POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est CGC. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est CGC. Afficher tous les articles

vendredi 17 janvier 2020

Retraites : le musée du Louvre, fermé en raison d’un blocage par l’intersyndicale

L'exposition Léonard de Vinci, dommage collatéral de la réforme des retraites de Macron

François 1er avait davantage d'égards


"Les touristes avec nous !" 
Les touristes massés devant les barrières de sécurité étaient appelés par les manifestants à s’associer au mouvement...
A la suite d’un blocage des entrées par l’intersyndicale, ce vendredi 17 janvier, la direction du musée le plus fréquenté au monde assure que les détenteurs de billet seront remboursés mais n’excluait pas une réouverture dans l’après-midi, si le blocage était levé.

"C’est au cœur même de la Pyramide du Louvre, où le président de la République, Emmanuel Macron, a choisi de consacrer son investiture, que se hisse contre lui, vent debout, un front d’opposition syndical contre ses orientations désastreuses en matière de retraite", a écrit dans un communiqué l’intersyndicale CGC-CGT-FSU (des enseignants)-SUD, tous extrémistes de gauche, voire révolutionnaires trotskistes.



Plus d’une centaine de manifestants - 80, selon BFM - bloquaient l’entrée de la Pyramide.
Résultat de recherche d'images pour "Les manifestants appelaient les touristes massés devant les barrière de sécurité à l’associer au mouvement : « Les touristes avec nous ! »"Ils agitant des drapeaux en scandant : "On ira jusqu’au retrait !" Ils haranguaient aussi les touristes parqués derrière les barrières de sécurité pour qu'ils s’associent au mouvement, mais la plupart venus spécialement de l’étranger passer quelques heures à Paris pour visiter l'exposition Léonard de Vinci exprimaient surtout colère et incompréhension, certains lançant des injures à l’adresse des manifestants.

Le milieu culturel est noyauté par la gauche radicale

"Notre mobilisation s’inscrit donc aux côtés de tous les agents grévistes en lutte dans le pays pour une vie digne, tant dans les structures de droit privé que dans celles de droit public", ajoutent les syndicats à l’origine de ce texte, alors que le mouvement se poursuit depuis six semaines. 

Et d’expliquer : "Alors que les conditions des agents du Musée du Louvre se dégradent de jour en jour, notamment sous les pertes d’effectifs, la précarité et le désengagement de l’Etat, il ne saurait pour nous être question de souscrire au système de retraite à points proposé par le gouvernement qui ne vise qu’à baisser pour tous le montant des pensions."

Une "carabistouille" !
"Le prétendu compromis proposé par le premier ministre consistant en une suspension de l’âge pivot jusqu’à une “conférence de financement”, c'est de la pipe, explique le communiqué, en d'autres termes. Elle "aurait lieu en avril 2020" et "patronat et syndicat devraient faire des propositions pour trouver 12 milliards d’euros d’économies par an, ce qui relève de l’ "enfumage", souligne le communiqué. 

En 2019, le Louvre a reçu 9,6 millions de visiteurs, légèrement en-deçà du record de 2018 (10,2 millions). Alors que quelque 260.000 billets avaient déjà été réservés, au jour de l'ouverture de l'exposition, le 24 octobre 2019, la billetterie en ligne du musée du Louvre était alors en partie inaccessible et SUD n'y était alors pour rien. Vous avez jusqu'au 24 février...

samedi 22 août 2015

Encore une nomination discutable et encore à France Télévisions

Aux postes stratégiques, Hollande place des inadaptés comme lui 

La main-mise du pouvoir se poursuit dans l'entre-soi socialiste


Germain Dagognet
Le nouveau numéro 2 de l'info sur France Télévisions est un proche du président du Conseil supérieur de l’audiovisuel !
Olivier Schrameck, intermédiaire damné de Hollande, a accepté la nomination de l'ancien chargé de com du cabinet de Lionel Jospin, alors dirigé par... lui-même... Cette nomination de Germain Dagognet est une provocation qui ne pouvait passer inaperçue, puisqu'il était rédacteur en chef des journaux du week-end de Claire Chazal sur TF1, chaîne privée honnie de France Télévisions. 

La sérénité n'est pas prête de revenir
Cette nomination d'un protégé de Schrameck ravive donc les braises mal éteintes de l'élection de Delphine Ernotte à la présidence du groupe audiovisuel où la patronne d'Orange France a coiffé sur les poteaux un incontestable expert des media, Pascal Josèphe, qui a été chargé de mission auprès d’Hervé Bourges, alors directeur général de Radio France internationale et a dirigé plusieurs chaînes de télévision, TF1, La Cinq, France 2 et France 3. 
Le syndicat CGC avait pourtant fait campagne contre Ernotte pour son rôle dans la crise des suicides chez Orange... Mais bien qu'elle n'ait aucune expérience des media, ses réseaux plutôt à gauche avaient fit la différence.



Dans les couloirs de la rédaction de France 2 et de France 3, on s'étonne de la nécessité qu'il y avait à débaucher le maître d'oeuvre d'un JT en capilotage dont l'audience faiblit irrémédiablement et dont la légèreté fait jaser, selon les partisans du trottoir d'en face
Sous ce pouvoir stalinien, Pascal Golomer, le patron des rédactions de France 2 et France 3 à la place de Yannick Letranchant, n'a pas eu son mot à dire dans le choix de son bras droit. Il aurait préféré faire venir à son côté un cadre de la rédaction de France 3, quelqu'un qui connaît bien la maison et ses équipes. Mais Delphine Ernotte, qui remplacera officiellement lundi 24 août Rémy Pflimlin dans son fauteuil de président, a imposé ce transfert inattendu.

L'innocence de l'âge...

Et ce n'est pas tout ! Nommée au printemps par le CSA présidé par Olivier Schrameck, Delphine Ernotte a choisi un ancien collaborateur de... Schrameck. En 1989, lorsque ce dernier est directeur de cabinet du ministre de l'Éducation nationale de François Mitterrand,  Lionel Jospin,  Schrameck s'appuie sur un conseiller technique chargé de communication nommé Germain Dagognet... Le marquage politique de ce dernier est clair, et sa proximité avec le patron de l'Autorité de régulation suscite la fureur des barons et des syndicats du service public, qui n'ont toujours pas digéré les conditions dans lesquelles l'ancienne directrice générale d'Orange France a été nommée à la tête de France Télévisions."Germain est un bon journaliste loyal, reconnaît l'un de ses confrères qui l'ont côtoyé à LCI, où il fut longtemps rédacteur en chef, avant de prendre en main les journaux de Claire Chazal sur TF1 en 2008."

Germain Dagognet confirme. "J'avais 25 ans, précise-t-il. Je venais de l'INA, alors dirigée par Jacques Pomonti, par la volonté de F. Mitterrand. C'est lui qui m'a recommandé à Lionel Jospin qui cherchait "un jeune." J'y suis resté deux ans et demi, de 1988 à 1990." Conscient qu'il lui sera difficile de se recycler immédiatement dans le journalisme en France, Dagognet est ensuite parti pour le Canada, avant d'intégrer l'équipe de direction de TV8 Mont Blanc, l'une des premières chaînes de télévision locales privées. Le nouvel homme fort de la rédaction éprouve le besoin de préciser qu'il n'a "jamais eu [s]a carte du PS."

Cette nomination est perçue au sein de France Télévisions comme éminemment politique à trois mois des élections régionales et à moins de deux ans d'une présidentielle où tous les coups seront permis... Elle vient alourdir un peu plus une atmosphère déjà passablement dégradée dans les couloirs de l'entreprise. Et ajoute quelques suspicions sur la tutelle d'Olivier Schrameck sur l'équipe Ernotte...

Et Hollande nous affirmera qu'il a les mains propres...
D'Olivier Schrameck, Catherine Trautmann déclara dans Le Monde: "Je pense qu'il a été choisi parce qu'il n'est mêlé à aucun intérêt dans ce secteur. En outre, c'est un homme qui sait construire des compromis en prenant en compte tous les points de vue". L'ancienne ministre de la Culture et de la Communication sous Lionel Jospin est clairvoyante et son jugement pas partisan du tout...
L'Olivier qui rassemble tant de qualités d'une si belle âme est entre autres le petit-neveu d'Abraham Schrameck qui fut ministre de l'Intérieur du Cartel des gauches et vota les pleins pouvoirs à Pétain. Hollande n'est pas responsable des ascendants de ce maître des basses oeuvres de son quinquennat. 

jeudi 28 février 2013

Fonction Publique : préavis de grève du 5 mars 2013

La chienlit CGT, FO, Solidaires et la FSU, encore le mardi 5 mars

La CGT et Force Ouvrière sont à l'origine de cet appel à la mobilisation générale en France le 5 mars 2013

Elles ont décidé ce mouvement à la veille de la présentation de l’accord sur l’emploi au Conseil des ministres pour s'opposer à l’accord sur la sécurisation de l’emploi établi le 11 janvier dernier.

Annick Coupé, porte-parole de Solidaires, a également indiqué que l'union syndicale, qui regroupe notamment les syndicats trotskistes de  SUD, s'associera à la mobilisation.

Les syndicats impliqués n’acceptent pas l’accord, qui prévoit des mesures pour la sécurisation de l’emploi.
Lien PaSiDupes - " Emploi: la CGT s'oppose au plus de flexibilité du gouvernement"


Les syndicats CFTC, CFDT et CGC ont quant à eux accepté de signer l’accord avec le gouvernement. 

Ils acceptent la généralisation inutile et dangereuse des complémentaires santé à tous les salariés, la taxation des contrats courts, ainsi que d'autres mesures coûteuses et le marché de dupes de la flexibilité (un maintien dans l'emploi très encadré, une évolution du cadre juridique des plans sociaux, favorable aux syndicts et une mobilité interne impliquant que le salarié qui la refusera pourrait être licencié pour motif personnel et non économique).

Ce préavis serait motivé par des revendications :
- contre l’accord national interprofessionnel (ANI) signé le 11 janvier 2013 qui fragilise la situation de l’emploi plutôt qu’elle ne la consolide ;
- contre la précarisation de l’emploi ;
- contre la transposition de l’accord dans la loi.

La dégradation de l’emploi est une réalité commune au secteur public et au secteur privé

C’est pourquoi les syndicats d'extrême-gauche s’inscrivent dans cette journée de manifestations et de grèves.


Les perturbations annoncées

Dans les transports

Le taux de gréviste n’est pas encore connu, et le niveau de maintien des transport (75%, 50% ou 25%) sera communiqué d’ici le 3 mars prochain.

Pour les autres sociétés de transport en région, aucune information n’est encore disponible. La SNCF Lorraine n’a pour l’instant pas connaissance d’un préavis de grève.

L'enlèvement des ordures devrait être suspendu

Bon nombre des crèches seront fermées ou perturbées

Dans l'Education


Malgré l’arrivée d’une prime annuelle dans l’éducation nationale, le syndicat hégémonique du primaire, le SNUipp-FSU a déjà appelé à une grève nationale le mardi 12 février 2013: elle visait la réforme des rythmes scolaires.
"Le 5 mars, nous serons ensemble dans cette bataille contre cet accord", a indiqué la secrétaire générale de la FSU Bernadette Groison, s'adressant au futur chef de file de la CGT,Thierry Lepaon. La FSU, seconde force réactionnaire de la fonction publique d'Etat, a réaffirmé sa volonté d'être "au coude à coude" avec les gransd frères de la CGT pour protester contre  un accord "en trompe l'oeil" qui "sécurise juridiquement les employeurs et flexibilise au maximum les salariés".
Outre les cours dans l'ensemble des niveaux, la restauration scolaire risque d'être affectée.

Service minimum d'accueil ?
La loi du 20 août 2008, adoptée sous Xavier Darcos, appelle les élus à prévoir l'accueil des enfants, dès lors que plus de 25 % d'enseignants grévistes sont recensés, mais lors de la grève des des enseignants contre la réforme des rythmes scolaires, seules 10 % des écoles parisiennes se sont organisées pour l'assurer.


vendredi 25 juin 2010

Pour les syndicats de fonctionnaires, il faut que les portes claquent

Les négociations salariales interrompues avant d'avoir commencé

Les syndicats -singulièrement la FSU- n'ont que des griefs

Les huit syndicats de fonctionnaires ont un problème de méthode.
Ils n'étaient pas venu négocier, mais s'entendre dire ce qu'ils voulaient souhaitaient, mais le gouvernement n'est toujours pas une organisation syndicale et personne ne leur a encore dit.
Dès la première réunion de négociation salariale vendredi, ils ont donc claqué la porte, comme un seul homme, pensant que leurs adhérents y verraient de la combativité, alors que chacun a compris que la décision était préméditée et concertée.
Les syndicats ont par ailleurs jugé le calendrier trop serré et déploré de n'avoir reçu les documents de préparation que mercredi soir.

La politique de la chaise vide

Pour rompre la négociation, Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, prétend que le ministre du Travail Eric Woerth n'a pu ni confirmer la hausse générale prévue au 1er juillet, ni démentir un éventuel gel des salaires sur trois ans. Elle n'a fait aucune proposition et a préféré polémiquer: "cette désinvolture est inacceptable et c'est pourquoi nous avons quitté la séance".

"Nous avons tous bien compris que le gouvernement expliquait à tout le monde qu'il y a une crise parce que nous dépensons trop, alors que nous avions tous compris que la crise était celle du système financier", a-t-elle commenté.
Bernadette Groison n'est pas une néophyte malgré ses débuts à la tête de la FSU et elle ne peut ignorer qu'une décision postérieure au 1er juillet pourrait néanmoins prendre effet à cette date. Elle se moque donc de l'opinion qu'elle tente ainsi de manipuler.
Ils n'ont pas « tous bien compris »

Bien que le calendrier soit serré, la FSU a préféré rompre la concertation.

Dans son indignation concertée, Jean-Marc Canon (CGT) admet ce que nie FSU.
"A 4 jours de l'échéance" de la prochaine réunion, le ministre "nous dit que le gel des salaires est la perspective la plus vraisemblable pour 2011, 2012 et 2013". Bernadette Groison a dû avoir des moments d'absence...
Ce scénario "représenterait 8% de perte de pouvoir d'achat", a même estimé la CGT, calcul effectué selon M. Canon sur la base des prévisions d'inflation utilisées pour la programmation triennale des lois de finances.

Venu recevoir une décision gouvernementale plutôt que d'en débattre, Bernard Sagez, secrétaire général des fonctionnaires CFTC a eu le sentiment que " le discours d'ouverture était catastrophique" et "sans aucune proposition". Pour autant, il ne précise pas quelles sont les propositions de sa confédération.

Une heure après le coup d'éclat des syndicats, Matignon a annoncé que cet engagement n'était "pas remis en cause", sans précision de la date de la reprise des négociations, ni de la hausse salariale du 1er juillet.

Gouvernement et syndicats n'ont pas les mêmes modes de calcul

Les syndicats veulent imposer des augmentations générales de salaire par la revalorisation, en euros, du "point d'indice", le gouvernement veut revaloriser le "salaire moyen", incluant les primes, promotions et heures supplémentaires, qui ne bénéficient pas à tous.

A en croire M. Sagez, Eric Woerth aurait déclaré que la valeur du point d'indice représente le sixième du salaire des fonctionnaires. Selon lui, "c'est quand même scandaleux, ce n'est pas du tout la situation dans la fonction publique".
"C'est facile de tout mettre dans un même pot et de faire croire qu'on a tous été augmenté de 2%", a ajouté M. Sagez qui ne semble plus favorable à l'égalité.

Dans le calcul de la rémunération des fonctionnaires, le point d'indice représente environ 25% du total, a affirmé de son côté le secrétaire d'Etat à la Fonction publique Georges Tron, selon qui syndicats et gouvernement pourraient se revoir "en début de semaine prochaine".

Les syndicats ont eu le temps de lire une déclaration commune

Les syndicats ont sorti une première déclaration qu'ils avaient préparée avant de claquer la porte.
"La valeur du point d'indice" est "l'élément central et prioritaire en matière salariale dans la fonction publique", affirme le texte, signé des huit syndicats (CGT,FSU,FO, Solidaires, Unsa, CFDT,CFTC, CGC), la CFDT semblant en retrait.

Ils se sont ensuite retrouvés dans le hall du bâtiment, pour rédiger ensemble, devant les caméras de télévision, une seconde version de cette déclaration, destinée cette fois à la presse.

Peu après, un communiqué commun de MM. Woerth et Tron précisa que l'augmentation générale de 0,5% au 1er juillet est fonction d'"arbitrages budgétaires" non encore rendus, la décision finale devant être annoncée "aux environs du 1er juillet.

Alors que, selon une source non identifiée, l'octroi du +0,5% pourrait être lié à un accord triennal sur les salaires mais pour la période 2011-2013, Didier Bourgoin, secrétaire général de la fonction publique territoriale (SNUCLIAS-FSU, donc CGT), est en mesure de préciser que Eric Woerth a très brièvement "évoqué un effet report": la hausse de 0,5% pourrait être inclue dans la négociation triennale en cours, qui pourrait en fait concerner la période 2010 à 2012.

A vouloir communiquer, la FSU se prend dans les cables

De cela non plus Bernadette Groison n'a donc pas entendu parler, bien qu'elle soit patronne de Didier Bourgoin et du SNUCLIAS. On se demande donc qui dirige la FSU.

jeudi 1 mai 2008

Révolution interne à la CGT ; et au PCF, c’est pour quand ?

Mutation cégétiste de la révolution à l'art du compromis
Au siège de la CGT, le 16 avril, Bernard Thibault provoqua l’hilarité en lançant : «Jean-Claude Mailly vient de m'appeler pour voir ce que nous pourrions faire ensemble La rupture dans la gauche syndicale, c’est la réunification de la CGT et de FO ! En plus d’un possible rapprochement entre la CGC et l'Unsa, laquelle cherche à devenir ‘représentative avec la complicité –à ses risques et périls- de la CGC, le surréalisme est à son comble…

A l’issue d’une réunion d’étude du texte sur la représentativité syndicale bouclé une semaine plus tôt avec l'ensemble des partenaires sociaux, Bernard Thibault sort quelques instants pour donner à la presse la position des 54 membres du comité exécutif : c'est «oui» à l'unanimité : un «gouvernement» soumis dit rarement non à son «président» totalitaire. Mais le «Parlement» de la CGT, la ‘base’. Et bien, Thibault a convié les fédérations et les unions départementales (UD) à assister aux débats. Les échanges furent animés : «Quelques-uns [des corporatistes], notamment dans la banque, s'interrogeaient sur les conséquences de ce texte dans leur secteur, explique un participant, parce qu'ils redoutent de ne plus avoir leur mot à dire dans les négociations avec les directions.» Du coup, des rumeurs ont circulé faisant état d'un vote des fédérations et des UD différent de celui de la commission exécutive. Du jamais vu ! … Au final, avec du doigté, Thibault –à l’école privée de Xavier Bertrand– arrache la ratification du texte : 19 fédérations pour, 7 contre. Une belle victoire pour Thibault et qui confirme la lente transformation que le leader cégétiste impose depuis neuf ans à sa centrale.

De Bernard Thibault, on connaît peu de chose. Il a 49 ans, mesure plus d'un mètre quatre-vingt, a toujours sa coiffure à la Mireille Mathieu pour masquer ses oreilles de Jumbo, ne se déplace jamais sans ses gardes du corps, a déjà grimpé les marches du Festival de Cannes… Pour le reste, le «Sphinx» -c'est son surnom en interne- cultive le mystère. «Personne ne sait jamais ce qu'il pense. Il ne se prononce pas, comme s'il n'en avait pas le droit. Et, par rapport aux autres leaders, il a beaucoup de collaborateurs directs», déplorent des syndicalistes d'autres organisations. D'où des relations plus compliquées et plus lointaines avec les autres patrons des grandes centrales. Avec Mailly, le patron de FO, le courant ne passe d’ailleurs pas bien. «En fait, c'est plus simple quand ces centrales discutent non pas entre numéros 1 mais entre numéros 3 !» s'amuse un syndicaliste qui estime que ses prédécesseurs étaient plus bon enfant, plus spontanés. Pense-t-il à Krasucki ? (se délecter avec la video dans PaSiDupes- cf. libellé)

«C'est Thibault qui a rénové la CGT» et les faits parlent d'eux-mêmes. Lors du 46e congrès, en 1999, qui marque le début de son premier mandat (il en est à son troisième et à deux quinquennats, bientôt), il énonce ce qui pourrait être la nouvelle devise de la CGT : «Contester, mobiliser, proposer, négocier». Ainsi tournait-il la page de la vieille doctrine marxiste-léniniste de l'avant-garde du prolétariat : «un scénario où 650 000 clairvoyants apporteraient la lumière à 58 millions d'aveugles n'a aucune chance de succès», lance-t-il à l'époque.
Avec Thibault, la CGT enraye la chute de ses effectifs, adhère à la réformiste Confédération européenne des syndicats (CES) et à la Confédération syndicale internationale
, «ces deux démons, bras armés des États-Unis contre la patrie du syndicalisme», selon l'expression ironique de Dominique Andolfatto, maître de conférences à l'université de Nancy.
Autre preuve de son évolution,
la CGT a appris, comme la CFDT, à nouer des liens avec les patrons des grandes entreprises du CAC 40. « Ses cadres réformistes, notamment le secrétaire de la CGT, Jean-Christophe Le Duigou, multiplient les opérations de charme depuis quelques années, note un syndicaliste. Elle envoie les plus urbains, les plus modernes, les plus diplomates pour montrer aux entreprises qu'elle a changé et qu'elle peut être un partenaire intéressant avec lequel il faut discuter. En clair, elle fait du lobbying.» Pour rentabiliser ses locaux de Montreuil, elle loue même des salles à des organismes qui n'ont rien à voir avec la centrale. La misère fait loi.

Une rénovation qui ne s'est pas faite sans heurts
Le PS pourrait en prendre de la graine.

Le référendum sur la Constitution européenne a bien failli coûter cher à Bernard Thibault. En 2005, la direction confédérale expliqua alors pourquoi il ne fallait pas donner de consigne de vote. Mais la commission exécutive vota le rejet du texte (74 pour, 37 contre et 5 abstentions). On n’est pas habitué à la CGT.
Plus inquiétant encore : le numéro un de la CGT est désavoué par la Fédération cheminots, dont il est pourtant issu. On parle alors d'un congrès anticipé qui finalement ne verra pas le jour. Début 2006, il retrouve une tête de cochon déposée devant son domicile et son chat aurait été égorgé : drôles de mœurs ! Et puis il y a cette sciatique qui le handicape terriblement : la rumeur affirme alors qu'il en a «plein le dos» ! En fait, c'est le conflit du CPE qui lui retire une gros bec de perroquet dans les lombaires et qui le relancera sur les rails, en lui permettant de changer de voie et de resserrer ses troupes sur de nouvelles revendications.

Outre évidemment la chute du mur de Berlin, qui marque l'entrée de l'organisation dans une ère nouvelle avec la fin du communisme et l’affaiblissement des ‘grands frères’ soviétique et français, c'est paradoxalement l'élection du Président Sarkozy qui accélère le processus de «transformation» de la CGT, alors que le PS galère toujours. Une réforme à ajouter à son bilan, mais que le PS de l’amère Royal n’est pas prêt de lui créditer.
«D'emblée, analyse Dominique Andolfatto, le président de la République affiche un copieux et ambitieux agenda de réformes sociales et va chercher à faire des syndicats des interlocuteurs privilégiés. Dans un premier temps, il semble plutôt cibler la CFDT et FO. Mais, très vite, la CGT paraît constituer un partenaire plus intéressant, compte tenu, notamment, de ses implantations dans les entreprises publiques où des réformes d'abord celles des régimes spéciaux de retraite doivent intervenir, sans parler de la solide notoriété que conserve le syndicat dans l'opinion.» Ainsi, le petit automne chaud de 2007 tourne-t-il court très vite, alors que les lycéens cornaqués en avril 2008 par la FSU font leur show. Bernard Thibault appelle à la négociation après une seule journée de grève. Ce qui déroute certains militants prêts à en découdre. Au final, le gouvernement rogne les privilèges des régimes spéciaux sans les supprimer pour obtenir l’accord sur l’essentiel, permettant à chacun de s'en tirer honorablement et à Bernard Thibault d'apparaître comme un conciliateur par rapport aux durs de son entourage…

Que la centrale reconnaisse de plus en plus la négociation, c'est bien là la nouveauté.
Il y a encore peu, elle préférait s'inscrire dans un rapport de force alors qu'aujourd'hui, la négociation a une valeur en soi. «D'ailleurs, ajoute Guy Groux, directeur de recherche à Sciences Po et spécialiste du syndicalisme, au dernier congrès, la CGT a été très près d'admettre la notion de compromis.» Lors du discours de clôture, Éric Aubin, membre de la commission exécutive confédérale, osa lancer aux militants que «quand la négociation s'appuie sur la mobilisation et l'action, le compromis n'est jamais la compromission». Les vieux militants confirment ce lent changement de culture. Un vieil adhérent depuis 1963 estime qu'«avant, ils allaient jusqu'au bout, maintenant ils arrivent à signer même si l'accord n'est pas complet.» A 85 ans, Denise, adhérente de 1948 à 1979, observe que l'organisation est «beaucoup moins agressive qu'avant et c'est une bonne chose. Elle est plus pédagogue vis-à-vis de ses syndiqués et du gouvernement d'ailleurs». Et d'ajouter : « Bernard Thibault n'est pas un révolutionnaire, il est prêt à discuter, à faire des compromis. C'est bien qu'en novembre il soit allé discuter avec le ministre du Travail au bout d'une seule journée de grève. Il a eu raison. Avant, l'intérêt de la CGT était de faire mousser les choses et de mener des grèves qui n'en finissaient pas.»

La signature de l'accord sur la représentativité marque bel et bien une nouvelle étape supplémentaire et décisive dans la mue de la centrale. Le texte vise à redistribuer les cartes de la démocratie sociale en France, dont les règles n'ont pas bougé d'un iota depuis 1966. Alors que les plus «petits» en terme de nombre d'adhérents ne souhaitaient pas ouvrir le débat sur un sujet qui aurait pu remettre en question leur place dans le paysage syndical, les deux géants que sont la CFDT et la CGT, de l'autre côté, appelaient depuis longtemps cette refonte de leurs vœux. Ce qui fait d'ailleurs dire à certains observateurs que le texte a été bouclé entre les deux grosses centrales et le Medef dans une sorte d'«alliance» de circonstance. Au terme de l'accord, chaque section syndicale devra recueillir au moins 10 % des suffrages du personnel pour participer à des négociations avec l'employeur. Le texte stipule également qu'un accord ne pourrait pas être validé sans l'aval d'au moins 30 % du personnel représenté par un ou plusieurs syndicats. C'est un premier pas vers l'accord majoritaire cher à la CGT. Même si quelques secteurs seront perdants, le patronat ne pourra plus contourner la centrale de Bernard Thibault en concluant des accords minoritaires. Et la signature d'une majorité de fédérations montre qu'en interne aussi on a accepté de perdre du terrain dans certaines entreprises pour sauvegarder l'essentiel dans l’ensemble.


Ultime révolution née de l'accord sur la représentativité : la centrale ne paraphe que très rarement des accords nationaux. C'est seulement le troisième texte interprofessionnel qu'elle signe en… trente-huit ans. Mais le mouvement s’accélère. La dernière fois remonte à 2003 avec l'accord sur la formation professionnelle. Avant, il faut remonter à 1970. Selon Guy Groux : «Cette signature est d'autant plus significative que la CGT le fait d'habitude dans une unanimité syndicale. Or, cette fois-ci, elle est la seule avec la CFDT et, côté patronal, avec le Medef et la CGPME. Elle a donc accepté d'être face à eux. Désormais elle devient un syndicat d'engagement puisqu'elle rompt avec la contestation. Elle fait un pari et témoigne d'une bonne volonté dans une démarche totalement inédite.» C'est sûr, la CGT a fait sa révolution, même si elle profitera du défilé du 1er mai pour protester contre l'allongement de la durée de cotisation pour financer les retraites.


L’évolution de la CGT ringardise aussi les partis politiques non gouvernementaux. Or, on dit que les trotskistes de Lutte Ouvrière et de la Ligue Communiste Révolutionnaire se montreraient moins sectaires. Le petit facteur Besancenot (LCR) se ‘pipolise’ et se rendrait à l’invitation de France 2, dans la très bourgeoise émission du BCBG révolutionnaire (!) Michel Drücker.

vendredi 28 septembre 2007

L'affaire Leymergie devient l'affaire CGC

Le Point affirme que Leymergie n'est pas l'étrangleur de France 2
La presse et les journalistes prétendent nous former car il ne leur suffit pas d'essayer de nous informer objectivement. Résultat: avec l'affaire Leymergie, nous serions plongés en pleine déformation de la vérité. Nous nous savions manipulés; nous en avons une nouvelle preuve, administrée par la CGC.

C'est Emmanuel Beretta qui l'affirme sur le site de Le Point. Nous aurions été désinformés:
Affaire Leymergie : il n'y a pas eu d'étranglement
28/09/2007-12h34 - Emmanuel Berretta - © Le Point.fr
Le Point est en mesure de reconstituer les faits qui ont conduit à la mise à pied de William Leymergie. Il apparaît que le syndicat CGC a monté cette histoire en épingle. D’abord parce qu’il n’y a pas eu d’étranglement de la part de William Leymergie sur son chroniqueur, Jean-Philippe Viaud, contrairement aux allégations de ce syndicat. Le 19 septembre dernier, à la sortie de l’émission Télématin, William Leymergie demande à son chroniqueur de lui communiquer un document. Celui-ci refuse et envoie balader son patron. Le ton monte, les deux hommes s’emportent et s’invectivent mutuellement. William Leymergie menace de licencier son collaborateur et le pousse contre une armoire. "Un coup de chaud", disent les témoins de la scène. Mais jamais William Leymergie n’a porté ses mains autour du cou de son collaborateur. L’enquête de la direction de France 2 auprès des témoins démontre qu’il n’y a pas eu coups et blessures. Le malaise de Jean-Philippe Viaud n’intervient que vingt minutes après cette altercation. C’est alors que les pompiers sont appelés au secours. S’il y a bien un lien de cause à effet entre l’échange d’invectives et le malaise de Jean-Philippe Viaud, il ne s’agit pas d’un malaise consécutif à un coup porté, et encore moins à une tentative de strangulation. Néanmoins, la direction de France 2 a estimé que William Leymergie, en tant que responsable de Télématin, n’aurait jamais dû laisser cette altercation avec un subalterne prendre de telles proportions. Elle décide de lui infliger une mise à pied de quinze jours. Les relations entre Jean-Philippe Viaud et William Leymergie se sont normalisées. William Leymergie s’est excusé auprès de son collaborateur. Le producteur de Télématin reviendra à l’antenne, après 15 jours de mise à pied, à compter du 1er octobre.

Qu'ils s'étripent n'est pas vraiment notre problème. Mais que l'opinion soit prise en otage par des journalistes militants sans scrupules qui travestissent, manipulent, diffament mais restent intouchables, au nom de leur droit exorbitant de nous mentir au nom de la liberté d'expression, c'est intolérable au regard du respect et du devoir de vérité qui nous est dû, en contrepartie de la confiance que leur accorde la loi, attachée au privilège qui leur est accordé. C'est un coup bas portée à la presse honnête, que pour le coup, ils étranglent.
Manipulés par les syndicats, nous le sommes. A quel point, nous ne le saurons jamais.
La 'défiance citoyenne' s'applique aussi aux médias menteurs.

mardi 11 septembre 2007

Taux de syndicalisation : les syndicats peuvent-ils prétendre autogérer le pays ?

Les syndicats sont-ils représentatifs ?
Considérant le taux de syndicalisation des travailleurs français, les prétentions des syndicats posent problème.
Et pas seulement en maintenant le pays sous la menace perpétuelle de mouvements extrémistes qui rassemblent une minorité d’une petite minorité de salariés. L’exception française, en matière sociale et politique… Avec 7,2% en 2006 (contre les 8% avancés en 2003), il y aurait actuellement 1,9 million de syndiqués.
Les auteurs de l'étude ont travaillé sur les nombres d'adhérents officiels des confédérations syndicales, en les confrontant à d'autres données (estimations d'adhérents par branche professionnelle, résultats aux élections, etc.). Ils en arrivent à des effectifs d'adhérents sensiblement inférieurs aux chiffres officiels :
- CGT = environ 525 000 (contre quelque 710 000 officiellement),
- CFDT = 450 000 (contre 800 000),
- FO = 310 000 (contre 800 000),
- CFTC = 105 000 (contre 140 000),
- CFE-CGC = 80 000 (contre 160 000),
- Unsa = 135 000 (300 000),
- FSU = 120 000 à la (contre 165 000)
- et Solidaires = 80 000 à (contre 90 000).

A l’échelle européenne, l’exception française est unique. Christian DUFOUR, sociologue à l'Institut de recherches économiques et sociales :« Ce que l'on observe également à l'étranger c'est que ce qui facilite la visibilité du problème est que l'on a à faire généralement à des taux de syndicalisation beaucoup plus élevés qu'en France. Les palettes de taux de syndicalisation vont, et c'est la situation des pays nordiques, jusqu'à 90 % de syndiqués ou un peu plus […].Nous faisons beaucoup d'enquêtes de terrain où nous allons le plus souvent possible, et récemment on faisait des enquêtes dans des banques en Grande Bretagne avec des taux de syndicalisation de 70 à 80 % […]. Ce qui fait la différence est une espèce d'alchimie un peu bizarre qui est la capacité des délégués à faire agir les gens qu'ils prétendent représenter. […]. Il se trouve qu'il y a des circonstances où en France un nombre de gens peu nombreux est capable, sinon de faire agir, du moins de canaliser l'action qui est engagée par les gens que la petite minorité prétend représenter. »
A vous de tirer vos conclusions.