne, je la regrette", explique Vincent Peillon, qui craint un élargissement du front du refus en régions.
Le ministre du cannabis et du prosélytisme pro-mariage homo assure encore qu'il n'y a "jamais de grève injustifiée"... 
Le décret sur les rythmes, qui doit être publié "prochainement", prévoit le retour à la semaine de quatre jours et demi dès la rentrée 2013 avec le mercredi matin (dérogations possibles pour la rentrée 2014 et le samedi).

Le dialogue et la concertation ont manifestement manqué !

Mercredi, jour de la présentation en Conseil des ministres du projet de loi sur l'école, le SNUIPP-FSU lancera une journée nationale d'action pour "interpeller le ministre" sur "les besoins des écoles", au moment où les académies préparent concrètement la rentrée 2013. 
La fédération FO-Education soutient cette mobilisation. Le syndicat FO des lycées professionnels appelle à la grève et le SNUIPP-FSU Paris annonce une manifestation.
Le SGEN-CFDT de son ancien patron, François Chérèque, employé multi-tâches deu président Hollande, ne s'est pas jointe au mouvement...

Est-ce tellement bizarre ?
Plus d'endoctrinement, ça fait rêver Libération

En octobre 2012, le quotidien socialiste clamait imprudemment : " C’en est fini de facto de la semaine des quatre jours en primaire, généralisée en 2008 par le ministre de l’Education de l’époque, Xavier Darcos."


Quelques extraits du livre ci-contre:
Liberté de la presse... n’est-ce pas cela que l’on appelle oxymoron ?
La « télé réalité » est au divertissement ce que le « débat politique » est à la démocratie.
Le nain [!] qui plante un arbre profite plus vite de son ombre.
On est en droit de douter de toute vérité qui nécessite plus de dix lignes pour être exposée. 
Cette presse militante applaudirait à la semaine des quatre jeudis  mercredis !
What else ?


jeudi 23 septembre 2010

Perturbation ordinaire des transports un jour de grève en France

Philosophes, les Français s'adaptent et vont travailler

Ce que les syndicats espéraient:
La réalité est quelque peu différente
Privatisation syndicale du service public

La grève ne s'annonce pas vraiment 'massive'

La Poste: 16% de grévistes

Les débrayages sont bien moins nombreux qu'à l'appel précédent des syndicats. Il faut dire que c'était il y a seulement 15 jours ! Sud PTT reconnaît une baisse...

La SNCF a annoncé un trafic conforme aux prévisions

Près d'un TGV sur deux, un TER sur deux, deux Transilien sur cinq en heure de pointe et un Corail sur quatre circulent ce matin.
A l'international, le trafic Eurostar devrait être normal et neuf Thalys sur dix devraient rouler normalement.

RATP: métro parisien quasi normal

Les bus circulent quasi normalemnt à Paris
.
Trois bus parisiens sur quatre circulaient et trois tramways sur quatre sur la T1, la T2 et la T3 ayant un trafic quasi normal, selon la RATP.

Le trafic du métro était normal à 07h45 sur les lignes 1, 4, 11 et 14 et quasi normal sur la ligne 2.
Sur les 3, 5, 6, 7 bis et 10, trois trains sur quatre circulaient. Sur les 12 et 13, deux trains sur trois étaient assurés, sur 7, 8 et 9, un sur deux et sur la 3 bis un sur quatre.

Sur le RER

N.B. Il faut rappeler que le RER B (Ile-de-France) est géré par la SNCF dans sa partie nord et par la RATP dans sa partie sud. Cette ligne est en effet découpée en deux parties avec deux alimentations électriques distinctes (25000 volts monophasé ou 1500 volts continu) au nord et au sud de la Gare du Nord, laquelle dispose des deux !...
Cette effarante originalité n'était pas la seule aberration puisque jusqu'au 7 juillet 2008, les trains de la ligne étaient conduits par des conducteurs SNCF sur la partie nord de la ligne et par des conducteurs RATP sur la partie sud, les agents se relayant en gare du Nord. Depuis novembre 2009, tous les trains sont conduits par un seul agent sur toute la longueur de la ligne.
Or, en avril 2010 et selon une enquête du journal Le Parisien, les atteintes à la sécurité des personnes auraient largement augmenté - de 47,5 % - sur la ligne, en particulier, les vols et les agressions de voyageurs avec violence, entre 2008 et 2009.


Grèvistes RATP plus nombreux qu'à la SNCF
Cette observation soulève la question du rôle du syndicat SUD

Sur la partie RATP du RER A, un train sur deux circulait.
Sur la partie RATP du RER B, seul un train sur cinq circulait, avec une interruption du trafic entre Denfert-Rochereau et Gare du Nord.

La SNCF prévoyait plus d'un RER A sur deux (branches Cergy et Poissy), un RER B sur trois (branche Nord), deux trains sur cinq pour les RER C et D (avec suspension de l'interconnexion entre Gare de Lyon et Châtelet), ainsi que sur la ligne E.
Un train sur deux étaient prévus sur les lignes K (Paris-Crépy) et P (Paris Est).
Un train sur cinq était prévu sur les lignes J (Paris Saint-Lazare vers Mantes, Ermont, Gisors), L (Paris Saint-Lazare vers Versailles et St Nom la Bretèche), N (Paris Montparnasse) et R (Gare de Lyon).
Sur les lignes H (Paris-Nord ouest) et U (La Verrière - La Défense) un train sur trois devait circuler.

=> N.B. Dès mardi matin, deux jours avant les prises d'otages d'usagers par les syndicats, France Info commença à conditionner les salariés en prenant l'exemple du RER B pour annoncer de fortes perturbations dans tous les transports en commun. Cette réquisition d'une radio publique à des fins de propagande syndicale est intolérable.

Service minimum aux heures de pointe

En Europe

La moitié des pays européens a mis en place une législation instaurant une obligation de service minimum, tout en reconnaissant tous le droit de grève.
En Allemagne et en Autriche, les fonctionnaires statutaires (30 % de la fonction publique) ne disposent pas du droit de grève, et cela « ne choque personne» s'agissant du service public.
En Espagne et en Italie, il existe un service minimum pour les périodes de pointe

En France

Le service public de radio et télévision continue en revanche de priver les usagers des informations auxquelles ils ont droit puisqu'ils paient la redevance audiovisuelle. Pareillement, les transports publics étaient totalement bloqués bien que la SNCF et la RATP soient des entreprises publiques: les syndicats militent-ils contre leur privatisation pour conserver leur pouvoir de nuisance contre ceux qui les financent ?
Les associations Liberté chérie, Stop la grève et Contribuables associés, quant à elles, militèrent donc tout à fait naturellement pour la création d'un service minimum dans les transports en commun en cas de grève.

Or, la France reste à la traite
Le 2 août 2007 le gouvernement Fillon II a toutefois obtenu une avancée.
Il a fait voter la loi n°2007-1224 du 21 août 2007 « sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs» (JO, 22 août 2007, p. 13 956) qui institue des règles pour favoriser le dialogue social et permettre une meilleure organisation des services de transports publics terrestres en cas de grève sans mettre en place une véritable obligation de service minimum.
La loi instaure l'obligation pour les salariés d'indiquer quarante-huit heures à l'avance qu'ils ont l'intention de faire grève pour permettre aux collectivités locales de réorganiser le service sur les dessertes les plus importants, en substituant des non-grévistes aux grévistes.
La mise en œuvre de l'obligation de service minimum aux heures de pointe est laissée aux accords entre syndicats et autorités organisatrices des transports.
Le fret, la poste et les transports publics non terrestres ne sont pas concernés.
Le service minimum d'accueil à l'école, optionnel, a été mis en place par Xavier Darcos en 2007.

=> Les « bras ballants », aux dires de Ségol'haine Royal, le président Sarkozy n'a donc vraiment rien fait pour faciliter la vie des Français les plus exposés !...

dimanche 5 septembre 2010

Intégration: la mairie de Paris adopte le critère du jambon dans ses écoles

La Halde va pouvoir justifier ses feuilles de paie

Le PS se plie aux interdits alimentaires religieux dans ses cantines scolaires

Du personnel des cantines parisiennes - rare, singulièrement les jours de grève et de "service minimum d'accueil" - est donc payé à tenir le compte des interdits alimentaires édictés par la religion: elle les reconnaît et s’y conforme ?

Le JDD informe
Peut-être aussi France Télévisions, mais nous sommes couchés avant la fin des programmes. Et Libération a dû nous tomber des mains à l'endormissement. Par conséquent, un grand merci à cette presse qui nous épargne l'agitation mentale et les somnifères.

"Il n’y a rien d’idéologique derrière ça"

C'est ce qu'assure la responsable d’une caisse des écoles
, interrogé par le JDD.fr.
"Nous devons simplement prévoir qui mange ou non du porc, et ce pour des raisons pratiques", s'enlise-t-elle. Dans certains établissements publics, les enfants qui suivent les interdits alimentaires de certaines religions peuvent parfois atteindre 40% de l’effectif total. Un pourcentage qui varie en fonction des années, des classes, des quartiers. "Il faut donc trouver un substitut, une variante les jours où du porc est au menu", conclut la fonctionnaire territoriale.

[…] Ces fameux questionnaires ne sont toutefois pas demandés dans toutes les circonscriptions scolaires de la capitale.

Ce sont "des" parents d’élèves qui sont à l’origine de ces demandes de précisions, effectuées, dans certaines communes, dès les années 90, affirme-t-on anonymement.
"Certaines" associations - elles ne sont pas si nombreuses que par souci de transparence on ne puisse les nommer - réclamaient la possibilité d’obtenir des repas casher ou halal. Mais, dans le cadre de la loi sur la laïcité, il n’est pas possible pour les écoles publiques d’introduire un rite religieux dans le cadre d’un service – la cantine scolaire – public.

La mairie socialiste de Paris fait du zèle
Dans les années 2000, la plupart des conseils régionaux du culte musulman ont "validé la possibilité" d’un repas sans porc.

Les écoles communautaristes, ça se généralise à l'école laïque

Le végétarien -sans viande de porc- a été imposé aux parents au prétexte d'un souci - vertueux, encore - de ...diététique !

Peut-être même le PS crée-t-il du lien social...
A l'entrée des cantines, une stigmatisation intolérable frappe les chrétiens appelés à passer à leur tour au cri de "les porcs", jubilatoire aux oreilles des "sans porc" !...

VOIR et ENTENDRE un reportage édifiant à Villeurbane (2008)



Cantine : menu à la carte envoyé par Ptite_Mule

La société socialiste du "bien-être", ce n'est gagné ni pour les personnels administratifs ni pour les personnels de cantines.
En Socialie, les chrétiens se régalent plus souvent qu'à leur tour du couscous.

Et la HALDE, demandez-vous ?

Ce truc créé en 2004 a forcément une utilité, puisque c'est la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité. Pour la première fois en janvier 2009, cette institution indépendante a livré à la justice les noms des propriétaires et agents immobiliers, auteurs présumés de discrimination raciale à l'égard de candidats à la location repérés au cours d'un testing sournois, une sorte de 'videosurveillance' agréée par le PS, dans ce cas. Pour ce qui concerne les discriminations dans les cantines parisiennes ou de Rhône Alpes,rien...

En revanche, le président de la HALDE s'est fait prendre le doigt dans la terrine de porc.
Début septembre 2010, l
a Cour des Comptes éreinte littéralement la gestion de l'ancien président de l'instance, Louis Schweitzer: "absence de contrôle", "opacité dans les comptes", "marchés à la limite de la légalité" : les termes sont accablants. Pourtant, c'est un haut fonctionnaire et homme d'affaires reconnu: ancien président du groupe automobile Renault, par exemple...
A gauche, chez ces gens-là, on ne gère pas, on fait semblant, Monsieur.

Mais Louis Schweitzer partage néanmoins une vocation humanitaire avec son grand-oncle : on lui a en effet prêté une liaison avec Désirdavenir Royal.
Ca lui confère des excuses, non ? Ah, non ? Alors non, en effet !

mardi 24 novembre 2009

Grèves peu suivies dans l'Education Nationale, La Poste et la banque

12% à 40% dans l'Education; 15% à 30% à La Poste; 8,5% à la Société Générale Sur une partie du parcours, le cortège parisien des enseignants grévistes s'est joint pendant un temps à celui des manifestants de La Poste, qui protestent contre le changement de statut de ce service public.

Dans L'Education Nationale

Seule parmi les fédérations d'enseignants, la FSU était suivie par la FERC-CGT (essentiellement des personnels non-enseignants de l'Éducation nationale) et a appelé les enseignants à la grève pour dénoncer les suppressions de postes, la réforme de la formation des enseignants et obtenir une meilleure revalorisation des salaires des professeurs.

Querelle sur les taux de participation
Aujourd'hui mardi 24 et selon l'agence R****** qui, dans un évident souci d'objectivité, se fie aux organisateurs, le SNES-FSU, syndicat d'enseignants du second degré, et la CGT, la grève dans l'Education Nationale aurait été suivie à la mi-journée par près de 40% des personnels dans les collèges et lycées publics.
Le ministère est d'un avis sensiblement différent, mais les agences de presse sont orientées.

  • Le SNUipp-FSU a annoncé 31% de grévistes parmi les enseignants des écoles primaires et maternelles, mais le ministère n'en a compté que 13,39%.
  • Dans le secondaire, quoi qu'en pense le SNES-FSU qui a vu "près de 40% des personnels" des collèges et lycées publics en grève, les chiffres du ministère de l'Education font état de 12,26% en moyenne dans les collèges et lycées.

    Le Snes-FSU a dénoncé le "mode de comptabilisation des grévistes" qui, selon elle, "minore scandaleusement les taux de grévistes". Mais elle trouve objectif et sincère de se fonder sur la base des déclarations préalables de grève rendues obligatoires par la loi sur le service minimum d'accueil (SMA) et d'évaluer les grévistes en fonction de la consigne des 20% d'avant la grève !
    Pourquoi revendiquer jusqu'à 40% de grévistes effectifs s'ils ne sont que 20% à se déclarer ?
    La loi de 2008 sur le droit d'accueil oblige les communes à organiser un accueil des élèves à partir du moment où plus de 25% des enseignants d'une école primaire se sont déclarés grévistes. La FSU et la CGT n'ont donc pas intérêt à se rapprocher des chiffres officiels du ministère.

    Les organisations lycéennes FIDL et UNL et l'Union des étudiants de France (UNEF) étaient de la fête et se prépare à une nouvelle année festive.

    Les revendications syndicales
    Fédération anarchiste


  • Les syndicats protestent contre la poursuite des suppressions de postes, demandent une révision des réform es du lycée et de la formation des enseignants et une revalorisation des salaires.
    Le projet de budget 2010 prévoit la suppression de 16.000 postes supplémentaires l'année prochaine, ce qui porte comme prévu le chiffre à 50.000 suppressions en trois ans dans l'Education. Or, il ne s'agit pas nécessairement de postes d'enseignants et le flou artistique entretenu par les syndicats vise à alarmer les familles.

  • Le ministre de l'Education,Luc Chatel a déclaré qu'il n'était pas question de revenir sur cette orientation. "Cette politique nous permet de mettre en place la revalorisation financière des enseignants, qui est très attendue", a-t-il dit sur RTL.
    Il y aura encore des suppressions de postes en 2011, a confirmé le ministre. "Le président de la République n'a m'a pas demandé et n'a pas annoncé qu'il allait revenir sur sa politique du non-renouvellement d'un fonctionnaire sur deux".

    Dans le supérieur et la recherche, l'UNEF, SUD étudiant et les associations Sauvons l'université (SLU) et Sauvons la recherche (SLR) ont aussi appelé à des mobilisations (assemblées générales, grève) et à se joindre aux manifestations des personnels de l'Education Nationale.
    Une pluie de crédits sur le supérieur et la recherche ne peut satisfaire la chienlit.

    A La Poste

    La grève à La Poste a été suivie par 25% à 30%%, selon les syndicats, mais par seulement 15,5% des personnels, selon la direction. Elles étaient pourtant cinq fédérations syndicales de postiers (CGT, CFDT, FO, Sud et CFTC) a appeler à la grève nationale pour dénoncer le projet de loi transformant La Poste en société par actions.
    Représentent 94% des voix aux élections professionnelles, elles ont déposé un préavis de grève illimitée uniquement pour la région parisienne et limité dans le temps dans certaines régions. Les syndicalistes dénoncent notamment une recherche de gains de productivité jugée excessive avant même le changement de statut .
    "Pour beaucoup d'agents, c'est dur de perdre une journée de salaire au moment de Noël, surtout quand le salaire est très bas", a déclaré Michel Dumans, secrétaire national de FO-postes, pour expliquer cette moindre mobilisation, mais sans mettre pour autant en cause l'opportunité du mot d'ordre....

    A noter que le projet de loi sur la Poste, voté le 10 novembre par le Sénat, qui organise ce changement de statut, viendra en discussion le 15 décembre à l'Assemblée Nationale, décision prise à l'issue de la conférence des présidents. Le ministre de l'Industrie Christian Estrosi a eu beau promettre qu'il n'y aurait "pas un euro de capitaux privés au capital de La poste", les syndicats avaient estimé que l'inquiétude serait mobilisatrice.
    A ce propos, France Info diffusait ce matin le témoignage d'un enseignant d'Aubagne (13) qui manifestait avec les postiers. Il déclarait que le slogan de la fermeture des bureaux de poste avait plus de chance de tirer les Français de leur indifférence. Or, Aubagne est une terre de tradition communiste qui a vécu de subventions et de solidarité nationales quand ses mines de charbons n'étaient plus rentables depuis longtemps et le militant choisi par la radio de service public était donc particulièrement fiable.

    Le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Olivier Besancenot , employé occasionnel à La Poste, s'est prononcé pour une prolongation de la grève, sur plusieurs jours, au moins jusqu'à la journée de manifestations de samedi.
    On a le sens du service public ou pas ! N'oublions pas de boycotter les calendriers. Lire PaSiDupes

    A la Société Générale

    Tout aussi atypiques que les enseignants isolés de la FSU et de la CGT,
    8,5% des salariés de la Société Générale, selon la direction, étaient en grève mardi, cette fois à l'appel d'une intersyndicale CFDT-CFTC-CGT-FO-SNB/CGC. Ils protestaient face aux faibles hausses de salaires proposées mais ont en fait assez peu exprimé d' inquiétude sur les conditions de travail. La banque compte 60.000 salariés en France.

    Dans les négociations salariales pour 2010, l'intersyndicale demande l'intégration de la prime versée début 2009 dans le salaire, soit environ 2% d'augmentation. La direction fait, selon la CGT, du "chantage à l'emploi" en disant : "on ne peut faire plus d'autant qu'on a garanti l'emploi pour 2009".

    La direction a proposé 0,7% d'augmentation générale et un "dividende du travail" (complément d'intéressement) de 600 euros.
    Si les postiers peuvent espérer un dividende du travail dans l'avenir, les enseignants n'en rêvent même pas... On se demande donc ce qui pouvait rassembler la banque et l'enseignement dans le cortège, si ce n'est la politique.
  • jeudi 2 avril 2009

    Education : les contre-vérités syndicales

    Ce que les media militants ne disent pas

    SUPPRESSIONS DE POSTES : UNE LOGIQUE COMPTABLE ?

    􀂃 Pour commencer, il ne s’agit pas de suppressions de postes, mais de
    non renouvellements de postes libérés par des départs à la retraite.

    􀂃 Ensuite, nous faisons preuve de pragmatisme : l’évolution des emplois tient compte des évolutions de la démographie scolaire.
    On met des moyens là où c’est le plus utile
    : dans le premier degré où le nombre d’élèves est en augmentation, on crée 800 postes nouveaux ; dans le second degré qui a perdu 145 000 élèves depuis 2005 et qui en perdra 40 000 de plus à la rentrée prochaine, on réduit des postes superflus.

    􀂃 Demander le maintien des emplois sans tenir compte de cette réalité, c’est comme si l’on demandait aux cantines scolaires de préparer 40 000 repas de plus par jour que ceux qui seront effectivement consommés !

    􀂃 L’évolution des emplois tient compte de notre capacité à mieux mobiliser l’emploi existant : l’équivalent de 5 000 emplois sur les 8 800 emplois supprimés dans le second degré seront ainsi compensés par les heures supplémentaires qu’effectueront les enseignants volontaires.

    􀂃 Enfin, tout le monde profitera des économies réalisées : les élèves auxquels nous proposerons de nouveaux services et les enseignants qui bénéficieront d’un milliard d’euros de pouvoir d’achat lié aux heures supplémentaires.

    ON FAIT DES ECONOMIES SUR LE DOS DE NOS ENFANTS ?

    􀂃 Il faut sortir d’une logique purement quantitative d’augmentation des moyens : dans le premier degré, on a perdu 200 000 élèves ces 20 dernières années, tandis que nous avons recruté 12 000 enseignants supplémentaires. Avec quel résultat ? Toutes les enquêtes nationales et internationales montrent une baisse du niveau scolaire.

    􀂃 Dans un pays comme la France où le budget de l’Education nationale a été multiplié par deux en 20 ans, où la dépense moyenne par lycéen est supérieure de 22% à celle de tous les pays développés, il est faux et malhonnête de dire que l’école souffre d’un manque de moyens.

    􀂃 En revanche, le Gouvernement reste ouvert au dialogue, dès lors qu’il s’agit de parler des réformes d’avenir qui permettront à notre système éducatif de redevenir une référence et un modèle en matière de réussite des élèves.

    􀂃 Pour preuve, les économies réalisées ont déjà permis d’offrir de nouveaux services aux élèves et aux enseignants :

    - accompagnement éducatif personnalisé de deux heures par jour après les cours;

    - stages de soutien scolaire gratuits pendant les vacances pour les élèves de CM1 et de CM2 en difficulté ;

    - réaffectation des heures de cours supprimées le samedi matin sous forme de soutien personnalisé aux élèves en difficulté.

    LA SUPPRESSION DES COURS LE SAMEDI MATIN, L’ACCOMPAGNEMENT EDUCATIF, CE NE SONT QUE DES PRETEXTES POUR FAIRE PASSER DES REFORMES IMPOPULAIRES !

    􀂃 Au contraire : en passant de 26h à 24h hebdomadaires pour tous, on allège le rythme scolaire des enfants à un niveau comparable à celui des pays dont l’école obtient les meilleures performances.
    Et en réaffectant les heures de cours supprimées le samedi matin sous forme de
    soutien personnalisé aux élèves en difficulté, on permet aux 15% d’élèves en grande difficulté qui ne savent ni lire ni écrire d’être mieux accompagnés et de progresser.

    􀂃 L’opposition refusait la mise en place lors des dernières vacances de printemps de stages de remise à niveau. Or cette mesure est un succès : 80 000 élèves de CM1-CM2 en ont bénéficié grâce à 15.000 enseignants volontaires. Il est incompréhensible que l’opposition refuse une mesure à caractère social. Les élèves qui ont bénéficié de ces stages sont issus de familles modestes et ne peuvent pas accéder à des cours privés.

    CE QUE DENONCENT LES SYNDICATS, N’EST-CE PAS L’ABSENCE DE CONCERTATION, NOTAMMENT POUR LES NOUVEAUX PROGRAMMES DU PRIMAIRE ?

    􀂃 Au contraire, la transparence et l’objectivité ont été totales. En deux mois, 1 100 synthèses ont été adressées à Xavier Darcos à partir de la consultation organisée auprès des 380 000 enseignants. Ils ont aussi été soumis à l’avis de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales de l’Assemblée nationale, et de la commission des affaires culturelles du Sénat.

    􀂃 Notre but, c’est de retrouver le consensus entre l’école et les familles. Comment peut-on être contre des programmes qui se recentrent sur les fondamentaux, et que 93 % des personnes sondées approuvent ?

    Verbatim
  • Xavier Darcos : « Sur les 25 dernières années, il y a eu 18 manifestations lycéennes qui ont en général conduit à ce que tous les ministres de l'Éducation successifs, avec un grand courage, ont dit 'eh bien puisque les lycéens sont dans la rue, on renonce'. Ils ne devaient pas avoir beaucoup de conviction. »
  • Nicolas Sarkozy, le 24 avril 2008 dans son intervention télévisée:
    « L'école, c'est les trois-quarts de la solution de la croissance et de l'emploi dans notre pays »
  • Le Premier Ministre, François Fillon:
  • « L'école que je veux pour nos enfants, c'est une école où l'autorité et le respect ne seront plus bafoués. C'est une école qui offre des services nouveaux aux élèves et leur donne les moyens d'atteindre les objectifs. C'est enfin une école qui aide et accompagne tous ceux qui rencontrent des difficultés. »

    Pour aller plus loin (lien):
    -> Projet de programme pour l'école primaire
    -> Service minimum d'accueil (SMA)